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 La confuse arrivée venue du Port

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MessageSujet: La confuse arrivée venue du Port   Dim 7 Déc - 5:05

[Je tiens à prévenir d’un changement de point de vue dans la narration, car ça peut surprendre. A la base c’est un test que j’élabore, afin de faire ressentir, ou non, des choses qui tirent plus du caractères de Hanako. C’est space !]

« Le ciel bleu comme la mer me rappelle que je suis presque arrivée ! Voici le pays de l’eau ! Kiri est à la portée de ma main ! »

Bien que je m’émerveillais comme une enfant de ma réussite, cela ne réduisait pas l’effort que j’avais à produire. Marcher ! En effet, sur quatre misérables jours de marche, je n’avais pu remplir que deux malheureuses heures de sommeil, d’ailleurs, j’en sortais tout juste ! Peu importe, j’étais à deux doigts de toucher à mon but. Je ne sentais plus mes jambes, mes muscles étaient bien trop endoloris par cet excès inconsidérable de force que je mettais à l’ouvrage, mais, je voulais pouvoir caresser du bout de mes doigts le désir que je couvrais depuis une semaine. Rien qu’une semaine, oui, et alors ? Je suis l’allégorie de l’imprévu, ne l’aviez-vous pas encore compris ?

En effet, elle marchait, la jeune femme à peine vêtue. Ses pieds nus et humides se posaient l’un après l’autre, tenant une cadence rythmée par les soupirs du vent qui la guidait. Son cœur voyait plus loin que ses yeux. Frêle enfant, douce et faible… Son seul désir était d’arriver pour enfin pouvoir s’endormir, embrasser avec tendresse Morphée qu’elle refoulait depuis tant de temps. Ses lèvres esquissait un sourire heureux, satisfait… Bientôt elle serait arrivée, bientôt dans son nouveau foyer…

Bientôt j’errerais dans les rues à la recherche de beaux jeunes hommes, après tout, il faut bien s’amuser ? Kiri, nouvelle terre d’exil pour moi qui me sens partout chez moi. Cachez-vous Kiréen si vous avez peur de l’extravagance, camouflez-vous sous la honte si je vous semble étrange, car bientôt, bientôt je serais des vôtres ! Je plains ceux qui me résisteront autant que ceux qui se laisseront subjuguer ! Je me dis qu’enfin, nous allons pouvoir commencer à jouer… Ô Kiri ma terre, mon extase, bientôt il n’y aura plus que toi et moi pour pouvoir ouvrir le bal. Je sens, Kiri, que bientôt, tu regretteras mon arrivée, comme celle de la peste ! Pauvres femmes qui se verront trompées… Je souris d’avance à l’idée de les narguer.

Le pays de l’eau était une vaste île, dans laquelle il y avait plus d’eau que de terre. En effet, Hanako passait la majorité de son trajet engagée sur des ponts, ci et là, qui transcendaient les espaces aquatiques, pour les rendre terriens. La jeune femme aux atouts non voilée était éprise par un lyrisme mélancolique du temps où elle était encore derrière sa cascade. Probablement que Ikki la cherchait, à moins que ça ne soit sa tête, seule, qu’il ne cherche à récupérer. Le pauvre, elle lui en avait fait des vilaines choses ! Elle s’en voulait, vraiment, elle était trop cruelle ! En face d’elle, au-delà des petits lacs et autres points d’eau, se dessinaient des murs solidifiés, abritant sûrement Kiri, le village embrumé… Joie monotone, mélodique, monocorde, que d’être là…

Joie, plaisir incessant que de réussir tout ce que j’entreprend ! C’est trop simple que de vivre dans de telle condition, simple, simple, mais que dis-je, voilà la vie telle qu’elle l’est réellement. Un cadeau pour la fille de Neptune ! Pourquoi devrais-je me plaindre de ne pas savoir échouer ? Hm ! Au contraire, tellement de gens doivent rêver un jour m’arriver à la cheville… Ils n’y arriveront jamais, dommage pour eux, mais on ne peut pas tous, vivre avec un glorieux avenir ! C’est toute une responsabilité pesante qui se fait sur mes frêles petits bras ! Désolée, je porte le succès pour vous, ça pèse trop lourd pour vous, voyons !

