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 [Mission Rang D] Arashi

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MessageSujet: [Mission Rang D] Arashi   Mar 2 Juin - 10:47

[je me permet de poster mais s'il y a un quelconque problème il faut me dire^^]

[MISSION RANG D] Arashi

~Prologue~


Une cascade de cheveux vole, glissant entre les doigts de l’adolescente. Sans remord, elle contemple son nouveau reflet dans le miroir piqueté et esquisse un sourire de contentement. Qui irait deviner, maintenant, qu’elle est une fille ? Son visage a toujours l’androgynie de l’enfance. Elle se lève, foulant de ses pieds les fils d’ébène, et attrape le baluchon qu’elle s’est constituée. Un regard, seulement, sur la chambre des parents d’où monte un doux ronflement. Wakare okâsan, wakare otôsan. Elle ne laisse qu’un glissement d’air comme signature…

1- Un dossier difficilement acquis

Trois jours avant le départ pour Kumo. Trois jours seulement, et pourtant trois jours à tuer. Ine n’avait nulle part où aller, nulle part où dormir et cela lui était bien égal. Inutile de courir le risque de se présenter chez Ren’ai, elle ne ferait que lui donner de faux espoirs. Pas envie d’aller voir Ayesha, de toute façon elle la connaissait à peine. En souriant, Ine songea que, somme toute, la mission de Kenji lui évitait l’étrange et désagréable Makeru, et c’était tant mieux ! Pourtant, la perspective de travailler en équipe l’aurait ravie. Même si le départ pour Kumo, entourée d’Esio Katoshi et surtout de Kiba l’excitait particulièrement, elle se demandait si un jour elle suivrait un parcours plus classique. Une fois de plus, Ine se sentait ballotée de part en part.

Trois jours, donc. Peu désireuse de rester inactive avant son départ, la jeune femme laissa ses pas la guider vers le centre des missions. Elle devait bien l’avouer, elle n’y avait jamais mis les pieds depuis le début de son enseignement. Encore une chose que lui reprochait le vieux fou... Mais Ine secoua la tête, agacée. L’omniprésence de Kenji dans la moindre de ses pensées avait de quoi énerver. Pourquoi continuer de chercher l’approbation d’un homme qui ne lui avait pas accordé sa confiance ?

Cependant, quand elle se présenta à l’accueil, le chuunin de garde la considéra d’un œil délibérément narquois :

-Watagumo Ine ? Tu es l’élève d’Eichino Kenji alors ?
-Non.

Le regard assuré de la kunoichi ne quitta pas celui du chuunin qui esquissa un sourire suffisant, comme si cela allait de soi. Ine réalisa soudain qu’elle n’avait pas pris conscience d’une chose : dans l’esprit des gens, être l’élève de Kenji et perdre à l’examen Chuunin était antithétique. Cela avait dû faire jaser, n’arrangeant pas la colère du vieil aveugle, et on devait désormais considérer qu’elle n’avait pas sa place parmi les shinobi de Kiri no Kuni. Un instant, les yeux gris-acier d’Ine brillèrent de colère. Eh bien, elle n’avait pas besoin de compassion ! Aussitôt redevenue flegmatique, Ine haussa les épaules face au type qui la dévisageait toujours avec ce sourire mesquin. L’air détaché, elle s’introduisit en douce dans ses pensées. Cela lui était devenu très aisé, presque naturel. Elle fouilla ça et là, ne s’attardant que sur le fameux « tiroir de la honte ». Puis, s’appuyant sur le bureau, elle se pencha et glissa sur le ton de la confidence :

-Je m’écraserais si j’étais toi. Tu n’aimerais pas qu’on sache que…

Elle baissa la voix et le garçon s’empourpra en s’entendant raconter quelque exploit caché dont il n’était pas fier. Ses yeux s’ouvrirent plus grands encore quand une voix tranquille se fit entendre par derrière la kunoichi :

-Tu ferais mieux de donner à la jeune fille ce qu’elle te demande, Mihari.


Le chuunin recula, effrayé. Surprise, Ine se retourna et croisa le regard mordoré de Kiba qui s’installa, placide, à côté d’elle. Il lui adressa un sourire, et elle se rendit compte en levant les yeux que le messager faisait bien trois têtes de plus qu’elle. Revenant au dénommé Mihari, Ine devina que, malgré les airs qu’il se donnait, il n’était pas beaucoup plus expérimenté qu’elle, mais les rouages du système lui avaient été plus favorables. Elle le considéra avec une moue un brin condescendante. Elle n’avait que faire d’être chuunin si elle était une chuunin ratée. Au contraire, elle voulait mériter cette distinction, et prouver sa valeur.

-Je pars pour Kumo d’ici quelques jours, lança-t-elle finalement. Tu n’aurais pas une mission de rang D à me confier pour m’occuper ?

