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 Salle des professeurs

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MessageSujet: Salle des professeurs   Ven 28 Mar - 1:02

Kenji était assis sur une chaise, près la table centrale de la salle des professeurs. Cette dernière était faite d'un bois sombre, et si grande que l'on devait avoir des difficultés pour s'entendre, assis d'un bout à l'autre. Le vieil homme était concentré sur son exercice favori: rouler ses cigarettes. La salle était encore vide, la journée commençait, le shinobi savourait les quelques instants de tranquillité de la journée, avant que les élèves, mais surtout que les autres enseignants n'arrivent. Il avait sorti son petit sachet en velours noir et s'apprêtait à en extraire des herbes séchées, plus communément appelé tabac.

Il fut toutefois arrêté durant son exercice par une peluche, qui marchant avec autant d'aplomb qu'un éléphant funambule.

[Mr.T]"- Salut, Kenji.", lança l'ourson, plein de sollicitude. Poli, Kenji répondit froidement, d'un simple hochement de tête.

[Mr.T]"- Dis tu connais la dernière ? C'est deux canards qui sont dans une mare et y en a un qui fait "coin"..."

Le jounin le coupa prestement, répondant avec un ton mordant et sarcastique.

[Kenji]"- Tiens c'est exactement ce que j'allais dire, répondit l'autre.".

L'individu en matière synthétique ne sembla pas s'offusquer de la réponse cinglante. Il passa outre, sachant pertinemment que Kenji n'était pas connu pour sa patience.

[Mr.T]"- Tu la connaissais ?", le petit ours semblait plus dépité d'avoir manqué sa blague que de savoir qu'il ennuyait son interlocuteur.
[Kenji]"- Non.", même les plus violents vents venus du Nord ne devaient pas être aussi cassants.
[Mr.T]"- Mais alors comment ..."

Il ne put en dire plus. On venait de se saisir de lui par les deux joues, pour être finalement étreint (enfin étouffé...) par la jeune Isis, qui glapissait, sourire aux lèvres.

[Isis]"- Mr. T !"

Prisonnier de l'étau que représentait les bras de la jeune fille, Mr.T essayait de se débattre. Ultime tentative, en désespoir de cause, il appela à l'aide.

[Mr.T]"- Kenji ! Sauves moi ! "

Le vieil homme fit la sourde oreille, après tout, il n'avait rien vu, et il se remit à son ouvrage, tandis que le jeune fille au chapeau pointu s'éloignait de lui. Il était en train de rouler son papier, quand un coup de vent violent lui fit malencontreusement tout renverser sur la table. L'homme étouffa un juron. Akio venait littéralement de marcher sur la table. Il se déplaçait comme une flèche. Toujours pressé celui là...

[Akio]"- Désolé pour la clope, le vieux, mais là, je suis à la bourre, les nouveaux m'attendent. Je vais me faire éclater par Idan s'il arrive avant moi."

Il se saisit de plusieurs cahiers gisant dans son casier, les extirpa de l'oubli où ils semblaient tombés et traversa de nouveau la salle à vitesse grand V. Kenji avait horreur qu'on l'appelle "le vieux". Il finirait par passer un sacré savon à ce "sale" gosse.

Un couinement de roue, lui apprit qu'Esio venait de faire son entrée dans la salle. Un bref "bonjour" et se fut tout. Avait-il comprit que le shinobi cherchait à être tranquille ? Connaissant l'individu, c'était une certitude. Kenji s'autorisa à soupirer, et chercha un bref instant, le papier et le tabac étalés sur la table. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il fit preuve d'une dextérité inouïe pour un aveugle.

Toutefois le repos ne devait être que de courte durée, Lya entra en fracas dans la salle. Kenji, perdit de rechef sa cigarette et nota que la musique qu'elle écoutait, était à un volume sonore terriblement élevé.

[Kenji]"- Lya, pourrais-tu mettre ta musique un peu moins fort, s'il te plaît."

L'homme prenait sur lui pour faire preuve de courtoisie, son poing droit crisper sous une colère bouillonante. Le "Quoi ?!" en guise de réponse, fit déborder le vase...
Le jounin était arrivé au bout des limites de sa patience. Avec une force mentale inouïe, et une voix des plus grave, il hurla.

[Kenji]"- SILENCE !"

Lya tomba sur les fesses, et tout les membres présents dans la salle se turent. La jeune fille descendit le volume sonore de son appareil. Elle semblait encore sous le choc de l'impératif lancé par le vieil homme. Idan entra alors dans la salle. Ses capacités d'observation, le tabac émietté sur la table et le silence absolu régnant dans la salle, lui permirent rapidement d'arriver à reconstituer les faits. Il s'assit à côté de Kenji, sortit un paquet de cigarette entamé, et le tendit au jounin.

[Idan]"- Tu comprends maintenant pourquoi j'ai arrêté les roulés ?"


Dernière édition par Akio le Sam 29 Mar - 17:19, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Ven 28 Mar - 1:04

Professeurs de genjutsu


Citation :


- Nom : Eichino
- Prénom : Kenji
- Sexe :
- Grade : Juunin (Ancien juunin d'élite)
- Spécialités: Genjutsu, interrogatoires et entraînements psychiques.
- Traits particuliers: Aveugle. Son odorat est plus de cent fois supérieur à la normale, certains avancent même qu'il posséderait des capacités de médium. Aujourd'hui, surnommé "le vieux", par le jeune chuunin instructeur Akio (ce dernier est le seul à pouvoir se permettre une telle familiarité), il fut appelé "le maître des doutes", avant sa cécité, en hommage à son génie.
- Taille: 1m 75.
- Age: 47 ans.

