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 Une placette fort sympathique.

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MessageSujet: Une placette fort sympathique.   Jeu 29 Juil - 14:51

~Rencontre sur une placette~

J'avais laissé mes pas m'entraîner au centre ville. L'abandon dont j'étais la victime, enfin, le pseudo abandon, me perturbait au plus haut point. Je n'avais aucunement l'envie d'errer seul dans le village, et pourtant les agissements du chuunin m'y forçaient. Depuis déjà une heure, je marchais dans les rues du village, visitant tel ou tel magasin, admirant telle ou telle bâtisse. Mais mon problème était plus profond. Ainsi qu'une lame de fond puissante et glaciale, le "problème Takeshi" me remuait les entrailles. J'avais l'impression de n'avoir plus aucune force face à l'individu qui m'avait ramené ici. Comment aborder le problème avec l'homme? Devais-je l'aborder directement, en lui mettant les faits accomplis sous le nez, ou lui tirer les vers du nez sans m'impliquer de prime abord?

* Tu en serais incapable. Abandonne cette idée *

Cette voix au fond de moi avait entièrement raison. Lorsque je pris la décision de tomber sur Takeshi et de lui poser les questions franchement, j'étais assis sur un petit banc de pierre, en plein cœur du quartier marchand de Kiri. L'animation qui régnait autour de moi m'empêchait de me creuser la tête correctement. J'étais sûr de pouvoir m'inspirer de tout ce que j'avais lu pour mettre au point une tactique d'interrogation discrète, mais déjà moins persuadé de pouvoir la mettre en œuvre. Il fallait absolument que je trouve de quoi m'occuper l'esprit, pour les semaines à venir. J'avais tout d'abord pensé à m'entraîner sans relâche mais avais fini par me décider pour quelque chose de plutôt surprenant. J'allais tenter de m'adonner à l'écriture. Je pensais que cet art me permettrait de gagner en assurance au niveau des discussions. Me levant de mon petit banc, je me dirigeai vers une zone peu habitée du village. J'allais y réfléchir aux bases du personnage. Créer un monde me donnerait sûrement l'appui nécessaire pour créer un arrière plan à mon questionnement envers Takeshi. Je pourrais lui raconter une histoire d'archives découvertes par hasard à la bibliothèque de Kiri – que je n'avais d'ailleurs toujours pas fréquenté depuis mon arrivée, ce qui ne saurait tarder – ou encore d'informations glanées au bouche à oreilles.
Après quelques dizaines de mètres, je débouchai sur une petite place tranquille, abritée du brouhaha ambiant par de hautes demeures imposantes aux façades grises et délavées. Toutefois, elles n'étaient pas déprimantes: l'ambiance qui régnait dans cette impasse en forme de place était bien trop chaleureuse pour cela. Un petit ruisseau, bordé de touffes d'herbes éparses, traçait un net chemin entre les pavés disjoints, de tailles variées, qui ornaient le sol de la place: on pouvait avoir l'impression que le ruisseau s'était imposé ici, d'autant plus que la verdure se répandait entre les pierres, avec comme point de départ le petit cours d'eau. Un arbuste jetait un œil curieux au fond du lit peu profond. Un coin tranquille et sympathique, en somme. Avisant une pierre un peu plus imposante que les autres, posée à côté du ruisseau, je regardai autour de moi rapidement. Personne. Retirant mes chaussures, je plongeai les pieds dans le courant.

Ekei – Ouah, elle est fraîche!

