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 Le Début du Championnat

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MessageSujet: Le Début du Championnat   Jeu 18 Fév - 22:29

Akogare attendait dans le bureau de Keira depuis maintenant une petite dizaine de minutes, seul.

Il regardait le bureau autour de lui, qu’il connaissait bien maintenant pour y avoir délivré une quantité non négligeable de rapports et y avoir puisé quelques missions et autres contrats dangereux ou non. Il n’aurait su dire s’il aimait les lieux. On ne pouvait manquer d’observer qu’ils étaient chargés d’histoire, avec notamment une photographie de Sandaime Ryushi Aburame avec ses élèves. Akogare s’approcha et la regarda de plus près. Ryushi avait toujours un homme qu’il avait respecté. Le seul qui soit jamais véritablement parvenu, avec peut-être Hishomaru, à unifier les clans de Konoha. Peut-être que pour un autre village, cela semblerait dérisoire. Pour Konoha, c’était énorme. Ce village ne pouvait être soudé et puissant si ses clans étaient divisés. Et, malheureusement, ses clans étaient naturellement divisés. Des questions politiques, principalement, mais également philosophiques. Certains clans, parmi les plus sages, se tenaient à l’égard de ces considérations. D’autres, Uchiha et Hyuuga en tête, s’enfonçaient là-dedans avec l’ardeur de jeunes enfants excités.

La porte tourna et Akogare se retourna d’un bloc. Il salua Keira d’un léger signe de tête.

[Keira] - J’avais une réunion avec le reste du Conseil. Tu avais une idée à me soumettre ?

Elle s’installa derrière son bureau et s’affairait à chercher un papier. Akogare s’avança jusqu’à la grande vitre, dans le dos de Keira, et s’y appuya.

[Akogare] - Une réunion sur quoi ?

Keira ne répondit pas tout de suite et le Hyuuga estima qu’elle ne comptait pas le faire. Mais il se trompait.

[Keira] - Rien de très intéressant. De l’économie, surtout. On n’est pas exactement aussi riches qu’on devrait l’être.

[Akogare] - Qu’est-ce que vous voulez, ça revient cher les légendes.

Elle eut un petit grognement qui le fit sourire. Il se tourna.

[Akogare] - Sinon, oui, j’avais une idée. On a quelques vieux Genin qui traînent.

[Keira] - Pardon ?

[Akogare] - Eh bien, on a de vieux Genin. En fait, on a des vieux Genin et de bons Genin. Ils n’arrivent pas à s’organiser au sein d’une équipe, alors je pense qu’il serait bon d’en dégager dans les rangs supérieurs.

[Keira] - En claquant des doigts ?

Akogare haussa les épaules.

[Akogare] - Si je pouvais, je le ferai. Je pensais à organiser un petit tournoi. C’est incroyable le peu d’expérience qu’ils ont. Ils ont combattu deux fois et ils s’imaginent valoir quelque chose. On leur inculque la prétention plutôt que la prudence.

Sans qu’Akogare ne puisse le voir, Keira leva les yeux au ciel en attendant que le laïus sur l’éducation donnée par l’Académie passe.

[Akogare] - Alors une petite session étalée sur trois semaines pendant lesquels ils se combattraient successivement me paraît convenable. Le vainqueur accède à la classe supérieure.

Keira eut un second grognement, dédaigneux cette fois-ci.

[Keira] - Parce que bien sûr, un Chuunin n’est rien d'autre qu'un combattant décent.

Akogare devinait que la suite de son discours allait être importante dans la décision de Keira, aussi décida-t-il de s’installer sur le siège qui faisait face à la vieille femme. Elle n’avait aucune raison spécifique de refuser sa proposition, mais il préférait ne rien laisser au hasard. Ce n’était pas qu’il rêvait d’avoir un Chuunin en plus à Konoha - bien qu’il en aurait l’usage - mais par pur orgueil, il n’allait pas laisser une chance à Keira de le contredire.

