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 Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)

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MessageSujet: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mar 30 Mai - 10:15

Rappel du premier message :

[On va considérer que la mission se passe après le RP de Darok avec Takeshiro et Takakuro.]

Il était encore tôt et la lumière du soleil perçait à peine le voile de la nuit dans le ciel, pourtant, Darok, Hyrungo, Iba et Zen se tenaient prêts devant la mairie de Kiri no Kuni.

Chacun avait traversé les rues du village encore gorgées de brume au petit matin pour me retrouver au point de rendez-vous que je leur avait fixé. Iba et Hyrungo étaient un peu anxieux de devoir faire leurs premières armes, Darok et Zen, eux, s'ils l'étaient, ne le montraient pas.

A cette heure-ci, le bâtiment administratif était fermé, ainsi ne furent-ils pas surpris de trouver porte close et attendirent patiemment ma venue, ne sachant pas que j'étais là bien avant qu'ils n'arrivent et que je les observais. Finalement, ma silhouette se détacha de la brume et j'apparus devant eux.


"Je vois que vous êtes ponctuels ; c'est une bonne chose. Si je vous ai fait venir aussi tôt c'est pour une raison simple : il se peut que des espions de Suna rôdent dans le village, de ce fait vous allez partir maintenant, profitant du camouflage que le brouillard vous procure. Ainsi, cela nous laissera une journée de marge dans le meilleur des cas."

Je glissai ma main dans ma veste et en sortit une missive pliée et aposée de mon sceau. Regardant les quatre shinobi tour à tour, je m'arrêtai sur Zen et la lui tendit.

"Je te confie la lettre que vous devrez remettre à Shinzo. Faîtes au plus vite, et surtout revenez en vie. Des questions ?"

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MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Dim 9 Juil - 0:13

[Darok : +4 EXP RP

Zen : +6 EXP RP]
Shinzo
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MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Dim 9 Juil - 0:44

Le monde semblait s'être éffondré autour d'Iba, et ce dernier avait perdu connaissance lors de la dernière illusion. La dernière chose dont il pouvait se rappeler était la morsure impitoyable du froid sur ses membres et la sensation d'engourdissement qui avait raison de lui.

La chaleur qu'il ressentit le long de sa gorge lui rappela qu'il était toujours vivant et il ouvrit péniblement les yeux. Le jeune shinobi était torse nu et allongé sur un lit. A son chevet un vieillard au nez assez rouge et aux yeux injectés de sang tentait de lui faire avaler un breuvage amer et de couleur brune.


"Bois, gamin *hic*. C'est un mélange d'herbes *hic* médicinales qui arrêtera ton hémmoragie. T'as utilisé le Kaï de façon *hic* bien violente. Faut faire gaffe *hic*."

Iba prit la tasse et en but le contenu en faisant une moue de dégoût. De son côté, le vieil homme déboucha la gourde qu'il avait à la ceinture et en but une rasade assez importante.

"Ah ! Rien de tel qu'un bon sake *hic* pour rendre un homme heureux ! T'en veux, gamin ? *hic* Non ? T'as ptete pas l'âge pour ça remarque ! *hic*"

Le vieillard se leva et se dirigea et Iba s'assis sur le lit. Il se trouvait dans une cabane de bois sommairement agencée et sans fioritures. Seul le strict nécessaire à la vie quotidienne s'y trouvait.

L'ermite regarda ce qu'il avait posé sur la table : le bandeau et les armes du petit garçon, puis se frotta la barbiche et se retourna vers lui.


"Hé gamin, t'es pas un peu jeune pour partir en mission comme ça ? *hic* En plus tu viens de Kiri... Pouah, j'ai bien fait de m'en tirer, j'ai entendu dire que le nouveau Mizukage *hic* était un ancien Mukenin en plus ?"

"Oui... C'est vrai, mais..."

"Mouhahahahahaha... alors cette face de rat de Zabuza*hic* est revenu à Kiri pour de bon..."

L'ermite déboucha à nouveau sa gourde de sake, puis se ravisa. Il la posa sur la table et s'assis sur le banc, fixant le sol, l'air songeur et triste.

"Etre un shinobi est une voie difficile, gamin... Certains y arrivent, d'autres pas... Moi j'ai tout raté..."

Pendant quelques minutes, le silence emplit la pièce ; l'air était chargé de vapeurs d'alcool, de l'odeur du breuvage et d'émotion.

"Comment tu t'appelles, gamin ?"

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Dim 9 Juil - 17:16

Voilà…cela faisait déjà quelques minutes qu’Iba et ses confrères ninjas marchaient dans ces bois sombres et lugubres. Zen et Darok semblaient préoccupés par les événements futurs, ils étaient anxieux, sur le qui-vive, à cause de cette atmosphère oppressante qui régnait parmi la luxuriante végétation. Toutefois cela ne se devinait que par des gestes anodins, tel qu’un faible sursaut de ses partenaires lorsque le garçon marchait sur une brindille. D’ailleurs comme se faisait-il qu’ils puissent entendre un tel son parmi les bruits de la forêt…
Disparus…
En prêtant l’oreille, l’aspirant se rendit alors compte que la flore et la faune s’étaient tus, comme d’un commun accord, renforçant le surnaturel de cette situation étouffante. Le garçon aurait dû être inquiet, paniquer face à l’adversité, pourtant rien, il restait placide, non pas grâce à un sang-froid hors du commun ou bien grâce à une volonté et des nerfs d’acier lui permettant de surmonter cette épreuve psychologique ; il était ailleurs…
C’était comme s’il jonglait entre deux réalités illusoires…plus il avançait dans cette forêt, plus son emprise sur la monde extérieur diminuait.
Presque toutes les minutes, il était assaillit par un flash lumineux, parfois même il revoyait lui parler un être qui lui était cher, tout en sachant pourtant que ces derniers avaient quittés ce sol depuis des années. Ses crises s’accentuaient au fur et à mesure que le temps s’écoulait, augmentant en durée et en réalisme, caractérisée par des rejets importants de sang. Iba s’arrêta plusieurs fois, posant sa main sur un arbre pour s’en servir d’appui et cracher une espèce de glaire chargée de sang.
Les deux genins étaient trop préoccupés par la situation actuelle pour se soucier et surtout remarquer l’état déplorable de l’étudiant, qui plus ce dernier faisait tout pour ne pas montrer sa faiblesse, plus pour son amour-propre que par nécessité pour continuer de faire avancer la mission. Ils continuaient d’avancer pour ce décors vert foncé…avancer vers où ? dans quel but ? Iba ne savait plus, il suivait parce qu’il le devait, juste penser à mettr un pied devant l’autre, et continuer encore, et encore…
Il entendit soudain un rire cristallin transperçant les branchages, un rire de jeune fille. Le jeune garçon se retourna, puis finit de faire un tour complet sur lui même, cherchant du regard d’où avait bien put provenir ce son. Le néant…
De plus Zen et Darok semblaient ne rien avoir entendu…


[Zen] «- Nous tournons en rond, il faut trouver une solution. Nous sommes de façon évidente pris dans un Genjutsu une fois de plus. Les arbres ne bougent pas d'eux-mêmes, c'est impossible... »

Iba ne suivait que vaguement le fils de la discussion…Darok aborda l’idée d’un ninjustu permettant de déplacer à sa guise la végétation…pourquoi pas…
mais Zen ne semblait pas partagé cet avis, et exclut alors cette hypothèse. S’appuyant une fois encore sur un arbre, pour reprendre son souffle et ne pas perdre son équilibre, le garçon proposa une solution, à la va-vite, sans prendre le temps de réfléchir à ses propos, à vérifier qu’ils soient cohérents…pour le moment il pensait seulement à une méthode permettant de faire disparaître cette affreuse migraine qui venait marteler son esprit.


«- Et s'il possédait un don héréditaire lui aussi ? »

Pas de réponse…uniquement une violent quinte de toux…le garçon dû poser un genoux à terre, tentant de cacher sa faiblesse évidente, en mettant sa main gauche devant sa bouche, et en enserrant sa veste de sa main droite. Cependant le sang coulait à flot et la main ne fut plus suffisante pour ne pas laisser transparaître le liquide chaud et rouge.

[Nyami ] «- Iba… »

Le garçon se retourna et aperçut juste devant lui une de ses sœurs décédées…Il sursauta et tomba sur son derrière, pris de panique, de folles inquiétudes, de fièvre…

«- Tu ne peux pas…TU NE PEUX PAS ÊTRE ICI! »

Iba se retourna une fois encore, pour voir ses camarades, hurlant en même temps…

«- Mais, enfin, vous ne la voyez pas ! »

Zen et Darok n’étaient plus là, envolés…
Ce que l’aspirant ne pouvait pas savoir c’était qu’il n’avait jamais réussit à vaincre totalement l’illusion du lac, il n’était pas assez puissant : le kaï n’avait pas suffit à détruire cette réalité alternative. Elle était restée là, dans un coin de son esprit, puis au fur et à mesure elle avait commencé à grandir, croître, pour revenir plus puissante encore. La technique d’Iba lui avait juste permis un bref retour au monde réel, mais la psyché de son agresseur était bien plus forte que celle de l’adolescent…
Ainsi son corps avait continué de se mutiler, sans même qu’Iba s’en rende compte, pour pouvoir maintenir son esprit dans la réalité, mais passé un certain stade, le métabolisme du garçon n’avait pas plus en supporter plus, cessant de se blesser, l’illusion avait repris le contrôle du mental du garçon.
Subitement une main sortit de terre, agrippant la jambe droite de l’étudiant…puis une autre s’échappa elle aussi du sol, pour s’accrocher cette fois au bras gauche d’Iba. Ensuite se fut une tête, un visage ô combien familier s’extrayant du sous-sol poreux.


«- Maman !

[Yui] - Viens mon chéri… »

Les mains enserrèrent brusquement le garçon avec une force inouïe, le tirant, comme pour l’enfoncer dans la terre. Toutefois au lieu de sentir, la terre dure et rugueux s’opposer à sa descente « aux enfers », il commença en s’empêtrer dans une épaisse pâte marron, comme si il se faisait absorbé par le sol lui-même. Il se mit à crier, mais cela ne dura pas longtemps. Nyami vient lui mettre la main sur sa bouche pour l’empêcher de faire trop de boucan. Il aurait souhaiter lui enlever cette main, mais cela était impossible, ces membres étaient déjà presque tous enfoncés dans la glaise obscure.

[Nyami] «- Calmes-toi…ce n’est rien. Tu vas voir.

Sa main se resserra comme un étau de fer, sur la mâchoire du garçon, la broyant totalement. La supposé Nyami enfonça ensuite la tête du pauvre étudiant dans le sol. La lumière et ses sens s’enfuirent, pour laisser place au vide et à l’inconscience.
----------------

Il avait froid, très froid…comme si tous ses membres allaient gelés sur place. Où était-il ? Iba venait de s’éveiller…
Il se trouvait dans un cube géant, rempli d’eau. Heureusement pour lui, dans cette situation périlleuse, il parvenait quand même à respirer, comment ? Impossible de la savoir.
La construction était entièrement translucide et laissait entre-apercevoir des contours rocheux noirs et abrupts. Peu rassuré, il nagea vers un bord du cube et y apposa sa main. La sensation du froid, intense, immense…incommensurable. Il recula sa main, le geste se voulait précipité, pourtant, plongé comme il était dans l’eau, ce ne fut qu’un mouvement lent et leste. Comment sortir de cette prison ?