Humble et légère, elle s’avançait sans changer de rythme de marche. La kunoichi savait pertinemment que depuis la porte, on la scrutait. Elle en rougissait presque… Être ainsi visionnée, n’est-ce pas pesant pour une demoiselle aussi timide et nerveuse ? D’ailleurs, elle jouait à entortiller ses mèches entre ses doigts pour décompresser, car, l’air semblait lourd autour d’elle plus elle abordait Kiri… Qu’allait-elle trouver à dire aux gens ? Pourquoi est-elle allée si loin ? Oh ! Elle était honteuse et confuse !

Confus, en effet, cela correspond très bien au texte qui est jusqu’à présent un vrai nœud sans queue ni tête !

Je marchais pour toucher l’idéal perfection épurée du savoir et de la connaissance, alliée à la merveille de la beauté et du charme. La passion rongeait mon corps inculte par l’envie brûlante de découvrir les modes de vie de ce séduisant village. Plus qu’une once de rêve, une vague de plaisir m’envahit à l’idée de bientôt réaliser ce que longtemps j’ai illustré dans mes peintures. Caresser le songe de cet éternelle envie, que demander de mieux ?

Ses pas la rapprochait de plus en plus de Kiri, elle le savait, et de façon certaine, car, en effet, du côté du village, quelqu’un venant de derrière les portes se dirigeait dans sa direction. Elle souriait, heureuse d’être ici, heureuse d’avoir marcher tout ce temps. Ses efforts allaient prochainement lui être payés… Inclinant la tête sur le côté, la capuche étant depuis longtemps ôtée de sa tête, elle sourit gentiment. Sa cape laissait entrevoir toute la tenue radine en tissus qu’elle portait. Avec une voix plutôt douce, agréable, chaleureuse, tout en mêlant une certaine féminité charmeuse, elle s’exclama, d’un ton respectueux.

« Bonjour à vous, jeune homme… »

MessageSujet: Re: La confuse arrivée venue du Port   Ven 12 Déc - 22:13

Putain de sa race de réveil. Il bipait. Il me bipait. Cet enfoiré de fils. J’avais beau lui fracassé la tronche, chaque matin, chaque fois que le soleil espérait percer les zolis petits nuages de Kiri. Quel imbécile celui-là aussi. Il croit quoi ? Que nous, Kiréens, allons le laisser pénétrer nos terres, comme sur toutes les autres parties de ce monde ? Le continent est vraiment faible. Pour le peu que j’y avais posé les pieds, j’avais croisé les sourires. C’est pas que j’aime pas les sourires. C’est justes qu’ils sont chiants quand ils sont forcés. Parce que le soleil il te force. Tout le temps. Quand il pleut, tu fais la gueule. Pas quand l’onde arrive parfois. Quand elle se presse tout le temps, qu’elle trempe ton manteau éternellement et que même ton parapluie se refuse à supporter les cascades divines.

Chiyoko – Va te faire foutre !

Ce matin, c’était pas cool. D’habitude, j’appuyais seulement avec force sur le tout petit bouton « stop alarm », le seul de tous les interrupteurs bien caché, confiné entre deux enceintes gigantesques qui vomissent avec insistance : « Chiyoko ! C’est l’heure de se leeeever ! » en boucle, qui plus est. Et quand c’était ma chanson favorite, c’était la radio, et les fameuses bonnes nouvelles. Le genre d’informations, qui te donnent envie de gerber avant même que t’es posé le pied sur le parquet froid de ta chambre. Le pied gauche, en plus. J’ai toujours aimé me réveiller avec les restes de mon repas et des multiples litres d’alcool que j’ai ingurgité la veille.

