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 [CK001] Un dragon nous attaque !

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Hana Aisu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: [CK001] Un dragon nous attaque !   Mar 6 Nov - 0:09


Ce matin là, Hana s’en souviendrait longtemps. Très longtemps en fait, tant la fierté qu’elle ressentit à cet instant – doublé d’une certaine appréhension – était forte. Elle s’était réveillée tôt, mais traînait encore au lit, comme elle aimait si bien le faire. Rien ne lui plaisait plus que ces instants où rien, absolument rien, ne pouvait la faire sortir de son lit. Presque rien en tout cas, car un message l’invitant à se rendre immédiatement dans les bureaux de l’Hokage où l’attendait le Daimyo était clairement une raison valable de se lever. Et même de se lever vite : Hana ne déjeuna pas, et se contenta de se passer un peu d’eau sur le visage pour avoir l’air moins endormie, et elle fonça dans la rue. L’homme qui avait apporté le message n’était resté que quelques instants, le temps d’avertir son père, Shinji Uchiha, que sa fille était réquisitionnée pour la journée.
Le quartier Uchiha était encore calme en cette heure matinale mais, Hana le savait, il ne tarderait pas à s’éveiller sous les cris des marchands et le brouhaha de la foule. Hana quitta le quartier pour entrer dans le centre ville. Là, elle hésita un peu plus, n’étant pas vraiment familière avec cette zone du village. Mais Konoha était encore petit, et elle ne se perdit pas. « Je me demande si Yahei et Mizuki sont convoqués eux aussi » songea-t-elle, tout en se demandant si, oui ou non, elle l’espérait.
Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver devant le bureau de l’Hokage. C’était la première fois qu’elle s’y rendait et elle sentit son appréhension augmenter encore. Elle fit un signe de tête au garde qui se tenait devant la porte. Il devait être au courant de son arrivée, car il ne fit pas mine de lui barrer le chemin, ni même de lui poser la moindre question. Hana prit une inspiration, et frappa trois coups secs à la porte.

Daimyo – Entrez.

Hana poussa la battant sombre de la porte, et pénétra dans la pièce. Elle s’était attendu à y découvrir un salle emplie de secrets mystérieux et de plans secret, et elle fut légèrement déçue de n’y apercevoir que des tas de papiers et des cartes de la zone. A la table était installé Makato Buniko, le Daimyo du Pays du Feu en personne, que hana rencontrait pour la première fois. Elle salut respectueusement son seigneur, et attendit.

Daimyo – Hana Uchiha.


Ce n’était pas une question, plutôt une froide constatation, et quelque chose dans le ton de l’homme mit mal à l’aise la jeune fille, à moins qu’il ne se soit agit de la façon qu’il avait de l’inspecter sous toutes les coutures, comme si elle n’était rien d’autre qu’un objet qu’il hésitait à acheter.

Daimyo – Votre clan est passé maître de la fourberie. Voyons voir si vous pouvez être trompée.

Hana aurait été incapable de déterminer avec exactitude si la remarque de Makato était un compliment ou un reproche mais, en tant qu’illusionniste, elle considéra qu’il devait s’agir d’une reconnaissance des capacités de son clan et, par la même occasion, des siennes. Le Daimyo lui tendit un parchemin que la jeune fille saisit, et lu de début à la fin. Il s’agissait d’un ordre de mission de rang C. Hana sentit son cœur battre à toute vitesse. Elle passait enfin dans la catégorie supérieure. Lisant plus précisément l’intitulé de la mission, elle apprit qu’elle devait aller enquêter un peu plus loin sur un supposé « dragon » qui s’attaquerait aux caravanes. « J’espère bien, qu’il n’est que « supposé » ce dragon, parce que si je dois m’en occuper seule, ce n’est pas avec quelques shurikens que je m’en débarrasserai ! »

Daimyo – Ce travail doit être fini rapidement, sinon le marché perdra en activité. Le représentant est au marché si vous avez des questions. Sinon, mettez vous au travail.

Hana hocha la tête pour montrer qu’elle avait compris. Elle voulut ouvrir la bouche pour assurer le Daimyo de sa volonté de réussir, mais ce dernier ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit.

Daimyo – Ne me décevez pas Hana du clan Uchiha et… ne me trahissez pas.


Il fit signe à un garde de raccompagner Hana à l’extérieur tout de suite après avoir parlé, sans que la genin n’ait pu ne serait-ce qu’ouvrir la bouche. Tandis qu’elle se dirigeait vers le quartier Uchiha pour récupérer quelques affaires avant de se mettre au travail, elle tourna et retourna dans sa tête la dernière phrase du Daimyo. « Pense-t-il vraiment que je pourrais le trahir ? Il a l’air de se méfier des Uchiha… Mieux vaut être prudente… Je devrais peut-être en parler au reste du clan ? Non… ca ne sert à rien de faire paniquer tout le monde… J’attendrais d’avoir plus d’informations. »
Toujours perdue dans ses pensées, Hana franchit la porte de sa maison, et gravit les escaliers qui menaient à sa chambre. Elle était seule dans la maison et, elle supposa que ses parents devaient s’entraîner avec le reste du clan en vue d’une représentation prochaine. Elle enfila son équipement, mit quelques provisions dans son sac, resserra son bandeau autour de son front, et sortit en silence.
« Un dragon », songea-t-elle, « mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Ca ne peut pas être un vrai dragon quand même ? Mais si ça n’en est pas un vrai – ce que j’espère – qu’est-ce que c’est ? Une illusion ? Une illusion de grande ampleur alors… Quoi ce soit, ce ne sera pas quelque chose à prendre à la légère. »
Hana s’arrêta soudain. Elle avait une idée. Quelques jours plus tôt, un Uchiha du domaine du lion était venu lui parler de son fils. Akarui. Nouvellement formé aux arts shinobi, ce dernier avait besoin d’un peu d’aide et d’entraînement.
« Ce serait un bon moyen de l’endurcir que de le faire m’accompagner. Quelle heure est-il là ? Midi n’est pas encore passé… J’ai bien le temps d’aller le chercher. »
La jeune kunoichi se dirigea vers la maison d’Akarui.

