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 Quand l'élève dépasse le maître

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MessageSujet: Quand l'élève dépasse le maître   Lun 26 Nov - 2:59

Ebiko se tenait au petit balcon de son appartement, le regard perdu dans le centre-ville de Kumo, comme dans l’étrange attente d’un événement dont elle ignorait la nature. Au bruit du gong du temple, elle frissonna. Elle le voyait ce bâtiment tape à l’oeil qu’elle avait arpenté dans sa jeunesse, accompagnée de sa mère. Il lui semblait plus petit désormais. D’épais nuages flottaient au dessus de la bâtisse, dissimulant ainsi son sommet. Ebiko soupira et recula de deux pas puis ferma les volets de la fenêtre pour s’épargner la vue du temple qui lui rappelait de trop douloureux souvenirs. Des images lui revenaient en esprit par flashs.
Une violente bourrasque frappa les volets avec vigueur. Puis, en un instant, le vent retomba.
On cogna soudain à la porte et le bruit qui résonna dans l’appartement la fit sursauter. Comme par réflexe, elle se dirigea vers la porte d’entrée et l’entrouvrit. Elle reconnut immédiatement cette silhouette qui se tenait devant elle. Il s’agissait de son ancien maître Wataru. Son kimono bleu nuit mettait particulièrement en valeur sa chevelure blanche et ses grands yeux gris.

Ebiko - Maître ? Qu’est ce que vous faites là ?

Wataru - Je t’ai dit de ne plus m’appeler comme ça.

Ebiko espérait toujours qu’il change d’avis et poursuive son enseignement. Mais sa dernière phrase avait réduit à néant ses espoirs. Elle baissa les yeux et demeura muette. Devant le mutisme de son ancienne élève, Wataru reprit :

Wataru - J’allais m’entraîner. Et je me disais que ça te plairait de t’entraîner avec moi.

Un grand sourire s’étira sur les lèvres de Ebiko qui leva la tête. Elle ne s’attendait pas à cette visite et encore moins à cette proposition. Un peu du poids de sa solitude s’envola comme par magie. Wataru sourit à son tour.

Ebiko - Allons-y !

Ebiko suivit son ami et descendit les escaliers d’un pas enjoué. Ils se dirigèrent vers le lac, lieu de leurs entraînements passés. Un soleil radieux projetait des rayons dorés sur la surface de l’eau qui étincelait. Malgré tout, l’air du printemps était frais.
Wataru s’avança vers le lac et pivota sur lui même, faisant face à Ebiko. Derrière lui, la chaîne de montagnes se dressait telle un rempart infranchissable.

Wataru - Devines pourquoi je t’ai amené ici ? Dit-il en désignant l’étendue d’eau derrière lui.

Ebiko - Heu... On est toujours venu là pour s’entraîner. Répondit-elle en haussant les épaules.

Wataru avait l’air déçu. Sans doute comptait-il faire effet avec sa devinette.

Wataru - On va s’exercer à l’art de marcher sur l’eau.

Ebiko leva les yeux au ciel. Marcher sur l’eau ? Cela était-il possible ? Elle en doutait sérieusement. Devant son scepticisme, le shinobi entama une longue et ennuyeuse explication théorique à propos de cette technique qui manqua de peu d’endormir la jeune femme. Il lui rappela également tout ce qu’elle devait savoir sur le Chakra et sa circulation dans le corps.

Wataru - Tu as une très bonne maîtrise de ton Chakra. Tu devrais arriver à des résultats effectifs plus rapidement que moi.

Le rouge aux joues, Ebiko jouait avec ses cheveux l’air mal à l’aise. Ce n’était pas le genre de Wataru de faire des compliments à la jeune shinobi mais apparemment, le changement de leurs rapports avait entraîner un autre changement : celui de son attitude.

Wataru - On commence quand tu veux !

Ebiko hocha la tête afin de donner le signal qu’elle était prête. Tous deux s’avancèrent du lac et y déposèrent un pied dont la voûte était enrobée de Chakra. Ebiko sentit sa peau adhérer à l’eau. Pourtant, lorsqu’elle prit appui uniquement sur son pied, elle sombra dans l’eau. Lorsqu’elle refit surface, elle remarqua que Wataru avait subi le même sort. Ses cheveux blancs et mouillés lui collaient au visage. Ils échangèrent un regard complice et éclatèrent d’un rire bruyant.

Ebiko - C’est pas gagné hein ?

Wataru - Il nous faudra de nombreux essais avant de parvenir à nos fins.

Ebiko - Merci. Murmura-t-elle.

Wataru - De quoi ?

Ebiko - De ne pas me laisser toute seule.

Le visage de Wataru traduisait sa surprise mais un sourire tendre se dessina rapidement sur ses lèvres.

Wataru - Reprenons.


