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 Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur.

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MessageSujet: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur.   Dim 27 Fév - 20:40

La porte craquait sous la pression de sa main. Sokka entra, sans la moindre hésitation dans la maison. Elle avait été abandonnée, il y avait longtemps déjà. Les fenêtres fermées par des planches de bois cloués au mur, ne laissant passer que quelques rayons de soleil, astre si rare à Kiri. Inhabituellement, il était là depuis quelques jours en essayant de rapporter la chaleur avec lui. Cela marchait. Il faisait doux et bon vivre, seul l’air renfermé de la pièce obstrua cette vision savoureuse. Encore sur le seuil de la porte, il respira longuement. Il était à la recherche d’une personne, une personne qu’il n’avait pas vue depuis un long moment. Cependant il savait qu’il se trouvait là, installé plus profondément dans la demeure, tapi dans l’ombre. Au moment où le Kawaki lâcha la porte pour s’avancer, celle-ci se referma brusquement aidée par la légère brise habituelle des lieux. Sokka marcha d’un pas assuré vers ce qui semblait être les restes d’un escalier. Il continua sa route pour arriver au sous sol. L’endroit ressemblait à une cave immense par rapport à la maison. Seule lumière, une ampoule suspendue à un long fil, à son centre. C’était maintenant certain qu’il était là. Sokka n’eut pas à chercher encore longtemps : un bruit de verre se fit entendre à sa gauche.

Sokka – Je te cherchais, Kino… sensei.

Kino – Je croyais t’avoir déjà demandé d’oublier ce «sensei». Je suis tout sauf ça.

Sokka – Certaines choses ne changeront jamais.

L’Eisei esquissa un sourire en s’approchant de la voix qu’il entendait. Il pouvait voir à présent, un Kino assis sur une chaise, les pieds sur la table, un verre à la main, une bouteille à l’autre. Sokka put remarquer qu’il était saoul rien qu’à sa tête et aussi à la bouteille quasi vide. Mais bizarrement, cela ne s’entendait pas dans sa voix, dont le ton restait calme et grave. L’habitude de l’alcool sans doute.

Kino – Cela faisait un moment, Sokka. Que me vaut le plaisir de ta visite ?

Sokka – Je vais aller à l’essentiel. J’ai besoin de toi.

Kino – Oh oh ! J’ai déjà entendu cette phrase auparavant. Il y a presque 3 ans si je ne m’abuse. Il enleva les pieds de la table et y déposa la bouteille et son verre après l’avoir fini d’un trait. Un râlement se fit entendre.

Kino – Tu ne regrettes toujours pas ? Au point de me redemander. Sacrée Sokka. Il termina sa phrase par un rire rauque et moqueur.

Sokka – Cette fois, c’est un peu plus différent. On m’a dépêché pour une mission. Ils m’ont permis de choisir mes coéquipiers…

Kino – Pauvre fou. Qui a dit que j’allais accepter ?

Sokka – Un petit combat entre toi et moi ? Et si je gagne…

Kino se leva d’un bond. Il s’y attendait. Il lâcha sa veste sur la chaise. Sokka eut de nouveau ses lèvres qui se fendirent en un mince sourire.

Kino – D’accord. Au souvenir du bon vieux temps. D’ailleurs tu te souviens de la première fois que je t’avais amené ici ?

Sokka – Oui, sauf que c’était moins vide avant.

Kino – Assez parlé.

Ils se trouvaient désormais, tous deux au centre de la pièce, habillés d’un simple pantalon large et blanc d’entraînement. Ainsi, était la tenue qu’on devait avoir quand on venait dans ce lieu. Ce lieu qui avait abrité tant de combat sans que les autorités le sachent. Tant de combat où, Shinobi voire les plus téméraires des Civils venait se défouler en se cognant l’un contre l’autre. A la base ça ne devait être que ça, cependant Kino, avide comme il était, avait décidé d’en faire des paris plus ou moins important. Cela devenait de moins en moins clandestin, de plus en plus organisé. Par contre Kino ne s’était jamais battu là dedans. Il préférait envoyer, le môme qu’on lui avait conseillé, prétextant, qu’il avait besoin de se faire les crocs sur des gens, plus ou moins faible, avant de commencer un véritable entraînement. Au départ Sokka trouvait ça étrange, mais il se taisait, il voulait apprendre de Kino, et si c’était la voie qu’il fallait prendre pour y arriver, alors il le ferait. Mais au fil des combats, il prenait de plus en plus de plaisir à se battre, le défoulant de toute sa hargne, qui avait resté pendant un long moment en lui. Il finissait par le prendre comme un exercice pour affiner sa technique, pour en apprendre plus sur le pugilat, lui qui avait que peu combattu. La journée, entraînement avec Kino, la nuit, défouloir sur d’autres. Tel était la vie du jeune homme pendant de longs mois. Et il ne s’en offusquait pas. Tout ce petit manège avait presque duré un an. Tout le monde commençait à connaître cet endroit. Et cela avait fini par remonter aux oreilles des plus grands, et cela ne leur plurent guère que des combats clandestins se déroulaient dans l’enceinte de leur village. Cela s’est arrêté d’un instant. Kino n’avait jamais voulu dire comment cela s’était passé.