MessageSujet: Re: [CK001] Un dragon nous attaque !   Mar 6 Nov - 10:59

Akarui Uchiha


Tout avait soudain pris une tout autre dimension depuis que mon père avait ENFIN réussi à me faire bouger un peu. J'étais prêt à devenir le Shinobi que mon père avait toujours voulu avoir pour fils et je prenais tout ça très au sérieux. J'avais passé le plus claire de mon temps depuis à lire des rouleau et des livres sur les divers arts Ninja et même s'il y en avait peu, ces formes d'arts étant très récent, j'avais sentis naitre une certaine forme d'intérêt. Notamment quand j'avais pris connaissance de l'étendu et de toutes le possibilité de cet art qui semblait illimité. Tenez par exemple, le dernier livre que j'avais lue décrivait la voie de l'Eisei, je fus d'ailleurs assez surpris de constater que les arts Shinobi ne servaient pas nécessairement tous à donner la mort, mais je supposais que tout n'est qu'une question de philosophie.

Sur ce je commençais à tenter des challenges, comme essayer de lancer des techniques diverses. Finalement je trouvais que les techniques de l'Eisei étaient plus facile à lancer, même si je n'avais jamais réussi à former un jutsu quelconque pour le moment, je trouvais la façon de modeler le Chakra plus harmonieux, poser, je pensais que c'était important d'être à l'aise dans un domaine qu'on souhaite pratiquer.

Ensuite j'appréciais beaucoup m'entraîner avec mon père depuis que je n'avais plus aucun doute sur moi. Mes mouvements au Taijutsu étaient plus oser, on sentait bien que j'y metais plus de coeur. D'ailleurs mon père en était plutôt content, il lui arrivait même de se laisser toucher pour me faire plaisir .. à moins que ce ne soit pour ne pas me décourager, qui sait ? Au pire ce n'était pas grave, le principal pour moi desormais était de perfectionner mes modestes compétences.

D'autant plus qu'aujourd'hui j'allais être tranquille. Mon père était de garde et ma mère n'était pas du genre à me déranger, j'allais bosser tranquillement à mon rythme. Je m'assis donc sur mon lit et me mis à malaxer mon Chakra. Comme le disait mon père" Le contrôle du Chakra et vital à un Shinibi, d'autant plus lorsque c'est un Uchiha", Alors je mettais un point d'honneur à améliorer mon contrôle du Chakra, exercice plus ou moins déjà acquis, mais je m'y entraînais assidueusement plusieurs heures par jour minimum. D'ailleur j'aimais beaucoup cet exercice, c'était avec plaisir que je m'y livrais. La douce chaleur de l'énergie et les émanations bleuté du Chakra avaient quelque chose d'apaisant, de méditatif très agréable ... bref, je Cherchais a devenir Ninja, pas prêtre Zen. Je cessa ma méditation après de longues minutes et tenta une nouvelle technique avec l'espoir d'avoir quelque chose, à savoir un Sasei, une technique Eisei basique.

Je malaxa calmement mon Chakra, il n'y avait pas le feu après tout, puis l'envoya vers ma main qui se mit à emmètre une lueur verte émeraude, sans plus. Au moins j'avais cette fois eu un résultat, c'était encouragent, j'allais continuer sur le Sasei dans le but de le maitriser, cela me ferait une bonne base. Je sortis de ma chambre dans le but d'aller chercher des documents sur cette technique qui pourraient m'en apprendre d'avantage.


- Okaasan, je sort un moment.

- Hum ? Bien, ne rentre pas trop tard dans ce cas.

- reçu, a plus tard.

Je passa le palier de la porte et la referma en faisant un signe à ma mère et me retourna dans le bût de partir, mais je me retrouva nez a nez avec une fille qui visiblement venait chez moi ...

- Hum bonjours ... Je peu vous aider ?


MessageSujet: Re: [CK001] Un dragon nous attaque !   Mar 11 Déc - 15:35

Dans toute légende, il y a une part de vérité, de mensonge, de fantasme, et d’absurdité. Et bien que nous vivions dans un monde où tout semble possible, quand on vous parle de « dragons » croyez-vous vraiment que l’histoire puisse être réelle ? C’est la question à laquelle Hasan fût confronté, ce jour là.

NARRATEUR - Et vous, croyez-vous qu’il puisse exister quelque part, des créatures dont nous ignorons encore tout ?

Dans cet épisode, qui risque de durer quelques temps, nous verrons qu’il est toujours possible de croire à l’impossible, quand cela vous semble réel. « Alerte, des dragons nous attaquent ! » une aventure haute en couleur, où la raison rencontrera la foi et la défiera en combat singulier ! Affaire à suivre.

    ÉPISODE - Alerte, des dragons nous attaquent !

S’il est vrai que le Comité des Marchands du Pays du Feu a un poids et une puissance certaine dans les prises de décision du Daimyo, il est aussi certain qu’il est loin d’être le seul à qui ces derniers peuvent s’adresser en cas de problèmes. Certes le partenariat avec ce nouveau village au carrefour des routes commerciales est un marché fructifiant pour eux, mais doit-on faire confiance à des personnes capables de faire… ce qu’elles font ?

Règle d’or dans le commerce : ne jamais faire confiance. Toujours exiger des garanties, envisager des solutions de rechange, parce que le monde ne peut tourner sans eux ! Il est donc normal qu’ils se soient posé cette question : est-ce que le Daimyo va nous prendre au sérieux ? Va-t-il envoyer des personnes fiables pour enquêter sur cette affaire de dragons, aussi farfelue soit-elle ? Et dans le cas contraire, comment nous, marchands, pourriront faire la différence ?