L'exclamation m'avait échappé sans que je puisse la retenir, tant la température de l'eau différait de celle de l'air. Je m'amusai un instant à poser mes pieds sur l'eau, recourant à la technique que j'avais étudiée récemment, puis, lassé de ce jeu, me mis à réfléchir. Il fallait, pour que j'écrive quelque chose de valable, que le personnage soit original. Mais en même temps intéressant. Pensant la tâche facile, j'essayai d'imaginer un personnage de fiction. La tâche s'avéra ardue au bout de quinze minutes de réflexions intensives. Devais-je en faire un héros privé de toute famille? Classique. Au contraire, un héros entouré de sa famille? Banal. Me heurtant à moult questions de cet acabit, je décidai, au bout d'un autre quart d'heure, d'abandonner ce personnage de fiction. A peine né, il était déjà mort, mais je m'étais révélé incapable de lui donner une consistance, une vraie existence. Je choisis alors de me pencher sur ma vie propre. Quel personnage, quel stéréotype, quel destin inattendu se cachait dans les personnes que j'avais côtoyé jusqu'ici? Je pensais tout d'abord à mon père: les aventures d'un caravanier luttant pour aider à développer son villages pouvaient être palpitantes, en plus de présenter un caractère incontestablement humain. Mais je me rappelai ses exactions. Comment parler d'un trafiquant? Certes, le personnage prendrait un peu de cachet, mais... J'avais du mal à remuer ces histoires sordides, même pour créer un personnage de fiction. Je pensais aussi à moi, lors de ma période d'errance. Développer un personnage sur ces bases me parut de prime abord une bonne idée. Puis, la vraie, la bonne idée me vint.

Ekei – Le forgeron!

J'allais faire de Takeshi mon personnage. Ce serait une manière de créer un personnage original, tout en me vengeant de la manipulation à laquelle il m'avait soumis, en me livrant à la mienne. Lui faire vivre ce que j'avais décidé. Un choix palpitant, qui me ravissait au plus haut point. Voilà comment j'allais remporter ma victoire psychologique sur Takeshi! A chaque argument qu'il m'opposerait, j'allais pouvoir résister. Jubilant, je ne m'aperçus pas de la personne qui s'approchait, discrètement, de moi. Ce fut seulement au moment ou il me questionna sur ce que j'étais en train de faire que je sursautai. Me tournant vers lui, j'aperçus un garçon, de quelques années que moi apparemment, qui me toisait d'un air intrigué. Il devait penser que j'étais un peu barge. Il faut dire qu'il y avait de quoi me soupçonner. Les pieds dans l'eau, marmonnant, je devais faire peur... Au boulot, il fallait rectifier le tir!

Ekei – Désolé si j'ai l'air étrange, je suis un peu préoccupé ces temps-ci. Mais installe toi si tu veux, n'hésite pas!

Le kiréen s'installa à mes côtés, sur une autre pierre qui dépassait. Couverte de mousse, celle-ci, elle devait être bien confortable! Un léger silence plana quelques instants. Sur quoi pouvais-je amener une conversation? J'avais souvent eu quelques problèmes relationnels, mais je pensais pouvoir m'en tirer. Puis, une chose me frappa. Je ne m'étais même pas présenté! Réalisant mon erreur, je m'adressai au garçon assis près de moi:

Ekei – Je m'appelle Ekei, arrivé à Kiri récemment!

Ma présentation, succincte mais prononcée d'un air détaché et d'une voix plutôt riante, avait plus pour but d'amorcer une conversation que de révéler mes origines. Je ne connaissais personne dans ce village, Kasuo excepté. Il fallait saisir l'occasion.

MessageSujet: Re: Une placette fort sympathique.   Dim 15 Aoû - 18:12

Le soleil illuminait les toits de Kiri, rendus étincelant par la rosée matinale. Bien que ce spectacle soit magnifique, voir enchanteur, Taiki, allongé sur son lit, n’y accordait même pas un regard, trop absorbé par la lecture de son livre. Ce dernier racontait l’histoire passionnante d’un ninja qui avait tout abandonné pour venger la mort de ses deux frères et pour ce faire, il devait retrouver le meurtrier, un nukenin borgne auquel il manquait un doigt : l’index gauche. Bref, un livre tout à fait commun, mais au goût du jeune Nakamura.