L’ampoule qui les éclairait vacillait, elle allait bientôt s’éteindre. Le combat allait être bref et intense. Sokka le sentait Cela faisait longtemps qu’il avait combattu Kino. Mais il se souvenait comment cela se passait. A chaque fois, il fallait peu de temps pour que le combat se termine, Kino maitrisant son élève par quelques mouvements. Mais fur à mesure que l’entrainement avançait, il devait gagner une poignée de seconde. Et cela suffisait à dire qu’il progressait. Néanmoins là, c’était différent. Ils avaient tous les deux grandi, vieillis, pris de l’assurance, l’issue du combat était moins sûre.

Sokka – Ca devrait être moins facile pour toi maintenant. Je me suis amélioré.

Kino – Tu crois que je vais être aussi gentil qu’avant ?

La danse commençait. Chacun tournait, cherchant à défier l’autre rien que par le regard. Ils scrutaient le moindre de leur mouvement qui allait les trahir pour l’attaque. La ronde paraissait longue, chaque seconde s’écoulait comme des heures. La pression montant à chaque tour qu’ils faisaient.

Kino – Tu sembles plus réfléchi qu’avant. Je me souviens que tu fonçais la tête baissée. A moins que tu as peur maintenant ?

Sokka ne répondit pas. Il attendait le bon moment, et ce bon moment, Kino venait de lui offrir. Il sentait qu’en parlant Kino n’avait pas la même attention à son égard, qu’il le sous-estimait. Au moment où le sempai allait ré-ouvrir la bouche pour lancer une nouvelle provocation, Sokka s’approcha rapidement, armant son bras. En réaction, Kino stoppa sa marche et se mit en position de garde, les bras pliés et ramenés à son visage. Le premier coup fut raté, Kino l’esquiva en se décalant sur le côté. Le deuxième, il le bloqua avec son bras, avant de riposter. Il ferma rapidement son poing et visa l’estomac de son adversaire. Le Kawaki laissa échapper un léger gémissement. Il voulut reculer pour prendre de l’élan, mais Kino ne le laissa pas le temps et frappa fermement en visant le diaphragme. Le souffle coupé, l’Eisei posa une main à la poitrine, et respira par la bouche pour retrouver sa respiration habituelle.

Kino – Plus réfléchi, mais tu as régressé. Tu ne combats pas comme un véritable Eisei. Tu as oublié que nous ne sommes pas des brutes qui frappons juste fort comme ses adeptes du Tai. Nous, nous visons des points précis du corps, de l’anatomie de notre adversaire. On ne tape pas pour juste exprimer notre forces, mais aussi dévoiler les faiblesses, voire en créer. Tu as oublié cela.

Sokka n’aimait pas ça. Il pensait avoir progressé, néanmoins, il devait se rendre à l’évidence, celui qui l’avait entraîné durant de longs mois. Mais son inactivité de ces derniers moment avait endormi ses réflexes, ces aptitudes, ses habitudes au combat. Kino chercha dans sa poche et en sortit une cigarette et son briquet. Il la mit en bouche et l’alluma longuement. Il prit une de ces bouffées toxiques qu’il recracha directement par les narines. Il recommença deux trois fois, le temps que Sokka se remette complètement de son dernier coup.

Kino – Allez, je suis sympa, je vais te faire un rappel. Tu te souviens quelles parties du corps exactement, on peut appuyer pour faire mal ? Par exemple au niveau des jambes ?

Sokka ferma les yeux un instant et libéra son cours d’un ton monotone, comme s’il avait parfaitement appris, et qu’il s’en souvenait par cœur.

