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 Marche dans les ténèbres.

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MessageSujet: Marche dans les ténèbres.   Mar 27 Avr - 1:25

Voila une heure à peine que Kinimo et Mash s’étaient séparés devant Konoha, et la nuit avait eut le temps de plonger l’endroit dans son obscurité habituelle. Malheureusement, une heure n’était pas suffisante pour rejoindre une quelconque auberge en partant du village lorsqu’on ne connaissait pas les alentours. La chienne au pelage de nouveau propre et soyeux se voyait donc contrainte de marcher au milieu de cette atmosphère sombre et effrayante qu’était la forêt de Konoha en pleine nuit. Evidemment elle aurait dut suivre un chemin connu, comme tout être humain l’aurait fait… sauf qu’en ce moment Kinimo était perturbée. Très perturbée. Et maintenant qu’elle se retrouvait seule, il n’y avait plus rien pour l’empêcher de penser à sa longue disparition, à cette absence que personne n’avait dut remarquer.

Pourquoi ? Pourquoi l’avait-on enfermé dans cette cage ? Pourquoi cet homme avait-il éloigné la chienne de ces terres aussi longtemps, simplement pour la redéposer au même endroit après plusieurs mois ? Comptait-il la pister ? Se servirait-il d’elle pour espionner les villages, maintenant qu’elle était entrée en contact avec trois d’entre eux ? Elle ne pouvait pas prendre ce risque, Kinimo serait tuée sans hésitation pour protéger un village s’ils l’apprenaient. Alors que pouvait-elle faire, pauvre animal fragile qu’elle était ?
La femelle cherchait des yeux le moindre signe de vie qui pourrait lui dévoiler toute la vérité sur cette histoire, mais rien ne venait… pas un bruit, pas un souffle de vent pour répondre à ses questions silencieuses. Kinimo avait toujours détesté la nuit, période de la journée pendant laquelle l’astre flamboyant qu’était le soleil disparaissait, abandonnant les créatures qu’il réchauffait de sa chaleur durant la journée. Elle se sentait encore plus seule, livrée à elle-même.

Et pourtant, c’est dans cette ambiance peu enviable que la mémoire de Kinimo lui revenait le mieux. Sans doute parce qu’elle avait été seule également sur ce bateau ? Qui sait… en tout cas, quelques flashs de ces mois perdus lui revenaient :


La chienne avait été enfermée dans une cage, ça Kinimo s’en souvenait parfaitement. Mais aujourd’hui, elle se rappelait également avoir été battue, puis muselée avant d’y atterrir. Le visage de cet homme qui l’avait privé de liberté pendant tout ce temps lui revenait également petit à petit, avec son air strict, ses cheveux blancs et sa peau abimée par le temps passé à vivre par ses propres moyens. Qui était-il ? Aucune idée, elle ne l’avait encore jamais rencontré. Il la fixait d’un air intrigué, tandis que Kinimo essayait d’ouvrir la gueule pour protester : malheureusement, la chose en fer qui lui maintenait la bouche fermée était trop serrée pour que l’animal puisse ne serait-ce que séparer ses deux mâchoires. La chienne n’émit donc qu’un grognement sourd qui n’éveilla pas un grand intérêt de l’humain de l’autre coté des barreaux de la cage. Ce dernier se désintéressa immédiatement de l’animal, s’éloignant de la cage pour faire quitter les côtes à son bateau, et ainsi faire démarrer le cauchemar de Kinimo qui ne pouvait qu’assister à son propre enlèvement avec désespoir…


Une violente douleur tira Kinimo de ses pensées tout en lui arrachant un couinement de douleur. Elle s’était effondrée contre un arbre, inconsciente pendant quelques instants. La douleur venait-elle de ses souvenirs ou de la réalité ? Peut-être même des deux… si elle n’avait pas étudié le Genjutsu, la chienne aurait parié en être victime. Mais ça ne semblait pas être le cas… alors quoi ? Qu’es-ce qui la torturait ainsi ? Que s’était-il passé après le départ de ce foutu bateau ?

La chienne n’avait plus le courage de se lever : de toute façon, pour aller où ? Les villages étaient trop risqués tant qu’elle n’avait pas résolu cette affaire… et elle ne trouverait rien en vagabondant au hasard. Elle pouvait bien rester là, allongée contre cet arbre dans cette herbe fraiche qui lui chatouillait les coussinets, cela revenait au même… la chienne posa sa tête contre le sol, cachant son visage derrière ses pattes-avant. Elle poussait de faibles couinements, tandis que ses larmes se mettaient à couler dans les poils sous ses yeux. Kinimo ne faisait absolument plus attention à ce qui se déroulait autour d’elle, complètement perdu dans ses cauchemars, souhaitant presque que tout ceci se termine.

MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Mer 5 Mai - 20:55


Kazumi Seigen était finalement devenue Kazumi Kurokawa deux ans après la mission menée par Sho pour résoudre le conflit qui l’opposait à son père et à la famille Moe. Sho avait naturellement été invité au mariage mais il avait été contraint de décliner l’invitation, faute de temps. Une mission d’infiltration l’avait mené à cette époque jusqu’aux frontières du Pays du Son où il avait demeuré pendant près de trois mois au total. Tout ça pour pister un ninja reconvertit dans la contrebande d’armes. La suite des évènements n’avait guère été plus éloquente. Les missions s’étaient enchaînées ; les péripéties avec. Les semaines puis les mois et enfin les années étaient passées à une vitesse folle. L’horizon s’était d’abord obscurci pour finalement retrouver sa clarté en autant de temps qu‘il lui en avait fallu pour en perdre.

Sho avait mûri. Il avait changé. Si bien que le jour où il retourna dans le petit village de Sano, au Pays de l’Herbe, Kazumi manqua presque de ne pas le reconnaître. Il passa trois jours en compagnie de Kazumi, de son mari, et de leur fils âgé de quatorze mois. Trois jours au cours desquels il apprit la triste mort de Gyukudo et le mariage annoncé de Masaki Moe avec une riche héritière issue d‘une famille du Pays du Thé. Ce court séjour loin de Kumo, loin de tout, lui permit de décompresser et de voir combien les choses pouvaient radicalement changés en à peine quelques années. La Kazumi qu’il avait rencontré quatre ans plus tôt n’avait plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui. Elle avait trouvé le bonheur autant que la paix. Alors qu’hier elle pensait à mourir au nom de l’amour qu’elle portait à son homme, aujourd’hui elle le vivait au grand jour dans une belle demeure. Le fruit de cet amour s’était même incarné en un petit bonhomme dont l’avenir ne pourrait être que brillant.

Comme toutes les bonnes choses ont toujours une fin, Sho dut quitter la famille Kurokawa pour s‘acquitter d‘une brève mission qui devait le rapprocher considérablement de Konoha. Pour ce faire, il emprunta la même route qu’il avait suivi quatre ans plus tôt, s’enfonçant toujours plus loin dans le Pays du Feu…


… l’odeur qui accompagnait chacun de ses pas lui rappelait le parfum de l’herbe fraîchement coupé. Le chemin de terre qu’il arpentait était jonché de nid de poule où stagnait parfois une eau grisâtre impropre à la consommation. En passant devant l’une de ces flaques, Sho vit son reflet se déformer à la surface. Sa longue chevelure rougeâtre était soigneusement attachée dans son dos. Le bandeau de Kumo brillait d’une vive lumière argentée sur son front quand son visage brillait lui par sa neutralité. Derrière lui, le ciel étoilé ressemblait à s’y méprendre à une soupe d’encre.