- Description :
Kenji est un individu que l'on ne peut que qualifier de taciturne et froid. Capturé au cours d'une mission de rang A par l'ennemi, il fut le seul rescapé des affrontements et des trois années de tortures qui en découlèrent. Durant cette période, il subit un nombre incalculable de sévisses, dont le plus terrible fut celui où l'on lui brûla ses yeux au fer rouge. Dorénavant, il cache ses meurtrissures derrière des lunettes ou un large chapeau.

- Pédagogie :
Rares sont ceux qui peuvent se vanter d'avoir été accepté au cours de Kenji, encore plus sont ceux qui peuvent en ressortir indemne psychologiquement. Le juunin n'accepte que ceux qui ont attisé sa curiosité ou qui montre des facultés dépassant de loin la majorité des étudiants. Ses cours sont extrêmement déstabilisant car les élèves ne savent jamais lorsqu'ils sont sous l'emprise d'une illusion ou non...même un shinobi de grade équivalent se laisserait prendre au piège. Kenji n'est pas sadique, il ne prends pas de plaisir à faire souffrir, toutefois il estime indispensable de connaître la différence entre les cours théoriques et la réalité du terrain. Cette différence, il la marquera aux plus profonds de vos esprits, ce qui ne manquera pas de briser les plus fragiles...

- Réputation :
Peu loquace, il semble n'avoir plus aucune attache, hormis, peut-être, Akio et sa petite bourse noire de tabac. Quelques uns s'aventurent à dire que sous ses apparences de mentor infaillible se trouve un jeune homme meurtri, mais personne ne peut l'affirmer car Kenji garde ses souvenirs et son histoire plus précieusement que sa propre vie...

- Attitude : Secret, solitaire, froid, taciturne, pragmatique, élitiste, nasal

- Méthode d'Enseignement : Sèche. La confrontation à la réalité de la vie shinobi est un principe incontournable.

Citation : "Ici, Dieu, c'est moi !"


Citation :


- Nom : Tachï
- Prénom : Isis
- Sexe :
- Grade : Chuunin
- Spécialités : Genjutsu, Kuchiyose ours polaire et farces.
- Traits particuliers: Isis est restée une enfant dans sa tête, l'adolescence ne semble pas encore l'avoir atteinte. Spontanée, naturelle, espiègle sont des adjectifs qui lui sied comme gant. Elle dit tout ce qu'elle pense ce qui n'est pas sans faire grincer les dents de certains. On pourrait aussi ajouter qu'elle parle trop pour pouvoir tout penser. Elle aime se voir comme une "gentille sorcière" et ses jutsu ne sont ni plus ni moins que des tours, attention qu'elle ne vous en joue pas un...
- Taille : 1m 42.
- Age : 16 ans.

- Description :
Fluette et mignonne pourrait résumer sa physionomie. Il faut toutefois ne pas la sous-estimer, mais si elle est incapable de faire le moindre mal physique, Wäl, son ours polaire "domestiqué", ne fait pas preuve de la même délicatesse que sa maîtresse.

- Pédagogie :
Il lui est parfois difficile de se concentrer sur son cours, ce qui rends la tâche pour ses élèves d'autant plus difficile. Elle se complait à faire des petits "tours", comme faire apparaître une vision des plus horribles à l'étudiant qui s'assoupit, "juste" pour le remettre d'aplomb, ce qui provoque généralement l'hilarité des ses voisins. Toutefois, son enseignement, quant elle arrive à le mener jusqu'au bout (comprenez par là, si elle n'est pas déjà parti pour une promenade, par exemple), et bien qu'hétéroclite et peu orthodoxe, porte souvent ses fruits.

- Réputation :
Les "tours" d'Isis ont le don d'énerver comme de réjouir. Elles disposent de soutien et de détracteurs parmi les professeurs comme les élèves, mais tous se mettent d'accord sur un point, personne n'envie le sort de Mr. T, qui dès qu'il montre le bout de son museau à le droit à une série de pouponneries pour le moins dégradantes (...attendrissantes ? Beaucoup le pense, mais ce n'est pas vraiment ce qu'en dit l'intéressé.)

- Attitude : Extravagante, délurée, spontanée, naturelle, déconcentrée, franche (parfois trop), joueuse (toujours trop), aimée, enfantine

- Méthode d'Enseignement : Lunatique

- Citation : "- Salut, je te présente Wäl ! [Grognement des plus sinistres, lèvres retroussées, dévoilant généralement beaucoup trop de dents] Je suis sûr que vous allez bien vous entendre.