La tête dans le cul, j’ouvrais un œil, sans savoir comment je faisais pour garder l’autre fermé. Ce genre de truc que j’arrive *jamais* à faire en temps normal, mais là, c’est insurmontable, inéluctable, immuable, et toutes les autres conneries du genre qui terminent par un –able un peu trop sûr de lui. Ma main se referma, mon poing se serra, et je lâchai mon bras furieusement sur la table de chevet. Etrangement, je n’avais que le bois pour répondre à ma colère. Le sourcil de mon autre œil se fronça. Chose encore impossible. M’enfin… Je déplaçais comme je pouvais la pupille de mon œil encore amorphe vers le petit tabouret où était – habituellement – posé tout le petit attirail du matin : lampe, réveil, livres ; et dans les tiroirs les ustensiles louches qu’on veut cacher aux yeux du monde mais que le monde trouve évidemment, quand il rentre dans ta chambre. Pourquoi il fallait toujours que la première idée de cachette fut ce misérable tiroir ? Et pourquoi encore un invité devait-il *toujours* regarder en premier dans celui-ci ? J’en avais plein des tiroirs ! Bref, dans ce tiroir où je mettais sans états d’âme des revues étranges, des capotes – utilisées ou non – et tout le reste, bazar indescriptible que chacun à chez soit mais que personne ne veut revendiquer.

Pourquoi n’y avait-il que le bois pour accueillir ma douce poigne, j’avais à peu près compris. Pourquoi ce putain de réveil ne s’éteignait, je m’en doutais un peu aussi, étant donné que sous ma main, il n’y avait pas grand-chose d’autre que mon tabouret dont j’espérais ne pas avoir cassé les fibres. Sans quoi, cette journée déjà mal débutée, allait de ce pas recevoir l’épithète « de merde ». Je cherchais comme je pouvais l’instrument de torture matinal, que j’avais du déstabiliser lors de ma rentrée dans la nuit. Ou dans la matinée. M’en souvenais plus vraiment. Je le repérais enfin. Trop loin. Je trouvai une fourchette, sur la table de chevet. Chose encore un peu plus étrange, mais face à ma situation, plus rien ne pouvait m’étonner. Je m’en saisissais et trouver encore la compétence de viser avec justesse. Le flash qui suivit le court-circuit certainement provoqué par l’intrusion d’un corps métallique dans un corps électrique – toute une thèse sur le viol chez les ustensiles électroménagers – finit de m’exploser les yeux. Mes yeux firent deux tours avant qu’enfin, mes deux paupières s’ouvrirent, à une vitesse différente. Ca avait le mérite de proposer des sensations qu’aucune drogue que je connaisse à ce jour – et j’en connais ! – ne pourrait produire.

Je me levais enfin. J’enfilais les vêtements qui gisaient aux pieds d’un lit que je croyais plus petit, et qui, en toute logique, me paraissait immense. Mais ce matin assez spécial pour que je ne cherche pas plus de noises à la divine volonté qui anime le doux cœur des hommes, et des femmes. Quoi que pour les femmes, j’étais pas encore vraiment sûr. Je franchissais la porte, tombait dans un couloir aux allures d’entre dortoir, et me faufilait dans la sobre salle de bain. Un peu d’eau – froide – sur le visage, et je déguerpissais. Pénétrant dans la chambre, je prenais mon blouson qui lui, s’était sagement plié sur le dossier d’une chaise. Ce fut le moment où je me rendis compte que mon lit était vivant – ce qui expliquait sûrement pourquoi ce matin, il avait prit quelques centimètres en plus.

Chiyoko – Va falloir te mettre au régime, mon coco.

Rétorquai-je, avec un semblant d’humour bidon qui avait le mérite de me faire sourire, pour la première fois de ma journée, de ma capacité à dire de la merde. Lorsque mon sommier gémit, je parus inquiet. Mais cela passait encore. Lorsqu’enfin, les draps prirent la forme d’une belle créature, deux grosses montagnes séparées d’une magnifique vallée au milieu de la couette, j’ai commencé à me dire qu’il était un peu obscène, le mec qui me l’avait refilé. C’est alors que le petit pied qui dépassa du tout, me fit étrangement pensé à une magnifique brune que j’avais rencontré la veille, avec qui j’avais avalé alcool, lèvres, langues, drogues en tout genre ; ce qu’il fallait pour bien réussir son coup. Tellement bien réussi que je ne me souvenais même plus de son nom, si tant y est que je le lui ai demandé. Alors tout tournait dans ma tête comme un rouleau compresseur qui écrase des pistaches, et qui ensuite les mout pour faire un jolie sauce apéro.