Konoha habitait ses pensées. Depuis qu’il avait franchi la frontière du Pays du Feu, une dizaine d’heures plus tôt, il ne cessait de se demander ce que les konohéens qu’il avait rencontré à l’Examen Chuunin étaient devenus. Probablement la plupart d’entre eux étaient devenus des chuunin et des juunin talentueux et reconnus par leurs pères. Peut-être même que l’un d’entre eux avait atteint le plus grand titre qui puisse être porté par un ninja : celui de Kage. Même si l’idée était peu probable quand on connaissait le statut d’Akogare Hyuuga dans ce village comme en dehors.

Ses pensées vagabondant librement de Konoha à Kumo en passant par Kiri, Sho suivit le chemin de terre jusqu’à l’entrée d’une épaisse forêt où le chemin devenait un sentier large d’à peine une cinquantaine de centimètres. Le sentier était infesté d’innombrables mauvaises herbes regroupés surtout sur les rebords. Un signe qui ne trahissait pas le nombre de personnes qui l’utilisait encore. Attentif au moindre bruits suspects — après tout, il y avait toujours une raison cachée derrière l’abandon d’une parcelle de terre — Sho s’enfonça dans la forêt au demeurant sauvage avec l’étrange impression que quelque chose ou quelqu’un l’observait quelque part du haut d’un arbre. L’impression devenait d’autant plus oppressante qu’à mesure qu’il s’enfonçait plus loin les arbres se resserraient et la lumière de la lune peinait à percer la chevelure de la forêt.

Une clairière apparut brusquement sur son chemin. Au centre un cercle de pierres encerclait un petit tas de cendre. Sho ne constata aucune trace de fumée récente. Il n’entendit non plus rien qui laisserait présager une quelconque présence humaine dans les alentours. Aussi poursuivit-il sa route en continuant de jeter un coup d’œil dans toutes les directions et de s’arrêter de temps à autres pour s’assurer que personne ne le suivait. Sa route l’amena à tomber sur un autre sentier, plus large, qu’il suivit jusqu’à un petit torrent qui descendait d’une pente. Il en profita pour se rafraîchir le visage quand un drôle de bruit lui parvint quelque part devant lui. Un léger vent soufflait depuis cette direction.

Intrigué, Sho avança prudemment à travers les fourrés. Ce qu’il avait perçu au début comme un simple bruissement se transforma rapidement en un son répétitif et étouffé. Après trois bonnes minutes passées à marcher quasiment sur la pointe des pieds, Sho tomba sur une toute petite silhouette nichée contre un arbre. A première vue, il s’agissait d’un chien.

Soudainement, un pli apparut au milieu de son front. Il avait déjà croisé la route de cet animal…

» Kinimo ?
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Chapitre 11 ^ Les vieilles amitiés

MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Ven 21 Mai - 4:42

Une voix s’éleva soudainement, appelant la chienne qui couinait au pied de son arbre. Etait-ce un rêve, où es-ce que quelqu’un venait réellement de la remarquer ? Quelqu’un qui connaitrait son nom… l’animal stoppa ses pleurs, redressant ses oreilles sans bouger le reste de son corps. Il y avait quelqu’un à coté d’elle qui la regardait… la chienne se redressa d’un bond, secouant la tête pour reprendre ses esprits et posa son regard sur cet humain face à elle. Malheureusement, entre la pénombre de la nuit et les larmes qui embuaient sa vue, elle ne distinguait qu’une forme humanoïde face à elle sans pouvoir mettre un nom sur cette silhouette. Elle resta donc un instant sans réagir, essayant de reconnaitre l’humain par le flair plutôt que par la vue.
Son odeur ne venait pas d’ici… elle chercha donc dans sa mémoire un homme étranger à Konoha à qui elle aurait donné son nom… puis la réponse vint d’elle-même : même si elle ne l’avait pas vu depuis très longtemps maintenant, Kinimo se rappelait parfaitement de lui, à tout point de vue. Elle entrouvrit la bouche, souhaitant probablement dire quelque chose à l’origine, malheureusement aucun son n’en sortit. Elle voulait lui sauter dessus, le saluer à sa manière, malheureusement ses jambes refusaient de bouger…

Pourquoi était-il là ? L’avait-il entendu pleurer ? Savait-il déjà tout ce qui lui était arrivé ? Venait-il… pour elle ? Et si c’était lui ? Après tout, cette mésaventure lui était arrivée en revenant de Kumo, juste après qu’elle ait discuté avec Sho ! Elle n’avait parlé à personne entre temps, mis à part quelques aubergistes et une gamine qu’elle avait ramenée chez elle. Tout devenait plus clair ainsi… Sho avait compris la signification de ce qu’elle avait écrit sur le toit, à Kumo, et il voulait en savoir plus ! Pour ce faire, il l’avait faite enlever en espérant pouvoir lui soutirer ces informations. Malheureusement, la chienne avait résisté des mois durant ; d’ailleurs avait-elle révélé quelque chose sur ce bateau ? Pas qu’elle s’en souvienne… mais en même temps, elle ne se rappelait presque rien. Bref, toujours est-il que l’homme revenait à présent vers elle pour savoir ce qu’il ignorait encore, et peut être même récupérer le parchemin !

Durant toute sa réflexion, la chienne était restée dans la même position, la gueule entrouverte, le cœur battant, ses larmes continuant à couler malgré ses quelques efforts pour les retenir. Sho serait le responsable de tout ceci ? La chienne se remémora les moments passés avec lui, là-bas, à Kumo : il avait été particulièrement gentil avec elle, et surtout très compréhensif… de plus, il l’avait aidée et avait même soigné sa coupure. Comment pouvait-elle imaginer quelque chose d’aussi stupide de sa part après tout ça ? S’il avait voulu la questionner, il aurait très bien put le faire sur place… voilà qu’elle se mettait même à douter de ses amis !
La chienne referma enfin sa gueule après une bonne minute de silence pour la rouvrir immédiatement, parlant enfin d’une voix encore un peu tremblante :


« Sh… Sho ? »

Entendre le nom de son ami même prononcé par elle-même sembla la libérer de ces chaines invisibles qui paralysaient son corps l’instant d’avant : la chienne s’élança immédiatement vers l’humain, enfin heureuse de le revoir. Elle se blottit contre lui, frottant sa tête contre sa jambe en couinant légèrement. Elle n’avait aucune idée de la raison qui l’avait poussé à venir jusqu’ici, et à vrai dire, elle s’en fichait : Il ne pouvait pas être lié à ce qui lui était arrivé. De toute façon, Sho ne semblait pas être un mordu des invocations…

