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 Secrets

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MessageSujet: Secrets   Dim 28 Mar - 20:10

Shinizu se leva avec un regard amer. Quelques nuages grisâtres assombrissaient le ciel et lui donnait une petite touche triste qu’elle n’aimait pas. D’un lent mouvement de la main, elle poussa les rideaux, redoutant le tableau du village qu’elle aurait sous les yeux. Une image sombre et grotesque d’une ombre qui envahissait les ruelles s’étendait presque jusque sous sa fenêtre. Elle pouvait tout de même sentir les rayons du soleil frapper sa peau blanche, mais quelques mètres plus loin, le nuage cachait tout. Une lumière blanche s’étendait sur Konoha, une lumière qu’elle redoutait.

Elle avait l’impression d’être malade et elle détestait cette sensation plus que toutes les autres.

D’une main absente, toujours concentrée sur le paysage sordide qu’elle découvrait, elle caressa la peau blessée de ses bras. Ses entailles avaient cicatrisées rapidement mais les marques de brûlure n’avaient pas terminé de disparaitre. Baissant les yeux, elle se sentit impuissante face à la nature et dans un soupir déçu, Shinizu se dirigea vers la grande salle de bain. Elle retira un à un ses vêtements et les jeta à la volée dans l’appartement. Elle s’arrêta finalement devant le miroir au dessus du robinet et elle s’examina méthodiquement. Elle ne comprenait pas tellement pourquoi elle était toujours seule dans son lit, pourquoi il n’y avait aucun homme pour partager son sommeil et ses rêves puis, haussant les épaules pour elle-même, elle conclut que ce devait être par choix. Elle aurait aimé s’en ficher, mais quelque part, au fond, elle redoutait de finir sa vie seule. Irrémédiablement seule. Ses mains se posèrent sur les deux petits robinets de métal gris et les ouvrit. Une eau limpide s’écoula dans la grande baignoire qui laissa échapper rapidement un épais nuage de vapeur. Son pied se posa doucement sur la surface et s’amusa à jouer avec la fumée entre ses doigts de pied. Elle mordilla sa lèvre inférieure et plongea lentement ses orteils dans l’eau bouillante. Sa peau s’hérissa et elle mordit plus intensément sa lèvre, souriant de plaisir. Tout son corps s’enfonça avec la même lenteur dans la grande baignoire, puis ses bras se posèrent sur ses rebords. Shinizu laissa tomber sa tête en arrière et joua avec ses cheveux bruns qui flottaient à la surface. Quelques bulles éclatèrent autour d’elle tandis qu’une épaisse mousse arrivait jusqu’à elle. Ses se portèrent sur le paquet de cigarette presque plein qui gisait à côté d’elle et sur le cendrier qui contenait un unique mégot, éteint depuis des semaines. Etrangement, elle pensa à Iki. Son sourire s’effaça et elle s’empara d’une cigarette et l’alluma sans hésiter. La fumée se mêla aux évaporations des parfums et des savons. Shinizu ferma tranquillement ses yeux et tapota sur le filtre du petit tube de blanc qui renfermait le tabac et la posa sur ses lèvres.

Les portes de la mairie s’ouvrirent. Quelques regards se tournèrent vers elle puis s’en détournèrent aussitôt, avec quelques sourires plaisants, parfois dramatiquement charmeurs. Shinizu traversa le grand hall sans y prendre attention et attaqua d’un pas décidé les escaliers qui menaient aux archives et qu’elle avala avec la même rapidité. Seichi se retourna lorsqu’il entendit les portes des archives coulisser derrière lui et il posa bien logiquement ses yeux sur le regard confiant de la jeune femme. Il sourit à peine et se dirigea vers le petit bureau au fond de la pièce.

[Seichi] – Bonjour Shinizu. Comment vas-tu ?

Elle répondit du tac au tac.

[Shinizu] – Comme quand j’ai une idée en tête.

[Seichi] – Ah, encore une.

Shinizu prit un air bougon et fit tomber ses épaules, toujours étonné de la joie de vivre du jeune homme.

[Shinizu] – Il y a quelque chose que tu aimes dans la vie, Seichi ? Parce qu’honnêtement, je ne sais pas comment tu fais pour te lever le matin avec cette dose de … grand dieu, comment appelle-t-on ça … de motivation, tu vois ? Tu dois avoir une vie passionnante mon vieux.

[Seichi] – Tu es blessante ce matin.

Shinizu haussa les sourcils, presque surprise et lui sourit.

[Shinizu] – C’est vrai ? Je suis désolé, je ne voulais pas. Bref, tu peux m’aider ou non ?

[Seichi] – Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?

[Shinizu] – Ah, tu vois, c’est beaucoup mieux comme ça.

Elle rit un peu puis contourna le bureau pour s’assoir dans le siège de Seichi. Elle posa ses mains sur la table et s’enfonça finalement dans le fond du fauteuil.

[Shinizu] – Konoha garde quelque part des dossiers sur ses shinobis.

Seichi prit un air surpris et hocha docilement de la tête. Il aurait bien nié, mais Shinizu n’était pas tout à fait la dernière venue et elle n’était pas la première – et ne serait pas la dernière – à venir fouiller dans la vie de ses coéquipiers.

[Sheichi] – Je ne pensais pas que tu ferais ça un jour … Tu as toujours trop … très confiance en tes proches. Il hésita un instant. Oui, ces dossiers existent, mais tu comprends qu’ils ne sont pas facilement consultables. Ce serait dommage que les gens apprennent des choses sur eux ou sur d’autres gens, des choses … Enfin, tu as compris hein. Il bafouilla puis reprit. C’est qui ?

[Shinizu] – Un Juunin. Il s’appelle Iki Namikaze.

Seichi afficha de grands yeux ronds. Quelque chose dans son attitude avait subitement changé. Shinizu n’y avait d’abord pas prêté attention, mais il lui semblait bien que c’était au moment où elle prononcé le nom d’Iki que l’homme avait titubé et s’était renfermé sur lui-même. Elle exagérait un peu, parce qu’elle femme à exagérer, mais elle n’avait pas réellement de doutes là-dessus. Les détails, bien que n’y accordant guère une grande importance, elle savait les déceler facilement. C’était une des raisons qui faisait d’elle une excellente shinobi et une shinobi encore en vie. Une raison parmi tant d’autres, finalement. Mais elle ne comptait pas moins pour autant. Elle préféra ne pas relever le malaise de Seichi et continua de jouer son petit numéro de femme enjouée. Ses pieds se soulevèrent et se posèrent sur la table avec une pointe d’arrogance.

[Seichi] – Tu l’as rencon …

[Shinizu] – Tu le connais, demanda-t-elle, lui coupant immédiatement la parole.