J’étais pas chez moi.

Le lit, un peu trop grand, n’était pas le mien. Le réveil, n’était pas à la bonne position, chez moi. Mais chez elle… Il se pourrait bien qu’il était tout à fait à son gout, là-bas. Pour la fourchette, je dis pas, je ne voyais toujours pas ce qu’elle foutait là, mais tout de suite, ça me rassurait. Je quittai la pièce doucement, sans faire un bruit.

Et dehors : le froid.


J’arrivais au bureau. La tête évasive, les yeux en seize-neuvième, le bob sur la tête, et toujours la même attitude, mi-grognon, mi-tranquille. L’autre imbécile de juunin, celui avec les biscotos un peu récalcitrant, qui si tôt le matin – en général vers onze heures ou midi - gueulait ses consignes, fut si surpris de voir ma tête de rat à six heures du matt qu’il cria un peu plus fort encore, de peur qu’il me voit me rendormir… Il faisait bien, au cas où j’me serais troué l’cul pour venir ici pour rien… Bref, je rejoignais un autre imbécile aux portes de Kiri. C’était ma tournée, encore heureux que l’autre fille de joie avait mis son réveil relativement tôt – je ne pense pas que j’aurais eu la présence d’esprit, en pénétrant chez elle (…) de mettre l’alarme en pensant au lendemain. Les rues de Kiri étaient particulièrement froides, peut-être du à l’inhabituelle présence de ma personne à cette heure précise de la journée. C’était plus souvent le moment où je me couchais, mais la demoiselle se disait précoce, je n’avais donc pas tardé à conclure. Chose que je fais très bien, soit disant passant. D’un salut froid, mais poli, je foutais mon camarade chuunin dehors, et prenait son tour de garde, à l’intérieur de la petite piaule qui servait de presse à café pour les gardes. Chose qu’il n’accepta pas, et vu que ses bras faisaient approximativement deux fois mes cuisses, et que ses pouvaient prendre ma tête dans leur paume, je ne rechignai pas à accepter ma faute. Je sortais donc.

Posé contre le mur blanc qui bordait la porte, je scrutais tel l’aigle avide dévisageant sa proie… Rectification. Posé contre le mur blanc qui bordait la porte, je louchais tel le pigeon urbain cherchant une miette de pain pourtant posée juste devant ses pieds… Je n’avais pas vraiment besoin d’allumer une clope pour qu’un nuage de fumée sorte de ma bouche, et je maudis le ciel de ne pas donner ce privilège uniquement aux fumeurs. Et comme ma fierté d’homme – ou de pigeon – était une valeur sûre, je sortis un petit tube blanc, et d’un coup de briquet, polluait l’air environnant. Il manquait plus qu’il neige : on se les pellait vraiment. Les nuages descendaient tranquillement, comme tous les jours, le soleil se cachait, comme tous les jours, et la brume recouvrit tout, comme tous les jo…

Quelque chose – Bonjour à vous, jeune homme…

Je me demandais comment j’avais pu louper l’espèce de truc qui venait se pointer devant moi, alors que le chemin qui menait aux portes, était droit comme fil à linge. C’était le genre de miette que je ne pouvais voire. Je posai mon regard sur la miette devant moi, découvrant une beauté glacée impudiquement vêtue.

Chiyoko – Ikuni-kun, on accepte les clodos ?

Je me tournais alors vers la jeune femme.

Chiyoko – Vous ressemblez pas à grand-chose, mais c’est toujours mieux que de ressembler à rien du tout. Vous avez pas froid comme ça ? Enfin moi j’dis ça, j’dis rien. Enfin vous savez, pour une mendiante, Kiri, ça paye pas bien…

Ikuni – Elle veut quoi ?

Il pourrait bouger son gros cul l’autre, au lieu de me parler à travers la porte.