Invocations… recherches… depuis qu’elle était revenue de ce voyage en bateau, c’était la première fois qu’elle y repensait ! Comment avait-elle put oublier jusqu’à sa raison de vivre ? Elle venait de perdre plusieurs mois… peut être même années ! Et là, depuis une semaine, elle ne faisait rien pour rattraper ce temps perdu ! Il était temps de se remettre au travail. Mais d’abord, elle devait se convaincre elle-même d’une chose : il n’y avait personne ici, mis à part elle et Sho. Elle leva donc la tête, fixant de ses yeux encore humides le visage de son ami bien qu’elle ne le distinguait toujours pas, puis elle demanda faiblement :


« Es-ce que tu as vu quelqu’un en arrivant ? Es-ce qu’il y a quelqu’un d’autre ici ? »

Un avis extérieur… c’était la seule chose qui pouvait lui assurer que personne ne la suivait. Mais cela ne résolvait toujours pas le problème de sa disparition. Peut-être Sho aurait-il une idée ? Encore faudrait-il qu’elle le mette au courant de toute cette histoire…

MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Lun 31 Mai - 17:25


Pendant un moment, Sho resta suspendu à la vision qui s’offrait à lui. L’animal eut beau se dresser et le fixer des yeux, rien ne semblait lui donner raison. Il avait cru reconnaître Kinimo. La petite chienne qu’il avait un jour rencontré sur un toit de Kumo. Mais la chienne qui se trouvait devant lui par cette nuit étoilée n’avait pas réagis à ce nom. En tout cas pas comme il s’y était attendu. L’animal sembla le juger de la tête aux pieds comme s’ils ne s’étaient jamais rencontrés auparavant. Son regard lui paressait embué de larmes bien que l’obscurité dans laquelle baignait la forêt ne permettait pas de l’affirmer clairement. Ses petites jambes tremblotaient. Etait-ce de la peur ? De l’animosité ? Ou pire encore ? Quoi qu’aurait pu être la réponse, Sho se tint sur ses gardes, attendant le moindre mouvement, le moindre aboiement ou le moindre mot de l’animal. Les secondes s’écoulèrent si lentement qu’elles parurent des minutes. Le silence se fit si grand que même le grouillement des insectes s’entendit avec une netteté horripilante.

Finalement, deux sons s’échappèrent de la gueule de l’animal. Un premier ressemblant à un sifflement et un second beaucoup plus clair, prononcé plus « humainement ». Sho. L’eisei-nin se redressa légèrement pour mieux regarder la chienne de haut. Subitement, il la vit sous un autre jour. Un jour plus amical sans doute. Un frisson parcourut les petites jambes de la chienne quand un même frisson fit faire un pas en arrière à Sho. Une sorte de méfiance naturelle dont aucun shinobi n’arrivait à se défaire même dans ce genre de situation. Une fraction de seconde plus tard, la chienne s’élançait littéralement contre sa jambe pour le caresser. A écouter ses légers couinements, Sho se fendit d’un sourire et courba de nouveau l’échine. Cette fois-ci pour l’atteindre de la main et lui rendre ses caresses à travers son pelage. Plus aucun doute ne l’habitait. Il savait désormais qu’il avait bel et bien croiser la route de Kinimo.

Quelques questions s’éveillèrent naturellement dans son esprit. Mais elles s’évanouirent dès lors que la chienne leva de nouveau son regard vers lui. Sous ce nouvel angle, il remarqua les larmes pendues à ses yeux. Son sourire s’évanouit et de nouvelles questions surgirent de nul part.

KINIMOEst-ce que tu as vu quelqu’un en arrivant ? Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre ici ?

Par réflexe plus que par souci du détail, Sho se redressa et jeta un regard autour de lui. Son regard doré analysa grossièrement chaque parcelle boisée qui entrait et sortait de son champ de vision. Après quoi, il reporta son attention sur la frêle silhouette de Kinimo. Le visage grave, il resta silencieux pendant une vingtaine de secondes tout au plus. Une vingtaine de secondes durant lesquelles il s’interrogea sur la peur qu’il percevait très nettement aussi bien dans la voix que dans l’attitude globale de son amie.

SHOIl n’y a personne à des kilomètres à la ronde. J’ai bien trouvé un campement à quelques centaines de mètres d’ici mais il était vide. D’après moi, il est inutilisé depuis très longtemps déjà.

Il s’agenouilla et commença à lui caresser le dos.

SHOTu as l’air mortifié de peur …… qui cherches-tu à fuir ?

La question était sorti presque naturellement de sa bouche. En bon eisei-nin il profita de sa proximité pour faire un diagnostic rapide des fonctions vitales de Kinimo. A première vue, elle semblait juste sujette à une profonde fatigue. Probablement n’avait-elle rien mangé depuis plusieurs heures déjà. Ce qui expliquait les très légers spasmes qui secouaient ses pattes ou encore sa mine déconfite.

Sho plongea une main sous sa veste. Il tira une petite boîte rectangulaire de sa sacoche et la posa sous la truffe de Kinimo. Il fit coulisser le couvercle et la laissa profiter des odeurs et de la légère fumée qui s’en échappait. La boîte était scindée en trois compartiments égaux. Le premier était occupé par un montons de riz, le second par des filaments de poissons cuisinés, et le dernier par de petits cubes de viande rôti.

SHOMange. Tu en as plus besoin que moi.

Il accompagna ces mots d’un sourire rassurant.

SHOMaintenant dis-moi tout. Que fais-tu dans cet endroit et qu’est-ce qui peut bien t’effrayer à ce point ?
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MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Mer 2 Juin - 1:24

La chienne resta les yeux fixés sur la silhouette de l’humain, la bouche entrouverte, en attente d’une réponse de sa part. Les quelques secondes d’attente durant lesquelles Kinimo resta figée dans cette position lui parurent durer une éternité. Elle tremblait de tous ses membres, sursautant presque au moins bruissement de feuille provoqué par le vent. Puis enfin, la réponse vint… personne… il n’y avait personne à des kilomètres à la ronde. Sans doute aurait-elle dû être soulagée par cette réponse, malheureusement ce ne fut pas le cas : elle se contenta de baisser les yeux, n’ayant définitivement plus aucune explication crédible sur les récents événements.