Seichi sentait la tension monter un peu plus encore, même si Shinizu arborait toujours ce même sourire amusé. Persuadé que la jeune femme jouait plus avec elle qu’elle ne se doutait de quelque chose, il bloqua sa respiration puis inspira jusqu’à ce que ses poumons soient remplis d’air.

[Seichi] – J’en ai entendu parler … un peu.

Shinizu reposa ses jambes sur le sol. D’un rapide coup de rein elle se redressa dans son fauteuil, se rapprocha du bureau et posa sa tête sur ses deux mains. Avec un air sérieux mais trop appuyé pour être sérieux, elle continua.

[Shinizu] – Je l’ai rencontré la semaine dernière. Une chouette type. Un peu froid, un peu sombre et puis il fume beaucoup trop à mon gout. Oui, il fume beaucoup trop. Il a l’air un peu bizarre. C’est tout à fait le genre de mecs qui croient que personne ne pourrait régler leurs problèmes parce qu’ils sont trop … trop je ne sais trop quoi. Bref, des cons.

Seichi haussa les épaules et reprit une attitude plus détendue.

[Seichi] – La plupart du temps c’est plutôt vrai …

[Shinizu] – Tu as des soucis dans la vie Seichi ? Des secrets ?

[Seichi] – Oui … comme tout le monde j’imagine.

Shinizu se leva et sourit.

[Shinizu] – Je lirais ton dossier un de ces jours alors. Mais pas maintenant, j’ai mieux à faire. Qu’est-ce que j’adore être quelqu’un de puissant, c’est dingue, je peux faire à peu près ce que je veux. Je claque des doigts et hop, le dossier est dans ma main.

Shinizu claqua subitement des doigts et tend son autre main. Là, elle lèva les yeux vers le plafond, joua des doigts de sa main tendue et, fronçant les sourcils, et, soudainement, tourna ses yeux vers elle. Elle se détendit, soupirant puis, affichant un sourire un peu plus ironique, elle reprit.

[Shinizu] – J’ai dis … je claque des doigts et … hop, le dossier est dans ma main !

A nouveau, elle constata sa main vide.

[Shinizu] - Claque des doigts … Hop … Dossier !

Seichi reçut un regard noir qui changea rapidement vers quelque chose de plus naturel lorsque Shinizu remarque qu’il restait impassible à son petit jeu.

[Shinizu] – C’est quoi ton problème ?

[Seichi] – Ce dossier est confidentiel.

Elle haussa les épaules.

[Shinizu] – J’ai l’air de quoi ? D’un vendeur de chichi, répondit-elle, faussement vexée. Puis, elle haussa la voix. Bien sûr qu’il est confidentiel, c’est un Juunin ! S’il ne l’était pas, on lancerait des copies de sa biographie dans tout le village ! Je me suis pas fait chier pendant dix ans à devenir quelqu’un d’assez exceptionnel dans tout Konoha – voire dans le monde – pour ne pas pouvoir consulter un vulgaire dossier sur un péquenaud de mon âge. J’en ai besoin, parce que je ne fais pas n’importe quoi avec des gens que je ne connais pas.

Seichi afficha un visage sombre et sévère que Shinizu ne lui connaissait pas. D’ailleurs, elle ne le connaissait pas vraiment, juste assez pour savoir qu’il avait été nommé elle ne savait trop comment à une place plutôt importante dans la hiérarchie de l’administration du village et que c’était un larbin peu téméraire, un petit chien qui acceptait les ordres la queue entre les jambes.

[Seichi] – Il y a plein d’autres hommes que tu pourrais mettre dans ton lit, Shinizu.

Elle afficha des yeux ronds.

Shinizu se tourna lentement vers son homologue et plissa ses paupières. Une chape d’ombre assombrit son visage et, avec la même lenteur, elle s’avança vers Seichi, jusqu’à ce que leurs deux visages soient collés. Ou jusqu’à ce qu’il colle le sien contre son décolleté.

[Shinizu] – Je n’aime pas, mais alors vraiment pas, quand on me prend pour une conne. Je n’ai pas à te donner mes raisons, j’ai mes accès, je peux consulter ce dossier, alors tu vas gentiment me le donner avant que je ne fasse quelque chose que je regrette. En fait, je ne sais pas trop encore si je vais le regretter plus que toi, mais s’il te plait, ne parie pas. Elle leva sa main et posa le bout de son index tendu sur son torse. Tu vas aller chercher ce dossier, et tu vas arrêter de me faire perdre mon temps, d’accord ?

Seichi baissa les yeux vers le doigt pointé sur lui. Il releva doucement la tête vers celle de Shinizu et soupira. Il ne semblait pas réellement aimer cette situation mais il savait que dans le cas extrême où Shinizu se servirait elle-même, il ne pourrait rien faire pour l’en empêcher. Du peu qu’il la connaissait, il savait qu’elle était une femme juste et fidèle, qui accordait sa confiance aux gens qui le méritaient et seulement à ceux-là. Il savait aussi que, pour une cause qui lui semblait juste, elle userait de la force. Et là, il ne pourrait plus faire grand-chose. Parce qu’à défaut d’être un piète homme politique, Seichi était surtout un très mauvais shinobi.

Il soupira une autre fois et s’en alla vers une petite porte de bois. Il passa une clé dans la serrure et en défit la fermeture. Seichi ressortit quelques secondes plus tard avec une épaisse chemise cartonnée propre et en bon état. Il la lui tendit sans sourciller et Shinizu s’en empara, l’air bougon.

[Seichi] – Je vais devoir l’indiquer à mes supérieurs. C’est la procédure, ajouta-t-il un peu inutilement.

Sans se retourner, Shinizu haussa les épaules et activa le pas.
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MessageSujet: Re: Secrets   Lun 29 Mar - 20:41

Trois épais paquets de feuilles étaient facilement discernables les uns des autres. Les feuilles de papiers étaient reliées les unes aux autres par un épais cordon de cuir qu’on avait passé dans de petits trous faits dans la marge. Même le premier document qui apparaissait comme le plus ancien, était très proprement rédigé et parfaitement lisible, bien que la blancheur du papier soit ternie et l’encre noire effritée, parfois ténue. Shinizu posa les deux premiers dossiers à côté d’elle, et les poussa afin qu’aucune goutte ne puisse les effleurer, et conserva entre ses doigts le premier.


***


# Rapports tenus par la Rokushishi Ryu, en la personne de Hiroshin Kessuke, de Kawazi Oto et d’un médecin de Konoha. Ces rapports ont été envoyés aux autorités du village caché de Konohagakure et adressés au Haut Conseil.

