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 [Domaine Hyuuga] Jin'

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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: [Domaine Hyuuga] Jin'   Ven 23 Oct - 20:28

Jin’ était assis dans sa chambre. Chambre qui devait reflétait le vide profond qu’il ressentait. La pièce avait des dimensions gigantesques. Mais à part une petite table, un meuble sobre qui devait contenir ses effets personnels réduits, et un lit posé par terre. Le Hyuuga, assis en tailleur, trônait sur des draps, au milieu de ce vide. S’il n’avait pas été aussi jeune, on aurait presque pu le prendre pour un érudit en plaine méditation.

Un mois. Un mois cela m’a pris pour pouvoir à peu près guéri de mes diverses fractures. Un long, durant lesquels, faute de pouvoir m’entraîner, j’avais pensé, réfléchi aux conséquences de mes actes, de mon comportement. J’ai établi une sorte de programme. Il a falloir que je m’améliore. Mais s’améliorer, c’est trop vaste. Les prochains entraînements conduiraient à mon maximum. Explorer jusqu’où je peux aller, connaître mes limites, et les repousser. Toujours plus loin, jusqu’à que je ne puisse plus avancer. Ce dernier point, j’aurais toute ma vie pour le travailler.

Il faut aussi que j’agrandisse mon panel de connaissances. C’est donc ce que j’ai commencé à faire durant ma période de repos. Lire. Et j’ai vite compris que lire m’empêcher de penser. Il y a la bonne pensée, et la mauvaise pensée : défaitiste, qui mine le morale et nous fait perdre notre confiance en soi. J’ai appris beaucoup durant ce mois, que ce soit par les livres, ou par l’expérience. Ce Uchiha m’a ouvert les yeux sur ma médiocrité, ma passivité vis-à-vis de mon clan et de mon entraînement et mon incapacité à gérer des situations qui m’échappent.

Je sais que les prochains mois vont être durs. Mais c’est aujourd’hui que ça commence. Mon premier objectif et de réussir ma rééducation en un minimum de temps sans tout foutre en l’air. Et pour cela, j’ai du lire beaucoup de livres sur le corps humain. Mes os seront plus forts là où ils se sont brisés, mais pour l’instant, ils sont fragiles, alors il ne faudra pas brusquer mon corps. L’exploration de mon corps et de ses limites sera donc repoussée. Le ninjutsu remplacera ce jeu d’endurance le temps que je sois remonté à bloc.

Le Hyuuga se leva tranquillement et sortit de sa chambre. Il traversa différents appartements des différentes branches du clan, pour finir dans le jardin de sa prestigieuse demeure. Cet immense jardin de la demeure du clan Hyuuga était destiné, semble-t-il, à l’entraînement au combat comme à la méditation. La fontaine japonaise occupait un large espace, et le plan d’eau recouvrait un tiers de l’espace disponible. Dans un coin, un début de lisière, qui faisait office de mini bois. À côté de l’édifice, un attirail d’armes de jet et d’armes de points étaient arrangés très minutieusement sur ne grande table, au dessous de laquelle on pouvait se servir d’un assortiment de fils, cibles, et autres accessoires servant au combat.
Le Hyuuga s’avança jusqu’au bord de l’eau, et s’y mit en tailleurs, songeur…


La maîtrise du Byakugan passerait forcément par la maîtrise précise et complète de mon chakra, il va donc falloir exercer un certain nombre d’exercices. Le premier, qui me semble le plus faisable au niveau actuel des choses, et de marcher sur l’eau. Cela demandez une grande maîtrise du chakra, le condenser et le maîtriser au niveau des pieds. Si j’arrive à le faire avec eux, je devrais réussir à recommencer avec mes yeux. Il faut que je dose précisément le chakra dans mes pieds, de façon, dans un premier temps, à pourvoir adhérer à n’importe quelle surface.

Un rapide calcul entre mes réserves actuelle de chakra et ma capacité à le maîtriser, et j’aboutis à une période d’apprentissage d’environ quatre jours. Je passerai le premier jour à doser sans arrêt le chakra dans la plante de mes pieds, jusqu’à ne plus en avoir. Le deuxième sera consacré à la pratique. Atteindre le sommet d’un arbre me paraît un objectif faisable et assez élevé. Les deux derniers jours seront consacrés à la marche sur l’eau. Le fait est qu’il n’est pas envisageable que j’échoue.

Je commence par me concentrer pour malaxer mon chakra à mon bon vouloir dans mon corps, puis je le dirige vers mes pieds. La sensation est assez nouvelle, mais il faut pas mal de concentration pour maintenir le chakra dans ses pieds. Il a une grande envie de se répartir également le long de ma jambe.

Jin resta dans cette position tout le reste de la journée, jusqu’à que la lune ait atteint son zénith. De temps à autres, le chakra, mal dosé, se montrait au niveau de ses membres inférieurs. Il finit par se lever, à bout de force et alla se caller en position du tailleur contre un mur, où il se reposa jusqu’à l’aube. Le soleil se faisant sentir, il changea de bâtisse, se restaura brièvement et se remit dans la même position que la veille. Ce jour là, on ne vit pas de chakra, et Jin se leva vers midi, et se précipita sur l’arbre. Il le gravit de quelques mètres, puis retomba souplement.

Ma montée n’est due qu’à ma force d’inertie. Le chakra n’y est en rien responsable. J’ai mis un jour et demi pour arriver à doser correctement le chakra dans mes pieds. Du moins tu le croyais. Je recommence encore une fois. L’arbre se rapproche. Je concentre mon chakra. Je sens que j’adhère un peu plus au sol. Il ne faut pas baisser ma concentration. Continuons. Un pas sur l’arbre. Le chakra doit être contrôlé minutieusement, très précisément. J’ai l’impression que mon pied ne fait qu’un avec l’arbre. Je peux prendre appuie sur lui, comme s’il y été cloué. Non, comme si l’arbre était le prolongement de mon corps. Le pied droit maintenant. Je re-dose précisément le chakra, je prends appuie. Je ne sens qu’une légère adhérence. Mon pied droit vient vite continuer le trajet pour éviter que je ne chute. Pied gauche, pied droit, pied gauche. Plus le temps de me concentrer.

C’est pas vrai ! Je retombe. Mais je rage. Pourquoi ça n’a pas marché avec l’autre pied. J’ai tout fait avec minutie. J’ai encore calculé la dose précise qu’il fallait que je mette dans mes pieds pour y arriver. Tout concordait. Réessayons.

Je me relance. Le pied gauche, chargé de chakra. Je communique parfaitement avec l’arbre. Maintenant le pied droit. Je change tout de même mon chakra, au dernier moment. Si ça n’a pas marché avant, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison. Mon pied adhère. Ne pas perdre sa concentration, et garder la même intensité de chakra dans les deux membres. Un pas. Deux pas. C’est comme si l’arbre était recouvert de colle instantanée. Et j’arrive à garder parfaitement cette concentration. Celle que j’ai encore travaillée à l’instant. J’arrive en haut, et me perche sur sa plus haute branche. Je n’étais jamais monté aussi haut, et d’ici, je peux voir tout le domaine Hyuuga, et, au loin, les maisons de Konoha. Le quartier riche. Tout est clame. Je n’ai pas le temps pour admirer le paysage.

Jin atterrit pour la troisième fois sur le sol. Il a l’air plutôt content de lui, et ce n’est que le milieu de la journée. Il plie soigneusement le haut de son kimono et avance vers le plan d’eau d’environ 20 mètres sur 30. Il pose un pied à la surface de l’eau, qui s’enfonce. Après une énième tentative, il sort de l’eau.

J’ai peut-être voulu griller des étapes. Ma rapide victoire pour l’arbre, c’est bien. Mais ça ne veut pas dire que la partie est gagnée.

[Shizaké] – Jin’, tu viens manger ?

Pourquoi faut-il que ma mère soit aussi furtive. Je ne l’ai pas entendu approchée, ni même repérée ou sentie. Ce n’est pas normal. C’est un tout autre niveau. Elle aussi a été shinobi, un jour. Elle ne me l’a jamais dit, mais c’est fort probable. Personne ne peut apprendre à être aussi « passe-partout » sans avoir embrassé la voix du ninja.

[Jin’] – Je me rattraperai ce soir. Pour l’instant ça ira. Merci.

[Shizaké] – Je te laisse à manger là alors.

Elle avait en effet rapporté de quoi me restauré sommairement. Elle sait toujours quoi faire au bon moment… mais elle me quitte déjà. Encore une fois, elle a deviné que je voulais être seul. Durant mon état de convalescence, c’est elle qui s’est occupée de moi. Elle faisait tout ce qui était nécessaire, sans plus. Ne me blessant pas, jamais un mot de trop. Jamais elle ne m’a demandé ce qui s’était passé, comment je l’avais ressenti. Je l’ai fait, c’est tout. Et si elle me juge au fond d’elle, elle ne le montre pas. Ses boulettes de riz sont bonnes, et j’aime sentit leur contenu qui se repend en mois, pour aller nourrir mes muscles, friand de nutriments. Aussi je les mange doucement, sans me presser. J’apprécie cela. Les choses simples restent les meilleures.

Maintenant, on va se concentrer sur toi mon bonhomme. Encore toi. Je vais monter à ton sommet non plus avec les pieds, mais avec les mains à plat. C’est parti. Le dosage dans mes mains est plus complexe que dans mes pieds, mais j’ai le plaisir de voir que ma journée d’hier n’a pas été perdue. J’arrive très facilement à doser le chakra, et je me lance en avant. Mes mains n’adhèrent pas à l’écorce noueuse de l’arbre de la même manière. Je change vite, le temps que ma main gauche met pour toucher elle aussi le bois. Là, j’adhère, mais pas longtemps.

La chute est aussi dure qu’inattendue. Avec les pieds, j’avais l’habitude, comme sur la terre, de mettre un pied devant l’autre. C’est instinctif, donc plus rapide si je décide d’accentuer la vitesse de déplacement. Ici, non. Je ne marche pas sur les mains. Faut-il que je me familiarise avec cette méthode… non, je ne crois pas. Je n’ai jamais entendu mentionner ni vu nulle part un ninja marchant sur les mains pour son entraînement. Je dois retenter. La concentration doit être accentué sur le maintient du chakra sur tous les niveaux de ma main.

Cette fois, foncer dessus en partant du principe que je vais réussir du premier coup n’est pas conseillé. Je me poste au pied du feuillus, et je poser mes deux mains à plat sur les nœuds qui font son écorce. Je concentre mon chakra. Une impulsion. Un saut. On recommence. Ce n’était qu’une question de dosage, j’arrive à me mouvoir autour de l’arbre. La sensation est agréable. C’est comme pour mes pieds, je ne fais plus qu’un avec l’arbre. Je le perçois entièrement, et l’arpente comme s’il était mon territoire depuis toujours…

Jin’ se posta sur la première branche, et continua de se déplacer avec l’aide des mains sur l’arbre. Au bout d’un quart d’heure, il alterna, d’abord lentement, puis plus rapidement, jusqu’à atteindre une vitesse de déplacement non négligeable, entre ses mains et ses pieds. Puis il enchaîna des exercices ou d’autres parties du corps entraient en contact avec l’écorce et devaient le maintenir. Il était fier de lui, et se déplaçait comme un singe dons son arbre, sautant, se suspendant à l’aide des mains, des cuisses, de son dos, sautant, se rattrapant in extremis, recommençant, enroulant ses jambes autour d’une branche. Son père, assis en tailleur sur le toit, regardait son fils s’amuser dans l’arbre, et peut-être repensa-t-il aux moments ou lui aussi avait choisi la dure voix du ninja.
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Mer 28 Oct - 13:22

Shinjin : +11 XP
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Lun 9 Nov - 18:08

Voilà qui est fort fâcheux. La quantité de chakra nécessaire pour marcher sur l’eau est beaucoup plus importante, et donc, nécessite une beaucoup plus grande précision quant à sa maîtrise et sa répartition. D’autant, que n’ayant pas prévu le coup ou j’échouerai aussi facilement, mes habits sont trempés, il va falloir que je les enlève et que je réessaye.

Mon corps s’immerge dans cette eau limpide, fraîche. Je le sens tressaillir face à cette fraîcheur, mais cela fait tellement de bien. Une pause s’avère la bienvenue. La grande aire, cloisonnée par les murs du domaine que l’on aperçoit au loin, dont une partie est masquée par le bois, scrupuleusement entretenu. Et ce ciel, bleu, qui, en se reflétant dans cette eau clair lui donne une couleur bleu azur. Le domaine du clan est réellement beau, tout est entretenu dans un souci d’harmonie. C’est agréable, et je m’y sens bien.
L’occasion de repenser aux récents événements. Ma convalescence, certes, mais aussi l’absence de Fen. Que fait-il ? Il n’est venu que rarement me voir, et il se fait de plus en plus mystérieux, à tel point que le trouver pour s’entraîner, ou simplement parler devient une vrai quête. Il paraît qu’il a une équipe. Une équipe… je devrais m’en trouvais une. Mais lui est déjà genin. Il est plus vieux que moi, mais mes ascendants devraient combler les lacunes. Il faut croire que non. Qui ne tente rien n’a rien. Qu’est-ce que c’est ennuyant, en fait, le chemin que j’ai choisi. Toujours cet éternel entraînement. Aujourd’hui, marcher sur l’eau, demain, ce sera le clonage, plus tard, des techniques plus puissantes. Je n’y suis pas encore, et ça me paraît déjà redondant.

Bon, quand il faut s’y mettre, remettons nous-y. Jetons nous à l’eau, haha. Alors celle là, elle est aussi mauvaise qu’inapproprié. Faudrait éviter à l’avenir. Un bond magistral, à quelques mètres de hauteur. Sortir d’un coup de l’eau, pénétrer l’air, en sentant le vent sur mon corps mouillé, c’est une sensation agréable. Le chakra afflue, est envoyé vers mes membres inférieurs, maîtrisé comme le laisse le court laps de temps ou mon corps se trouve en l’air, avant de retomber dans l’eau, dans un bruit mat, où le cumule du liquide amortisseur et de ma souplesse ralentisse ma chute. Comme pour avant, ça ne marche pas du premier coup. Encore la confirmation que je ne suis pas un génie.

*


C’est la combientième fois que je m’y reprends ? Depuis que le soleil a disparu, le compte m’a échappé. On va changer de technique. À ce rythme, je risque d’y laisser toutes mes réserves de chakra, et elles ne mettent pas qu’une bonne nuit de sommeil à se remplir. Il faut trouver une méthode pour essayer de marcher sur de l’eau, sans pour autant tomber dedans. Une profondeur moindre doit marcher. Il doit y avoir un machin que j’ai vu dans la réserve qui pourrait me servir.

Effectivement. C’est rond, peut profond, et grand. Et donc dur à déplacer. Mais ça se déplace. En le roulant ça se déplace plutôt bien même, pour une soucoupe d’environ 4 fois ma taille. À quoi peut bien servir un truc pareil ? Un autre récipient n’a pas été trop dur à retrouver, et après maintes allés-retours, une fine pellicule d’eau d’une dizaine de centimètre stagne dans la soucoupe aux dimensions astronomiques. Après s’y être assis en tailleur, on sent deux fois mieux la façon dont il faut doser le chakra. Cela permet de le malaxer sur un intervalle de temps quasi illimité. Beaucoup plus probant que ma première technique. C’est comme ça qu’on apprend. Il paraît. « The Hard Way »…

En quatre heures, j’ai dépensé moins de chakra qu’en un saut, et ça commence à venir. Mes membres ne touchent déjà plus le font de la cuvette, mais leur partie inférieure est encore immergée. En faisant affluer mon chakra et le malaxant bien, j’arrive à sentir précisément la pression de l’eau, et à m’y extraire en contrôlant une force de poussée inverse. Mon corps est ainsi suspendu momentanément dans l’eau sans avoir besoin de bouger ou de nager, mais je veux être dessus, ce qui nécessite une quantité de chakra plus conséquente, tout en ne cessant de la contrôler parfaitement.

Après deux heures passées à augmenter minutieusement le chakra de mes membres inférieurs, tout en continuant à le distribuer et à, je ne l'ai compris que trop tard, solidifier grossièrement, le plus efficacement possible, je tiens enfin sur l’eau. Mais étrangement, ça ne m’a pas réjoui. Ce n’est pas fini, cela fait une heure que j’arrive à tenir, mais j’en veux plus. J’ai encore des réserves, et je peux encore tenir, aussi je tiendrai. Assez longtemps, je dirais quelques heures. Et si l’envie m’en prend, je pourrais toujours y revenir, en essayant de pratiquer des techniques qui nécessitent l’utilisation de chakra sans baisser celle qui me permet de tenir sur l’eau.

Maintenant, c'est à la pratique même que je vais devoir m'adonner. Fini la bassine, on va aller sur le plan d'eau. Le croissant de lune se reflète dans l'eau, qui a prit une teinture bleue sombre, mystérieuse, reflet de la nuit. Il n'y a aucun nuage, et les étoiles, visibles par milliers, donnent une dimension scintillante à l'eau qui dort.
Avant que mon pied ne touche l'eau, mon chakra est prêt, solidifié par endroit, contrôlé, à la perfection, sans pour autant que toute ma concentration ne soit monopolisée. Et cette fois, je marche sur l'eau, mais je sens qu'à chaque baisse de concentration, mon pied s'enfonce un peu plus dans l'eau. Ça viendra avec l'habitude, et ça ne tardera pas à s'acquérir comme un réflexe. Mais pour cela, il va falloir l'entraîner, le réflexe. Aussi je m'entraîne, et commence, au début peu sur, quelques passes de taijutsu sur la surface qui oscille sous mes pas tout en brillant de la lumière astrale. Au fur et à mesure, mes repères apparaissent, et se confirment. Puis la tentation des passes de plus en plus complexes, tout en restant sur l'eau. Et finalement, l'arrête. Ma limite, peut-être pas, mais elle est proche, et je ne souhaite pas l'atteindre aujourd'hui. Une bonne nuit de sommeil, sous ce magnifique firmament, me fera le plus grand bien...