Les caresses de Sho la tirèrent de sa torpeur : elle sentit à nouveau les larmes couler de ses yeux tandis que Sho la questionnait sur sa peur. Pour toute réponse, la chienne se frotta à nouveau à l’humain, posant sa tête sur l’un de ses genoux en murmurant de façon à peine audible :


« Je ne sais pas… »

Ses couinements reprirent, un peu moins forts. Elle était légèrement rassurée par la présence de Sho, au moins elle sentait qu’elle ne craignait rien. Mais tout s’embrouillait dans son esprit, plus rien n’avait de sens… pourquoi l’aurait-on enlevé simplement pour la ramener au même endroit après avoir brouillé ses souvenirs ?
Une délicate odeur la ramena à nouveau à la réalité et Kinimo se rendit compte qu’elle venait de fermer les yeux, à moitié installée sur Sho. Etait-elle si fatiguée ? Elle ne s’en rendait même pas compte… d’ailleurs, avait-elle faim ? La chienne se posa la question en apercevant la nourriture que l’humain lui proposait sans vraiment savoir quoi faire. Finalement ses bonnes manières prirent le dessus et elle entreprit de refuser poliment :


« Non… Je ne veux pas te priver de… »

Sa phrase fut interrompue par un grondement sourd venant probablement de son estomac. Kinimo releva la tête vers Sho, un peu honteuse… puis décida finalement de laisser tomber en apercevant le sourire de l’humain, ou plutôt ce qu’elle en voyait à travers ses larmes. Elle plongea sa gueule dans la partie de la boite qui contenait la viande rôtie, attrapant quelques cubes entre ses mâchoires qu’elle avala. Par contre, elle ne toucha ni au riz ni au poisson : le premier parce qu’elle n’en raffolait pas, et le second parce qu’elle se sentait déjà assez honteuse de priver l’humain d’un tiers de son repas…

L’animal se calma un peu après ce léger repas, remerciant son ami pour son aide inespérée, puis elle raconta de sa douce voix ce qui lui était arrivé… ou plutôt ce qu’elle en savait. Finalement, cela donnait un résumé assez court de sa mésaventure qui laisserait sans doute également l’humain sans comprendre :


« Lorsque je suis rentré de Kumo… je comptais retrouver quelqu’un à Konoha. Mais j’ai fait un léger détour pour raccompagner une petite fille chez elle contre un peu d’argent. Et lorsque je suis arrivée sur la côte de Konoha… »

Elle s’interrompit, cherchant à nouveau à comprendre ce qui lui était arrivé : elle se rappelait vaguement le bateau de tous ses cauchemars devant elle, ainsi qu’une ombre qui s’abattait sur elle… rien de plus. La suite de ses souvenirs se passait déjà sur le bateau.

« Et là… quelqu’un m’a attaqué, pour m’enfermer sur son bateau… des jours… des mois… peut-être même plus, je ne sais pas. Tout ça pour… je ne sais pas… je ne me rappel plus de rien. Je me suis réveillée sur la plage de mon enlèvement, seule. Que m’a-t-il fait ? Que voulait-il ? Depuis, j’ai constamment l’impression d’être suivie ou observée… »

Ses paroles étaient entrecoupées de petits sanglots de plus en plus réguliers tandis qu’elle progressait dans son récit. Une fois qu’elle eut terminé, elle reposa doucement sa tête sur la jambe de Sho et tenta d’essuyer ses larmes d'un revers de la patte en attendant de savoir ce que son ami en pensait. Il la croirait… elle avait confiance en lui, mais comprendrait-il quelque chose à tout ceci ?


Dernière édition par Kinimo Moiro le Mer 23 Juin - 0:06, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Mar 15 Juin - 0:44


Sho resta un moment à regarder Kinimo dévorer la portion de viande. La pauvre chienne lui avait semblé désorienté quand il lui avait demandé ce qu’elle cherchait à fuir. Il n’avait pour le moment aucune information à sa disposition pour comprendre de quoi il en retournait réellement. Malgré tout, il avait la nette impression que quelque chose de grave était arrivé à son amie. Pensif, il leva le nez vers le pan de ciel étoilé qui se trouvait comprimé entre trois chevelures vertes. La nuit était d’un noir profond qui tendait vers le bleu encre aux abords de la lune. Sho ne pouvait l’apercevoir d’où il se tenait, mais il pouvait l’imaginer quelque part au nord-est de sa position. Certains de ses rayons d’argent étaient visibles dans l’horizon de la forêt.

Lorsque Kinimo reprit la parole, Sho ramena son regard doré sur elle. Il écouta le récit de sa triste aventure sans ciller. S’ils n’avaient pas été amis, Sho l’aurait certainement jugé imprudente. Mais il la connaissait assez bien pour savoir qu’elle avait certainement peser le pour et le contre avant d’aider cette « petite fille » bien que la suite de ses aventures eut montré que cela avait été une erreur de taille. Si l’affaire était en soit particulièrement complexe, deux détails intriguaient Sho plus que le reste. Cette petite fille tout d’abord que Kinimo avait raccompagné contre un peu d’argent – il se demanda d’ailleurs ce qu’une chienne comme Kinimo pouvait faire de l’argent qu’elle gagnait à droite et à gauche – puis cette histoire de bateau. Quelques vieux livres racontaient encore comment l’age d’or de la piraterie avait pris fin avec l’avènement de l’air shinobi et des premiers villages cachés. Ils relataient la disparition progressive des actes de piraterie sur les côtes et comment les rares survivants s’étaient ensuite regroupés en guilde plus ou moins influentes. Sho n’avait jamais entendu parler de pirates hors de ses livres d’archives. Pourtant, l’enlèvement de Kinimo ressemblait à s’y méprendre aux méthodes de quelques brigands au sang de pirates.

Cela n’expliquait pourtant pas pourquoi elle avait été relâché et pourquoi elle ne semblait souffrir d’aucune blessure apparente ou grave. Il y avait une zone d’ombre considérable qui planait sur cette histoire; à savoir l’identité et les motivations de ses ravisseurs.

Soucieux d’assurer la sécurité de son amie, Sho jeta un autre regard circulaire autour de lui. Rien à signaler. La forêt ronronnait. Quand il ramena ses yeux sur Kinimo, la tête de la chienne se reposait sur sa jambe. D’une main légère, il glissa ses doigts dans son pelage soyeux.

Sho – Tu peux être sûr d’une chose pour le moment, c’est que personne ne nous observe. Pour ce qui est du reste, je regrette sincèrement que tu te sois retrouvé seule à un moment où tu aurais eu tant besoin d’une forte compagnie.

La tristesse apparente de Kinimo creusait un trou de plus en plus large et pesant dans son cœur.

Sho – Je me doute qu’il doit t’être difficile de te souvenir de tout ça, mais parle-moi un peu plus de cette jeune fille que tu dis avoir raccompagné contre un peu d’argent. A quoi ressemblait-elle et où l’as-tu rencontré ?

Il était de plus en plus persuadé que la « gamine » était pour quelque chose dans son enlèvement; restait à savoir quel avait été son rôle.

Sho – … les personnes qui t’ont enlevés savaient peut-être qui tu étais, cela expliquerait pour quoi ils t’ont laissés la vie sauve et pour quoi ils ont déployés un tel dispositif pour t’attraper… bien que cela n'explique rien leurs raisons...

Sho avait prononcé ces derniers mots un ton plus bas comme s’il se les murmurait à lui-même.
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MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Dim 27 Juin - 2:22

L’humain cherchait toujours à rassurer l’animale terrifiée, sans grand succès jusqu’ici. Pourtant, le calme de la forêt ne trompait pas : mis à part divers animaux nocturnes qui pouvaient perturber de temps en temps les quelques buissons qui les entouraient, rien ni personne ne les observait. Mais bien que les mots n’aient pas grand effet, les caresses de Sho quand à elles arrivaient à réchauffer légèrement le cœur de Kinimo. Celle-ci reprenait une respiration régulière, fermant les yeux en écoutant son ami qui essayait à son tour de découvrir les mystères qui entouraient cette histoire.