*Mais où suis-je ?*

[Le vieux] «- Dans ta psyché…
Tu as subis plusieurs attaques mentales, en combinaison. La seule solution pour ton esprit a été de te replier sur toi-même, pour y échapper…
Je ne pense pas que ton agresseur avait prévu qu’une telle chose se produirait. »


Le vieux venait d’apparaître comme à chaque fois, mystérieusement. Il se trouvait avec l’étudiant dans la prison d’eau, il semblait en bien meilleur état que lors de leur dernière rencontre, suite aux visions sanglantes et violentes du garçon. Iba ne disait rien, il savait que le vieux ne lui donnerait de toute façon que les réponses qu’il souhaitait partager. De plus lorsque l’aspirant coupait la parole de l’ancêtre pour le questionner, cela avait le don de l’irriter : les vieilles personnes sont vraiment acariâtres . Il était donc inutile de poser des questions…pour le moment. L’aspirant se décida donc à attendre. Le vieux ne semblait avoir aucune difficulté à parler malgré l’eau, Iba, lui, n’osait pas ouvrir la bouche de peur de mourir asphyxié dans l’instant.

[Le vieux] «- Je peux t’aider à sortir de ce piège crée par ton inconscient en guise de défense. Grâce à ce que tu as vécut ces derniers temps, tu as commencé à fissurer les verrous…
Tu vas devoir me faire confiance. Es-tu de la partie ? »


Le garçon hocha la tête pour donner une réponse affirmative. Le vieux sourit et disparut aussitôt, en murmurant un « bonne chance », à peine audible.
Aussitôt, une main se posa sur son épaule, un visage se pencha près de son oreille et lui sursura…


[???] «- L’espace d’un instant nous n’allons faire qu’un…
Nous allons nous unir pour nous échapper, une fois fait, nous nous séparons… »


Iba n’osait pas regarder le visage, il connaissait cette voix, ce n’était pas possible, il devait encore halluciner, il n’y avait pas d’autres possibilités…

[Aku] «- Tu es prêt, petit frère ? »

L’aspirant ne savait que répondre, perdu parmi ses doutes et ses angoisses. Comment ? Pourquoi ? Toujours et sans cesse les mêmes questions, toujours sans réponses…
Il était las d’être un pion…mais il n’avait pas le choix, il s’était résigné. Il ne savait pas s’il l’individu qui se tenait derrière lui était vraiment son frère disparu ou bien une hallucination, voire même un souvenir…non il ne le savait pas, par contre, une chose était sûr, il lui était impossible de sortir de sa prison, de se débarrasser de ses entraves.
Il accepta…et sentit alors quelque chose s’engouffrer au plus profond de lui, de son être. Bras en croix, la tête rejeté en arrière, ils fusionnèrent…
Deux âmes pour un seul être…Les traits du garçon semblèrent s’étirer quelque peu, comme s’il vieillissait en accéléré, ses pupilles devinrent bleu cristal. Il ne s’était jamais aussi bien senti de sa vie, aussi puissant. L’eau se mit à tourbillonner l’intérieur du cube, de plus en plus vite. Le jeune étudiant relâcha ensuite une forte dose de chakra, l’expulsant avec violence, ce qui eut pour effet de fissurer en de multiples endroits le cube, qui explosa peu de temps ensuite sous le coup de la pression exercée par l’eau.
Sous les pieds d’Iba, seul le vide s’y trouvait, il se mit alors à chuter, en même temps que le liquide incolore.
D’un simple de geste de la main, il le condensa sous ses pieds sous la forme d’un disque. Ses bras et son visage se couvrirent d’un léger givre. Une impulsion de son esprit et le disque sous ses pieds cessa de chuter. Iba ne comprenait pas comment il arrivait à faire tout ses prodiges : il savait, tout simplement, comme si tout cela était innée.
Il leva la tête pour trouver un point d’extraction, une sortie. Il n’en trouva pas, ou tout du moins aucune de visible. Peu importe…il tourna la paume de sa main droite vers les cieux, peu de temps après des lumières bleutés se mirent à tournoyer autour de son bras, telles des lucioles.


*Allez !*

Une fois l’ordre donné, toutes les lumières s’éloignèrent d’Iba à grande vitesse, partant dans des directions différentes. Il attendit là, patient. Puis un sourire discret se dessina sur le visage peu reconnaissable de l’étudiant.

«- Trouvé. »

Le garçon effectua ensuite quelques signes incantatoires, dont il ignorait la signification, et même l’existence.

«- Hyuton ! Odori Makyou Hyoushou » (La Danse des Miroirs de glace)

Le givre s’intensifia sur le bras droit d’Iba qui, doigts écartés, allongea son bras comme pour donner un coup du plat de main. L’air commença alors à onduler, se déformer. Quelques secondes plus tard, un miroir de taille humaine se trouvait face à lui. Il passa sa main droite au travers, elle ne sortit pas de l’autre côté, puis tout son corps. Iba avait complètement disparu, comme aspiré par le miroir devant lui.

Iba se trouvait dans une salle circulaire, aux parois de roches toujours aussi noirs et abrupts. Derrière lui se tenait un miroir, par lequel il s’était déplacé, ou plutôt téléporté.


«- Ici, ça devrait fonctionner… »

Ce n’était pas la voix d’Iba, mais celle d’Aku qui venait belle et bien de s’exprimer, ce qui ne manqua pas de déconcerté l’étudiant, néanmoins, il n’était plus à une surprise près…
Il concentra son chakra dans sa main droite encore enrobée de gel et l’apposa sur le sol, il libérait une quantité impressionnante d’énergie, gelant les parois de la salle en quelques instants. Devant lui, l’air se condensait et un tout petit cercle apparut à environ un mètre du sol.
Il continuait à dégager du chakra en grosse quantité, ce qui semblait augmenté la taille du disque devant lui. Une image s’y peignait. Iba se vit allonger sur un lit en bois usagé.
La sueur commençait à perler sur son front, le froid recommençait à le prendre, il n’arrivait plus à augmenter la taille du disque, l’effort demandé était trop intense. Il avait envie de tout abandonné, de tout laisser tomber. C’est trop dur.
Au moment où il allait relâcher, et arrêter ses efforts, il sentit une douce chaleur envahir son corps. Quelqu’un l’aidait, de l’extérieur…du monde réel. Peu à peu la sensation de chaleur se dispensait dans tout le corps de l’étudiant, réduisant au silence le froid meurtrier. Le disque mesurait à peine quarante centimètres de diamètre, au grand maximum.


*Ce ne sera pas suffisant pour passer…Je n’ai pas le choix, il faut essayer*

Le garçon bondit pour combler l’écart qui le séparait du disque, puis sauta de tout son long pour passer au travers du cercle qui avait commencer à diminuer…

[Aku]*Au revoir, petit frère…*
---------

Ses paupières collaient légèrement, sa bouche était quelque peu pâteuse. Il sentit qu’on approchait un bol de sa bouche…

[Shinzo] «-Bois, gamin *hic*… »

[La suite dans peu de temps
Iba : Déblocage de la technique « Maîtrise de l’eau » de la Bloodline Shinobu/Haku]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Dim 9 Juil - 17:38

[Iba : Déblocage autorisé en récompense de ce RP recherché. J'attends la suite ^^]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Dim 9 Juil - 19:12

[Merci Zab’…]

Iba s’éveillait doucement, sa vision, d’abord floue, s’éclaircissait. Il avait la gorge desséché, et c’est avec plaisir qu’il accepta la boisson qu’on lui donnait, même si son goût et son odeur en aurait répugné plus d’un. C’était un vieillard qui tenait le bol, pour que l’aspirant, fébrile, puisse boire.

[Shizo] «- [ …] . C'est un mélange d'herbes *hic* médicinales qui arrêtera ton hémorragie. T'as utilisé le kaï de façon *hic* bien violente. Faut faire gaffe *hic*. »

L’esprit du garçon était encore bien embrumé, mais la décapante potion commençait à faire son office et l’aspirant retrouvait peu à peu sa lucidité, non sans mal.

*Quoi ?…herbes…hémorragie…kaï…*

Il fallut quelques instants à Iba pour se rendre compte qui était son interlocuteur. Tout d’abord son remède, des connaissances médicinales ne sont pas à la portée du premier idiot venu…
et puis la connaissance du kaï, une technique ninja et enfin cette haleine pestilentielle, caractéristique de l’abus de boisson, interdit aux mineurs…
Il avait trop de coïncidences pour écarter l’hypothèse que…
Le garçon tourna légèrement la tête vers une fenêtre pour apercevoir la forêt au travers des carreaux. Il se rendit alors compte qu’il se trouvait dans une cabane en bois. L’homme qui se trouvait près de lui vivait ici…en ermite.
Non c’était trop pour n’être qu’une suite de coïncidences.


*Voici donc le fameux Shinzo…
Prudence est mère de sûreté…*


Iba feignait alors de ne pas avoir compris, mais il savait que si ce curieux personnage aux allures burlesques, penchant pour le patibulaire était réellement le dénommé Shinzo, alors il ne serait pas dupe un seul instant. Se devait être lui qui les avait attaqué sur les bords du lac à l’aide d’un genjutsu. Au fur et à mesure qu’Iba avançait dans ses réflexions, il arrivait à cerner le personnage : il s’agissait d’un ninja, ou ex-ninja, vivant maintenant en ermite…Shinzo sortit une gourde qui une fois débouchée dégageait une forte odeur.

*Et apparemment il est assez porté sur la boisson…*

Le vieux homme était un ninja, certainement beaucoup plus expérimenté que lui. Iba était à sa merci, dans un état de convalescence et pour finir l’homme disposait de ses armes et de son bandeau : preuve de son appartenance à Kiri.

*Shinzo détient tous les atouts…autant jouer franc jeu avec lui. Essayez de le tromper ne me mènera à rien dans ma situation actuelle, si ce n’est à ma propre perte.*

Tout en se livrant à ses réflexions, le garçon observait le cabanon, qui d’une certaine manière ressemblait à son appartement. Petit, étriqué, le strict minimum…
Shinzo semblait pensif, peut-être allait-il parler ? Et lui, devait-il adresser la requête de Zabuza-sama…
Sans la lettre, il avait peu de chance d’être crédible, et vu l’état de l’individu encore moins d’être écouté.
Fait étonnant, Iba prit conscience que Shinzo venait de lui sauver la vie, d’une certaine manière, ou tout du moins avait tenté de l’aider, et cela malgré l’attaque du lac. Qu’est-ce que cela pouvait signifier ? Avait-il besoin d’Iba pour faire passer un message ? ou bien le gardait-il en vie pour « jouer » ?
En y réfléchissant le garçon ne comprenait pas bien les motivations de l’individu…


*Patience, les réponses viendront bien assez vite…*

Il s’étonna lui même de ce raisonnement, peut-être que « le vieux » avait finit par lui apprendre quelque chose. Il allait mener à bien cette mission…
Soudain, l’esprit du garçon fit le lien entre le mot « mission » et « coéquipiers ». Où pouvaient-ils bien être ? qu’étaient-ils devenues ? Allaient-ils bien ?


*Finalement le vieux a encore pas mal de boulot.*

Malheureusement ce n’était pas l’heure de se préoccuper des autres. Pour l’instant, il devait survivre et mener sa mission à bien…tel était le code des ninjas.
Shinzo se retourna vers lui, en lissant sa barbiche.


[Shinzo] «- Hé gamin, t'es pas un peu jeune pour partir en mission comme ça ? *hic* En plus tu viens de Kiri... Pouah, j'ai bien fait de m'en tirer, j'ai entendu dire que le nouveau Mizukage *hic* était un ancien Mukenin en plus ? »

Iba aurait souhaité garder le silence mais l’individu semblait attendre une réponse, mieux valait ne pas le contrarier.

«- Oui... C'est vrai, mais...

[Shinzo]- Mouhahahahahaha... alors cette face de rat de Zabuza*hic* est revenu à Kiri pour de bon... »

Iba avait un peu de mal à suivre le cours de la discussion. Zabuza était parti puis revenu à Kiri ? Une hypothèse lui vint à l’esprit : peut-être était-il parti au moment où il avait considéré comme un déserteur, puisétait revenu pour devenir Mizukage, mais cela ne résolvait pas un problème : comment était-il devenu Mizukage, lui, un déserteur ?