# Toutes les notes indiquant l’âge et l’état physique comme mental concernent Iki Namikaze. Les rapports contenus dans ce dossier ont été triés afin de ne pas s’éloigner du sujet.

# Les rapports sont classés chronologiquement.


Auteur : Kawazi Oto
Sujet : Arrivée d’un enfant à Shimenu

Nom : Inconnu
Prénom : Inconnu
Age : Inconnu ; âge supposé : quatre ou cinq ans
Etat physique : Enfant de taille moyenne. Cheveux rouges, aux mèches rouille, pourpres et brunes. Pupilles de même teinte. Peau légèrement bronzée, plutôt claire. Taille définie comme moyenne pour un enfant âgé de quatre ou cinq années, mais il est impossible de savoir la réalité de la chose tant que l’âge restera inconnu. Condition physique bonne, musculature présente. Poids faible. Habillé d’un simple vêtement brun abimé par de multiples déchirures et entailles. Etat très sal, présence de contusions aux bras et aux jambes, multiples hématomes au torse et dans le dos, griffures sur la base des poignets, sur les chevilles. Plantes des pieds meurtries, visage tailladé par de nombreuses entailles. Main droite brisée, poignet gauche foulé.
Etat mental : Difficilement descriptible. Fatigué, à la limite de l’inconscience. Visage sombre et renfermé.

Description des faits : Il est huit heures du matin à Shimenu. Un homme vient annoncer qu’un enfant à été trouvé presqu’inconscient aux portes du village. L’état décrit par l’homme est sinon dramatique, définitivement mauvais. Je me rends sur place avec quelques Lions. L’enfant n’a pas bougé, je le vois toujours debout, agar, le regard perdu quelque part dans l’infini du ciel. Il a les sourcils froncés et semble en colère mais il ne dit rien. Les hommes sur place semblent affirmer qu’il n’a rien dit depuis qu’il a été découvert ici. Je tente d’entamer la conversation avec l’enfant mais il reste étrangement muet et fixe toujours un point invisible dans le ciel. Quelques minutes plus tard, il s’effondre finalement.
Note : L’enfant tenait à la main un petit couteau sans garde de couleur blanche. La matière est particulièrement étrange, cela ne ressemble à rien que je ne connaisse. Il est en une seule pièce, stable et légère. Le tranchant est aiguisé. Quelques petites entailles le parsèment mais elles sont quasiment invisibles à l’œil nu.


Auteur : Kawazi Oto
Sujet : /

Nom : Inconnu
Prénom : Inconnu
Age : quatre ou cinq ans.
Etat physique : Puissante fièvre, température corporelle élevée. Transpiration intense. Coma.
Etat mental : Activité de l’inconscient intense.

Description des faits : Nous avons installé l’enfant dans une petite chambre à l’intérieur du village. Il ne s’est pas réveillé depuis et sa température corporelle a subitement dangereusement augmentée (41°C). Il sursaute régulièrement dans son sommeil et prononce quelques mots incompréhensibles, mais ne se réveille pas. Ses paupières bougent, se contractent et ses décontractent violemment. Le médecin indique qu’il rêve, ou qu’il revoit certains éléments du passé, mais il est impossible d’en savoir plus, ni de savoir quand il se réveillera.
Note : Une missive a été envoyée au village de Konoha demandant un médecin qualifié.


Auteur : Hiroshin Kessuke
Sujet : Requête d’un avis médical à Konoha

Etat physique : Hématomes et blessures superficielles guéries. Fièvre, température stable (40°C). Coma.
Etat mental : /

Description des faits : Suite au rapport tenu par le médecin de Shimenu, il a été décidé que l’état physique de l’enfant était trop critique pour qu’il soit déplacé. Je prends la décision de garder l’enfant au village, attendant l’arrivée d’un médecin de Konoha afin d’établir un diagnostique plus poussé.
Note : Les affaires personnelles de l’enfant, se résumant à un vulgaire vêtement et au couteau, ont été enregistrées et sont conservées dans l’Ecole.


Auteur : Médecin de Konoha
Sujet : Diagnostique de l’enfant

Etat physique : Fièvre, coma.
Etat mental : /

Description des faits : Suite à la demande faite par Hiroshin Kessuke, le Haut Conseil m’a envoyé à Shimenu. Les rapports de Kawazi Oto indiquent que l’enfant est plongé dans un coma depuis six jours maintenant. Sa température aurait atteint les 41°C, elle est maintenant stabilisée à 40°C. Je n’aime pas tellement cette notion de stabilité, je n’ai jamais vu un enfant résister à une tellement fièvre. Mais il semble que son organisme ne subit pas avec autant de virulence à la très haute température, je m’en contente donc. Les différentes solutions médicamenteuses et physiques (bain de glace) mis en place pour la faire chute sont inutiles, elle reste étrangement fixe. La fièvre indique que le système immunitaire est en fonctionnement, la durée de cette fièvre indique quant à elle qu’elle se bat contre une infection que je ne connais pas et qui semble résister, puisqu’elle n’a pas chuté jusqu’à maintenant. Il m’est impossible de diagnostiquer la cause de cette fièvre donc, mais je peux affirmer sans prendre de trop grands risques que le coma permet à l’enfant d’y survivre. Il y a de fortes chances que sans ce coma, son organisme n’aurait pas résisté. Il me semble que, tant que cette fièvre ne se sera pas dissipée, l’enfant ne sortira pas de son combat. L’activité dans son sommeil note, comme l’avait indiqué le médecin de Shimenu, une très intense activité de son inconscient. Ce sont peut-être des rêves mais je pense qu’il est plus juste de dire que le malade revit des scènes de son passé. Les mots qu’il prononce sont incompréhensibles. Malgré la peur que peut provoquer la vision du corps de l’enfant en activité dans son sommeil (ses yeux bougent derrière ses paupières fermées, probablement avec une très forte vitesse indiquant l’intensité de ses souvenirs, multiples sursauts, cris, mouvement des bras, spasmes) il ne risque à priori rien. Enfin, autre fait étrange, les Lions semblent indiquer que la grande majorité des blessures superficielles de l’enfant se soient résorbés en deux ou trois jours. Son poignet foulé est en voie de guérison, sa main brisée également. La vitesse de régénération est impressionnante pour des fractures osseuses.
Note : Si l’état du malade ne s’améliore pas d’ici les trois prochains jours, je rentrerais à Konoha, ne pouvait rien faire de plus que d’établir un diagnostique plus précis et donner quelques réponses au médecin de Shimenu. L’étude de la croissance de l’enfant, de la taille de ses cheveux, de ses ongles, de sa dentition et de sa croissance osseuse et musculaire me permet d’avancer l’âge de l’enfant à quatre ans. Il est possible qu’il ne soit pas exact, mais tant qu’il ne se sera pas réveillé et qu’il ne leur en aura pas dit plus, ce nombre sera considéré comme officiel.