Demande de validation de Suimen Hokouno Waza -
Art de Marcher sur l'Eau


Dernière édition par Shinjin Hyuuga le Lun 9 Nov - 18:29, édité 1 fois (Raison : ^^)

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Dim 29 Nov - 19:28

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Technique validée.
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Ven 15 Jan - 0:10

Ce pourquoi on m'a entraîné, en sachant pertinemment que le petit Hyuuga deviendrait un jour un grand shinobi: le taijutsu. C'est drôle, de se savoir manipuler, leurrer, d'avoir une vie toute tracée, par des gens de ma famille, avant même que je sois né, et de ne rien faire pour en sortir. C'est surement là le destin de tout bon ninja qui se respecte. Dans le fond, quand on y réfléchit, la perspective d'une autre voix que celle du combat n'a même jamais été envisagée. On a inscrit le futur combattant, on l'a entraîné, formé à des situations désagréables, pour le risque de la perte d'un proche, on lui a atténué ses propres sentiments pour que ceux-ci n'altèrent pas sa capacité de jugement, sa réactivité ou son discernement. Et on ne lui a jamais demandé s'il était d'accord, partant du principe qu'il le serait, quoiqu'il advienne. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que ledit prodige n'en était pas un.

Je ne suis pas un génie, c'est connu. Travailler les techniques sans relâche, ne faire que ça dans le but précis de s'améliorer, et finalement d'augmenter la pouvoir et l'influence de Konoha. Il y a mieux comme passe temps. Ce qui me déplaît le plus, c'est de n'être qu'un vulgaire pion sur un jeu de shôgi. Quitte à être manipulé, je veux être une pièce digne d'intérêt, qu'on ne sacrifie pas impunément. Et c'est pour ça que se permettre de rêvasser, pendant qu'une équipe, dont on fait partie, s'entraîne s'en relâche pour se prouver qu'ils sont quelque chose, pour eux-mêmes, alors qu'il en est tout autre, que leur propre destin n'es probablement pas entre leurs mains innocentes. J'ai le mérite de ne plus être doté de cette inconscience, donc c'est à moi que revient la tâche de faire en sorte qu'ils ne soient pas sacrifiés comme de vulgaires... "pions". Et c'est pour cela, également, que plus tard, la politique m'inspire. Que faire contre un shinobi qui gagne chaque jour en réputation, qui a l'approbation du peuple, et qui aspire à un poste plus important. Par le soutient des habitants du village, je serais indétrônable. Et par la politique, j'arriverai à mes fins.

Pour ça, je dois travailler, et devenir irrémédiablement puissant. Mais pas bêtement. Le cacher. Non pas dans la perspective d'un coup d'état, mais pour qu'on me sous-estime. Je veux que l'on croit que je suis capable de succomber à une mission périlleuse. Cela me permettra d'identifier mes ennemis, et de leur montrer que je ne joue pas cartes sur table, qu'en plus d'avoir un appuie considérable au sein du village, je suis quelqu'un dont il faut se méfier. Les choses vont changer, c'est indéniable, il n'y a pas de place pour la stabilité dans ce monde. Et quand elles changeront, je serais de la partie, à 100%.

Revenons-en à ma personne. Fort, je ne le suis pas assez, pour éviter de dire pas du tout. Un professeur, avec des idées de grandeur, avec une confiance en l'avenir et ce qu'il allait faire de nous, et un des meilleurs shinobis de Konoha, par son œil, par son talent, a fait naître ses désirs en moi. Et surtout, c'est digne d'intérêt. Vouloir se diriger soi-même, non pas en quittant le village de son propre chef, vivre au jour le jour, au risque de déclencher une horde de chasseurs à ses trousses, mais en gravissant les échelons uns à uns, jusqu'à n'être plus maître que de soi même.

Avant ma cécité forcée, il y a un objet sur lequel je me suis entraîné, et sur lequel je compte à nouveau m'appuyer. C'est une sorte de porte manteau, avec plusieurs manches attachés par 2 ou 3 à des gonds pivotant autour de l'axe principal. De cette façon, quand un coup est donné dans l'un, les deux autres arrivent (à une vitesse en fonction de la force du coup) à la charge. Pour se sortir de là, deux pas vers l'extérieur, sinon, un enchaînement de parades, se transformant instantanément en nouvelles attaques de bois, et ainsi de suite. Taijutsu. Mon domaine, ce qui me démarquera sans doute auprès de mes nouveaux compagnons, d'après ce que j'ai pu en saisir.

[Kanzaki] - Tu commences un peu fort, là, nan? Tu sais combien de temps quelqu'un de normal met pour pouvoir lutter contre ce vulgaire bout de bois?

Kanzaki. L'amour de Fen, et une amie. Du moins, c'est comme cela qu'on appelle les gens qui nous sont le plus proches lorsqu'ils ne sont pas nos coéquipiers. Car elle n'est pas spécialement proche de moi, mais elle passe beaucoup de temps avec Fen, comme moi. C'est donc logique que nous passions don un minimum de temps tous les trois. Ce qui n'est pas logique, c'est sa façon d'entrer par les toits sur mon terrain d'entraînement, et encore plus troublant, il n'y a pas Fen. L'explication la plus plausible: aujourd'hui, c'est "notre" jour d'entrainement. Entrainement qui consiste plus à m'allonger sous un arbre en jugeant les réactions, les techniques employées et les tactiques de Fen et Kanzaki en combat, alliant tai et nin. Je n'y suis pas allé, puisque j'étais ici, écoutant un cours de mon oncle sur le bunshin clone. C'est surtout des taos dont j'avais besoin.

[Kanzaki] - On t'a attendu tu sais? Quelque chose ne va pas?

En un bond, elle se plante devant moi et mon préposé appareil de torture (qui fait aussi appareil d'entraînement, soit dit en passant). Il suffit de ne pas allé quelque part pour qu'elle croit que je ne vais pas bien. J'allais répliquer, mais mon fidèle instinct et le léger mouvement de ses lèvres m'indiquent qu'elle a encore envie de parler.

[Kanzaki] - Fen m'a dit que c'était pas inhabituel que tu ne viennes pas sans prévenir. Fen a raison. On s'entraîne?

[Jin'] - Quitte à taper sur un bout de bois inerte, autant avoir une cible de choix et imprévisible, n'est-ce pas?

C'est à moi que je parle, tout comme elle doit l'avoir compris. J'ai un bunshin à mettre en pratique, tout comme ma technique de métamorphose, qui me permettra de matérialiser des armes. Le plus vite possible serait le mieux, au passage. Position de garde. Celle des détenteurs du byakugan, même si le mien ne s'est pas encore révélé. Les bras tendus, à l'opposé, les doigts serrés. Paraît pour attaquer les points de chakra. On ne va pas y allé par quatre chemins. Elle a dit entraînement, on va y aller, et le plus tôt sera le mieux. Pas besoin de psalmodier sur ce qu'on va faire.
Une série d'enchaînement se présentent à moi. Par ses combats contre Fen, je sais qu'elle possède kunaï et shurrikans, bien qu'elle ne les utilisera que si je lui met une trop forte pression. Elle n'est pas du genre à risquer de blesser un "ami". Malheureusement, Fen et son petit ami, aussi il est possible qu'elle ne le combatte pas de la même façon que d'autres. Imprévisible, tout en ayant une part de probabilités stagnant dans le prévisible. Elle ne sait ni que je maîtrise la métamorphose, ni que je tenterai un ou des bunshin.

Premièrement, sentir le kunaï du senseï accroché à ma cuisse, à portée de main, au cas où. Ensuite, bien me le matérialiser, sous tous ses angles, me rappeler de tout, et le caser dans un coin de ma tête pour la métamorphose. Et puis l'attaque. Elle aurait mis trop de temps à se décider, après avoir pris sa position de garde. J'attaque gentiment, testant ses différentes défenses. Comme je m'y attendais, elle ne met pas la dose. Elle ne m'a jamais vu me battre, et pense donc que je ne suis pas très bon dans ce domaine. Seulement c'est un clan expert en taï qui m'a formé, et elle va irrémédiablement s'en souvenir. Ses défenses sont bonnes, néanmoins, il y a trop de possibilités d'ouvertures sur son flanc gauche, à chaque fois que je l'attaque ici, elle passe en offensive tout de suite après s'être défendue. C'est une faille. Pour un ennemi banal, j'en aurais déduis qu'il était blessé, ici, s'il attaque, c'est parce qu'il y a danger. Après réflexion, et quelques autres attaques de routine, c'est normal. En 5 ans, Fen ne m'a jamais attaqué à ce flanc, elle non plus, d'après ce que je sais. Comme elle passe le plus clair de son entraînement avec lui, ses autres gardes se sont perfectionnées, au détriment de celle-ci. Mauvais. Mais toujours la possibilité d'une ouverture faussée pour un piège. Pour quelqu'un sensée me sous-estimer, ça m'étonnerait.

Je mets en place une série de coups accélérés, mobilisant ses deux mains, en les éloignant le plus possibles de son flanc droit, puis vient l'assaut. Pied gauche lancé sur son flanc droit, parade, prévue, rebond du pied en coup de pied retourné sur son flanc gauche. Touché? non. Elle pivote, derrière moi. Odeur froide, parfumée, avec une légère présence métallique. Instinct. Alarme. Objet contondant, direction mon propre flanc gauche. C'est vrai, une ouverture bien trop évidente. Pas le temps pour les taos, pas le temps... Tout juste celui de prendre le mien, de kunaï, pour parer, et sortir du corps à corps. L'attaque m'a pris au dépourvu, besoin de temps pour réfléchir en conséquence, me calmer.

[Kanzaki] - Pour un fainéant, c'est plutôt pas mal.

Que ce serait-il passer si je n'avais pas parer? Question hors propos. Mon seul kunaï. Pas de métamorphose aujourd'hui. Pour plus tard, je ne veux pas qu'elle sache que je maîtrise cela. Elle enchaine une série de taos, avec un afflux de chakra trop bien étudier: Bunshin.

[Kanzaji] - On va voir si tes sens sont aussi aiguisés que ceux de Fen.

Non. Je reconnais difficilement l'original. Trop de précipitation. Mmmmh. Une tuile fera l'affaire. A mon tour d'enchainer les taos. Permutation. Je suis derrière elle, elle le sait, mais ne peut pas me voir, c'est cela le but escompté. J'enchaîne la série de taos qu'elle à précédemment exécuté, concentre mon chakra à la manière de la métamorphose, mais de façon à tout lâcher d'un coup. Merde, j'ai un tas immonde, qui aurait pu être moi si j'avais décidé de vivre et de me nourrir dans mon seul lit. Je le dégomme et attaque. Elle n'a rien vu. Ou plutôt: elles n'ont rien vu. L'original doit se douter que quelquechose, c'est pour cela que je sais laquelle elle est, maintenant. Elle hésite, pas ses copies. C'est étrange, ses copies aussi présente une sale ouverture sur le flanc gauche... ce n'est pas moi qui me suis trompé, c'est elle qui est parfaitement au courant de sa faiblesse à ce niveau. Parfait. Deux bunshin en moins, l'un avec le kunaï, l'autre avec ce coup de pied retourné qui a failli me perdre.

[Kanzaki] - Pas mal. Encore!

Série de taos.

[Jin'] - Tu sais que j'ai un Uchiha comme maître, maintenant? L'œil du copieur. Qui aurait cru que ça s'enseigne?

Énorme bluff, visant à la déstabiliser. Et comme tu es un personne réfléchie, ce bluff s'appuie sur une chose précise? Exactement, ma capacité à sentir son chakra se déplacer dans son corps. Là où il y a du chakra, l'aura émane plus fortement. J'enchaîne les taos, et concentre mon chakra exactement là ou je le cerne chez elle. Elle en fait deux, moi, il n'y en a qu'un, mais c'est déjà cela. L'effet de surprise, et surtout, j'ai réussi à la faire douter. Elle se demande ce qui se passe, elle se perd, et moi, j'attaque. Ce qu'il y a de bien avec cette technique, c'est que mon clone est aussi intelligent que moi. Attaque à deux, je supprime ses deux clones, tandis qu'elle essaie de toucher le mien. Elle y arrive sur lui, c'est mauvais pour moi. Je ne gagnerai donc pas. D'autant que je n'ai même pas eu le temps d'analyser le mouvement.

[Jin'] - OK. Dis à Fen que je le salue. Bonne soirée, et merci pour l'exercice.

[Kanzaki] - T'es bizarre Jin'. Ca m'a fait plaisir. A un de ces jours!

C'est assez expéditif comme au revoir, mais je ne vois aucune raison particulière de s'attarder dessus. Il est cependant à noter, que le combat et la mise en situation est un bon stimulant, pour réussir à maîtriser une technique. Mais je ne peux pas me permettre de réitérer. Trop dangereux, trop aléatoire. Elle saute agilement sur les toits du mur du domaine, pour retomber dans la rue. Jamais par la porte, comme les gens normaux... tant pis. Un bain s'impose, mais avant, je recommence les taos.

[Jin'] - Bunshin!

Un clone, c'est bizarre comme sensation, de savoir que quelqu'un avec mes traits... mes traits, je le touche. C'est d'autant plus bizarre que c'est le corps d'une femme, correspondant aux mensurations de Kanzaki que je suis en train de tripoter. Ce n'est pas moi que je copie, mais Kanzaki. Dégommage de clone et quelques taos plus tard, avec, cette fois, mon corps bien en tête, c'est moi qui apparaît. Enfin, la totale maîtrise de la technique. Par contre, si mon premier avait cette tête, c'est Kanzaki qui va avoir des choses à raconter. Au pire ce sera à mettre sur ma volonté de la déstabiliser.

Demande de validation: bunshin - clone


Dernière édition par Shinjin Hyuuga le Ven 15 Jan - 0:41, édité 2 fois (Raison : correction)

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Mar 19 Jan - 13:15

Shinjin : +12 XP - Technique validée
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Le cauchemar commence... encore.   Ven 16 Avr - 2:35

Qu'est-ce qui passe? Pourquoi est-ce que je vous vois? Kanzaki? Qu'est-ce que tu fais là? On est chez moi, et bien que je n'ai pas la notion du temps, la pénombre me fait penser au crépuscule. La lumière de la lune vient refléter un halo de lumière blanche, formant comme une aura surnaturelle autour de sa silhouette. Elle est belle, et pourtant, cela fait des années que je ne la vois plus, que ce bandeau m'empêcher de discerner ses traits. Et d'admirer sa beauté. Elle me sourit. Pourquoi? je ne vois pas la raison de ce sourire. Mais quand on y réfléchit, dans le monde des voyants, c'est sans doute comme ça qu'elle transmet la joie de vivre que je ressentais dans son aura.

[Kanzaki] - Viens.

Elle me prend ma main, mais n'a pas besoin de me tirer, je la suis, docile... envoûté serait même un terme plus approprié. On sort, traverse quelques panneaux, pour enfin arriver au terrain d'entraînement, qui a plus l'aspect d'un jardin bien entretenu, où la lune éclaire le symbole du Yin et du Yang, représentation omniprésente de l'équilibre. Elle marche sur l'eau, je la suis. Je sais également le faire. Nous sommes au milieu du lac, là ou l'aura lunaire ne suffit plus pour qu'on puisse en voir le fond. Tout d'une coup, l'afflux de chakra ne vient plus. Le fond m'attire, j'ai beau bouger, nager comme je peux, l'eau m'entoure, la surface s'éloigne.

Plus de lumière, que du noir, comme lorsque je vis, sans les sensations. Il fait froid, l'eau rentre dans mon nez, la pression se fait ressentir dans mes tympans, et mon envie de respirer se manifeste violemment. Je dois absolument respirer. J'aurais du mieux entraîné mon apnée. On dit que les morts par noyade sont atroces, je comprends ce qu'on ressent. On sait qu'inspirer va nous tuer, et on lutte de toute ses forces contre ce geste instinctif. Mais finalement, comme cela l'est souvent, c'est l'instinct qui l'emporte. Et nous sommes les propres témoins de notre fin, impuissants. Voir une bouche, qu'on sait être la notre, mais dont on espère, dans un espoir vain, qu'elle ne l'est pas, s'ouvrir. L'eau qu'on sent, qu'on s'imagine pénétrer dans notre trachée, puis inonder nos poumons. Ensuite, la douleur, sans que le besoin d'oxygène se soit apaisé.

[Jin'] - NOON!

Redressé d'un coup. En ouvrant les yeux, je remarque que mes couvertures sont repoussée, la porte ouverte, et la lumière de la nuit ainsi que l'air froid de l'extérieur qui rentre et rafraîchit la pièce. Et pourtant, je suis en nage, haletant. Mon rythme cardiaque est beaucoup trop élevé, c'est pas normal. Qu'est-ce qui se passe bordel? Pourquoi je ne peux pas avoir une putain de nuit normal depuis cette foutue défaite?

[Jin'] - HEIN? POURQUOI?

Tu vas te calmer, oui ou merde? Ça va faire combien de temps? Une semaine? Deux? J'en sais rien, la nuit, je ne dors presque plus. C'est pas tenable, j'ai peur de dormir, et quand le sommeil vient tout de même prendre, je cauchemarde. La journée, je ne peux même plus m'entraîner, tellement je suis en manque de sommeil, sous thé, énergisant, tout ce que je peux trouver qui m'empêcherait un peu plus de dormir. Vous savez, quand on manque de sommeil, on vit à la troisième personne. La vie de tous les jours devient automatique. Je me vois bouger, sans que j'ordonne quoi que ce soit, comme un pantin, une marionnette qui décide bouger et de s'animer d'elle même. Oh mon dieu, pauvre chou... et tu crois vraiment que ca va aide de te lamenter et de plaindre comme ça? Allez tous vous faire foutre!

Mon matelas est humide, de sueur. Même pas la peine que j'essaie de finir ma nuit, ça ne mènera à rien. Pour avoir déjà essayé, je vais me retourner sans cesse, et si je me force à rester immobile, c'est mon esprit qui se retourne dans tous les sens, qui se met à penser, imaginer. Parfois ses tourments entraînent même mon corps, et je me remets à transpirer, ou à chauffer. D'abord, comme d'habitude, parce quoi, c'est devenu une habitude et je commence à être expert dans ce domaine, je dois me calmer. Je me passe la tête sous l'eau froide. C'est apaisant. Le froid de l'eau fait circuler mon sang, et m'aide à reprendre mes esprits. Au premier contact de l'eau, mon image en train de me noyer me revient, puis celle de Kanzaki, et enfin, le mien, de visage, blafard, dans le miroir. Je suis pas beau à voir maintenant, alors je ne préfère même pas imaginer celle que j'avais à mon réveil.