[Akogare] - Notamment. Il y a certains Chuunin qui sont faits pour obéir, d’autres pour commander. S’il s’avère que le Chuunin ne sait faire qu’obéir, ce qui n’est en aucun cas un défaut, alors il sera sous l’autorité de quelqu’un. S’il a ce qu’il faut pour commander, alors il commandera. Cette décision nous appartient.

Keira l’observait sérieusement, sans que son visage ne trahisse la moindre de ses pensées. Un vrai visage de requin.

[Keira] - Mmh. Combien de Genin ?

[Akogare] - Quatre. Je vous transmettrais les noms. Honnêtement, ils ne sont pas géniaux et ne vont pas transcender le village mais on ne s’attend jamais à ce qu’un Genin transcende le village. Un Chuunin, lui, aura plus d’occasions de le faire. Et puis, ça les fera bouger un peu.

Keira lisait machinalement un courrier, mais Akogare la connaissait suffisamment pour savoir qu’elle réfléchissait à sa proposition. Elle n’aimait pas beaucoup, à raison, le principe de promouvoir quelqu’un uniquement parce qu’il se battait décemment et de le promettre comme condition sine qua non. Elle avait parfaitement raison, car c’était là la base de toutes les structures militaristes et autoritaires. Plus de pensée, mais uniquement de l’action. Quelque chose de très dangereux - mais pour un malheureux Chuunin, quand même… d’autant qu’ils ne s’étaient pas non plus tournés les pouces depuis qu’il était là. Akogare était serein.

[Keira] - Très bien. C’est d’accord. J’informerai le reste du Conseil. Est-ce que tu t’en occuperas ?

Akogare grimaça.

[Akogare] - Non, je n’ai pas le temps. Je passerai peut-être à la fin… Je pensais proposer Ginko pour s’en occuper.

Keira releva la tête pour le dévisager.

[Keira] - Ah ? Pourquoi Ginko ?

[Akogare] - Eh bien, je l’ai récemment vu en train d’essayer de pêcher un poisson du lac avec un sachet plastique. Je crois qu’elle s’ennuie un peu. Mais on peut rajouter votre gars, là, Tago. Pour le côté officiel de la chose. Parce que Ginko… n’est pas très crédible.

[Keira] - Très bien. Je m’occuperai de les avertir.

[Akogare] - J’aime votre froide efficacité.

La vieille femme eut un signe indéterminé de la tête qui lui indiquait qu’il pouvait disposer. C’était bien inutile de le préciser.

***

Ginko piaffait littéralement d’impatience. Elle avait reçu le petit mot, signé par Keira, une semaine plus tôt. Elle ne savait pas pourquoi on avait pensé à elle, mais la jeune femme devait bien avouer que cela tombait à point nommé. L’inaction la tuait. On lui avait dit qu’elle ne pourrait pas repartir en mission tant qu’une vieille blessure à la cuisse ne serait pas totalement rétablie. C’était bête, elle pouvait courir, et danser, et sauter dans les airs et… tellement d’autres choses qu’on fait avec ses jambes. Mais non. Elle ne pouvait pas. Alors elle s’ennuyait toute seule, parce que Tsuby était à l’Académie et qu’elle travaillait tout le temps. Elle ne la voyait que le soir. Et elle n’avait plus d’équipe affiliée - une chance, parce qu’elle n’aimait pas les enfants.

La pétillante jeune femme se redressa comme une fusée quand Tago parut. L’homme la salua d’un signe de tête et ajouta.

[Tago] - Bonjour Ginko. En forme ?

[Ginko] - Bien sûr ! Tu sais, même sans ma jambe, je peux quand même faire des missions. Moi j’aime ça les missions. Ca me rappelle quand j’étais avec mon sans-sei et qu’il faisait des blagues sur la mort et des trucs comme ça. Mais il rigolait pas beaucoup en fait. Je me souviens plus trop. Mais j’aimais bien mon sansei.

Tago eut un sourire poli.

[Tago] - Ton sensei, tu veux dire.