Chiyoko – D’après-toi, une mendiante, ça vend beaucoup de d’objets de valeur ?

Ikuni – Chiyoko-kun, fais ton boulot !

Je bougonnai.

Chiyoko – Va te faire fou…

Je souris, bêtement.

Chiyoko – Excusez-moi ma bonne demoiselle, je vais devoir vous fouiller pour savoir si vous ne représenteriez pas un danger terroriste potentiel pour le village.

Puis j’haussais la voix, de sorte que mon collègue de galère – enfin il était plus dans la cabine et moi à la rame – entende bien.

Chiyoko – AU CAS OU VOUS CACHERIEZ DES ARMES SOUS VOS VETEMENTS… A J’AI OUBLIE, LES CLODOS NE PORTENT PAS DE VETEMENTS…

Je prit la jeune femme par le bras, passa mon bras autour de son épaule, et l’emmena finalement dans la petite cabine, où de nuit, elle aurait bien pu se faire violer, mais avec moi à ses côtés, elle ne risquait rien, sinon de tomber dans mon lit à la prochaine lune, mais ça, c’était un tout autre sujet ! Et surtout, c’était pas bien officiel…

Chiyoko – Bon, je… on veut nom, prénom, et raison de votre venue à Kiri.

Je m’assis sur une chaise, lui en proposant une du regard, alors qu’Ikuni restait plongeait dans sa lecture un peu trop catholique à mon gout.

MessageSujet: Re: La confuse arrivée venue du Port   Sam 13 Déc - 21:59

C’était tout à mon honneur. A peine arrivée, j’avais le droit à un bon morceau de viande qui, de plus, me demandait de me fouiller. Intéressante proposition de bienvenue que je ne pouvais pas me permettre de refuser. Je me laissais donc faire, frêle et pauvre petite jeune femme morte de froid que j’étais. Sans dire mot, et puis, pour dire quoi, je tirais sur le galon noir qui tenait ma cape bien attachée sur mes épaules, dans le but de la détacher, ce que je réussis évidemment (je ne suis pas non plus une bille) ! Ma cape glissa finement sur mes épaules, pour poursuivre son trajet sur ma peau claire et termina son chemin sur mes chevilles fines. Me voici à peine vêtue face à celui qui me regardait comme une chose insignifiante. Peu m’importais son regard à mon égard, je savais que si je le voulais, je pouvais tout avoir. L’air en effet était frais par ce matin clair, mais j’étais loin d’être frileuse, sans doute avais-je du sang des princes de Yuki dans les veines. Et puis qui sait, ce personnage réchaufferait peut-être l’atmosphère… Je lui souris, sans le gêner dans ses fouilles.

En effet, elle ne bronchait pas, c’était même si elle ne le demandait pas elle-même, la « bonne demoiselle » comme il l’avait nommé. Ses jolies formes bien gracieuses se laissaient caresser par les doigts de cet étrange ninja. Puis, une fois ce petit instant fini, même si l’homme n’avait cesser de parler de façon tout aussi étrange que lui, elle n’avait pas encore ouvert la bouche. La jeune femme aux cheveux océan se baissa ensuite, laissant ses jambes tendues, bien évidemment, pour rattraper son long tissus dont elle s’est allégée le temps de partager son corps avec l’étrange personnage. Énigmatique et problématique, elle commença à répondre avec une voix sage, un air calme, et un timbre poli et humble.

« Je n’ai jamais compris pourquoi à la naissance, on nous impose une sorte de code barres qui sert à nous identifier dans ce genre de situations… C’est tellement, hm… Inutile à mes yeux… » Puis elle s’arrêta, pour lui dire avec un petit clin d’œil aguicheur, et elle termina sa phrase, naturelle. « Par contre, mes yeux vous voient bien… Huhu. Je m’appelle Hanako, et toi, quel est ton petit nom mon mignon ? »