Sokka – De bas en haut, on a le pied qui écrasé, permet de déséquilibrer l’adversaire et l’obligeant à reculer. On peut essayer aussi de limiter les déplacements de l’adversaire en fracturant le fibula, voire le tibia pour le mettre à terre et l’immobilisant pendant quelque temps même déboiter la rotule suffit parfois. Sans parler des grandes douleurs quand on touche le nerf sciatique qui peut le paralyser ou fracasser l’aine qui si la douleur est assez importante peut en évanouir certains. Merci, mais je n’ai pas besoin de ça. Je m’en souviens parfaitement.

Kino – Pourquoi tu ne l’appliques pas, alors ?

Sokka – Je n’ai jamais eu encore le temps de le tester véritablement.

Un rire éraillé se délogea de la gorge de Kino, et se désigna mains tournés vers lui. Sokka hésita un moment, l’idée de blesser Kino ne lui plaisait guère. Les principales raisons étaient qu’il n’avait pas envie de le blesser, et que surtout il n’avait pas intérêt à le blesser, alors qu’il en avait besoin pour la mission qui allait débuter sous peu. Cependant, il devait le battre pour le convaincre pour cette mission. La danse recommençait. Sokka fut plus rapide cette fois pour se décider de fondre sur son opposant. Il disparut même un moment laissant Kino seul. Ce dernier savait où il se cachait, son élève était sous terre. Il utilisait la technique de décapitation fatale. Il n’eut pas à attendre longtemps pour le voir apparaître au niveau de ses pieds, prêt à frapper. Kino essaya d’esquiver, mais son disciple eut le temps de le frapper à la rotule. Il ne put s’empêcher de poser un genou à terre, et assista à la seconde frappe du Kawaki, son poing chargé de chakra. Il l’essuya en plein figure. Kino se retrouva propulsé plus loin à terre. Il mit quelque temps à se relever. Sokka l’attendait.

Kino – Eh, bien. Tu n’y vas pas de main morte. Il essuya les quelques perles de sang qui s’écoulait le long de sa bouche.

Kino – Mais ne crois pas que le combat est fini !

***

Kino claudiqua lentement vers sa chaise, avant de rasseoir, dessus. Machinalement il se servit un nouveau verre de son délicieux alcool, en but une longue gorgée. Sokka se trouvait encore sur l’arène improvisée. Assis en tailleur, il tâtait de ses mains son visage, pour vérifier que rien n’était cassé. Apparemment, il avait eu de la chance, il aurait juste la figure violacée, pendant quelques jours. Une chance qu’il avait le teint mat, cela ne se voyait pas tellement. Après diverses vérifications, il quitta sa position pour se remettre debout tranquillement. Il s’épousseta rapidement, en servant de ses mains comme des brosses, avant de se diriger vers Kino. Ce dernier prit la parole.

Kino – Ca défoule. Ca me rappellerait presque mes chamailleries avec Ruriko. Il rit à nouveau.

Kino – C’était un beau combat. Dommage, qu’on a fini à égalité. Rassure-toi, tu m’as convaincu. Dis-moi en plus sur cette fameuse mission. Il but une rasade de saké, l’oreille attentive aux propos de Sokka.

Sokka – Une mission de rang B intitulée «Perle de Pluie». Un certain client anonyme paie le village pour renforcer la garde d’un bijou. Tous les détails sont sur le descriptif de la mission. Il lui tendit le papier contenant ses informations.

Kino – Et tu as pensé à qui d’autre pour faire cette mission ?

Sokka – Personne. Il n’y aura que toi et moi.

Kino allait répliquer en lançant une vanne mais quand il voyait le regard déterminé du jeune homme, il devina qu’il ne plaisantait pas. Une mission B en duo, c’était un peu tordu, mais pas infaisable. Il fallait juste espérer que c’était juste de simple brigands qui voulaient la voler et non pas des shinobis comme eux, sinon les choses étaient plus que corsées. Kino plongea longuement dans la lecture de la mission. Il cherchait les petits détails qui lui permettraient de bien saisir tous les risques qui allaient lui être présentés.

Kino – Pauvre fou. Cela ne te ressemble pas de te jeter comme ça, sans t’y préparer longuement et t’assurer que toutes les chances sont de côtés. Mais ça marche pour moi.

