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 Histoire d'Iwa no Sato

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MessageSujet: Histoire d'Iwa no Sato   Mer 15 Avr - 20:52

Les montagnes élevées du Pays de la Terre auraient pu fournir les murs naturels d’un petit village, mais Kagetsu Nosaka choisit d’établir Iwa plus bas. Il s’agit du premier véritable Village Caché, même si le chakra n’était pas inconnu à cette époque. L’Académie balbutiante aura quelque peu de mal à trouver son public, mais cela n’empêche pas le Tsuchikage de continuer son travail sur ce qui devint le Répertoire de la Terre, le rassemblement des techniques d’Iwa.

Kiri, Village Caché de la Brume, venait à peine d’éclore quand Kagetsu ressentit le besoin de laisser sa place à un successeur digne de ce nom. Il cède son poste à Toshiro Manede, un des excellents élèves de Shodaime Tsuchikage. L’Académie gagne finalement en densité, les cours et les professeurs s’améliorent peu à peu. La concurrence faible permet à Iwa d’amasser les missions qui rapportaient le plus. Toshiro, âgé et fatigué, est remplacé par une jeune femme vive qui avait prouvé ses excellentes compétences de stratège, Renshi Asamon.

Et ces compétences lui furent précieuses. La richesse d’Iwa commençait à asphyxier les pays environnants. Certains montraient les dents ; le Pays des Rivières finit par attaquer. Une longue et laborieuse guerre commença. Sur le champ de bataille, tour à tour les Pays de la Terre, de la Rivière ou Ame qui avait le malheur d’être entre les belligérants, les cadavres s'amoncelaient. Parfois, des trêves de plusieurs années se succédaient, rompues par une nouvelle attaque. Le Kawakage est finalement abattu et le Pays des Rivières ruiné et humilié. Iwa, épuisé, se retire sur ses terres. Renshi demande à ce qu’elle soit remplacée, et on parle à mi-voix de démission. Toutefois, cette femme aura marqué les esprits et conserva un certain prestige, car tous disaient que sans elle ils étaient perdus.

C’est Kinsada Fushida qui est choisit pour prendre sa place. L’argent manque, Iwa est restructuré. Plus de vingt ans après, un homme se présenta aux portes du village. Il disait s’appeler Kikuria et fut introduit auprès du Tsuchikage et de sa suite. Cet homme, un illustre inconnu, tua chaque homme de la salle avant de prendre la fuite. Le village, étonné, met quelques jours à se ressaisir. Des équipes sont envoyées, mais aucune trace de ce Kikuria. Il disait venir de Ame… Renshi, bien qu’âgée, reprend le pouvoir à la demande des politiques. Quelques années plus tard hélas, un homme appelé Toguro défia la Tsuchikage et après un combat acharné, elle finit par perdre la vie.

C’est un déserteur de Konoha qui reprendra le village en main. Akeno Doku pensait pouvoir s’établir aisément, néanmoins le village n’était plus qu’une fine ombre de ce qu’il avait été par le passé. Il aurait peut-être pu le reprendre en main, il en possédait la force et la volonté. Mais quelque chose qui lui échappait chassa définitivement ses rêves de grandeurs ; l’activité sismique du Pays de la Terre, si lentement endormie, s’éveilla brusquement. On murmurait que c’était Kagetsu, le Faiseur de Montagne, qui était en colère contre ses enfants et ce qu’ils étaient devenus.

Iwa fut déserté et abandonné, de même que la plupart des grandes villes du Pays de la Terre. Revenu plusieurs années après ses primes méfaits, Kikuria, alors chef d’Asahi revint à Iwa et déploya une force si exceptionnelle que le village fut détruit de moitié, là où la bataille contre les Nuke-Nin de Kakumei s’était déroulée…


Dernière édition par Iba Hiyori le Jeu 25 Juin - 21:59, édité 4 fois

MessageSujet: Re: Histoire d'Iwa no Sato   Mer 15 Avr - 20:52

Shodaime Tsuchikage – Kagetsu Nosaka

S’il y a une chose dont Kagetsu Nosaka peut se vanter, c’est peut-être d’avoir fondé le premier village ninja. A ce moment-là, le chakra était un élément connu du monde, mais aucunement popularisé et encore moins institutionnalisé. Kagetsu s’était lancé dans un périple qui le fit parcourir la quasi-totalité du Pays de la Terre, à la recherche de bras forts pour vivre dans un nouveau village, qui fut appelé Iwa. Presque tout devait être construit, et les premières années de Kagetsu furent dédiées à l’épanouissement de cette jeune pousse. Ainsi, il ne s’orienta pas vers l’art ninja, mais participa néanmoins à la construction de l’académie du village. Les infrastructures du village se mettaient lentement en place ; le système monétaire était balbutiant, car le village ne produisait rien. Le daimyo du Pays de la Terre pourvu aux besoins d’Iwa, en particulier grâce à sa curiosité de voir où le projet allait aboutir.