Auteur : Kawazi Oto
Sujet : Réveil d’Iki Namikaze

Age : Quatre ans
Etat physique : Faiblesse musculaire, cernes, courbatures.
Etat mental : Froid, sombre, renfermé, peu enclin à la conversation.

Description des faits : Après vingt cinq jours de coma, l’enfant s’est enfin réveillé. Je suis aussitôt allé à sa rencontre. Le médecin était en train de vérifier son état et sa condition physique. Il a noté une profonde fatigue qui s’exprime par des cernes et de nombreuses courbatures. Toutes ses anciennes blessures semblent s’être guéries et il ne semble souffrir de rien de particulier. Je décide de sortir avec lui. Il est d’abord choqué par la lumière et par l’air chaud de l’extérieur. Il ne sourit pas beaucoup (en fait, il ne sourit jamais) et ne parle pas. Il semble perdu dans ses pensées et regarde, la tête baissée, ses pieds, ou le sol, je ne sais pas trop. J’essaye de parler avec lui mais il ne répond que par oui ou par non de la tête. La violence de son regard contraste avec son visage d’enfant. Il apporte tout de même quelques réponses à mes questions : il ne souvient pas de son nom ni de son prénom, il n’a aucune idée de sa date de naissance. Plus étrange, il ne sait pas comment il est arrivé ici et ce qu’il a fait avant. Son passé s’est comme dissipé de sa mémoire même si je ne sais pas vraiment s’il ne peut pas, ou s’il ne veut pas en parler. Avec son accord évasif, nous décidons que dorénavant, il prendre le nom d’Iki Namikaze.
Note : Le nom, le prénom et l’âge de l’enfant deviennent, jusqu’à preuve du contraire, officiels.


Auteur : Kawazi Oto
Sujet : Présence de chakra dans l’organisme d’Iki Namikaze

Age : quatre ans
Etat physique : Bon.
Etat mental : Fermé sur lui-même, motivé.

Description des faits : Une semaine après le réveil d’Iki, le médecin m’indique qu’il possède une constitution impressionnante. Après quelques bonnes nuits de sommeil et des repas copieux qu’il avale comme s’il n’avait pas mangé depuis des mois, l’état physique d’Iki est effectivement bien plus attrayant. Je décide de l’entraîner dans quelques exercices physiques basiques afin de le tester. Sa rapidité et son habilité sont intéressantes, sa force l’est d’autant plus. Il montre également une bonne dose de motivation et de concentration étrangement mêlé à la colère qu’il semble retenir en lui et qui le rend très efficace dans ses exercices. Après plusieurs jours d’entraînement, je découvre avec surprise qu’une puissante énergie entoure Iki. Hiroshin me demande de tester l’enfant et après une autre semaine d’entraînement, je confirme les hypothèses que nous avions établies : Iki possède du chakra.
Note : Le chakra d’Iki coule en très grande quantité pour quelqu’un de son âge, néanmoins il parait particulièrement brouillon.


Auteur : Hiroshin Kessuke
Sujet : Demande d’intégration d’Iki Namikaze à la formation shinobi du village de Konohagakure

Description des faits : Kawazi Oto a confirmé ce que nous préméditions : Iki Namikaze possède du chakra. Conformément aux règles que nous avons établies, il sera envoyé au village caché de Konohagakure pour débuter sa formation de shinobi. Si il en fait la demande et qu’il rempli les conditions nécessaires à cela, il pourra intégrer la Rokushishi Ryu durant son adolescence sans grand mal.
Note : Une missive a été préparée et sera envoyée à Konoha afin de leur signifier que l’enfant arrivé à Shimenu il y a un mois, nommé Iki Namikaze et âge de quatre années, possède du chakra et, si les autorités du village l’accordent, pourra commencer son initiation shinobi.


Auteur : Kawazi Oto
Sujet : /

Etat physique : Excellente.
Etat mental : Iki s’ouvre un peu plus, mais seulement à moi. Il a toujours cette lueur terrifiante dans les yeux.

Description des faits : J’ai appris la décision de Hiroshin et décide de m’y opposer. Ieyasu n’est pas d’accord avec mon projet, et demande à ce que Iki soit, comme nous l’avions décidé, envoyé à Konoha. Les règles de l’école nous interdisent d’entraîner un enfant, de plus, trop de questions sont sans réponses, notamment sur son passé, sur les conditions de son arrivée à Shimenu et sur les raisons de la colère qui coule en lui. Tout cela semble effrayer Ieyasu. Je lui réponds que je m’occuperais tout personnellement d’Iki et que je lui apprendrais à contenir cette colère. J’avance le fait qu’il possède une condition physique et mentale tout à fait appropriée à l’art du combat et qu’il ferait un excellent Lion. De plus, je n’aime pas tellement l’idée d’envoyer un enfant, aussi talentueux soit-il, à Konoha, redoutant ce qu’ils pourraient en faire. Hiroshin est sceptique mais il finit par accepter. Il m’indique très clairement qu’au moindre problème concernant mon nouvel élève, il sera renvoyé et intégrera les rangs de Konoha. De plus, il sera mon élève personnel, j’en serais le seul responsable. Il débutera sa véritable formation à l’école lorsqu’il sera en âge de le faire, comme tous les autres. En attendant, Hiroshin le place sous ma responsabilité et sous mon aile.
Note : /


Auteur : Hiroshin Kessuke
Sujet : Meurtre de Nobuo Soke

Nom : Namikaze
Prénom : Iki
Age : Seize ans
Etat physique : Exceptionnel.
Etat mental : Paradoxal. Iki est toujours tiraillé par des pensées sombres et possède toujours cette lueur rageuse dans son regard. Peu amical, émotif, souvent agressif ou vulgaire. Attaché à l’école, à ses progrès, motivé, concentré.

Nom : Hasegawa
Prénom : Kane
Age : Dix sept ans
Etat physique : Exceptionnel.
Etat mental : En chute. Depuis deux semaines, Kane s’est assombri, il s’est renfermé sur lui-même. Il arbore des apparences qu’on ne lui connaissait pas, ou pas aussi prononcée : ambitieux, sournois, jaloux.

Nom : Nagate
Prénom : Rikyu
Age : Quinze ans
Etat physique : Bon.
Etat mental : Mauvais.