Citation :


- Nom : d'après les registres : Rokugo
- Prénom : d'après les registres : Norikage
- Sexe : d'après les registres :
- Grade : Chuunin (mais certains disent que son niveau est bien supérieur.)
- Spécialités : Genjustu renforcé, barrières mentales, manipulation complexe des sens.
- Traits particuliers : Excessivement étrange, ce curieux personnage n'a plus montré son visage depuis de nombreuses années. Un beau jour, vers l'âge de dix ou onze ans, il se couvrit la tête d'un masque blanc. Il ne le quitta plus jamais. Il abandonna du même coup son identité, si bien qu'il ne se retournera jamais si vous l'appelez par son nom au détour d'un couloir. Son comportement incohérent contraste avec le talent qu'il manifeste envers le genjutsu. Les rares missions qu'il a menées se sont tantôt soldées par des échecs cuisants ou des réussites étonnantes, et ce, indépendamment de leur difficulté supposée. Ce personnage est si imprévisible que l'administration préfère le cantonner aux interrogatoires et aux cours, domaines dans lesquels il excelle.
- Taille : 1m77
- Age : d'après les registres : 24 ans

- Description :
Démarche lente et mesurée, allure constante, en toute circonstance, et surtout, silence glacial sont les caractéristiques principales de son attitude de tous les jours. Du moins, lorsqu'il est seul ...
Ainsi, toute personne le croisant dans un couloir aura la désagréable surprise de reconnaître ses propres traits sur le visage masqué du professeur. Il ne s'est en effet pas contenté d'abandonner son identité : il a s'est aussi débarrassé de sa personnalité et imite à présent celle de ses interlocuteurs en copiant leur visage à l'aide d'un jutsu inconnu. D'aucun pourraient croire à une simple métamorphose, mais personne ne l'a jamais vu former le moindre signe, ce qui laisse penser que sa technique est active en permanence.

- Pédagogie :
Cela paraissait difficilement concevable a priori, mais l'administration de Kiri a fait preuve d'un certain génie en affiliant Norikage à l'Académie. Ils ont trouvé en sa personne le meilleur professeur de genjutsu qu'ils n'aient jamais eu.
Son cours se déroule toujours de la même façon : Norikage commence par expliquer en détail le sujet de son cours. A ce moment, les visages différents défilent rapidement sur son masque, et seuls les étudiants les plus attentifs, et les plus proches de l'estrade, parviennent à en reconnaître certains. Puis, une fois le cours magistral terminé, le professeur se tait, attendant les questions. C'est à ce moment que le miracle a lieu : il répondra systématiquement à chaque étudiant l'explication la plus simple, la plus à sa portée, et dans les mots qui lui permettront la plus profonde compréhension. Vous n'avez pas compris un point du cours ? Pas de problème, demandez le lui : ce sera votre propre visage qui vous répondra, avec votre propre voix, et lorsqu'il aura fini, tout vous semblera simple ! D'ailleurs, il n'est même pas forcément nécessaire de lui poser la moindre question, car il interrompt souvent son cours pour développer un point difficile qu'une minorité d'étudiants n'ont pas saisi. Troublés, certains élèves affirment que Norikage s'infiltre dans leur esprit pour forcer leur compréhension.

- Réputation :
Autant il s'agit indiscutablement d'un excellent professeur, autant il est vraiment trop étrange. Et il n'est jamais agréable de parler à son reflet, surtout si celui ci a sa vie propre. Les collègues de Norikage s'efforcent de n'avoir aucun contact avec lui, même ses collègues férus de genjutsu, qui ne sont plus à une bizarrerie près. Les élèves, quant à eux, sont très mal à l'aise pendant ses cours. Leurs nuits sont fréquemment gâchées par des cauchemars où ils ne se sentent plus maîtres de leur propre personne...

- Attitude : Paradoxale, silencieux, glacial, insociable, perturbant, simple, pédagogue

- Méthode d'Enseignement : Structurée et attentive

- Citation : Aucune ... la personne connue sous le nom de Norikage Rokugo ne s'exprime jamais.

Citation :


- Nom : Sakorako
- Prénom : Rui
- Sexe :
- Grade : Chuunin Instructeur
- Spécialité(s) : Genjutsu, pillage d’âme, manipulations involontaires.
- Traits particuliers : Rui a subi, à l’âge de 4 ans, le meurtre de ses parents. Enfermée et silencieuse dans son lit, les ravisseurs ne la remarquèrent pas et ne s’occupèrent donc pas de son cas. Fille de mère et de père shinobi, Rui a hérité du don de ses parents dans le Genjutsu. Malheureusement ce qu’elle a vu ou entendu durant cette nuit rouge la marqua à jamais, même si ses souvenirs sont pour la plupart incompréhensibles voire refoulés.
- Taille : 1m64
- Age : 21 ans

- Description :
Rui Sakorako est une jeune femme très belle, aux longues mèches vertes pommes qui descendent jusqu’à ses hanches. Son cou mince et rose supporte une petite tête au visage mignon et fin. Rui est habituellement calme, parfois trop, perdue dans ses pensées ou, plus souvent, dans les pensées des autres. C’est une jeune personne très fragile mais également très puissante. C’est un aspect trompeur de sa personne qu’il ne faut pas négliger. Bien qu’elle se fiche qu’on se moque de sa taille ou de son caractère, il lui arrive de faire des choses totalement involontairement, même si l’involontaire n’existe pas réellement …

- Pédagogie :
C’est une prof un peu à l’ouest qui demande une patience assez exceptionnelle à ses élèves. Beaucoup craquent et préfèrent changer de professeur plutôt que de suivre ses cours. Il faut dire que, au-delà de son côté gentil et tendre, Rui prend tout son temps et cela en énerve plus d’un. Elle est très énigmatique dans sa façon de parler et utilise très souvent des métaphores bancales – mais qui ne le sont pas pour elles. En fait, il s’avère qu’elles ont quasiment toutes un lien avec le meurtre de ses parents dans son plus jeune âge. Mais ça personne ne le sait. Toutefois Rui a une perception du Genjutsu très intéressante, plus profonde que les autres et sa manière de raconter ce qu'elle vit dans ses illusions est si prenante qu'elle apparait comme une vérité logique à ses élèves. Il suffit juste de la comprendre ...