Kagetsu savait qu’il fallait un argument de poids pour continuer à percevoir ces subventions. Il commença alors à enseigner la maîtrise qu’il avait acquise du chakra. On le surnommait le Faiseur des Montagnes, à cause de ses années à travers le Pays pour rallier à lui la future jeunesse d’Iwa, où il faisait littéralement éclore des montagnes du sol. Toutes sont encore aujourd’hui fièrement dressées. Kagetsu avait dans l’idée de créer une force militaire pour son pays, afin de partager les bénéfices ; le daimyo leur assurait d’être financièrement stable durant leurs premières années et, quand le village pourrait subsister de lui-même, il retournerait s’occuper de l’économie générale du pays. Une fois Iwa opérationnel, il bénéficierait d’un argument de poids unique, une armée spécialisée et meurtrière, une armée de shinobi.

Ainsi, se fut le daimyo qui proposa les premières missions et une équipe réduite, toujours la même, dirigée par Kagetsu en personne, se chargeait des les remplir. L’argent n’inondait pas exactement les caisses du village, mais de nouveaux projets de constructions furent établis. Situé à flanc de montagne, Iwa était naturellement bien protégé des éventuelles attaques. Par mesure de sécurité, Kagetsu ordonna qu’on érige des murailles plus importantes que les vagues barricades disposées au hasard des chemins. Cela prit un an avant que les chantiers s’achèvent, et le village venait de prendre une orientation qui inspira Kagetsu. La défense était peut-être la meilleure des stratégies envisageables. Le répertoire d’Iwa prit ce parti, car le Tsuchikage était le seul à pouvoir prétendre à la création de techniques originales.

Bientôt, à mesure qu’Iwa s’imposait, un fort taux de personnes migrait vers lui afin de s’y installer. L’avenir qu’il proposait semblait parler aux habitants du Pays de la Terre, et devenir ninja était malgré tout une originalité. Des rumeurs de villages similaires se dessinaient au Pays du Vent, puis au Pays de l’Eau, mais Kagetsu s’en moquait. Il savait que personne au monde ne saurait maîtriser la terre mieux que ses habitants et en cela, il ne se trompait pas.

Cette lente étude et cet enseignement patient lui prirent toute sa vie. Il cessa de partir en mission avant d’atteindre la quarantaine, mais cela lui permit de s’investir davantage encore dans son village. La population l’aimait et les shinobi le respectaient comme un père. Il a conceptualisé et rédigé une partie des techniques utilisées longtemps après par les shinobi d’Iwa. Toutefois, il ne s’intéressa guère à la politique étrangère. Le Pays de la Terre était ceinturé par quantité de pays mineurs qui n’avaient pas grand-chose à proposer. La majeure partie des revenus du commerce était géré uniquement par le daimyo, qui en versait une partie à Iwa et il semblait favoriser les voies maritimes. La présence de Suna était désormais avérée, mais les deux villages ne communiquèrent pas ensemble. Une fois Kiri apparut, Kagetsu est sur le point de passer la main. Il nomme en effet l’un de ses proches Nidaime Tsuchikage, un homme du nom de Toshiro Manede.

MessageSujet: Re: Histoire d'Iwa no Sato   Mer 15 Avr - 20:52

Nidaime Tsuchikage – Toshiro Manede

Kagetsu, conscient des enjeux du monde actuel, avait désigné à sa succession l’homme qui avait montré le plus d’affinité avec le chakra. Bien qu’ils n’aient pas exécutées énormément de missions ensemble, Kagetsu savait qu’on pouvait se fier à lui.

Toshiro fait organiser une étude des élites du village, afin que chaque semaines ils trouvent du temps pour travailler le répertoire du village. Petit à petit, le contrôle sur la terre s’affirmait, et des résultats très concluants ne tardèrent pas à se révéler. Toshiro de son côté était principalement occupé par l’accroissement de son village. Il n’est pas effrayé par l’apparition successive de Konoha et de Kumo, qui parviendront à se hisser en tant que villages principaux, ni par les nombreux petits villages ninja qui poussaient dans d’autres pays – Kawa, Sawa, Tani, notamment, formaient leurs propres troupes dans l’espoir de ne pas rester affiliés à tel ou tel village et, plus largement, tel ou tel pays. Une sorte de lutte pour l’indépendance s’organisait, et le champ de bataille restait les contrats de mission. Iwa, de par sa position de village le plus ancien et le plus expérimenté, parvenait à brasser la majeure partie des missions de l’ouest, tandis que Konoha, alors qu’il n’avait émergé que depuis quelques années, commençait à s’attirer la sympathie des daimyos.