Nom : Soke
Prénom : Nobuo
Age : Seize ans
Etat physique : Mort.
Etat mental : /
Condition : En prison

Description des faits : Suite au meurtre de Nobuo Soke, Lion et élève de Ieyasu Saigo, Rikyu Nagate, Lion et élève de Shaeru Katsuki a été accusé, inculpé puis emprisonné. Iki Namikaze, Lion et élève de Kawazi Oto, Kane Hasegawa Lion et élève de Ieyasu Saigo, Kawazi Oto, Lion et professeur de Iki Namikaze, Ieyasu Saigo, Lion et professeur de Nobuo Soke et de Kane Hasegawa et Shaeru Katsuki, Lion et professeur de Rikyu Nagate ont été appelés à témoigner devant la personne de Hiroshin Kessuke, dirigeant de la Rokushishi Ryu. Les faits reprochés à Rikyu Nagate sont : acharnement sauvage sur la personne Nobuo Soke, ayant conduit à la mort, en contradiction avec les règles établies par l’Ecole des Six Lions. Kane Hasegawa a été amené à témoigner en qualité d’ami, Iki Namikaze en tant que rival. Il a été admis que : Rikyu, Nobuo et Kane étaient liés par une amitié récente, eux-mêmes liés à Iki par une rancœur et une rivalité vivace. Il a été mis en évidence qu’un conflit d’idée s’est crée entre la victime et l’accusé et qu’il se serait réglé dans un duel. Les règles du duel mises en place par l’Ecole des Six Lions n’ont pas été respectées, menant au meurtre. Le crime a été commis dans la nuit d’hier, date de ce rapport, dans une ruelle du village de Shimenu, Pays du Feu. Ce rapport est officiel, signé par Hiroshin Kessuke, moi-même.
Note : Une objection a été faite par le Lion Iki Namikaze sur le véritable meurtrier, elle a été écoutée.


Auteur : Kawazi Oto
Sujet : /

Description des faits : Iki semble avoir été particulièrement touché par le meurtre de Nobuo Soke et l’arrestation de Rikyu Nagate. L’objection qu’il a portée aux oreilles d’Hiroshin a bien été écoutée, mais il me dit que cela ne changera rien. Je ne préfère pas m’impliquer dans cette affaire, déjà bien trop grave à mes yeux, mais je l’écoute tout de même. Le meurtre de Nobuo aurait été, selon lui, commis par Kane, afin de s’accaparer le pouvoir des rois lions, jaloux d’Iki. Iki pense que leur violente altercation, quelques jours plus tôt, et qui l’avait amené à développer les yeux cuivré aurait impressionné Kane et qu’il aurait tenté de répéter le même schéma afin de les obtenir à son tour. Iki m’a indiqué qu’il aurait réussi, mais personne ne les a encore vus et Ieyasu ne semble pas être au courant de cela. S’il l’était, il m’en aurait parlé.
Note : Nobuo n’était pas un Lion qu’Iki appréciait. En fait, c’était l’un de ses plus grands rivaux, après Kane. Je ne pense pas qu’il se soit attaché à cette affaire dans cette optique là, mais parce que ce jugement lui parait injuste, et c’est bien la première fois qu’un tel raisonnement lui vient à l’esprit. Malgré les évènements tragiques qui ont secoués Shimenu, je suis satisfait de ce comportement. Comme je l’avais toujours espéré, Iki est plus qu’un Lion violent, c’est aussi un homme juste qui possède une morale solide, même s’il ne l’exprime pas vraiment et que, d’ailleurs, il ne l’admet pas lui-même.


Auteur : Hiroshin Kessuke
Sujet : Départ d’Iki pour Konoha

Description des faits : Suite à la missive reçue la semaine dernière, l’Anbu Yasu Nakagawa est bien arrivée à Shimenu. Malgré mes réticences, Iki est un Lion compétent en âge de quitter l’école pour donner ses services à un village caché. Il m’a semblé que, pour le bien de tous, Konoha était la meilleure option que nous avions. A contrecœur, j’ai autorisé Yasu à repartir avec Iki pour Konoha.
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MessageSujet: Re: Secrets   Mer 31 Mar - 19:15

***


# Dossier contenant les rapports tenus ou récupérés par Okugane Tsukyoko, Juunin de Konoha et membre du Bureau de Keira Azaguri, Haut Conseil. La grande majorité des documents appartiennent au dossier Konoe, et sont donc classés comme confidentiels.

# Les rapports sont organisés par ordre d’apparition dans le dossier Konoe.


Auteur : Haut Conseil de Konoha
Sujet : Rokushishi Ryu

Rapport : Konoha atteste la bonne réception du rapport émis par Kawazi Oto, membre de l’Ecole des Six Lions. Matière : inconnue. Création d’un dossier spécifique au cas #008TA sur l’arrivée d’un enfant de quatre ou cinq ans à Shimenu. Nom et prénom inconnus, âge supposé, provenance, inconnue. Création d’un casier pour les pièces jointes. Ajouté : un vêtement sal et déchiré, tunique unique de couleur brune. Conformément à la demande faite par Hiroshin Kessuke, chef de l’école, un médecin, Hisagi Shuuo, Juunin de Konoha, a été envoyé à Shimenu afin de diagnostiquer le coma et la fièvre de l’enfant.
Le dépositaire officielle de ce dossier est Okugane Tsukyoko.


Auteur : Hisagi Shuuo
Sujet : Rokushishi Ryu

Diagnostic : Le sujet présent de nombreux points d’ombre. Enfant âgé de quatre années environ, mais il est difficile de définir un âge précis à cause des faits décrits ci-dessous. Le sujet à contracté une fièvre aigue atteignant les 41°C, température mortelle pour un individu de son âge et de sa condition. Présence de nombreux hématomes sur le dos et sur le torse, d’entailles profondes sur les bras et sur les jambes, poignet gauche foulé, main droite littéralement brisée. Le sujet est tombé dans le coma quelques minutes après son arrivée à Shimenu, selon les dires de Kawazi Oto et le rapport qu’il a écrit à cet effet. L’enfant est secoué par de nombreux spasmes dans son sommeil et par une activité intense de son inconscient (rêve ou passages de son passé jusqu’à présent inconnus revisités).

Le premier diagnostic établi ci-dessus est on ne peut plus fiable. Ce qui suit l’est beaucoup moins, compte-rendu des effets particulièrement « étranges » qui ont suivi le coma et la fièvre du sujet. « Etrange » ne fait parti du vocabulaire prévu à cet effet, néanmoins, je n’ai pas trouvé de véritables explications rationnelles pour l’occasion.