Sokka – Merci. Ne t’inquiète pas, j’ai déjà un plan en tête. Je suis certain qu’à nous deux on peut réussir, Kino-sensei.

Kino – Je t’ai déjà dit maintes fois que ce suffixe ne me correspondait pas.

Sokka – Tu viens de me prouver le contraire.

Kino esquissa un sourire. Décidément, il l’aimait bien cet homme là. Il n’était pas mécontent de l’avoir rencontré, malgré les impressions qu’il se faisait à leur première rencontre. Que de surprises les attendaient. Et Kino aimait ça.
Citation :
Demande de validation de Jambes du Domaine du Corps.



MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur.   Mar 1 Mar - 3:17

Sokka était assis sur une chaise dans une cuisine qui ne lui appartenait pas. Face à lui, se trouvait une jeune femme dans la fleur de l’âge, la chevelure dorée et les yeux d’une couleur noisette. Elle avait les coudes posés sur la table qui se trouvait entre eux deux, les mains croisées. Sokka se gratta à la tête, tout en cherchant comment formuler sa demande. Il ne la connaissait pas assez bien, mais il savait qu’il pouvait lui demander. Il avait quelque chose à demander à Ruriko.

Ruriko – Cela fait longtemps que j’ai reçu de la visite dans ce modeste appartement.

Sokka – Merci d’avoir accepté de me faire entrer.

Ruriko – Pas de politesse ni de gêne inutile avec moi tu le sais bien. Tu cherches peut-être Kino ? Il n’est pas là en ce moment. Il m’a laissé toute seule ce matin, avec comme prétexte entraînement. Du jour au lendemain, il est passé de se morfondre avec une bouteille dans tous les coins de Kiri à vouloir s’entraîner. Je me demande bien ce qui se passe.

Sokka avait oublié, mais il était vrai que maintenant, quand on voulait voir Kino ou Ruriko, il fallait aller à la même adresse. Ils se connaissaient depuis tout petit et les chamailleries avaient commencés dès le plus jeune âge. Cependant, récemment, ils s’étaient tous les deux assagis, trouvant leur discorde inutile. Ou plutôt, qu’il y avait bien une raison pour qu’ils se haïssent ainsi. Un sentiment de répulsion ou d’attirance, ils ne savaient plus. La barrière entre l’amour et la haine était mince. Plus le temps passait avec leur sagesse, plus ils comprenaient qu’ils devaient finir par révéler leur véritable sentiment l’un pour l’autre. Ruriko et Kino s’aimaient, aussi incroyable que cela pouvait paraître, c’était la vérité. Non pas d’un amour fragile, doux et moelleux, mais d’un amour passionné et déchirant. Ils avaient cédés à cette tentation.

Sokka se passa la main dans les cheveux avant de répondre. Lui, il savait ce que faisait Kino, néanmoins, il savait si Kino voulait qu’elle soit au courant, ou qu’il préférait l’annoncer lui-même. Il préféra changer de sujet et but une longue gorgée du thé que la jeune femme venait de lui servir. Le goût était rafraichissant et subtile. Le Chuunin reconnut une variété de thé blanc, un thé parfait pour ces jours-ci où le soleil avait décidé, pendant quelques jours, d’imposer sa loi.

Sokka – A vrai dire, c’est plutôt toi que je cherche. J’ai croisé Kino l’autre jour. Je lui ai demandé d’où lui venaient ses tatouages. La dernière fois, que je l’avais vu, il ne les avait pas. Il m’a conseillé de venir te voir, si je voulais en savoir plus.

Ruriko – Tu es sûr qu’il t’a demandé de venir me voir ? Ca m’étonnerait de lui.

Elle laissa un sourire fendre ses lèvres. Les propos de son interlocuteur l’avaient étonnée. Bien sûr, que ce n’était pas la guerre entre eux, mais il était rare que Kino envoie quelqu’un à sa recherche pour des leçons, préférant le faire soi-même. Cela devait être important s’il avait du mettre son orgueil au placard et avouer qu’il n’était pas fort dans un domaine.

Ruriko – Enfin bon, il est doué pour enseigner mais qu’avec les poings. C’est vrai que pour les sceaux, ça risquait d’être difficile. Que sais-tu sur les sceaux que je sache quoi t’expliquer ?

Sokka – Je n’ai pas vraiment de bonnes connaissances à ce sujet. Désolé.