Mais Toshiro se souciait peu de cela, à l’instar de son aîné. Il s’intéressa particulièrement au commerce ces années-là, qui avait été jusqu’à présent laissé aux soins du daimyo du Pays de la Terre. Iwa développa sa propre activité, discrète, principalement dans la vente d’arme. De grandes quantités de nourriture, principalement, étaient apportées vers le petit village. Ce dernier n’avait pas réellement de terrains agricoles et les terres alentours restaient relativement pauvres en ressource comestibles. Le commerce reste toutefois délicat à cause de la géographie du pays, et Toshiro en vint à favoriser à son tour le commerce maritime. Iwa n’était pas exactement situé au bord de l’eau, aussi ordonna-t-il la construction d’un avant-poste d’envergure, véritable petit village du nom d’Oke, à l’embouchure de la mer. Les chargements étaient assemblés dans de vastes entrepôts que des équipes de shinobi venaient vider chaque semaine. Iwa parvenait désormais, bon gré mal gré, à assurer sa survie, et il était évident qu’il s’enrichissait peu à peu.

Toshiro étudie notamment des traités avec les pays proches, Taki, Kusa, Ame, Tori, Kuma, Ishi et Yama, les trois derniers se révélant particulièrement intéressants grâce à leur habitude des hautes montagnes. Ils étaient peu ou pas gênés par le voyage jusqu’à Iwa, et le village ninja put alors trier sur le volet les marchands autorisés à pénétrer l’enceinte.

Les effectifs supérieurs dont bénéficiait le village permirent à Toshiro de se focaliser sur l’académie. Des enseignants étaient formés spécialement pour ce rôle, il ne s’agissait plus dès lors de shinobi en permission. De nombreuses équipes étaient établies, beaucoup décrochaient des contrats à travers le monde et participaient à générer énormément de rentrées d’argent. Ce dernier fut utilisé afin de maximiser le potentiel des shinobi, en achetant de l’équipement neuf et en améliorant considérablement la qualité de l’enseignement et des infrastructures. De véritables salles de classes furent mises en chantier, afin de mieux partager les différentes spécialités qui se dessinaient dans le paysage ninja.

L’histoire a retenu Toshiro Manede comme la montagne tranquille avant l’éboulement. Il n’a certes pas mené de grandes actions à l’étranger, mais ce qu’il contribua a créé à Iwa fut reconnu comme étant la base solide dont le village avait besoin. Malheureusement, le coût de cette base se révéla plus lourd qu’il ne l’aurait dû. Des tensions commençaient à naître par rapport aux pays environnants et ses efforts diplomatiques semblaient ne pas avoir suffit à les apaiser. Arrivé à soixante ans, las, Nidaime laissa sa place. Comme il ne se jugeait pas plus compétent qu’un autre pour choisir son successeur – ou, comme certains le dirent, il ne souhaitait pas se mêler de cela en fâchant telle ou telle personnalité – il laissa un conseil exceptionnel se décider.

MessageSujet: Re: Histoire d'Iwa no Sato   Mer 15 Avr - 20:52

Sandaime Tsuchikage – Renshi Asamon

On l’a dit ; « Fujin Akate », la Dame aux Mains Rouges, laissa quantité de cadavres dans son sillage.

Le conseil commandé par Toshiro, après de longues et âpres discussions, se décida pour une jeune femme qui s’appelait Renshi Asamon. Âgée d’à peine vingt deux ans, elle avait démontré d’incroyables dispositions en tant que stratège, avec des idées neuves sur des points aussi importants que la protection du territoire ou des routes de commerce. La décision étonna beaucoup ; Renshi était une très belle femme, avec de grands yeux noirs et un sourire franc, le teint basané par de longues heures passées à parcourir le pays pour accomplir d’ambitieuses missions. Mais en la voyant ainsi, rayonnante et jeune, elle ne semblait pas exceptionnelle.

C’était une erreur de jugement. Sa douceur apparente dissimulait une main d’airain, son sourire, une intelligence sociale et militaire époustouflantes. Cela, le conseil le savait, ainsi que ses partenaires de mission. Iwa était toutefois un village en pleine ascension, aussi les plus sceptiques se rassurèrent en se disant qu’un règne médiocre ne parviendrait pas à le déstabiliser. Elle fut acclamée et saluée, mais Renshi était consciente de ne pas faire l’unanimité dans le cœur des habitants et des shinobi. Le daimyo lui-même semblait un peu frais à cette perspective. Il fut peut-être le seul à avoir raison de se méfier, mais pour d’autres raisons qu’il n’imaginait pas encore.