Rétablissement de la main droite du sujet en trois jours. Le coma a très certainement aidé à ce que ce rétablissement se fasse dans les meilleures conditions, toutefois, à la vue de la très forte activité du système immunitaire présent dans l’organisme de l’enfant et la fracture étant avant tout osseuse, il me semble logique de dire que cela tient de l’exceptionnel. De même, le poignet du sujet s’est rétabli en quelques jours, trois, tout au plus. Les causes du coma et de la fièvre restent également à déterminer. La fièvre indique que le système immunitaire du sujet est en fonctionnement et qu’il lutte contre une infection que je n’ai pas su diagnostiquer. Néanmoins, la très rapide augmentation de sa température corporelle (41°C) aurait du le tuer, mais il n’apparait pour le moment aucune séquelle dans son organisme. Il faudra voir à son réveil si ces conséquences apparaissent mais vu l’avancement des choses, je crains qu’il n’y en ait aucune. Le coma a très certainement été provoqué par cette fièvre subite et sera, avec la même certitude, la seule et unique conséquence de celle-ci. L’organisme du sujet aurait préféré se mettre en veille plutôt que de lutter contre cette trop forte température. Il est très probable que tant que la fièvre ne se dissipera pas, le sujet restera plongé dans son sommeil.
Note : La matière du couteau que Kawazi Oto m’a présenté m’est inconnue.


Auteur : Hisagi Shuuo
Sujet : Diagnostic
Destinataire : Okugane Tsukyoko

Message : Comme vous me l’aviez demandé, je me suis attaché à cette affaire tout personnellement. La batterie de tests effectuée avec les moyens du bord, certes, ont toutes données des résultats négatifs. L’enfant subit une infection qui m’est inconnue, et je connais une grande partie des malades de ce monde. Ca n’a rien de commun. Kawazi semble dire que l’enfant n’a rien dit sur son passé, ni sur son âge, ni sur quoi que se soit d’autres. D’ailleurs, il n’a rien dit du tout. Il se tenait juste droit devant les portes de Shimenu dans un état critique, le scalpel en main. Personne ne sait d’où il vient, ni qui il est. Les hommes que Kawazi a envoyés hier dans les environs sont revenus les mains vides. Bref, on n’a absolument rien.

Ah, si, une dernière chose toutefois. J’ai bien examiné le couteau avant de vous l’envoyer. C’est une sorte de scalpel sans garde, en un seul tenant. La lame est vraiment saillante et aiguisée. On dirait qu’elle est parfaite à première vue, mais il y a bien des entailles sur le tranchant. C’est tout à fait infime, mais après quelques tests, elle possède une résistance vraiment impressionnante. Elle est stable en main, vraiment légère, presque agréable au touché. Ce n’est pas du métal, et je ne vois aucune autre matière qui puisse être aussi puissante tout en restant si peu lourde. Et cette couleur blanche est tout à fait exceptionnelle. Si vous voulez mon avis (si vous ne le voulez pas, je vous le donne quand même, vous en ferez ce que bon vous semblera), ce couteau est fait en os. En os humain je parle. Bien sûr, tout cela reste entre vous et moi. Bien sûr. Je rentre dans quelques jours, le temps de voir si les choses évoluent, mais j’en doute.

Cordialement, Hisagi Shuuo.


Auteur : Okugane Tsukyoko
Sujet : Création du Dossier Konoe

Rapport : Suite aux rapports officieux et officiels tenus par Hisagi Shuuo, moi, Okugane Tsukyoko décide de l’ouverture d’un dossier confidentiel concernant l’enfant arrivé à Shimenu, il y a deux semaines de cela. Nom de Code : Konoe. Il aura pour but de faire de plus amples études sur le sujet, même si la distance nous empêchera d’avoir les mains complètement déliés. En attendant la suite des évènements, le Dossier Konoe restera simplement composé des rapports tenus par l’Ecole des Six Lions, par les rapports médicaux et par le scalpel d’os, comme pièce jointe. La condition physique du sujet et la matière supposée de la pièce-jointe semblent être des éléments assez explicites pour justifier l’ouverture de ce dossier. Avec l’autorisation de Keira Azaguri et du Haut Conseil, je serais le seul responsable de ce dossier.


Auteur : Section de Recherche de l’Hôpital de Konoha
Sujet : Pièce-jointe du Dossier Konoe

Taille : 19 cm
Poids : 127 grammes
Couleur : Lait
Résistance : 1.5 KN
Taux de Perforation : 0.988889
Composition atomique : Phosphate Tribasique de Calcium (76%), Carbonate de Calcium (9%), Fluor de Calcium (6%), Osséine (5%), Phosphate de Magnésium (4%).

Rapport : Le rapport poids/taille et poids/résistance est incohérent. Il ne correspond à aucune arme commune connue. La résistance est bien plus haute que la grande majorité de toutes les autres armes communes connues. Les très fines entailles présentes sur le tranchant du scalpel pourraient être l’objet de frappes puissantes et de coups violents, malgré leur petite taille. La couleur peut-être reproduite chimiquement mais la composition chimique de l’arme ne met en évidence aucun marqueur colorant. Le taux de perforation est presque au maximum, basé sur une échelle de 0 à 1. Une comparaison a été faite avec une grande partie des métaux connus et utilisés de nos jours, mais elle est négative en tout point. Comme vous nous l’aviez demandé, nous avons finalement du procéder à la recherche de la composition atomique de l’arme : tous les composants de la pièce sont naturels et n’ont pas été crées chimiquement de manière artificielle. Les cinq éléments présents sont ceux qui composent un os humain. Néanmoins, les pourcentages sont légèrement différents. L’os humain est composé par un tiers d’osséine. Les deux autres tiers forment la matière dure de l’os, en grande majorité composée de phosphate tribasique de calcium. Ici, le taux d’osséine aurait été volontairement réduit afin de privilégier la solidité de l’arme, renforcée par le très fort taux de phosphate tribasique de calcium ainsi que de carbonate de calcium. Pour une solidité plus forte encore, il ne faudrait avoir plus que quelques traces d’osséine, toutefois l’arme aurait été plus lourde, moins stable et si sa solidité aurait été impressionnante, sa résistance en aurait sans nulle doute pâtie, l’osséine étant plus molle et absorbant mieux les coups.

Conclusions : Il est théoriquement impossible qu’une telle arme existe. Les rapports arrivent de tous les coins du monde sur des expériences visant à utiliser des os humains pour constituer des armes presque parfaites, mais personne n’y serait jamais parvenu. Nos conclusions se sont plutôt portées vers une création naturelle, grâce à une très petite dose de chakra, quelques traces seulement. L’arme ne contient pas de chakra, toutefois, le créateur en a très probablement utilisé pour la confectionner. De plus, le taux de chacun des éléments composant la chaire de l’os ne correspondant pas parfaitement aux taux d’un os humain normal, ceux-ci ont été modulés afin de faire une arme bien plus puissante et plus résistante. Les archives de l’hôpital de Konoha n’ont jamais fait, jusqu’ici, d’un quelconque cas de ce genre. Cette capacité nous ait inconnue.