Depuis tout à l’heure, il parlait à quelqu’un depuis l’autre côté. Et, quand il s’était mis à parler à voix un peu plus haute que lors du départ de sa conversation, je pouvais remarquer une tête se voulant discrète qui dépassait des portes. Je me tournais donc vers lui, comme pour le narguer, et, je le salua d’un signe de main. J’aimais tellement m’amuser de ce genre de moment, les gens se croient vraiment plus intelligent que moi… Je le laissais dans son idiotie pour me repencher sur mon filet mignon… Je m’approchait, lentement, lentement, pour me coller contre lui…

« On pourrait peut-être apprendre à faire plus ample connaissance… »

Elle lui souriait avec une lueur presque perverse ! Puis, elle se recula et passa sa main droite dans ses cheveux. Elle soupira un bref instant pour reprendre de plus belle…

« C’est vrai, je commence à avoir froid ici… A moins que j’ai réellement l’air d’une terroriste prête à allumer tout Kiri… Dans un brasier sanglant ? »

Je croisais ensuite mes bras sous ma poitrine, comme pour la relever. Mes yeux bleus se posèrent dans ceux de mon hôte du moment. Il était mignon… Enfin assez a mon goût pour mériter mon attention, n’avait-il pas de la chance ? Je passais ma langue sur mes lèvres, pour les humidifier, évidemment !

Je ne disais plus rien, je préférais dévorer du regard ce plat appétissant face à moi. Mais il y avait toujours quelqu’un qui me scrutait depuis les portes. Soit, peut-être avais-je réellement l’air d’une terrible assassin qui cache ses armes dans sa petite culotte ! Il m’ennuyait, vraiment, à m’épier… Je souris à mon tendre morceau, et me dirigea vers le ninja qui faisait comme s’il ne m’avait pas vu venir. Je laissais tomber ma cape sur le sol, je n’avais rien à cacher, et, surtout, je n’avais honte de rien. Je savais pertinemment que ma tenue était trop courte pour beaucoup, et alors ?

La jeune femme se planta vers l’espion de mauvais niveau et s’inclina, en lui faisant un petit clin d’œil. Elle s’était mise de profil, le corps vers Chiyoko, mais le visage souriant vers la troisième personne de la scène. Elle passa sa main dans ses cheveux bleus, et les rangea avec un geste ample qui le fit valser. Puis, la demoiselle se mordit un tantinet la lèvre inférieure. Qu’avait-elle en tête en ce moment ? Avec une voix douce et enjôleuse, pleine d’une timidité et menant parfois jusqu’à la gêne, elle commença sa conversation…

« Vous me prenez réellement pour une menace ? Moi, une pauvre vagabonde ? Regardez-moi bien s’il vous plaît et répondez-moi. J’ai déjà subit assez d’humiliation pour pouvoir tolérer ça… De puis, ce jeune homme fait très bien son boulot… »

Elle releva la tête vers ce dernier, et sourit. Elle était vraiment appart, Hanako. Sans mot dire, elle s’approcha du chuunin, et glissa ses lèvres près de son oreille droite, pour lui susurrer délicatement.

« Promis, je ne t’oublierais pas ! »

Puis, la tête haut, je repartais vers celui qui me plaisait bien. Hm, j’en avais même oublié de voir la tête de l’autre ninja, il aurait pu être mignon lui aussi, quelle sotte ! Tant pis, j’en avais déjà un sous la main. Je me languissais de le retrouver…

« Dis moi mon chou, tu as quelque chose à faire après ? »

MessageSujet: Re: La confuse arrivée venue du Port   Jeu 1 Jan - 18:48

Quelques gouttes d’eau circulaient le long des rainures de la toiture ondulée par l’humidité ambiante. La gouttière mal vissée laissait échapper avec parcimonie l’onde, un clapotis désagréable pour seul indice. Le brouillard matinal qui recouvrait Kiri ne voulait se lever, et le froid ne cessait de geler leurs poumons déjà atrophiés. Ikuni s’empara sobrement d’une tasse et y fit couler un café brun omettant d’en proposer à son collègue. Chiyoko préféra ne rien révéler, la journée serait assez longue ainsi. L’odeur amère qui s’insinuait peu à peu dans la petite pièce mal chauffée s’imprégnait dans leurs vêtements sans le moindre état d’âme. Une fatigue les prit au cou, s’abattit sur eux comme la plus dangereuse des lames. Finalement le chuunin s’empara de la bouteille métallique et, après avoir violemment défait le bouchon du culot, il la porta à sa bouche. Ikuni grimaça, mais ne dit mot. Un combat silencieux séparait les deux ninjas, sans qu’ils n’aient à le cacher à personne.