- Réputation :
Rui est une sorte d’institution à l’Académie de Kiri. Certains disent qu’on l’a mise là parce qu’en mission, lorsqu’elle ne plongeait pas son adversaire dans une démence presque inhumaine, elle se faisait littéralement massacrer par des individus deux fois moins fort qu’elle. Ici, elle ne risquerait donc a priori rien. Soutenue par la majorité des professeurs, bichonnée même, on prend soin d’elle de sorte que rien ne lui arrive. C’est une sorte de mascotte. Une mascotte qui se plonge sans le vouloir dans votre esprit et qui le chamboule comme ce n’est pas permis. Mais une mascotte tout de même …

- Attitude : Perdue, calme, distraite, étourdie, dérangeante (presque malsaine parfois), énigmatique

- Méthode d'Enseignement : Difficile à suivre.

- Citation : « Je … Que disais-tu ? »


Dernière édition par Iba Hiyori le Ven 25 Déc - 21:11, édité 4 fois

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Ven 28 Mar - 1:05

Professeurs de taïjutsu


Citation :



- Nom : Otsama
- Prénom : Lya
- Sexe :
- Grade : Chuunin instructeur
- Spécialités : Taïjutsu, fractures ouvertes et musique en tout genre.
- Traits particuliers : Elle a toujours son casque sur les oreilles, à tel point que l'on se demande s'il ne s'agit pas d'un ex-croissance de son propre corps. Lya est connue pour ses "Quoi !?" sonores, chargés d'incompréhension et son caractère lunatique, cependant sa physionomie fait oublier beaucoup de ses écarts. Son nombre de ex-petits copains est trois fois supérieur à celui de ses missions.
- Taille : 1m72.
- Age : 23 ans.

- Description :
Il a fallut que plusieurs jeunes hommes tentent l'expérience pour s'assurer d'un fait : les humeurs de Lya sont plus ou moins dictées par la rythme de la musique qu'elle écoute. Priez pour que ce soit doux et calme lorsque vous lui parlez, sinon il se pourrait bien que la fenêtre soit votre prochaine voie de sortie...

- Pédagogie :
Elle préfère passer son temps à écouter du "bon son", plutôt que vos questions, qui plus est si vous interrompez un magistral solo de guitare, les deux prochains mois seront plus que douloureux, à l'hôpital. Toutefois, son répertoire de techniques et son style de combat sont d'un très bon niveau, et les rares qui arrivent à apprendre avec elle, en sortent tous grandis.

- Réputation :
Si l'on s'en tenait à la gente masculine, il y a fort à parier qu'elle ne serait pas loin de la note maximale, toutefois, ses sautes d'humeur, son comportement trop souvent adolescent, font qu'elle ne fait pas l'unanimité dans le coeur de tous. Peu lui importe pourvu qu'il y ait assez de batterie pour finir la journée...

- Attitude : Lunatique, en musique, pulpeuse, hétérosexuelle, puissante, stylée

- Méthode d'Enseignement : Émotionnelle

Citation : "- QUOI !? "


Citation :


- Nom :
- Prénom : Idan
- Sexe :
- Grade : Juunin
- Spécialités : Taïjutsu, fumer, analyser, les chemises et le cynisme.
- Traits particuliers : Suite à une lente dégénérescence de ses cellules osseuses, Idan a développé la maladie des os de verre, c'est-à-dire qu'au moindre choc, ses os peuvent voler en éclats. Il va sans dire que sa carrière en tant que spécialiste du corps à corps en a pris un coup, elle a même prit fin. Il vit depuis maintenant plus de deux ans sans pouvoir effectuer de mouvement brusque. Sa maladie le pousse à être toujours aux aguets pour éviter toute collision ou impact, il a considérablement aiguisé sa capacité d'analyse du monde extérieur, ainsi que celle de la gestuelle. Refusant de se terrer chez lui, il a décidé d'enseigner pour continuer à être, au plutôt à se voir comme un shinobi.
- Taille : 1m 92.
- Age : 25 ans.

- Description :
Il porte toujours des chemises, plus ou moins colorées, suivant son humeur, et se déplace tel un chat, avec souplesse et minutie. Ses yeux font souvent des va-et-vient sur ce qu'il entoure, il semble rester toujours sur le qui-vive. Tout ses faits et gestes dénotent une minutie d'horloger, sauf peut-être son langage, qui sans être grossier, reste lui, humain. Il fume beaucoup, et cela depuis que les médecins ont identifié son mal. La raison de cette nouvelle dépendance vient du fait que Idan préfèrerait mourir de tout mis à part des causes de sa maladie. il espère que ses poumons tiendront moins longtemps que ses os.

- Pédagogie :
Sa capacité d'analyse est spectaculaire. Il ne lui faudra jamais plus de quelques secondes pour mettre les doigts sur l'ensemble des défauts d'un élève. De même, s'il était encore à même de combattre, il n'y a pas de doutes possibles sur le fait qu'aucun ennemi ne serait à même de le toucher, car sa lecture du corps et ses réflexes lui permettraient toujours d'esquiver les frappes. Enfin, ses explications sont claires et concises et sa large palette de connaissance lui permet de s'adapter à tout les besoins de ses étudiants. Le seul bémol reste qu'il ne peut pas faire de démonstration par lui-même et déléguera, à son grand regret, toujours quelqu'un pour le faire à sa place.