Tout ça, ce sont les conclusions auxquelles arriva Hasan, lorsqu’un membre du Comité des Marchands prit contact avec lui. Ce dernier se présenta simplement à son appartement, humble visiteur de passage dans le village mais dont le discours fût plus étonnant et inattendu qu’il n’aurait pu l’imaginer en se levant ce matin-là.
Après l’avoir invité à entrer, et une fois la porte fermée, Hasan lui proposa du thé, mais ce dernier refusa poliment.

RIKDO - J’irais droit au but jeune homme. Les commerçants du quartier, qui comptent parmi mes amis les plus proches, m’ont dit beaucoup de bien de toi. Tu es jeune, tu as de l’énergie et quand tu fais une bêtise, tu la répares et ne réitères pas celle-ci.

Comprenant qu’il faisait référence à l’épisode avec l’épicier et le mur qu’il avait abimé, Hasan releva fièrement la tête, heureux que son honnêteté et son sérieux ait été reconnu par autant de personnes. Lui qui, au départ, n’avait fait ça que pour se rapprocher de la fille dont il commençait lentement mais surement à tomber amoureux… Comme quoi, l’amour n’apporte pas que des emmerdes ! Quoique…

RIKDO - Ton profil nous intéresse. Et nous aimerions que tu réalises pour nous une petite mission, en toute discrétion. - Il baissa d’un ton et se pencha sur l’oreille d’Hasan en faisant semblant de se servir du thé. - J’entends par là, que le Daimyo n’est pas au courant de cette petite mission, et qu’elle doit être réalisée sans qu’il ait vent de votre présence là où elle doit être réalisée. - Il se redressa et sorti un parchemin de son kimono.

Hasan le prit en main et le déplia pour en lire rapidement le contenu. Quoi ? Une histoire de dragons ? Encore des paysans qui ont trop bu et ont été effrayés par leurs propres ombres ça ! Mais pourquoi lui demander ceci ? Surtout que…

HASAN - Cet ordre de mission est à destination du Daimyo et des Shinobi.
RIKDO - Et tu as un esprit vif ! Effectivement, cet ordre est aussi entre les mains du Daimyo. Il est très probable qu’il envoie une équipe pour enquêter.
HASAN - Mais… vous n’avez pas tellement confiance en cette « équipe » qu’il va envoyer là-bas, c’est ça ?

Le marchand garda le silence mais dans son regard, il lu la réponse à sa question, qui ne devait donc pas être prononcée à voix haute. Sait-on jamais, les murs ont des oreilles parfois. Hasan relu l’ordre de mission en silence, puis détourna son regard. S’il acceptait la demande du Comité des Marchands, cela revenait-il à trahir la confiance du Daimyo ? Au final, qu’était-il dans cette affaire ? Un pion, cela semblait évider. Un pion pour parer à l’éventuel échec des Shinobi qu’enverra le Daimyo ? Et dans le cas d’un échec de sa part, il restera toujours la possibilité que ce soit cette même équipe qui réussisse la mission. Au final, le Comité souhaite simplement avoir deux fois plus de chances, de voir cette situation réglée au plus vite.

HASAN - C’est d’accord. - Le marchand afficha un grand sourire. - Mais à une condition.
RIKDO - Oui ?
HASAN - Si je découvre ce qu’il se passe sur cette route, et que je débloque la situation, je veux que vous vous engagiez à rendre officielle ma participation à cette mission, et que le village reçoive la somme que vous lui promettiez à la base.
RIKDO - Que je… - Silence. - Humph, et en plus il est si dévoué. C’est entendu, dès ton départ, j’irai trouver le Daimyo pour l’informer de ta participation à cette mission.
HASAN - Ajoutez le nom de Jun Mato à la mission.
RIKDO - Qui est-ce ?
HASAN - Un Genin, et mon meilleur ami. Il a longtemps vécu dans la forêt, il pourra sans doute m’aider à enquêter.

L’affaire fût entendue.
Hasan avait vu juste : ce n’était qu’une affaire d’argent plus que de confiance au final. L’envoyer lui résoudre la mission, c’était s’épargner au départ, de payer le Daimyo pour les bons et loyaux services de ses Shinobi, dans le cas où ces derniers seraient arrivés sur place pour ne rien trouver de concret. Mais le jeune homme lui ayant demandé de déclarer sa participation officielle aux autorités compétentes, s’il réussissait la mission, alors le village en bénéficierait. Une belle preuve d’intégrité face à une tentative de corruption à peine dissimulée. Anodine, me direz-vous ? Peut-être pas.

Il est en tout cas évident que le Comité des Marchands ne présentera pas ça de la même façon au Daimyo qu’il l’aura présenté à Hasan. Mais le Genin n’a aucune envie de voir se créer des tensions inutiles entre deux… entités aussi puissantes ! C’est bien au-delà de sa propre compréhension du monde ! Il n’a pas les épaules pour simplement supporter l’idée d’être à la base d’un éventuel conflit entre le Daimyo et le Comité des Marchands.
Mais s’il l’avait voulu, il aurait peut-être pu l’être.

La corruption étant partout, qui avait-il d’étonnant au final à voir ceux qui ont du pouvoir en user ? Mais tout ceci le dépasse vraiment, et c’est donc avec un certain soulagement qu’Hasan referme la porte de son appartement pour s’adosser à cette dernière, en soupirant de soulagement de voir enfin le marchand s’éclipser.