Le grand homme s’en fichait. Il avait devant lui une ravissante jeune femme qui se dénudait sans aucune modération, pour le plaisir des yeux. Une trop ravissante. Le regard que portait Ikuni sur la muse n’avait d’étonnant que la grosseur de ses yeux, et Chiyoko préféra ne pas profiter d’une telle naïveté physique pour s’abroger le droit de moral sur son collègue. Qui de moral en avait peut-être bien plus que le chuunin aux mèches brunes. La seule certitude à ses yeux était la valeur de ses muscles. Et pour cela, il n’avait pas besoin d’y réfléchir : c’était tout vu. Chiyoko était un bel enfoiré, il en était conscient. Mais il n’était ni fou, ni inconscient. La vie est ce qu’il a de plus chère au monde et il n’osait pas vraiment savoir ce qu’il serait capable de sacrifier pour sa pérennité dans un monde qu’il haïssait plus que tout.

De mignon, il ne rapporta que l’intonation trop fausse pour être sincère. Il se tourna vers Ikuni, qui de l’importance de son rendu administratif s’était déportée vers un décolleté trop impressionnant de forme que sa plume lui en avait glissé des mains, et posa ses deux coudes sur la table, la tête dans la paume de ses mains, comme fatigué d’une telle situation. Ils étaient tous les trois dans la petite antichambre, cellule infecte, où le froid paraissait un peu plus coriace qu’à l’extérieur encore, et elle n’avait d’yeux que pour lui. Il paraissait une cible facile, un homme ouvert. Différent, de tous les autres. Il l’était, c’était évident. Mais Chiyoko pensait le terme cible. Il y avait derrière celui de victime, avant, l’agresseur. Il avait l’impression qu’elle se jouait de lui, comme elle pouvait se jouer de tous les autres. Une femme peut faire ce qu’elle veut du monde, si des remords elle ne fait qu’un méandre de nœuds dans l’oubli. Un semblant de moral qui s’évaporerait de leur peau si douce, lorsque ses mains la caresse, sans aucune intension sinon celle du corps. Il ferma les yeux, et ignora d’un froid royal le clin d’œil qui faisait de lui son participant favori.

Chiyoko – Chiyoko, Chuunin de Kiri. Et lui, c’est Ikuni. Mais pour le moment il est plus voyeur que shinobi…

Les minutes passaient parfois sans que le silence ne soit rompu. Chiyoko se détachait que rarement du manteau de fortune qui couvrait ses frêles et osseuses épaules, sans jamais découvrir la peau qui résidait sous le tissu. Il connaissait les femmes. Il les connaissait toutes. Il n’y avait dans ses soirées frivoles, que très peu de passion, juste un acte, qui lui permettait de se persuader que ce monde était vraiment assez merdique pour qu’on ne puisse rien y changer. S’il n’avait trouvé ni la drogue, ni l’alcool, ni les femmes, peut-être se serait-il pendu, sans autre forme de procès. Hanako n’avait d’attrayant qu’un physique imparfait par le froid et la malnutrition, mais qui aurait satisfait le plus capricieux des hommes. Chiyoko n’avait rien de capricieux, bien au contraire. Il ne comprenait tout simplement ce qu’il y avait de si excitant à couvrir un homme de signes, alors qu’il suffit de poser ses lèvres contre les siennes et de retirer son vêtement pour qu’il accepte des ébats d’une nature sans amour ni envie.

Chiyoko – Ah mon avis, on devrait lui retirer la peau, pour vérifier qu’il n’y ait tout de même pas quelque chose dessous.