Sa première action a été fondamentale. Elle prit la décision de centraliser les missions de l’ouest sur Iwa. Le village cumulait déjà beaucoup de missions, effectuées avec efficacité et maîtrise. Mais l’intensification opérée par Renshi n’avait aucune commune mesure. Chaque équipe active menait une moyenne de six missions par mois, un total colossal qui témoignait d’un village extrêmement dynamique qui avait la main mise sur le pays. Le fait de ne pas accomplir des missions trop loin permettait aux équipes de rentrer plus vite au village, afin de repartir fraîches et disponibles dans les meilleurs conditions possibles.

Iwa, à lui seul, totalisait quatre vingt six pourcent de l’activité de l’ouest. Suna, Kawa, Ame, Kusa se partageaient les maigres restes, superbement éclipsés par l’éblouissante Renshi. Ceux qui doutaient de ses capacités lors de son avènement furent les premiers à se ranger à ses côtés, certains à présent que la jeune femme cachait bien son jeu, et qu’il n’était pas bon de se mettre à dos quelqu’un d’aussi intelligent. Bien qu’elle n’en parlât à personne, Renshi savait ce que son geste allait déclencher. Elle en ignorait simplement les proportions.

Les pays qui bordent le celui de la Terre cessèrent peu à peu leurs activités commerciales avec Iwa, qui est alors obligé d’aller plus loin, en traversant des pays qui se montraient de plus en plus hostiles. Le fait était qu’en remplissant la très large majorité des missions, parmi les plus juteuses, Iwa étranglait les villages ninja et à travers eux les pays tout entier, cela pendant plus de dix ans. Kusa était fébrile, obligé d’emprunter auprès de Konoha qui se frottait les mains de cette aubaine. Le village caché de Tori fut condamné à fermer ses portes, le daimyo du pays jugeant le rendement trop faible. En réaction, il dût se rapprocher de son bourreau, Iwa, pour assurer sa protection. Il en fut de même pour Ishi et Yama. Le plan de Renshi était tout bonnement splendide et odieux. Elle avait planifié son coup pour ne pas le faire durer trop longtemps, afin de ne pas s’attirer la haine de multiples pays en même temps. Elle savait Iwa puissant ; mais peut-être pas assez pour résister à cinq armées venues de partout à la fois. Ainsi, elle commença à intercéder personnellement en faveur de son plan. Ses propositions sont repoussées farouchement par Kusa et Ame. Kawa montre les dents, tandis que Suna se vante de pouvoir vivre avec les missions qu’ils décrochaient – ce qui était probablement vrai.

Renshi est publiquement accusée d’étouffer volontairement les petits pays afin de les absorber, d’une façon sournoise et indigne. La jeune femme s’en défend, et montre sa bonne volonté en desserrant très légèrement la bride qu’elle tenait jusqu’à présent avec la fermeté d’une guerrière. Ce geste, politique avant d’être miséricordieux, et vu comme une provocation. Renshi tente de faire intervenir Suna, afin que le village fasse office d’arbitre, mais ce dernier refuse en prétextant être occupé ailleurs.

Un seul pays s’élèvera contre Iwa, Kawa.

Le Pays des Rivières disposait d’une armée puissante, que certains comparaient à ce qui se faisait à Konoha notamment. Renshi essaye de désamorcer ce qui pourrait devenir un conflit ouvert ; elle propose de créer un pôle pour l’Ouest, qui aurait en charge de partager équitablement les missions selon la population de chaque pays. Proposition fantôme ou non, elle fut rejetée pour des raisons sociales évidentes ; les pays les plus petits, dont Kawa, seraient obligés de s’accoquiner à d’autres, plus gras et aux possibilités commerciales plus affirmées.

Ce que tous craignaient arriva : la guerre entre Iwa et Kawa. Un trait d’esprit populaire à l’époque clamait qu’il n’y avait pas assez de place pour deux « wa » à l’ouest, et que l’un deux devrait rendre la gorge sous l’arme de l’autre.