Quelques heures plus tard, et après avoir expliqué la situation à Jun, tous les deux étaient sur le départ à la sortie de Konoha. La raison de leur petite sortie ? Un entrainement de survie ! Déclarèrent-ils pour rire avant de préciser qu’ils partaient en réalité en mission, et que l’ordre de celle-ci allait bientôt leur parvenir. Mais en attendant, ils prenaient tous deux de l’avance l’histoire de résoudre le problème au plus vite. Au poste de garde, leur discours continu et un peu tarabiscoté perturba tant et si bien les gardes qu’ils les laissèrent finalement passer, non sans se gratter l’arrière du crâne en se demandant s’ils avaient bien fait.
Mais ça, seul l’avenir nous le dira !
- Modération :
 
Hana Aisu
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MessageSujet: Re: [CK001] Un dragon nous attaque !   Lun 14 Jan - 0:14

Spoiler:
 

Au moment même où Hana franchissait le seuil de l’habitation d’Akarui, ce dernier sortait, et les deux Uchiha faillirent se percuter.

Akarui – Hum… Bonjour, je peux vous aider ?


« Joli timing », songea Hana, en reconnaissant Akarui, « on se manquait à trente secondes près ! ». La jeune Uchiha eut un sourire en constatant que le jeune aspirant la vouvoyait. « Je ne peux pas être si vieille quand même ».

Hana – Akarui ! Tu tombes bien ! Pas la peine de me vouvoyer tu sais… On a à peu près le même âge, je prend un coup de vieux chaque fois que quelqu’un me dit « vous »… Bref ! Tu fais quelque chose là ?

Akarui sembla un peu gêné par la remarque d’Hana, et bredouilla un peu lorsqu’il déclara :

Akarui – Ah… hum… pardon je voulais pas… c’est juste ma façon de m’adresser aux gens que je ne connais pas. Enfin je suppose que ce n’est rien, j’allais étudier un peu mais cela peut attendre. Tu as besoin de moi ?

La genin eut un petit sourire, qu’elle accompagna d’un petit signe de la main, sans réaliser que cela – qui n’était rien d’autre qu’un geste d’amitié – pouvait être pris comme de la moquerie.

Hana – J’ai besoin de toi, et tu as besoin de moi ! Ecoute : j’ai reçu une mission de rang C, et je me dis qu’on ne serait pas trop de deux pour ça… Et puis ton père m’a parlé de toi, et il pense que sortir un peu te ferais le plus grand bien, tu vois. Donc, si tu le veux, hein, tu peux m’accompagner. Tu en dis quoi ?


Si Hana s’était attendue à un déferlement de joie – elle même avait été excitée au possible à l’idée de réaliser sa première mission « sérieuse » ce matin même – elle fut un peu déçu. Akarui sembla encaisser la nouvelle avec un flegme proverbial. Il semblait surpris néanmoins, déstabilisé, et Hana vit son regard se fixer sur le vide tandis que l’aspirant se perdait dans ses soupirs. Finalement, il secoua la tête, soupira, et annonça :

Akarui – Ok, je vais t’aider, je te suis.


Elle eut un grand sourire. Pendant une demi seconde, elle s’était attendu à voir son interlocuteur refuser, et, pour être franc, cela la mettait très mal à l’aise de s’imaginer en solo pour sa première mission.

Hana – Super ! Rassemble tes affaires et on y va, on n’a pas beaucoup de temps !


Cette fois, Akarui sembla vraiment enthousiaste – « Ah ! Quand même ! » - et il fila à l’étage chercher ses affaires tandis qu’Hana l’attendait en bas, réfléchissant à ce par quoi ils devaient commencer. Cela ne semblait pas particulièrement dur, la seule personne qui pouvait les aider à Konoha n’était autre que Gin Sunaki, le Représentant du Comité des Marchands.

« Direction le marché de Konoha. »


Les deux Uchiha se mirent en route silencieusement, aussi rapidement que possible. En fait, il était très probable qu’un œil extérieur les observant s’imagine qu’ils étaient tous deux enfoncés dans une profonde bouderie, mais le silence d’Hana n’exprimait rien d’autre qu’une grande concentration, et légère angoisse. « Des dragons… ». Elle n’y croyait pas.

Akarui – Pourquoi se dirige-t-on vers le marché ?


Hana – On va voir Gin Sunaki, du Comité des Marchands. Il aura des choses à nous dire. Ecoute : ces derniers jours des caravanes ont été attaqués par… Hum… ca semble idiot de le dire mais… Par des dragons.


Akarui – Des… Des dragons ?


Hana – Il va sans dire qu’il y a toutes la chances pour qu’il n’y ait pas plus de dragon dans cette affaire que de danseurs chez les Aburame, mais quand même, il va falloir être prudent. J’espère que Gin pourra nous situer le lieu des attaques.


Akarui – Tu penses qu’il s’agit de quoi ?


Hana – Moi ? Je n’en ai pas la moindre idée… Mais je ne crois pas aux dragons. Peut-être un genjutsu particulièrement puissant ?


Aucun des deux ne fit de commentaires. Même si l’hypothèse d’un genjutsu était probable, aucun d’eux n’était de taille à se mesurer à un illusionniste capable d’incanter des techniques pareilles.
Ils arrivèrent enfin au marché de Konoha. L’endroit était déjà bondé, et les étals se succédaient dans un véritable tourbillon de couleurs, d’odeurs, de bruits.

Akarui – Comment est-ce que l’on est censé trouver Gin là dedans ?


Hana – Je ne sais pas où est sont étal, mais il ne doit pas être bien dur à trouver. Si c’est le chef du Comité des Marchands, ces derniers doivent être capable de le situer !


En effet, il ne fallut que quelques instants aux deux Uchiha pour trouver quelqu’un en mesure de leur indiquer la position de Gin. Alors qu’ils marchaient vers son étal, Hana essaye d’imaginer ce à quoi pouvait ressembler Sunaki. Si elle s’était attendue à voir un vieil homme de faible constitution, elle fut bien obligée de reconnaître qu’elle s’était trompée sur toute la ligne. Gin Sunaki était un homme grand et robuste, qui semblait taillé à même le roc. Son visage et ses bras étaient couverts de cicatrices. Il était clair qu’il avait souvent payé de sa personne pour défendre les caravanes.