« Taiki ! Vient voir ! »

Cette voix grave et quelque peu bourrue appartenait à Chikiro Nakamura, un homme de forte carrure aux cheveux noir, père de Taiki, bûcheron de son état et peintre à ses heures perdues. Le genin ferma son livre, se leva et se rendit auprès de son père, se demandant ce qu’il se passait.

Ckikiro - Ah, te voilà.

Taiki - Qu’y a-t-il, papa ?

Ckikiro - Pas grand-chose, ne t’inquiète pas. Je voulais seulement t’informer que je vais rester plus longtemps aux bois ce soir. Tu seras donc autonome aujourd’hui, ok ?

Taiki - Pas de problème.

Ckikiro - C’est bien, mon grand ! À ce soir !

Sur ce, Chikiro ouvrit la porte, pris sa hache, adressa un signe à son fils et s’en alla.

Une fois seul, Taiki décida de remettre sa lecture à plus tard et de se promener dans les rues de Kiri, histoire de prendre l’air. Il sortit donc à son tour, en prenant bien soin de fermer la porte à clé. Une fois dehors, le jeune Nakamura se mit à marcher d’un bon pas, déambulant un peu au hasard dans le village. Il repensait aux évènements qui l’ont amené à ce qu’il est aujourd’hui : la mort de sa mère, la rencontre avec son senseï et… Son combat contre Yama, le précédent disciple de son maître. Ce dernier avait disparu après sa défaite. Voulait-il toujours sa mort ? Où bien c’était-il résigné et avait abandonné tout espoir de redevenir l'élève de l’homme au masque ?

*L’avenir nous le dira.*

Cherchant un moyen de se divertir et d’oublier ses tracas, Taiki se dirigea vers le centre de Kiri, qui devait être animé à cette heure de la journée. Suivant le brouhaha montant de la foule, le jeune Nakamura déboucha sur le coeur de Kiri, qui était effectivement très animé. De nombreux magasins s’étalaient au loin et une foule assez dense emplissait les rues du village. Les odeurs y étaient diverses : poisson, nouille, brochette de pieuvre… mais rien n’intéressait le genin. Il continua de marcher jusqu’à des recoins du village plus calmes. Soudain, il entendit une voix s'exclamer :

« Ouah, elle est fraîche ! »

Par curiosité, Taiki se mit à chercher d’où elle venait et arriva dans une petite placette sympathique et très calme, car à l’abri du vacarme de la foule grâce à de grandes demeures imposante, dont les façades étaient quelque peu grisâtre. Biens que cette couleur puisse prêter à la déprime, il régnait dans cette impasse une ambiance très chaleureuse. Un petit ruisseau, bordé de touffes d'herbes, s'était imposé ici, entre les pavés, preuve que la nature reprenait toujours ses droits. Un arbuste était présent, rajoutant un peu de verdure au paysage.

*un endroit idéale pour lire sans être dérangé.*

Un jeune homme âgé d’environ deux trois ans de plus que Taiki, était présent. Les pieds dans l’eau, en train de marmonner, il donnait l’air d’être un peu fou, mais ne semblait pas dangereux. Il s’aperçut de la présence du jeune Nakamura et déclara :

« Désolé si j'ai l'air étrange, je suis un peu préoccupé ces temps-ci. Mais installe toi si tu veux, n'hésite pas ! »

Taiki ne refusa pas l’invitation et s’installa sur une pierre couverte de mousse, un peu glissante, mais très confortable. Pendant un instant, seul le doux bruit du ruisseau se faisait entendre. Puis l’inconnu se présenta d'une voix plutôt riante:

Je m'appelle Ekei, arrivé à Kiri récemment !

Ainsi l’inconnu se nommait Ekei… À son tour, Taiki se présenta :

Taiki - Enchanté. Moi je m’appelle Taiki, Taiki Nakamura.