Renshi établit les cartes de combat ; elle attaque avec une force importante Kawa. Le conflit, en frontière du Pays de la Rivière, ne tarde pas à s’enliser. Les troupes déployées par Kawa refusaient de lâcher une miette de terrain, et les pertes étaient plus élevées que prévu. Petit à petit, comme une maladie ronge un corps, Iwa se fait repousser vers son pays d’origine. Renshi intervient alors en personne. Elle déploie la totalité des forces d’Iwa autour de la zone du combat, assurée que personne ne pourra la prendre à revers grâce à la géographie unique du Pays de la Terre. Elle porte le combat jusqu’à Ame, qui avait le malheur d’être entre les deux dragons déchaînés. Le pays est entièrement dévasté et porte aujourd’hui encore les monstrueuses cicatrices de ce conflit hors de proportions. Le conflit durera en tout vingt quatre ans, dont vingt ans passé à abreuver Ame d’un sang étranger. Les forces d’Ame qui avaient tenté d’empêcher la guerre de s’implanter dans leur pays se sont faites exterminées, sans la moindre justification. Les vives protestations du daimyo furent tempérées par la menace de Kawa : un peu plus, et ce serait sa famille qui serait massacrée.

Même la population civile ne fut pas épargnée, quand elle se trouvait sur le chemin de l’une ou l’autre des armées. Des villages entiers se transformèrent en charnier de fortune, au milieu des flammes et de l’acier. La population d’Ame ne tarda pas à découvrir le prix de l’asservissement : le sang partagé des étrangers et du leur… Renshi ne tenait pas compte d’Ame. Bien sûr, beaucoup jugèrent ses actes immondes et dépourvus de la moindre humanité. Renshi se battait pour le Pays de la Terre, et non pour le Pays de la Pluie. Par conséquent, son pouvoir se limitait à éviter que la Pays de la Terre soit attaqué, ce qu’il advenait aux autres n’était plus de son ressort.

Des périodes de trêves étaient décidées par les dirigeants des villages, où chacun pansait ses plaies. Aucune d’elle ne fut brisée, le conflit reprenait inlassablement. On dit que c’est ainsi qu’on reconnait les conflits meurtriers ; personne ne peut se permettre de refuser le peu d’air qu’ils peuvent absorber.

La victoire commença néanmoins à se dessiner pour Iwa. Les forces de Kawa semblaient assommées par la durée du conflit et l’expérience du Village Caché de la Roche faisait à présent toute la différence. Les nerfs et la meilleure qualité de l’équipement et de l’enseignement… Les forces d’Iwa portent le combat jusqu’au Pays des Rivières, qu’elles ravagent en intégralité, consciencieusement, dans l’un des nombreux débordements que connaissent les guerres. Kawa ne s’en relèvera jamais. Le Kawakage est décapité au terme d’un court combat, sa dépouille misérable affichée aux yeux de tous les quelques survivants. Les terres sont incendiées, quelques massacres éclatent, puis Iwa se retire vers son pays d’origine, plus meurtri qu’il ne veut bien se l’avouer.

Renshi durcit considérablement sa politique intérieure, tellement que personne n’ose murmurer que la guerre était au final un échec. Son surnom de Dame aux Mains Rouges survient peu de temps après la fin des hostilités. Le village est clairement affaibli. Les pillages d’Ame et de Kawa ne sont pas réellement parvenus à renflouer les frais, et les économies opérées pendant les dix années de centralisation des contrats avaient été englouties dans la guerre. Le daimyo ne lâcha toutefois pas le village, les plus mauvaises langues n’hésitèrent pas à calomnier que Renshi avait proposé des cadeaux bien inavouables…

Les faits étaient là : les missions rentraient péniblement, plus personne ne souhaitait demander l’aide de pays aussi meurtris. Il n’y avait plus de solutions évidentes. Ce qui avait été une idée de génie s’était transformé en cauchemar difforme. Certains hauts gradés désertèrent leur village, à l’image d’Akeno Doku et de son équipe. On déclara qu’il avait eu l’autorisation de Renshi, mais la Tsuchikage s’en défendit. Le pays tout entier s’était endetté, Renshi, pourtant encore jeune, décide de démissionner. C’était plus ou moins ce qu’on attendait d’elle. La femme garde un certain prestige, car même si elle ne s’en est pas sortie aussi brillamment qu’elle y était entrée, beaucoup pensent que la guerre aurait été fatale au pays, sans elle.

MessageSujet: Re: Histoire d'Iwa no Sato   Mer 15 Avr - 20:53

Yondaime Tsuchikage – Kinsada Fushida

Un nouveau conseil fut appelé à délibération. Les postulants n’étaient pas nombreux. Ils hériteraient d’un pays haï, ruiné, menacé d’extinction. C’est finalement Kinsada Fushida qui est choisi, un jeune homme versé dans la politique, qui avait participé à la guerre contre Kawa. Bien qu’il n’ait pas, sur la fin du conflit, tout à fait soutenu les choix effectués, il les avait accepté comme tout bon shinobi devait le faire. Cette situation en faisait le parfait candidat, capable de rallier les uns et les autres.