Hana – Monsieur ! Monsieur Sunaki !

Gin se tourna vers Hana.

Gin – Et qu’est-ce que vous lui voulez, à Monsieur Sunaki ?


Il arborait un large sourire.

Hana – Je… Nous sommes des genins du village, et nous devons enquêter sur les attaques de… de dragons.


Le visage du marchand s’assombrit tout d’un coup.

Gin – Vous ? Le village n’envoie rien d’autre que deux… gamins… pour lutter contre ça ? Je veux pas être méchant, mais reconnaissez que vous êtes jeunots …


Hana – Nous sommes bien entrainés, monsieur, ne vous en faites pas. Le village ne nous enverrait pas si nous n’avions aucune chance de réussir.


« Autant lui faire croire que l’on est très puissants, ce sera plus productif que lui avouer d’un trait que le village ne croit pas à cette histoire de dragon… » songea-t-elle.


Gin – Eh ben… Quand même… Enfin bon… Qu’est-ce que vous voulez savoir ?


Hana – Tout. Tout ce que vous pourrez nous dire nous sera utile. Où ont lieu les attaques ? A quelle fréquence ? Y a-t-il eu des blessés ?


Gin – Hum… C’est sur la route qui mène à Mori, dans la forêt de Karusu. C’est là qu’on a été attaqué… Souvent…


Akarui – Souvent ?


Gin – Parfois jusqu’à deux fois par jour. Et ça pendant toute la semaine. Tant que rien n’aura été fait, je n’enverrai plus de caravane dans le coin, perte d’argent ou pas.


Hana – Et à propos des blessés ?


Gin – Non. Aucun blessé… Le plupart des gens s’enfuient quand ils aperçoivent un dragon, vous savez.

Hana – Ils n’auront bientôt plus besoin de s’enfuir.


Gin – Peut-être. Ou alors, vous serez bientôt mort.

Hana – Aucune chance.


« J’espère… »


Ils saluèrent Gin, et quittèrent la place du marché.

Akarui – Et maintenant, on fait quoi ?


Hana – Maintenant ? On se file vers la forêt de Karusu, et on espère qu’on y arrivera avant la nuit.





Quand Akarui et Hana parvinrent enfin à rejoindre le lieu des attaques, la nuit était déjà tombée depuis un moment, et Hana commençait à se demander si elle avait fait le bon choix en partant à cette heure là. Dans l’obscurité nocturne, il allait être très compliqué de relever des indices… Ils auraient probablement du ne partir que plus tard, pour arriver ici au matin. Le temps passé à Konoha leur aurait servi à se renseigner… Sur les dragons notamment. Tant pis, il était de toute façon trop tard pour changer quoi que ce soit.

Hana – Akarui, il faut que l’on trouve les lieux exacts des attaques.


Akarui – Ca va pas être évident, je sais pas si tu as remarqué, mais il fait nuit…


Hana – Je me flatte d’avoir des yeux en parfait état de fonctionnement, et j’ai remarqué qu’en effet, le soleil n’a pas l’air d’être là. Mais ça me gêne autant que toi, et on ne va pas passer sept heures debout ici à attendre un rayon de lumière. Alors autant commencer tout de suite.


Identifier les lieux de l’attaque fut, en réalité, assez facile. La nuit était particulièrement dégagé et la lueur de la lune permettait d’y voir assez clair pour observer la route, et il aurait été difficile d’y manquer les traces de la dernier apparition : un chariot abandonné au milieu de la route. Akarui se baissa vers le sol et observa les traces.

Akarui – Il y a eu une véritable bousculade autour de ce chariot. Si un agresseur est venu là… On ne pourra pas trouver ses traces.


Hana – Tant pis pour les traces de pas, il faut qu’on trouve quelque chose d’autres…


Akarui – En tout cas, je peux affirmer qu’aucun dragon n’est venu marcher ici. Ou alors sur la pointe des pieds.

Hana fixa l’aspirant d’un regard étonné, et éclata de rire en le voyant sourire.

« Pas trop tôt, il était temps qu’il se détende un peu ! ».


Tout en réfléchissant, elle fit le tour du chariot en l’inspectant. Son sang se glaça tout d’un coup. Une grosse trace de brûlé s’étalait sur tout un côté du chariot. Les illusions ne faisaient pas brûler les chariots… Ca ne pouvait tout de même pas être un vrai dragon…

Akarui – Ah ! Là, j’ai peut-être quelque chose !


Hana – Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?


Akarui – Je… Je ne sais pas trop… On dirait une sorte de poussière très épaisse. Il y en a pas mal, étalée u peu partout. Et… Et y en a plus par là !


Il pointa du doigt un minuscule sentier qui serpentait entre les arbres proches. Hana s’en approcha.

Hana – Bien joué, Akarui… On va aller y jeter un œil…


Ils s’engagèrent dans le sentier. Les deux shinobis n’avaient fait que quelques pas lorsque Hana se tourna vers Akarui.

Hana – On ferait mieux de sortir nos armes… Au cas où…


Akarui acquiesça et sorti un kunaï de la sacoche qu’il portait à la cuisse. Hana l’imita, et ils continuèrent leur route. Ils y voyaient de moins en moins bien à mesure que les arbres bloquaient la lumière de la lune. Hana essayait d’éviter de songer au moment où ils ne verraient plus rien, car ni l’un ni l’autre n’était équipé de manière à fouiller une forêt dans le noir, mais elle était bien consciente qu’elle ne pourrait écarter le problème bien longtemps. Régulièrement, ils mettaient un genou à terre, à la recherche de d’autres traces de la poussière étrange qui tapissait le lieu de l’attaque. Il n’en trouvèrent que d’infimes quantités, mais suffisamment pour les convaincre qu’ils étaient sur la bonne piste, jusqu’à ce que, enfin…

Hana – C’est là. C’est forcément là…


Une grotte s’ouvrait à présent au bout de la piste. Comme un boyau obscur s’enfonçant dans la terre, le tunnel rocheux et escarpé était plongé dans le noir.