Sans la regarder, le chuunin farfouilla dans ses dossiers. Il en sortit un mais ne le lui tendit pas. Il annonça, dans une dernière tentative de résistance :

-J’ai bien une mission, mais ça me semble juste pour quelqu’un qui n’en a jamais fait.


Les joues d’Ine se colorèrent sous l’effet de la colère. Elle voulut protester mais Kiba lui retint le bras d’une poigne ferme.

-Donne-lui ce dossier, Mihari. Je vais avec elle.


Le chuunin de garde ne tergiversa pas davantage. En évitant de croiser leurs regards, celui furieux d’Ine et l’autre moqueur de Kiba, il allongea le bras pour céder la pile de papier à la kunoichi puis inscrivit leurs noms sur le registre associé.

-Inokura-fujin, lâcha-t-il. Elle croit que sa fille a été enlevée mais je parierais que la gamine a fugué. Elle a déjà essayé.

Ine le fixa avec insistance, jusqu’à réussir à capter son regard. Alors, elle adressa à Mihari un sourire angélique qui le laissa perplexe.

-Je te remercie, fit-elle en appuyant bien ses mots.

Kiba était déjà sorti. Elle le rejoignit dehors.

MessageSujet: Re: [Mission Rang D] Arashi   Lun 8 Juin - 15:33

2- Taki la fugitive

-Ma parole, vous me suivez !


Kiba se contenta de sourire mais Ine ne se déclarait pas vaincue. Elle se planta face au messager, exigeant une réponse de ses jolis yeux gris qui envoyaient des éclairs. Le shinobi esquissa une moue pleine de malice et répliqua d’une voix moqueuse :

-Du calme, petite Reine ! Tu m’intéresses, voilà tout.


Ine blêmit. Petite Reine ? Se pouvait-il qu’il connaisse l’échiquier mental qui se tenait en lieu et place de son esprit ? Cela ne pouvait vouloir dire qu’une chose. Elle bredouilla, passant nerveusement sa mèche derrière son oreille :

-Vous… vous pratiquez le Genjutsu ?

Il se pencha, narquois, jusqu’à frôler son visage :

-A ton avis ?

Ine détourna les yeux et, sans mot dire, elle s’engagea sur le chemin de la demeure Inokura. Elle était effrayée de la facilité avec laquelle il s’était introduit dans son esprit sans qu’elle ne sente rien. Le messager cachait bien son jeu. Il avait beau n’être que genin, sa maîtrise du Genjutsu dépassait de loin la simple habitude de pratiquer. Elle rompit le silence qui s’était installé pour ne laisser que le bruit de leurs pas :

-Je ne vois pas en quoi je peux être intéressante…
-Tu te mets toute seule dans des situations incroyablement complexes. Rien que le fait que Kenji Eichino ne t’ait pas brisée alors que tu l’as manifestement déçu est intéressant en soi.

Ine ne sut que répondre. Elle coula à Kiba un regard interrogateur. Celui-ci dégageait ses cheveux de son visage pour porter à ses lèvres une cigarette qu’il se mit à fumer avec volupté, l’air assurément amusé. Elle le dévisagea avec une insistance insolente puis, baissant la voix, elle murmura :

-Je n’ai pas vraiment besoin d’un protecteur.

-Ca, c’est ce que tu veux croire ! répliqua-t-il en tirant une nouvelle bouffée de son tabac. Etre consciente de tes faiblesses, n’est-ce pas déjà un premier pas ?
-Kenji ne m’aurait pas dit ça. Les faiblesses, il ne veut pas en entendre parler…
-Mais Kenji s’est fait prendre et pourtant il était le meilleur, non ?

Ine dut bien admettre que Kiba touchait toujours effroyablement juste. Sa méfiance envers lui s’apaisa quelque peu et elle se surprit à apprécier la compagnie du messager. Le voyage ne serait certes pas désagréable avec lui à ses côtés, et peut-être même qu’elle pourrait ajouter quelques techniques supplémentaires à son arsenal limité. Elle esquissa un sourire et demanda avec amusement :

-Pourquoi Mihari a-t-il reculé en te voyant ?
-Ce que j’en sais ?!
-Tu ne veux pas me dire ?

Kiba se mit à rire de bon cœur devant la mine faussement boudeuse d’Ine.

-Un jour peut-être, petite Reine. Maintenant que tu me tutoies, ajouta-t-il en appuyant son doigt sur le sternum de la jeune femme, on va pouvoir travailler en équipe !