Après quelque seconde de silence, Taiki demanda :

Taiki - Je suis un genin de Kiri. Et toi ? Quelle est ta profession ? Et je peux savoir ce que tu faisais avant que j’arrive ?

Taiki rougit et s’arrêta net. Il avait la fâcheuse habitude de trop poser de questions.

Taiki - Si ce n’est pas indiscret…

Il espérait que l'inconnu n’allait pas se vexer. Le genin ne connaissais pas grand monde dans le village et Ekei avait l’air on ne peut plus sympathique.



MessageSujet: Re: Une placette fort sympathique.   Mar 17 Aoû - 19:56

Le jeune garçon n'avait presque pas hésité, lorsqu'il avait fallu entrer en contact. Il s'était avancé, d'un pas plutôt souple, et n'avait pas rechigné à me poser, d'entrée de jeu, quelques questions. Quelque chose de très surprenant, d'ailleurs : il était rare que des individus s'avancent vers vous et vous tendent la main, lorsqu'ils ne vous connaissaient pas! Mais pourquoi pas, après tout? Rangeant mes velléités artistiques dans un coin de mon cerveau, afin de les ressortir dans un ailleurs proche, je me penchai quelques secondes sur la psychologie de l'individu qui venait de m'aborder. Enfin, que je venais de forcer à subir une rencontre, serait plus juste! Il avait sûrement lui aussi envie de rencontrer des personnes au sein de Kiri : il s'était présenté comme un genin du village. Son attitude enthousiaste me poussait à confirmer mes suppositions. Tout comme moi, il voulait rencontrer des gens.

Ekei – Eh bien, tu n'hésites pas!

Disant cela, je fis rougir une nouvelle fois Taiki. Je lui étais déjà apparu comme un individu assez étrange à son approche, autant cultiver cette image. Le regardant tout sourire, je plongeai à nouveau les pieds dans le ruisseau. L'eau qui coulait tout autour d'eux me procurait un calme et un plaisir inégalés, tandis que le contact des dallages couverts de plantes aquatiques n'était pas sans sensations surprenantes. J'invitai de quelques paroles le genin à entrer à son tour dans le ruisseau. Il hésita quelques secondes. Si nous voulions véritablement faire connaissance, il fallait faire faire quelques pas courageux au genin, rendre cette rencontre apparemment fortuite aussi réaliste que possible. Approcher les gens comme ça, même moi, je n'en aurais pas été capable.Je n'allais pas le déranger trop longtemps. J'allais plutôt répondre à ses questions.

Ekei – Eh bien... Je ne suis ici que depuis quelques semaines. Avant cela, j'ai pas mal bourlingué. Je suis aspirant, pour l'instant!

Décidant alors de créer quelques liens avec le jeune garçon, je choisis, devant ses yeux si pleins de questions, qu'ils semblaient en déborder, de lui confier une part de mon vécu. Qui sait, lui aussi avait sûrement une histoire à raconter, une histoire qui me fascinerait. L'histoire des gens, qu'elle soit banale ou extraordinaire, m'avait toujours intéressé. Un trait très probablement apparu suite à mes nombreuses lectures... J'entendrais ainsi son histoire, et nous pourrions créer des liens. Ceux que j'entretenais avec Kasuo me pourrissaient bien trop la vie comme ça. J'avais besoin de renouveau, et je n'étais apparemment pas le seul. Autant en profiter. Le lieu était propice à la rencontre que je prévoyais, pas un chat. Ne pas oser lui raconter quelques bricoles n'aurait pas été normal!

Ekei – Tu es comme moi, l'histoire des autres t'intéresse?