Ginko le dévisagea avec le plus grand sérieux comme s’il était profondément stupide.

[Ginko] - Non… mon sans-sei...

Tago, en bon professionnel, décida de passer à autre chose. Ils se trouvaient dans les couloirs de l’arène et les quatre Genin retenus devaient les attendre dans le sable. L’homme nota dans un coin de sa tête que Ginko ne mentait pas ; elle avait un parfait usage de ses jambes, qu’elle utilisait pour se déplacer en petits bonds adroits et gênants. Il connaissait un peu son dossier, aussi cela ne l’étonnait-il pas plus que cela. Néanmoins, drôle d’idée d’avoir proposé Ginko dans ce rôle. Mais elle était Juunin et en dépit de ses pitreries, Tago savait parfaitement ce que cela signifiait.

Ginko s’arrêta de sautiller pour s’émerveiller à voix haute de la clarté du soleil, tandis que Tago se dirigeait directement vers les Genin rassemblés. Ils attendaient en ligne. Les gradins étaient loin d’être remplis, mais ils n’étaient pas vides pour autant. Quelques villageois s’étaient déplacés pour voir le début de cette petite compétition.

Tago et sa compagne s’arrêtèrent à quelque distance des Genin.

[Tago] - Bonjour à vous.

[Tago] - Vous avez été tenu au courant par courrier de la raison de votre présence ici et des enjeux, néanmoins, je vais les clarifier. Konoha organise un petit championnat en interne, avec vous quatre comme participants. Vous êtes tous genin, compétents et vous disposez pour la plupart de quelque expérience des combats.

Ginko dévisageait avec des yeux ronds l’un des participants, qui détourna les yeux, gêné. Tago l’ignora.

[Tago] - Chacun d’entre vous rencontrera deux fois ses adversaires. Lorsque vous remportez un combat, vous engrangez trois points. Lorsque vous en perdez, vous ne gagnez rien. Au final, cela qui cumule le plus de points remporte le championnat et devient ninja de classe intermédiaire, Chuunin.

Tago acquiesça pour lui-même.

[Tago] - Cela sera dur, et il faudra rester concentrer jusqu’au bout de l’épreuve. Elle durera trois semaines, de sorte à vous ménager un temps de repos suffisant entre les rencontres. Ginko Yagi, ici présente, se chargera d’arbitrer les rencontres.

Ginko continuait de dévisager le participant, aussi Tago ne prit pas la peine de lui laisser le temps de se présenter - ce qu’elle n’aurait à l’évidence pas fait.

[Tago] - Je vous souhaite bonne chance. Si vous avez des questions à me poser, c'est maintenant.
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Le Début du Championnat   Ven 19 Fév - 1:30

Une semaine que cela avait commencé. Hakai et Junko semblait passer leur temps libre ensemble, voulant rattraper le temps perdu. L'emploie du temps était assez simple. Ils s'entrainaient jusqu'à assimilation de la technique ou de l'idée puis le lendemain c'était repos. Ils avaient fait un certain nombre de restaurent, de magasin en tout genre. Hakai avait dû céder aux caprices de son amie et faire les magasins de prêt à porter avec elle. Comme ci elle avait besoin de lui pour s'acheter ses sous-vêtements... Mais en homme respectueux, l'Uchiha se pliait à tous les caprices de la femme du renard. Après tout elle avait passé cette dernière semaine à l'enseigner les principes du renards, chose qu'il n'avait entendu depuis fort longtemps. Il les avait presque oublié avec le temps...

Cet emploi du temps c'était chargé dotant plus lorsque la nouvelle était tombé. Un championnat allait bientôt avoir lieu au village et le genin y était invité à participer. Ce matin là, lorsqu'il buvait son thé tout en lisant les lettres d'encre sur le papier, son cœur c'était mis subitement à accélérer. Pas mal de chose lui tombait sur le dos en ce moment comme un effet d'avalanche. Taka, le futur départ en mission, la classe spéciale, les retrouvailles avec Junko et à présent cela. Hakai était donc un homme heureux. Mais encore devait il gagner ce championnat.