Ensuite, ça devient quotidien. Je passe mes nouvelle nuits derrière un shôgi-ban. Je l'ai acheté. Si je l'avais demandé à mes parents, ils me l'auraient donné. Hier soir encore, je les entendais parler de moi comme quelqu'un de malade. Ils ne savent pas quoi faire pour moi, et ne s'attendaient pas à ce qu'une défait puisse autant me toucher. Mon père dit de laisser courir, mais ma mère veut absolument faire quelque chose... mais quoi? Mon éducation m'a toujours conditionné pour gagner, quand on y pense, ou est-ce qu'il est dit que je devais, que je pouvais perdre? La réalité est frustrante... genre, mon gros? Tu te fais du soucis pour rien, je te connaissais un rapport à la réalité un peu plus prononcé. J'ai toujours envisagé la défaite, mais n'y avais encore jamais été confronté. Désillusion, ou réalité?

Arrive le moment, fatal et obligé, dont on se croit toujours à l'abri mais dont la question reste cependant invariablement en suspend: suis-je bon? Fait pour devenir ninja? Je ne suis même pas foutu d'utiliser mon byakugan. Je sors mon général d'or. Ce qui n'est pas une bonne chose. Normalement, les généraux d'or sont fait pour défendre le roi, et le sortir pour l'utiliser sur l'offensive implique que l'adversaire peut nous le prendre. On s'en fout: l'adversaire, c'est toi. Je passerai les prochains tous à sécuriser ses prochaines positions.

Bonne question? Est-ce que je suis à la hauteur? On s'accorde à rêver de quelque chose de grand, de politique, d'intrigues... 13 ans, bientôt 14, même pas foutu de battre Azumi, avec quelques années de moins. Je ne pourrais pas rattraper le retard. Alors à quoi bon? Autant que je reste ici à jouer avec des pions en bois de cerisier, plutôt que d'aller jouer avec des vies qui sont réelles, et qui risquent de s'éteindre à tout moment. Ouaip, mieux vaut arrêter les frais et aller au devant des mauvaises choses qui peuvent arriver.
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MessageSujet: Visite   Ven 23 Avr - 22:51

[Fen] – Et tu comptes rester longtemps dans ta léthargie ?

Mes parents ont du les prévenir. En même temps, ce n’est pas très dur, vu que mon cercle d’amis est très limité. Et on ne peut pas employer « léthargique ». Étudier le shôgi est très intéressant. Les possibilités de stratégies sont énormes… rien qu’avec des probabilités, on arrive à un à nombre de combinaisons exponentiel. Mais on ne peut pas non plus dire qu’il a tout à fait tord. Cela va bientôt faire trois semaines que je ne suis pas sorti de chez moi, et que le sommeil me fuit, aussi, ce qui n’arrange pas les choses.

[Fen] – Je veux bien qu’une défaite te ruine… t’y a jamais été vraiment confronté, et en plus, là, c’était plutôt humiliant (quoique en général tu te fous de ce genre de choses). Mais si tu veux combler tes carences…

Je ne sais pas si j’ai réagis bizarrement, mais il s’arrête. C’est vrai que ce sont les techniques de genjutsu d’Azumi qui m’ont mise à mal, en plus de mes faiblesses en taijutsu. Je n’avais qu’un point fort : le ninjutsu, et je n’ai même pas pu exploiter son potentiel au maximum. Même si résister à un gen me paraît assez dé…

[Fen] – Parce qu’entre nous, t’es quand même une sacré brêle en taïjutsu. Et avec les ascendances de ton clan, tu ne devrais pas te permettre ça.

Quel tact. Si un jour on me demande d’où je tiens le mien, je saurais répondre. Je regarde en l’air. Le plafond est sombre, en bois de cerisier. Les Hyuuga en ont les moyens. Depuis que j’ai décidé d’arrêter de porter ce bandeau, ça me faisait bizarre. Maintenant que je vois Fen, qui lui, ai réellement aveugle, pour qui l’enlever ne changerait rien, et pour qui je portai le mien, c’est une sensation encore plus étrange. D’autant qu’il a sans doute remarqué que je ne portai plus le mien, mais ne me l’a pas signalé. Probablement pour me ménager, ou quelque chose comme ça.

[Jin’] – Echec et mat.

En invoquant un général d’or, mat. Assez basique. Les coutumes laissent entendre qu’on est censé préserver les généraux pris pour pouvoir défendre le roi, aussi mettre mat de cette façon est peu probable, surprenant, donc intéressant.

[Kanzaki] – Tu sais Jin’, si une défaite te mets un état comme celui là à chaque fois, il vaut peut-être mieux que tu laisse tomber la voix que t’as choisi…

S’ensuit un blanc gêné, qui confirme que quitter cette voix que nos pères nous ont tracés nous est tous passé par la tête. Sauf qu’il y a les protocoles, l’éthique, le « qu’en dira-t-on ? ». Un restaurant ou une forge Hyuuga, c’est le déshonneur. On intriguerait même pour empêcher de mettre pareille enseigne, puis d’y aller, pour éviter que ça marche. Pour Fen, s’il y a pensé, sa motivation prend le dessus. Il voulait devenir ninja depuis tout petit, et a continué à vouloir le devenir après son accident. Ses parents ont été pris par les conflits qui ont pu opposer Konoha à d’autres villages cachés. Devenir puissant pour éviter les guerres, c’est louable, et motivant. Quand il peine, ça lui sert de lumière vers laquelle avancée.
Pour Kanzaki, c’est sa mère et son frère qui sont partis. Classé nuke-nin de rang A… ou B, je ne sais plus. Toujours pas retrouvé, et d’après ce qu’elle en dit, ils n’ont aucune pistes. Ils se cachent bien, mais elle compte bien devenir assez puissante et renommée pour les faire revenir, avec la mention « vivants », alors certains oï-nin ne s’en préoccuperaient peut-être pas.
On peut dire qu’ils se sont bien trouvés, ces deux là. Intérêts communs, et pour l’instant, cela ne me gêne pas. Quant à moi, je le suis, en essayant comme je peux, ou comme plutôt comme je ne le peux pas, selon Fen, sans pour autant avoir une motivation aussi puissante et honorable.

[Fen] – Ce n’est pas très classe d’abandonner la voix du shinobi… imagine ce que vont penser tes camarade de la branche secondaire. Il y en a pas mal qui aimerait être à ta place.

[Kanzaki] – Peut-être… Si tu commençais par arrêter de mépriser tes prochains.

Le seconde branche… une des raisons qui font que je ne peux pas, politiquement, éthiquement et tout ce qui est dans ce domaine, me permettre de baisser les bras. De plus, trop de Hyuuga œuvrent pour essayer de rapprocher les deux branches pour que je vienne tout bousiller. En remettant les pièces en place, Fen ne bouge pas, sans doute songeur. Pour l’instant, je n’ai cas rester ici et étayer mon sens de la stratégie et de la connaissance de mon adversaire grâce au shôgi. Ensuite, l’entraînement, et le top serait qu’entre temps, mon (en supposant que j’en ai la capacité) Byakugan passe me dire bonjour. Mais bon, comme je l’ai vu précédemment, la chance n’est pas forcément de mon côté. Il faut peut-être éviter de lui en remettre trop de choses, à la fortune.

[Jin’] – On ne peut pas dire que je méprise mon entourage. Je le dédaigne. On ne m’a pas appris à maîtriser des relations sociales, et ceci parce que je n’en ai pas besoin.

[Kanzaki] – Tu sais, au niveau psychologique, je ne pense pas que ce soit très sain de ne pas avoir de relations sociales en dehors de ton clan. Et puis malgré ton manque d’entrain pour les liaisons, tu as une équipe… et nous, aussi.

Ses paroles s’accompagnant d’un grand sourire. Il faut croire qu’ils m’acceptent tel que je suis, et ne se préoccupent pas de savoir si je le leur rendrai ou pas. En tout cas, je vais mal, et ils sont là. Je crois qu’ils ont même un peu étudié la voix de la médecine, je pourrai leur demander quelque chose pour dormir. Parce qu’une des autres pour lesquelles je ne sors pas, c’est que je ne serais pas en mesure de faire quoi que ce soit de potable, déjà que fonder une stratégie de shôgi nécessite une concentration totale.

[Jin’] – Vous n’auriez pas des conseils pour améliorer mon sommeil ? Je ne dors pas bien en ce moment.

[Kanzaki] – Ça se voit.

[Fen] – Il y a des tisanes pour ça, je t’en apporterai. Pour conclure, c’est pas en restant chez toi que tu vas t'améliorer ou faire des missions.

Et pourtant, il n’est pas au courant de mes projets de grandeurs. Je ne lui en est pas parlé. Peut-être qu’il me connait assez bien pour deviner mes intentions. Ils s’en vont, après quelques bref signes de tête échangé. Eux ont une mission sur le feu.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Ven 30 Avr - 23:35

L’anatomie de l’homme est complexe. Et les endroits au frapper pour l’endommager, que ce soit à long ou à court termes, sont nombreux. La bibliothèque du domaine est bien fournie, et pour améliorer mes frappes, et rendre mes points d’impact un peu plus gênant pour l’ennemi, j’étudie pas mal de bouquins en ce moment, ce qui à l’air de réjouir les Hyuugas que je croise. Mes nuits se déroulent un peu mieux, un peu grâce aux tisanes. Mon esprit doit également commencer à cicatriser de la défaite. Dans cette bibliothèque, j’ai pu également lire des livres sur la psychologie, bien que cette science ne fasse pas encore l’unanimité dans le monde shinobi, certaines thèses sont tout à fait défendables… ce qui m’a permis d’en apprendre plus sur moi.

Je ramène également, dans la mesure du possible, beaucoup d’ouvrages chez moi, pour les étudier plus en profondeur, notamment sur les sceaux et la manière de les utiliser. Ceux-ci apportent un avantage au niveau du terrain, ou pour pallier à des compétences que je ne possède pas. Aussi je suis dans mon jardin, tranquillement assis en train de lire ce livre sur l’anatomie de l’homme. Le foie, et ses mécanismes hormonaux. C’est intéressant, et l’idée à en tirer est que le foie est un organe important, et atteignable par les coups. Un endroit que je dois savoir frapper. C’est également lui qui régule pas mal de chose dans le sang… est-ce qu’il serait possible, en le frappant, et en même temps de lui envoyer du chakra pur, de le dérégler pour altérer son fonctionnement, comme l’approvisionnement de sucres dans les muscles de l’adversaire ?
Un bruit, et Kanzaki saute du mur à mon jardin. Elle ne comprendre jamais la fonction d’un porte, ni d’une sonnette. Arrivée devant moi, elle me salue et balance quelque chose sur mon livre ouvert.

[Kanzaki] – T’as vu ? t’es dans le journal.

C’est très peu probable, je n’ai pas fait grand-chose, ces derniers temps, qui me vaille un article, et j’ose espérer que ma défaite face à Azumi n’a pas été l’objet d’un article. J’ai beau y réfléchir, il ne me semble pas qu’un des parents de Azumi ou Ying ne soit journaliste, ni que Kenji puisse même penser à ce genre de choses. P’tet qu’il y a plusieurs Shinjin à Konoha et que Kanzaki aurait confondu. Je prends le journal, et lit le premier article qui m’interpelle, en comprenant pourquoi on parle de moi.

Citation :
Le Sôgi-ban du temple nord : un meurtrier arrêté !

Dans la journée, après le procès d’Aromaki, il s’avèrera que cet homme passera le reste de sa vie dans les geôles de Konoha. En effet, l’affaire du vol d’une technique interdite et du meurtre d’un ninja qui la gardait par son partenaire avait fait un grand bruit, soulignant encore une fois la faiblesse du système de sécurité de Konoha. La garde de Konoha supposant qu’il avait réussir, par des moyens inconnus, à sortir du village caché de la feuille. Dans un dernier relent d’éthique, il ne put cependant pas mettre fin aux jours du prêtre, et le garder, à l’aide de sceaux et de nourriture qu’il lui apportait irrégulièrement, inconscient et emprisonné dans une malle dans le temple nord, que vous pouvez trouvez au centre de la ville, vers les quartiers de nos clans les plus honorables.
Au bout de quelques mois, il s’avéra que continuer à maintenir en vie le prêtre s’avérait trop dangereux, et il entreprit de s’en débarasser. Mais cela ne marcha pas comme il l’aurait voulu, et il fu interrompu lors de l’évacuation du vrai prêtre, une pièce du célèbre jeu de shôgi ne pouvant sortir du temple, a fait réagir le sceau. Il n’avait donc d’autre choix que de faire passer l’incident pour le vol de ce célèbre jeu de shôgi, qui pour ainsi dire, venait de sauver la vie du prêtre qui était assigner à son entretient.
Pour le vol, un jeune shinobi, aspirant de Konoha, qui ne souhaite pas que son nom soit communiqué a été réquisitionné pour le retrouver, et a, dans une période hallucinante de deux jours, réussi à non seulement retrouvé le jeu que Aromaki avait caché, mais également à confondre le scélérat, en faisant prendre d’une grande ingéniosité et d’une intelligence peu commune. L’homme a été remis aux autorités, et après enquête, a finalement était identifié comme ledit Aromaki.

S’en suivait un petit encart révisant rapidement le déroulement du procès, une déposition d’Aromaki, puis un historique du temple et du shôgi. Je levais les yeux et regardait le ciel nuageux, qui annonçait sans doute un orage pour la nuit si le vent se levait entre temps. Ainsi cet homme avait tué, et était recherché. On peut dire que sur ce coup là, j’ai plutôt joué de chance pour pas qu’il ne me supprime. S’il a eu les deux ninjas qui surveillaient ce rouleau contenant une technique interdite, il aurait pu ne pas s’encombrer d’un aspirant comme moi. Mais un Hyuuga qui disparaît aurait fait tâche… non, il n’aurait pas pu prendre le risque de me supprimer, et ne pouvait plus qu’espérer que la mission soit un échec pour le jeune aspirant.

Il reste une question de logique. Pourquoi est-il resté tout ce temps ? Il pouvait sortir du village quand il le voulait. On se serait aperçu de la supercherie que quelques jours après son départ, lui laissant le temps de se cacher efficacement. Quoique… dans le fond, c’était une bonne stratégie, puisque s’il savait qu’une flopée d’Oï-nin devait être à ses trousses. Il n’y a qu’un seul endroit où ils ne le chercheraenit pas : Konoha. Ce qui explique également qu’il ne sortait et ne se montrait pas souvent. Un Oï-nin connait son visage, et la peur d’être reconnu devait grandir un peu plus chaque jour.

[Kanzaki] – Alors ? Heureux qu’on parle de toi ? « une grande ingéniosité et une intelligence peu commune »… Mouais, l’en reste pas mois que tu t’es enfermé dans le domaine de ton clan et que tu ne veux plus en sortir.

[Jin’] – Pourtant je fais des progrès, avant c’est de ma maison que je ne sortais plus, maintenant, je vais même à la bibliothèque.

Cette tentative d’humour ne fit pas l’effet escompté. C’est vrai que je n’ai pas l’habitude d’en user, et ça a du déstabilisé Kanzaki. Ou p’tet que t’as pas d’humour. Si c’est le cas, je devrais continuer à éviter de parler pour ne rien dire.

[Kanzaki] – Même dans le social tu fais des progrès. Qu’est-ce qui se passe ? T’es tombé amoureux ?

Bonne question. Est-ce qu’on peut tomber amoureux de soi-même ? Non, c’est juste un narcissisme et un orgueil extrême, que je feins de posséder à mon égard. Les mauvais enseignements de Kenji-senseï, en souriant. Ma main vient me gratter, puis me masser la nuque, le coude en l’air, comme je sais si bien le faire dans les situations où je suis en difficulté. C’est peut-être pas une bonne chose, elle pourrait sans doute croire que je le suis, amoureux, et d’elle, en plus. Mauvaise pioche, a me ferait perdre deux compagnons d’un coup.

[Jin’] – Dans quelques semaines, je recommencerai peut-être à arpenter les rues de Konoha. J’ai peur de la réaction des gens devant mon absence de cessité.

C’est un mensonge. Mas je vais commencer à vivre avec, et la plupart des gens, de toute façon, mente en permanence en se montrant comme quelqu’un qui ne sont pas. Je le pense, et un livre de psycho l’a confirmé. Encore une des choses qui me font penser que même si la psychologie peut-être utile, tout le monde peut prétendre en faire, il n’en reste pas moins que peu l’approfondissent.

[Jin’] – Au fait, où est Fen ?

[Kanzaki] –Il a trouvé une équipe, et s’entraîne avec… Du coup je suis toute seule, alors quand j’ai vu l’article, j’ai pas pu m’empêcher de te l’apporter.

J’acquiesce, mais avant que tu n’arrives, j’étais en train de travailler et de m’instruire. Je lui envoie un livre de base sur la psychologie. Le message m’a l’air plutôt clair. Si tu restes, tu lis, et on fait ça toute l’après-midi en espérant que la pluie viendra le plus tard possible. Elle le prend, et s'installe en tailleur. Après seulement quelques minutes, elle perd patience.

[Kanzaki] - C'est chiant à mourir tes bouquins. T'as que treize ans, t'es pas obligé de lire des trucs comme ça. Et même si t'en as envie, il y a des truc bien moins chiant.

Elle exhibe un bouquin du tas, et me l'envoie. "Sceaux de préservation: utilité et application". Je l'ouvre et commence à en lire l'introduction. C'est vrai que ça a l'air un peu plus intéressant. Surtout qu'il y a matière à apprendre des choses concrètes, et qui serviront en combat, ou en mission. Ils sont de couleur jaune, et utilisé pour toute sorte de jour, capable, si je généralise les effets, de sécurisé des milieux et des situations. La définition est plaisante.

[Kanzaki] - C'est tout ton style. Parfait pour toi, mais moi ce serait plus des sceaux de communication.

Kanzaki lisait avec moi, par dessus mon épaule. Elle se relève et s'étire. Puis sautille, comme pour s'échauffer. En haussant un sourcil, je peux voir qu'elle semble plutôt concentrée.

[Kanzaki] - Bon, j'ai une mission sur le feu, et Fen doit avoir fini l'avant-garde. Je te laisse Jin'.