- Réputation :
"L'ironie" de la situation a poussé l'individu à un cynisme aiguë, qui se traduit généralement par des remarques acerbes, fatalistes ou un humour noir plus que mauvais, ce qui n'est pas enclin à provoquer la sympathie des gens. Idan, bien qu'il ne le montre pas, en est affecté. Kenji est un des rares à le supporter, très certainement parce que ces deux rescapés de la vie ont beaucoup plus en commun qu'ils ne veulent se l'avouer.

- Attitude : Cynique, fumeur, acide, noir, attentif, intelligent, minutieux

- Méthode d'Enseignement : Complète

- Citation : "- Pourquoi je fume ? Parce que je préfère mourir d'un cancer du poumon que d'une fracture de la colonne en tombant de ma chaise..."


Citation :


- Nom : Tachibana
- Prénom : Aya
- Sexe :
- Grade : Chuunin
- Spécialités : Taijutsu, danse et shôgi
- Traits particuliers : Une personne très sympathique, de bonne conversation, élégante et agréable. Simple et bonne vivante, elle fait aisément ami-ami avec tout le monde. On dénote aisément une une vivacité et une profonde intelligence dans son regard.
- Taille : 1m75
- Age : 36 ans

- Description :
Les quelques rides qui commencent à apparaître sur son visage n'entachent en rien sa beauté élégante, bien au contraire. Sa gestuelle est mesurée, preuve de son affection pour toutes les formes de danse. A ce propos, ses loisirs déteignent largement sur son style de combat, réputé parmi les maîtres taijutsu de Kiri comme étant d'une beauté et d'une virtuosité rares ... à défaut d'être réellement efficace. En effet, Aya s'est toujours tenu à l'écart des champs de bataille, préférant améliorer son style. Intelligente, elle ne refusera jamais une petite partie de shôgi.

- Pédagogie :
Attentionnée et patiente, le professorat est presque une vocation pour elle, encore qu'elle se serait largement contentée d'un cours de danse. Elle explique relativement bien, mais ne se montre pas assez exigeante envers ses élèves. Bien qu'elle leur procure une technique impeccable, la plupart des étudiants qui sortent de ses cours s'avèreront mal préparés aux réalités et à la dureté du combat. Contrairement aux autres cours de taijutsu dispensés par l'Académie, peu d'élèves sont blessés pendant ses heures de classe ... à leur plus grand soulagement.

- Réputation :
Aya jouit d'une réputation excellente auprès de ses collègues et de ses élèves. Seuls certains professeurs de taijutsu, ainsi que les étudiants les plus déterminés et violents, trouvent a se plaindre de ses performance. On lui reproche ainsi souvent de couver ses élèves ...
Elle se permet même parfois de monter un petit spectacle de danse avec des élèves volontaires, spectacle assez populaire par ailleurs.

- Attitude : Élégante, agréable, affectueuse, simple, amicale, gentille, attentionnée, patiente

- Méthode d'Enseignement : Théorique

- Citation : « Oh ! Très joli ! »


Citation :


- Nom : Raiteiro
- Prénom : Akio
- Sexe :
- Grade : Chuunin
- Spécialités : Taïjutsu, la vitesse et les paris.
- Traits particuliers : Akio est plutôt le genre d'individu impulsif, tête-brûlée, "je fonce d'abord et je pose les questions ensuite". Cet état d'esprit lui a coûté son passage au grade juunin, ses supérieurs le jugeant alors inapte à exercer un commandement sur une escouade, malgré le fait que ses capacités physiques dépassaient de loin la moyenne des postulants pour ce grade. Il manque singulièrement de retenue, et manque rarement de se faire remarquer pour insubordination. Il n'hésitera pas non plus à mettre en pari des choses folles, comme sa propre vie, pour se mettre en avant ou alors montrer qu'il avait raison.
- Taille : 1m 82.
- Age : 18 ans.

- Description :
Akio est un jeune homme au corps d'athlète, qu'il ne se prive pas de mettre en avant pour épater la galerie et surtout la gente féminine. Toutefois malgré une corpulence d'adulte, ses expressions faciales restent celles d'un adolescent, ainsi que ces manières.

- Pédagogie :
Sans être un enseignant hors-pair, Akio tire ses billes pour apprendre aux jeunes recrues. Il a toutefois du mal à canaliser son énergie, ce qui peut être interprété de deux manières différentes par les élèves : soit comme un entrain, une passion, soit comme une lassitude et une corvée. En vérité, les deux parties ont raison, l'attitude d'Akio variant presque chaque jour.

- Réputation :
Le chuunin jouit une bonne réputation auprès de certaines jeunes demoiselles qui aiment bien son côté "rebelle". Son énergie et sa vitalité font qu'il a aussi de nombreux amis, entre les 15-25 ans. Néanmoins, son attitude parfois désinvolte, d'autres fois irresponsable, (surtout lorsque l'on apprends les enjeux de certains de ses paris) font qu'il est généralement mal vu par la plupart de ses supérieurs.

- Attitude : Puissant, énergique, désinvolte, désobéissant, impulsif, parieur, vantard, insouciant, irresponsable

- Méthode d'Enseignement : Explosive

- Citation : "- A la course, si tu me vois derrière toi, c'est que j'ai déjà un tour d'avance."