Contrairement à la chienne, Sho semblait faire un rapprochement entre cette petite fille qu’elle avait raccompagnée chez elle et son enlèvement peu après. A ces mots, Kinimo dressa les oreilles, intéressée : elle n’avait absolument jamais poussé la réflexion dans ce sens depuis qu’elle était revenue sur la terre ferme… mais comment Lili pourrait-elle avoir un quelconque lien avec ce bateau ? Cela n’avait aucun sens ça non plus. Mais puisque Sho avait des doutes, elle pouvait toujours lui faire part de la petite histoire qu’elle avait eut avec cette enfant pour le moins… particulière.


« Lili ? Je ne pense pas qu’elle ait joué un rôle dans tout ça… c’était une jeune fille d’une dizaine d’années, le genre de gamine à la chevelure blonde et aux yeux bleus qui vous apparait comme un petit ange avant d’ouvrir la bouche et de révéler le petit démon insupportable qu’elle est véritablement. »

Contrairement à ce que semblait penser Sho, cela lui faisait plutôt du bien de raconter de cette histoire, elle arrivait même à en parler sur le ton de la rigolade… il faut avouer qu’elle avait passé certaines des plus longues heures de sa vie en compagnie de ce petit monstre, mais le faible sourire qui s’afficha sur son visage canin ne trompait pas : finalement, elle s’était attachée à cette gamine, si horripilante qu’elle soit. Ne voyant rien d’autre à rajouter sur l’enfant, Kinimo passa directement à l’endroit où elle l’avait rencontrée :

« J’étais sur la route de Konoha lorsque je suis arrivée dans un village plutôt pittoresque où les maisons se confondaient avec les arbres… une vieille dame cherchait quelqu’un pour raccompagner sa petite-fille chez ses parents et je me suis proposée en surprenant sa conversation. Il n’y a rien d’anormal là dedans… cela n’aurait rien changé que ce soit moi ou un autre ! Tout s’est déroulé… »

Normalement ? A nouveau la chienne laissa sa phrase en suspension, gardant la gueule ouverte sans qu’aucun son ne puisse en sortir. En tant que bon médecin, Sho remarqua probablement que son rythme cardiaque venait de s’accélérer brutalement, la chienne faisant face à une dure réalité qu’elle n’avait absolument pas vu venir…
D’un coup sec, elle rouvrit les yeux et s’écarta de Sho pour faire quelques pas dans l’herbe devant lui, tournant le dos à l’humain. Elle plongea son regard dans les ténèbres de la forêt, serrant les crocs de rage. Pourtant, la chose lui paraissait tellement improbable… elle revoyait encore la gamine lui lancer un dernier regard, un simple aurevoir… ce regard n’était-il pas plutôt un adieu ? Savait-elle déjà ce qui arriverait à Kinimo à ce moment ? Elle enrageait intérieurement… aurait-elle été trahie ? Même si cette gamine n’avait rien à voir là-dedans, peut-être était-ce un coup de sa grand-mère ! Kinimo arracha quelques touffes d’herbe sous ses pattes avant pour passer ses nerfs, mais ce ne fut pas suffisant. Elle voulait hurler, griffer ou mordre quelque chose… s’il y avait une chose que la chienne avait en horreur, c’était bien d’être trahie ainsi par quelqu’un à qui elle avait donné sa confiance ! Finalement, elle laissa sa rage sortir sous la forme d’un puissant hurlement en direction du ciel, brisant le calme de la forêt. Elle laissa son cri se faire entendre longuement, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de souffle, le terminant dans un gémissement de désespoir en frappant le sol d’une de ses pattes. A nouveau ses larmes coulaient, reflétant sur le visage de la chienne les quelques rayons de lune qui traversaient l’obscurité jusqu’aux deux amis.

Se doutant que Sho ne s’attendait pas à une telle réaction, Kinimo voulut lui dire ce à quoi elle venait de penser… mais il lui était déjà assez dur de le réaliser sans qu’en plus elle ait à l’expliquer. Finalement, elle resta silencieuse un moment, baissant la tête jusqu’à ce que son museau frôle l’herbe à ses pieds. Sans le remarquer, elle poussait de légers grognements réguliers, pestant intérieurement contre son propre raisonnement qu’elle refusait d’admettre. De plus elle n’avait toujours aucune preuve pour accuser cette famille… mais tout concordait malheureusement, si impensable que ce soit.


« La petite… »

Comme elle s’y attendait, le simple fait d’en parler lui souleva le cœur. Refermant les yeux pour reprendre son calme, elle leva le museau en l’air pour sentir la direction de la légère brise qui soufflait entre les arbres, chose complètement inutile mais qui lui permettait au moins de penser à autre chose. Après quoi, elle put reprendre la discussion sans s’arrêter. Mais malgré tout, elle paraissait à la limite d’enrager à nouveau…

« Elle avait peur de moi… pas au début, mais dés qu’elle a comprit que j’étais capable de parler. D’après ce qu’elle m’a raconté, son véritable chien a été massacré par un autre chien doué de parole… et ce dernier a ensuite essayé de l’attaquer. Sa grand-mère également semblait beaucoup se méfier de moi… et fait plutôt douteux, elle a préféré payer avant même que je n’ai emmené sa fille. »

La chienne se retourna en direction de Sho, plongeant son regard embué de larmes dans le regard doré de son ami : qu’en pensait-il ? Tout ceci était assez douteux, comme elle l’avait dit… mais en même temps, peut-être n’était-ce qu’une coïncidence ? Kinimo leur cherchait à nouveau des excuses… si intelligente qu’elle soit, elle restait une chienne : lorsqu’elle accordait sa confiance, c’était une confiance presque aveugle… peut-être refuserait-elle toujours la vérité même si on lui mettait les faits sous les yeux. Elle reprit d'une voix beaucoup plus faible :

« Pourtant… je ne peux pas croire que ce soit elle. Je suis peut-être idiote, mais je ne peux pas renier certaines choses. »

Parmi ces "choses", elle parlait principalement de son instinct. Lorsqu’elle pouvait faire confiance à quelqu’un, elle le sentait… comme pour Sho, par exemple. Les choses marchaient également dans l’autre sens : elle se sentait mal lorsque la personne n’était pas digne de confiance, sans même la connaitre… même s’il lui était déjà arrivé de se tromper, en particulier dans ses débuts, habituellement son instinct, lui, ne la trahissait pas… et encore moins à ce point ! Kinimo souriait tristement, l’air complètement désespérée… pauvre Sho, lui n’avait rien demandé et voilà qu’elle étalait tous ses problèmes !

MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Jeu 1 Juil - 18:40

Sho s'assit en tailleur sur le sol. Il attrapa ses baguettes et commença par piocher dans la portion de poisson sans pour autant quitter Kinimo du regard. La faim avait beau lui tordre le ventre, sa curiosité gardait le dessus. Il voulait comprendre plus que toute autre chose; comprendre ce qui se tramait derrière le voile nébuleux dont l'histoire de Kinimo était recouverte. S'attaquer à un kuchyose était en soit déjà bien assez étrange mais en enlever un pour le relâcher ensuite relevait de l'inédit.