Elle saute sur le mur de la propriété, puis dans la rue, me laissant seul avec mes livres.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Une nouvelle connaissance   Dim 30 Mai - 17:34

Les passants défilés, dans un amas de tuniques, kimonos et habits colorés dans la rue, devant la porte qui menait au domaine. J’y étais perché, sans me préoccuper d’être vu ou pas. Je bloquais sur le passage de cette porte… depuis ma défaite, c’était comme si la honte, et d’autres échec m’attendaient au dehors. En repensant aux récents événements, ma vie avait changé. Kanzaki et Fen se sont rapprochés de moi, et mes nouvelles coéquipières de l’équipe 9 pouvaient être considérées comme des amis. Si l’un d’entre nous était dans le besoin, l’autre l’aiderait. C’était comme ça, même si on ne se l’était jamais dit clairement. Mais malgré cela, si je passe au-delà cette porte, le rêve s’éteindra, et les choses reviendront à la normale. C’est le jour de mes quatorze ans qu’il faut que je m’aperçoive que ma vie d’avant était une vie pleine de solitude. Même si celle-ci me plaît, elle doit se ponctuer dans un équilibre. Equilibre que je n’avais pas, et auquel j’aspire aujourd’hui.

Tout n’est qu’équilibre. La puissance, et le pouvoir résulte de l’équilibre. Le bon pouvoir, celui qui dure, et qui ne consume pas. Le dogme du dojo, le dogme de mon clan. Même en devenant puissant, l’équilibre est palpable sur la faiblesse d’an temps. Je n’en suis pas encore là, pour l’instant, je dois équilibrer ma vie dès que l’occasion se présente, dans le plus de niveau possible. Et rester enfermer ne m’y aidera pas à long terme. À court terme, j’en ai déjà récolté les fruits. Mais je ne peux toujours pas me résoudre à sortir. Peur de quelque chose de non identifiable. Un peur exagérée et irrationnelle. La chaleur et la sécurité du domaine contre l’incertitude de l’extérieur. Ce doit avoir un nom, une phobie, même si ce ne doit pas être aussi grave.

Les gens du dehors ne semblent pas me remarquer, sur ma corniche. Habitués à être survolés par les shinobis, ils se sentent, eux, en sécurité. Ils s’affèrent, et les quelques étales en face sont en plein effervescence. Des gens achètent, des gens vendent, des gens consomment. Les lois du commerce, de la vie en société s’appliquent ici, comme ailleurs. Le fait d’être un village caché ne le change pas. Le ciel est bleu, sans nuage. La chaleur lourde, comme à une fin de printemps, pour un climat sec. Mon regard ne s’est jamais porté sur d’autres villes. Je me prétends shinobi, genin, noble, ou quoi que ce soit, mais j’en ai vu moins que la plupart des gens qui passent dans cette rue. D’autres ont affronté la misère, le climat, la guerre, la haine… mais moi non. En regardant le ciel infini, on se rend compte de la petitesse de son être face à l’immensité du monde. Encore un équilibre, ironique cette fois. Placé de si grandes consciences, de si grands potentiels, en de si petites choses telles que l’homme. L’univers est étrange. Aujourd’hui, j’ai quatorze ans, et il y a un changement qui s’opère en moi. Qui est en mesure de dire s’il sera bon ?

Du bruit, en face. Ma vue, qui n’a pas encore récupéré toutes les caractéristiques de quelqu’un qui a vu pendant dix ans, ne discernent pas très bien ce qui s’y passe, mais il y a de l’agitation, et un cercle de personnes se forment autour de quelque chose. Mon perchoir n’est pas assez haut, et les gens masquent le centre de cercle. Cet attroupement attire, et il grandit à vue d’œil. Comme les gens du premier rang reste sur place, j’en déduis que ce doit être assez intéressant, mais c’est dehors. Curiosité ou préservation ? J’opte pour la curiosité. D’un point de vue strictement rationnel, il faudra bien me sortir un jour.
Je saute à terre, de l’autre côté, avant de me percher sur un autre bâtiment. Mon agilité a mal vécu cette période de repos où j’entretenais des affinités toutes particulières avec un jeu de stratégie, même si des exercices d’assouplissement hebdomadaire m’ont empêchaient de dépérir complètement.

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Dim 30 Mai - 19:08

Du travail. Toujours du travail. Les journées de la jeune femme n’étaient ponctuées que d’allés-retours et de transactions financières. D’après sa mère, c’était cela la vie. "Travailler sans relâche pour gagner de l’argent et jouir pleinement de la vie". Jouir ? Non seulement profiter. Ce n’est pas cela la jouissance ; c’est bien plus fort, bien plus plaisant, la jouissance. Profiter, c’est seulement apprécier, tout en sachant que chaque chose n’est qu’éphémère, et qu’elle ne durera pas.
C’est ce qui vint à l’esprit de Séji alors qu’elle déambulait dans les rues trop bruyantes de son village natal. Elle avait terminé sa mission, son travail. Le petit sac bleu clair qu’elle ne portait que sur une épaule dénudée était à présent remplit, il se balançait négligemment son dos. Son épaule gauche était visible, nue, et le dragon d’encre couleur d’ébène qui y figurait semblait scintiller de milles feux, d’ailleurs ce n’était pas qu’une impression. De plus, il paraissait animé d’un léger mouvement, il ondulait sur la peau de la jeune Konohéenne, bercé par le rythme de ses pas.
De sa poche, Séji tira une cigarette, qu’elle alluma à l’aide de son briquet. Alors qu’elle traversait une rue marchande, perdue dans ses pensées, elle fut inondée par des dizaines de sensations différentes. Elle fut assaillie par des sensations olfactives, des odeurs toutes plus fortes les unes que les autres venaient se mélanger dans ses narines. Elle reconnu l’odeur des épices, celle de certains fromages, celle de viande rouge fraîchement découpée ou encore celle de l’alcool. L’alcool, une sensation purement agréable de liberté, un gout sucré qui réchauffe même les cœurs les plus durs, l’alcool était en quelque sorte la boisson du plaisir, celle que l’on aime partager mais que les plus solitaires peuvent garder pour eux seuls.
Une bousculade, comme il y en avait souvent dans les rues encombrées, tira la jeune fille de ses pensées. L’espace d’un instant, elle fut comme noyée par le bruit, noyée par la foule. Touts les sons des alentours, brouhaha indéfinissable, venaient offrir à son oreille un concert confus.
Il lui restait encore de l’argent. Assez du moins pour s’acheter quelques bouteilles de sake, dont elle profiterait en solitaire. Séji s’avança lentement vers la vielle dame, qui la fixait avec insistance. Cette vielle peau aux joues creuses et ridées maintenait inlassablement sur elle son regard usé par le temps. Quelques mèches blanchâtres s’échappaient de son chignon, dégoulinant sur sa peau tannée par le soleil, que les tâches de vieillesse venaient tacher sans remords. Quand la jeune femme posa ses mains sur l’étalage de la vielle, celle-ci découvrit un sourire sans dents, froissant encore plus son visage desséché.

[Vielle] "Vous vous croyez belle, jeune fille, mais en vérité vous êtes bien laide."

[Séji] "Ah ?"

A la fois surprise et contrariée, Séji leva un sourcil, attendant l’explication de la vielle avant de s’énerver.

[Vielle] "Tu es pourrie de l’intérieur comme une vielle pomme ! On peut le voir rien qu’en te regardant. Tu dégages quelque chose de malsain… Je ne saurais dire plus sur ton compte. Mais les gens détestent les pommes pourries."

D’un geste de la main, elle désigna sur le sol un amoncellement de pommes moisies et fripées, séchant sur le sol.
Il ne fallut qu’une seconde à la jeune fille pour réagir. Elle se pencha violement sur la table, collant presque ses lèvres contre l’oreille gauche de la vielle, qui tenta de s’écarter, mais fut bien trop lente. Elle lui murmura quelques mots, sèchement.

[Séji] "Ecoutes ma vielle, que je sois une pourriture ou non n’engage que moi. Alors tes réflexions d’illuminée tu les garde pour toi, et cesses de m’importuner à présent!"

Les yeux de la vielle paraissaient sur le point d’exploser. Injectés de sang et sortis de leurs orbites, ils se mouvaient frénétiquement dans toutes les directions, fuyant le regard froid et redoutable de la jeune fille. Lorsqu’ils s’immobilisèrent enfin, ils étaient pointés sur la fleur bleue dans le coup de Séji. Doucement d’abord, la voix de la vielle femme s’éleva ensuite, marmonnant des paroles confuses et incompréhensibles.
Doucement, la Konohéenne se redressa, ses mains toujours posée sur l’étale de sa vielle interlocutrice, affichant un sourire provocateur.

[Séji] "Je voudrais vous prendre cinq bouteilles."


Un instant plus tard, Séji reprenait son chemin à travers les rues de Konoha, son sac s’était alourdi.
Il y avait beaucoup de shinobis dans les parages. Elle les observa un par un, s’imaginant à leur place. A vrai dire, elle n’était guère enchantée. Certes ils étaient forts, ils pouvaient courir joyeusement sur les toits du village, mais elle n’en avait pas personnellement envie.
En proie à ses questions, la jeune femme choisit de s’assoir sur un banc pour se changer les idées. Elle en choisit un vert dont la peinture s’écaillait peu à peu, orienté vers la falaise des Hokages. Eux aussi avaient étés, ou étaient toujours des combattants. Ils avaient connu la gloire, la puissance, mais la mort aussi. Une mort sanglante et prématurée. Assise sur son banc, bercée par la rumeur des commerçants et le parfum des jacinthes dans ses cheveux, elle se perdit un instant dans sa réflexion.
Quittant pour un temps ses sombres pensées, la jeune Konohéenne tira une fois de plus sur sa cigarette, terminée à présent. Elle en sorti une autre, ainsi qu’une bouteille de sake. Doucement, elle commença à boire au goulot, savourant avec délice sa boisson. L’alcool coulait maintenant le long de sa gorge ; l’équivalent d’un quart de bouteille s’apprêtait à faire son effet.
L’esprit ravivé, la jeune femme se releva, alluma sa cigarette et reprit sa route.

Un nouveau virage, une nouvelle rue, de nouveaux bruits. Cette fois, les tonalités avaient changées, ce n’était plus les mêmes que dans les rues précédentes. La voix qui s’élevait des habitants était empreinte d’intérêt, d’excitation en même temps. Les gens s’étaient regroupés en cercle, se pressant pour voir ce que tout le monde commentait bruyamment. Cet amas d’hommes et de femmes, cet agglutinement de chair humaine éveilla chez Séji une pointe d’intérêt.
Elle fit rouler sa cigarette entre ses doigts. Dans l’autre main, elle tenait une bouteille de sake entamée. Elle bu une dernière gorgée avant de reboucher sa bouteille et de la fourrer dans son sac, puis s’avança doucement en direction de la foule.


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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Dim 30 Mai - 20:06

L'attroupement s'était plus ou moins déplacé ou déformé, et formait maintenant un demi-cercle autour du bâtiment sur lequel j'étais perché, me laissant voir aisément le centre. Au centre, justement, un homme, qui avait accroché le poignet d'une jeune fille, haranguait un homme tout aussi jeune. La femme, sans doute vêtue à la va vite, portait une robe, et ses cheveux étaient en bataille, d'un noir intense, lui donnant un air sauvage. L'homme en face semblait lutter contre lui même, se demandant comment il devait réagir face à ce père furieux. Il était grand, et arborait le bandeau de genin, lui tenant une chevelure blanche, pour deux yeux d'un noir inquiétant. Le respect qu'il imposait contrastait avec son jeune âge. Ce qui devait sans doute poser pas mal de problèmes aux gens qui le regardaient, n'arrivant pas à l'évaluer précisément.
L'homme qui criait était plus vieux. Un visage grave, et déformé par la déception, la haine, la colère, l'envie de tuer, peut-être. Ses rides pouvaient présager quelqu'un de sage, auparavant. Son kimono, vert sombre, lui aussi drapé dans un haori noir, le mettait dans la marge des personnes pouvant marchander et logeait dans les quartiers riches de Konoha. Un commerçant, surement.

Les mots m'arrivant étaient durs à comprendre, d'autant plus que je venais en pleine lute. Après pas mal de maux échangés, à force d'insultes, et en écoutant les gens autour, du simple amusé, à l'air grave s'inquiétant du tour que peuvent prendre les choses, il fallait comprendre qu'un père se sentait déshonoré par la perte de sa virginité. Le genin ne savait que faire, tiraillé entre le scandale et celui de l'honneur de la fille se faisant largement aussi insultée que lui. Les choses pouvaient effectivement dégénérer à tout moment... mais je ne pouvais croire que le père était aussi en colère qu'il le laissait supposer, puisque il s'était écarté le plus possible de mon domaine.

Mais le tableau ne collait pas. Comme sur une partie de shôgi, quand on prend conscience de l'étau qui se referme, de la stratégie d'un adversaire, qui a déployé toutes ses pièce dans un seul but. Il y avait trois... non, quatre hommes qui n'étaient pas là pour rien. Tandis que d'autres cherchaient à voir, à s'avancer, à s'informer, eux tenaient la position, de telle façon que personne ne puisse rentrer ou sortir de l'attroupement sans passer par eux. Ce n'était pas des Uchiha, donc il ne faisait pas partie de la police.

Pour l'instant, je ne peux rien faire, à part attendre, et observer. Les personnes commençaient à se lasser, à se disperser, au fur et à mesure que la répartie du père enragé diminuait. Mais le regard du genin ne présageait rien de bon. Personne ne me remarque, personne ne regarde sur les toits. Les badauds se dispersent, les quatre hommes restent, et se resserrent. Le premier, qui semble être le chef, également en kimono, katana au côté, s'avançant un peu plus que les autres. Le genin avait déjà préparé sa main à un kunai, accroché à sa cuisse, entre des shurrikens. Ils les avait remarqué. L'homme au katana s'incline.

[Hotogame]- Je suis Hotagame. Hirusate était ma promise. Je demande ta vie en réparation.

Voilà qui ne présage rien de bon. S'il avait été un gros porc sans honneur, la duel n'aurait gêné personne... mais là, l'éviter va s'avérer assez laborieux. Pour l'instant, je reste caché, observant les réactions des différents protagonistes. Les hommes sont armés, sauf le père et Hirusate, qui elle, n'a pas dit mot depuis le début.

[genin] - À quatre contre un, le duel est aisé.

[Père] - Tu récoltes ce que tu as semé, bâtard. Quand on voit tes parents de misère, on comprend.

[Hirusate] - Genjô...

La voix de la femme était une plainte, impuissante devant ces événements. Hotogame sortit son sabre, ses acolytes firent de même. Ils adoptèrent la même position de garde, sans doute éduqués et disciples du même dojo. Le combat s'engagea. Les talents du genin étaient suffisants pour se défendre face à quatre hommes, mais pas assez pour contre-attaquer efficacement. Le combat s'annonçait long. Les trois disciples de Hotogame s'arrangeait pour pousser le genin vers leur chef, qui avait un niveau supérieur. C'était intéressant à voir. Une grande stratégie de mouvement: l'équipe essayant de pousser le genin, en utilisant plusieurs coups, et le genin déjouant et faisant lui aussi preuve d'ingéniosité pour ne pas tomber dans les pièges.


Dernière édition par Shinjin Hyuuga le Ven 4 Juin - 22:48, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Ven 4 Juin - 22:27

Des cris retentissaient, mais rien à première vue n’aurait pu avertir Séji de la tournure que prenaient les événements. La foule se dispersait peu à peu. La jeune Konohéenne continuait dans la direction qu’elle s’était fixée, ne prenant pas gare à l’éparpillement des passants. Elle pu donc s’approcher sans encombres, mais prit soin de garder une certaine distance avec les principaux acteurs de l’excitation environnante.
L’histoire se révélait à présent, la jeune femme pu du moins en comprendre la trame. Une fille aux cheveux ébouriffés était fermement tenuepar son père. Le poids des années et la déception avaient marqué son visage. Près d’eux, un jeune garçon aux cheveux blancs, un ninja apparemment.
Face à ce jeune garçon, un homme habillé fastueusement portait un katana sur le côté, qui, luisant au soleil, projetait autour de lui des faisceaux de lueurs folles. Lui et ses trois hommes de main avaient des comportements pour le moins brutaux avec leur jeune interlocuteur.
Le vieil homme, outragé, voulait prendre la vie de celui qui lui avait illicitement volé sa promise, dans l’espoir de sauver son honneur.

* Ils ne s’attirent vraiment que des merdes ces Ninjas … *

Soudainement, l’homme au katana engagea le combat. Lui et ses hommes de main se ruaient sur le genin dans une coordination parfaite. Le jeune garçon parvenait à contrer les coups de ses adversaires, mais visiblement il avait peine à attaquer.

Ce combat, cette brutalité immobilisa Séji ; elle était comme pétrifiée. Devant ses yeux, dans sa tête, des images de violence. Aurait-elle le courage de devenir elle aussi un engin de combat ? Cette question restait malheureusement sans réponse. En proie aux doutes et aux incertitudes, la jeune femme regardait la rage qui se déversait face à elle, pensant à son père, pensant à son frère. Si elle devenait une puissante combattante, peut être parviendrait-elle à les retrouver.
Mais la puissance n’importe guère. Aussi pouvait-elle être une surdouée ou dotée de pouvoirs exceptionnels, sans courage elle ne valait rien. Seulement le courage, ça ne s’apprend pas. On nait courageux comme on nait peureux. On peut s’améliorer, faire des efforts, mais tout ce travail est vain, la nature d’un homme l’emportera toujours de sa raison.
Certes, elle ne s’effarouchait pas d’un rien, certes elle pouvait tenir tête aux plus grands kaïds du village, mais lorsqu’il s’agissait de combat, Séji n’était plus. La douleur lui faisait peur, l’effrayait réellement. Aussi préférait-elle prendre la fuite lorsqu’elle avait à faire à des situations trop dangereuses. Mais désormais, il était temps de se faire entendre. Elle devait montrer qu’elle aussi était courageuse, qu’elle n’avait pas peur. Encore fallait-il pouvoir discerner le courage de la folie.
Devant ses yeux, le combat continuait avec fureur, et la Konohéenne commençait à ressentir de l’admiration pour le genin aux cheveux blancs.

Discrètement, Séji ouvrit son sac, elle cherchait quelque chose. Après quelques secondes de recherches, elle en sorti sa bouteille de sake entamée. Elle dévissa le bouchon, et s’autorisa une dernière gorgée, "pour se donner du courage". Elle referma sa bouteille, serrant fermement son manche.
Elle ne réfléchissait plus, elle agissait seulement. Sous l’impulsion de l’adrénaline qui animait son corps, elle jeta violement la bouteille de sake au milieu des combattants. La bouteille effectua plusieurs rotations avant de venir se briser sur le sol. Les éclats de verre se dispersèrent joyeusement dans toutes les directions, déchirant autant de chair qu’il leur était possible, alors que le sake éclaboussait et tachait tout tissus à sa portée.