Dernière édition par Ebiko Matsuda le Lun 17 Déc - 2:50, édité 4 fois

MessageSujet: Re: Quand l'élève dépasse le maître   Mar 27 Nov - 22:58

Ebiko arriva trempée jusqu’aux os sur le pas de la porte. Son appartement était petit mais il lui semblait parfois bien trop vaste pour elle seule. Elle aurait tellement aimé le partager avec Aiji, son amour perdu. Cependant, Ebiko aurait tout loisir de s’apitoyer sur son sort plus tard. Elle ne disposait que d’une petite heure pour se sécher, se changer et se préparer hâtivement avant de rejoindre Wataru afin de poursuivre leur entraînement commun. Malgré les difficultés leurs progrès étaient significatifs. Et comme l’avait prévu le jeune homme, Ebiko avait pris une confortable avance sur lui au fils des jours.
Elle repensa un instant à cette nouvelle relation qu’elle entretenait avec lui. Il n’était plus son maître mais son égal. Ils s’entraidaient. Ils étaient amis, pour sa plus grande joie.
Après avoir enfilé des vêtements secs, elle démêla son épaisse crinière encore humide puis quitta son appartement.
Ebiko détestait traverser Kumo en début d’après-midi. Alors que les rues des villages ordinaires grouillaient de piétons qui se hâtaient à leurs tâches quotidiennes, celles de Kumo étaient désertes. La seule idée d’affronter ce vide lui faisait horreur. Elle aimait pourtant la solitude mais il y avait un moment pour tout. Elle s’enfonça donc avec dégoût dans la rue abandonnée. L’après-midi s’avançait et le soleil quittait son zénith mais continuait d’inonder Kumo de sa chaleur bienfaitrice.
Bien que la jeune femme se sentait fatiguée, elle parvint à trottiner jusqu’au lac afin d’y rejoindre Wataru. Il se tenait au loin les bras croisés et le regard perdu dans la vaste étendue d’eau. Il avait fière allure. Comme s’il avait sentit la présence de Ebiko dans son dos, il se retourna et afficha une mine réjouie. Pour une fois, elle n’était pas en retard.

Wataru - Tu es pleine de surprises.

Ebiko - Ah ? Fit-elle décontenancée.

Wataru - C’est maintenant que je ne suis plus ton supérieur que tu trouves le moyen d’être ponctuelle. Aurais-tu un problème avec l’autorité ?

Elle se racla la gorge puis se massa la nuque un air coupable sur le visage. Elle demeura silencieuse tandis qu’elle suivait Wataru vers le lieu de l’entraînement.
Soudain, Ebiko aperçut une silhouette du coin de l’oeil. Il s’agissait d’un shinobi aux vues de son allure et de sa tenue. Wataru lui fit signe et il s’approcha à grands pas.

Wataru - Salut Kagi!

Kagi - Ca fait un bail Wataru. Dit l’inconnu tout en fixant Ebiko qui l’observait également.

Elle cerna tout de suite le personnage. Ses sourcils arqués et sa large mâchoire lui donnaient un air arrogant. Sa tignasse brune mal peignée indiquait qu’il pensait ne pas avoir besoin de prendre soin de lui pour plaire.

Wataru - C’est vrai. Qu’est ce que tu...

Kagi - Qui est-ce ? L’interrompit-il.

Il pointa un doigt, accompagné de son sourire le plus ravageur, vers Ebiko.

Wataru - Oh ! Je te présente Ebiko, une amie. On allait reprendre l’entraînement.

Ebiko - Salut.

Kagi - Enchanté Ebiko-san.

Ebiko n’en était pas certaine mais il lui sembla qu’il lui avait adressé un clin d’oeil. Cet homme la mettait très mal à l’aise. A son plus grand soulagement, Wataru se racla la gorge et déclara :

Wataru - Bon, nous allons...

Une nouvelle fois, Kagi lui coupa la parole.

Kagi - Sur quoi vous planchez ?

Ebiko - La technique de l’art de marcher sur l’eau.

Kagi - Je la maîtrise. Si tu veux je peux te l’apprendre en moins de deux.

Wataru - C’est gentil mais on se débrouilles très bien.

Kagi - Je parlai à Ebiko.

Cette dernière jeta un coup d’oeil vers Wataru qui semblait vexé. Certes, Kagi était vantard et désagréable mais son aide pourrait leur être utile.

Ebiko - Tu n’as qu’a poursuivre l’entraînement avec nous.

Comme pour accompagner les actes à la parole, le trio s’avança vers le lac. Kagi courut sur la surface de l’eau comme il l’aurait fait sur la terre ferme. Ebiko était sans voix. Ce n’était pas le jeune homme qui l’impressionnait mais la technique en elle même. Wataru et Ebiko s'élancèrent à leur tour. Ils parvinrent à faire quelques pas avant de sombrer comme lors de leurs précédents essais.

Kagi - Je peux te donner un conseil ?

Ebiko - Bien sûr...

Kagi - Tu ne produis pas une quantité de Chakra suffisante.

Ebiko - Je vois mais pourquoi devrais-je en produire d’avantage ?

Kagi - Et bien la quantité de Chakra que tu dois produire doit être proportionnelle à ta masse afin que tu flottes à la surface de l’eau.

Le visage de la jeune femme se décomposa. Venait-il de la traiter de grosse ?

Ebiko - Tu sais ce qu’elle te dit la masse... Maugréa-t-elle tout bas.