Il se retourna pour faire face à la demeure Inokura. Celle-ci avait été construite suivant l’architecture traditionnelle, avec des boiseries du teck le plus fin qui avaient dû demander des fortunes à importer dans les îles kiréennes ?? depuis Konoha. Mais la famille Inokura était l’une des plus opulentes de la ville, et leur maison conçue pour le montrer à tous. Il sembla cependant à Ine qu’elle sentait une sorte d’aura de nostalgie flotter au-dessus de cette habitation, comme si elle aurait dû être mieux entretenue. Elle était arrivée trop tard à Kiri pour connaître le drame de ce clan qui avait perdu à la fois son chef et son héritier. En parcourant le dossier, Ine vit que la mission qui leur avait coûté la vie avait été maintenue secrète. Songeant à l’accident de Ren’ai, elle eut un petit pincement au cœur et une bouffée de compassion envers la pauvre Inokura-fujin.

Kiba jeta un coup d’œil à Ine, perdue dans ses pensées, et il lui donna un petit coup de coude destiné à la réveiller. La jeune femme sursauta et esquissa un petit sourire sinistre. Fait étrange, elle sentait toujours la brûlure du doigt sur sa poitrine, une chaleur qui lui disait de prendre les commandes. Elle parcourut le chemin dallé qui conduisait à la porte d’entrée et tira le filin qui faisait tinter une clochette d’avertissement à l’intérieur. Le temps qu’un bruit de pas se rapproche Ine sentit Kiba se placer derrière elle. Somme toute, elle était contente qu’il soit là pour l’épauler. Elle avait le sentiment bizarre que cette mission serait difficile, sans parvenir à déterminer si c’était une manifestation d’instinct féminin.

Une domestique ouvrit la porte et leur demanda sans aménité ce qu’ils voulaient. Calmement, Ine s’inclina légèrement en présentant leur ordre de mission. Une expression de soulagement vint immédiatement remplacer la méfiance sur le visage de l’employée de maison qui libéra le passage pour les laisser entrer.

- Ce sont les Fortunes qui vous envoient, murmura-t-elle en regardant autour d’elle. Inokura-fujin va devenir folle si vous ne retrouvez pas Taki-chan.

Elle leur fit traverser la maison à sa suite pour les conduire dans les appartements de sa maîtresse. Dans un jardin intérieur d’une beauté époustouflante, Ine entraperçut un vieil homme au visage fermé qui houspillait au katana un petit garçon. Inokura l’ancien, sans aucun doute. L’amertume qui l’habitait ne le rendait pas tendre envers l’enfant qui avait à peine cinq ans. Ine détourna les yeux. Si Mihari avait vu juste, peut-être Taki avait-elle fuit un grand-père trop exigeant ?

Ils furent introduits dans une pièce spacieuse et raffinée plongée dans la pénombre, qui néanmoins sentait le refermé.

-Fujin, vous ne devriez pas rester ainsi dans le noir ! reprocha la domestique en faisant glisser les cloisons des fenêtres, laissant entrer à la fois l’air frais et la lumière. Inokura-fujin, avachie sur un divan, leva à peine les yeux vers sa servante. Elle était d’une pâleur maladive, ses longs cheveux acajou étaient ternes et ses yeux creusés par des cernes. Elle n’avait manifestement pas dormi, ni même mangé depuis quelques jours.

Inokura Kusaki avait été une belle femme autrefois ; malheureusement, le chagrin avait ravagé sa beauté. Elle avait voulu se remarier pour donner un père aux deux enfants qui lui restaient, mais le vieux chef de clan l’avait interdit à sa belle-fille, la maintenant prisonnière d’un clan désormais déchu. Avisant enfin les deux nouveaux-venus, elle fit mine de se lever mais retomba immédiatement dans le divan, incapable de se tenir debout.

-Vous venez me rendre ma petite fille ? lança-t-elle d’un ton désespéré en se tordant les mains.
- Pour cela Fujin, il faudrait que vous nous racontiez les circonstances de sa disparition.

La voix d’Ine était douce et posée. Elle ne voulait pas brusquer la pauvre femme. Malgré ses précautions Inokura Kusaki enfouit ses yeux derrière ses mains graciles et se mit à pleurer. Ine se porta en avant pour aller la réconforter mais la main de Kiba se posa fermement sur son épaule pour la retenir. Ine s’en débarrassa, contourna la table basse et s’en fut s’asseoir aux côtés de la mère éplorée.

- Fujin, qu’est-ce qui vous porte à croire que Taki-chan a été enlevée et ne s’est pas enfuie comme elle l’a déjà fait ?
- Elle n’était pas allée bien loin, elle n’avait que sept ans ! répondit faiblement la femme. Elle était bouleversée par la mort de son père.

Ine fronça les sourcils mais ne dit rien. Elle se contenta de demander :

- Elle n’avait donc aucune raison de s’enfuir cette fois-ci ?


Inokura-fujin eut un petit rire nerveux.

- Oh non, elle a été enlevée c’est sûr !


Ine échangea un regard avec Kiba qui sembla aussi peu convaincu qu’elle. Il s’avança à son tour :

- Si je puis me permettre, Fujin, comment pouvez-vous affirmer ceci ?
- Kaseifu va vous conduire à la chambre de Taki, vous en jugerez par vous-même.