Auteur : Kisui Shoge
Rang : Oi-Nin
Sujet : Rapport de traque

Rapport : Suite à la désertion de Shuzukane Seichiro du village de Konoha, la semaine dernière Tsumi Hone et moi-même avons été envoyé dès la découverte de son départ à sa recherche afin d’en terminer une bonne fois pour toute, six heures après sa désertion. Nous avons suivi la piste de Shuzukane dans tous le pays, mais à chaque fois il nous devançait, parfois d’un jour, parfois d’une minute. Il passa la frontière avec le Pays des Rivières quatre jours après sa désertion et nous l’avons poursuivi. Nous pensions que les grandes plaines nous aideraient, mais ce ne fut pas le cas. Nous avons perdu sa trace dans le sud du pays. Tsumi a indiqué qu’il serait intelligent de partir pour Suigara, d’abord parce qu’il y avait de fortes chances pour que Shuzukane s’y trouve, parce qu’il ne pourrait pas évoluer seul, sans aide, et sans plus de provisions et d’armes pendant bien longtemps, ensuite parce que la nouvelle de sa désertion avait sûrement déjà atteint le marché noir et que des informations à ce sujet circuleraient très certainement. C’est ce que nous avons fait, et avec succès. Nous avons retrouvé Shuzukane avec une autre personne dont j’ignore le nom. C’était un homme de grande taille, svelte mais puissant. Il avait de longs cheveux blancs, un visage particulièrement pâle et un regard profond et effrayant. Nous les avons traqués hors de Suigara pendant presque deux jours et finalement on les a rejoints.

Shuzukane et l’autre homme n’ont pas tergiversé et ont automatiquement engagé le combat. Le premier lançait des arcanes de feu, comme nous nous y attendions, le second menait très bien son corps à corps. Ils ont réussi à nous séparer et j’ai du laissé Tsumi seule quelques minutes, le temps de m’occuper de Shuzukane. J’ai réussi à le tuer à la fin de ce laps de temps mais quand je suis revenu, j’ai trouvé Tsumi étendue sur le sol, l’homme juste à côté d’elle. Lorsqu’il a vu que je revenais en plutôt bon état et surtout sans être pressé par son acolyte, il a compris et il s’est enfui. Je n’ai pas essayé de le rattraper, j’ai préféré me jeter sur Tsumi. Elle respirait encore, mais très faiblement et par à coups. Il y a avait de multiples projectiles blancs coincés un peu partout dans sa poitrine et dans toute la scène de combat. J’avais bien aperçu l’homme sortir une grande lame blanche, mais je ne m’étais pas inquiété outre mesure. Je savais que Tsumi était plus à l’aise contre les armes que contre les poings, mais il a tout de même réussi à l’avoir.

Tsumi est décédée sur le chemin du retour vers Suigara où je comptais faire escale afin de lui trouver un médecin plus rapidement.


Auteur : Kisui Shoge et Okugane Tsukyoko
Sujet : Conversation audio transposée sur papier

Grands crépitements. On entend Okugane s’assoir, puis Kisui pose des tasses sur la table. Un liquide coule, le Juunin tousse puis le silence se fait.

- Si cela ne vous dérange pas, je vais enregistrer notre conversation.

Silence.

- C’est si important que ça ?
- Ca l’est, oui. J’ai besoin d’informations concrètes et je ne veux pas en perdre un morceau. Parlez-moi de la traque de Shuzukane Seichiro.
- Tout est dans le rapport que j’ai fait à ce moment-là.
- Je sais, je l’ai lu. Je l’ai lu minutieusement, mais il y a des points vraiment étranges qui demandent toute mon attention et ces points-là ne peuvent être décrits par un vulgaire bout de papier.
- Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d’autre. Notre cible est morte, ma coéquipière a été tué … vous comptez vraiment remuer le couteau dans la plaie ? Ca fait presqu’un an maintenant, je n’ai pas tellement envie de reparler de ça …
- Justement, votre rapport se concentrait principalement sur la mort de votre cible, et c’est logique. Konoha aime voir ses contrats honorer, même si parfois il faut en payer le prix fort. C’est bien ce prix qui m’attire. Je veux que vous me parliez de l’homme qui a mis fin à ces jours.
- Il était grand, très blanc, même ses cheveux l’étaient. Je n’ai pas tellement compris ce qu’il maîtrisait comme art. Ses mouvements étaient puissants et extrêmement rapides à la fois, un art que je ne connais pas, et que Tsumi ne connaissait pas non plus, mais elle s’en sortait.
- Les marques de coups et les blessures présentes sur le corps de Tsumi indiquent une matière assez étrange.
- Il y a beaucoup de choses d’étrange dans cette affaire. Qui était-il ? Que faisait-il là ? Comment Shuzukane le connaissait-il ? De quoi était faite sa lame ? Parce qu’il avait une lame et je suis pratiquement sûr de n’avoir vu aucun fourreau à sa ceinture et il ne portait presque rien sur lui, sinon une longue tunique bleue foncé. Et puis il y a tous ces projectiles blancs également, que j’ai trouvé un peu partout autour d’elle.
- On en a retrouvé incrustés dans ses poumons, dans son cœur, certains avaient transpercé son estomac, brisé des côtés, il y en a même un qui est ressorti. Etrangement, personne n’avait eu l’idée de faire analyser ces échantillons, ni de lancer une étude des blessures de Tsumi, mais je l’ai fait. C’est …
- De l’os, je sais.

Long silence. Le bruit des tasses qui se désolidarisent de leur petite assiette précède celui des gorges qui avalent la liqueur chaude. Une tasse est finalement reposée.