Etonnés, les combattants marquèrent un temps d’arrêt. La plupart se tournèrent vers Séji, sans comprendre pourquoi sa bouteille était venue se fracasser à leurs pieds.
Fermement plantée sur ses deux jambes, la jeune femme leur faisait face. Armée d’une indécence dont elle seule avait le secret, un air farouche et provocateur se dessinait à présent sur son visage, son rire cristallin contrastait avec le feu qui la consommait intérieurement.

[Séji] "Eh vous là ! Vous avez pas un autre endroit pour régler vos comptes ?! Nan sérieusement, vous n’allez pas l’intention de vous entre tuer en pleine rue ? Si ?"





On nait courageux comme on nait peureux. On peut s’améliorer, faire des efforts, mais tout ce travail est vain, la nature d’un homme l’emportera toujours de sa raison.
Encore faut-il pouvoir discerner le courage de la folie...



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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Ven 4 Juin - 23:58

Une femme s'était avancée pour observer le combat. Elle se discernait des autres par se petite taille, et une aura féroce s'en dégageait. Alors qu'elle était petite, et que contrairement à ce que j'avais d'abord pu croire, c'était plus une fille, une adolescente, elle avait réussi à se frayer un chemin au travers des passants, sans qu'ils ne bronchent. Autorité et férocité, cette fille est une lionne. Oui, une lionne.
Un coup fin, agile, pour une tête harmonieuse. On définit la beauté comme l'harmonie. Ses cheveux blonds, ondulant, telle la crinière, encadrait un visage où brillaient deux yeux verts. Peut-être qu'ils peuvent voir dans la nuit... Sa poitrine, trop grosse, ne s'accordait pas avec l'image du félin. Mais sa mise en valeur provocante la rendait d'autant plus sauvage et piquante. Cette fille était extraordinaire. Et elle dégageait presque autant d'assurance que Kanzaki.

Je n'en connais pas beaucoup, à proprement parler, des filles. Il y Kanzaki, malicieuse, Ying, imprévisible, et Azumi, forcenée. Toutes des amis, mais ce que j'ai sous les yeux, c'est nouveau. D'autant qu'elle s'apprête à agir. Elle est confuse, en regardant le combat. Songeuse? Et mes yeux qui ne se lassent pas de la regarder, attendant avec impatience la suite des événements. Je me reprends. Il y a un combat... qui est resté là où il en était: sans issue pour le moment.
La lionne sort une bouteille, de saké, par sa forme, et en prend une lampée. Boire à cet âge. Étonnante, et aussi indépendante que la félinité qu'elle représente. Ca présage qu'elle s'en fout complétement des lignes de conduites, et qu'elle fait ce qu'il lui plait. Qualité, ou danger? La bouteille de saké vient violemment s'écraser entre les combattants, en éraflant quelques uns, dans un vacarme. Tout d'un coup, les gens semblent revenir, désireux de savoir l'origine de ce bruit, suivi de l'arrêt des bruit métalliques des armes qui se rencontrent.

Mes yeux se ferment. Les instant qui vont suivre vont devoir être soigneusement chronométrés. Il va y avoir des moments de tension. Les différents protagonistes vont se demander quoi faire, et deux choix vont se proposer: parler, ou agir. Dans le cas des combattants, ce sera l'acte. Mais la lionne, ou d'autres, peuvent parler, retardant la reprise de l'échauffourée. Un silence, et la tension monte. Il va bien falloir que quelqu'un fasse quelque chose, reprenne ses esprits. J'ouvre les yeux. La scène semble figé. Il ne s'est pas déroulé plus de quelques secondes, mais tous savent que ça ne cogite pas que leur tête. À commencer par moi. Le plus apte à se rétablir sont les deux combattants principaux, et celle qui a déclenché cette interruption. C'est elle qui maintient l'arrêt du combat.

[Séji] - Eh vous là ! Vous avez pas un autre endroit pour régler vos comptes ?! Nan sérieusement, vous n’allez pas l’intention de vous entre tuer en pleine rue ? Si ?

Alors ça, ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire. Elle est jeune, et a beau avoir une autorité et une sauvagerie innée, ce n'est pas ça qui va déstabiliser le genin, ou l'homme que j'estime être au moins un disciple de dojo. Ils ne se laisseront pas impressionner. Et elle ne se laissera pas marcher dessus. Il va y avoir un nouveau combat. Je ne vois pas d'arme sur la lionne, et bien qu'elle soit sauvage, elle ne fait pas le poids. Moi non plus, mais ma condition, si. Il ne vaut mieux pas que je leur laisse le temps de répondre. Ils ont déjà du reprendre leur esprit, et le genin est toujours en mode combat. Avant que le disciple n'ai pu dire quoi que ce soit, je saute, pile devant lui, et atterris agilement.

Le compte à rebours est relancé, la tension retombée à zéro commence à grimpée tout doucement. Sauf que je joue l'assurance, en scrutant la scène de façon périphérique. Quand je regarde le père, aucune méchanceté, aucune autorité, il lâche sa fille, mes yeux sans pupilles suffisent. Ils viennent ensuite se fixer sur le disciple. Il sait maintenant qui je suis. Le dojo Hyuuga est le meilleur, et rayonne sur tous les autres. S'en prendre à moi, c'est déshonorer son maître, son dojo, et tous ses adeptes. Et mon clan est aussi connu des ninjas, donc le genin ne doit pas ignorer que je fais parti d'un des deux clans les plus influents de Konoha, sur le plan politique et militaire, par Akogare, même s'il n'est plus très intégré aux Hyuugas.

[Jin'] - Elle a raison. Je n'accepterai pas que vous continuiez ce genre de choses prêt de chez moi. Hotogame, retirez-vous.

Je ne le connais pas. Que de nom. Mais le fait que je mentionne celui-ci le laisse supposer plein de choses, qui ne vont pas le faire réagir négativement. Au pire, j'ai le kunaï de Kenji-senseï, toujours accroché à ma cuisse. À quatre contre un ninja, ils avaient déjà du mal, contre deux, ça s'avérerait plus délicat. D'autant que si je suis blessé, les deux partis peuvent y perdre beaucoup.

[Hotogame] - Navré de vous avoir importuné. Veuillez nous excuser.

Je ne m'attendais pas un abandon aussi simple. Ils se retire. Toute mon argumentation ne sert donc plus à rien. Les différents protagonistes se séparent, et rentrent chez eux. Ils vont avoir des choses à se dire, et d'autres problèmes sur lesquels réfléchir. Le genin hésite, ne sachant que faire. Sans doute hésite-t-il entre dire merci, ou s'expliquer. Finalement, son regard parle à sa place, et, en en ayant conscience, s'éclipse avec un signe de respect. Je me retourne, pour regarder la petite lionne à qui j'avais impoliment montré mon dos. Son regard ne baisse pas, et je ne sais pas si elle est furieuse ou non.
Ma main vient gratter ma nuque, coude en l'air. Évidemment, le tic reprend le dessus.

[Jin] - Je suis Shinjin Hyuuga, appelle moi Jin'. Après un petit moment, que j'aurais mieux fait de combler tout de suite, c'était osé de faire ça.

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Dim 6 Juin - 10:23

Tout ce passa très vite. Si vite qu’elle regretta d’avoir agit aussi bêtement. A peine la jeune femme eut-elle le temps de reprendre sa respiration qu’un jeune garçon fit irruption au milieu de la scène. Il réceptionna de dos à Séji. Elle ne put qu’observer ses cheveux blancs. Ils étaient mi-long, blancs comme la neige. Le vent qui soufflait depuis l’ouest les soulevait doucement, agitant follement quelques mèches incolores. Dans son dos, le nouvel arrivant portait un signe, où le noir et le blanc s’entrelaçaient pour former une figure parfaite.
Il était jeune, cela se voyait même de dos. Il était agile aussi. Il avait atterrit comme un souffle de vent sur la terre, léger et discret. Sans doute savait-il se battre. En tout cas, il aurait été bien fou de s’interposer dans un tel moment sans savoir se défendre. Sa voix claire résonna dans la rue.

[Jin] "Elle a raison"

* J’ai toujours raison *

[Jin] "Je n’accepterai pas que vous continuiez ce genre de choses prêt de chez moi. Hotogame, retirez vous."

Séji ne comprit pas tout. Le jeune garçon était-il si effrayant ? Sous son regard, le vieil homme lâcha sa fille. Les combattants provocateurs baissèrent la tête en signe de soumission.
Le dénommé Hotogame présenta au garçon ses plus plates excuses. Lui et ses hommes se retirèrent. Même le genin arrogant inclina sa tête en signe de respect avant de nous quitter.

* Bordel mais c’est quoi ce type ?! * Etait le genre de pensées qui sillonnaient le cerveau de la petite blonde.

Lorsque tout fut terminé, le jeune héros se retourna finalement vers Séji, toujours plantée sur ses deux jambes, immobile et muette. Sa peau était claire, lisse, belle. Mais ce qui attirait le plus l’attention, c’était ses yeux. Des yeux sans pupille, des yeux étranges et que l’on est capable de reconnaître lorsqu’on les a déjà croisés.
Même s’il était dans une posture assez décontractée, Séji n’était pas à son aise vis-à-vis du gamin. Même si elle était loin de lui, le regard du jeune garçon la dérangeait, l’obsédait. Bien étrange sensation que d’être observée par des yeux sans pupilles. Que regardaient-ils ? Que cherchaient-ils ? Peut-être étaient-ils en train de s’attarder sur les formes généreuses de la jeune Konohéenne, ou étaient-ils simplement fixés sur ses yeux à elle. Qui pouvait le dire ?

[Jin] "Je suis Shinjin Hyuuga, appelles moi 'Jin."

Un Hyuuga, mais oui bien sur! Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ?! S’il était vraiment un Hyuuga, il devait être puissant. Et ses yeux… Ses yeux provenaient d’une technique héréditaire. Une technique redoutable. Elle le savait. Tout le monde dans le village le savait.
Tout s’éclairait enfin pour Séji. Le jeune Hyuuga, conscient de sa force et de sa notoriété était venu prendre part au combat, mais dans le but d’apaiser les esprits. Visiblement, il avait réussi.

[Jin] "C’était osé de faire ça."

Un sourire incroyable se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Ella avait soudainement un petit côté effrayant. « Osé » ? Elle aurait trouvé mieux pour décrire son comportement. Irréfléchi, immature, inutile, voire dangereux. Beaucoup d’autres mots auraient aussi bien pu convenir, inconscient surtout. Mais c’est vrai, c’était osé. Une nouvelle fois, la jeune fille avait fait preuve d’audace, et une nouvelle fois elle avait failli avoir des ennuis. De gros ennuis qui plus est.
La voix empreinte de cynisme, elle prit à son tour la parole.

[Séji] "Tu trouves ?! Je ne peux pas le nier, c’est vrai, c’était osé. Au fait, moi c’est Séji, seulement Séji. Je devrais te remercier pour être intervenu. Malheureusement, je n’ai rien d’autre à t’offrir que ma gratitude et une bouteille de sake. Si ça te tentes."

Elle souriait, se trouvait stupide. Au lieu de passer pour une fille calme et intelligente, elle se laissait guider par ses émotions. Le sake y était sûrement pour quelque chose. Un léger rire s’échappa de sa gorge.

* N’empêche que tu les à bien fait fuir ces saloperies, mon gars. *

Admirative, elle décrocha un clin d’œil malicieux au représentant du clan Hyuuga.
La jeune femme regarda autour d’elle. Sans s’en être rendue compte, elle avait déambulait jusqu’au Domaine des Hyuuga. Espace clos dont elle ne savait strictement rien, ce domaine lui inspirait une certaine forme d’appréhension. Combien de shinobis extrêmement puissants pouvaient se cacher à l’intérieur en ce moment même ?

[Séji] "Alors ici c’est chez toi, hein ? Ca m’a l’air joli."





On nait courageux comme on nait peureux. On peut s’améliorer, faire des efforts, mais tout ce travail est vain, la nature d’un homme l’emportera toujours de sa raison.
Encore faut-il pouvoir discerner le courage de la folie...



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Dernière édition par Séji Saama le Mer 16 Juin - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Dim 13 Juin - 0:37

[Séji] "Tu trouves ?! Je ne peux pas le nier, c’est vrai, c’était osé. Au fait, moi c’est Séji, seulement Séji. Je devrais te remercier pour être intervenu. Malheureusement, je n’ai rien d’autre à t’offrir que ma gratitude et une bouteille de sake. Si ça te tente."

Elle me gratifie? Du saké. Je regarde autour de nous... personne ne semble avoir remarqué la proposition plutôt incongrue. Si je refuse, qu'est-ce qui va se passer. Elle n'a pas l'air de se préoccuper de ma réponse. Mais ça pourrait la vexer? Ou bien elle le prendrait mal. Comment savoir? Je regarde encore autour de moi. Les gens se disperse. Mon petit numéro semble les avoir calmé, et ils ne s'attardent pas. Tant mieux. Je me gratte la nuque. Elle me regarde, mais plus un regard vitreux qu'un regard dévisageant.

[Jin'] - Heeuu... On pourrait aller chez moi... pour boire le... Pour boire le saké.

Je marmonne, bredouille, chuchote. C'est même inaudible. Elle s'est tournée, n'ayant même pas remarqué que j'avais ouvert le bouche. Ce qui est bien, ce qu'elle ne s'aperçoit pas non plus de mon attitude gauche. Elle se dirige presque machinalement vers le domaine. Pourquoi pas? Je me ramène à son niveau. Elle marche distraitement. Bon, toute façon, la conversation, ce n'est pas trop mon domaine. Elle m'intrique, mais elle m'inspire une peu méfiance. Peut-être qu'elle est trop sauvage. Indomptable, donc imprévisible, dans le sens dangereux du terme? Destructrice? Non. On verra.
Une question vient... une fois là-bas, que va-t-on faire? Elle je ne sais pas. Moi, j'ai la dalle. Du coup, la politesse voudra que je fasse à manger. Elle désaltère, je nourris. Ça me semble être un bon compromis. Finalement, elle semble remarquer qu'elle avait pris la direction de ma maison... quoique au bout d'un petit temps, on ne savait plus vraiment qui marcher vers où, ou qui suivait l'autre.

Les grande portes du domaines sont fermée, comme à l'accoutumée. Mais une porte dans la porte est ouverte, et non gardée. Non pas que nous n'avons rien à cacher, mais c'est le dojo qui est en première ligne, et des gens, qui ne sont pas forcément du clan, viennent apprendre et pratiquer en permanence. Ils rentrent, ils sortent, et par la même occasion, préserve le domaine des indésirables.

[Séji] "Alors ici c’est chez toi, hein ? Ca m’a l’air joli."

[Jin'] - Merci.

C'est gentil. C'est un peu fait pour. J'aime bien quand c'est beau, harmonieux, et non pas que "fonctionnel" (ce qui suffit à certains). On prend à droite, et elle me suit. Ce n'est pas mon premier invité, et elle ne représente pas une réelle menace. On doit avoir le droit. Je prends à droite, direction chez moi. Je lui ferais la visite plus tard. Il y a le dojo à voir, le terrain d'entraînement, les jardins... à part ça, je ne vois pas trop ce qui pourrait l'intéresser ici.

J'ouvre le premier batant de la porte, qui donne sur la salle de séjour. Le lof, qui rassemble la salle à manger à la cuisine. Une table trône, à 50 centimètres du sol, avec des coussins disposés autour. Le plan de travail, qui fait session entre le living et la cuisine, fait aussi parfois aussi offic ede table. Trois chaises hautes y sont placées, côté living. En tout, cinq fenêtres éclairent très largement la salle. Eclairée et fraîche. Parfait. Je pose mon sac en bandoulière à l'entrée, et referme la panneau derrière Séji. Je ne suis pas pressé que la chaleur entre. Après avoir sorti deux coupoles à saké, j'ouvre le frigo.

[Jin'] - Tu manges des makis?

Pour moi, c'est une question rhétorique. Qui n'en mangent pas? Je sors le poisson, et commence à infuser le riz. Au dessus de plan de travail, les alges, et dans l'immense tiroir je sors un couteau. Quand je me retourne, Séji a pris place. Vu comme ça, mon plan de travail me fait plus penser à un bar. Sa coupe est vide, mais la bouteille est déjà presque vide, au poids. Je m'en sers une, petite, et le bois. Il est passable. Tant pis.

Après quelques paroles, le riz et son assaisonnement commence à répandre ses saveurs. Je le sors, l'égoutte, et commence à préparer les makis. Le poisson est frais de ce matin, je suis allé le chercher moi même. Un p'tit marchand, qui le pêche dans une rivière, je ne sais plus où. On n'a jamais eu de problème, son poisson est frais. C'est assez dur, dans un territoire aussi loin des océans que le pays du feu, de trouver un bon poissonnier.
J'ai enroulé le poisson cru dans du riz, le tout dans l'algue. Couper. Les quatre premiers sont prêts. Je les mets debout sur une assiette, et pose le tout devant Séji, avec deux baguettes. Puis je recommence. Pour moi cette fois. En silence... je ne suis vraiment pas doué pour les relations sociales.

Le panneau de l'entrée s'ouvre et se referme précipitamment. C'est toujours une surprise quand Kanzaki arrive. Enfin à force d'arriver sans crier gare, ça ne devrait plus l'être. Mais ça reste toujours incongru. Elle vient et se pose souplement à côté de Séji. Au moins c'est admis, derrière mon buffet, à faire des maki, c'est le premier restaurant Hyuuga du village. Kanzaki dévisage Séji, et semble assez surprise. Je suis assez bien son raisonnement. Trop jeune pour être une professeur de l'académie, pas d'œil sans pupille, ce n'est donc pas une Hyuuga. Grosse poitrine, un peu trop jolie... J'aurais donc réussi à me faire une copine? À force de côtoiement, je commence à bien la comprendre.

[Kanzaki] - Salut. Moi c'est Kanzaki. Tu es venue ici de ton plein gré?