Toutefois, le règne de Kinsada ne fut pas exactement idyllique. Il mit en place une politique de restructuration particulièrement bien vue, même s’il était obligé d’alléger les charges des shinobi. Cela fit que moins de ninja étaient formés, mais l’enseignement demeurait toutefois excellent. Ce n’était pas un choix tout à fait innocent : l’argent manquait cruellement, et équiper de nouveaux shinobi aurait été une négligence. On raconta que le butin de guerre, pourtant bien présent, fut en grande partie détourner par des militaires hautement gradés qui auraient ensuite désertés leur village. Légende ou fiction, l’information ne filtra pas des hautes sphères pensantes d’Iwa, on prétexta simplement que la guerre avait également avalé ce fameux butin. Certains envisageaient une nouvelle guerre pour s’enrichir, sur l’un des faibles pays qui entouraient celui de la Terre. L’idée fut repoussée.

Alors que le village se relevait très lentement, à peine trois ans après son arrivée en poste, il se déroula des événements sanglants et sinistres au sein même d’Iwa. Les horreurs de la guerre étaient encore présentes dans l’esprit de tous, et la vision de corps déchiquetés dans les rues n’était pas à même de calmer les tensions. Une enquête fut menée, tandis que les corps s’amoncelaient. Rapidement, il devint clair que cela était l’œuvre d’un clan influent d’Iwa, les Hayasa. Yondaime ne prit pas de demi-mesure, il se résolut à les bannir de l’enceinte du village. Leur don se manifestait parfois de façon violente quand il était mal maîtrisé, et la nouvelle génération semblait avoir quelques problèmes. Iwa n’avait pas besoin d’une nouvelle tragédie. Il en eut bien une, pourtant.

Après cinq nouvelles années, le village commençait à aller de l’avant. Oubliés, les cadavres, oubliées, les cicatrices. Les activités commerciales avaient reprises avec les pays limitrophes, le Pays du Vent quant à lui n’avait jamais cessé. Kawa n’était plus qu’un lointain souvenir, pour les uns comme pour les autres. Le village ninja avait été détruit et personne n’avait essayé de le remettre en état. Des répertoires uniques de techniques exclusives furent brûlés ou volés. Le pays était voué à une agonie longue, et personne ne se résoudrait à les achever dignement.

Kinsada était fier de ce que devenait Iwa. Les jeunes générations de shinobi se montraient talentueuses. Toutefois, un beau jour, un homme seul se présenta aux portes du village. Il déclara s’appeler Kikuria. Il avait un message pour le Tsuchikage. Aujourd’hui, on ne sait pas s’il a utilisé ses pouvoirs pour forcer les shinobi à lui ouvrir les portes. Le fait est qu’il se retrouva face à Kinsada et ses hommes de confiance. Le Tsuchikage sut instinctivement que quelque chose n’allait pas. L’homme devant lui était tendu, bien qu’il n’en montrât rien.

Lentement, comme un rideau d’horreur, les pupilles de Kikuria se teintèrent d’un rouge poignant. Il murmura, avec dégoût et simplicité : « La mort ». Puis il extermina la salle entière. Les murs étaient rouges, des corps éventrés s’empilaient. Le Tsuchikage était fixé au mur à l’aide d’une lame inconnue, la gorge tranchée en de multiples endroits, trois doigts de la main tranchés. L’odeur, quand l’équipe d’intervention arriva, était horrible ; de la chair brûlée et humide à la fois, le parfum de la terreur animale qui volait encore dans la pièce…

En s’enfuyant, Kikuria détruisit partiellement les bâtiments sur lequel il se posait. Parfois, il tuait également un passant, mais sa fuite était désorganisée bien que, à leur grande honte, les services de sécurité d’Iwa s’avérèrent incapable de l’arrêter. Cette attaque entra dans la légende, et le nom de Kikuria commença à se murmurer sur toutes les lèvres du pays, puis à l’étranger, rappelant à certains de sanglants souvenirs.

Avant de quitter le village, perché sur les hautes palissades qui faisaient un jour la fierté d’Iwa, Kikuria déclara qu’il n’oublierait jamais ce que ce pays mort avait fait au sien et que jamais, jamais, il ne leur permettrait de se relever. Votre nom est écrit sur ma lame, murmura-t-il avant de disparaître.

Les quelques foyers d’incendie furent éteints, les corps des civils ou des shinobi massacrés cérémonieusement enterrés. Il fallait un nouveau Tsuchikage mais le village, exsangue et choqué, ne parvenait à se décider.