Portant une bouchée de riz à sa bouche, Sho dirigea son regard vers la forêt tout en gardant une oreille attentive au récit que lui contait Kinimo. Croiser la route d'un kuchyose en liberté avait quelque chose de déconcertant. Il était bien placer pour le savoir. Pourtant, à l'entendre, Kinimo n'avait eu aucun mal à nouer des liens avec la petite fille comme avec sa grand-mère. Le bon sens voulait qu'on éprouve un tant soit peu de méfiance à l'égard de tout ce qui pouvait nous paraître étranger. Ni la fille ni la grand-mère n'avait ressenti cela. En tout cas c'est l'impression que Sho en avait à entendre la manière dont Kinimo le racontait. A son sens, il y avait nécessairement quelque chose de cacher derrière un tel comportement. Mais quoi ? La question resta en suspend.

Un vent d'ouest souffla soudainement sur la forêt, balayant l'épaisse crinière des arbres jusqu'au plus petit buisson. Sho redressa l'échine en notant le silence soudain de Kinimo. La chienne s'éloignait pas à pas de lui. Il avait perçu comme une absence en l'écoutant parler, comme si quelque chose l'avait interpellé ou distraite pendant qu'elle lui racontait comment elle s'était proposée pour accompagner la jeune fille. Il avala la dernière bouchée de poisson qu'il mastiquait en silence depuis quelques secondes puis il rangea tout son attirail dans sa sacoche.

Il se figea en entendant Kinimo pousser des grognements.

» Kinimo ... murmura-t-il si bas que sa voix se perdit avec le vent avant d'atteindre les oreilles de la chienne.

La faille s'était fait plus évidente. Kinimo avait été prise au piège même si elle ne semblait pas enclin à l'accepter totalement. En revenant vers lui, elle lui expliqua comment elle avait perçu de la méfiance dans l'attitude de la petite et de sa grand-mère au tout début.

Sho fronça les sourcils. Soit son jugement était complètement erroné soit la gamine et sa grand-mère étaient d'excellentes comédiennes. Il était de plus en plus convaincu que toutes deux avaient eu un rôle à jouer dans les mésaventures que Kinimo avait du essuyer après leur rencontre. Le fait que la grand-mère l'ait payé avant même qu'elle n'ait effectué le trajet avec sa petite-fille entrait en profonde contradiction avec l'idée même d'éprouver de la méfiance envers elle. Cela relevait encore une fois du bon sens même si toute cette histoire en semblait entièrement vidé.

» Je crois que nous n'arriverons pas à démêler tous les noeuds de cette histoire ce soir. A moins que la grand-mère ou la gamine ne pointe le bout de son nez.

Il se redressa en silence.

» Konoha n'est pas si loin, poursuivit-il un ton plus haut. Si nous nous mettons en marche maintenant, nous pouvons atteindre ses portes demain après-midi.

Une autre bourrasque de vent s'engouffra dans la forêt. Sho attendit qu'elle passe pour continuer.

» Je crois que tu devrais y rester pendant quelques mois. Tu y seras en sécurité. Tu peux aussi rentrer avec moi à Kumo mais le voyage sera plus long. L’important étant que tu mettes tes souvenirs au repos pendant quelques semaines. Tu y verras certainement plus clair après ça.

Il dirigea son regard vers le pan de ciel d’un bleu profond qui s’offrait à lui. Les étoiles brillaient faiblement comme si elles étaient peu à peu consumées par les ténèbres. Mieux valait ne pas s’attarder trop longtemps dans cet endroit. Il n’avait peut-être rencontré personne en arrivant mais qui pouvait dire ce qu’il en serait d’ici une heure ? L’endroit était peu recommandable à une telle heure de la nuit et surtout si loin des forces armées du pays.

» Qu’en dis-tu ? Dit-il en ramenant son regard sur Kinimo.
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☆ Post 4 ☆
Chapitre 11 ^ Les vieilles amitiés


MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Dim 11 Juil - 2:52

Loin d’apporter une réponse aux diverses interrogations de cette histoire, Sho ramena la chienne à la réalité : sans la grand-mère et sa petite-fille, ils n’avanceraient pas plus. Instinctivement, Kinimo jeta un coup d’œil derrière-elle, espérant les voir débouler à ces paroles. Elle se rappela l’heure tardive et qu’il n’y avait donc aucune raison que quelqu’un d’autre se joigne à eux. L’humain avait raison, à nouveau. Elle l’observa se relever, secouant la tête pour évacuer les quelques larmes qui continuaient à perler sur son visage… et l’humain repris la parole.

Konoha…

Le nom du village caché raisonna dans sa tête un bon moment, lui rappelant un bon nombre de souvenirs à la fois bon et douloureux. Que ce soit son arrivée dans le village, son objectif premier, Hakaï, son départ, son enlèvement… s’il y avait un endroit où elle n’avait pas envie de rester des mois, c’était bien Konoha. Kumo lui semblait soudain beaucoup plus attrayant ! Et pourtant, la chienne ne fit pas part de son choix à Sho. Elle avait déjà suffisamment ennuyé son ami, elle n’allait pas en plus le forcer à rentrer pour assurer la sécurité d’un toutou. Kinimo était tout sauf égoïste… la réponse qui vint fut donc toute évidente pour elle :


« Je veux bien rentrer avec toi jusqu’à Kumo… mais tu n’es pas venu ici pour retrouver une pauvre chienne en train de déprimer j’imagine ! »

Retrouvant enfin un semblant de sourire, Kinimo frotta à nouveau sa tête contre la jambe droite de Sho tout en s’asseyant à coté de lui. Elle reprit immédiatement, levant la tête pour fixer à nouveau ce qu’elle pouvait voir du visage de son ami malgré la pénombre :

« Passons à Konoha, si bien sûr c’est là-bas que tu te rendais… j’attendrais tranquillement que tu ais fini tes affaires pour retourner à Kumo avec toi. Et puis… il y a quelqu’un à qui j’aimerais rendre visite à Konoha. »

La chienne ne posa absolument aucune autre question sur la venue de Sho ici : elle considérait que s’il n’en parlait pas de lui-même, c’était qu’elle n’avait pas à savoir. Surtout s’il avait été envoyé par son village, ces informations étaient peut-être confidentielles.
Plongeant son regard dans l’obscurité de la forêt, Kinimo regardait en direction du village caché. Bien qu’elle ne le voit pas, il était là, à une demi-journée de marche d’eux… sauf qu’elle était fatiguée et épuisée moralement. Restait à espérer que l’idée de trouver un bon lit douillet après tout ce temps de marcher suffirait à la faire tenir debout ! En tout cas, elle ne comptait pas ralentir Sho… elle lui avait déjà fait perdre suffisamment de temps. commençant quelques pas en direction de leur destination, la chienne donna l’air d’avoir déjà complètement oublié l’histoire qui l’avait perturbée l’instant d’avant… mais ce n’était absolument pas le cas : au contraire, elle ne pensait qu’à ça, se repassant en boucle cette journée étrange dans sa tête pour espérer trouver un autre signe de trahison ou d’innocence de la part des deux filles… en la regardant marcher, Sho pouvait aisément remarquer qu’elle ne faisait pas attention à où elle mettait les pattes, buttant régulièrement sur des racines ou autres branchages trainant sur le sol. Son seul sens en alerte était son flair, toujours prêt à repérer la présence d’une personne ou d’un animal suspect près d’eux. Après quelques mètres seulement, Kinimo se remit à parler à Sho, se rappelant qu’elle ne l’avait toujours pas remercié pour son aide.