C'est avec un pas assuré qu'il marchait dans les rues du village. Le point de rendez vous était bien évidemment à l'arène. Quel autre lieu pourrait accueillir pareille événement? Et puis cette structure avait été érigé à cette fin, autant l'utiliser. L'Uchiha avait préparé soigneusement son matériel. Il ne savait pas si le début des combats allait être aujourd'hui, il voulait être prudent. Son bolas pourrait lui être utile même si sa seul véritable arme était ses poings. Il terrasserait chaque adversaire et remportera la victoire. Rien ne pourrait ralentir sa progression à présent. Les futures événement étaient flou. Il pourrait tirer son épingle du jeu, ou peu être pas. Mais il pouvait essayer.

Les impressionnants murs de l'arène se dressaient devant le jeune homme. Il avait déjà combattu entre ces murs mais il faisait nuit et l'endroit était alors désert. Devant les imposantes ouvertures qui servaient d'entrer, il pouvait déjà entendre quelque brouhaha. Certain habitant avait fait le déplacement pour assister au spectacle. Il était rare d'avoir la chance d'admirer un combat de shinobi en toute sécurité. Seul l'examen chuunin pouvait offrir un tel spectacle. Aujourd'hui c'était en quelque sorte la même chose, sauf que seul les shinobis de Konoha était présent. Le publique voulait du spectacle, Hakai leur en donnera, il était né pour cela.

Il pénétra dans la structure. Contrairement aux gens qu'il avait suivi jusqu'à présent, il s'engouffra dans le petit tunnel qui mené au cœur de l'arène. L'obscurité l'enveloppa quelque seconde, le temps pour lui de se concentrer. Il jouait gros. Une occasion de passer chuunin ne se présentait pas tous les jours. Il devait aujourd'hui triompher. Porter fièrement les couleurs du clan au sommet.

La lumière se rapprochait peu à peu, le bruit de la foule se voulait plus fort. Hakai porta la main à son visage et transperça la lumière. Il ne voyait tout d'abord rien, ébloui par les rayons du soleil. Puis se fut des gradins occupé par endroit qu'il contempla. Pour un championnat interne l'influence du publique était tout de même importante.


*Pas mal.*

L'homme enflamma une cigarette sous l'impulsion. Personne ne semblait être encore présent. L'arène lui était presque réservé. Il s'avança alors vers le centre contemplant toujours le leiu ou se déciderait son proche avenir. Comme pour s'imprégner du lieu et pour profiter de son petit plaisir qui partait en fumé, il entreprit un tour de l'arène.

L'Uchiha n'eut pas à attendre longtemps. Un à un, d'autre participant arrivait. Ils étaient quatre à présent, comme indiquait dans la lettre. Hakai regarda un à un ses adversaires. Il n'avait aucune crainte, il avait confiance en ses capacités. Son regard sombre se tourna une nouvelle fois vers le tunnel ou deux formes s'engouffraient dans l'anneau. Un homme et une femme... Leurs statures étaient bien différent des autres. Ils semblaient bien plus confiant, plus expérimenté. Probablement les figures officiels de ce tournoi.

Hakai regarda d'un air sur, les deux officiels. L'un prenait la parole tandis que l'autre dévisageait un participant. Hakai lui examinait tout cela en fumant sa cigarette. Les règles étaient assez simple, il n'avait aucune question, seul le combat l'intéressait.

MessageSujet: Re: Le Début du Championnat   Ven 19 Fév - 16:33

Une petite pièce de bronze scintillait entre ses doigts. Elle disparut. Kamen sourit.