MessageSujet: Re: Histoire d'Iwa no Sato   Mer 15 Avr - 20:53

Godaime Tsuchikage – Akeno Doku

Une curieuse décision est finalement prise : le retour de Renshi Asamon, Sandaime Tsuchikage, en tant qu’intérimaire, si une telle notion existe pour un poste aussi important. Même si beaucoup la jugeaient responsable de l’état actuel des choses, les décisionnaires du village savaient qu’elle était la mieux placée pour défaire le nœud dans lequel s’était emmêlé Iwa. Son retour est salué. Elle avait alors un peu plus de cinquante ans, mais demeurait une femme vive et attirante, qui dégageait une aura particulière. Les bâtiments mis à bas par Kikuria sont reconstruits, elle oriente sa politique afin d’obtenir des renseignements sur lui. Elle est mal à l’aise quand elle s’aperçoit que Kikuria est né à Ame, et qu’il avait très certainement agit pour se venger des massacres perpétrés par Iwa dans son pays. Rien n’avait été pour renforcer le Pays de la Pluie, ni pour demander pardon. S’ils avaient eu de l’argent à dépenser, sans doute auraient-ils démarché pour proposer leur aide en présentant leurs excuses. Mais ce n’avait pas été le cas.

Trois ans plus tard, un nouvel homme se présente au village. Laid, colossal, il émanait de son corps une puissante envie de tuer. Davantage bête qu’homme, il force l’entrée du village et tombe sur Renshi, calmement assise sur la petite fontaine au centre du village. Les deux personnalités se jaugèrent du regard, sans rien tenter. Les civils observaient ce qui annonçait une confrontation, mais l’alerte n’avait pas encore été donnée. Personne ne savait comment Renshi avait pu être au courant.

L’homme se présenta sous le nom de Toguro. Renshi sourit simplement, en disant qu’elle n’ignorait pas son nom, mais que sa place n’était pas ici. Un combat d’anthologie, qui resta gravé dans la mémoire de ceux qui y assistèrent et du pays entier, débuta. La force brute contre l’intelligence et la finesse. Toguro est obligé de puiser grandement dans ses réserves, il révèle son ascendance Kaguya. Renshi ne perd pas son sang-froid ; elle porte des frappes millimétrées, mais peine à percer la défense du puissant colosse. La Tsuchikage mena un combat parfait, piégeant à diverses reprises le Kaguya. Pour les spectateurs, il apparaissait clairement que Renshi essayait de ralentir Toguro plus que le tuer, le temps, peut-être, que la sécurité intervienne. Mais elle leur interdit d’approcher, pour une raison connue d’elle seule. Et elle emporta cette raison dans la tombe, lorsque Toguro, d’un redoutable coup de lame d’os, l’éventra sauvagement. Il repoussa le corps de Renshi d’un mouvement impatient de l’épaule, et la vieille dépouille sanglante s’effrondra. Les yeux fous du colosse cherchaient alentour un nouvel adversaire. Toutefois, il n’engagea pas les forces de sécurité perplexes, mais fila en direction du bâtiment des Tsuchikage. Il arriva trop tard pour récupérer ce qu’il souhaitait, c’est-à-dire la relique du village caché de la Terre, volé par une personne inconnue, sans doute pendant la confrontation. Toguro parvint à s’enfuir.

On raconta que Renshi savait qui était ce Kaguya, qu’elle connaissait ses secrets, et qu’elle savait même pourquoi il était venu. On raconta également qu’elle savait que la relique d’Iwa serait volé aujourd’hui, mais que son objectif était seulement d’empêcher Toguro de poser ses mains dessus. Renshi a porté haut les couleurs des Tsuchikage ; en mourant pour son village, elle souhaitait que chacun puisse l’accuser de l’agonie d’Iwa, et qu’ils trouvent dans cette haine la force de se relever. Et beaucoup la haïrent, en effet, prenant un coup de génie pour un nouvel échec.

Bien plus loin, un jeune homme était excédé par l’incompétence de ses supérieurs. Il s’appelait Akeno Doku et la capacité de l’Hokage Kuronishi a saccager tout ce qu’il touchait était une souffrance quotidienne. Il avait quitté Iwa pour trouver de l’air ailleurs, mais hélas pour lui il n’assista pas à la période la plus glorieuse de Konoha. Las, il déserta une nouvelle fois et prit le risque de revenir à son village natal, Iwa. Il ignorait ce qu’on penserait de lui. Peut-être serait-il simplement exécuté, comme un traître. Mais le village était dans un tel état de désespoir que c’est à peine si on le remarquât.

Iwa était à l’abandon, la malédiction sourde de Kikuria pesait encore sur les mémoires. Personne ne lui disputant le poste, il utilisa son influence passée pour s’imposer en tant que Tsuchikage. Il fit partir la rumeur selon laquelle il avait été en mission spéciale pour son village et les habitants s’accrochèrent résolument à cette excuse misérable. Ils voulaient un peu d’espoir, un peu de fraîcheur dans leurs poumons épuisés. Akeno Doku tenta de faire revenir un peu de population, et réussit pendant une poignée d’années à recréer un semblant de village ninja. Il tenta de faire appel à sa famille de Kumo, mais il n’obtint jamais de réponses.