- Vous le saviez ?
- Une équipe a été envoyée à Suigara pour nous récupérer. Arrivés là-bas, ils m’ont laissé avec un des leurs et nous avons ramenés Tsumi à Konoha. Les deux autres sont partis sur le champ à la recherche de l’homme en question, parce que personne n’aime voir un shinobi mourir, pas nous en tout cas. J’ai fais des recherches et en un an, j’ai eu le temps d’avancer.
- Pourquoi n’en avez-vous pas parler ?
- Parce qu’à chaque fois que je faisais un pas, personne ne pouvait m’aider à en faire un second, ou quelqu’un ne voulait pas. Il y a peu de personnes qui ne sont pas choquées par l’idée qu’un homme puisse utiliser ses os pour se battre. Il y en a encore moins qui savent quelque chose, mais cela les rebute tellement qu’ils préfèrent ne pas en parler, comme un vieux secret de polichinelle. J’ai eu un avis de la Section Recherche de Konoha, et j’ai compris que c’était bien de la matière osseuse, mais il n’y a aucune référence à une quelconque technique ou à un clan qui l’utiliserait, donc j’ai éloigné mes recherches du village. Il y a sept mois je suis allé au village caché de Kiri et c’est là-bas, plutôt par hasard, que j’ai découvert les restes d’un clan qui maniait les os. Apparemment, les gens n’aimaient pas tellement en parler mais j’ai trouvé quelques dossiers indiquant le nom de Kaguya et d’une puissance passée. Aujourd’hui, ce qui reste du clan serait installé à Kiri et à Kumo, les autres éléments vogueraient ça et là. Il y a deux mois, j’ai démantelé une petite organisation de traqueur. Ce qu’ils traquaient ? Un peu tout et n’importe quoi, mais je suis tout de même tombé sur des papiers impliquant des hommes avec le même teint pâle, très probablement des Kaguya. J’ai alors découvert que le clan aurait subi un virus puissant et inconnu qui les aurait décimé, qu’il aurait été en proie à d’intenses divergences idéologiques et qu’à cause de cela, il était devenu faible, voire inexistant. Konoha n’a pas conscience de tout cela, parce que nous ne connaissons pas ces shinobi, nous ne connaissons pas leur histoire. Si les Kaguya ne sont pas en train de s’éteindre quelque part dans un village caché, ils voyagent et sont traqués pour leur don … assez horrible d’ailleurs. Mais vraiment impressionnant.

Le bruit de la deuxième tasse revient à nouveau, que l’on repose sur sa coupelle. L’enregistrement grésille, puis il est coupé.


Auteur : Okugane Tsukyoko
Sujet : Dossier Konoe

Rapport : Modification des objectifs du Dossier Konoe. Suite aux quelques rapports tenus par l’Ecole des Six Lions, le Lion nommé Iki Namikaze, âgé alors de quinze ans possède une excellente constitution et un talent indéniable dans l’art du corps à corps. Il maîtrise les techniques de l’école avec brio. De plus, suite aux dernières recherches faites concernant le clan Kaguya, une très vieille famille basée à Kiri et à Kumo, aujourd’hui presqu’entièrement éteinte et recherchée partout dans le monde leur gêne qui permet à ses membres d’utiliser leurs os pour se battre, il est avéré qu’Iki Namikaze possèderait ce gêne, même si le lien avec ce clan est encore impossible à faire. Le sujet ne se souvient toujours pas de ses quatre premières années et de son arrivée à Shimenu. Le Dossier Konoe a pour ambition de rapatrier Iki Namikaze à Konoha afin que le village puisse jouir de ce don unique et rare pour son propre compte et seulement pour son propre compte. Il est tout indiqué qu’Iki Namikaze n’est pas un shinobi commun et qu’il est dans l’intérêt du village de s’en servir.


Auteur : Keira Azaguri
Sujet : Dossier Konoe

Ordre de mission : Ayant pesé le pour et le contre des objectifs de ce dossier, moi, Keira Azaguri, accorde Okugane Tsukyoko à jouir de ma confiance et à réaliser les ambitions qu’il met dans ce projet. Une demande exceptionnelle sera faite de ma part à Hiroshin Kessuke, dirigeant la Rokushishi Ryu afin qu’Iki Namikaze intègre le village de Konoha avec le rang de Chuunin. Il sera placé directement sous les ordres d’Okugane Tsukyoko qui a mené ce projet à bien et qui tient à jour ce dossier. Il sera également le seul et unique responsable de tous ses faits et gestes et de la bonne conduite de cette entreprise.

La totalité de ce projet restera entièrement confidentiel sous la couverture du nom de code Konoe.


Auteur : Mairie de Konoha
Sujet : [BK017] – Pour Konoe
Exécutant : Nakagawa, Yasu
Rang : Anbu

Description : Iki Namikaze est encore un jeune Lion, mais il ne possède aucune patrie. La Rokushishi Ryu, en commun accord avec le village de Konoha, a autorisé celui-ci à s’éloigner de Shimenu afin d’entamer sa formation de shinobi. Iki Namikaze représente un grand intérêt pour Konoha, il doit arriver dans de bonnes conditions. Toutefois, le Lion est connu pour son caractère explosif et n’est jamais sorti des murs de Shimenu. Il est très fortement attaché à son entourage, à son professeur et peu voient d’un très bon œil son départ. La difficulté ne réside donc peut-être pas où on l’attend le plus.
Objectif : Ramener Iki Namikaze à Konoha.

Résultat : Succès
Rapport : Iki a été ramené sans grandes difficultés. Les Lions n’ont pas tellement bien pris le départ de leur ami et membre, mais ils ne s’y sont pas opposés. Ils n’oublieront cependant pas cet évènement. Iki semble plutôt résigné. Kawazi Oto m’a clairement indiqué qu’il était un individu plutôt instable, il semble renfermer toute sa colère en lui. Il n’a pas beaucoup parlé. Nous avons fait escale dans une petite auberge, le Renard Cinglant. Je connais bien le tenancier, c’est un homme sympathique. Nous nous sommes reposés une journée puis nous sommes arrivés à Konoha le jour suivant. J’ai remis Iki Namikaze aux autorités de Konoha représentées par le Juunin Okugane Tsukyoko.


Auteur : Okugane Tsukyoko
Sujet : Dossier Konoe

Rapport : Avec son accord, Yasu Nakagawa s’occupera de la formation d’Iki Namikaze. Afin que le pouvoir du chuunin reste secret, il sera toujours entouré des mêmes équipiers. Les éléments à même de réaliser des missions avec le chuunin Iki Namikaze sont donc, à partir d’aujourd’hui et à jamais : Yasu Nakagawa, Anbu ; Jisuga Donoke, Chuunin ; Hizu Nagata, Juunin. Ces trois éléments sont soumis au secret.
Note : Iki a été placé sous antidépresseurs afin de régler ses problèmes de caractère.


Auteur : Keira Azaguri
Sujet : Fermeture du Dossier Konoe

Rapport : Suite aux accusations portées contre le Juunin Okugane Tsukyoko et à sa démission en bonne et due forme, je décide de fermer le Dossier Konoe. Celui qui en a été le créateur, l’inventeur, le tenancier et la plaque tournante n’existant plus dans les cahiers de l’administration du village, ce dossier n’a plus de raison d’exister. Il restera dans la confidentialité. Iki Namikaze n’a pas le droit d’y avoir accès – il en ignore théoriquement l’existence. Ce dossier reste accessible aux Oi-nin, aux Anbu avec autorisation et aux membres du Haut Conseil.



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