La femme leva les yeux vers sa domestique qui hocha la tête et leur fit signe de la suivre. Ine et Kiba furent conduits dans une chambre attenante où le temps semblait s’être cristallisé depuis la disparition de la petite fille. Sur le lit reposait un kimono de très belle facture complètement chiffonné. En le tendant face à elle, Ine se rendit compte qu’il avait été lacéré de part en part.

-Mon époux le lui avait offert, et Taki adorait son père plus que tout au monde.


Ine tourna la tête vers Inokura-fujin qui s’appuyait derrière eux au chambranle de la porte. Kaseifu se précipita pour la soutenir. Ine reposa le vêtement sur le lit et parcourut l’espace des yeux. En effet il semblait y avoir des traces de lutte, quelques effets de la fillette se trouvaient renversés à terre. Malgré tout et sans parvenir à le cerner précisément, Ine sentait quelque chose clocher. Comme s’il avait lu dans ses pensées, Kiba posa la question pour elle :

- Selon vous Fujin, pourquoi Taki aurait-elle été enlevée ?

- L’argent, sans doute, que sais-je ? Ce n’est un secret pour personne que le clan Inokura est riche. Je vous en prie, retrouvez-la !
- Mais, rétorqua-t-il avec douceur, n’aurait-elle pas pu vouloir, par exemple, suivre les traces de son père ? N’était-ce pas un jounin de renom ?

Inokura Kusaki poussa un cri de frayeur et devint plus pâle encore, manquant s’évanouir. Kaseifu la rassura et se mit à l’éventer tout en jetant un regard noir à Kiba qui feignit l’indifférence. Tout en gardant l’oreille sur les évènements, Ine continuait d’observer la pièce avec acuité. Qu’avait pu fuir la petite fille ? En s’allongeant pour regarder sous le lit elle y vit plusieurs manuels de shinobi cachés entre les lattes du sommier. Elle jeta un regard entendu à Kiba mais n’eut pas le cœur d’en tirer les bouquins pour ne pas effrayer davantage la maîtresse de maison. Soudain, alors qu’elle tournait la tête, un éclat doré l’attira dans un coin de la chambre. Ine se pencha et recueillit entre ses doigts plusieurs fils d’or. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Désormais, elle était sûre de la fuite de la fillette. En se relevant elle demanda :

- Votre fille est-elle blonde Fujin ?
- Oui, répondit, étonnée, Inokura Kusaki. Kaseifu, donnez-leur donc une photo.

Ine accepta la photographie des mains de la servante et posa une dernière question :

- Manque-t-il quelque chose d’autre dans votre maison ?
- On nous a également volé un cheval.

La femme soupira, lasse.

- Je vous en prie, l’ancien m’a déjà pris mon jeune fils et ma fille est tout ce qu’il me reste. Retrouvez-la, et je vous paierai ce que vous voulez.
- Nous ne faisons pas ça pour l’argent, Fujin.

Ine sourit avec douceur puis appuya son regard dans celui de Kiba qui hocha la tête. Assurant qu’ils feraient tout ce qu’ils pourraient, ils se firent reconduire à l’entrée de la demeure et prirent congé en s’inclinant.

MessageSujet: Re: [Mission Rang D] Arashi   Sam 19 Sep - 22:35

3- Sur la piste de Taki

Quand ils furent sortis de la propriété du clan, Kiba se tourna vers Ine d’un air intéressé :

- Alors, verdict ?
- Elle s’est enfuie. C’est habilement déguisé, pour une fillette de 9 ans.
- Qu’as-tu trouvé sous le lit ?
- Des bouquins de shinobi, mais ce n’est pas ça qui m’a convaincue.
- Quoi, alors ?

Ine fit glisser dans l’air les quelques fils blonds qu’elle avait conservé dans sa main et détourna les yeux devant le regard interrogateur du messager.

- Tu ne peux pas comprendre, fit-elle.
- Tu en es sûr ? répliqua-t-il d’un ton moqueur.

Ine s’arrêta net et le regarda d’un air colère, prête à faire face à l’assaut pour protéger son intimité cérébrale. Mais Kiba esquissa un mouvement désinvolte de la main :

-Oh, ne joue pas les dures ! Tu sais très bien que je peux aller voir ça sur place quand j’en ai envie.
-C’est bien ça qui me fait peur, s’adoucit Ine. Mais franchement, comment peux-tu être aussi désinvolte ?! Je crois qu’on a une responsabilité, en tant que genjutsuka, de ne pas…
-En attendant la responsabilité que l’on a, Sherlock, c’est de retourner cette gamine à sa mère. Tu as une idée ?