Après cette note sarcastique, elle décoche un sourire complice à Séji, et prend les baguettes et l'assiette tendue. C'est moi qui régale, mais demain matin, ça va être le jour des course. Mais Kanzaki est là, donc ça devrait animer la conversation, elle sait toujours quoi dire en société, quand il ne s'agit pas de stratégie ou de politique.
Après que Séji se soit présenté, elle met tout de suite les choses au clair, ce qui me laisse étrangement de marbre.

[Kanzaki] - Non, je ne suis pas sa copine. Je suis une amie. Puis, prenant un maki, qu'est-ce qui t'amène dans le domaine des Hyuuga?

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Sam 19 Juin - 20:22

Le domaine Hyuuga était très impressionnant. Grand, luxueux, et tellement mystérieux. C’était la première fois qu’elle pénétrait dans l’antre de certains des meilleurs combattants de Konoha. Ces grands espaces étaient parfaitement étudiés pour accueillir une grande concentration de shinobi. Les dimensions du domaine, savamment calculées évidemment, correspondaient bien à un style de combat dévastateur.
Direction l’appartement de Jin. Un petit habitat très coquet en somme. Une petite table basse agrémentée de coussins était installée au centre de la pièce, un plan de travail, rien de très original, mais tout était bien assorti.
Directement, le jeune Hyuuga mit la main à la tâche. D’abord les coupelles à sake, puis la nourriture.

[Jin] "Tu manges des makis ?"

Evidemment qu’elle mange des makis ! La jeune fille acquiesça grand d’un mouvement de tête. Elle si dirigea par la suite vers une des trois grandes chaises qui entouraient le plan de travail.
Le panneau de l’entrée s’ouvrit précipitamment. Une jeune fille fit son apparition dans la pièce. Elle était très jeune, mais en même temps très grandes. Ses grands yeux bleus et ses longs cheveux blonds auraient pu lui donner un air angélique, mais un sentiment de désinvolture émanait de ce petit corps. Elle s’assit confortablement aux coté de Séji, avant de l’étudier fixement, sans gêne. De son côté, la jeune femme n’était pas très a l’aise. Premièrement, elle était dans un lieu inconnu, avec des gens qu’elle ne connaissait pas plus. Ensuite, une petite jeunette avait fait irruption dans la pièce, et la dévisageait sans se soucier de son manque de discrétion. Etait-elle jalouse des formes de la jeune femme ? Nan, pas a son âge, elle avait encore bien le temps de se développer, et devait certainement le savoir. Bon, au moins, elle mettrait de l’ambiance.

[Kanzaki] "Salut. Moi c'est Kanzaki. Tu es venue ici de ton plein gré?"

Elle avait beau être jeune, elle avait l’air d’être déjà sure d’elle. Sa petite plaisanterie fit sourire Séji. C’était donc à elle de se présenter, chose qu’elle n’aimait pas faire. Il n’y avait pas de raison particulière a cela, juste qu’elle trouvait ridicule le fait de dire son nom. Elle songeait même à porter un collier gravé, comme les chiens. Elle aimait beaucoup les chiens.
La petite était assez mignonne, pour ne pas dire jolie. De plus, elle était entrée sans problème dans cette propriété. Etait-elle une habituée? A cet âge là, les hormones comment sérieusement à travailler, peut alors que...

[Séji] "Et bien moi c’est Séji. Ravie de te faire va connaissance."

[Kanzaki] "Non, je ne suis pas sa copine. Je suis une amie. Qu'est-ce qui t'amène dans le domaine des Hyuuga?"

Erf… A cet instant, la jeune femme n’aurait pas apprécié être à la place du petit Hyuuga. La froideur avec laquelle la dénommée Kanzaki avait prononcé cette phrase avait quelque chose de déplaisant. Ok, ils étaient juste amis, mais était-elle obligée de l’annoncer aussi sèchement ?
Avant de répondre, Séji prit elle aussi un maki. Oh, et puis d’ailleurs, ils étaient trois à présent. Une demi-bouteille de sake ne suffirait pas. Lentement, elle sorti une nouvelle bouteille d’alcool de son sac, puis la déposa sur la table. Mais peut-être que Kanzaki ne buvait pas. Qu’importe, de toute façon elle était sûre de finir elle-même la bouteille entamée, et peut-être que les jeunes avaient soif, qui sait.

[Séji] "Pourquoi je suis là, et bien… Je suis allée faire quelques courses au marché, et sur le chemin du retour je suis tombée sur un groupe d’abrutis. J’ai voulu leur faire cesser de combattre, mais visiblement ils n’étaient pas d’accord avec moi. C’est a ce moment là que Chin, nan, Jin, pardon, est intervenu. Direct, il a fait dégager les hommes qui gênaient. Pour le remercier, je lui ai proposé de lui offrir du sake. Et voila comment je me suis retrouvée ici.
Et toi, tu as l’habitude de venir ici alors ?"


Au prix d’un énorme effort, Séji réussit à parler a la jeune fille à ses côté. Décidément, elle n’appréciait pas la compagnie. Il n’y avait pas tant de raison à cela, elle était un brin solitaire, tout simplement.
La jeune femme remplit la coupelle a sake que Jin venait de sortir pour son amie, ainsi que celle du jeune Hyuuga, et la sienne. Et de deux ! Encore une troisième pour la route. Elle avalait ce liquide avec plaisir, cul sec, en bonne alcoolique. Voila, à présent sa boisson allait faire effet dans son organisme, elle allait se détendre.
Fait étrange, Séji semblait se détacher de la réalité, et s’amuser à faire s’entrechoquer les deux protections métalliques accrochées a ses avant bras. Ce concert métallique ne semblait pas l’embêter. Mais visiblement, ses deux petits camarades étaient pour le moins surpris par son attitude. Ils ne parlaient plus, fixant la jeune femme comme on fixerait un fou. Cette dernière balaya la pièce du regard, une lueur d’incompréhension dans les yeux.





On nait courageux comme on nait peureux. On peut s’améliorer, faire des efforts, mais tout ce travail est vain, la nature d’un homme l’emportera toujours de sa raison.
Encore faut-il pouvoir discerner le courage de la folie...



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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Ven 25 Juin - 18:17

[Séji] -Pourquoi je suis là, et bien… Je suis allée faire quelques courses au marché, et sur le chemin du retour je suis tombée sur un groupe d’abrutis. J’ai voulu leur faire cesser de combattre, mais visiblement ils n’étaient pas d’accord avec moi. C’est a ce moment là que Chin, nan, Jin, pardon, est intervenu. Direct, il a fait dégager les hommes qui gênaient. Pour le remercier, je lui ai proposé de lui offrir du sake. Et voila comment je me suis retrouvée ici.
Et toi, tu as l’habitude de venir ici alors ?


La situation était résumée. Même si elle a tendance à me mettre sur une sorte de piédestal. J'observais les deux filles: Séji, bien imbibée, semblait un peu trop détachée de son environnement, et Kanzaki était assez curieuse, toujours de façon maligne, de savoir pourquoi je l'avais ramener chez moi. Je la soupçonne même de juger mes intentions assez tendancieusement.
Niveau alcool, il semble même que Séji n'en ait pas assez, vu comment elle enchaîne les verres. Et les bouteilles. Kanzaki, au début un peu surprise, s'y habitue. Je n'ai pas le mérite de savoir comment les "jeunes de mon âge" s'amusent, si c'est en buvant comme la fait Séji, ou en s'entraînant sur son nindo dans le cas de futurs ninjas.

[Kanzaki] -Oui. Jin', c'est un peu comme un frère, et ici comme un second chez moi.

Elle n'a pas tord. Bien qu'en général, le temps qu'elle passe ici, Fen est également présent. On s'entraîne, on parle, je lis.

[Kanzaki] - Jin' n'est pas à proprement parler quelqu'un de très sociable. Il se focalise beaucoup sur... hum... les livres. En accompagnant les paroles, elle ouvre un pan du mur. C'est ma chambre. Mais d'ici, on voit très bien qu'on peine à voir le sol sous la masse de parchemin, d'essais de sceaux, de livres, et de feuilles froissées. Mais j'ai l'impression que son subconscient fait en sorte qu'il se socialise un minimum.

Effectivement. Sauf que le subconscient en soi n'est pas prouvé, et souvent réfuté. Beaucoup se disputent sur le fait de le prendre en considération ou non lors d'un combat, d'une mission, où on se retrouve face à des situations traumatisantes. Inutile que je le lui signifie de suite ("Parler pour échanger, non pour briller."), mais il faudra qu'on en reparle, et qu'on en discute. Elle a toujours un point de vue assez divergent du mien, et trouve des arguments là où je ne les vois pas, en faveur de son point de vue.
Il est vrai que j'ai du mal à comprendre les processus qui sont rentrés en action de façon à ce que Séji se retrouve à manger avec moi. C'est un concours de circonstances et de bonnes manières. Elle était assez choquée de s'être mise en avant, et après que je les ai dispersé, m'a offert du saké. Je n'avais rien en échange à proposer, si ce n'est de lui offrir l'hospitalité. Cela m'est quand même venu assez rapidement à l'esprit, de l'inviter chez moi, alors que j'aurais pu proposer une simple esplanade, voire un bar à suchis. C'est d'ailleurs elle qui répond en ma faveur.

[Séji] - Nan, mais tu sais, ce n'est pas un mal que de vouloir se cultiver! On devrait tous lire, c'est important. L'argument est basique, mais j'apprécie le geste. Et en ce qui concerne la socialisation du petit Hyuuga, je peux toujours l'accompagner avec moi quand je sors dans les bars.

[Kanzaki] - Alors, ça, c'est une bonne idée: ça ne peut pas lui faire de mal de sortir un peu.

Petit Hyuuga? Sortir dans les bars? C'est une blague. Après m'être assis sur une chaise haute, je regarde le vide. Ma vie est sans doute en train de prendre un tournant, et je n'ai même pas mon mot à dire. Kanzaki et Séji se dispute la façon de me socialiser le mieux possible. Mais se socialiser, ce n'est pas forcément s'intégrer. Elles confondent les deux.
Cependant, Séji a tout de même prise ma défense. Par gratitude, ou parce qu'elle m'apprécie? Question intéressante. Je n'ai presque rien fait, ou plutôt rien dit qui ait pu faire en sorte qu'elle "m'apprécie", et c'est peut-être ce pourquoi elle m'apprécie. Ou par simple respect envers son hôte, mais ce n'est pas le genre. Si je commence à m'intéresser à ce genre de choses, il ne faut pas que ça me dissipe. J'en parlerai avec un maître. J'irai avec elle, si elle m'invite effectivement dans un bar. C'est nouveau, il faut essayer. Et je commence à apprécier sa compagnie.

[Séji] - Et puis, tout est relatif dans un sens. On peut s'ouvrir a des gens, alors qu'on n'adresse même pas la parole à d'autre!

Un autre verre. Je suis. C'est mon deuxième. Elle, c'est son neuvième. Elle a une sacré descente, depuis le début, c'est pour ça que ça choque moi. Et l'alcool commence peut-être à attaquer mon sens du jugement. Mais ça maxime est intéressante. S'ensuit d'ailleurs un petit silence, sur lequel Kanzaki et moi entamons une légère réflexion. C'est vrai qu'avec Fen et Kanzaki, ce sont surtout eux qui parlent. Et pourtant ils ne cessent de me côtoyer. Une sorte de preuve à ce que vient de dire Séji.

[Kanzaki] - [coloe=blue]Ben ce soir, avec Fen, on avait prévu de sortir, donc si ça vous tente de venir... Comme je viens de trouver une partenaire féminine, on pourrait aller aux sources chaudes avant.[/color]

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Dim 4 Juil - 18:53

[Kanzaki] "Ben ce soir, avec Fen, on avait prévu de sortir, donc si ca vous tente de venir… Comme je viens de trouver une partenaire féminine, on pourrait aller aux sources chaudes avant. "

Les sources chaudes ? Pas mal, c’était une bonne idée. Mais avant de penser a de telles réjouissances, il fallait penser argent. Car pour payer sa part, Séji devait rendre des comptes avec sa mère. Avec un peu de chance, peut être un homme galant lui paierait-il son entée. Pas sur, il valait mieux assurer et préparer de quoi payer.

[Séji] "Eh bien pour moi c’est okey. Je peux venir vous accompagner ce soir, ou du moins une partie de la soirée. Par contre je dois d’abord passer chez moi récupérer mon argent."

Les deux jeunes comprirent. Tout trois se levèrent donc ensemble de table, et se dirigèrent vers la sortie du domaine. Il fut donc conclu que Séji devait retrouver ses compagnons vers dix-neuf heures, devant les sources chaudes. La petite blonde quitta donc Jin et Kanzaki, et se dirigea tranquillement vers chez elle.
Lorsqu’elle fit part à sa mère de ses intentions pour la première partie de sa soirée, cette dernière en fut ravie et satisfaite, alors elle donna même spontanément un peu plus d’argent a sa fille, pour récompenser un comportement si sage. Evidement, elle n’était pas au courant de l’implication de Séji dans l’altercation qui précéda son entré dans le domaine Hyuuga. Le jet de bouteille de sake resterait donc un secret. Dans un même temps, Megumi espérait que le contact des shinobis du village donnerait à sa petite blonde un gout pour l’art ninja. Elle avait beaucoup d’espoir, il faut le dire.
La soirée s’annonçait chargée. D’abord la belle Saama allait pendre du bon temps dans des bains brûlants, et elle irait par la suite rejoindre les habitués de ses bars préférés. C’était agréable en somme. Pas d’obligations, pas de limite, elle était libre.
C’est donc vers dix-neuf heures que la jeune femme s’approchait des sources chaudes.




[Petite cession au Domaine Hyuuga terminé, la suite aux sources chaudes, après mon retour de vancances ^^']





On nait courageux comme on nait peureux. On peut s’améliorer, faire des efforts, mais tout ce travail est vain, la nature d’un homme l’emportera toujours de sa raison.
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Jeu 29 Juil - 12:38

'Jin - 90 XP
Séji - 36 XP

// J'ai... beaucoup aimé! Vos personnages ont leur petit côté fascinant je trouve et la façon dont vous narrez les choses rend une charmante impression.

Très bel échange à mon goût.

'Jin, j'sais pas ce qui était prévu, mais j'ai vraiment eu l'impression de voir Hitsugaya de dos quand ton personnage a sauté du toit Very Happy. Un surplus de classe qui n'est pas surfait. Je trouve que tu utilises super bien la première personne.

Séji, ton perso m'a fait délirer. Le côté libertine m'enchante vraiment. Juste une chose, je pense qu'il s'agit de ton correcteur d'orthographe, mais tu as écrit "vielle" à la place de "vieille" à chaque fois. Penses y à l'occasion mais te turlupine pas. Les fautes sont quasi absentes dans tous vos posts et un peu d'inattention ne dérange pas.

Félicitations à vous pour cette session, j'espère qu'elle en divertira (ou en a diverti) plus d'un. \\
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Mar 1 Mar - 19:32

La voix d'Higaï
Chapitre 1

Debout tôt aujourd'hui. Une douche rapide après des étirements sommaires. Higaï-sama veut me voir. C'est ce qui va sans doute être ma première journée d'enseignement avec mon nouveau précepteur, ou entraîneur. Je traverse donc une partie du domaine. Il n'y a jamais beaucoup de monde au domaine. La plupart des Hyuugas sont en mission, ou bien affairés ailleurs, à des choses plus importantes que me croiser.
J'arrive au dojo. Higaï-sama a un dojo pour lui tout seul, mais apparemment, ça fait longtemps que plus personne ne le fréquente. Pour l'instant, aucune idée sur ce qui m'attend. Encore des échecs, du combat, un entraînement? On verra bien. J'ouvre la porte du dojo, il est déjà là, assis en tailleur, à la place du maître, en train de fumer une longue pipe, qui me fait un peu penser aux calumets de la paix dessinés dans les livres.

[Higaï] – Ah, Shinjin, tu es ponctuel. Viens t'assoir.

Il me désigne la place devant lui. Cette fois, aucun jeu pour nous séparer. Il fume tranquillement, en expirant des ronds de fumée, puis me regarde attentivement.

[Higaï] – Tu sais ce que je faisais en tant que shinobi?

Je hausse les épaules.

[Jin'] – Non.

[Higaï] – J'étais dans les forces spéciales.

Il tire un peu plus sur sa pipe, enfumant le coin du dojo dans lequel nous sommes assis. C'est de la fumée légèrement aromatisée, à l'orange, et au citron.

[Higaï] – Tu sais ce que c'est?

[Jin'] – J'en ai entendu parler, mais on ne m'en a pas dit plus.

[Higaï] – Et bien... les meilleurs vont chez les ANBU, les dures vont dans les forces spéciales.

[Jin'] – Le sale boulot?

[Higaï] – Tu comprends vite. Même si pour être poli, on dira que ce sont les missions trop dures pour une simple équipe, mais pas assez importantes pour mobiliser l'ANBU.

Et?

[Higaï] – Juste pour te donner une idée de la couleur de ton entraînement.

Voilà. C'est ce qui s'appelle une belle rentrée en matière.

[Higaï] – Pour commencer, le dojo, il n'est pas bien entretenu, il faut dire qu'à part toi, je n'ai aucun autre élève. Enlève ton kimono et fais un clone.

Je n'aime pas trop ce qui va suivre. C'est un peu trop simple pour la discussion qu'on vient d'avoir. Mais c'est lui le maître, donc je m'exécute. Une série de taos, un clone. Puis j'enlève le haut de mon kimono. Higaï-sama me montre quatre piquets, qui sont élevés d'environ quinze centimètres au dessus du sol, avec des bougies éteintes en dessous.

[Higaï] – Voilà ce qu'on va faire. Toi, tu vas allumer les bougies, et tu vas faire des pompes sur ces piquets, jusqu'à ce que ton clone ait fini de rénover le dojo.

En disant cela, il m'envoie une boîte d'allumettes. Une brève analyse me renseigne sur le temps que ça va prendre : le dojo a l'air pitoyable, mais dans l'ensemble, il avait l'air potable, si on le retouche. Je dirais environ deux heures pour les premiers soins... un heure et demi, même, avec de la chance. À raison d'une pompe toutes les... mettons six secondes, pour trouver un bon intervalle entre respiration et effort, ça me donne mille deux cents pompes au total. Aïe. Les taos s'enchaînent, et je fais apparaître un deuxième clone. Je viens de diviser mon potentiel de pompes par deux, et ça me semble encore gigantesque. Sauf que le nouveau clone ne dure pas longtemps, un kunaï (enfin j'ai su que c'était un kunaï quand je l'ai vu se planter dans le mur car sa vitesse m'a empêchée de le voir) vient l'occire.