Citation :


- Nom : Nakahira
- Prénom : Razan
- Sexe :
- Grade : Juunin
- Kekkai Genkai : Aucune
- Spécialité(s) : Taijutsu, séduire, les femmes, flâner.
- Traits particuliers : Razan vient juste de rentrer à Kiri. Formé dans le village dès le plus jeune âge, il en est parti suite à une dérogation des autorités et n’est revenu qu'après plusieurs années. On raconte qu’il aurait fait un tour du côté du Pays des Vagues afin d’y parfaire sa formation, mais personne ne sait vraiment ce qu’il en est.
- Taille : 1m86
- Age : 26 ans

- Description :
Razan est un charmant gentleman. Il s’habille généralement d’une petite chemise dont il déboutonne le col, un pantalon serré qui couvre ses mains dans de petites poches et il porte des petites lunettes qui rendent sa tenue de professeur un peu plus séduisante encore. Razan arbore la plupart du temps un sang-froid à toute épreuve, originellement utile pour sa posture calme et détendue face aux femmes. Razan est un éternel séducteur même s’il déteste le sexe. Le simple acte de séduction est intéressant, le reste, « c’est pour les chiens », dit-il, amusé. Razan s’énerve peu mais il s’avère qu’il met parfois quelques temps à réagir. Paradoxalement à son style de combat, extrêmement rapide. Razan a toujours été plus ou moins en confrontation avec Akio sur le sujet de la vitesse. Les deux shinobi se coursent régulièrement pour déterminer lequel des deux est le plus rapide et très souvent, Razan gagne. Au fond de lui, il l’aime bien, Akio.

- Pédagogie :
C’est un chouette professeur. Un peu lent, parfois, mais tout le monde l’aime bien – surtout les filles. Il explique généralement son cours dans de grandes phrases très bien construites et accompagnées de gestes amples et lents. Bref, la classe. Il arrive régulièrement qu’il fasse sortir sa classe pour des entraînements en extérieur. « Pour toucher du concret », selon lui. En fait, Razan est surtout un grand fan de la pluie, il trouve que cela lui donne une classe supplémentaire. Un côté mystérieux qu’il n’a pas naturellement.

- Réputation :
Sa réputation n’est malheureusement pas à la hauteur de sa compétence. Razan est considéré comme un fainéant par ses homologues même si personne ne lui en veut. Toutefois, puisque les professeurs sont rois dans leurs classes, les rumeurs vont vite et il arrive souvent qu’on se moque de lui. Malgré tout, un sourire et un petit clin d’œil remettent souvent les jeunes gens dans le droit chemin. De toute façon, quoi qu’on dise de lui, il restera apprécié par tout le monde. Sinon, peut-être, de quelques hommes jaloux.

- Attitude : Laxiste, lente, gentleman, séductrice, maniérée, mesurée

- Méthode d'Enseignement : Charmante

- Citation : « Y’a-t-il des femmes dans la salle ? Tout ça ? Bon, on va aller jouer sous la pluie les enfants ! »


Dernière édition par Iba Hiyori le Ven 25 Déc - 21:16, édité 7 fois

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Ven 28 Mar - 1:06

Professeurs de ninjutsu


Citation :


- Nom : Inconnu
- Prénom : Inconnu
- Surnom : Mr. T
- Sexe : (bien qu'il n'existe aucune preuve le certifiant)
- Grade : Chuunin instructeur
- Spécialités : Ninjutsu, métamorphose, dissimulation, espionnage, baratiner.
- Traits particuliers : Il s'agit d'une peluche. Oui, j'ai bien dit, Mr. T est une peluche. Personne ne sait à quoi il ressemble réellement. L'individu est hautement paranoïaque et toujours sous couvert d'une métamorphose, même si ce devait ne plus être le cas, vous ne vous en rendriez pas compte. On dit qu'il prends aussi la forme d'hommes et de femmes assez jeunes, mais il semblerait que l'apparence d'un ourson en matière synthétique lui soit plus agréable. Malgré son apparence, mis à l'aise, Mr. T fait preuve d'un sens de l'humour hors-norme. Il pourrait tenir un one-man show sans le moindre problème.
- Taille : Inconnue (sous sa forme la plus usuelle, une trentaine de centimètres).
- Age : Inconnu.

Description :
Il est toujours très déconcertant de voir une peluche marcher dans un couloir, et encore plus de voir cette dernière agresser un passant parce qu'il lui a demandé qui il était. Autant Mr. T peut être d'une sympathie n'admettant pas de limite, autant, si vous faites mine d'en apprendre plus sur sa vie privée et surtout son identité, vous vous exposez au fait d'être suivi durant au moins une dizaine de jours,période durant laquelle Mr.T vérifiera que vous n'êtes pas un espion à la solde de l'ennemi.

Pédagogie :
Sans conteste un excellent professeur. Il est capable de vous faire passer du rire aux larmes en quelques secondes, surtout quant il prend la craie dans son petit museau en velours pour écrire sur le gigantesque tableau noir. Ou encore quant il se transforme en pot de fleur et fait tout le cours ainsi, prétextant qu'on le cherche et qu'il ne veut pas être trouver.
Evoluant dans une telle ambiance, avec un professeur sachant trouver les mots et à l'écoute de ses élèves,personne ne peut stagner.