*Ils se connaissent donc depuis un bout de temps…*

Shinzo déboucha sa flasque pour boire, encore, mais arrêta son geste, pour venir reposer sa gourde et son contenu sur la table…il s’assit sur un banc, les poids des années passées, la fatigue et l’errance se lisaient maintenant nettement sur son visage. Il semblait désabusé, son regard perdu dans le vide, triste et songeur.

[Shinzo] «- Etre un shinobi est une voie difficile, gamin... Certains y arrivent, d'autres pas... Moi j'ai tout raté... »

La voix de l’individu à l’instant joviale, pleine d’entrain s’était mu en une, sombre, emplie de déceptions passées, de rêves brisés, mêlés aux regrets et remords…
Iba ne sut quoi répondre à cette déclaration, aveu de faiblesse. Adressant un sourire timide au garçon, Shinzo releva la tête.


[Shinzo] «- Comment tu t'appelles, gamin ?

- Iba…Je m’appelle Iba Hiyori.

Le garçon avait la gorge serrée en prononçant son nom, mais il avait décidé de jouer « réglo » avec le vieux…le regard d’Iba était nostalgique. Shinzo ne répondit pas, mais son regard à lui, disait beaucoup, il oscillait entre la pitié et la fureur.

[Shinzo] «- Tu es…

- Oui, je suis…je suis un Réprouvé… »

Prononcés ces mots, lui-même, le blessait profondément, rouvrait une plaie qui ne pouvait être soignée. La voix du garçon était devenue fébrile, tremblante de rage et de pleurs. Il ne voulait pas de pitié, ni de compassion, il devait finir la mission.

«- Vous, au moins vous avez put essayer. Moi, durant ces dernières années, on m’a traité pire que le dernier des derniers. On m’a considéré plus bas qu’un moins que rien…comme un déchet, un raclure, un être qui n’aurait jamais dû exister. Peu importe ce que je faisait, bien ou mal, le résultat était toujours le même : un échec…je suis traité comme une erreur, à cause de ce nom ! »

Iba s’était levé, tant bien que mal, la colère et le ressentiment l’empêchait d’être raisonnable, les larmes coulaient abondamment sur son visage. Ils venait de revivre les pires moments de sa vie en moins d’une semaine, s’en était trop pour un seul être, il craquait, il fallait qu’il extériorise, il fallait, il fallait…

«- Moi, j’ai perdu toute ma famille, mes amis et leurs estimes. Mais cela ne leur a pas suffit, pour une guerre, pour une faute qui ne me concerne pas, je dois subir tout les ressentiments du genre humain ! En fait je ne suis même pas le dernier du lot…on m’a exclut du lot !Et vous…vous…

Iba pointait maintenant du doigt le vieux ninja qui ne réagissait pas, peut-être sous le coup de l’alcool ou bien…

«- Vous, vous voudriez me faire croire que vous avez tout raté…
L’attaque sur le lac s’était quoi ? Du poulet ?! Faut même pas avoir deux sous de jugeote pour comprendre que seul un expert en genjutsu est capable d’attaquer d’aussi loin !
Et le coup de la forêt ?
Et vous voudriez me faire croire que vous avez raté ?! »


Iba commençait à avoir la tête qui tournait, il parlait trop vite sans prendre de respiration, mais il n’en avait pas fini avec cet olibrius, non pas encore. Il lui restait trop de rancœur, pour finir aussi vite…
A vrai dire il n’éprouvait pas de colère, ni de ressentiment contre l’homme qui lui faisait face, Iba était peut-être celui des deux qui avait le plus besoin de parler, même s’il le faisait en hurlant.


«- Non, je ne comprends pas…je ne comprends pas que l’on puisse être si fort et se morfondre dans une cabane miteuse !
Je ne sais peut-être rien de votre passé, de vos souffrances et de vos erreurs, mais je sais ce que c’est que de vivre seul, sans personne. Je sais ce que c’est que d’être honnis et rejetés de tous, et c’est pour cela que jamais je ne me laisserais abattre, en essayant d’oublier en buvant comme un trou…pour échapper à la réalité !
Vous êtes un ninja de Kiri, Shinzo-san, Zabuza-sama vous fait mander !


Sous le coup de l’émotion, le garçon avait même lâché le but de leur mission. Grossière erreur. Le vieux poussa un long soupir.

[Shinzo] «- Cela fait longtemps que j’ne sert plus…alors calmes-toi gamin…*hic*…et puis Zabuza, s’te face de rat, je m’en fous !*hic* »

La réponse de Shinzo avait déstabilisé le garçon, qui n’arrivait plus à être en colère contre cet homme, au regard abattu. C’est d’un ton monocorde qu’Iba prononça ces derniers mots.

«- Zabuza-sama…Zabuza-sama est un grand homme et …il sait lire entre les lignes, peut-être même dans les cœurs. Il s’est opposé à tous mes détracteurs pour me laisser ma chance, pour me laisser aller en mission, malgré mon passé. Je ne faillirais pas, je ne veux plus être considéré comme un « raté »…
J’ai pour mission de vous ramener à Kiri, et je le ferais quoi qu’il m’en coûte…
Si vous revenez à Kiri, qu’importe votre passé, vos histoires, je suis sûr que Zabuza-sama vous donnera la possibilité de montrer aux autres, mais aussi à vous-même, qui vous n’êtes pas un raté. Si vous n’essayez même pas, alors vous aurez raison. »


[voilà je cède la main^^]
Shinzo
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MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Dim 9 Juil - 20:12

"Zabuza-sama…Zabuza-sama est un grand homme et …il sait lire entre les lignes, peut-être même dans les cœurs. Il s’est opposé à tous mes détracteurs pour me laisser ma chance, pour me laisser aller en mission, malgré mon passé. Je ne faillirai pas, je ne veux plus être considéré comme un « raté »…
J’ai pour mission de vous ramener à Kiri, et je le ferai quoi qu’il m’en coûte…
Si vous revenez à Kiri, qu’importe votre passé, vos histoires, je suis sûr que Zabuza-sama vous donnera la possibilité de montrer aux autres, mais aussi à vous-même, qui vous n’êtes pas un raté. Si vous n’essayez même pas, alors vous aurez raison. "


"Tu ne comprends pas, gamin... Toi tu dois porter le poids ce que tes ancêtres ont fait, moi je porte la honte de mon erreur... Zabuza, le si célèbre Démon de Kiri, c'est mon oeuvre... C'est moi l'ai entraîné alors que personne ne voulait de lui...

Il te ressemblait pas mal au final. Lui aussi, tout le monde lui crachait dessus pour sa différence... Le Mizukage ne voyait en lui qu'une arme utile, mais moi je croyais en son potentiel. Je lui ai appris la voie du Ninjutsu...

Lorsqu'il a voulu aller chercher Kubikiri Houcho alors que tout le monde pensait que c'était impossible, j'ai imploré le Mizukage face contre terre de le laisser y aller... Il en est revenu et a fait son ascencion parmi les guerriers de la Brume, mais il y a dix ans de cela..."


Shinzo marqua une pause et, la main tremblante, avala une bonne gorgée de sake. Son regard oscilla des ses mains au sol et il évita soigneusement de croiser le regard d'Iba.

"Il y a dix ans de cela, Zabuza est devenu fou et a commis le plus grand des parjures *hic* ; il a tenté de tuer le Mizukage et a échoué. Il s'est donc enfui *hic*, non sans prendre la vie de son meilleur ami au passage... Quant à moi *hic* je suis devenu la risée de Kiri... J'étais l'homme qui avait formé un traître...

La honte... elle est devenue mon quotidien *hic* et je me suis mis à la noyer dans le sake. Je suis devenu une épave, pas un shinobi. Je croyais que tout cela sera fini *hic*, mais il y a quelques années de cela, Zabuza est revenu à Kiri et a massacré *hic* tous ceux qui l'avaient soutenu dans son coup d'état et abandonné. Il a aussi tué le Mizukage...

Et moi..."


Le vieil homme s'affaissa un peu plus sur son banc et se prit la tête entre les mains, se frottant les yeux comme pour chasser les vapeurs d'alcool.

"Moi tout ce que j'ai su faire c'est me pisser dessus en le suppliant de m'épargner. Je ne sais pas pourquoi il m'a laissé en vie... Tu vois gamin, toi tu as l'avenir devant toi pour effacer la honte. Moi ma vie touchera sûrement à sa fin bientôt..."


[Iba : +8 EXP RP]

[Zabuza (as Shinzo) : +4 EXP RP]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Dim 9 Juil - 22:56

Iba venait de finir son long monologue, quelque peu essoufflé. Son visage était redevenu calme et serein. Shinzo fixait toujours le planché délavé de son cabanon. Un lourd silence s’installa entre les deux personnages. Puis l’ermite repris la parole…

[Shinzo] «- Tu ne comprends pas, gamin... Toi tu dois porter le poids ce que tes ancêtres ont fait, moi je porte la honte de mon erreur... Zabuza, le si célèbre Démon de Kiri, c'est mon œuvre... »

*Démon de Kiri ?*

Iba ne connaissait pas ce surnom, son isolement pour éviter les contacts avec les autres en était peut-être la cause. « Démon de Kiri », ce titre aurait-il un rapport avec son passé de déserteur ?
Le garçon ne savait pas pourquoi mais il sentait que les choses allaient s’éclaircir, peut-être allait-il enfin recevoir des réponses.


[Shinzo] «- C'est moi l'ai entraîné alors que personne ne voulait de lui... »

Iba se rassit sous le coup de la nouvelle, déboussolé. Ce vieil ermite n’était autre que l’ancien maître du Mizukage, l’homme le plus fort de tout Kiri. Il fallut quelques instants à l’aspirant pour se remettre de la nouvelle.

*Zabuza-sama n’avait pas exagéré, il doit très largement me surpasser*

[Shinzo] «- Il te ressemblait pas mal au final. Lui aussi, tout le monde lui crachait dessus pour sa différence... »

*Le Mizukage me ressemble ?!*

Le garçon allait de surprise en surprise. Cela expliquerait peut-être sa prise de position en sa faveur. Mais pourquoi, dès son plus jeune âge l’avait-on rejeté ? Iba se rendit alors compte que son hypothèse première ne tenait plus debout : le surnom de « Démon de Kiri » datait de bien plus tôt que la déclaration mettant Zabuza-sama dans le lot des hors-la-loi.
Quelques souvenirs vagues lui revinrent alors en mémoire…une histoire que lui racontait sa sœur Naru pour lui faire peur, celle d’un petit garçon qui lors de l’examen pour devenir genin avait massacré tout les participants, un à un. Il avait toujours crut qu’il s’agissait d’une histoire à dormir debout. Et si…
Comment appellait-elle ce garçon déjà ? L’enragé ? Non…Le dément ? Non plus…
Le démon ?…


* Se pourrait-il que…*

[Shinzo] «- Le Mizukage ne voyait en lui qu'une arme utile, mais moi je croyais en son potentiel. Je lui ai appris la voie du Ninjutsu... »

C’était une déluge d’informations qui parvenait au garçon…l’espace d’un instant il se demanda si Shinzo ne cherchait pas à l’embobiner en lui racontant la première histoire qui lui passait pas l’esprit ; pour se moquer de lui, ou bien pour le duper. Puis le jeune garçon observa les yeux remplies de tristesse et de déception de l’homme, vieux et aigri qui se tenait assis, devant lui.

*Il ne ment pas.*

[Shinzo] «- Lorsqu'il a voulu aller chercher Kubikiri Houcho alors que tout le monde pensait que c'était impossible, j'ai imploré le Mizukage face contre terre de le laisser y aller... Il en est revenu et a fait son ascension parmi les guerriers de la Brume, mais il y a dix ans de cela... »

Kubikiri Houcho…Iba ne savait pas de quoi il s’agissait, un objet assurément. Lui revint alors en mémoire sa discussion avec le chef des armées du village de la brume, et de l’énorme sabre qui était posé contre le rebord du lit. Ce même sabre qui l’avait tant inquiété lors de sa première rencontre avec Zabuza-sama dans cette ruelle où il avait fait explosé les canalisations.