Je sondai son regard, et j'y vis un peu plus que des questions, qu'une foule de questions. J'y vis aussi une bribe d'amusement. Cette rencontre devait le ravir au plus haut point. Rien d'étonnant, d'ailleurs, étant donné mon attitude passablement... Spéciale, qui l'avait peut-être encouragé à se rapprocher de moi – chose étonnante si l'on considère que les individus ne se comportant pas normalement effrayaient les autres – mais les livres m'avaient marqué. En fait, le premier que j'avais ouvert m'avait collé une claque monumentale, qui m'avait sûrement déplacé quelque chose, là haut. Le garçon acquiesça d'un signe de tête et d'un "Oui" murmuré comme s'il avait peur de mettre fin à cette avalanche de paroles – inhabituelle, d'ailleurs – qui me prenait.

Ekei – J'ai commencé à vivre dans un petit village perdu, duquel mon père organisait des caravanes...

Puis je lui contai une petite part de mon histoire. Pas toute, non. Certains de mes souvenirs étaient frappés du plus puissant sceau existant, celui du silence. Toutefois, je lui racontai la première expédition que je menais aux côtés de mon père – occultant évidemment la partie traitant de ses exactions – les cours dispensés par Takeshi, son talent à la forge. Transformant la raison de sa présence dans mon village, je fis de lui un errant, et en fis le prétexte à ma propre année de vagabondage sur les routes, que je lui détaillai plutôt fidèlement, jusqu'à parvenir à mon arrivée dans le village.

Ekei – Voilà, tu sais tout! Et maintenant, dis moi en plus sur toi, si tu le veux!

Me montrer aussi enthousiaste que lui devrait faciliter grandement les choses. J'avais prévu la suite des évènements. L'écouter serait intéressant, et j'avais hâte de connaître son histoire. L'endroit était propice à des découvertes insolites. Puis, je pensais l'amener faire un petit tour des toits kiréens, à la manière de Kasuo. Une idée qui pourrait nous amener à parler de choses plus... inattendues, plus inavouées. Un but, par exemple. Mais je ne devais pas me voiler la face. Les rencontres miracles étaient délicates à manier. Sauf devant une bonne douzaine de verres, mais Taiki devait être encore mineur... Dommage, je connaissais une adresse sympathique, grâce à Kasuo!

MessageSujet: Re: Une placette fort sympathique.   Lun 23 Aoû - 16:38

Ekei - Et bien, tu n’hésites pas !

Taiki rougit une nouvelle fois et poussa un léger soupire de soulagement. Ekei ne s’était pas vexé et avais même l’air amusé par la réaction du genin. Il est vrai qu’il est plutôt rare de voir des gens s’avancer vers les autres comme ça, à la première impression, mais le genin arrivait généralement à savoir si la personne en face de lui était menaçante ou non. C'était une sorte de "don" qu'il avait depuis son enfance. De plus, le jeune Nakamura souhaitait sincèrement faire de nouvelle rencontre, voir même tisser des liens avec quelqu’un et Ekei semblait être du même avis.

Celui-ci proposa à Taiki de mettre ses pieds dans le ruisseau. Le genin hésita quelque seconde, puis finalement décida de tremper ses pieds. La fraicheur de l’eau et le contact avec les dallages recouverts de plantes aquatiques procurait de légers frissons, mais au bout d’un moment, le jeune Nakamura s’y accomoda. Puis Ekei pris la parole :

Ekei - Eh bien... Je ne suis ici que depuis quelques semaines. Avant cela, j'ai pas mal bourlingué. Je suis aspirant, pour l'instant !

Ekei venait de répondre à une des questions de Taiki. Il était donc aspirant et était arrivé depuis peu au village. D’où pouvait-il bien venir ? La question brulait les lèvres du jeune Nakamura, mais il se contenait. Ekei sembla remarquer la réaction du genin et déclara

Ekei - Tu es comme moi, l'histoire des autres t'intéresse?

Exactement. Le genin aimait beaucoup en savoir plus sur les autres et de ce fait, cette rencontre était on ne peut plus agréables aux yeux de Taiki. Celui-ci acquiesça d'un signe de tête et d'un "Oui" murmuré, de peur que Ekei ce taise. Ce dernier ce mit à raconter :

Ekei – J'ai commencé à vivre dans un petit village perdu, duquel mon père organisait des caravanes...