Après avoir retrouver son calme, Ebiko s’élança sur l’eau en gardant à l’esprit les conseils de Kagi. Ses pieds adhérèrent à l’eau et elle put marcher et même courir à sa surface, lorsqu’elle se sentit suffisamment à l’aise. Wataru était subjugué par ses progrès mais pas autant qu'elle ne l'était elle même.

Wataru - Bravo Ebiko !

Ebiko lui adressa un sourire satisfait et un regard complice.

Kagi - Tu veux réessayer Wataru ?

Wataru - Non, il est temps pour moi de faire une pause.

Sans un mot de plus il jeta un regard bienveillant vers Ebiko avant de partir. Kagi se tourna alors vers elle et posa sa main sur son épaule avant de l’attirer vers lui.

Kagi - Enfin seuls. Ca te dit un verre chez moi ?

Ebiko - N’y penses même pas. Je te remercie pour ton aide mais n’abuses pas...

Kagi - Oh... Ok.

La jeune aspirante se libéra de l’étreinte du jeune homme et suivit les traces de Wataru.
Déjà la nuit tombait sur le village et elle se hâta de rentrer chez elle avant que l’obscurité ne la ralentisse.
Arrivée à son appartement, elle s’attela à la préparation du dîner. Ebiko était tout sauf un cordon-bleu. Elle réunit ces provisions dans une énorme marmite et fit mijoter le tout. Une étrange effluve s’en échappa. Les remarques subtiles de Kagi sur le poids de la jeune femme n’avaient pas entamées son appétit. Elle fourra la nourriture dans sa bouche sans même prendre le temps d’en apprécier la saveur. Enfin, si elle en avait une. Une fois repue, elle ne put réprimer un rot bruyant. Heureusement, elle fut la seule à pouvoir en apprécier la mélodie. Soudain, la fatigue de ses entraînements la rattrapa. Ses muscles la faisait souffrir et ses yeux se fermaient malgré elle.
Elle s’enroula dans sa couverture et trouva rapidement le sommeil.

Spoiler:
 


Dernière édition par Ebiko Matsuda le Ven 14 Déc - 19:49, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Quand l'élève dépasse le maître   Mer 28 Nov - 22:31

Technique validée - +20XP (bonus inclus)

Citation :
Intervention MJ : Ebiko semble avoir attrapé froid en restant trempée des heures durant. Son nez coule, sa gorge est légèrement enrouée. A ajouter à la fiche état.

MessageSujet: Re: Quand l'élève dépasse le maître   Jeu 13 Déc - 19:46

Un grand châtaignier étendait ses branches épaisses jusqu’au toit de la petite librairie. Ebiko bondit, empoigna une branche et effectua une acrobatie digne d’un singe. Elle escalada l’appui de la fenêtre puis baissa les yeux vers le sol. Un instant elle chancela. Mais elle retrouva rapidement l’équilibre. En cas de chute, ce qui l’effrayait, ce n’était pas tant de se rompre les os que de se faire repérer. Elle prit une profonde inspiration et sauta, les bras tendus en avant. Elle se rattrapa à une branche et s’y hissa.
Ebiko entendit des voix sur le devant du temple. Elle se dissimula donc dans les branchages bruns et fournis, ignorant les brindilles qui se prenaient dans ses vêtements et lui griffaient la peau. Sous elle, deux hommes traversaient la petite cour. Ebiko, retenait son souffle, demeurant immobile afin de se faire la plus discrète possible mais les branches commençaient à ployer sous son poids. Elle n’avait pas le choix. Elle prit son courage à deux mains et s'élança, se propulsant à travers le vide pour atterrir sur le petit balcon, face à elle. Elle roula sur elle même, se releva aussitôt et se colla au mûr. En tendant l’oreille, elle sut que la pièce était vide. D’un vif coup de coude bien placé elle força la porte-fenêtre qui s’ouvrit en un grincement sinistre.
La pièce était sombre et poussiéreuse. Les mûrs étaient entièrement recouverts d’étagères vides. Seuls quelques livres trônaient ça et là. Cela faciliterai ses recherches. Sur la pointe des pieds, elle s’avança et entreprit de lire les titres des différents ouvrages. Après quelques minutes de recherche, son visage s’illumina. Elle avait trouvé ce qu’elle était venu chercher. Elle souffla sur le couverture du bouquin relié de cuir. Un nuage de poussière s’envola pour retomber lentement sur le sol. «La célérité du Samurai». Ce livre était ancien et sa valeur dépassait de loin le salaire annuel de Ebiko. Bien qu’elle n’avait pas les moyens, ni le désir de se l’offrir, elle ne pouvait se passer des enseignements qu’il comportait. Elle n’avait donc pas d’autres choix que de l’emprunter. Bien sûr, elle le rapporterait une fois sa lecture achevée. Elle glissa le petit ouvrage dans son décolleté et quitta la pièce en prenant soin de refermer la porte-fenêtre derrière elle.
Elle jeta un coup d’oeil dans toutes les directions. Personne. Elle bondit en avant en direction du tronc du châtaignier que ses pieds vinrent frapper. Elle fut propulser vers le mûr de la boutique puis retomba tel un félin sur le sol dallé de la petite cour.
Elle parcourut la distance qui la séparait de son appartement en courant. 