Akarui – Les traces mènent jusque là. On fait quoi, on entre ?


Hana – On n’a pas vraiment le choix… Mais on n’y verra rien.


Elle éclata soudain de rire.

Akarui – Qu’est-ce qu’il se passe ?

Hana – Rien… J’étais juste… C’est drôle non ? On doit combattre un dragon, et tout ce que le village envoie, c’est deux ninjas de seconde zone qui ne peuvent pas réussir la mission parce qu’ils ont oubliés de prendre des torches et qu’aucun d’eux ne maîtrise le moindre petit katon pour éclairer tout ça


Elle eut un soupir.

Hana – On est pitoyable. Mais on n’a pas le choix, il faut descendre, même si on ne voit rien. Ecoute Akarui, reste là pour faire le guet. Je vais descendre seule. En cas de problème je t’appellerai d’accord ?


Akarui – Non, si il t’arrive quelque chose !


Hana – Eh ben tu seras en état de venir me chercher. Ecoute on ne voit rien là dedans. Si ça se trouve il y a une énorme fosse au milieu de la grotte et on risquerait de basculer tout les deux. Ca ne sert à rien que l’on prenne tous les deux des risques.


Akarui – Dans ce cas, autant que j’y aille, toi tu dois réussir la mission !

Hana – Moi je t’ai entrainé la dedans, donc c’est très aimable à toi de me proposer ça, mais je préfère nettement me casser le cou dans cette grotte que de devoir annoncer à ta famille que j’ai causé ta mort en te proposant de participer à quelque chose de risqué sans pouvoir te protéger. T’en fais pas, je serais vite revenue.


Et elle s’avança dans les ténèbres. L’adolescente chercha à tâtons la paroi la plus proche et, longeant le mur avec une lenteur extrême, elle commença à descendre dans la grotte. Il lui sembla que des heures s’étaient écoulées avant qu’enfin elle ne parvienne à ce qui semblait être le fond de la grotte. Une trentaine de mètre environ la séparait de la sortie. Et elle n’avait rien vu de notable. Hana fit mine de ressortir de la grotte, mais à peine avait-elle fait un pas qu’elle heurta quelque chose de solide, qui lui arrivait à peu près à la taille. Elle hésita un moment – c’était peut-être dangereux ! – puis, n’ayant pas trouvé de meilleure idée, elle tâtonna dans l’obscurité pour tenter de découvrir ce sur quoi elle avait trébuché. Passant la main sur la surface lisse et froide, elle sentit sous sa main crisser une épaisse couche de poussière.

Hana – Akarui !


Akarui – Qu’est-ce qui se passe ? Il y a un problème ?


Sa voix vois étouffée par la distance se répétait en écho sur les parois de la grotte.

Hana – Non mais j’ai besoin de toi ! Descend en suivant la paroi, il n’y a pas de problème !


Quelques instants plus tard, Akarui l’avait rejoint.

Akarui – Qu’est-ce que je dois faire ?

Hana – Il y a quelque chose ici, je ne sais pas ce que c’est, mais c’est recouvert de poussière.


Akarui – De la poussière ? La même que celle qui…


Hana – Aucune idée. C’est pour ça que j’ai besoin de toi : prend en un peu et file à l’extérieur de la grotte. C’est plus lumineux et tu pourras me dire si c’est la même poussière que celle qui nous a mené ici.

Akarui – D’accord. Et toi ?


Hana – Moi, je vais continuer à fouiller la grotte. Il y a surement quelque chose.


Akarui acquiesça et se dirigea vers la sortie de la grotte, tandis que la genin continuait de fouiller les alentours. Il y eut un fracas lorsqu’elle renversa sur le sol un objet, visiblement en bois. « Merde ! C’est quoi ça encore ? ». Intriguée, elle se décida à sortir elle aussi de la grotte pour observer l’objet.

Hana ne mit pas bien longtemps à remonter, et sortir à l’air libre lui fit le plus grand bien.

Hana – Je n’en pouvais plus de l’obscurité. Alors, la poussière ?

Akarui – C’est bien la même… Et ça c’est quoi ?


Hana – Une chaise, je l’ai trouvé en bas, mais je ne m’étais pas rendu compte que c’était ça.

Akarui – On peut être sûrs que la grotte est aménagée, maintenant. Il y a bien quelque chose de louche là dedans.


Hana – Oui, c’est sûr… Mais … Attends… Merde, cache toi !


Elle plaqua littéralement Akarui contre le sol. Tassés à l’entrée de la grotte, les deux shinobis ne voyaient plus rien.

Akarui – Qu’est-ce que ?


Hana – Chut ! J’ai vu de la lumière, quelqu’un vient !


Akarui – Merde…

Hana – Retire ton bandeau. On ne va pas montrer qu’on est des shinobis.


Akarui – Ils sont loin ? on est dans une cachette qui ne tiendra pas la route là, on a le temps de changer ?


Hana jeta un œil par dessus son épaule. La lueur semblait encore assez éloignée.

Hana – Oui ! Viens, on entre plus profondément dans la grotte.


Akarui se glissa dans l’obscurité de la grotte, Hana sur ses talons. Ils s’accroupirent derrière une saillie rocheuse qui les camouflait convenablement.

Hana – Akarui, écoute moi. Tu n’as pas une grande expérience du combat. Si ça chauffe, je veux que tu fuies.