*J’avais quand même abusé sur ce coup-là.*

Ce sabre devait être Kubikiri Houcho, pourquoi ? Parce qu’il s’agissait d’un élément caractéristique du maître de Kiri, mais aussi d’une arme particulièrement exotique…
Iba continuait d’analyser méticuleusement les propos de Shinzo, pour ne pas laisser s’échapper la moindre information, le moindre élément susceptible de l’aider dans l’accomplissement de sa mission.
Shinzo, selon ses dires, semblait être un maître bon ou tout du moins il croyait dur comme faire dans le potentiel de Zabuza-sama. Peut-être est-ce toujours vrai, peut-être espère-t-il toujours de voir son élève réussir ?


[Shinzo] «- Il y a dix ans de cela, Zabuza est devenu fou et a commis le plus grand des parjures *hic* ; il a tenté de tuer le Mizukage et a échoué. Il s'est donc enfui *hic*, non sans prendre la vie de son meilleur ami au passage... »

La respiration du garçon se coupa un bref moment. Il refusait d’y croire, il voulait l’entendre de la bouche même de l’intéressé. Pourtant il devait se rendre à l’évidence, si Zabuza-sama était autrefois considéré comme un déserteur c’est qu’il y avait une bonne raison à cela. Les éléments coïncidaient, même s’il était dur de l’accepter…

[Shinzo] «-Quant à moi *hic* je suis devenu la risée de Kiri... J'étais l'homme qui avait formé un traître...
La honte... elle est devenue mon quotidien *hic* et je me suis mis à la noyer dans le sake. Je suis devenu une épave, pas un shinobi. »


Iba connaissait ce sentiment, celui d’être humilier et de voir son honneur bafoué, mais si toutes ses années il avait pu tenir c’est parce qu’il savait qu’il n’était en rien responsable des faits qu’on lui reprochait. Par conséquent il ne pouvait imaginer ce qu’avait éprouvé le vieil homme en voyant ses espoirs, ses rêves et ses efforts s’envoler en fumée, sans rien à quoi se raccrocher. Cela avait dû être terriblement dur de passer une telle épreuve seul, et apparemment il ne l’avait toujours pas surmontée.

[Shinzo] «- Je croyais que tout cela sera fini *hic*, mais il y a quelques années de cela, Zabuza est revenu à Kiri et a massacré *hic* tous ceux qui l'avaient soutenu dans son coup d'état et abandonné. Il a aussi tué le Mizukage...
Et moi...
Moi tout ce que j'ai su faire c'est me pisser dessus en le suppliant de m'épargner. Je ne sais pas pourquoi il m'a laissé en vie... »


C’est ainsi qu’Iba appris les grandes lignes de l’histoire de son Mizukage, de la bouche de son ancien maître. De la naissance du démon, en passant par sa fuite, jusqu’à son retour à Kiri. De plus il savait maintenant pourquoi Shinzo, l’ermite, vivait reclus de tous. Iba en venait presque à éprouver de la pitié pour cet homme au destin si funeste, mais il se repris, s’apitoyer n’apporterait rien aux deux individus. Il faut aller de l’avant, mais cette philosophie n’était pour le moment acquis par aucun de deux personnages.
Shinzo, un sourire désabusé sur les lèvres, lança une dernière phrase pour clôturer son récit, et finir de remettre en place le garçon.


[Shinzo] «- Tu vois gamin, toi tu as l'avenir devant toi pour effacer la honte. Moi ma vie touchera sûrement à sa fin bientôt... »

Iba, assis sur le lit, restait interdit. Il ne pouvait pas rester là à rien faire, sinon Shinzo ne reviendrait jamais de son propre chef à Kiri. Il devait trouver quelque chose…

«- Les temps ont changé et le passé n’est plus d’actualité…
Vous vous êtes isolé, Shinzo-san, et cela depuis plusieurs années…
Les choses ont changé, les mentalités aussi…mais pas seulement, Kiri elle-même à changé, évolué, en bien…
Zabuza-sama n’est pas l’homme que vous venez de me dépeindre. Lui aussi il a changé. »


Les yeux de Shinzo, sur ses mots, détourna son regard du sol, pour venir le fixer sur l’étudiant. Iba avait vu juste, Shinzo n’avait jamais cessé de croire en Zabuza, comme un père croit en son fils. Plus que les injures, plus que les coups et les brimades, se devait être la désertion de son protégé qui l’avait plongé dans cet état. L’étudiant pensait avoir trouvé la corde sensible, à lui de l’exploiter pleinement.

«- Vous me montrez Zabuza-sama comme un bandit, un anarchiste, un despote…mais moi je n’ai vu qu’un homme droit, fier et inflexible.
Vous me décrivez Zabuza-sama comme celui qui a fait tomber Kiri et son gouvernement…mais moi je n’ai vu qu’un homme, gouvernant d’une poigne de fer, une ville au sommet de sa puissance.
Vous me peignez le portrait du Démon de Kiri…mais moi, je ne connais que le Héros de Kiri… »


Iba s’étonnait lui même de ses paroles, il disait vrai, et devait toucher le vieil homme, le convaincre qu’il avait raison, obtenir sa confiance. Ainsi le garçon continua sur sa lancée.

«- Comme je vous l’ai dit, Shinzo-san, Zabuza-sama a changé…
Il fut peut-être un temps l’assassin de Kiri no kuni…son coup d’état l’a peut-être imposé comme un tyran à vos yeux…mais le village de la Brume est toujours là, encore plus fort qu’auparavant.
Je le vois quand je descends le matin dans la rue, et que je croise tout ses gens qui s’en vont vaquer à leurs occupations.
Je le vois quand je traverse les couloirs de l’Académie, remplis d’étudiants et de genins.
Je le vois, enfin, dans la déclaration de guerre entre Kiri no Kuni et Suna no Kuni, pays du sable et du vent, à la puissance militaire incroyable, dirigé par le Kazekage…l’homme sensé être le plus fort du monde.
Voilà la rivale de Kiri… »


Shinzo ne semblait pas être au courant pour la guerre entre Suna et Kiri, et la nouvelle semblait avoir fait l’effet d’une bombe. Il ne disait toujours rien…Iba en profita alors pour finir, il devait achever de le convaincre, en utilisant tout les moyens : son lien avec Zabuza, ses instincts patriotiques, et même son goût pour le jeu…

« Pour Kiri, je vous demande Shinzo-san, de m’accompagner, vérifier mes dires. Tiendrez-vous ce pari avec moi, voir qui de nous deux à raison ?
Zabuza-sama vous a écrit une lettre, un de mes coéquipier l’a sur lui…je ne sais pas ce qu’elle contient, je ne sais pas ce qui y est écrit, mais ce que je sais c’est que vous le regrettez toute la fin de votre vie si vous ne m’accompagnez pas pour la lire. »


Il se leva, s’approcha de Shinzo, abattu, et avachit sur son banc. Iba lui tendit alors la main, pour qu’il s’en saisisse, et se lève.

«- Shinzo-san, viendrez-vous avec moi ?"
Shinzo
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MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Lun 10 Juil - 0:18

"Ce n'est pas si simple, gamin. Pour toi et tes camarades, Zabuza est certainement un héros, mais pour la génération précédente, il restera toujours le Démon de Kiri.

Vois-tu, il y a deux pouvoirs en place à Kiri : le militaire et le politique. La deuxième faction est un ramassis de vieux lèche-culs au service des daimyo locaux. Ce sont eux qui avaient influencé le Mizukage il y a dix ans et en avaient fait une larve.

A cette époque, Zabuza était dans leur colimateur. Il était jeune, fort, impitoyable et surtout il représentait l'espoir. C'était un obstacle pour eux et tu sais pourquoi ? Parce que tous les guerriers de la Brume étaient avec lui."


Shinzo secoua la tête et se racla la gorge, puis regarda Iba dans les yeux de façon presque paternaliste.

"Ne crois pas que tout soit rose à Kiri. Le village s'est difficilement remis de la guerre en l'absence d'un véritable Kage et la seule raison pour laquelle les politicards ne contestent pas Zabuza c'est parce qu'ils savent qu'il n'a qu'à lever le peit doigt pour vous envoyer les trucider, ou pire, qu'il vienne lui même..."

Le vieil ermite attrappa sa gourde de sake, la déboucha et la porta à ses lèvres. Croisant le regard d'Iba, il se ravisa et la reposa.

"Tu me dis que Suna nous en veut ? On est pas dans la merde si Satsushiki débarque, surtout que vous devez pas avoir masse de Chuunin et Jounin, je me trompe ?

En ce cas je comprends mieux pourquoi Zabuza vous envoie vers moi. J'avais bien compris qu'il ne vous avait pas donné l'ordre de me tuer ; si telle avait été sa décision il serait venu lui même...

Quoi qu'il en soit, je verrai ce que je ferai quand j'aurai cette lettre en main propre."


Shinzo se leva et se dirigea vers la fenêtre. Il essuya la buée, qui s'y était formée lorsqu'il avait fait chauffer la mixture pour Iba, avec sa manche et regarda en direction de l'extérieur.

"On dirait bien que tes petits camarades arrivent, gamin."

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Lun 10 Juil - 10:43

«- Shinzo-san, viendrez-vous avec moi ? »

La question resta un bon moment en suspens, comme si Shinzo réfléchissait à une réponse. Iba avait toujours le bras tendu, la main en direction de l’ermite pour qu’il s’en saisisse, mais ce dernier ne le fit pas, ignorant complètement le garçon, qui fit quelque peu la moue, se vexant un peu intérieurement.

[Shinzo] «- Ce n'est pas si simple, gamin. Pour toi et tes camarades, Zabuza est certainement un héros, mais pour la génération précédente, il restera toujours le Démon de Kiri. »

Non, le garçon refusait de telles paroles, de telles pensées. Rien n’était inaltérable, rien n’était à jamais défini…l’histoire n’était pas écrite à jamais, il ne pouvait pas l’accepter sous peine de se détruire lui-même, de détruire sa seule conviction, ce qui lui avait permis d’endosser toutes ses années de brimades…
Pour lui, il arriverait à changer le regard et les pensées des gens…
Il arriverait à montrer à tous qui étaient les Hiyori, arborer et dire fièrement son nom, laver son honneur, il y arriverait. Shinzo disait faux, il en était convaincu.

C’est alors que la discussion continua, Shinzo semblait avoir encore, malgré les nombreuses années écoulés, le goût pour l’enseignement, et il faisait partagé son savoir avec le jeune Iba.


[Shinzo] «- Vois-tu, il y a deux pouvoirs en place à Kiri : le militaire et le politique. La deuxième faction est un ramassis de vieux lèche-culs au service des daimyo locaux. Ce sont eux qui avaient influencé le Mizukage il y a dix ans et en avaient fait une larve. »

Iba saisissait pleinement la teneur des propos énoncés par l’ermite. Le savoir qui lui transmettait était le plus grand de tous…
Il ne l’aiderait certainement pas à se défaire d’un adversaire en combat, mais lui éviterais de mal choisir ses opposants. Shinzo lui apprenait l’histoire…certes elle était peut-être un peu contée, car le point de vue de l’homme ne pouvait être que plus ou moins subjectif.
L’ermite palliait d’une certaine manière à un défaut propre à la jeunesse, l’inexpérience, la fougue chevaleresque inutile quand elle tourne à l’emportement…
Iba remarqua aussi que Shinzo éludait ses questions précédentes, ni apportant pas de réponses…peut-être n’en avait-il pas pour répondre au jeune garçon.
Pour la seconde fois, Iba se rassit sur le lit, et écoutant attentivement. Il ne connaissait rien à la politique, mais après avoir entendu les faits énoncés par le vieil homme, l’étudiant comprit son importance et l’impact que ce « parti » pouvait avoir sur les décisions du pays. Si un jour il devait devenir important, il devrait se méfier des éventuelles « magouilles » et autres tours…


*Et le « parti » militaire, est-il différent ?*

[Shinzo] «- Ne crois pas que tout soit rose à Kiri. Le village s'est difficilement remis de la guerre en l'absence d'un véritable Kage et la seule raison pour laquelle les politicards ne contestent pas Zabuza c'est parce qu'ils savent qu'il n'a qu'à lever le petit doigt pour vous envoyer les trucider, ou pire, qu'il vienne lui même... »

Iba sourit, d’un sourire niais, en s’imaginant Zabuza-sama régler le compte d’un gros bonhomme rondouillard dans un fauteuil…c’était d’une certaine manière un moyen de reporter la peur et la crainte que lui inspirait le personnage. Il eut été difficile d’oublier leur première rencontre dans cette ruelle…la terreur éprouvée face à une telle force de la nature, même s’il n’était plus en très bon état à ce moment là.