Ine rougit vaguement. C’était idiot de se chamailler alors que la pauvre Inokura-fujin attendait le retour de sa fille. Sans plus s’attarder sur les provocations de Kiba elle se mit à réfléchir à voix haute :

- Elle a pris le cheval, et les bouquins parlaient du ninjutsu aqueux, celui qui est spécifique à Kiri. Si l’on admet qu’elle veut attendre que ça se tasse un peu avant de postuler à l’académie, elle ne doit pas être bien loin. Un cheval est difficile à cacher, elle doit donc se cacher dans une forêt aux alentours du village.

Kiba acquiesça d’un mouvement de la tête. Son expression était redevenue neutre et Ine avait bien du mal à en tirer quelque chose. Elle se décida néanmoins à prendre les commandes :

- Je prends la porte Sud, je te laisse celle du Nord. Quelqu’un aura bien vu un cheval passer, ou remarquer quelque chose de suspect. On se rejoint dans trois heures pour faire le point, et si on a rien on essaiera les portes Est et Ouest. Ca te va ?

Kiba hocha la tête de nouveau et ses yeux semblèrent un instant la sonder. Ine se détourna en direction de la porte Sud.

- A tout à l’heure, murmura-t-elle.

***


Arrivée à la porte Sud, Ine laissa son regard faire le tour de la place. Elle avait choisi cette entrée parce qu’elle était la moins fréquentée ; pour avoir été fugueuse elle-même et pour les mêmes raisons, Ine se sentait un don d’empathie envers la petite Taki. Elle se dirigea d’abord vers le petit marchand de ramen dont l’étal offrait une vue idéale sur l’ensemble de la place. Déposant quelques pièces sur le comptoir, elle fixa le vendeur qui lança d’un ton joyeux :

-Chouette journée, hein ? Ca s’ra quoi pour la d’moiselle ?
-Juste une information, répondit la jeune femme en passant sa mèche derrière l’oreille. Elle glissa la photo de la fillette à côté des pièces. Auriez-vous vu passer cette gamine hier, de bon matin ? Sans doute aux abords de l’ouverture des portes.

L’homme hocha la tête en signe de dénégation.

-Chui désolé. A ct’heure j’prépare mon échoppe, j’ai l’nez dans les ramen.
-Un cheval, alors ?
-Une gamine si jeune à cheval ? Non ça j’ai pas vu, mais on voit pas passer d’chevaux tous les jours ici. Devriez interroger les gardes aux portes, y sauront mieux qu’moi.

Ine récupéra la photo qu’elle engouffra dans la poche de son veston et remercia l’homme d’un signe de la main. Puis elle traversa la place en direction des portes où un homme et une femme, tous deux chuunin, étaient en faction.

-C’est la relève ? demanda la fille, une lueur d’espoir dans les yeux. Ine sourit gentiment.
-Désolée, je n’ai pas encore les qualifications pour ça.

La fille cacha mal sa moue renfrognée. Ine lui présenta son ordre de mission :

-Etiez-vous là hier matin ?
-Moi pas, Tamen si, fit-elle en désignant son compagnon, pas vraiment intéressée. Ine se tourna vers le dénommé Tamen et s’inclina légèrement en guise de salut. Le garçon leva les sourcils pour la dévisager. Il dû en conclure qu’elle lui plaisait car après cela il se leva et prit la main de la jeune femme. Doucement mais fermement, Ine la lui retira.

-Je cherche cette fillette.

Ine sortit la photo et la tendit à Tamen. Le chuunin la prit, la regarda et fit une grimace désolée. Ine insista :

-Elle était à cheval, tôt hier matin. Vous êtes sûr que vous ne l’avez pas vue ?

Le visage de Tamen s’éclaira :

-Si, y’avait un cheval quand je suis arrivé ici hier matin ! J’ai pas vu le cavalier mais il paraissait attendre l’ouverture, et il a filé aussi sec. Tu crois que c’était ta gamine ?

Ine hocha la tête et rempocha la photographie.

-Il n’y a qu’un moyen de le savoir, lança-t-elle. Elle hésita un instant. Devait-elle attendre Kiba ? Inokura-fujin n’attendrait pas, elle. Ine haussa les épaules, remercia rapidement les deux chuunins et s’élança au-delà de la porte Sud.

MessageSujet: Re: [Mission Rang D] Arashi   Lun 21 Sep - 15:03

4- Arashi

Les routes, Ine connaissait. Elle avait un souvenir encore si vif de la fois où elle avait laissé son ancienne vie derrière elle : elle avait pisté les caravanes plusieurs jours avant de rejoindre la troupe. Par la suite, la traque de quelques gibiers pour subvenir aux besoins carnassiers de tout ce beau monde l’avait quelque peu entraînée, et Ine n’était pas si mauvaise chasseuse que cela.

C’était sans compter le climat de Kiri no Sato. Il avait plu une bonne partie de la veille, et si traces il y avait eu, elles avaient été ennoyées. Parcourant la route du Sud Ine surveillait la moindre sortie de piste vers la forêt qui bordait le chemin. Au bout d’une heure à être ainsi attentive, la jeune femme commença à croire qu’elle s’était trompée. Elle pensait à faire demi-tour pour rejoindre Kiba quand quelque chose retint son attention sur le bas-côté.