[Higaï] – Je ne t'ai pas demandé de faire deux clones.

Et dire que lui, je ne l'ai même pas vu bouger. Je regarde mon clone, et lui me regarde. Bien qu'il ne soit pas aussi évolué que les Kage Bunshin, je crois déceler une pointe de pitié dans ses yeux, qui dirait C'est pas moi qui ait la plus grosse corvée. Une fois n'est pas coutume. Même mon ironie déteint sur mes création. Après avoir allumer les bougies, j'essaie tant bien que mal de me mettre en position. Les piliers de ma pénitence ont été prévu pour une taille standard, soit dix centimètres de plus que moi. J'aurais mieux fait de rester au lit. Mon clone ne se fait pas prier, p'tet parce qu'il sait que de sa rapidité aux corvées dépend mon salut, et le sien, par chaîne de cause à effet.

Le calvaire en prévision a mal été jaugé. D'abord, je ne vois même plus mon clone, il a commencé par l'extérieur de la bâtisse. Ensuite, les bougies chauffent, et brulent. Enfin non, chauffent très fort plutôt. Au bout d'un quart d'heure, je ne sens plus rien, mais je suis en sueur, et peut encore tenir comme ça un quart d'heure avant d'arriver au bout de mes forces habituelles. Je crache mes boyaux aussi. La chaleur de mes poumons doivent dilater l'air, du coup, j'en prend moins. En plus de l'exercice, ce sont les bougies qui doivent faire monter la température de mon corps de un, voire trois degrés de plus que la normal. Quarante degrés, contre les vingt-sept ambiant, c'est pas négligeable comme effet de dilatation. Et Higaï-sama continue de fumer.
J'avais une alternative, le Henge, pour faire semblant de pomper alors que je ne bouge pas, mais j'ai le souvenir de mon deuxième clone, et pour le moment, qui sait ce qu'Higaï-sama peut ou ne peut pas me faire.

Je compte les pompes, et le secondes, par la même occasion. J'en suis bientôt à cent. Un dixième, un peu moins même. Merde. Mes muscles vont commencer à me faire souffrir passée la première centaine. Ça sent l'état de tétanie dans pas longtemps. Un mouvement. C'est Higaï-sama qui vient de s'assoir en face de moi. Il a également laissé sa pipe.

La douleur de mes triceps est insupportable. J'en peux plus, j'arrête et m'envoie sur le côté pour éviter de tomber sur les bougies, à bout souffle. Mes bras tremblent, mais aussi mon torse, un peu... évidemment, il n'y a pas que les triceps que je viens de pousser à bout.

[Higaï] – Tu as bien raison, il faut savoir varier les plaisirs. Viens voir.

Il m'amène à un bidon. Ma petite taille m'empêche de voir ce qu'il y a dedans.

[Higaï] – Le principe de celui là, c'est de t'accrocher avec tes jambes et de faire des abdos.

J'ai du mal à me hisser sur le dessus, mais mes jambes continuent de fonctionner. À l'intérieur du bidon se trouve de l'eau, et des glaçons, juste assez pour que je sois bien immergé comme il faut. Les ordres sont les ordres, mais j'aurais pensé avoir quelques années de plus avant e subir ce genre d'entraînement. Je me mets en position et commence. Deux, tout de suite, la troisième suit. Il faut que ça devienne automatique, et surtout pas que je m'arrête face au froid. Mais ce n'est pas le froid le plus dur, le plus dur, c'est de trouver un rythme de respiration. On ne respire pas sous l'eau. Et cette fois, je n'ai plus la force de compter. Mes muscles, faute de se tétaniser, s'ankylosent... autour de moi, le décor défile de plus en plus lentement. Même si l'effort me fait chauffer, il y a quelques chose qui ne tourne pas rond. Mon corps ne réagit pas comme d'habitude, il est plus lent, et ne semble pas vouloir s'arrêter, même si je lui demande. C'est plus fort que moi, mes jambes se décontractent, et je tombe dans le fond, lentement. Plus d'effort, la fraîcheur du milieu me semble douce, agréable. Mes yeux se ferment. L'obscurité, le froid, la mort, ça doit ressembler à ça.

Mes yeux s'ouvrent. Où est-ce que je suis. Je ne peux pas respirer, j'en ai besoin, mais je sais que je ne dois pas. L'eau, le froid. Mon cerveau se réactive. Sortir de l'eau, vite. Une impulsion dans mes jambes, mais avec du chakra, je ne peux pas me permettre de louper mon coup, je ne suis pas sure de ne pas retomber dans les vapes en cas d'échec. Contraction, extension. Je bondis à l'extérieur. La température monte, l'air contre mon torse est glaciale, à cause de l'eau qui le recouvre. Aucune réception, c'est une chute en bonne est due forme, pile poil devant Higaï, vautré, fumant.

[Higaï] – Celle là, on ne me l'avait jamais faîte, figure toi.

Mon clone... il a du disparaître, et c'est ça qui m'a fait revenir. Plus besoin de l'entretenir, ça m'a sauvé.

[Higaï] – Fait intéressant, ton clone est toujours au boulot. Où t'es allé cherché cette force, petit?

C'est une bonne question. Je suis debout, tant bien que mal, tremblant à cause du froid, mais ça devrait se calmer dans peu de temps, quand mon corps s'apercevra qu'il ne fait plus aussi froid à l'extérieur.

[Higaï] – Je connais un bon moyen pour te réchauffer, fais donc des flexions.

Mon corps s'exécute : je m'exécute, et je ne sais même plus pourquoi. Cet homme me fait souffrir, il m'en fait bavé, et pourtant, je continue de lui obéir. C'est ma volonté qui est mise à l'épreuve, ou bien ma capacité à obéir aux ordres? Aucune idée, dans le doute, je suis les ordres, et les flexions se font.

[Higaï] – S'il y a bien une chose qui ne te trahira jamais, c'est l'entraînement. Tout le reste peut te trahir, mais pas lui. Regardons les choses de plus près : il est fiable, il te permet d'être de plus en plus efficace sur le terrain, etc. Tu dois être dépendant de lui : baisse de moral, quelque chose à fêter, coups durs, excès de joie, rien de tout cela ne doit te détourner de la seule chose en laquelle tu dois avoir confiance : ton entraînement, et bien fait.

Il y a des objections, un entraînement peut être bâclé, ou alors utilisé pour conditionné un sujet, comme obéir aux ordres (je me sens obligé de de souligner l'ironie de la situation). De plus, un mauvais entraînement peut faire en sorte que nous régissions mal en situation réelle. C'est pour ça qu'on ne doit pas le prendre à la légère... et voilà donc où mon nouveau senseï voulait que j'arrive. L'entraînement n'est pas une chose à prendre à la légère, il doit se travailler, s'élaborer, s'optimiser... et plus tard se transmettre : c'est un des rares moyens de transmettre une expérience propre à quelqu'un qui ne l'a pas.

[Higaï] – T'as l'air d'avoir compris. T'arrêtes pas dans des flexions. Petit, dans ta carrière, tu risques de te retrouver face à des situations qui éprouveront, et ton mental, et ton physique. Je ne t'apprendrais rien en te disant que les deux sont liés. En te forgeant un physique d'acier, le mental suit. Ça peut être également la cas pour l'inverse, mais c'est plus rare. À te voir, je peux dire que tu n'en as pas encore vu, de telles situations, alors il y a une question que tu dois te poser, là, tout de suite. C'est une question à laquelle chaque shinobi est arrivé un jour, malgré les structures qui n'autorisent pas une des réponses à celle-ci. Et c'est la réponse à cette question qui dictera ton mode de conduite en mission, et peut-être même ta vie.

Il se lève, me tournant le dos pour réapprovisionner sa pipe en tabac. De dos, il me fait part de cette question.

[Higaï] – Qu'est-ce qui occupe la première place dans ton code de conduite personnel : la vie, ou la mission? Je ne pourrais pas t'aider à répondre à ça, car il faut être en face de la réalité pour savoir. Ce que je peux, en revanche, c'est t'y préparer.

Il se retourne et s'assoit en tailleur, me regardant faire mes génuflexions. C'est la question dont je voulais une réponse. Elle se pose tout le temps, et est au centre de bons nombres de problèmes de stratégie. Aux échecs, je n'hésite pas à sacrifier une pièce pour le mat, mais dans la vie... tout se résume à ce mot, en fait : le vie. Cette chose sans laquelle rien ne serait possible, pas même la mission. Pourtant, il faut en supprimer, de temps en temps, pour que d'autres puissent exister, c'est la loi de la nature, la chaîne alimentaire. Une vie de perdue, pour une de trouvée.

L'effort... toujours l'effort. Si Higaï-sama voulait pousser mon corps à bout, je crois qu'il y est arrivé. Mon corps tout entier crie douleur, il ne peut plus continuer, et les flexions deviennent de plus en plus dures et lentes à réaliser. Mon clone débarque dans le dojo. L'extérieur est fini, et ça doit bien faire une heure, tout au plus, que je suis coincé ici. Mon corps l'emporte sur mon esprit, et je m'écroule.

[Higaï] – Ce sera tout pour aujourd'hui. Reviens demain matin.


Dernière édition par Jin' le Jeu 26 Mai - 14:55, édité 1 fois
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Mar 10 Mai - 17:25

La voie d'Higaï
Chapitre 2 : reconstruction

Du bois. Ou plus exactement, des poutres. La charpente du dojo menaçait de s'écrouler, et Higaï-sama semble beaucoup tenir à son dojo. Pour ma part, je savais où trouver ce qu'il me fallait. Dpeuis ma mission dans les quartiers pauvres de Konoha, après l'incendie, les gens que j'avais aidé (pour reconstruire une logement de fortune) cherchaient un moyen de me remercier. Étant dans le domaine de la construction pour la plupart, ils devaient savoir à quel charpentier on pouvait faire confiance. Pour ce qui était des fonds, c'est Higaï-sama qui s'occupait de tout. « Maintenant que j'ai un élève, le dojo se doit d'être en bon état de fonctionnement »... sauf que c'est ce même élève qui devra refaire le dojo, mais sur le coup, j'ai préféré me taire. Politesse, ou instinct de survie, à voir. Le quartier considéré comme pauvre de Konoha était doté d'une très forte activité. C'est la première fois que je l'arpentai avec la vue, et elle confirmait les impressions des autres sens : tous les gens s'activaient dans tous les coins, illustrant la grande population du village caché. Après quelques renseignements, on m'avait indiqué une entreprise de construction où travaillait.
Il y a effectivement un grand espace, où des hommes travaillaient et où plusieurs matériaux servant à la construction étaient entreposés. C'était à partir de là que le village continuait de se construire...

[Chijô] – Hé! Toi, je te connais! Ouaip, salut Shinjin. Qu'est-ce qui t'amène ici?

C'était Chijô... les choses me revenaient maintenant, et lui n'avait pas changé. Une représentation fidèle de la force brut, et de la bonté, aussi, ce qui est plutôt rare.

[Jin'] – Bonjour Chijô. En fait je suis à la recherche d'un bon charpentier.

[Chijô] – J'en suis un. Avant d'être chef de chantier, je veux dire. Qu'est-ce que je peux faire pour toi?

[Jin'] – Il faut que j'achète de quoi reconstruire un dojo, dans le domaine Hyuuga.

[Chijô] – DAMATO!!

[Damata] – Ouais, ouais... quoi encore?!

[Chijô] – Shinjin, je te présente le plus mauvais caractère de toute mon entreprise. C'est aussi mon meilleure disciple. Emmène le, et il te fournira. Pour le prix, tu reviens me voir, Damato a un sens exacerbé des affaires.

[Damato] – Vous voulez pas filer ça à Shineï? Il a rien à foutre en ce moment, et ça nous fera des vacances.

[Chijô] – La maison qui héberge ta famille, c'est e bonhomme qui a fait en sorte qu'elle finisse de se construire.

[Damato] – Les ninjas font de bien piètres bâtisseurs. C'est où qu'on va?

Sans préambule, je lui fait signe de me suivre. Vers le centre du village, j'ai le droit à quelques remarque socialistes sur la richesse du quartier central, mais également à certains regards sur Damato, qui, je dois l'admettre, fait un peu tâche dans les kimonos immaculés des habitants. L'éternel fossé des classes. En entrant dans le domaine, j'ai la nette impression qu'il se sent un peu plus à l'aise, et j'ai bientôt la réponse : il trouve que l'architecture est beaucoup plus travaillée et traditionnelle que le reste des domaines qu'on a parcouru. Après quelques minutes, nous arrivons enfin devant le dojo. Il en fait le tour, puis examine l'intérieur.

[Damat] – C'est du bon travail au départ, même si ça a été rafistolé n'importe comment. Quelques poutres, ainsi que des pans de mur sont à refaire. Avec une main d'œuvre adapté, je devrais pouvoir le remettre à neuf en quelques jours.

[Jin'] – J'ai bien peur qu'il n'y est que moi qui ferait partie de votre main d'œuvre. Maître Higaï n'est disposé qu'à payer les matériaux, pas la construction.

[Damato] – Ça va rallonger le chantier...

[Jin'] – Donnez moi les plans et la matière première, je ferai le reste.

[Damato] ne semblant pas en être enchanté – Je peux faire ça... mais seulement parce que Maître Chijô me l'a demandé. Peu de gens ont ses faveurs. Il sourit. Avec du talent, tu pourrais même rattraper quelques poutres. Je vais te faire un protocole, et tu n'auras cas le suivre. Viens le chercher après-demain, j'ai un chantier à finir avant.

***

Damato, en plus du protocole, m'avait fourni l'adresse d'une scierie où je pourrais m'alimenter en bois. Le problème, c'est qu'il ne livrait pas. Soit je louais un transport, avec un cheval ou une mule, soit je faisais des allés retour avec les poutres. Sauf que les poutre sont déjà là... en effet, il y a un tas de bois à côté du dojo. Cela fait un problème de moins, et une question supplémentaire. J'y répondrait plus tard, pour l'instant, il faut s'atteler à la tâche.
Le « protocole », qui rassemble plans, ce qu'il faut faire, avec quoi comme matériaux, faisaient une dizaine de pages, et les travaux estimés à une dizaine de jours, ainsi que le coût, qui s'élevait à trois cents Ryos : cent pour les plans, le reste en matériel. Higaï-sama avait eu la gentillesse de me sortir tout les outils dont je pouvais avoir besoin : scies, règles, vérificateurs de niveau, etc... Et dire que je suis noble, membre d'une famille riche et réputée.

La première tâche est le formatage des premières poutres à remplacer, dans un ordre précis pour éviter que tout s'effondre. La journée s'est donc déroulée dans un brouhaha de bois poncé, et certains Hyuuga étaient venus voir ce qui était en train de se passer. D'ici demain, tout le monde saura que le dojo d'Higaï est en pleine rénovation, avec un seul ouvrier : moi. À la fin de la journée, à part poncer, couper, et découper, on en peut pas dire que j'avais fait grand chose, mais une chose est sure : je suis mort de fatigue. Heureusement que pour une fois, ma mère était là, elle m'avait acheter à manger, et après une bain dans lequel j'ai failli m'endormir, je suis allé fusionner de bon cœur avec ma couverture.

Les oiseaux chantaient, et pourtant, il fait encore entre chien et loup. Avec un chantier sur le feu, je n'ai pas le droit de perdre du temps. Un orage peut vite réduire mon travail à néant. Le petit déjeuner est sommaire, mais bien calorique. Les entraînements d'Higaï commencent à porter leur fruit : presque aucune courbature.
Au dojo, les poutres de la veille sont mises en places, et d'autres chutes de bois servent à renforcer celles du dojo qui dépérissent. La challenge, c'est le transport des plus grosses poutres. Je les mets sur des rondins pour les déplacer, et utilise un système de plusieurs poulies qui démultiplie la force pour les monter en hauteur. C'est moins éprouvant que le faire à mains nues (ce qui est impossible au vue de ma constitution actuelle), mais ça prend beaucoup plus de temps. Le chantier n'avance que peu...

En milieu de journée, alors que je prends une pause pour manger un bento, j'ai le droit à la visite de Damato, qui vient me saluer, un sandwich à la main, et vérifier mon travail. Il trouve que mon système de poulies est ingénieux, mais que ça irait quand même plus vite avec plus de main d'œuvre. Je lis également la curiosité dans son regard : il veut savoir si je m'en sors, et cherche à comprendre si je suis si exceptionnel que ça pour que Chijô me tienne estime. À la fin de la journée, le travail de la journée est décevant : deux poutres ont été remplacées, trois ont été solidifiées, sur les deux douzaines qui soutiennent le dojo.

***

Ça fait maintenant quatre jours de chantier... quatre jours durant lesquels, au lieu de m'entraîner ou de servir le village, je rénove ce dojo. Hier, j'ai réussi à finir les poutres, profitant chaque jour des acquis de la veille. Chaque midi, Damato est venu, et a inspecté. Avant-hier, il a même commencé, en plus de ses remarques encourageantes, à me donner des conseils. Du côté d'Higaï-sama, toujours aucune nouvelle. Il n'est pas venu une seule fois faire l'état des lieux. Par contre, il semble que je sois devenu l'attraction actuelle du clan, Bunke et Sokke compris. Chaque jour, j'en vois qui viennent voir comment je me débrouille, et j'en soupçonne même de parier sur le délai que je vais mettre à finir les travaux... En fait, peut-être qu'ils parient juste sur la finalité des travaux, pensant que je vais abandonner. Je dois avouer qu'abandonner les travaux ne m'a même pas traversé l'esprit. Le premier jour était certes éprouvant, mais je dois admettre que le travail manuel me plaît beaucoup. D'abord, ça me change de mes livres, ensuite, j'apprends beaucoup de la pratique, des choses qui ne se disent pas dans les livres, comme la position des mains quand on ponce, ou celle des doigts quand on cloue.