Une fois son récit terminé, Ekei se tut. Quelque seconde plus tard, Taiki fit une moue admirative et déclara :

Taiki - Et bien Ekei, je suis impressionné par ton vécu, en particulier par ton vagabondage d'un an avant de trouver le village. Maintenant, à mon tour de te conter mon histoire. J’ai vécu mon enfance à kiri. Ma mère était une chuunin de Kiri et mon père un bûcheron…

Ainsi Taiki raconta une part de son vécu. Il raconta son enfance, avec ses amis et les autres qui se moquaient de lui. Il raconta également la maladie de son père, son apprentissage de bucheron et ses entraînements avec sa mère. Mais arrivé à ce point du récit, des larmes embuèrent les yeux de Taiki et ses dents se serrèrent. Ekei le remarqua et lui demanda si cela allait.

Taiki – Oui, ne t’inquiète pas. Tu sais, peu de temps après, ma mère a été retrouvé morte juste devant la porte de notre maison. Bon bref, ou en étais-je ? »

Taiki se ressaisit et continua son récit. Il raconta la rencontre avec son senseï, les entraînements difficiles et douloureux afin apprendre l’art du Taijustu sans pour autant rentrer dans les détails. Ensuite, il raconta son combat contre Yama, l’ex apprenti de son senseï, où il avait failli trouver la mort. Enfin pour finir, il termina par le départ de son sensei et sa nomination au rang de genin. Il avait passé sous silence certains souvenirs, qu’il voulait garder secret.

Au bout de quelque instant, Taiki reprit la parole :

Taiki - Bon ça ne te dirait pas que l’on aille ailleurs ? Enfin si tu veux… je n’aime pas trop rester immobile.


(Désolé pour le retard j’ai quelques problèmes avec mon ordinateur, mais ils sont arrangés maintenant ^^)



MessageSujet: Re: Une placette fort sympathique.   Mar 24 Aoû - 14:31

Le jeune genin s'était admirablement prêté au jeu des questions. A croire que parler avait été pour lui une nécessité. Pourquoi pas, après tout? J'étais un très bon exemple de ce besoin de contacts. Son histoire était chargée d'évènements plus ou moins malheureux. Comme tout un chacun, il avait tout d'abord buté contre les racines de problèmes délicats avant d'apprendre à les dépasser. J'avais l'impression que la majorité des individus que je serais amené à rencontrer au cours de ma vie dans le village caché de Kiri no Satô serait une population marquée par une vie spéciale, aux caractères étonnants.

Ekei – A croire qu'on se partage tous le grand gâteau des embrouilles, dans ce village!

Une petite tentative d'humour n'avait jamais fait de mal. J'avais remarqué qu'évoquer certains de ses souvenirs rendait Taiki nerveux, autant changer de sujet, détendre l'atmosphère. J'avais hésité un instant. Puis la solution m'avait paru aussi évidente qu'agréable. Les ruelles que Kasuo m'avait fait découvrir étaient parfaites pour distraire quelqu'un d'une séance de nostalgie de comptoir. En outre, le jeune genin kiréen n'avait pas l'air d'apprécier de rester dans un lieu plus de trois minutes. Contrairement à moi, qui pouvais me révéler par instants étonnamment contemplatif. Mentalement, j'établis un parcours dans ma tête.

Ekei – Si tu veux, je peux te montrer deux ou trois coins sympas et pas trop mal famés. Enfin, je crois, hein!

J'avais esquissé un sourire léger à la fin de mes paroles, comme pour me dédouaner des catastrophes qui pourraient arriver. Enfin, des catastrophes toutes relatives, les rues de Kiri n'ayant jusque là présenté qu'un danger à mes yeux: l'attrait des bars et des commerces. Ayant toujours vécu dans un petit village, je ne m'habituais toujours pas aux bruits et aux couleurs des rues commerçantes, en un mot à leur magie. Faire passer ces sentiments là n'allait sûrement pas être très facile, mais pourquoi ne pas essayer? Cela divertirait le jeune Nakamura, et permettrait de passer un jour de congé plutôt agréable. Mon camarade acquiesça, prêt à me suivre dans les ruelles tortueuses de ce village hors du commun.