Ebiko poussa la porte et la fit claquer derrière elle. Sans réfléchir, elle jeta un regard inquiet alentours avant d’extirper précautionneusement l’objet de son larcin de sa cachette. Elle observa le livre avec attention. Son titre était la seule information indiquée. L’auteur était inconnu, de même que l’année d’édition. Du bout des doigts, elle caressa la tranche reliée de cuir puis posa l’ouvrage sur son petit bureau. La jeune femme appréciait la lecture même si elle n’avait pas souvent l’occasion de s’y consacrer. A l’idée des centaines de pages qui l’attendait, un sourire satisfait s’étira sur ses lèvres. Elle allait pouvoir apprendre tout en restant tranquillement au chaud, chez elle. Ses précédents entraînements n’avaient été que des successions d’efforts acharnés et épuisants dans des conditions minables. Bien sur elle en avait tiré des enseignements mais aussi un rhume qui ne l’avait pas lâchée une semaine durant.
Comme la nuit tombait sur le village de Kumo, l’appartement de Ebiko fut plongé dans l’obscurité. En hâte, elle alluma les quelques bougies posées ça et là. Les petites flammes branlantes donnaient à la pièce une ambiance apaisante et propice à la concentration qu’exigeait une lecture attentive. Assise à son petit bureau, Ebiko se plongea dans les mots pleins de sens de ce bouquin dont elle espérait tirer un précieux enseignement.

Mais après plusieurs heures de lecture, les yeux de Ebiko se fatiguèrent et elle dut se résoudre à aller se coucher. Elle posa le livre sur sa table de chevet et s’enroula dans sa couverture. Son oreiller rabattu sur sa tête, la jeune femme fut enfin rattrapée par la fatigue et sombra dans un sommeil agité.
Elle rêva qu'elle se tenait au bord d'une falaise surplombant une mer sombre et tumultueuse en compagnie d'un mystérieux Samurai. Tandis qu'elle observait les vagues d'écumes s'écraser sur les rochers noirs en contrebas, elle prit conscience que tout cela n'était qu'un songe.

¤¤¤

Ebiko resserra son kimono autour d’elle, s’efforçant de chasser toutes les poches d’air glacial prisonnières sous le vêtement. Le ciel n’avait pas été si dégagé depuis son arrivée à Kumo. Le beau temps avait décidé la jeune femme à s’aventurer dehors, après plusieurs jours de quarantaine dans son appartement, qu’elle avait passés à lire «La célérité du Samurai».
L’aube teintait de couleurs pastels les pics enneigés qui se tenaient à l’horizon mais l’air était encore si froid que son souffle formait de petits nuages blancs devant son nez. Elle enfouit le bas de son visage dans son col.
Soudain, l’image du visage de Wataru, apparut dans son esprit. Elle réalisa que depuis sa mort, elle n’était pas revenue ici. Ces lieux étaient empreints des nombreux souvenirs qu’elle avait de lui. Mais elle les repoussa, préférant se concentrer sur son entraînement à venir. Elle ferma ses yeux et son esprit, se barricada contre le monde extérieur et chercha en elle-même un endroit où elle ne verrait plus le visage des fantômes de son passé, n’entendrait plus les battements affolés de son cœur. Elle battit en retraite, se projetant très loin de ses souvenirs. Brusquement, elle rouvrit les yeux et s’imprégna du calme et de la sérénité des lieux.
«La célérité du Samurai» avait renseigné Ebiko sur les divers moyens de rentabiliser ses mouvements et par la même, d’en accélérer la cadence. Elle désirait augmenter sa vitesse et cela dans le but d’apprendre la technique de permutation. Cette dernière lui permettrait, grâce à un mouvement très rapide, de substituer un quelconque objet à son corps afin d’esquiver une attaque. La meilleure manière d’y parvenir était avant tout de devenir plus rapide.
Sans plus attendre, elle passa à la pratique. Mais après plusieurs sprint et quelques exercices, Ebiko n’avait que très peu accéléré la vitesse de ses mouvements. Elle désespérait et commençait sérieusement à douter de la possibilité de parvenir à ses fins. Elle songea un instant aux moyens à sa disposition pour progresser et une idée la frappa. Le Chakra lui permettrait sans doute d’y parvenir. Il pourrait influer sur la vitesse d’exécution de ses mouvements.
Soudain, une silhouette s’approcha de Ebiko. Il s’agissait de Kagi qui embrassait la scène d’un regard exalté.

Kagi - Salut. Tu t’entraînes encore ? Dit-il d'une voix virile.

Ebiko sursauta et tourna la tête dans la direction du shinobi. Elle était tellement concentrée qu’elle n’avait pas senti sa présence.

Ebiko - Qu’est ce que tu fais là ?

Kagi - Je me baladais quand je t’ai vu te démener. Tu as besoin d’aide ?

Ebiko - Non ! Enfin... C’est juste que je voudrai augmenter ma vitesse grâce au Chakra et je ne sais pas par où commencer.