Le Chuunin glissa sa main sur sa nuque. Il n’aimait pas demander des services à l’improviste aux personnes qu’il côtoyait. Il aurait préféré aller à la bibliothèque et faire sa propre recherche. Il avait le grade nécessaire pour trouver des documents intéressant et le village lui laisserait quelques techniques qu’il pourrait apprendre par lui-même. Cependant, le temps pressait, il devait bientôt partir, et passer par un intermédiaire qui est expert dans le domaine, l’aiderait plus rapidement et plus efficacement. Ces derniers temps, Sokka était resté passif aux événements, trop passif. Sa dernière mission remontait à trop longtemps pour lui. Il devait changer tout ça, redevenir un véritable ninja, s’il voulait voir les choses s’affirmaient. Il avait retrouvé le plaisir d’avancer, de dissiper ce brouillard qui s’était installé, dans sa tête. Tout ceci grâce à l’aide d’une personne : Anzu. Cette jeune femme avait un pouvoir étonnant, celui de raviver une flamme qu’on croyait éteinte depuis un long moment. Il était vrai que le jeune homme n’avait pas eu une vie facile, mais pas non plus difficile au point de se plaindre infiniment. Sokka s’extirpa de ses pensées quand, il vit que la compagne de Kino allait reprendre la parole.

Ruriko – Oh, ne t’inquiète pas. Je ne vais pas aller dans les détails. Cela m’aurait juste arrangé que tu saches quelque petites choses. Tu sais au moins quels type de sceau il existe et leur couleur qui les dissocie les uns des autres ?

Sokka – Oui, quand même. De toute façon, je n’ai pas besoin d’un cours général sur les sceaux. J’aimerais juste que tu m’apprennes quelques sceaux utiles avant que je parte en mission.

Ruriko – Tu pars en mission ? Il fallait me le dire plus tôt. Si tu as quelques détails intéressants dessus, pour que mon aide ne soit pas inutile.

Sokka – Cela consistera à protéger un objet en transit sur l’île, son propriétaire inquiet qu’on essaie de la voler pour diverses raisons, à demander au village s’il pouvait envoyer une équipe en renfort.

Ruriko – Protéger un objet... J’aurais bien un sceau qui pourrait t’aider.

Elle finit de boire son thé, et posa sa tasse sur la table. Elle trouva qu’une démonstration, valait certainement mieux que des explications. Elle fit quelques signes incantatoires et son index se retrouva entouré d’une lumière dorée. Sokka devinait quel genre de sceau elle allait utiliser, c’était un sceau de préservation. Elle inscrivit quelques signes sur sa tasse avant de réciter une incantation que Sokka ne pouvait entendre. Il s’attendait à ce que quelque se passe, mais rien ne changea, pas même la tasse qui se trouvait devant Ruriko, mis à part l’inscription supplémentaire qu’elle venait d’écrire.

Ruriko – Essaie de toucher la tasse.

Sokka haussa les sourcils, étonné de la demande de Ruriko. Il se demandait bien ce qui allait se passer et pourquoi lui et non elle qui devait attraper le récipient. Lentement, il s’exécuta à la tâche approchant sa main doucement de l’objet, avant de frôler du bout des doigts. Cela suffit pour activer le sceau qui prit une couleur semblable au doigt de Ruriko quelques instants avant. Une légère brûlure se fit sentir dans la main du Chuunin, assez désagréable pour qu’il la ramène de suite, vers lui, en la secouant, comme pour évacuer la douleur. Il regarda sa main, rien de grave apparaissant sur sa peau qui voulut rougir après ce contact, mais n’arrivait pas car elle était déjà mat. Il jeta un regard furieux sur la Kunoichi qui put s’empêcher de sourire. Elle lui demanda de regarder à nouveau vers la table. A sa grande surprise, Sokka ne retrouva pas une tasse, mais cinq. Devant l’incompréhension du Shinobi, Ruriko reprit la parole.

Ruriko – Il s’agit du sceau de préservation Kakezano Fuuin dit le sceau de multiplication. En apposant ce sceau sur un objet, quiconque, autre que l’utilisateur, osera toucher l’objet, celui-ci se multipliera en cinq. En réaction, le sceau inflige aussi de légères brûlures.

Sokka se demanda si cela était bel et bien une illusion ou si il y avait bien quatre objets en plus sur la table. Au moment, où il allait toucher une des répliques de l’objet, Ruriko attrapa sa main et la retira de sa table.