Iwa était un beau village, mais plus très ninja. Il y avait de moins en moins de professeurs, le savoir s’était raréfié. Le répertoire d’Iwa, l’héritage de Kagetsu ne disparut pas, mais il était diminué et certaines techniques se volatilisèrent purement et simplement, oubliée dans des recoins sombres ou rongées par la moisissure. Personne n’aurait pu prévoir ce destin pour le fier Village de la Roche. Mais le calvaire n’était pas terminé.

Il se passa un événement extraordinaire, unique dans toute l’histoire récente du Pays de la Terre. Un événement qui mit définitivement à bas le prestige d’Iwa.

L’activité sismique du pays s’éveilla.

De terribles secousses éventraient la terre, comme si les montagnes elles-mêmes s’étaient mises à marcher. Furieux, la population du pays entier déclara qu’Iwa était à présent incapable de ne serait-ce que contrôler la terre, et qu’ils ne méritaient plus d’y vivre. Ils étaient chassés par celle qui les avait portés jusqu’à présent, portés et soutenus, la terre, l’origine de leur force.

Akeno Doku finit par quitter Iwa, et on entendit plus jamais parler de lui. Le village fut délaissé, seuls quelques bâtiments s’étaient effondrés, mais le pays était devenu impropice à l’habitat. La totalité de la population alentour s’éparpilla, plus haut dans le Pays de la Terre où les secousses sismiques étaient plus rares, soit carrément à l’étranger, à Yama ou Ishi, notamment.

Quelques années plus tard, le village était vide. Seul un homme cherchait fréquemment les bâtiments. Il s’agissait du colosse Toguro, membre de l’organisation Asahi depuis sa première venue à Iwa. Plus loin, un homme marchait dans l’avenue fantôme. Une ombre sombre, qui avait elle aussi pénétré l’enceinte du village du temps où il était encore habité. Kikuria revenait, comme il l’avait promis, et comme il l’avait promis, il ne permit pas à Iwa de survivre.

Trois Nukenin cherchèrent à l’intercepter. Il s’agissait de mercenaire à la solde de l’organisation Kakumei qui, pour la première fois, montrait les dents face à Asahi. Les trois Nukenin, pourtant puissants, furent balayés par la puissance de Kikuria. Le village lui-même porta les cicatrices de la puissance déchaînée. Alerté par le tumulte, Toguro avait accouru. Il restait un homme debout, qui s’était dissimulé dans les ombres jusqu’alors, un homme qui se nommait Kokujin.


Kikuria était épuisé, la dernière attaque des Nukenin l’avaient forcé à puiser dans ses réserves. Kakumei n’avait pas hésité à sacrifier trois hommes pour permettre à un quatrième, plus puissant et caché, d’achever la besogne. Quelque chose toutefois vint contrecarrer ce plan. Quand on utilise des outils acérés, il ne faut pas s’étonner de se couper. L’un des Nukenin, Iki Soyokaze, se releva des décombres. Pourvu de capacités étranges, notamment celle de voyager dans un monde annexe nommé Monde d’Yr, le cristal qui lui permettait cela avait été brisé pendant l’affrontement. Il en résultat une accumulation féroce d’énergie, qui généra un grand œil noir et vide, affamé, qui dévora tout ce qui se trouvait sous lui ; bâtiments, dépouilles, pierres, terre. Quand la faille se referma, il n’y avait plus qu’un cratère immense, qui éventrait en grande partie l’ancien Village de la Roche et en son centre une petite boule noire.

Un dernier événement acheva de détruire Iwa. La boule d’énergie augmenta rapidement de proportion. Kikuria le sentit plus qu’il ne le vit, mais cette fois-ci, la mort était proche. Il n’aurait pas le temps de régler son compte à Kokujin, aussi se téléporta-t-il loin, très loin de cette explosion. Des débris furent retrouvés à des centaines de mètres plus loin.

Iwa n’était plus.

MessageSujet: Re: Histoire d'Iwa no Sato   Mer 15 Avr - 20:54

Sujets Importants d’Iwa.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] : fin du second règne de la Tsuchikage Renshi Asamon, morte en affrontant Toguro de l'organisation Asahi.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] : relate le combat final entre Kikuria et les trois Nukenin, ainsi que la destruction totale du Village Caché de la Roche.
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MessageSujet: Re: Histoire d'Iwa no Sato   

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