Ekei – Puisque tu es d'accord, c'est parti! Tu verras, certains coins sont plutôt agréables quand on a pris la peine d'y jeter un œil.

Ce qui ne semblait pas une évidence aux yeux de chaque individu, toutefois. A moi de donner le goût de la recherche à Taiki – si toutefois il ne le possédait pas déjà, qu'en savais-je? Marchant en tête, je commençai à m'éloigner de la place sur laquelle j'étais tombé par hasard. Les meilleures découvertes, je les faisais lorsque je laissais mes pieds me guider vers des lieux que j'étais incapable d'appréhender. Des endroits toujours pittoresques, parfois décalés, à la mode, pleins de vie ou silencieux. Le village de Kiri les rassemblait tous au sein des mêmes murs, et j'avais envie de tous les connaître. Une autre de mes missions avec moi même. Qui sait, peut-être arriverait elle à se réaliser? Au bout d'une centaine de mètres dans la rue qui avait mené à la place perdue, j'optai pour une voie à droite. Elle allait certainement nous guider au cœur du village : de chaque côté, de grandes demeures, sans terrain, surplombaient les pavés de pierre grise, tels de prudents gardiens, et la lumière du soleil avait du mal à atteindre le fond de la ruelle encaissée. Des jets de vapeur sortaient de tuyaux métalliques guettant l'apparition de nuages, et le chuintement de ces jets retentissait comme les cris d'une foule en délire. Comment ne pas avoir peur de la foule? Mais ici, dans ce réseau inextricable de rues que nous suivions désormais, en direction de quelques unes qui méritaient le coup d'œil, nous étions – et le mot me frappa au moment ou j'y pensai – chez nous.

Ekei – Tu suis? C'est un peu labyrinthique, je trouve, pas toi? Il m'arrive de me perdre, j'espère que tu as un sens de l'orientation à toute épreuve, parce que je suis totalement déboussolé!

Mon jeu de mots au rabais ne fit rire que moi. Taiki me regardait, avec un éclat de pitié dans les yeux. Décidément, mes traits d'humours ne valaient rien. Je me tus le reste du chemin, ne prenant la parole que pour demander à Taiki s'il connaissait déjà les endroits où nous nous trouvions. Au bout d'une demi heure de circulation aveugle dans les couloirs exigus d'un village agencé comme un bâtiment, nous arrivâmes là où je voulais amener le jeune genin kiréen. D'un regard inquisiteur, qui aurait fait fuir plus d'un chat errant, je recherchai la voie à emprunter. Elle était toujours là. La vieille échelle rouillée, à laquelle il manquait plusieurs barreaux, mais qui était toutefois praticable. J'y grimpai rapidement et, une fois arrivé sur le toit, encourageai le Nakamura à faire de même. Lorsqu'il m'eut enfin rejoint, j'allai m'asseoir sur le rebord en pierre donnant sur la rue marchande, plutôt calme en ce milieu d'après-midi, puis regardai Taiki.

Ekei – C'est plutôt bien, ici. Tu vois tout ce que tu peux vouloir voir.

Et c'était vrai. Chaque rue de Kiri était dessinée avec une précision sans failles, comme taillée dans un gigantesque bloc de pierre et de bois, de tuyaux et de fils, qui formerait une gigantesque fourmilière, une construction complexe à échelle humaine, un tableau d'humanité.

[HRP: pourquoi ne pas parler d'une rumeur que tu aurais entendue à propos de l'équipe? Comme ça, on pourra placer ce RP avant l'équipe, et en profiter pour le jeu!]