Ikuni sortit définitivement de sa torpeur, alors que l’ironie moqueuse de la nymphe ne l’avait guère ébranlé, que par la vue prenante qu’il avait eu sur son corps ne disgrâce. Chiyoko avait délaissé le derrière tout aussi attrayant de la jeune femme pour se pencher sur le cas de son collègue. Il n’était pas un bourreau du sexe mais bien un simple sociologue en puissance, qui n’avait pour unique plaisir, que de satisfaire le tout ou partie de la population. Et les femmes comme Hanako, il en avait déjà raconté. Et il savait bien assez qu’elle baisait avec bien moins d’habilité qu’elle n’avait de facilité à amener l’homme dans leur lit.

Ikuni – Tu ferais ça, toi ?

Chiyoko – Non. Elle est épaisse comme un poireau, on n’aurait pas grand-chose à revendre, sinon ses os. Et ses seins. De toute manière, que veux-tu qu’elle te fasse, sinon bloquer tes yeux pendant quelques secondes sur des parties incongrues de son corps que tu délectes avec une étonnante ambition.

Il n’espérait rien, il parlait, sans intention ni attention. Chiyoko ne connaissait la langue de bois que chez ses supérieurs. Et de cela, il n’en avait que très peu. Dans ce monde pourri, la seule entité qu’il avait au dessus de la tête, c’était la boisson et la drogue, quel qu’elle soit. Ikuni fut surpris. Et soulagé. Pris dans une tourmente dont il ne pouvait ni nom ni description, il ne calcula pas les propos blasés du chuunin. Finalement, Chiyoko reprit se attention sur Hanako, qu’il avait admirablement ignoré depuis. Le café fumait, à côté de son coude, sans qu’il n’ait encore trempé ses lèvres dedans. Il sourit, moqueur, comme la remerciant d’avoir utilisé de son alchimie pour provoquer une réaction chez son collègue, qu’il n’avait encore jamais analysé. Il se leva subitement, prit la feuille qui gisait entre la table de métal et le coude de chaire d’Ikuni, et d’un puissant mouvement de la main, apposa le tampon sur le libellé. Il lui tendit avec dédain le papier, et ouvrit la porte de la cabane, laissant le bonhomme seul avec ses fantasmes.

Son petit nez pointa face à lui, et le même sourire manquait d’effleurer ses lèvres. « Mon chou » résonnait un peu plus dans sa tête, et bientôt, il ne put qu’en sourire un peu plus.

Chiyoko – Si j’avais retiré toute ta peau, Hanako-chan, j’aurais trouvé une arme bien plus puissante que n’importe quelle arme terroriste cachée par le meilleure des shinobis.

Il appliqua son index sur son le haut de son sein gauche, appuya légèrement, comme pour trouer la peau et percer ce qu’elle renfermer. Un léger frisson parcourut son corps, puis disparut rapidement. Il restait cet inconnu pour l’homme, qui réagissait lorsqu’il touchait ce corps, du sexe « opposé ». Ce frisson était incontrôlable. Cependant toucher un sein n’était plus une chose rare. Il n’y avait là dedans rien d’obscène, bien qu’Hanako possède une poitrine attirante.

Chiyoko – Mais si je faisais ainsi, il n’y aurait plus de femme ici. Et nous pourrions faire une citadelle de tous vos cœurs.

Il retira enfin son emprise sur la jeune femme, caressant légèrement la peau de sa poitrine du bout du doigt jusqu’à ce que le décolleté ne puisse plus le permettre.

Chiyoko – Je suis pris ici toute la journée. Si tu me revois dans les rues de Kiri cette nuit, ce sera alors pas le plus pur des hasards, ni plus, ni moins. Bon courage.

Il se retourna tranquillement, et se posa contre la porte, dans la même position dans laquelle Hanako l’avait trouvé. Un tube blanc se cala entre ses deux lèvres et une fumée acre se propagea dans l’épais brouillard de Kiri. Chiyoko soupira. Encore une journée de merde. Et elle allait être *très* longue…

MessageSujet: Re: La confuse arrivée venue du Port   Mer 25 Fév - 21:29

Hanako : +11 XP
Chiyoko (as Iki) : +18 XP


En espérant un jour avoir à continuer ce topic :')
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MessageSujet: Re: La confuse arrivée venue du Port   

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