Kagi - Je vois. Mais dans quel but ?

Ebiko - Je veux apprendre la technique de permutation et pour ça, je dois être plus rapide.

Le menton posé sur son poing, Kagi hochait la tête, l’air impressionné.

Kagi - Très bon raisonnement !

Ebiko - Merci. Murmura-t-elle.

Kagi - Tu es prête ? Montres moi ce que tu sais faire.

Ebiko hocha la tête. Mais ce nouvel essai risquait d’être sommaire et décevant. Elle s’élança et atteint rapidement les limites de sa vitesse. Afin de montrer à Kagi où elle voulait en venir, elle s’empara d’une branche qui traînait au sol et la plaça à ce qui aurait dut être sa place. Le tout était décevant, presque pitoyable. Ebiko haussa un sourcil. Elle attendait les remarques du shinobi. Celui-ci se racla la gorge.

Kagi - C’est tout ?

Ebiko - Heu... Oui. Dit-elle à bout de souffle.

La jeune femme affichait un air déçu.

Kagi - Ce n’est pas très impressionnant. Mais je pense que grâce au Chakra et à l’entraînement, tu parviendra à rendre justice à cette technique. Je vais t’aider à y parvenir.

Ebiko - Merci.

Après de longues minutes d’explications théoriques de la part de Kagi, Ebiko déploya de nouveau ses efforts. Mais elle rencontrait ces sempiternelles difficultés qu’elle ne parvenait pas à contourner. Au bout de quelques essais infructueux, le souffle de la jeune femme se fit plus court et haletant.

Kagi - On fait une pause ?

Ebiko s’avança vers Kagi en tâchant de dissimuler sa fatigue mais son front perlé de sueur ne mentait pas. Elle avait toutes les difficultés du monde à progresser et ses essais tous plus foireux les uns que les autres, la décourageait.

Les deux amis s’assirent en tailleur sur le sol meuble. Leurs regards se croisèrent un instant mais Ebiko détourna vivement son visage. Elle avait un peu honte des résultats de cet entraînement.
Kagi fourra sa main dans la petite pochette qui était nouée à sa ceinture et en extirpa une poignée de Wagashi. Ebiko raffolait de ces petites boules sucrées et colorées qu’elle observait d’un regard avide. Kagi lui en tendit une en souriant. Elle se l’appropria d’un geste vif puis l’engouffra dans sa bouche et l’avala sans même prendre le temps de la mâcher.

Kagi - Tu as l’air d’aimer ça.

Le jeune homme affichait un sourire moqueur.

Ebiko - Oui. Quand j’étais petite, je n’avais pas le droit de manger de sucreries donc je me rattrape.

Kagi - Tu ne m’as jamais parlé de ton enfance.

Elle haussa les épaules l’air de dire : je ne t’en dirai pas plus. Le shinobi souffla et déclara :

Kagi - Pourquoi tant de mystère ? Tu n’es pas une criminelle au moins ?

ll approcha son visage de celui de Ebiko qui grimaça puis éclata d’un rire sonore.

Ebiko - Bien sûr que non espèce d’idiot. C’est juste que je n’ai pas envie de m’épancher sur ce sujet.

Résigné, Kagi fourra les quelques Wagashi qui avaient survécus aux assauts de la jeune femme dans sa pochette.

Kagi - Dans ce cas, tu es privé de confiseries. Reprenons l'entraînement.

Ebiko se redressa lentement et passa le dos de sa main sur son vêtement souillé par la terre. Plus déterminée que jamais, elle était prête à s'exercer à nouveau.


Dernière édition par Ebiko Matsuda le Ven 14 Déc - 19:48, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Quand l'élève dépasse le maître   Ven 14 Déc - 18:16

L’aiguille se dirigeait en direction de la gorge de Ebiko. Elle eut à peine le temps de bondir sur le côté. En un bruit étouffé, presque imperceptible, l’arme vint se ficher dans le tronc de l’arbre qui se trouvait derrière elle. Elle jeta un coup d’oeil effrayé vers l’aiguille qui était profondément enfoncée dans l’écorce du chêne et hurla en direction de Kagi :

Ebiko - Non mais t’es malade ?

Le jeune homme gratta le sommet de son crâne, ébouriffant ainsi ses cheveux bruns.

Kagi - Désolé, je ne mesure pas ma force.

Ebiko - Pas la peine de faire le caïd. La prochaine fois ce sera ma force que tu ne pourra pas mesurer.

Kagi fut pris d’un rire nerveux puis, en un instant, retrouva son sérieux.

Kagi - Tu as évité l’aiguille, c’est bien. Mais tu n’as pas utilisé la technique de permutation. On va essayer à nouveau et cette fois-ci, ai confiance en tes capacités et tes réflexes.