Akarui – Quoi ? Pas question !


Hana – J’ai l’air de plaisanter ? Je ne veux pas que tu t’exposes au danger. Tu n’es pas encore en mesure de te battre, tu te ferais étaler. Si les choses se corsent, cours, rentre à Konoha, et raconte leur tout. Ils enverront des ninjas plus experimentés que nous.


Akarui – Et de quoi j’aurais l’air, moi, hein ? On m’accuserait d’avoir fuit !


Hana – Tu aurais l’air vivant, et crois moi, c’est déjà pas si mal.


Akarui – Mais …


Il n’eut pas le temps de finir sa phrase : les nouveaux arrivants entrèrent dans la grotte, les forçant à se taire. Abrités tels que l’étaient Akarui et Hana, ils ne pouvaient être vu, mais ne pouvaient voir non plus, et ils ne purent établir ni le nombre ni l’identité des intrus. Une voix enfantine se fit alors entendre.

La première voix : Regarde ! La chaise a bougé !


Hana dut se retenir de se mettre une claque. La chaise… Elle avait complètement oublié de la remettre au fond de la grotte. Raté pour la discrétion.

La seconde voix : Tu as raison, c’est bizarre.


Hana entendit alors des pas précipités. Elle jaillit de sa cachette en criant à Akarui :

Hana – Akarui ! Ils s’échappent ! Cours !


Le jeune Uchiha se mit à courir à une vitesse folle, et il rattrapa les deux individus en un instant. Hana le rejoint quelques instants après.

Hana – Désolé…Je n’ai jamais couru très vite… Mais…


Elle se tut sous l’effet de la surprise. Akarui tenait par le cou deux enfants, un garçon et une fille, qui se tortillaient pour s’échapper.

Hana – Qu’est-ce que vous faites là ?


Ils ne répondirent pas, et continuèrent à se débattre, l’air visiblement paniqués. « Ils doivent être aux ordres de quelqu’un d’autres… »

Hana – Calmez vous ! Calmez vous… On ne vous veut pas de mal… Vous avez peur ? Peur de quelque chose ? Ou… de quelqu’un ?


Les deux enfants se regardèrent mutuellement, puis fixèrent Hana, muets comme des tombes.

« Merde… Ils vont bien finir par me dire quelque chose ! Je ne vais quand même pas être contrainte de passer deux enfants au genjutsu pour avoir un renseignement ! »


Hana – Et cette poussière ? Qu’est-ce que c’est que cette poussière ?


Encore une fois, la seule réponse fut un silence pesant. Mais cette fois, les enfants souriaient. Ils souriaient même largement, et Hana se sentit soudain inquiète. Elle eut soudain une idée.

Hana – Akarui, tiens les bien, j’ai quelque chose à vérifier. Je crois que je sais ce que c’est que cette poussière
.

Ramassant la lanterne des enfants, Hana descendit d’un pas vif la caverne. Elle ramassa une poignée de poussière grisâtre et ressortit à nouveau de la grotte. L’adolescente prit par terre une branche sèche qu’elle fit passer dans la flamme de la lanterne pour y mettre le feu. Quand le bout de la branche ne fut plus qu’une braise incandescente, elle la dépose dans le petit tas de poussière. Il y eut un claquement sonore et un flash lumineux, et Hana se redressa, l’air satisfaite.

Hana – C’est de la poudre. Tout ça, c’est du trucage.


Elle se tourna ensuite vers les enfants. Sa voix avait perdu toute trace de sympathie pour n’être plus qu’une menace ouverte :

Hana – Cette caverne est tapissée de poudre. Je sais d’où vous venez. Si vous ne me montrez pas COMMENT y aller, je ferais exploser chaque centimètre carré de cette grotte jusqu’à le trouver. Mais ça nous éviterait un sérieux mal de crâne à tous si on pouvait éviter d’arriver à ce genre de résultat. Alors dites moi tout, et tout de suite.


Une fois de plus, les enfants semblèrent paniqués. Mais Hana ne comptait pas arrêter avant d’avoir eu une réponse.

Hana – Je compte jusqu’à 3 !


« Ils vont bien avouer… ils vont forcément avouer… »

Hana – 1 !


« Et s’ils n’avouent pas ? Dans ce cas je ferais semblant aussi longtemps que possible et… et… j’aviserais… »

Le Garçon : Arrêtez ! Je vais tout vous dire mais… Ne dites rien à nos parents !


« Ne rien dire à leurs parents…ils terrorisent la région et ne veulent pas qu’on le dise à leur parent… Mais c’est qui ces gosses ?! »


Hana – Ca dépendra de toi : tu es décidé à m’aider maintenant ? Si tu m’aides, alors je t’aiderais. C’est un marché loyal, non ?

Le Garçon : Les problèmes sur la route, c’est nous qui les avons provoqués !


« Allons bon… Deux gamins de dix ans… »


Hana – Comment est-ce que vous avez provoqué ça ?


Le garçon : Avec Kokia, on a réussi à fabriquer une poudre … On a juste à ramasser les herbes du coin… Et on a commencé à s’amuser avec…


Hana – Et le dragon ? Comment vous avez fait ça ? Personne ne vous a aidé ?


Hana commençait à se sentir de plus en plus étonnée. Mais ce n’était encore rien comparé à sa stupeur lorsque la petite fille, Kokia, silencieuse jusqu’à présent, se mit à hurler.

Kokia : Le dragon dominera le monde et vous n’y pourrez rien !

Hana – Ecoute petite, le dragon ne fera rien, parce qu’il n’y a pas de dragon. Maintenant vous allez me conduire chez vous, ou bien je commence à utiliser mes capacités. Et vous ne voulez pas que je les utilise, croyez moi.


Le Garçon : Oh si ! Les dragons existent, car les dragons, c’est nous.