Réputation :
Tout le monde sait qu'il est plus gentil que dérangé. Sa douce folie le rendrait presque sympathique, un peu pathétique aux yeux des autres. Rien ne circule sur sa vie, son passé. Certains supposent qu'il s'est fait un ennemi, qui n'aurait de cesse que de le chercher pour mettre fin à ses jours. Une sombre rumeur dit aussi qu'il est amnésique et que ne pouvant supporter cet état, il fait tout pour que les autres n'en sachent jamais rien. Tout le monde l'apprécie, surtout Isis, qui ne manque jamais d'agripper le petit ourson par les deux joues et de le titiller, ce qui fait bien sûr horreur à Mr.T.

- Attitude : Étrange, paranoïaque, comique, pittoresque, burlesque, amusante.

- Méthode d'Enseignement : Drôle

Citation : " - En fait, c'est l'histoire d'un ...[rajoutez au choix: ours, canard, pigeon, passant, fou, lapin, cheval, ha?! Tu la connais ? Autres...]


Citation :


- Nom : Geïrou
- Prénom : Hyô
- Sexe :
- Grade : Anbu (en permission)
- Spécialités : Ninjutsu, maîtrise du Hyuton, grandes connaissances techniques, missions de classe A et S.
- Traits particuliers : Il est impassible, neutre. Jamais, lorsque son masque n'est pas sur sa figure, il n'a été pris une once d'émotion sur le visage d'Hyô. Parler à un caillou ou à un bloc de glace serait encore plus agréable, c'est pourquoi il est surnommé "l'Homme de Glace". Certains pensent que cette attitude est du fait de son conditionnement intense pour remplir ses missions à haut risque, d'autres pensent qu'il est naturellement dénudé de tout sentiment. Sa voix calme et posée, ses gestes maîtrisés, sa démarche assurée ainsi que l'aura glaciale qu'il dégage donnent le terrible ressenti que le personnage est une coquille vide. La vérité est ailleurs, les succès remportés par l'anbu sont nombreux, au village de la Brume, il est considéré comme un héros, néanmoins il haït cette renommée, car il la considère la plupart du temps comme illégitime et source de remords, et fait tout son possible pour ne pas faire l'objet d'éloges, d'admiration ou d'amitiés supplémentaires, ce qui explique son apparence en public. Seuls les membres de son entourage direct savent réellement qui il est.
- Taille : 1m 81.
- Age : 27 ans.

Description :
Un corps d'athlète, des cheveux éparses, tirant sur le violet. Un visage placide pour le public, et un mince sourire pour les intimes. Hyô a de quoi plaire à la gente féminine. Des rumeurs courent sur une hypothétique relation avec Misa Uchiha, qui fut longtemps sa coéquipière, mais rien ne filtre des deux côtés, seuls certains regards prolongés soulèvent ces hypothèses...

Pédagogie :
Il est sans aucun doute l'un des professeurs, pour ne pas dire le professeur le plus puissant et le plus techniquement aboutis de l'Académie, normalement la formation qu'il dispense devrait être la meilleure possible, cependant, il n'aime pas enseigner, et ne le fait qu'à contre-coeur, lorsque l'administration l'y oblige. Il va sans dire qu'avec le faciès qu'il exprime en public et un manque de motivation flagrant, ses cours sont des plus rébarbatifs. De plus, le suivi de ses élèves lui importent peu, tant qu'on ne lui impute pas leurs échecs.

Réputation :
Hyô est "l'Homme de Glace", celui qui a réussit à abattre cinq shinobi ennemis et ramener deux camarades blessés au village. L'héros ayant survécut à plus d'une vingtaine de missions de rang A. La légende ayant vaincu en combat loyal le déserteur de rang S, Asaki Hito. Hyô se voit lui, comme l'homme qui a vu mourir vingt trois de ses coéquipiers en mission, et qui a réussit miraculeusement à survivre. Il ne fait pas bon remuer ses souvenirs, plus douloureux que des plaies grandes ouvertes.

- Attitude : Maîtrisée, simple, droite, neutre, froide, inexpressive, imperturbable, concentrée

- Méthode d'Enseignement : Basique

Citation: "- Il va faire froid ... "


Citation :


- Nom : Habaki
- Prénom : Gengoemon
- Sexe :
- Grade : Chuunin
- Spécialités : Ninjutsu, Esbroufe, Sceau de Communication.
- Traits particuliers : Gengoemon est l'héritier d'une grande famille aristocratique du pays de l'eau et, en tant que tel, était promis à un avenir brillant. Son mépris pour son existence ennuyeuse le conduisit cependant à s'inscrire à l'académie ninja de Kiri. Bien mal lui en prit : son manque de cran, conjugué à une absence flagrante de talent, en firent un shinobi plus que médiocre. Sa légère hémophobie n'arrangea, évidemment, pas son affaire. Il finit malgré tout par obtenir le grade de chuunin (et certaines mauvaises langues ne manquent pas de parler de miracle incompréhensible, voire de piston ...). Complexé par son incapacité, il demanda immédiatement à passer chuunin instructeur afin d'éviter d'avoir à partir en mission. Sa demande fut appuyée par certaines pressions de sa famille, si bien qu'elle fut finalement exaucée.
- Taille : 1m74
- Age : 20 ans

Description :
Un jeune homme relativement séduisant, sympathique au premier abord et ne manquant pas d'humour. Son apparente confiance cache en réalité un certain malaise, doublé d'un sévère complexe d'infériorité vis à vis de ses collègues et parfois même de ses élèves. Son élocution, généralement complexe et élégante, devient rapidement chaotique lorsqu'on le confronte à sa médiocrité.