Il enfilait tranquillement son pantalon et serra sa ceinture, l’esprit perdu, quelque part dans les nuages qui couvraient le ciel bleu de Konoha. Ils étaient solitaire, perdus, loin, très loin de leur monde et pourtant si proche du sien. Il les appelait tous les soirs, lorsque sa mère éteignait la lampe à son chevet et déposait un baiser sur son front chaud, comme s’il n’était encore qu’un enfant. Alors ses yeux se fermaient et il partait, chaque soir un peu plus haut. Et lorsque le soleil tapait entre les battants des volets, il retombait sur le coussin de réalité qui le berçait depuis treize ans, chaque matin d’un peu plus haut, chaque matin un peu plus violemment. Kamen sourit à nouveau. Un jour, il ne retomberait plus. Il resterait scotché là-haut, entre deux anges et un démon, entre des nuages de poussières, des lacs de sucre et des forêts de lames. Son monde n’avait aucune limite, aucune définition. Il le lisait et le peignait à sa guise, selon les circonstances, ou contre elles.

Il s’était encore perdu. Ses doigts s’étaient arrêtés sur la boucle de sa ceinture alors que son regard restait accroché aux nuages qui virevoltaient dehors. Son sourire s’effaça. Il fallait qu’il arrête, il fallait qu’il se détache de ce fantasme. Toraneko n’aimerait pas ; elle n’aimait déjà pas. Kamen savait que cela nuirait à la bonne conduite de sa carrière, qu’il perdrait le brin de raison que sa mère avait façonné toutes ces années et qu’il tomberait dans une folie dont il ne pourrait plus jamais sortir mais lorsqu’il dormait, il ne pouvait pas contrôler ses rêves. La professeur lui avait rétorqué le contraire, mais elle ne l’avait encore jamais prouvé. Il l’aimait bien, Chiyoko, mais il la trouvait un peu sotte par moment. Un peu trop droite pour s’enfoncer dans la folie de l’illusion. Kamen ne comprenait pas.

La porte de sa chambre s’ouvrit doucement. Le visage détendu de sa mère apparut, souriant, comme d’habitude. Chiyoko est ici, dit-elle d’une petite voix sourde. Parfois il la bafferait pour son caractère chancelant. Ou son manque de caractère, il ne savait pas bien encore. Un jour, il déciderait. Kamen hocha de la tête et enfila un haut blanc. La jeune femme pénétra dans la petite pièce.

[Toraneko] – Je pensais que tu dormais avec ton bandeau.

Kamen émit un rire faussement amusé.

[Kamen] – Ca vous aurait épaté hein ?

[Toraneko] – Non. C’est juste que tu n’as pas la même tête sans.

Le garçon afficha une moue déçu mais assez étrangement, il ne releva pas l’élucubration noire de sa professeur et changea aussi vite d’attitude.

[Toraneko] – Tu es prêt ?

[Kamen] – Vous m’avez appris à toujours l’être.

[Toraneko] – Pourtant je t’attends …

Elle était chiante. Très chiante. Il l’aimait pour ça. Et parce qu’il n’avait pas le choix, aussi.

[Kamen] – Vous n’étiez pas obligé de m’accompagner vous savez.

Toraneko s’assit sur le petit bureau de bois sur lequel était entreposé toute sorte de papiers, quelques dessins et de l’encre qui tâchait ça et là le blanc des feuilles.

[Toraneko] – Je veux juste m’assurer que tu as bien compris l’intérêt de la chose.

Elle s’arrêta un instant.

[Toraneko] – Et le mien, par la même occasion.

[Kamen] – Qui est Ginko ? Je n’ai jamais entendu parler d’elle. Elle est sympa ?

Il sentit la main noire de Toraneko chatouiller son épaule puis remonter le long de sa gorge. C’était une chose que la jeune femme aimait faire. L’intimider.

[Toraneko] – Kamen, je suis sérieuse.[/color]

Il le savait.

[Kamen] – Je ne suis pas sûr de vraiment vouloir devenir Chuunin.

[Toraneko] – Il n’est pas question de cela. Tu as été choisi parce que tu en avais les capacités. Les trois autres candidats ne seront pas des amateurs. J’attends de toi que tu ne me déçoives pas. C’est bien compris ?