Une empreinte de pied laissée dans la boue.

En s’approchant, Ine remarqua que l’herbe était plus piétinée en cet endroit qu’ailleurs, mais c’était presque imperceptible. En fait c’était plus la marque du glissement d’une chaussure sur le talus qu’une empreinte bien nette. La butte était haute à grimper pour une enfant et la pluie avait suffit à la rendre glissante. Ine n’hésita pas. Elle décrocha néanmoins l’un des rubans qu’elle avait accroché à ses cheveux le matin et le noua autour d’une branche basse, à l’attention de Kiba. Puis elle escalada à son tour le talus et s’enfonça dans la forêt, se guidant aux branches cassées sur le sol.

Au bout d’un bon quart d’heure de bataille avec l’inextricable fouillis des branches, Ine finit par apercevoir la lumière du soleil et déboucha sur une minuscule clairière. Elle sortit prudemment, tâchant de faire le moins de bruit possible. En examinant les environs, Ine aperçut au fond, près d’un tronc énorme affaissé sur le sol, une cabane couverte de mousse qui ne datait certainement pas de la veille. Le cheval des Inokura –comment Taki avait-elle réussi à le faire arriver jusque là ?!- paissait à côté placidement une brassée d’herbe à sa disposition, sans réagir à l’intrusion de l’étrangère. Il ne broncha pas plus quand elle s’approcha de la cabane.

Doucement, Ine avança sa main vers la porte vermoulue de la cahutte.

- Qui es-tu ? »

Prise de court, Ine retira sa paume du battant de la porte. La voix venait de derrière elle, très proche, et pourtant elle n’avait rien entendu. Une voix d’enfant, méfiante et dure. Lentement, Ine étendit ses mains bien en évidence pour montrer qu’elle n’était pas armée.

- Je m’appelle Ine, déclara-t-elle avec douceur, et toi tu es Taki n’est-ce pas ?
- Je ne suis pas Taki ! répliqua l’enfant d’un ton hargneux. Je suis Arashi, la tempête qui ne reçoit d’ordre de personne et un jour, je rejoindrais mon père au rang des plus grands shinobi de Kiri no Sato !
- Ecoute, Taki, tu devrais en discuter avec ta maman…

Ine se raidit soudain, alors qu’une pression se faisait sentir au milieu de son dos. Elle frissonna : la gamine pointait un katana sur elle ! Immédiatement elle revit le jardin intérieur des Inokura, l’ancien qui entraînait le petit frère. Son esprit tournait maintenant à toute vitesse et elle souffla :

- Taki, tu ne sais pas ce que tu fais…
- Il ne fallait pas venir ! J’avais tout camouflé pourtant, comment as-tu pu deviner ?

D’un mouvement vif, Ine s’avança et fit volt-face avant que Taki n’ait le temps de réagir. Maintenant face à la petite fille mais plaquée contre la porte, elle avait enfin tout le loisir de la détailler. Comme elle-même après sa fugue, Taki avait coupé ses cheveux et il en résultait une coupe informe qui la rajeunissait d’au moins deux ans. Ils étaient sales, emmêlés et parsemés de morceaux de feuilles sèches. Ine songea que, sans leur blondeur et le vert de ses yeux, jamais elle n’aurait reconnu l’enfant malgré la photo.

Taki se tenait en garde, maintenant fermement son katana de ses deux mains. C’était bel et bien une posture d’attaque et la fillette n’avait pas l’air de plaisanter. Ine tenta de l’adoucir :

- J’ai deviné parce que je te comprends Taki, je…
- Je m’appelle Arashi ! Tu me dégoûtes, comment pourrais-tu me comprendre ?

Furieuse, Taki brandit son katana et Ine vit la lame s’abattre sur elle. Toute sa vie défila devant ses yeux, jusqu’à la veille au soir. Après l’entrevue avec Esio Katoshi et sa nouvelle équipe, la jeune femme était passée emprunter un recueil de genjutsu à la bibliothèque. Dans l’auberge où elle s’était arrêtée pour éviter Ren’ai, elle avait passé une bonne partie de la nuit à étudier le manuel, s’arrêtant particulièrement sur une technique : Nakusu.

Ce jutsu appartenait au domaine des souvenirs et permettait de donner l’illusion à l’adversaire qu’il ne possédait pas d’armes. Il avait retenu son attention à cause de Sho et de son katana au tournoi chuunin, dont elle porterait toujours les stigmates sur la peau. Etrange parallèle que celui qui faisait que là, elle se trouvait face à un autre katana qui lui hurlait à la mort. Sans réaliser ce qu’elle faisait, Ine se mit à composer les signes de la technique. L’adrénaline aidant, ses doigts reproduisirent de mémoire les petits schémas du manuel et au moment où la lame s’abattait sur elle, Ine la saisit à pleines mains. Dans l’esprit de Taki, l’arme éclata en morceaux et se volatilisa littéralement. Effrayée, la fillette recula de plusieurs pas :

- Ce… c’était le katana de mon père !
- Ca suffit maintenant !