Avec dextérité, le shinobi exécuta une pirouette et une aiguille à l’éclat métallique émergea de sa main. Un sifflement strident se fit entendre alors que la pic se dirigeait dangereusement vers Ebiko. Cette dernière rassembla toute sa concentration, elle ne perdait pas l’arme des yeux. L’impact était imminent et si elle ne réagissait pas, elle serait blessée. Soudain, elle remarqua la présence d’une deuxième aiguille. Elle ne l’avait pas remarqué au départ car elle s’était entièrement focalisé sur la première. Il s’agissait d’un piège sournois digne d’un shinobi.
Elle dispersa son Chakra dans son corps et en concentra une bonne quantité dans ses pieds. En un éclair, elle se projeta sur le côté en expulsant le Chakra ainsi emmagasiné. Elle plaça ensuite un branchage à la place qu’aurait dut être la sienne en utilisant ses mouvements le plus raisonnablement possible. La première aiguille transperça le bois puis se perdit dans un buisson, effrayant au passage un lézard qui en avait fait sa cachette. La deuxième se planta dans le sol.

Kagi - C’est beaucoup mieux.

Ebiko s’approcha du jeune homme et le gratifia d’une gifle monumentale.

Ebiko - Je t’avais dit d’y aller mollo. Dit-elle haletante.

Sa respiration devint sifflante et une pointe de côté la tenaillait. Ses genoux étaient tout écorchés tandis que la fatigue commençait à la gagner.
Kagi porta sa main à sa mâchoire endolorie, un air surpris peint sur son visage.

Kagi - Je n’ai pas besoin d’y aller mollo avec toi. Tu es tout à fait capable de te débrouiller toute seule.

Elle grogna mais rapidement, ses joues s’empourprèrent. Cela ressemblait fort à un compliment. Depuis son arrivée à Kumo elle désirait être indépendante et parvenir à ses fins par ses propres moyens. Cela n’avait pas toujours été le cas. Au départ, Wataru l’avait recueillie et lui avait appris les bases de l’enseignement ninja. Elle était alors complètement dépendante de lui. Mais à présent, elle parvenait à prendre en main ses entraînements, même si elle ne refusait pas un peu d’aide.

Kagi alla chercher les aiguilles qu’il avait lancer et les rangea une par une dans une pochette fixée à sa cuisse.

Kagi - Dis moi Ebiko, possèdes tu des armes ?

Ebiko désigna son Wakizashi, dans le bas de son dos.

Kagi - C’est tout ?

Ebiko - Heu...

Kagi - Tu devrais te procurer des armes de jet, qui sont particulièrement pratiques lorsque tu ne veux pas engager un combat rapproché avec un ennemi.

Ebiko n’avait jamais réfléchi à ça. Elle ne s’était pas encore retrouvé dans une réelle situation de combat. Cette idée ne l’effrayait pas mais elle constatait qu’il lui restait encore beaucoup à apprendre.

Ebiko - Je ne sais pas comment utiliser ce type d’armes.

Kagi - Je t’apprendrai.

Un sourire étirait ses lèvres.

Ebiko - C’est la moindre des choses. Tu as faillis me perforer plus d’une fois aujourd’hui.

Les deux compères éclatèrent d’un rire complice.

La pénombre s’épaississait sous les branches des arbres. Ebiko tapa des pieds afin de chasser l’engourdissement qui remontait le long de ses jambes. Une main en visière, elle leva les yeux vers le soleil déclinant à l’horizon.

Kagi - Allons manger un morceau. C’est moi qui invites.

Ils quittèrent le lac et prirent la direction du centre-ville de Kumo dans le but de profiter d'un bon repas.

Spoiler:
 


Dernière édition par Ebiko Matsuda le Mer 2 Jan - 3:27, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Quand l'élève dépasse le maître   Lun 17 Déc - 0:07

Un brouillard bas flottait au dessus du lac et sur ses rives. Le vent faisait onduler l’eau d’ordinaire figée. Le clapotis des petites vaguelettes se répercutaient contre les quelques rochers gris qui émergeaient. Le cadre paisible désavouait la lassitude que Ebiko ressentait au plus profond d’elle. Elle piétina dans l’espoir de se réchauffer un temps soit peu. Son kimono encore humide de l’averse du matin ne l’aida guère. Pas plus que sa flegme ne pouvait lui mettre du baume au coeur.
Elle regarda par dessus son épaule et aperçut les montagnes qui surplombaient les nappes de brume, et dont les sommets enneigés scintillaient sous les rayons du soleil.
Ebiko s’avança dans le brouillard épais en tendant l’oreille et en plissant les yeux. Soudain, elle aperçut deux silhouettes qui s’avançaient vers elle. Tandis qu’elles évoluaient dans sa direction, elle reconnut Kagi. A la plus grande surprise de la jeune femme, la seconde personne était également Kagi. Comment cela était-il possible ?

Kagi - Salut.

Ebiko - Comment tu...

Kagi - La technique du clonage, tout simplement. C’est une technique très répandue tu sais. Dit-il en lui coupant la parole.

Ebiko hocha la tête d’un air blasé. Elle ne voulait pas passer pour une inculte.

Ebiko - Apprends moi !

Kagi - Ne t'inquiètes pas, j'en ai bien l'intention. D'ailleurs, j’espère que tu es en forme. J'ai prévu un programme plus soutenu cette fois.