Elle avait toujours été aussi exigeante avec lui. Elle avait été toujours été exigeante avec tout le monde de toute manière, notamment avec elle-même. Surtout avec elle-même. Kamen serra son bandeau sur son front et releva ses cheveux bruns. Une joie intense luisait dans ses lieux. Toraneko n’aimait pas cette étincelle mais elle le laissait faire, muant l’espoir qu’un jour le jeune garçon prendrait conscience de lui-même qu’elle n’était pas dans son intérêt.

La pièce réapparut entre son index et son majeur. Il la lança dans les airs. Elle disparut à nouveau. Kamen sourit.

Compris.


***


Ginko était si belle … Elle lui faisait peur. Les grandes boucles roses qui perlaient au dessus de sa tête rondouillarde étaient très certainement la raison de la venue de quelques spectateurs pas bien réveillés.

Kamen se tourna vers Tago qu’il avait imaginé bien plus grand et bien plus fin. Avec quelques petites pointes de poils qui pousseraient maladroitement sur son menton. Il l’écouta attentivement et, nécessairement, quelque chose lui revint à l’esprit.

[Kamen] – Et si on perd, mais pour de bon ? Qu’on ne revient pas ? On … meurt ?


Tago le regarda d'un air un peu décontenancé, mais il se reprit très vite.

[Tago] – Si tu perds, tu perds. Le combat sera arrêté si tu es en situation de danger, mais il n'y a aucune chance que l'un d'entre vous meure. Vraiment aucune.

Il désigna Ginko du menton.

[Tago] – Même si c'était dans votre intention de tuer l'un de vos adversaires, ce que je ne pense pas, Ginko aura interrompu le combat bien avant.

Toraneko le fusilla du regard, assise et studieuse dans les tribunes. Il sourit.

Derrière lui, il y avait cette chaleur qui transpirait sans que rien ne semble pouvoir l’arrêter. Il n’osa pas se confronter à son regard parce que le sien ne signifiait rien, mais il se laisser s’imprégner de la température qui grimpait étrangement. Il n’avait aucune idée de leur nom – et il l’apprendrait bien assez vite, sur le petit tableau de craie qu’il avait aperçu dans le couloir et qui sortirait le nom de son prochain adversaire, et du suivant encore – mais il s’en fichait. Cela n’avait finalement que très peu d’importance.

La pièce retomba entre ses doigts. Il continua de jouer avec.

MessageSujet: Re: Le Début du Championnat   Sam 20 Fév - 3:16

Le Senjagosan, fierté de tout un clan, fierté de tout un peuple. Il trônait fièrement dans le pays du feu comme un symbole de la résistance de toute une communauté face à son destin. Une fatalité qu’ils avaient repoussée ensemble, pour croître et ainsi ne pas finir dans l’oubli. C’était une belle histoire, mais narrée avec trop de douceur pour faire véritablement ressortir le caractère de cette montagne. Ces flammes rageuses, indomptable et pourtant si sublimes. De temps à autre, une fumée noire s’échappait de son immense cratère, c’était alors un jour sombre pour le clan, une journée où l’honneur et la tristesse se mélangeait dans le cœur de quelques Senjago. La mort avait frappé une famille qui ne pensait pas connaître ce triste dessin en cette période si jeune de leur vie.

Quelques Senjago c’étaient attelés à creuser un grand trou à même un mur de la montagne dans la grande salle où la plus part des morts étaient honorés. Pour finir en ces lieux il fallait avoir été tué avec bravoure, avec honneur et surtout après avoir utilisé toute les forces qu’un Senjago possédait. Et c’était ainsi que Susakan Yogan, encore bien trop jeune, avait péri. Son corps sans vie était enroulé d’un drap blanc qui ne laissait voir qu’une vague forme de son corps. On reconnaissait la pointe de son nez qui avait toujours été un peu trop longue, ou encore la grandeur de ses pieds. Mais ces détails, seule la famille Yogan les connaissait.