Ine se redressa et dévisagea la fillette avec une étrange fièvre dans le regard.

- Tu crois que tu peux devenir kunoichi en tuant l’une de tes futures collègues ? Tu te trompes lourdement Taki. Ca n’est pas du tout l’esprit !
- Tu ne m’as pas laissé le choix, répliqua la fillette. Je n’ai plus cinq ans, je ne gobe plus tout ce que l’on me dit !

Ine s’adoucit. Taki avait grandi trop vite et la mort de son père et de son frère lui avait volé son enfance.

- Pourtant je ne t’ai pas menti.

Depuis l’esprit de la fillette des images se matérialisèrent, comme des souvenirs sauf qu’ils ne lui appartenaient pas. Taki pu ainsi ressentir –plus que voir- quelle avait été la vie d’Ine près de trois ans auparavant, l’arrivée de Ren’ai et l’ouverture aux choses shinobi, la frustration de la jeune femme à son départ. Elle put voir aussi combien plus rien n’avait été pareil après, et pourquoi il lui était devenu nécessaire de fuir la maison. Parce que ses parents n’auraient pas compris. Parce que ses parents ne l’auraient pas laissée partir.

Les larmes roulèrent sur les joues de Taki. Elle voulut ouvrir la bouche pour parler mais quelqu’un d’autre le fit à sa place :

- Bon sang Ine, qu’est-ce que tu as fait ?!

Brusquement expulsée de l’esprit de la petite fille, Ine tourna la tête vers le nouveau-venu.

- Kiba ? demanda-t-elle.

Hébétée, la jeune femme contempla sans rien dire la lame qu’elle tenait encore entre ses mains rougies et la flaque de sang qui grandissait à ses pieds. La tête lui tourna et elle vit une dernière fois le regard blasé de son coéquipier avant de sombrer.

MessageSujet: Re: [Mission Rang D] Arashi   Dim 27 Sep - 19:11

5- Le choix d’une mère

Taki se jeta sur Kiba, paniquée, et s’accrocha à son long manteau pourpre :

- Je vous en prie, faîtes quelque chose ! C’est ma faute !

Le shinobi se débarrassa gentiment de la fillette et se pencha sur Ine pour examiner ses mains.

- Ce n’est rien. Ses mains ne sont pas trop abîmées mais elle a perdu pas mal de sang.

Kiba fit jaillir un éclat de chakra bleuté entre ses doigts, qu’il appliqua sur les blessures de sa coéquipière.

- Heureusement que j’ai quelques bases en médecine, grommela Kiba. Et dire qu’elle voulait faire cette mission toute seule. Bon, il vaut quand même mieux la ramener à Kiri no Sato.

Il souleva Ine dans ses bras et, tournant la tête vers Taki, la dévisagea sévèrement :

- Faut-il que j’use de persuasion mentale ou vas-tu me suivre docilement ?

La fillette baissa les yeux mais acquiesça de la tête. Elle attrapa un pan de la cape de Kiba et se mit à le suivre, la mine inquiète.

***


« Ca devient chronique » songea Ine en se réveillant. Elle leva devant ses yeux ses mains qui la lançaient, mais elles étaient bandées et les bandes étaient propres. Du regard, elle parcourut la pièce qu’elle ne connaissait pas et, intriguée, repoussa la couverture pour se diriger vers la porte. S’appuyant au chambranle, Ine passa la tête de l’autre côté. Elle poussa un cri de surprise : elle était chez Ren’ai, occupé dans la cuisine tandis que Taki semblait penchée sur un manuel et Kiba se balançait dans un rocking-chair.

- Ah, Ine-chan !

Ren’ai s’était retourné en l’entendant crier. Il esquissa un sourire moqueur :

- Alors, on inverse les rôles ?

Ine fit la grimace et lança un regard mauvais à Kiba qui haussa les épaules en expirant un nuage de fumée. Taki s’approcha d’elle d’un air timide :

- Tu me pardonnes onee-san ? Je veux bien retourner chez moi si c’est toi qui m’emmène.

Ine ouvrit des yeux ronds devant l’appellation. Kiba se leva et s’avança à son tour.

- Elle a refusé que je la ramène sans toi.
- Comment m’as-tu retrouvée ?

Le shinobi tendit un doigt où flottait le ruban. Ine hocha la tête, le récupéra et le remercia.

- J’ai une autre idée pour Taki. Nous irons voir Inokura-fujin, mais seuls.

Kiba fronça les sourcils mais ne dit rien.