Kokia : On vous brûlera tous si vous vous mettez en au travers de notre chemin !


Hana lança un regard affolé à Akarui. « Ces mômes sont dingues… mais si il y a la moindre vérité là dedans… si ils ont la moindre parcelle de pouvoir… Il faut vérifier. »

Hana – Montre moi ça, alors, petite.


Les yeux de Kokia se rivèrent sur la grotte, puis sur Hana, comme si elle demandait l’autorisation d’y aller. La genin se décala et lui fit signe d’entrer, mais elle ajouta : « Je te suis ». Elle ne pouvait se détacher de l’impression de faire quelque chose de vraiment stupide, mais tant pis.

Hana – Je vais dans la grotte avec elle. Akarui, surveille le garçon.


Kokia fila dans la grotte, si vite qu’Hana la suspecta de vouloir s’échapper. Mais elle ne tenta rien : elle se contenta de descendre au fond de la grotte et de récupérer sur le bureau qu’Hana avait percuté plus tôt plusieurs poignées de poudre colorée. Puis, elle ressortit de la grotte. Hana commençait à se sentir particulièrement méfiante.

Hana – Qu’est-ce que tu comptes faire avec tout ça ?


Kokia – Te montrer que je suis un dragon.


Puis elle constitua un cercle assez large autour d’elle avec la poudre. Elle sortit ensuite la bougie de la lanterne et la lança sur la poudre. Trop tard, Hana fonça dans l’espoir de la rattraper, mais la flamme touchait déjà la poudre. De grandes flammes s’élevèrent autour de la petite fille.

Kokia – Regarde ! Regarde si je ne suis pas un dragon !


Hana – Arrête ! Arrête ! Ce n’est rien ! Rien que du trucage !


Kokia lança dans les flammes le reste de la poudre, et une déflagration sonore souleva Hana de terre. Alors qu’elle s’effondrait sur le sol, un peu sonnée, Hana ne put s’empêcher de remarquer que l’explosion imitait à la perfection le rugissement d’un dragon. Se redressant, elle vit Kokia qui gisait inanimée sur le sol, les flammes autour d’elle s’étaient éteintes. Hana fonça sur le petit garçon.

Hana – Akarui, va récupérer la fille et regarde si elle est vivante. Et toi ! Qu’est-ce qu’elle a foutu ?!


Le Garçon – C’est notre technique… la technique du dragon ! On a rien fait de plus… On fait ça la nuit pour ne pas se faire voir…


Hana – Mais… Vous n’avez jamais pensé que vous pourriez vous blesser ? ou que quelqu’un ?... Ou … Ou faire tout cramer, ou… ou je ne sais pas quoi ?!


Derrière elle, Akarui lança :

Akarui – La petite est vivante.


Le Garçon - On… s’amuse, c’est tout…


Hana – Vous vous amusez ? Et vous étiez où pendant qu’on fouillait la caverne ?

Le Garçon – A la maison…


Hana – A la… Montre moi…


L’adolescente si dirigea vers le corps de Kokia et la chargea sur son épaule. Le garçon, lui, semblait à présent prêt à obéir à Hana, et il conduisit Akarui et elle vers une hutte délabrée à une vingtaine de minute de marche.

Akarui – C’est ici que tu habites ?


La garçon – Oui !


Akarui – Hana…


Hana – Je … j’ai vu…


L’endroit était ravagé, comme s’il avait été laissé à l’abandon pendant des années. Sale, vide, la maison était obscure et semblait constituée en grande partie par des courants d’air.

Hana – Et vos parents ? Ils sont où vos parents ? Je ne leur dirais rien à propos du dragon, je veux juste leur parler.


Le garçon pointa le jardin du doigt.

Hana – Ah ? Tes parents sont… sortis ?


Akarui – Hana… Regarde mieux.

Hana fit volte face et observa le jardin. Deux tombes pâles se dessinaient dans l’obscurité de la nuit.

Hana – Putain… Ils sont… vous êtes tous seuls ?


Le garçon fondit en larme. Hana fit signe à Akarui de rentrer, et tous s’installèrent dans la maison. Hana allongea Kokia le pus confortablement possible, et entreprit de sortir de son sac ses rations, et de les partager en deux. Elle ne parvenait pas à imaginer les vie de ces deux enfants, perdus à des jours et des jours des premières traces de civilisation.

Hana – Et pour manger ? Vous faisiez comment pour manger ?


Le Garçon – Papa nous a appris à chasser et à cueuilir…


Hana – D’accord ... Ecoute moi bien : vous ne pouvez pas continuer comme ça… Les dragons, tout ça, c’est fini. Il faut que vous trouviez un endroit plus confortable pour vivre.


Akarui – Tu comptes faire quoi ?


Hana – On les ramène à Konoha. Pas question de les laisser seuls dans la nature. Je ne pense pas qu’ils seront punis trop sévèrement.


Akarui – Tu penses qu’ils seront accueillis ?


Hana – J’en suis sûr. Ils seront probablement mis en orphelinat. C’est le mieux qui puisse leur arriver…



Ils attendirent que Kokia se réveille, puis ils partagèrent leur ration entre eux. Pendant le repas, Hana et Akarui parlèrent de Konoha à Kokia et son frère, Hanari.

Hanari – Et… On va vivre là bas ?


Hana – Oui, vous ne serez pas tout seul…


Kokia – Et on ne pourra plus jouer aux dragons ?

Hana – Hum… Non… Mais ce n’était pas une très bonne idée de toute façon…


Kokia – Dommage, on s’amusait bien.


Hana éclata de rire. Rien que pour ça, elle ne regrettait pas d’être venue.


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MessageSujet: Re: [CK001] Un dragon nous attaque !   Mer 16 Jan - 0:01


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Intervention MJ : l'emplacement de la route commerciale Nord est débloquée, le commerce peut reprendre.
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