Le père se tenait droit, fier, honoré de pouvoir donner son fils à la montagne sacrée. Il regardait le corps avec une légère pointe de respect pour cet être qu’il avait élevé et qui était mort dans la gloire du clan. La mère pleurait, émotive, sensible mais tout aussi fier de ce que son fils avait réussi à accomplir durant sa marche vers l’obscurité totale. Elle serait fort entre ses bras le dernier représentant de leur famille. Il était encore jeune, les traits de son visage étaient enfantins mais son regard laissait place à la naissance du feu de la montagne des Senjago. Il avait déjà que trop pleuré son frère depuis qu’ils avaient apprit la nouvelle de sa mort. Aujourd’hui, alors que son ainé allait être incinéré dans le hall des grands noms Senjago, il n’avait plus envie de pleurer. Il ne voyait plus un frère partir pour l’autre monde, mais un modèle.

Hideo approcha d’un pas doux et respectueux en direction du trou où gisait maintenant le frère de Barukan. Les bras croisés, il était de ces gens qui possédaient une aura étincelante. Sans même ouvrir la bouche on pouvait savoir que ce qu’il allait dire allait être aussi précieux que le Senjagosan. Le feu du clan brûlait en lui avec autant de force, de passion et d’ardeur que l’amour qu’il portait aux êtres de feux qui l’entouraient. Il fit un petit signe de tête et deux nouveaux individus approchèrent du trou. Ils portaient une lourde pierre avec eux. Elle était une couleur grise éclatante au soleil, mais au cœur du volcan les cendres la ternissaient un peu. Les deux individus recouvrirent le tombeau du frère de Baruken avec la pierre et commencèrent à tailleur le nom du Yogan dans cette dernière. Hideo inspira doucement et prit la parole d’une voix posée mais roque.

[Hideo] – Un fils Senjago a honoré le clan jusqu’à sa mort. Il mérite sa place après avoir tout essayé pour accomplir ses devoirs. Famille Yogan, vous pouvez être fier, car le Senjagosan sera à jamais la demeure de Susakan.

Sur ces mots, les deux individus finirent de graver en silence le nom du fils Yogan et s’avancèrent devant le père pour le saluer avec respect. De nombreuse personne défilèrent ainsi devant le jeune Barukan, des proches, de la famille, ou même des inconnus. Car c’était une preuve de grand patriotisme que venait d’accomplir Susakan.

Barukan sentit une troisième main se poser sur son épaule. Ce n’était pas celle ferme, presque brutale de son père, et elle n’était pas assez douce pour être celle de sa mère. Bien au contraire, cette main était vieille mais encore fougueuse. On pouvait ressentir le sang bouillonnant à l’intérieur de ce corps. Ce n’était autre qu’Aya Senjago. Barukan, comme la plus part des jeunes adolescents du clan, suivait les enseignements de l’ancienne shinobi du village caché de la feuille. C’était grâce à elle qu’il réussissait du haut de ses quatorze ans à maîtriser une bonne partie du feu des Senjago qui brûlait en lui. Mais aujourd’hui, avec la mort de son frère qu’il venait de digérer, la vieille femme n’avait plus qu’à souffler sur la flamme qui grandissait en lui pour en faire un véritable incendie.

[Aya] – Du courrier de Konoha est arrivé. Barukan va avoir l’occasion de passer Chuunin.

[Mère Yogan] – Ce n’est pas un peu tôt ?

Aya étira ses lèvres en un grand sourire avant de sortir Barukan de l’étreinte de sa mère.

[Aya] – Je crois surtout que ce garçon a assez joué la comédie. Il est gentil avec toi car tu es douce Yani mais c’est un vrai Senjago, ne commence pas à essayer de modeler son avenir comme celui d’un trouillard !

Barukan fronça les sourcils et se dégagea de la poigne d’Aya, à la surprise de cette dernière. Il pointa du doigt la vieille femme tout en parlant d’une voix forte.

[Barukan] – Essaye pas de me materner, ou manipuler car t’as jamais pu avoir un avenir de shinobi décent.