«- Shinzo-san, il semblerait que vous restiez quand même bon professeur, malgré les années. »

Le ton de l’aspirant était un peu enjoué, il essayait de détendre l’atmosphère. après tout, il fallait mettre le vieil ermite dans les meilleures conditions possibles pour réussir à le ramener au village. Néanmoins, Iba n’eut pas de réponse, une fois encore. L’homme repris sa gourde au contenu prohibé aux mineurs, s’apprêta à en boire une grande gorgée, mais s’arrêta en croisant son regard avec celui du garçon…comme si la vue d’Iba le faisait culpabiliser. Il reposa sa flasque sur la table et continua de parler.

*Je suis sur la bonne voie*

[Shinzo] «- Tu me dis que Suna nous en veut ? On est pas dans la merde si Satsushiki débarque, surtout que vous devez pas avoir masse de Chuunin et Jounin, je me trompe ? »

*Satsushiki ?*

Une fois n’est pas coutume, Shinzo continuait d’apprendre, même sans le vouloir, au jeune aspirant. Ainsi le nom du Kazekage était Satsushiki…
En plus l’ermite frappait dur et juste, il était vrai que le garçon n’avait pas vu énormément de chuunin et de jounin à Kiri, hormis bien sûr son professeur Shinobu, quoiqu’il se demandait s’il pouvait réellement le ranger dans une de ses catégories ? Et s’il posait la question à Shinzo, cet homme semblait en savoir énormément sur Kiri, peut-être pourrait-il lui parler de son maître ?
L’étudiant se retint, ce n’était pas l’objectif de sa mission, mais c’était tellement tentant…


[Shinzo] «- Quoi qu'il en soit, je verrai ce que je ferai quand j'aurai cette lettre en main propre.

- Merci, Sinzo-san. »

Iba était soulagé, il avait réussit à convaincre l’homme de lire la lettre. Il espérait que son contenu soit à la hauteur de ses attentes, c’est-à-dire qu’il arrive à convaincre l’ermite de revenir à Kiri…

*…sinon on est pas dans la mer**. *

Le vieil homme s’approcha d’un carreau embué, qu’il essuya d’un revers de manche, puis laissa échapper une petite exclamation qui ravi le jeune garçon, le soulageant d’un grand poids. Ses camarades arrivaient…

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Lun 10 Juil - 11:18

[Iba, Zabuza (as Shinzo) : +3EXP RP]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Lun 10 Juil - 23:36

Zen arracha son kunai de l'écorce de l'arbre, et poussa un soupir de soulagement. Ils étaient toujours dans la forêt, mais ils avaient tout de même atteint quelque chose d'interessant : un cabanon, d'aspect très simple, se dressait entre les arbres.

"- Tu crois que c'est là qu'habite le vieux ?

Aucun mouvement n'était perceptible de là où ils se trouvaient, mais s'ils s'approchaient davantage, ils risqueraient d'être détectés...

"-Remarque, je vois pas qui d'autre pourrait s'installer dans un coin pareil. L'ennui, c'est qu'on ne sait pas si on est arrivé là par hasard, où s'il nous y a mené".

Les deux genins percevaient aisément les implications de cette dernière possibilité, et aucun d'eux n'étaient prêts à croire que le simple hasard eut pu faire aussi bien les choses. D'autre part, ce pessimisme était compréhensible dans la mesure où ils avaient pu admirer la puissance fourbe et perverse d'une utilisation efficace de l'art de l'illusion. Ils avaient été forcés de tourner en rond pendant des heures, alors que grandissait en eux ce sentiment de panique paranoïaque. Un genjutsu parfaitement controlé ne laisse aucune chance à sa victime de s'en sortir, ne serait-ce que parce que cette victime ne se rend pas compte du danger qui plane sur elle.
Zen, pour sa part, était secrètement heureux d'avoir reçu cette mission. Il ignorait ce qu'en avait pensé Darok, mais être la cible d'un maitre genjutsu aussi puissant qui n'utilise pas les ouvertures qu'il provoque pour blesser constituait, à son avis, une excellente formation à ce qu'il serait amené à faire plus tard. Oh, bien sûr, il était dans un état assez lamentable à ce moment, effrayé par sa propre incapacité, mais il se rendrait compte plus tard de ce que lui avait apporté cette poursuite dans les bois.


"- On frappe à la porte où bien on entre par la cheminée ?
les deux compères se regardèrent un instant.
"-La suie sur des vêtements mouillés ça doit être terrible... et puis c'est pas comme si on voulait l'attaquer. Dans l'hypothèse, hautement improbable je te le concède, où il ne serait pas au courant de notre présence, autant ne pas lui faire peur en entrant chez lui par effraction.

Il avait prononcé cette dernière phrase sur un ton sarcastique et plutôt calme. En fin de compte, peut être que sa petite astuce leur avait servi à quelque chose. Il se sentait libéré de la pression qu'il avait accumulé ces dernières heures. Même s'il savait qu'il pourrait très bien se retrouver à nouveau prisonnier de sa propre psyché si Shinzo le voulait, il était tout de même fier d'être arrivé jusque là. Tellement qu'il en avait presque oublié l'horreur de perdre l'étudiant qu'il devait proteger...

"- Tu penses qu'on peut le leurrer ? demanda t'il sans conviction, puis, devant l'expression désolée de son camarade, il ajouta "ben alors on va y aller franc jeu. On va simplement marcher à découvert vers la porte, et puis frapper. On n'abat pas les messagers hein ?"

Quelques minutes et quelques hésitations plus tard, le duo s'avança hors des fourrés, marchant calmement vers la petite porte de bois. Zen remarqua du coin de l'oeil un mouvement derrière une fenêtre, et craignit un instant que cette personne ne réagisse mal une fois de plus. Il appréhenda les dix mêtres qui lui restaient à parcourir, mais rien ne vint. Pas d'attaque directe, et à priori aucun changement dans leurs perceptions. Soit ils s'étaient trompés de lieu, soit le vieux s'était adouci...

Darok prit l'initiative de toquer. Ils attendirent pendant quelques secondes *pas de boite aux lettres hein ?*, puis le battant s'ouvrit.
Les deux jeunes gens ne dirent mot, devant la silhouette voutée qui leur apparut. Ce fut le vieil homme qui brisa le silence :


"- Vous en avez mis du temps, amateurs..."

L'espièglerie de l'homme eut deux effets notoires : d'abord, elle apporta la preuve que les genins avaient trouvé la personne qu'ils cherchaient, Shinzo, ensuite, elle leur permis de se debarasser du carcan d'appréhension qui les entravait.
Il n'en fallut guère plus pour que Zen retrouve ses petites habitudes rhétoriques et ne lance un effronté :
"Salut, c'est le facteur...pardonnez le retard, le chemin est mal indiqué jusqu'ici..."
"- Ce bosquet est un peu petit pour qu'on s'y perde. J'en attendais un peu mieux du service postal de Kiri... vous vous êtes endormis en route ou quoi ?
"- Ouais, et j'aurais aimé éviter les cauchemards qu'on s'est inventé. Vous êtes Shinzo c'est ça ?
"- Shinzo-sama, petit con, où est-ce que je signe ?
Etouffant un rire nerveux, le genin plongea la main dans l'interieur de sa veste et en sortit un petit bout de papier, froissé et un peu déchiré. Le vieil homme l'attrapa d'un geste vif.
"- Je m'attendais à une lettre, pas à un torchon...
"- Le Mizukage vous adresse ses salutations les plus distinguées.

Zen se tourna alors vers Darok, et remarqua son expression incrédule. Amusé, il se dit que son ami n'avait pas du anticiper cet échange, puis seulement il remarqua que le genin ne le regardais pas lui, mais quelque chose derrière lui. Il se retourna et aperçut l'étudiant disparu, une tasse encore fumante à la main...
*yen a qui ont le moral...*

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 12 Juil - 0:48

Darok venait d'apprendre une chose supplémentaire sur le genjutsu, mais cela ne l'éclairait pas plus sur l'individu qu'ils recherchaient. Ce denommé Shinzo devait être un sacré phénomène... pas forcément dans le bon sens du terme. Les arbres continuaient de se mouvoir, n'offrant qu'une seule voie pour nos ninjas. Il était certes vrai que ce jutsu était impressionnant, et dans leur danse florale, les arbres ne cessaient de surprendre le jeune genin. Cependant, même cette vision exquise restait sombre, car Darok savait au fond de son esprit, dans un petit coin de sa psyché, que cette valse n'était qu'illusion.
Oh, bien sûr, c'était une vision douce, mais elle était aussi extrêmement dangereuse.

Cette illusion était si prenante, si réelle, que Darok se demandait parfois quelles étaient les limites du pouvoir de cet ermite. La réalité du genjutsu se compare au niveau du lanceur.
Il en conclut que seul un subterfuge pourrait leur permettre de sortir de cette technique, car leur puissance était de très loin inférieure à celle de ce sinistre joueur. Il se mit à inspecter ses affaires, alors que Zen se mit en position de réflexion. Darok trouva son fumaa shuriken et son kunai. Il se demanda alors si une blessure pourrait le faire sortir du jutsu ennemi.


*Certainement, mais dès que je serai sorti, il me reprendra sans que je ne m'en rende compte. Non, nous devons trouver un moyen d'avancer par notre prore chemin dans ce Genjutsu. Mais comment ? Nos sens sont brouillés par son chakra, et nous croyons avancer droit alors que nous tournons en rond. Il nous faudrait un repère immobile...*

Alors qu'il se disait cela, Zen lui procura une réponse appropriée. Il se déchira un petit bout de chemise, qu'il enroula autour de son kunai. Ainsi fait, l'arme devenait une balise très facilement repérable. Mais il fallait encore que le kunai aille dans la direction voulue, ce en quoi les capacités de Darok étaient inutiles. Dès qu'il rentrerait, il apprendrait les connaissances primordiales sur cet art de l'esprit. Il se maudit un moment de ne pas avoir pris la peine de le faire plus tôt...
Zen expliqua son plan à Darok, bien qu'il l'ait en partie deviné.


"J'te laisse l'honneur de balancer le kunai..." dit-il, ayant assimilé les informations de son coéquipier.

Ce dernier fila droit, comme prévu, et se ficha dans le sol à une vingtaine de mètres des shinobis. Darok savait que si le solitaire le voulait vraiment, le kunai se serait planté quelques mètres à côté, puis encore quelques mètres à côté, ce qui les aurait refait faire un cercle, mais dont le diamètre aurait très nettement augmenté. Afin de connaître les intentions du personnage, Darok creusa une entaille dans un arbre à l'aide de "Taoshi". Ainsi, soit l'ermite voulait poursuivre le jeu, soit ils commençaient une nouvelle partie, avec de nouvelles règles.