MessageSujet: Re: Une placette fort sympathique.   Ven 27 Aoû - 23:06

Après une petite tentative d'humour qui avait fait sourire Taiki, Ekei, qui était d'accord pour quitter cet endroit fort sympathique, lui proposa de visiter deux trois coins qu'il qualifiait de "pas trop malfamé", du moins croyait-il. Le jeune Nakamura accepta, curieux de découvrir de nouveaux recoins du village. En son fort intérieur, Taiki pensait à son père. Il imaginait sa réaction s’il apprenait que son fils s'était promené avec un inconnu... Enfin plus tellement un inconnu. Le genin commençait à apprécier Ekei, en partie parce qu’il s'était tous deux partagés une part de leur vécu respectif. Après avoir jeté un dernier un dernier regard à la placette, Taiki se mit à suivre Ekei dans les rues de Kiri. Une centaine de mètre plus loin, les deux Kiréens allèrent à droite, en direction du centre du village. Dans les rues, la même foule que le jeune Nakamura avait aperçue précédemment était présente. Des jets de vapeur fusaient des tuyaux métalliques produisait assez strident et fort, un peu comme…

*un peu comme une foule en délire*

Malgré tout, ces rues étaient son foyer, il avait grandi ici et éprouvait une certaine affection pour ces murs et ces pavés. En suivant Ekei au milieu de la foule, le jeune Nakamura surpris une conversation assez intéressante et s’arrêta quelques secondes afin d’en entendre plus.

??? - Il parait que, à l’académie, une nouvelle équipe devrait être mise sur pied aujourd’hui, mais personne ne s’est encore présenté…

??? - A bon ? Qui sera le dirigeant ?

??? - Un certain…

Ekei – Tu suis? C'est un peu labyrinthique, je trouve, pas toi? Il m'arrive de me perdre, j'espère que tu as un sens de l'orientation à toute épreuve, parce que je suis totalement déboussolé !

Le trait d’humour ne fit rire qu’Ekei. Taiki le regarda, en songeant qu’il faudrait qu’il prenne plus de temps afin de mieux connaitre les rues du village, qui n’étaient pas si labyrinthique que cela.

*un peu, quand même* dut admettre Taiki en se remettant en route.

Une demi-heure plus tard, le jeune homme aux cheveux blonds mena auprès d’une échelle quelque peu délabré, mais toujours praticable. Ekei monta en haut de celle-ci et incita Taiki à en faire de même. Une fois en haut, l’aspirant, assit sur un rebord en pierre, déclara :

Ekei – C'est plutôt bien, ici. Tu vois tout ce que tu peux vouloir voir.

Taiki le rejoignit et resta bouche bée. La vue était incroyable. Les rues de Kiri étaient magnifiquement taillées et composé de multiples matériaux. Une œuvre d’art géante, en somme.

*Il faudrait revenir ici le matin, avec la rosée, ce serait encore plus splendide.*

Puis Taiki déclara :

Taiki – Ekei… Merci de m’avoir montré ceci. C’est magnifique.

Ekei se contenta de sourire et se remit admirer la vue. Le jeune Nakamura en fit de même.
Un long moment passa. Puis Taiki, se souvenant de ce qu’il avait entendu, pris la parole :

Taiki – Tu sais, à l’académie, une équipe devrait se former, mais personne ne s’est encore présenté… Nous pourrions tenter notre chance, qu’en penses-tu ?

Le jeune homme réfléchit un moment, puis acquiesça, en déclarant que cela pourrait être une bonne idée. Les deux ninjas s’arrachèrent à la magnifique vision qu’offrait ce toit, descendirent et se mirent à marcher vers l’académie, dans l’espoir de faire partie d’une équipe.


[HRP: Et voilà ! Maintenant nous continuons sur le poste de sokka.]



MessageSujet: Re: Une placette fort sympathique.   Sam 20 Nov - 14:13

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