Ruriko – L’effet se perpétura à chaque fois qu’on touche l’objet ou une de ses répliques, amplifiant aussi la douleur émise dû à cette nouvelle duplication. Le sceau dure pendant 24 heures. De plus il est assez discret et ne se remarque pas à première vue. Ainsi, si jamais tu as un objet à protéger des autres, ce sceau est la solution idéale.

Sokka – Intéressant. Et si j’aimerais que quelqu’un touche cet objet avant la fin du sceau, je fais comment ?

Ruriko – Aussi simple que ceci.

La jeune femme effectua à nouveau quelques taos et vit cette fois, toute sa main coloré de la lumière dorée. Sokka reconnut cette technique, parce qu’elle se trouvait dans son répertoire. Il s’agissait de Koshin Soru, le sceau du retour en arrière. Il permettait d’effacer les sceaux qu’on avait soi-même posé. Elle apposa sa main, sur une des tasses et cette dernière vit les lettres gravées en elle, se détacher peu à peu avant de se volatiliser en nuage de chakra. Ce nuage cacha la disparition des clones pour ne faire apparaître qu'une seule et unique pièce en porcelaine. Ruriko n’avait pas tort, cette technique allait lui être plus qu’utile dans cette mission. Elle n’allait pas s’arrêter là, elle voulut montrer d’autre technique utile. Pour le prochain, elle montra la paume de sa main gauche cette fois-ci. Sokka découvrit une inscription dessus, un cercle entourant un symbole. Sokka chercha à ce que pouvait signifier tout ceci, mais Ruriko lui expliqua avant qu’il ne pose la question comme si elle avait lu dans ces pensées.

Ruriko – C’est un sceau de soutien très utile. Le symbole représenté au centre est le symbole du foyer. Ce sceau appelé Kaerimichi - Le Chemin du Retour. Il permet de se téléporter à l’endroit que l'on a marqué au préalable. Je pourrais te faire une démonstration, mais j’ai pris comme point de retour, l’hôpital, parce que je ne l’utile qu’en cas critique.

Sokka – J’ai vu que Kino avait le même sur le dos de sa main. Je pense même que tout le monde l’a ou devrait l’avoir. Un sceau qui permet qu’à un quelconque moment de retourner chez soi, est plus que nécessaire.

Ruriko – Sûrement, mais il y a bien des conditions dans lesquels il se révélera inefficace, malheureusement. Enfin, je te laisse découvrir ceci par toi-même.

Elle marqua une pause, le temps de se resservir en thé après en avoir proposé à Sokka. Tout ceci était intrigant pour le jeune homme ? Il ne s’était vraiment pas intéressé à cet art et il le regrettait à présent. Ce n’était pas vraiment un refus d’apprendre mais un oubli comme tant d’autres oublis qu’il avait commis. Il pensait alors à toute la multitude d’autres arts qu’il avait pu éclipser de son esprit. Mais pour lui, rien ne pouvait être plus majestueux et artistique que celui des sceaux. Il se demandait si par la suite il aurait le temps, de s’intéresser à la calligraphie pour mieux maîtriser les sceaux. Mais cette fois-ci seul, sans déranger quiconque dans cette affaire laborieuse et embêtante. Il devait apprendre seul, désormais. Avoir des maîtres dans la matière n’était pas si mal, néanmoins il fallait les déranger pour les choses pointus et non pour la base.

Ruriko – Voilà, les deux sceaux que je vais t’apprendre aujourd’hui. Tu crois que tu vas être capable de tout retenir ?

Sokka – Je vais essayer.

Sokka se frotta les yeux. La journée avait déjà bien commencé, et il sentait qu’il n’allait pas se coucher de bonne heure. Etant un novice dans cette voie, il allait devoir y passer du temps pour comprendre et réussir à son tour à utiliser ces techniques. Ruriko sourit. Elle ne le connaissait pas vraiment bien le jeune homme. Les seules fois où elle le voyait, elle n’avait jamais eu le plaisir de passer un moment avec lui seul à seul. Il y avait toujours un troisième avec eux. Toujours le même. Celui avec qui elle partageait son lit et sa vie depuis un long moment désormais. La Kunoichi espérait qu’elle était assez pédagogue pour Sokka la comprenne. En effet elle n’avait pas l’habitude d’enseigner des techniques à part les basiques, avec son équipe de Genin sans doute.