Zen lança le kunai de multiples fois, avant qu'ils n'atteignent une clairière, dans laquelle un petit cabanon se dressait. Il était modeste, en bois et en pierre, avec par endroit de la chaume. Une fumée d'une étrange noirtée s'échappait de la cheminée de pierres grises. Les shinobis étaient cachés dans des fougères épaisses, mais ils étaient certains que l'ermite était au courant de leur présence. Comment en aurait-il pu être autrement ? Il les avait suivit tout le long de leur recherche. En y réfléchissant bien, ils étaient venus pour le trouver et le ramener, mais c'était lui qui avait réussi à le faire. Ils étaient une nouvelle fois menés par le bout du nez. Si ils avaient trouvé cette chaumière, c'était uniquement selon la volonté du vieux. Qu'est-ce qui leur assurait que cette cabane n'était pas un autre subterfuge. C'était tellement réel, comme tout le reste.

L'angoisse monta à son paroxysme quand ils réalisèrent cela. Ils n'étaient même pas sûr que ce soit la maison de l'ermite. Il aurait très bien pu les mener à un endroit assez éloigné des grands lacs. Il y avait des fenêtres entre les planches de bois, mais les genins étaient placés trop loin pour voir avec assez de précision ce qu'il se passait à l'intérieur. Ils se refusèrent à aborder la maisonette tant qu'ils n'auraient pas élaborer un plan d'approche. Zen proposa de monter par la cheminée ou de tout simplement toquer à la porte. Darok expliqua son point de vue concrètement.


"Les trois quarts des personnes qui sont victimes d'effraction ont pour réflexes d'attaquer la personne entrée. Si c'est le cas pour ce vieux, je te laisse deviner la profondeur de la merde dans laquelle on sera. De plus, d'après la fumée qui se dégage de la cheminée, il semblerait qu'une espèce de marmite soit sur le feu. La chaleur et la buie, c'est pas trop mon truc si tu vois ce que je veux dire. Je pense plutôt que l'ermite nous laisse une chance. Je sais que c'est très optimiste, voire trop, mais n'oublie pas qu'il y a nos étudiants à l'intérieur, et tout porte à croire qu'ils sont vivants. C'est le dernier jeu, dans tout les cas et c'est surtout notre dernier pari."

[Zen] " Tu penses qu'on peut le leurrer ?"

" Ça nous avancera à quoi?"

[Zen] " Ben alors on va y aller franc jeu. On va simplement marcher à découvert vers la porte, et puis frapper. On n'abat pas les messagers hein ?"

*En effet, on les abbat quand on a reçu le message...*

Darok hocha la tête. En effet, la seule approche correcte restait celle à découvert, celle que Darok n'estimait guère. Le jeune ninja demanda à Zen de vérifier s'il possèdait bien l'enveloppe. Il tâta sa poche interne. Ouf, il sentit sous ses doigts le papier, légèrement déchiré, de la si précieuse lettre. Ils se demandaient bien comment la suite allait se dérouler. Mais dans tous les cas, la première de leurs trois parties était achevée: repérage des lieux. Soudain, Darok décompressa. Ce n'était guère le moment, mais il sentait que l'hostilité dont la forêt était empreinte s'était doucement retirée. Il dit, d'un ton calme et neutre.

"Zen, c'est peut-être la fin de notre mission. Je dois t'avouer que ça n'a pas toujours été agréable, et qu'il y a souvent eu une certaine tension. Mais si on s'en sort, je te paye à boire pour fêter ça. D'ailleurs, je payerai à boire à toute l'équipe."

Zen lança le départ de l'opération "Coli postal" sans réellement faire attention aux paroles de son homologue. Les deux ninjas s'élancèrent et d'un bond, atterrirent devant la porte de l'ermite. Elle était en bois avec des jonctions en métal. La poignée était rustique, et il n'y avait pas de serrure. L'herbe sous les pieds des ninjas était molle, telle une éponge, et Darok se doutait qu'un fleuve ou une rivière passait non loin de là. À moins que ce ne soit un lac...

Il toqua à la porte trois fois puis se recula aux côtés de Zen. Il entendit des bruits de pas se dirigeant vers l'entrée. La porte grinça et s'ouvrit sur l'extérieur, laissant apparaître un vieil homme, au teint rougeâtre (bien que l'endroit le plus rouge de son visage fut sans contestation possible, le nez.), avec de longues moustaches blanches terminant en une petite barbichette de la même couleur. Il ressemblait à un vieux maître d'arts martiaux, comme on les décrit dans les livres. Il était vêtu d'un costume japonais traditionnel vert, et portait un chapeau ressemblant à un bonnet de père noël. Cependant, il avait aussi un bandeau de kiri grossièrement dissimulé. Ainsi, Darok fut certains de l'identité de son interlocuteur. Les trois shinobis se regardèrent tour à tour, attendant qu'un autre prenne la parole.


[Shinzo] "Vous en avez mis du temps *hic* amateurs."

Mine de rien, cette phrase décontracta le duo, si bien que Zen retrouva son habituel sens de l'humour (dont on pouvait contester l'utilité). Il engagea une discussion avec l'ermite. Celle-ci arracha un sourire à Darok, qu'il réprima lorsqu'il vit son étudiant, prélassé dans un canapé, couvert d'une chaude couverture, une tasse à la main. Cette vision lui donna premièrement un léger goût d'amertume au fond de la bouche, mais finalement, c'était mieux ainsi. Pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, il trouvait agréable de voir le "Réprouvé" en bonne santé. Et ce n'était pas juste en rapport avec sa mission. Il distinguait dans un coin de la maison, une autre silhouette assoupie. Sans doute Hyrungo. Ainsi, le quatuor était de nouveau réuni. Zen donna finalement la lettre à Shinzo.

[Shinzo] "Je m'attendais à une lettre, *hic* pas à un torchon."

[Zen] "Le Mizukage vous adresse ses salutations distinguées."

Darok trouvait les répliques sympas, mais inappropiées. Généralement, on ne plaisante pas trop avec quelqu'un de plus fort que soi et qui a montré qu'il n'hésitait pas à vous attaquer. Le genin remarqua le regard tout aussi interrogatif que son homologue portait sur Iba. Mais leur attention fut reportée sur Shinzo, alors qu'il dépliait la lettre. Elle était mouillée par endroit, mais encore lisible, pensa Darok. Shinzo leva un sourcil dès le début de la lettre.
Darok commençait à connaître Zabuza, et il savait qu'il n'y était pas allé par quatre chemins. Iba se leva de son sofa pour se diriger vers l'entrée. Shinzo, quant à lui, effectua le voyage inverse. Iba était proche de ses supérieurs, une tasse pleine de mixture bizarre, dont l'odeur ressemblait fortement à celle d'un morse mouillé.


"Tu as quelque chose d'important à nous dire...par exemple sur cet homme? Et ne dis que ce que nous devons savoir, ne rentre pas dans les détails, s'il te plaît..."

[Iba] "Bien, cet homme était le sensei de Mizukage-sama. Mais Seigneur Zabuza a, dix ans plus tôt, deserté Kiri en tentant de faire un coup d'état. Il dit porter la honte de la traîtrise de Zabuza-sama et de ce fait..."

[Zen] "Il se sent obligé de s'exiler de Kiri pour purger sa peine." le coupa-t-il.

[Iba] "Non, pas exactement. Zabuza est ensuite revenu et a assassiné ceux qui l'avaient soutenus puis abandonnés, mais Shinzo-san l'a supplié de l'épargner, et il regrette aujourd'hui cet acte. Il aurait préféré mourir."

Il y eut un léger silence, souvent coupé par le hoquet de l'ancien shinobi. Darok comprenait la situation, et se doutait des sentiments de ce vieil homme. Mais ils avaient pour mission de ramener cet ermite, et ils le feraient. Pour l'instant, il fallait attendre qu'il termine de lire la lettre, et qu'il la comprenne dans son intégralité. Darok vit une caisse remplie de bouteilles de saké, apparemment vides. Il redoutait que le foie de cet homme ne soit sévèrement atteint. Finalement, l'ancien sensei de Zabuza posa la lettre à côté de lui, et ne bougea plus. Les trois jeunes ninjas le regardèrent, intensément.
Hyrungo, quant à lui, s'éveillait doucement, en s'étirant, comme s'il était chez lui. Le vieil homme se prit la tête dans sa main gauche, marmonnant une phrase inaudible. Le trio s'avança, à l'intérieur de la maison. Ils ne devaient pas déranger le vieux, pas encore. Ils s'assurèrent donc que le réveil d'Hyrungo se passait sans bruits excessifs. Ils l'aidèrent à se relever, et c'est alors qu'il se rappela les évènements passés. La rencontre avec Zabuza à la mairie, la sortie de Kiri dans le brouillard, la traversée de la forêt, la traque, la chute de l'Hiyori, l'arrivée aux Grands Lacs, et puis, plus rien. Le trou dans sa mémoire. Mais il s'en était passé des choses, lors de ses dernières heures.

Shinzo poussa un long soupir, comme si la lettre lui posait un sérieux dilemne auquel il ne savait que répondre. Il se leva en s'appuyant sur ses genoux, et se dirigea vers sa bouteille de saké, préalablement posée sur sa table en bois. Darok se demandait où il pouvait trouver cette quantité d'alcool. Peut-être possèdait-il la technique qui changeait l'eau en saké ?
Zen s'avança, et Darok le suivit. Iba et Hyrungo, eux, restaient derrière.


[Zen] " Shinzo-sama, ayant pris connaissance de la lettre, allez vous nous accompagner ?"

La réponse ne vint pas. Shinzo prit la bouteille fermement, et en but une longue gorgée. Les choses n'allaient pas bien. Que pouvait bien contenir la lettre? Puis l'ermite reposa bruyamment la gourde. La table trembla sous le choc, mais le plus important était la main de Shinzo: elle continuait de trembler, elle. Le monde semblait s'être arrêté de tourner pendant un instant. La forêt n'émettait plus ses bruits de fond, répétitifs. Le vent ne soufflait plus. Shinzo allait donner sa réponse.
Shinzo
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MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 12 Juil - 1:48

Shinzo prit la lettre que Zen lui tendit et se mit à la lire.

"Shinzo-sensei,

Il y a bien longtemps que nous n'avons pas échangé le moindre mot vous et moi, plus depuis que la honte s'est abbatue sur nos deux noms par ma faute.

Cette lettre n'a pas pour but de vous présenter mes excuses ; j'ai agi en mon âme et conscience il y a dix ans de cela et je ne regrette rien, même si parfois je souhaiterais ne pas avoir eu à prendre la vie de Rokuro et Yuhi.

Je sais que vous vous êtes retiré du village de la Brume le jour où j'ai tué le Mizukage. Je comprends le sentiment qui vous a poussé à cette décision, tout comme je suis certain que vous compreniez les miens à cette époque.

Vous aviez raison, je n'ai pas pu changer les mentalités de la génération précédente, mais la génération actuelle est prête à me suivre. Je pensais ne jamais retourner dans ma patrie, mais j'ai trouvé des jeunes garçons et des jeunes filles courageux, volontaires et nobles à Kiri. Les quatre jeunes hommes que j'ai envoyé vous mander en sont les dignes représentants.

Shinzo-sensei, je vous demande de revenir à Kiri entraîner nos forces afin de nous défendre contre Suna. Je mène actuellement un apprentissage particulier afin de vaincre le Kazekage et ne peux décemment m'occuper de mes élèves.

J'espère vous revoir bientôt."


Zabuza Momochi, Mizukage


[Zen]
" Shinzo-sama, ayant pris connaissance de la lettre, allez vous nous accompagner ?"

Shinzo reposa la lettre sur la table et but une longue gorgée de sake, puis reposa bruyamment sa bouteille sur la table, la main encore tremblante.

*Zabuza... Mais qu'as tu donc en tête hein ? Et ces gosses, pourquoi diable ont-ils cette confiance aveugle en toi ?*

Le vieil ermite froissa la lettre en boule et la jeta dans la cheminée, puis passa la main dans sa barbiche en silence.

"Bon, bon, bon... si j'ai bien compris cette face de rat de Zabuza veut que je revienne à Kiri... Et il m'envoie quatre bleues-bites pour me ramener... Et vous êtes censés être ses meilleurs shinobi ?"