J'ai également la satisfaction de voir chaque jour le chantier avancer un peu plus, et c'est gratifiant. Avant, je me croyais en dehors des principaux stéréotypes psychologiques d'adolescent, qui n'ont pas confiance en eux, qui doutent, dont l'esprit se forme. Mais il s'avère qu'en journée, j'ai moins le temps de penser, et l'effort me forge le caractère (pour reprendre des mots de Chijô), et donne même l'impression d'avoir une meilleure estime de soi même. J'en arrive à aspirer à un tel travail, et à me redemander si la voix du shinobi est bien la plus adaptée pour moi. Quand j'y pense, beaucoup de Hyuugas ne le sont pas, et se chargent de postes administratifs au sein du village. Moi j'aurais pu me contenter d'un travail que les miens qualifieraient de « seconde zone ». Un avec qui j'aurais aimé discuté de ça, c'est Akogare Hyuuga. Il s'est écarté du clan, aussi il y a des chances pour qu'il ait des idées moins drastiques sur la place des gens en société, et, pourquoi pas, adhérer à mon point de vue.

***

C'est maintenant le dix-septième jour. Après la charpente même du bâtiment, j'ai rénové les fondations, et ai même apporter quelques petites touches personnelles, telle l'élargissement de la cave, la mise en place d'une source chaude adjointe à la cave, et une entrée customisée à mi-niveau entre la cave et celui de la salle d'entraînement, juste en dessous d'une élévation, qui pourra être la place du maître, à savoir Higaï-sama. De cette façon, il pourrait voir, non seulement les entraînement à l'intérieur, mais - en ouvrant un panneau - à l'extérieur, sans se déplacer. De plus, ceux qui entrent n'ont pas tout de suite accès au maître, mais voient d'abord les élèves. C'est ce qui m'a rallongé les travaux, mais j'avais commencé à prendre de l'avance.

Quand Damato est passé, alors que je commençai mes modifications, il m'a demandé qui s'était permis de modifier ses plans. Quand je lui ai dit que c'était moi, il a été étonné, et m'a demandé qui m'avait aidé. J'avais passé une journée entière dans la section architecture, construction et les cadastres (pour les sources naturelles, ce qui m'a donné l'idée des bains.) de la bibliothèque du village, à établir un protocole en utilisant le moins de matériau possibles. Damato a acquiescé, et a paru halluciner en voyant le protocole. Je ne sais toujours pas pourquoi.
Quoi qu'il en soit, les travaux sont aujourd'hui terminé, et tous les outils que Higaï-sama a mis à ma disposition ont été rangé dans la cave. J'ai également nettoyé tout ce qui traînait : chutes de bois, copeaux, sciures, et ai passé la dernière journée en tant que paysagiste, en replantant le gazon, et irriguant un bassin muni d'une petite fontaine. Il faut maintenant attendre que l'herbe pousse pour avoir une idée finie de l'ensemble.

Allons maintenant nous reposer, beaucoup de travail a été accompli. Damato et Chijô sont à la porte de l'enceine tu dojo...

[Chijô] – On peu pas dire que tu fasse les choses à moitié, cette fois.

[Damato] s'allumant une cigarette – C'est Shinjin qui a tout fait, je n'ai que fournit les plans...

[Chijô] – Je n'en attendais pas moins de lui... Il est neuf, ton dojo, maintenant.

Ils font un rapide tour des lieux, et je suis assez heureux de leur faire visiter. À chaque fois qu'on entre dans une pièce qui est le fruit de mes plan, Damato glisse un « Ah, ça, c'est pas de moi! ». Finalement, Chijô me dit que si je cherche du travail, un jour, autre que celui de chuunin, il y aurait une place d'honneur dans son entreprise, et qu'ils ont besoin de gens aussi consciencieux et motivés, ce qui fait plaisir à entendre.
Ces travaux m'ont quand même bouffé vingt jours (et m'en auraient pris plus sans certains de mes capacités Ninja – le byakugan, notamment, m'a servi à situer précisément la source souterraine), j'ai donc pas mal de choses à rattraper.

Spoiler:
 

Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Jeu 26 Mai - 14:56

La voie d'Higaï
Chapitre 3 : la chaîne du tueur

Nous n'étions pas au dojo. Higaï-senpaï m'avait emmené plus loi, en dehors du domaine, dans un endroit qui paraissait abandonné, mais qui s'avérait ne pas l'être. Après les quartier pauvre de Konoha, juste avant la falaise où étaient imprimés les visages des Kage, une série de hangars et d'entrepôts étaient en attente d'une quelconque activité. Haga y verrait un magnifique endroit pour des fêtes clandestines et nocturnes. Un de ces entrepôts étaient à Higaï-senpaï, vue qu'il en avait les clés. À l'intérieur, on trouvait un magnifique terrain d'entraînement urbain, avec des maisons qui n'avaient rien d'être du toc, des impacts, de ci de là. Par un escalier sombre et métallique, nous avions accès au premier étage, à une dizaine de mètre au dessus du sol. La pièce était sombre, et contenait une table en métal, un projecteur avec un écran, une lampe qui éclairait faiblement la table, et une chaise. Un miroir occupait le mur face à la porte. C'était la salle de simulation.

Cela faisait maintenant une demi-heure que les images défilaient : des photos d'un homme, avec un dossier complet sur ses contactes, ses habitudes, son travail. C'était une cible, difficile à appréhender. En fait, des informations, il n'y en avait pas tant que ça : on sait qu'il s'est rendu coupable d'un certain nombre de meurtres. C'est un chasseur de têtes, et cela ne dérangeait pas, jusqu'à ce qu'il se fasse engager par un nuke-nin, puis deux, et ainsi de suite pour tuer les ninjas à leur recherche. Plus j'avance dans le dossier, plus je me dis que ce ne doit pas être de vraies informations : je ne suis pas censé avoir accès à ce genre de choses.
Pour en revenir à l'homme, il se cache, en permanence. Et, étant donné qu'il a travaillé pour la le tiers de la ville où il se cache, les deux autres tiers ne voulant pas se le mettre à dos, le débusquer est quasi-impossible, Byakugan ou non. Ses techniques son assez basiques : il verse dans le sang, avec un hachoir de deux mètres. Autant dire qu'avec une telle arme, il ne fait pas dans la dentelle. Ses cibles, et en générales tout ce qui se trouvent autour, sans différence d'âge ou de puissance, ont de très faibles chances de survie. Une seule faiblesse : un malfrat du coin, qui gère la ville et tout ce qui s'y passe. C'est par lui, ou ses hommes, que notre cible obtient ses contrats et son argent, c'est lui qu'il protège. Le riche malfrat : Hotoru Danzô, tout droit sorti d'un dojo. Peu de combat à son actif, mais le nombre est certainement mal apprécié, dit une note dans le dossier, car ses adversaires ne sont plus là pour en parler. On dit juste que les hommes qui ont essayé de le tuer ont mystérieusement disparu.

[Higaï] – Voilà la première traque à laquelle tu peux te retrouver confronter. Et je vais t'apprendre comment faire, au début de ta carrière : sans contact, sans aide, et sans combat.
La première chose qui apparaît dans ce dossier, et que te dois de relever, c'est que la cible est inatteignable sans esclandre, à savoir détruire la totalité de la ville. Personne ne sait ou elle est, comment elle vit, aucun renseignement sur ses habitudes. Il est paranoïaque, et ce sont sans doute les plus durs à trouver. Ce genre de personne a peur de notre monde, et fera tout pour lui échapper. Autant dire que le ramener vivant est utopique. Il faut le tuer. D'où le dossier, pour rassembler ses informations, il faut quelques mois, incognito. Attention, si ta couverture est grillée, ou que tu es repéré, c'est fini pour toi, il fuira, et il faudra revenir quelques années plus tard, quand il aura remonté une affaire.


[Jin] – Comment puis-je savoir si je suis repéré ou non?

[Higaï] – C'est simple, si tu as un doute, le plus infime qui soit, c'est qu'il n'y a pas de doute. Tu peux rentrer au village, la mission a échoué. Dans cette situation, avec tes moyens, il n'y a qu'une seule chose que tu peux faire : la chaîne du tueur.
Vois-tu, une des rares choses qui guide encore les homme de cette trempe, c'est l'instinct de survie. La cible est trop consciencieuse, inatteignable, ne la recherche pas, ne la traque pas, ne la tue pas, mais débrouille toi pour que quelqu'un le fasse à ta place. C'était ma première traque, d'où l'accès aux informations. J'ai trouvé un endroit où Danzô avait l'habitude d'aller, en prenant bien soin qu'il n'y serait pas, et ai tout massacré : femmes, et hommes, sans aucun témoin, de la même façon que notre cible. Quatre jours plus tard, je pouvais ramener une preuve que la cible avait bien été éliminée.


Le dossier mentionne en effet que l'épée, ou ce à quoi son arme s'apparentait avait été ramené par un oï-nin. Le récit tien debout. Ces gens ont rarement de l'honneur, ou une conscience, en mélangeant un raisonnement avec une soif de sang, dans un monde qui n'obéit qu'à la loi de la jungle, c'est exactement comme cela que ça marche. J'en sais maintenant un peu plus sur Higaï qu'avant : oï-nin, ou pour le moins un temps, il a réussi son premier contrat avec cet enseignement de la chaîne du tueur. Quand on y pense, c'est un peu comme bousculer la chaîne alimentaire. Il éteint le projecteur, les lumières se rallumes. Le leçon d'aujourd'hui est finie. Au moment où il compte passer la porte, la pipe dans la main gauche, je lui pose tout de même une question.

[Jin'] – Combien en avez vous tué, pour en avoir un seul?

[Higaï] – La question, Shinjin, c'est combien seraient morts s'il était encore en vie...

Il éteint la lumière et disparaît, me laissant seul avec mon reflet dans la pièce obscure.

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Sam 28 Mai - 15:40

    Jin ( Niveau 13 )
    : +20% Bonus Inclus
    : +43 XP

    : C'est une petite session sympa, où on a même le droit à un épisode de D&Co ^^' je relèverai juste quelque chose d'important, le souci de cohérence. Higaï est présenté comme un ancien membre des forces spéciales, mais il arrive encore à recevoir le dossier d'un criminel ? De plus, tout bon Oï-nin ou Anbu qu'il ait été - je cite les deux car le souci de confidentialité est propre aux deux branches - il balance des informations secrètes à un chuunin qui n'a aucun pied dans ces deux branches ? C'est impossible. Les dossiers qui arrivent sur les bureaux de l'Anbu ou des Oï-nin restent en leur possession et ils ne sont bien évidemment pas autorisé à en discuter en dehors, pas même entre eux parfois.

    Si tu veux traquer ce fameux bonhomme, il te faudra soumettre une fiche de criminel au staff ( via la module Question/Demande ) identique à celle qu'on trouve dans la section Secrets de ton village. Et cela va de soi, attendre d'être Anbu ou Oi-nin avant de te mettre en chasse d'un contrat.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Mar 7 Juin - 20:54

La voie d'Higaï
Chapitre 4 : les voix du taïjutsu sont impénetrables

Je vole. Maintenant je touche le sol. Je rebondis, et je me rétame ne nouveau sur le sol, sans pour autant réussir à arrêter mon inertie. Pour ça, il faut quelques secondes, à plat ventre, écorché, avec le goût du sang dans la bouche. Les coups ont plu, et pour encore quelques précieuses secondes, la douleur n'est pas encore présente. Je m'appuie sur les mains, mais les seconde divine sont passées, et la douleur vient de partout, de trop d'endroits différents pour que j'identifie toutes mes blessure. Une est prédominante : le ventre, surement le foie.

[Higaï] – Ne reste pas à terre.

Une détonation. Un laps de temps s'écoule avant de comprendre : la détonation vient de l'impact au sol, dont mon corps est l'épicentre. La douleur dans le dos est insoutenable, comme si un éléphant venait de me sauter dessus. Ce n'est pas un éléphant, c'est juste Higaï qui vient de m'asséner un autre coup dans le dos, causant une onde de choque encore visible sur la terre battue. Je me relève en titubant.

[Higaï] – Équilibre.

Le fauchage est assez aisé, mais il ne s'arrête pas là, et avant que quoi que ce soit aie touché le sol, je vole... de nouveau, mais en direction d'un mur que je traverse avant de rebondir. Miracle : in extremis, mes mains, bras tendus, se posent sur le sol, ma jambes suivent. Je fais face, juste à temps pour esquiver son coup de pied (sans doute le même qui m'a broyé - ou explosé - le dos). Alors que je fais mon possible pour rester hors de portée, ce qui signifie, avec Higaï-senpaï, esquiver les coups les plus destructeurs et encaisser les autres, j'intègre une information précieuse qu'il faudra éviter à l'avenir : pas de ninjutsu quand Higaï-senpaï demande du taïjutsu. Le combat avait commencé plutôt bien, il m'apprenait les enchaînements, et ça se répétait, puis il a voulu voir comment je combattai et m'a demandé de me montrer sur lui. Devant son taux d'esquive de cent pour cent, j'en suis vite arriver au ninjutsu, la technique de clonage plus exactement. La suite, c'est toujours cent pour cent d'esquive pour Higaï-senpaï et mon ADN parsemé un peu partout. La parade n'est plus envisageable, puisque en plus de prendre le coup de mon adversaire, je me prends le mien. Donc, je subis.

Dans une rapidité hallucinante, il arrive à quelques centimètre sur ma droite, de face, et m'envoie son genou dans le ventre. Mon corps se baisse tout seul, offrant mon dos à son coude... un cadeau qui ne se refuse pas. Le coup est violent, mon buste écrasé entre le genou et le coude. Les ténèbres envahissent mon champs de vision, ce qui signifie que je vais bientôt m'évanouir. Sans raisonnement, je permute, et me retrouve derrière lui. Toujours sans réfléchir, je fonce.

[Higaï] – Trop lent.

Les derniers souvenirs viennent par bribe. D'abord, alors que je suis dans mon élan, la main d'Higaï-senpaï arrivant, ouverte et le doigts écartés, à pleine vitesse sur mon visage. Là, il est possible que j'aie fermé les yeux. Ensuite, le sensation de retournement de mon corps, et l'arrière de mon crâne qui s'enfonce dans le sol sous la pression d'une main de titan. Puis, si ce n'est pas le rêve d'un chuunin dans les vapes, Higaï qui allume sa pipe en me regardant, puis qui lisse ses affaires avant le trou noir complet.
Quand mon conscient se réveille, l'après midi est plus avancée : le soleil est en train de se coucher, et Higaï est en train de fumer à côté de moi. Un liquide visqueux colle à mes doigts alors que je me tenais la tête à une sensation inhabituelle . Après m'être redressé, je constate que ledit liquide est mon sang en train de coaguler comme il peut.

[Higaï] – Ce que tu viens de voir là était un art qui n'est plus utilisé : celui de la colère.

Je n'en ai effectivement jamais entendu parlé.

[Higaï] – [color=seagreen]Le clan ne l'utilise plus de moins, et le combat, même. Or je ne vois pas comment on peut combattre quelque chose qu'on ne connaît pas. As-tu déjà été en colère, Shinjin?[/colo]

[Jin'] – Hum... non, pas que je m'en souvienne.

[Higaï] – Tu ne connais donc pas ce qu'est la colère. La montée d'adrénaline qu'elle provoque accélère le rythme cardiaque, augmente la force, et diminue la douleur, tout comme elle empêche de raisonner correctement, avec toutes les conséquences que cela entraîne. Reviens me voir quand tu l'auras expérimenté, et que tu pourras la déclencher et te battre comme en furie, plein de rage. Alors la leçon suivante viendra.

La colère... sur le chemin de la maison, je me demande comment je vais bien ce sentiment, alors qu'on me l'a toujours déconseillé (mais pas interdit). Arrivé dans chez moi, je vais directement prendre une douche. L'eau me brûle aux endroits des plaies, mais la tête ne saigne plus. En sortant, toutes les plaies sont maintenant sans sang, et je les désinfecte, une par une, avant de me rhabiller. Un bandage est quand même nécessaire au niveau de mon coude droit, qui est brulé au premier degré sur une trop grande surface, avec encore quelques petits déchets qui ont résisté aux eaux salvatrices. Dans le miroir, on ne verrait presque pas que je sors d'entraînement. Quelqu'un est sur la palier, le Byakugan (j'aime l'appliquer de plus en plus aux situations de tous les jours) m'apprend que c'est Kanzaki et Fen qui viennent manger. Après les salutations d'usage, je remarque que Fen ne porte plus de bandeau sur les yeux, mes des lunettes de soleil qui laissent voir ses yeux vides. La conversation est entamée tandis que derrière le plan de travail qui sépare la salle à manger de la cuisine, je commence à préparer les makis et le suchis.

[Jin'] – C'est nouveau?

[Fen] – Une idée de Kanzaki... et tu connais son pouvoir de persuasion...

[Kanzaki] – Il a de beaux yeux, alors je veux qu'ils les mettent en valeur.

Elle assermente cela d'un grand sourire. Pour être sûre :

[Jin'] – Vous m'avez déjà vu en colère?

[Fen] – Pas mal.

Je ris en posant un petit plateau en bois avec plusieurs préparations dessus. Je m'amuse beaucoup à tout le temps faire allusion à sa vue, une sorte de jeu entre nous.

[Fen] – Sinon, non, jamais je ne t'ai senti en colère.

[Kanzaki] – venant de piquer un maki à Fenmmmh! Jin', tu cuisines merveilleusement bien.

[Jin'] – C'est au pêcheur qu'il faut dire ça, pas à moi.

[Fen] – Pourquoi cette question?

[Jin'] – Higaï-senpaï veut que je découvre ça. Donc si vous avez une idée.

Le silence se fait, à la fois pour réfléchir à ma question, mais également car les bouches sont pleines. Ça semble difficile à provoquer, cette colère.

[Kanzaki] – Tu as de l'argent de poche?

[Jin'] – Oui. Pourquoi?

[Kanzaki] – Ce soir, on va te faire boire!

[Fen] – Shinjin Hyuuga, chuunin de Konoha, bourré. Ça peut être intéressant, en effet.

[Kanzaki] – Par contre, on ne te garantie rien...

[Fen] – Et on décline toutes responsabilités en cas d'accident.

[Jin'] – Et où comptez-vous m'emmener?

[Kanzaki] – Tu m'as dit connaître le Maître Browly?

[Fen] – Il connaît le Maître Browly?

[Jin'] – Ouais.

[Kanzaki] – Et c'est là qu'on t'emmène.

[Jin'] – Je ne sais pas si c'est le meilleur endroit pour aller boire...

[Fen] – Mais si. Et ça te fera sans doute oublier ton flamand.

C'est un coup bas.

[Kanzaki] – Son Flamant?

[Fen] – Je t'expliquerai.
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