Il affichait un sourire satisfait. Il devait être enchanté de son effet de surprise. Mais il ne réalisait pas l’exploit qu’il venait d’accomplir. Il avait ressuscité la motivation de la jeune femme.

Kagi - Bon, qu’est ce que tu sais à propos de la technique du clonage?

Après un bref moment de réflexion, Ebiko lâcha :

Ebiko - Rien.

Abasourdi, Kagi ne put s’empêcher de souffler, exaspérant au passage la jeune femme.

Kagi - Grâce à ton Chakra, tu vas pouvoir créer une reproduction parfaite et indépendante de toi. C’est le genre de technique sur laquelle tu peux baser une stratégie et qui peut te tirer de nombreux mauvais pas.

Ebiko écoutait le discours de Kagi d’une oreille. Elle était toujours autant impressionnée par la technique en elle même. Il lui fallait l’apprendre au plus vite. Soudain, Kagi annula sa technique et par la même, fit disparaître son clone.

Kagi - Concentres toi !

Elle lui jeta un regard coupable puis baissa les yeux comme une vilaine petite gamine prise en flagrant délit. Sans doute que ses problèmes de concentration ne se résoudraient jamais. Elle avait toujours eut du mal à se focaliser car elle laissait trop facilement son esprit vagabonder au gré de ses désirs ou de ses souvenirs. En cet instant, elle voulait plus que tout apprendre cette nouvelle technique. Il était donc plutôt étrange et contradictoire qu’elle ait du mal à se concentrer sur les explications de Kagi, qui l’aidait dans cette tâche.
Heureusement pour Ebiko, l’exposé du shinobi fut bref et il l’encouragea rapidement à tenter de créer elle même un clone.
Elle concentra une bonne quantité de Chakra qu’elle expulsa de son corps. Une fois que cela fut fait, elle modela cette masse d’énergie afin de lui donner sa forme. Le résultat bien que pitoyable sembla lui convenir.

Ebiko - Regardes moi ça ! Du premier coup !

Kagi - Heu... Regardes mieux. Ton clone ne te ressemble pas vraiment et en plus, il ne tient pas sur ses deux jambes.

En effet, le clone se balançait maladroitement de droite à gauche. Il semblait réaliser une chorégraphie inédite qui nécessitait l’ivresse de son danseur. Soudain il s’effondra minablement au sol et disparut ne laissant pour toute trace qu’un petit nuage de poussière que le vent fit virevolter. La déception de Ebiko était clairement visible sur son visage. Elle s’en voulait aussi de s’être laissé emportée par sa fierté.

Ebiko - Qu’est ce que je dois faire pour m’améliorer ? Dit-elle en baissant les yeux.

Kagi - Commences par m’écouter lorsque je te donne des explications.

La jeune femme ronchonna ce qui fit sourire Kagi. Il avait réussi à la remettre à sa place. Elle écouterait tout ce qu’il dirait sans broncher.

Kagi - J’ai repéré plusieurs erreurs lors de ton essai.

Il pointa un doigt accusateur vers Ebiko. Cette dernière serrait les dents afin de ne pas laisser des mots qu’elle regretterait en sortir.

Kagi - Ta composition des signes incantatoires était incorrecte. Prends ton temps afin de les réaliser correctement. Je pense aussi que tu n’as pas investi une quantité suffisante de Chakra. C’est un double indépendant que tu essais de créer. Une technique telle que celle-ci nécessite une quantité de Chakra importante.

Ebiko passa sa main derrière sa nuque.

Ebiko - Autrement dit, j’ai du pain sur la planche.

Kagi hocha la tête en souriant. Durant un instant, elle pensa qu’il aimait la voir ramper le long des chemins pleins d’obstacles qu’il traçait pour elle lors de leurs entraînements. Elle le scruta d’un regard accusateur. Comme s’il lisait dans ses pensées, il enchaîna :

Kagi - Ça en vaut la peine, crois moi.

Après avoir échanger un regard complice, les deux amis reprirent l’entraînement. Kagi réalisa lentement les signes incantatoires afin que Ebiko les mémorise. Elle les répéta mais à chaque essai, le jeune homme notait une erreur.

Ebiko - Bon, montres moi l’exemple une dernière fois. Mais plus lentement...

Kagi souriait. La jeune femme ne savait dire pourquoi. Se moquait-il ? Quoi qu’il en soit, il semblait ne pas se blasé de ses échecs. Il demeurait enthousiaste et plein d’entrain comme si sa patience n’avait aucune limite.
Une nouvelle fois et avec une grande lenteur, il réalisa les signes incantatoires sous le regard concentré de Ebiko. Sans plus attendre, elle l’imita en tâchant de s’appliquer. Une fois son essai terminé, elle jeta un coup d’oeil interrogateur à Kagi.

Kagi - Tu y es enfin arrivé.

Ebiko acquiesça l'air fier.

Kagi - Mais ce n’est pas tout, on a du travail devant nous.