Le quatuor baissa la tête, comme vexé par la remarque du vieil homme, mais aussi accablé par la réalité. Shinzo avait raison ; bien qu'il fussent les meilleurs élèves du Mizukage, ils n'en restaient pas moins des Genin pour les plus chevronnés.

"Mais c'est pas possible ! Qu'est-ce que c'est que ce bordel, hein ? Il veut la gagner comment sa guerre ce Mizukage de mes deux ? Avec une poignée de Genin ? Mizukage ? Mes fesses ouais ! De mon temps ça se passait pas comme ça !"

Shinzo se leva et se mit à fouiller dans un placard. Il en sortit un sac dans lequel il jeta quelques affaires et une bouteille de sake pleine, puis se retourna vers les quatre shinobi.

"Bah alors tas de couilles molles ! Vous allez rester plantés comme des santons jusqu'au nouvel an ? Allez on se barre, Kiri nous attend !"

Comme pour se donner du courage, le vieux shinobi ponctua sa dernière phrase par une longue gorgée de sake.


[Zen, Zabuza (as Shinzo) : +4 EXP RP

Darok : +6 EXP RP]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 12 Juil - 15:56

[pause repas au taff…donc j’ai pas trop le temps, désolé si je ne développe pas énormément.]

Iba savait maintenant qu’il n’était plus question que de minutes avant que ses coéquipiers n’arrivent à la porte du cabanon. Il attendait patiemment, Shinzo semblait un peu anxieux, redoutait-il tant la lettre de Zabuza-sama ?
Vint alors une question qu’Iba avait longtemps éludé…où se trouvait Hyrungo ?
La réponse, pour une fois ne tarda pas à venir, lorsque suite au sombre-saut d’une couette bleue, tapis dans un coin de la minuscule cabane, une touffe de cheveux se fit apercevoir. L’aspirant ne l’avait même pas remarqué, au début. Il fallait aussi dire que cela ne faisait que quelques minutes qu’il était éveillé, et encore moins qu’il était pleinement conscient de son environnement et de ses gestes. Le garçon se mit alors à observer de plus près le vieil homme, il aurait très bien put faire un modèle de grand-père, pourtant le garçon savait pertinemment qu’il ne fallait pas se laisser duper par cette apparence.
Il agrippa le bol de « soupe » encore fumant qui traînait non loin de lui, et en but plusieurs grosses gorgées, étouffant ensuite un juron.


*Cela empeste, c’est brûlant, mais Dieu du ciel que ça fait du bien là où ça fait mal^^.*

Soudain résonna un « toc-toc » singulier sur la porte d’entrée de la cabane. Ils frappaient à la porte ? Décidément ces partenaires ne manquaient pas de toupet, enfin cela restait la solution la plus envisageable, et surtout le plus raisonnable. L’étudiant imaginait déjà ses coéquipiers sautant par la fenêtre et faisant éruption chez le vieux, ce qui ne manqua pas de lui arracher un sourire.

Se fut le dénommé Zen qui apparut en premier par l’entre bayement de la porte, suivi de peu par le supérieur d’Iba, Darok. Le grand personnage doté de petits lunettes s’engagea alors avec le petit vieux à la grande barbiche, dans une discussion mélangeant le sarcastique et l’humour noire, puis Zen remis la « lettre » à son destinataire.

Darok, ébahi un temps de retrouver ses étudiants dans d’aussi confortables dispositions, demanda à son aspirant de la rejoindre et de lui expliquer brièvement la situation. Iba s’exécuta, parlant des évènements marquants du passé du vieil homme, de son ancien rôle et aussi des raisons l’ayant poussé à s’exclure de la vie en société.

Le trio s’en alla ensuite réveiller le dernier de la bande. Il s’éveilla dans un grognement peu rauque, ce qui ne manqua pas de faire pester Darok qui semblait vouloir rester discret. Les souvenirs de l’étudiant avoisinants le néant absolu, c’est-à-dire que passé l’attaque du lac, il ne se rappelait de rien, à croire qu’il avait dormi durant tout ce temps.

L’ermite semblait hésitant, la lettre venait de la plonger dans un profond mutisme.
Subitement, comme sous le coup d’une émotion vive, Shinzo roula avec force la lettre en boule puis la jeta au feu. Pour Iba et ses trois compères cela ne laissait rien présager de bon. L’homme qui leur tournait le dos, se retourna, l’air sévère, puis se lissa, pour la enième fois, sa barbichette.


[Shinzo] «- Bon, bon, bon…si j’ai bien compris cette face de rat de Zabuza veut que je revienne à Kiri…et il m’envoie quatre bleues-bites pour me ramener…Et vous êtes sensés être ses meilleurs shinobi ? »

*A quoi pense-t-il ?*

La remarque n’était certes pas agréable, mais dans le fond il était loin d’avoir tort. Toutefois, la pique passa au-dessus de la tête de l’aspirant, il en avait entendu bien d’autres, il n’était plus à cela prêt, même si dans son fort intérieur il rechignait toujours à ce que son honneur soit piétiné. Non, la question qui turlupinait surtout notre aspirant c’était : est-ce que Shinzo va revenir avec nous ? Ou bien…il n’osait imaginé une autre solution, ça allait faire très mal…

[Shinzo] «- Mais c’est pas possible ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel, hein ?Il veut la gagner comment sa guerre ce Mizukage de mes deux ? Avec une poignée de genin ? Mizukage ? Mes fesses ouais ! De mon temps ça ne se passait pas comme cela ! »

L’instinct patriotique revenait au galop…C’était non sans un sourire en coin que l’ancien maître de Zabuza-sama venait de prononcées ses paroles, la crainte d’Iba venait de s’envoler…

[Shinzo] «- Bah alors tas de couilles molles ! Vous allez rester plantés comme des santons jusqu’au nouvel an ? Allez on se barre, Kiri nous attends ! »

Les cris du vieux firent sortir le groupe de leur torpeur commune…plus de doutes, une seule certitude : ils avaient réussis.
Iba ramassa prestement ses armes et son bandeau sur la table, pendant que l’ermite en faisait de même avec ses affaires, et le quintet s’en fut, retournant à grande vitesse à Kiri.

-------------------

Cela faisait maintenant une bonne demi-journée qui curait à travers les banchages, plaines et autres décors naturels. Shinzo n’avait rien perdu de ses années passées, il se déplaçait plus vite que tout le reste du groupe réunis et il fut obligés de les attendre à de nombreuses reprises, ne manquant pas au passage de les insulter de tout les noms d’oiseaux (et pas seulement d’oiseaux ^^) possibles et inimaginables. Le soleil se couchait au loin, dans les brumes de l’horizon, lorsqu’ils aperçurent enfin les remparts de Kiri.

[Chunin] «- Halte ! Qui va là ?

[Darok] – Le genin Darok et … , ce dernier n’eut pas le temps de finir sa phrase que le vieil ermite le coupa.

[Shinzo] «- Takeo, ouvres tout de suite cette porte ! »


Interloqué que l’étranger connaisse son nom, le’homme répondit d’un ton hasardeux…

[Takeo] «- Shinzo-sama ?...

[Shinzo]- Evidemment que c’est moi, triple buse…Dépêches-toi ! C’est pas parce que les années ont passées que je ne suis plus capable de te botter les fesses !

Lentement, dans un bruit sonore, les lourdes portes de la ville s’ouvrirent. Ils étaient de retour, vivant, et la mission menée à bien.

[si ça va pas-->MP]
Shinzo
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MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 12 Juil - 22:35

[Allez on va un peu développer le voyage depuis chez l'ermite et je laisserai à Zen le soin de marquer le point final de cette histoire à son retour demain ^^]

Shinzo sortit de sa bicoque, suivi par les quatre émissaires du Mizukage. Avant de partir, il déboucha sa bouteille et versa un peu d'alcool sur le pas de sa porte, comme pour dire au revoir à un fidèle ami.

"Allez, au revoir ma belle, on se reverra sûrement plus toi et moi."

Puis, il prit la tête du groupe, sautant d'arbre en arbre, comme s'il avait retrouvé une seconde jeunesse, si bien que la bande de Darok eut du mal à suivre.

"Bah alors les morveux ? Vous voulez pas que je vous mouche le nez en prime ? Z'allez pas me dire que vous êtes déjà fatigués ? Qu'est-ce que c'est que cette jeunesse ? Bon dieu !"

Au bout d'un moment, Shinzo se rendit compte en se retournant qu'il avait semé ses compatriotes. Décidant qu'il ne fallait jamais rater une occasion de prendre du bon temps, il s'assit sur une branche et déboucha sa gourde de sake, en buvant une bonne rasade.

*J'espère qu'il y aura des jolies petites nanas à Kiri... En plus c'est l'été, c'est la saison des maillots de bain...*

L'ermite essuya la bave aux bords de ses lèvres et reprit une gorgée de sake.

*Ce que je préfère entraîner c'est quand même les petites qui font du Taijutsu. Elles ont des petites fesses bien fermes et des corps tout musclés comme je les aime héhéhéhéhéhé. La petite Asuka était pas mal à une époque, j'espère qu'elle est restée bien conservée...*

[Darok, Hyrungo, Iba, Zen]
"Shinzo-sama !!!"

Le vieillard faillit tomber de sa branche et se rattrappa in-extremis.

"Pas la peine de crier *hic* je suis ptete vieux *hic* mais pas sourd !"

[Darok]
"Cela fait cinq minutes que nous sommes devant vous et que nous vous appelons..."

"On peut plus *hic* méditer en paix ? *hic*"

[Zen]
"Moi j'appelerais plutôt ça "cuver"..."

"Toi ça va hein *hic* ! Si c'est ça *hic* on repart !"

[Zen]
"A la bonne heure..."

Après plusieurs heures de route à travers la fôret, les cinq arrivèrent aux portes du village caché de la Brume.

[Chunin]
"Halte ! Qui va là ? "

[Darok]
"Le Genin Darok et … "

"Takeo, ouvre tout de suite cette porte !"

[Takeo]
"Shinzo-sama... ?"

"Evidemment que c’est moi, triple buse…Dépêche-toi ! C’est pas parce que les années ont passé que je ne suis plus capable de te botter les fesses !"

Les portes de Kiri s'ouvrirent alors, laissant apparaître devant les cinq shinobi leur patrie.

"Hé ben, ça fait un bail que j'ai plus les pieds ici moi. J'espère que la Fleur Polaire existe toujours !"

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 12 Juil - 23:30

Darok était soucieux. L'ermite ne montrait pas l'envie de revenir dans son ancienne cité. Sa tête changeait d'humeur aussi souvent qu'il pleuvait à Kiri. Puis, prit d'une soudaine férocité, il roula en boule la pauvre lettre, puis la jeta dans le feu de la cheminée...Elle noircit à vue d'oeil, avant de ne faire qu'un avec les flammes. Fin cruelle. L'ermite les détailla du regard, semblant incrédule.

[Shinzo] "Bon, bon, bon... si j'ai bien compris cette face de rat de Zabuza veut que je revienne à Kiri... Et il m'envoie quatre bleues-bites pour me ramener... Et vous êtes censés être ses meilleurs shinobi ?"

Darok voulut nier cette hypothèse: ils étaient très loin d'être ses meileurs éléments. Mais ils étaient ses meilleurs élèves, si on enlevait Chihiro Sanada bien sûr. C'est ainsi que, de concert, le quatuor inclina la nuque, vexé d'être considéré comme des "bleues-bites"...bien que ce fut la réalité. Il n'y avait que Zen et Darok qui possèdait un antécédent militaire, et encore, c'était une mission de rang D chacun. Shinzo semblait incroyablement surpris par cette réponse collective. Des genins et des étudiants contre Satsushiki ? Non, il devait faire quelque chose !

[Shinzo] "Mais c'est pas possible ! Qu'est-ce que c'est que ce bordel, hein ? Il veut la gagner comment sa guerre ce Mizukage de mes deux ? Avec une poignée de Genin ? Mizukage ? Mes fesses ouais ! De mon temps ça se passait pas comme ça !"