- Comme tu voudras.

Ine se pencha vers la petite fille :

- Continue de travailler ta théorie. Je vais faire ce que je peux.

Taki acquiesça. Ine attrapa son veston sur le dos d’une chaise et s’apprêta pour sortir. Avant de quitter la maison toutefois, elle se retourna vers Ren’ai, l’air préoccupé :

- On discutera à mon retour, Ren.

Celui-ci se détourna un instant de ses fourneaux et sourit :

- Quand tu veux Ine-chan. Le repas sera près.

***


Quand Kaseifu introduisit Kiba et Ine dans les appartements d’Inokura Kusaki, celle-ci semblait avoir repris quelque peu de son engouement. Elle accourut vers Ine et lui prit les mains, sans remarquer les bandages qui les entouraient :

- Oh, avez-vous retrouver ma fille ?

Ine grimaça en récupérant ses mains blessées mais elle sourit largement. Inokura Kusaki ne put retenir un long soupir de soulagement.

- Comme je suis soulagée ! Mais où est-elle ? Vous aviez promis de me la ramener !

Ine lança un regard de côté à Kiba qui n’échappa pas à la mère de Taki. Elle commença à se mettre en colère :

- Et bien quoi ? Allez-vous me ramener ma fille oui ou non ?!

Ine s’éclaircit la gorge et plongea les yeux dans ceux de la femme :

- Nous vous l’avions promis, certes, mais vous devez savoir que Taki n’a pas été enlevée. Elle s’est enfui.

Inokura Kusaki esquissa un mouvement de recul en portant ses mains à son visage.

- Je ne vous crois pas ! Pourquoi se serait-elle enfui, elle peut avoir tout ce qu’elle veut ici !
- Sauf ce que vous lui refusez : un bandeau de kunoichi !

Un éclat mauvais passa sur la figure d’Inokura-fujin. Elle poussa un cri d’hystérie :

- Vous avez corrompu ma fille ! hurla-t-elle. Vous lui avez donné de mauvaises idées et maintenant, je vais perdre ma petite fille !

Kiba tenta de s’interposer entre les deux femmes mais Ine le repoussa violemment. Elle toisa Inokura-fujin et lâcha d’un ton peu amène :

- Vous la perdrez toute seule, si vous ne lui permettez pas de s’inscrire à l’académie. Pourquoi croyez-vous qu’elle cache des manuels de ninjutsu sous les lattes de son lit ? Voulez-vous voir jusqu’où va la colère de votre fille ?

Ine dégrafa les bandes de ses mains et exposa les marques encore rouges sous le nez de la pauvre femme.

- Ecoutez-moi, fujin. poursuivit-elle. Je n’ai pas laissé le choix à ma propre mère et cela fait près de trois ans qu’elle ne m’a pas vu et qu’elle n’a aucune nouvelle. Voulez-vous que Taki vous fasse la même chose ?

Inokura Kusaki se laissa tomber sur le sol, cachant ses yeux derrière ses mains. Plusieurs sanglots la secouèrent et Ine put l’entendre murmurer :

- Toute ma famille va-t-elle m’être enlevée par Kiri no Sato ?

La jeune kunoichi s’agenouilla auprès de la mère éplorée et la prit par les épaules :

- Fujin, Taki ne veut pas vous faire de mal. Mais pour elle, c’est le moyen de suivre les traces de son père et elle est déjà très douée. Vous ne devriez pas lui refuser cela, elle va avoir besoin de tout votre soutien.

Inokura Kusaki hocha lentement la tête et essuya les larmes dans ses yeux. Elle posa délicatement sa main sur celle de la jeune femme et sourit faiblement :

- C’est entendu. Puis-je voir ma fille maintenant ?

~Epilogue~


Penchée sur la table, Ine relisait les quelques caractères qu’elle venait d’écrire sur le papier blanc. Ses parents ne savaient pas lire mais le porteur de courrier se chargerait de leur transmettre les nouvelles de leur fille unique. La jeune femme esquissa un petit sourire : ils feraient sûrement une drôle de tête…

Ine allait refermer la missive quand elle se ravisa. Attrapant une paire de ciseaux qui traînait sur le coin du bureau, elle coupa une mèche de ses cheveux ébène qu’elle joignit à la lettre. Un instant, elle resta à contempler l’enveloppe de papier tourner entre ses mains.

- Ine-kun !

Ine sourit et tourna la tête vers la petite Taki.

- J’arrive, Taki-chan.

Elle reposa la missive sur la table, se leva et allongea le bras pour lui présenter sa main, que la petite fille prit sans hésitation mais avec d’infinies précautions. Puis, d’un ton enjoué, elle lança à la fillette :

- Alors Taki, es-tu prête pour ton inscription ?


FIN

MessageSujet: Re: [Mission Rang D] Arashi   Sam 24 Oct - 19:00



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