« Sho… si un jour je peux t’aider pour quoi que ce soit, n’hésite pas. Ca fait deux fois que tu m’aides, alors que je n’ai fait que t’inquiéter… »

Elle leva les yeux vers le ciel, se demandant quelle heure il pouvait bien être. Aucun rayon solaire ne semblait troublait les ténèbres des cieux. La lune régnait toujours au milieu de ce ciel étoilé. Du repos… voilà ce qui lui fallait. Kinimo se souvenait petit à petit de certains flashs de sa mésaventure sur le bateau. Peut-être arriverait-elle à reconstituer tout son voyage après quelques semaines ? Elle n’avait qu’à attendre… à patienter jusqu’à ce que ses cauchemars lui livrent enfin la vérité.

MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Ven 16 Juil - 13:24

Le vent souffla vigoureusement au-dessus de Sho. Une feuille décrochée de sa tige voleta jusque dans le creux de sa main droite où elle s'étendit de tout son long. Sho l'observa longuement, pensif. Bientôt, sa route emprunterait de nouveau les ruelles chargées du Village Caché de la Feuille. Ces mêmes ruelles où la vie d'un ami s'était brusquement éteinte au pied d'une colonne de fumée noire.

» Ce sera la première fois que je retournerai à Konoha depuis mon examen chuunin.

Soudainement, un tourbillon venteux éjecta la feuille hors de sa main et l'emmena tanguer dans la forêt. Sho la suivit du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière un pan d'obscurité. Peut-être que la vie d'un homme pouvait se résumer à ça ? Un voyage éphémère à travers vents et marées pour basculer finalement derrière un voile d'obscurité.

...
Une masure était implantée au bord de la route. Son toit incliné était composé d'innombrables planches de bois clouées de travers. Ce qui lui donnait une impression de déséquilibre flagrant. Bordant ce toit, une gouttière percée de trous aussi gros que des balles descendait le long de l'arrête sud-est à travers un large tuyau rouillé d'où s'écoulaient quelques gouttelettes. Une banderole verdâtre étendue sur la largeur indiquait à travers deux kanji d'un jaune délavé que cette masure accueillait un restaurant de campagne. A la lumière des deux lanternes qui pendaient de chaque côté de la banderole, Sho remarqua l'émanation d'une vapeur blanche. En se rapprochant, une odeur de bouillon épicé et de viande braisée remonta dans ses narines. Lui qui s'était senti sceptique à la lecture de la banderole devait maintenant reconnaître qu'il n'avait jamais respiré aussi bonnes odeurs que celles qui lui parvenaient de la masure.

Un homme de forte corpulence se tenait derrière le comptoir. Son visage potelé laissait entrevoir de petits yeux sombres et un sourire si large qu'il semblait forcé. Si son crâne était chauve son menton lui laissait place à une barbe grisonnante qui se mariait à merveille avec la blancheur de sa chemise et de son tablier.

Sho lui donnait un peu moins de soixante ans.

L'extérieure de la masure avait beau ragoûté n'importe quel oeil, l'intérieur lui était un modèle de propreté. A peut-être un mètre du comptoir un bloc de pierre teintée de gris et de blanc servait de plan de travail. De chaque côté de ce plan, le cuisinier disposait de tout un attirail de four, de poêle, de friteuse et de plaques chauffantes si bien entretenues que Sho doutait même que cela fut si propre dans le plus grand restaurant de Kumo.

» Oh ! Un shinobi de Kumo par ici ? Je crois que la dernière fois que j'en ai vu un rôdé dans les environs c'était il y a une dizaine d'années, s'écria l'homme. Qu'est-ce que je peux faire pour vous mon bon ami ?

Sho lança un regard amusé à Kinimo.

» Mon amie et moi longions simplement cette route quand nous avons remarqué votre - il chercha un mot non trop dégradant - établissement. Ma curiosité m'a poussé à m'approcher.

L'homme ne semblât pas relevé son moment d'hésitation.

» Votre ami ? S'étonna-t-il. Je ne le vois pas.

Sho abaissa de nouveau son regard sur Kinimo et lui sourit.

» Elle est plutôt petite.

» Ha, fit l'homme en frottant ses mains sur son tablier. Désolé ma petite dame, ajouta-t-il dans la foulée en se penchant vers l'avant comme pour essayer de voir par-dessus son comptoir. Bon et est-ce que je peux vous servir quelque chose ? Des ramens ? Un sauté de viandes ? Il est tard, en bons voyageurs vous devez certainement mourir de faim.

» Non merci, nous avons déjà mangés.

Le sourire de l'homme s'accentua malgré toutes attentes.

» Je n'aurai pas l'honneur de servir un autre kuméen dans ce cas. Tant pis. Si vous avez des gourdes d'eau je peux les remplir si vous voulez ?

Sho était étonné par cet homme autant que par son sens du service. Lentement, il dégagea deux gourdes de son sac et les lui tendis. Il l'observa se diriger vers une jerricane et en tirer autant d'eau que les deux gourdes pouvaient en contenir. La méfiance naturelle d'un shinobi voulait qu'il s'assure toujours de ce qu'un inconnu lui offrait à boire ou à manger. Sho se garda de le faire sous les yeux de l'homme, mais dès qu'il fut assez loin de la masure il trempa ses doigts dans les gourdes et les porta à ses lèvres. L'eau n'était pas empoisonnée.

...
En quittant la lisière de la forêt, Sho et Kinimo se retrouvèrent à la croisée de deux routes. L'une d'elle plongeait dans une plaine interminable en direction du nord-est quand l'autre s'enfonçait à travers des vallons vers le sud.

» Tu m'as dis toute à l'heure que si j'avais besoin de ton aide un jour, tu serais là, dit Sho en plongeant son regard dans celui de Kinimo. J'aurai besoin de ton aide pour remettre un pied à Konoha... et y affronter de vieux souvenirs...