MessageSujet: Re: Quand l'élève dépasse le maître   Lun 17 Déc - 19:25

Kagi observa les courbes voluptueuses de Ebiko émerger du rideau de brume. Ses mouvements lents et délicats étaient emprunts d’une grâce infinie. Soudain ce qu’elle lui avait dit quelques jours auparavant résonna dans son esprit. Elle n’était pas intéressée, ni par lui, ni par personne. Bien qu’il s'accommodait de cet accord qu’ils avaient passés, ses sentiments n’en avaient pas pour autant été effacés. Cela le frustrait de n’être que son ami mais il ne pouvait se résoudre de ne plus la voir. Et puis, il avait une réputation à entretenir. Il était le bourreau des coeurs de Kumo et en était fier. Pour qui passerait-il si quelqu’un venait à savoir qu’il avait été éconduit ?
Il n’avait pas trouvé de solution à cette situation embarrassante. Mais il pensais que le temps ferait son oeuvre. Peut-être qu’il oublierait ses sentiments, ou peut-être que Ebiko en éprouverait de nouveaux.

Ebiko secoua la tête. Ses cheveux s’agitèrent dans son dos tandis que les derniers rayons du soleil frappaient ses yeux éblouis. Une main en visière, elle jeta un coup d’oeil vers Kagi et lui adressa un sourire lumineux.

Kagi - Tu as bien profité de ta pause ?

Ebiko - Pas vraiment, j’ai juste eu le temps de rendre «La célérité du Samurai», le livre que j’avais emprunté à la librairie.

Kagi - Je ne pensais pas que tu le ferai. Au moins, tu es honnête. Enfin...

Ebiko émit un petit rire gêné et se gratta le sommet du crâne, ébouriffant au passage quelques mèches de ses cheveux cramoisis.

Ebiko - Je pense surtout au libraire dont le chiffre d’affaire ne doit pas être fameux. Je n’ai pas envie d’enfoncer le clou.

Kagi - Tu es quelqu’un de bien.

Ebiko cligna des yeux, surprise. Ses joues se teintèrent de rouge tandis qu’elle évitait le regard du jeune homme. Elle n’était pas habituée aux compliments à propos de ce qu’elle était à l’intérieur. La plupart des gens, des hommes en grande partie, ne la jugeait que sur son apparence. Ils la trouvait jolie et bien foutue et ne cherchait pas à savoir ce qui se cachait sous sa généreuse poitrine. Elle fut vraiment touchée par les mots de son ami.

Ebiko - Merci, toi aussi. Murmura-t-elle.

Le shinobi esquissa un sourire puis rétorqua :

Kagi - Pas vraiment, mais merci. Dit-il en haussant les épaules.

Ebiko afficha un air interrogateur mais décida de ne pas poser de question. Elle ne voulait pas mettre Kagi dans une situation inconfortable en sondant son passé. C’était pareil pour elle. Elle avait gardé secret la majeure partie de son histoire car la partager ne lui disait rien. Toutefois, elle était curieuse et remarqua soudainement qu’elle ne possédait que très peu d’informations à son sujet. Elle ne savait pas d’où il venait ni même quels étaient ses objectifs. Sa soif d’information la faisait souffrir mais sut garder le silence le silence. Après tout, elle n’était au courant que de ce qu’il voulait qu’elle saches. Et elle avait put constater par elle même qu’il était un ami dévoué et prompt à apporter son aide lorsque le besoin s’en faisait sentir. Il était également d’un soutiens incontestable et cela la rassurait profondément.

Soudain, comme pour rompre le silence gênant qui s’était installer entre les deux shinobi, Kagi émit un rire bruyant. Ebiko lui jeta un regard interloqué.

Kagi - Revenons à l'entraînement. Tu t’en sors plutôt bien. Tu veux refaire un essai ?

La jeune femme hocha vaguement la tête et exécuta les signes incantatoires et projeta une grande dose de Chakra hors de son corps qu’elle façonna à son image. Après d’innombrables essais infructueux elle parvenait à investir la juste dose de Chakra et à le ciseler plus précisément.

Kagi observa attentivement le clone qu’elle venait de créer et en fit le tour sans le lâcher des yeux. Son regard sembla traîner sur certaines parties de son anatomie au plus grand désarroi de Ebiko.

Kagi - C’est pas mal, il y a du progrès !

Ebiko acquiesça puis jeta un coup d’oeil par dessus son épaule. Un léger bruit l’avait interpellé. Elle remarqua les légers remous à la surface du lac. Sans doute s’agissait-il d’une grenouille. Un coassement strident confirma rapidement sa pensée.
Puis elle fut submerger par un intense sentiment de triomphe. Elle avait fait siennes toutes ces connaissances. Elle réécrivais sa propre histoire en fixant d’un regard déterminé ce que sa mère n’avait jamais vu. Elle était incommensurablement fière de son parcours mais elle se garda bien de partager ce sentiment qui aurait aussitôt été confondu avec de la prétention. Malgré tout, elle ne put réprimer un sourire satisfait un brin agaçant.

Spoiler:
 

MessageSujet: Re: Quand l'élève dépasse le maître   Ven 4 Jan - 11:11

Validation des deux techniques.
Ebiko : +42XP (bonus inclus)
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MessageSujet: Re: Quand l'élève dépasse le maître   

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