Il ramena son doigt sur le tombeau de son frère où apparaissait en toute lettre le prénom de ce dernier.

[Barukan] – Le seul qui dictera ma conduite est Susakan, je ferais de mon mieux pour finir comme lui et j’irais à cet « examen » avec le même état d’esprit. Maman, j’ai que trop refoulé mes sentiments pour t’aider à supporter la mort de Susakan. Aya, je sais très bien ce que je dois faire et ce que je ne peux pas faire.

Aya et Yani commencèrent à ouvrir la bouche pour répondre à la petite tirade de Barukan mais une voix rauque et puissante se fit entendre à côté d’eux. Le père de ce dernier avait croisé les bras et son regard n’inspirait aucune bonne chose. Il jeta ses flammes sur les trois protagonistes et eu le droit à un joli regard assassin d’Aya. Avant de finalement poser son attention sur son dernier fils.

[Père Yogan] – Tu y va et tu combattra avec la même fougue que ton frère.

Barukan éclata de rire et se passa la main à travers sa chevelure rouge. Il reprit son calme et prit un ton malicieux.

[Barukan] – Comme s’il pouvait en être autrement.

***

Ils étaient deux pour organiser ce championnat. Cela allait être une épreuve d’endurance. Barukan esquissa un petit sourire en pensant aux tours de terrain que les professeurs leurs faisaient faire à l’académie pour justement améliorer cette dernière. Dans un enchainement de combat le mental allait compter tout autant que la force physique. Car après de longues heures d’affrontement, on perdait souvent quelque chose d’essentiel : la lucidité. Mais il était encore jeune, et Barukan avait confiance dans le feu qui vivait en lui. Il croisa les bras et écouta en silence.

Ca parlait de mort, et de l’arrêt d’un combat. C’était si futile, il était évident que les hauts gradés du village n’allaient pas laisser de simple genin s’entretuer. C’était des méthodes complètements en dehors des conventions sociales qui auraient suscités la haine des villageois plus que la fierté. Mais soudainement, une question surgit dans l’esprit enflammé du jeune garçon, il prit la voix d’un ton peut-être un peu trop provocateur mais c’était dans sa nature.

[Barukan] – Pourquoi seul le premier peut être promu ? On nous juge que sur nos capacités à combattre ?

Il esquissa un sourire malicieux. Il avait déjà entendu parler des examens chuunins et il savait très bien que la force d’un individu n’était pas jugée sur la taille de ses muscles. C’était pour cela qu’il avait tout à coup eu du mal à comprendre l’intérêt de devoir cramer un à un ses opposants pout passer chuunin.

[Tago] – Parce que Konoha n'a besoin que d'un Chuunin à l'heure actuelle. Si vous n'êtes que quatre Genin à être sélectionnés sur toute la masse de Genin, c'est parce que vous avez déjà fait vos preuves ailleurs ou que nous nourrissons quelques espoirs à votre endroit.

Le visage de Barukan prit une teinte narquoise. Il croisa les bras et laissa la chaleur de son sang se répandre au travers de ses muscles. Il jeta un regard rapide à ses adversaires prés de lui. Il y avait un gamin qui s’amusait avec une pièce et un Uchiha. Il avait reconnu en un coup d’œil avec l’éventail du clan brodé sur ses vêtements. L’excitation envahit alors Barukan, il savait que ces ninjas là maîtrisaient aussi le feu d’une belle manière. Pouvoir affronter un de leur membre était une chance qu’il voulait saisir. Il laissa un regard insistant sur ce garçon avant de ramener son attention sur Tago.

Une dernière pensée pour son frère illumina son esprit avant que ce dernier prenne le ton d’un combattant.

MessageSujet: Re: Le Début du Championnat   Mar 2 Mar - 14:04

Hakai : +7 XP
Iki (Kamen) : +12 XP - Bonus MJ
Kenji (Barukan) : +12 XP - Bonus MJ
Akogare : +20 XP
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