Les silhouettes des deux acolytes se détachèrent comme des ombres dans la nuit, éclairés qu'ils étaient par une lune quasi pleine. Leur route continuerait vers le sud.
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☆ Post 5 ☆
Chapitre 11 ^ Les vieilles amitiés

MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Mar 20 Juil - 1:14

Après quelques temps de marche au milieu de la forêt, une odeur autre que les nombreux parfums de la végétation environnante chatouilla enfin le museau de Kinimo. Un restaurant de bonne qualité devait se trouver dans les environs, étant donné l’odeur succulente des mets qu’elle pouvait sentir d’ici. Néanmoins elle ne dit rien à Sho : tout d’abord parce qu’ils venaient de manger, ensuite parce qu’ils se dirigeaient déjà dans la direction de l’origine de cette douce odeur.
Une fois sur place, la chienne resta sceptique face à cette masure peu attirante. Pourtant, son flair semblait toujours la mener jusque dans cette bâtisse perdue. On raconte souvent qu’il ne faut pas se fier à l’apparence… quoi qu’il en soit, c’est probablement cette apparence qui attira Sho jusqu’à l’intérieur du restaurant.
A la grande surprise des deux voyageurs, l’intérieur se mariait parfaitement avec cette odeur qui l’emplissait : tout était propre, rangé et prêt à accueillir le moindre ventre affamé qui passerait dans les environs. Malheureusement pour le patron des lieux, ils ne venaient pas pour manger… d’ailleurs Kinimo ne comprenait toujours pas pourquoi Sho était entré, elle s’avança donc tranquillement jusqu’au pied du comptoir où elle s’allongea en attendant que l’homme en ait terminé.

La chienne ne chercha pas à suivre la discussion. Non pas qu’elle soit inintéressante, mais elle préféra profiter de cette courte pause pour faire le vide dans son esprit, essayer de ne penser à rien, même pour un instant. Elle leva tout de même la tête lorsque les humains se mirent à parler d’elle, remarquant le propriétaire qui se penchait légèrement sur le comptoir pour l’observer : évidemment elle ne dit rien, se comportant comme une chienne tout à fait normale ne serait-ce que pour éviter les questions récurrentes dont elle avait l’habitude. Elle reposa sa tête sur ses pattes le temps que l’homme remplisse les gourdes de Sho, puis ce fut l’heure de repartir.
Kinimo fixa Sho du regard à partir du moment où ils sortirent de masure, retrouvant la partie la moins accueillante du bâtiment. Après quelques pas, le Kuméen trempa ses doigts dans une des gourdes, s’assurant que l’eau n’était pas empoisonnée… mais visiblement, le serveur avait été parfaitement sincère. Prenant un ton légèrement blagueur, Kinimo frotta sa tête contre une des jambes de Sho pour attirer son attention et s’exclama :


« Hé bien, tu as au moins un fan ici, en tant que Kuméen. »

Cette courte pause lui avait fait du bien… elle arrivait à retrouver le sourire. De toute façon, son pire cauchemar restait la solitude. Tant que Sho était avec elle, les choses ne pourraient qu’aller de mieux en mieux. Les deux voyageurs reprirent leur route en direction de Konoha, laissant derrière-eux le restaurant aux bonnes odeurs…

_________________________

Les deux amis quittèrent la lisière de la forêt, se retrouvant à la croisée de deux routes. Chacun d’entre eux connaissait le chemin menant à Konoha, néanmoins ils s’arrêtèrent. Surprise, Kinimo tourna la tête vers son compagnon, l’interrogeant du regard. D’après ses dires, il avait besoin de son aide… simplement pour remettre un pied dans le village de la feuille ?
Les paroles du Shinobi il y a quelques heures maintenant lui revinrent en mémoire : c’était aujourd’hui la première fois qu’il retournait à Konoha depuis son examen Chuunin, épreuve dont elle ignorait tout. Mais que s’était-il passé exactement ce jour-là ? Kinimo ne pouvait évidemment pas lire dans les pensées du Kuméen, mais le fait qu’il réagisse ainsi laissait présager qu’il s’attendait à retrouver de bien mauvais souvenirs une fois sur place. Comprenant enfin la détresse de son ami, la chienne leva la tête pour déposer une douce léchouille sur la main de son ami. Il avait besoin d’elle, évidemment qu’elle serait là… mais ce ne serait pas non plus une partie de joie pour elle. Plongeant à nouveau son regard dans celui de Sho, la chienne répondit de sa douce voix dont l’homme devait commencer à avoir l’habitude :


« Dans ce cas nous les affronteront ensemble, comme pour les miens. »

Plus que quelques heures… bientôt ils se retrouveraient à Konoha, le même Konoha qu’elle avait essayé de rejoindre avant sa disparition.

_________________________

Les deux compagnons s’arrêtèrent à nouveau… le soleil brillait déjà haut dans le ciel, illuminant l’immense village de la feuille qui s’étendait devant eux. Seules deux immenses portes les séparaient de Konoha désormais, les deux mêmes portes que Kinimo avait dû traverser en compagnie de Kenji la première fois. Il faut avouer que la chienne n’était pas mécontente d’être enfin arrivée : malgré les quelques pauses qu’ils s’étaient accordés, elle commençait à avoir assez mal aux coussinets à force de trottiner au milieu de la forêt. Jusqu’ici, Sho ne lui avait pas parût particulièrement inquiet, peut-être légèrement plus pensif que d’habitude… mais elle se doutait bien que cette étape serait la plus difficile pour lui. Jetant un rapide coup d’œil autour d’eux, elle se demanda avec amusement si Kenji n’était pas dans les parages à nouveau. Mais il semblerait qu’elle doive faire sans aujourd’hui… et puis avec Sho, il n’y avait aucun soucis pour entrer dans Konoha. Le principal pour le moment était de soutenir son ami du mieux qu’elle le pouvait.

La chienne passa devant, faisant signe au Kuméen de la suivre. Ils reprirent leur marche d’un pas plutôt lent, gardant le regard fixé sur ses deux immenses bâtisses de bois qui attendraient un signal pour s’ouvrir et laisser passer Sho et Kinimo.
Plus ils s’avançaient, plus la chienne sentait son ami hésitant… elle recula légèrement pour marcher à sa hauteur, frottant une fois encore délicatement sa tête contre la jambe gauche de Sho tandis qu’ils continuaient leur progression.


« Je suis avec toi Sho... »

Ce fut la dernière fois qu’elle ouvrit la bouche pour parler… maintenant qu’ils étaient à porté des gardes de l’entrée, le Kuméen parlerait pour eux deux, pour la même raison que d’habitude. De toute façon, comme prévu, ils entraient en même temps et ressortiraient ensemble pour repartir vers Kumo. Ne quittant plus Sho d’un centimètre, Kinimo suivit son ami jusqu’à ce qu’ils se retrouvent nez-à-nez avec les deux portes du village. Un des gardes s’approcha d’eux, leur demandant de décliner leur identité et la raison de leur venue avant qu’ils ne puissent traverser le portail du village de la feuille. A nouveau, Kinimo rappela au Kuméen sa présence d’une léchouille rapide sur sa main tout en laissant son regard océan sur le visage de l’homme. Il n’avait aucune raison de s’en faire… tant qu’il s’inquiéterait, elle resterait avec lui.

Les deux portes s’ouvrirent après quelques minutes dans un grincement assourdissant, permettant aux deux voyageurs d’enfin les franchir… ils se regardèrent l’un et l’autre pendant un instant… et entrèrent enfin à l’intérieur du village caché de Konoha.

MessageSujet: Re: Marche dans les ténèbres.   Mer 21 Juil - 12:53



    Kinimo : + 66 XP
    Sho : + 52 XP



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