***

Sokka soupira. Il ne savait plus combien de temps, il était ici, dans cette pièce avec Ruriko. Il n’imaginait pas qu’il allait devoir mettre autant de temps pour maîtriser ces deux sceaux. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre, il faisait nuit noire. Le jour du départ se rapprochait de plus en plus. Il se demandait s’il n’allait pas manquer de temps pour terminer ce qu’il devait faire. Il ne pouvait pas se le permettre. Il devait avoir fini pour partir l’esprit libre et le cœur léger. Pour certains ce n’était qu’une mission. Il n’y avait pas de quoi s’affoler. Pour Sokka, c’était bien plus, il avait choisi cette mission, pour partir d’un nouveau pied, où sa vie lui avait échappé. Ce n’était pas sans risque, bien que ce fût sa deuxième mission de rang B. Le jeune homme le savait puisque sa première a été un succès officiellement, mais un fiasco pour lui. Il ne s’était jamais senti aussi inutile. Cette fois-ci, il n’y aurait pas deux équipes, mais seulement deux personnes. Il espérait être à la hauteur et faire tout son possible s’il le devait pour cette mission. Après tout c’était un shinobi, c’était son travail et c’était le moindre qu’il puisse faire. Pour le moment, il ne voulait pas réfléchir sur ce qui était bien ou non. Cela ne l’avait rendu que inactif, trop inactif. Il allait devoir s’y mettre et tant pis s’il mourait. C’était pour ça qu’il devait régler ses derniers petits problèmes, si jamais il devait partir, cela devait se faire sans aucun regret.

Sokka eut un sursaut quand il sentit une main se poser sur son épaule. Il était parti ailleurs depuis un moment et cela commençait à inquiéter Ruriko quand elle remarqua qu’il ne répondait plus quand elle l’avait appelé. Elle le regarda dans le blanc de l’œil pour voir à quoi il pensait. Malheureusement pour elle, tout ce qu’elle vit était qu’un voile épais entre elle et la conscience du jeune homme.

Sokka – Désolé. J’étais perdu dans mes pensées.

Ruriko – Ca je l’avais vu. Et à quoi tu pensais si soudainement ?

Sokka – Je me demandais… Il s’arrêta et se retint finalement de dévoiler la suite. En fait, malgré le fait que j’ai saisi comment faire les sceaux, il me reste encore à travailler dessus…

Ruriko – Et il est tard c’est ça ?

Tous les deux souriaient. Sokka se leva et la remercia encore, pour le temps qu’elle avait donné pour le consacrer à lui apprendre quelques techniques. Et après quelques mots échangés, ils se dirigèrent vers la sortie de l’appartement. Ruriko lui ouvrit la porte, et le Chuunin se dirigea en dehors. Il se retourna pour la saluer une dernière fois, mais il se souvint d’un dernier détail.

Sokka – J’ai aussi aperçu un autre tatouage sur Kino. Il se trouvait sur sa main droite. Je me demandais à quoi il servait.

Ruriko grimaça. Elle savait ce que c’était ce sceau, et elle ne l’aimait particulièrement pas. Cependant, comme Sokka allait le côtoyer, quelques informations utiles à ce sujet pourraient être nécessaires.

Ruriko – C’est un sceau de destruction, appelé Haine. Comme son nom l’indique, il permet à son utilisateur de sceller la haine qu’il a en lui, pour pouvoir, ensuite, l’utiliser en combat en augmentant sa force. Cependant il comporte certains risques pour son possesseur. Je préférerais qu’il s’en débarrasse.

Sokka remarqua le regard inquiet de Ruriko, et ne s’attarda pas sur le sujet. Il passa nonchalamment une main dans les cheveux, avant de reparler.

Sokka – Bonne Nuit.

Ruriko – Bonne Nuit Sokka.

Le jeune homme prit la direction de droite et s’enfonça dans les ténèbres. Il leva la tête et ne remarqua pas de lunes parmi le ciel étoilé que lui offrait la nuit. C’était la période de la nouvelle lune. Celle des changements.


Citation :
Demande de validation des sceaux Kakezano Fuuin (Le Sceau de Multiplication) et Kaerimichi (Le Chemin du Retour).



MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur.   Dim 3 Avr - 21:24

    Sokka (NIVEAU 17)
    > Bonus 30 %
    > +42 XP
    > Techniques Validées
    > Pause Xp Pour la Mission


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