Shinzo semblait redevenir patriotique. Peut-être l'équipe était-elle sur la bonne voie. Shinzo se leva, rapidement, et marcha jusqu'à un coin peu éclairée par l'unique lampe de plafond. Il en sortit un petit sac plastique dans lequel il rangea un nombre conséquent d'habits. Ils acceptait de partir! Darok crut voir l'ermite emporter aussi quelques magazine dont le contenu restait douteux...

[Shinzo] "Bah alors tas de couilles molles ! Vous allez rester plantés comme des santons jusqu'au nouvel an ? Allez on se barre, Kiri nous attend !"

Darok ne répliqua pas (ne connaissant pas le mot "santon" mais ne doutant pas un instant du registre de langue auquel ce mot devait appartenir), car jugea inutile de répondre à ses provocations insignifiantes (il était sûr, en revanche, sûr que Zen n'aurait pas cette gentillesse). Le vieil homme prit une gorgée de saké symbolique, et en versa la moitié de la bouteille sur le seuil de sa maison. Un adieu déchirant. Le groupe repartit donc, vers Kiri, l'espoir d'une mission parfaitement réussie en poche. L'ermite sautait de branche en branche tel un jeune singe derrière une femelle de son espèce. Sa célérité était très nettement supérieure à celle des jeunes, si bien qu'il finit par leur mettre de la distance. Moqueur, il ajoutait de temps en temps.

[Shinzo] "Alors les jeunes, on passe la deuxième ?" ou bien "C'est pas qu'on s'traîne...mais on s'traîne...alors bougez votre p'tit cul les limaces." ou enfin "Bah alors les morveux ? Vous voulez pas que je vous mouche le nez en prime ? Z'allez pas me dire que vous êtes déjà fatigués ? Qu'est-ce que c'est que cette jeunesse ? Bon dieu !"

En bref, le camarade idéal pour passer une bonne après-midi. Mais pris dans ses pensées, l'ermite ne vit même pas qu'il avait délaissé le reste du groupe. Darok tentait de suivre l'allure, mais il devait aussi faire attention à l'Hiyori dont les réflèxes étaient moins importants. En effet, il était tellement content que la mission se soit bien déroulée, qu'il avait parfois l'esprit ailleurs. Mais qui pouvait le reprocher à un bleu ? Darok le réprimait néanmoins, de temps en temps, par des "Restes concentré.". Ils rattrapèrent l'ermite, posé sur une branche, qui ne les avait apparemment pas repérés. Il avait une bouteille de saké à la main, et un filet de bave à la lèvre. Darok redoutait les pensées du vieux.

"Shinzo-sama, il faut y aller..."

Fiooouuf...juste le bruit du vent dans les branchages....

"Eh le vieux, faut y aller!..."

L'ermite restait de marbre. Il reporta la bouteille à sa bouche, et sa pomme d'adam gonfla, signe d'une ingurgitation soudaine.

[Darok, Hyrungo, Iba, Zen] " SHINZO-SAMA !!"

Le vieil ermite faillit tomber de sa branche, mais se rattrappa à la dernière minute avec une extrême agilité. Il se reposa doucement sur le sol en braillant des insannies sur les jeunes ninjas et sur le respect aux aînés, discours qui passa juste à côté des oreilles de Darok. Finalement, le groupe sortit des bois en vitesse et arriva aux portes de Kiri, grandes et massives. Après une légère discussion, le gardien fut obligé d'ouvrir la porte.

[Shinzo] "Et bah voilà, c'était pas dur, fénéants!"

Darok était chez lui! Enfin! Enfin à Kiri!
___________________________________________________________

Pendant ce temps, sur les murailles...

[Todura] "C'était qui ce vieux ?"

Takeo se retourna, l'expression figee sur l'étonnement, puis un sourire s'étira sur sa bouche.

[Takeo] "Crois moi que tu vas en entendre parler..."

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 13 Juil - 22:41

" Shinzo-sama, ayant pris connaissance de la lettre, allez vous nous accompagner ?"

C'était donc l'heure de vérité. Zen avait bien songé à appuyer délibérément le suffixe "-sama", mais il décida finalement d'abandonner momentanément son ton moqueur, au profit d'une expression un peu plus "solennelle". Il était un peu trop fatigué pour être anxieux de la réponse du vieil homme, alors il s'adossa simplement contre l'une des cloisons de bois, attendant que le couperet tombe.
Shinzo eut l'air affecté par le contenu du courrier qui lui avait apporté. Sa main termblait légèrement (quoique ç'aurait tout aussi bien pu être dû à sa consommation manifestement deraisonnable d'alcool). Il parcourut la lettre du regard, puis le froissa brusquement et le jeta dans le feu. Zen suivit la chute du bout de papier d'un air absent, puis reporta son regard sur l'ermite.


"Bon, bon, bon... si j'ai bien compris cette face de rat de Zabuza veut que je revienne à Kiri... Et il m'envoie quatre bleues-bites pour me ramener... Et vous êtes censés être ses meilleurs shinobi ?"

*pas vraiment...*
Le genin inclina légèrement la tête sur le côté, et détourna les yeux vers le foyer. Même si la formulation un tantinet paillarde des allégations de Shinzo lui déplaisait, il ne pouvait pas vraiment nier la vérité de son propos...
*viens en au fait, papy*

"Mais c'est pas possible ! Qu'est-ce que c'est que ce bordel, hein ? Il veut la gagner comment sa guerre ce Mizukage de mes deux ? Avec une poignée de Genin ? Mizukage ? Mes fesses ouais ! De mon temps ça se passait pas comme ça !"

*content de voir que ça vous tient autant à coeur... on aura as perdu notre temps finalement*
Shinzo commença alors à préparer quelques affaires, dont l'inéluctable bouteille d'alcool, sur laquelle s'attardèrent les regards amusés de chacun des quatres émissaires, puis il vociféra qu'ils devaient tous se mettre en route, en les qualifiants négligement de "santons" *?*, et que kiri les attendait.

"- Certains depuis plus longtemps que d'autres à ce que j'ai cru comprendre..."

Zen s'assura que personne ne l'avait entendu avant de quitter le mur sur lequel il s'appuyait. Il suivit ses trois collègues et passa devant le vieil homme, qui se livrait à une curieuse cérémonie sur le pas de sa porte.
"- Allez, au revoir ma belle...
Le genin dut se faire violence pour ne pas eclater de rire en entendant les paroles du vieil ermite. Les gens devenaient vraiment bizarres en vieillissant...

Alors le petit groupe se remit prestement en route. Comme Shinzo l'avait précisé, ils ne mirent pas longtemps à sortir de la forêt dans laquelle Darok et Zen avaient tourné en rond pendant si longtemps, ce qui montrait à quel point le genjutsu utilisé avait été convaincant.
Puis, guidés par l'habitant des lieux, ils s'engagèrent à nouveau dans la région des lacs. Ils avançaient rapidement, mais apparement pas assez au gout de certain, si bien que quelqu'un eut bientôt l'idée brillantissime de proposer de "couper le fromage" et de traverser un des lacs au lieu de le contourner. Shinzo et Darok en discutèrent un instant, tandis que Zen, derrière le vieil homme, adressait des signes silencieux et éperdus de négation à son camarade genin. Il ne fut pas compris (ou pas écouté), mais il trouva tout de même son salut en la personne d'Hyrungo, qu'il persuada promptement de déclarer qu'il ne pouvait pas marcher sur l'eau à l'aide d'une argumentation vaseuse et hâtive, principalement basée sur son grade superieur...
Finalement, ils firent le tour, et l'étudiant se retrouva sous le feu de Shinzo, toujours avide d'une cible à chambrer...

Ils parvinrent à l'orée du bois qui menait à Kiri, et s'y engagèrent aussitôt. Le vieux semblait s'être retrouvé une seconde jeunesse, Darok possédait une certaine endurance, tandis que les étudiants avaient eu tout le loisir de reprendre leurs forces dans la cahute. En toute logique, Zen fermait la marche, tirant un peu la langue, et tentait péniblement de ne pas se laisser distancer. Bien que sa condition physique fut aussi lamentable, il s'estimait tout de même heureux de ne pas pouvoir entendre aussi bien les sarcasmes insistants qui résonnaient un peu plus loin. Il parvint tout de même à en saisir certains et ne put s'empecher d'y répondre :


"... Z'allez pas me dire que vous êtes déjà fatigués ? Qu'est-ce que c'est que cette jeunesse ? Bon dieu !"
"- Facile de dire ça après nous avoir crevé à force de tourner en rond dans votre damné "bosquet" !

Le genin avait mobilisé toutes ses forces pour s'approcher du groupe et crier son message. Il était donc concevable qu'il ressente un léger vertige par la suite ... mais PAS d'une telle intensité ! Brutalement, il vit très clairement le sol s'éloigner de lui même à une vitesse insensée, puis revenir tout aussi vite. Il s'aggripa à un tronc, paniqué, et attendit quelques instants que sa perception de l'altitude se stabilise. Lorsqu'il releva les yeux, il aperçut devant lui un ermite rigolard, à peine soucieux de cacher ses mains liées dans un signe classique du genjutsu.
Zen ravala un juron et se remit en route, halettant.

A un autre moment du voyage, le groupe eut la surprise de rattraper le vieil homme, assit et tenant sa bouteille à la main. Le groupe s'arreta un peu en avant, et Darok alla le reveiller, mais sans succès. Finalement, ils crièrent tous en coeur "SHINZO-SAMA !!" (certains ne manquant pas d'omettre le suffixe respectueux, ce qui passa relativement inaperçu), et firent sursauter le retardataire.
Celui ci commença alors à ronchonner :


"On peut plus *hic* méditer en paix ? *hic*"
"Moi j'appelerais plutôt ça "cuver"..."
"Toi ça va hein *hic* ! Si c'est ça *hic* on repart !"
Le genin s'attendait à recevoir un nouvel assaut psychique, mais rien ne vint. *déjà trop bourré pour ça, vieux malin ?*
"A la bonne heure..."

Après un calvaire de plusieurs heures, qui achevèrent completement de saper le moral des troupes, ils parvinrent aux portes de Kiri no Kuni. Darok s'avança pour régulariser leur passage, alors que les autres soufflaient un peu. Zen, particulièrement épuisé, s'adossa contre un arbre et ferma les yeux quelques instants. Il aurait bien pu s'endormir sur le champ si le vieux n'avait pas hurlé "Takeo, ouvre tout de suite cette porte !" d'une voix forte à moins de trente centimètres de son oreille. Le genin resta stoïque, se disant qu'il pourrait bientôt rentrer chez lui.
Suivit une jolie démonstration de la popularité de Shinzo, pourtant disparu depuis longtemps, et le groupe put entrer dans l'enceinte du village.


"Hé ben, ça fait un bail que j'ai plus les pieds ici moi. J'espère que la Fleur Polaire existe toujours !"
"- Vous perdez pas le nord hein ?
"- Va pas me faire croire que t'es jamais entré dans ce bar, toi"
"- Bof, ils servent un bon jus de fruit.

Zen, s'apercevant qu'il avait distancé l'ermite, se retourna, et le vit completement prostré, une expression outrée sur le visage.

"- Du ... du quoi ????
"- bah du jus de fruit. Ils n'allaient pas servir uniquement des alcools dans un restaurant.
Le visage de Shinzo se décomposa à vue d'oeil
"- C'est ... un restaurant ?
"- Ben ouais, un bar-restaurant en fait.

La simple mention du mot "bar" fut un déclic pour le vieil homme, qui repartit à bonne allure en maugréant dans sa barbe que "de son temps etc etc..."

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 13 Juil - 22:51

[Iba, Zen : +6 EXP RP]

[Darok, Zabuza : +4 EXP RP]


[Darok, Iba, Zen : +10 EXP, +50£ Mission D Réussie]


[Suite : centre ville de Kiri]
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MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   

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