Pédagogie :
Il en sait peu, et l'explique assez mal. C'est sa deuxième année d'enseignement et on ne peut pas dire que sa première promotion d'étudiants ait impressionné leurs supérieurs. Les élèves naturellement doués s'ennuieront ferme pendant ses cours, et n'hésiteront pas à profiter du manque d'autorité de Gengoemon. Certains posent volontairement des questions pointues sur des sujets difficiles afin de le mettre dans l'embarras, si bien qu'il a fini par passer maître dans l'art d'éluder les questions et de passer vite fait à autre chose. Son seul atout, en tant que professeur, c'est de pouvoir expliquer simplement les concepts les plus simples. Ainsi, les élèves les moins doués, que tout le monde pensaient irrécupérables, sont les seuls qui profitent réellement de son cours.

Réputation :
Les élèves les plus tolérants apprécient sa sympathie et le calme reposant de ses cours. Les élèves les plus turbulents apprécient quant à eux le manque total d'autorité de Gengoemon. Les autres ne lui accorderont que leur mépris, ou, comme la plupart de ses collègues, une pitié condescendante.

- Attitude : Vantarde, excentrique, égocentrique, surfaite, dépassée face à la complexité

- Méthode d'Enseignement : Magistrale

Citation : "- Mmmh, je ne ... sais pas ... Mais, ce n'est pas vraiment notre sujet !"

Citation :


- Nom : Sokuro
- Prénom : Ayumi
- Sexe :
- Grade : Chuunin
- Spécialités : Ninjutsu, combos, complémentaires, Sceaux de Destruction et de Communication.
- Traits Particuliers : Ayumi est très certainement l’une des rares shinobi à avoir refusé une promotion. Très en avance sur sa génération, maniant le Ninjutsu Suiton avec une puissance très impressionnante et reconnue pour les nombreuses missions à haut risque que Kiri lui confie, elle décida de rester chuunin. « Parce que Chuunin, c’est quand même beaucoup plus classe ». Il n’en démord pas : les autorités l’utilisent à son niveau, faisant exceptionnellement l’impasse de son rang. Elle est également beaucoup demandée pour son utilisation poussée des Sceaux, en mission comme à l’Académie, très certainement parce qu’elle est l’une des seules à les manier aussi bien, et aussi puissamment. Elle passa la moitié de son temps en dehors du village.
- Taille : 1m71
- Age : 18 ans

- Description :
Ayumi est une jeune femme très belle et très intelligente. Facilement abordable, ne se prenant pas la tête, elle croque la vie à pleine dents et il faut croire que la vie le lui rend bien. Pleinement intéressée par ce qu’elle fait et par ce qu’on lui demande de faire, la chuunin est toujours à fond, et ça lui plait. Elle porte sur tout le corps de nombreuses ceintures sur lesquelles elle attache des rouleaux plus ou moins grands, qui renferment des parchemins. Une petite trousse traîne à ses hanches, dans laquelle elle cache des pinceaux et de l’encre. Sa dextérité n’a jamais été remise en question, ni par les hommes qu’elle a fréquentés, ni par ceux qu’elle a tués en mission. Il lui arrive de dégainer un pinceau et de s’amuser à dessiner un sceau sur quelque chose. Une feuille, un mur. Votre main.

- Pédagogie :
Propre à elle-même, elle ne manque jamais de sourire, de gratifier, d’encourager. Elle aime parler franchement même s’il lui arrive très facilement de mentir, parce qu’elle considère qu’il faut parfois atténuer la vérité pour qu’elle ne blesse pas. Ses cours sont très généralement composés de trois parties : théorique, où elle distribue de nombreuses bases, sur une séance pratique dans les marais de Kiri et de réunions en tout genre, où elle est à l’écoute de ses élèves. Ayumi utilise tous les moyens qu’il lui est possible d’utiliser : si elle considère que faire cours dans un restaurant du village est nécessaire, elle s’y attèle volontiers. Si ne pas faire cours est important, la plupart du temps, elle ne le fait pas.
Ayumi a la particularité de connaître la grande majorité des Complémentaires du Ninjutsu Générique. C’est pour cela que la puissance de ses Suiton est particulièrement étonnante et que ses techniques paraissent parfois très longues pour les jeunes pousses. Elle base ses cours en partie sur ces connaissances, le reste l’importe peu.

- Réputation :
Il n’y a pas grand-chose à redire quant au caractère d’Ayumi Sokuro. Malgré sa beauté naturelle, elle préfère ne pas se mêler à toute tentative polygame – et dieu sait qu’elle a eu l’occasion de tenter ce côté-là du monde – et elle gère sa carrière comme ses relations : avec un sérieux, une concentration et un plaisir étonnant. Les professeurs comme les élèves l’adorent, même si on redoute parfois quelques colères. Un membre explose si vite … Ayumi est reconnue pour ses combos élémentaires et pour la puissance de ses Sceaux. On notera toutefois son ancienne relation avec Jimbo Sokoyase, qui l’amène à sortir avec des hommes dans le simple but de le faire rougir de colère et de jalousie.

- Attitude : Intelligente, ravissante, sérieuse, explosive, respectueuse, (presque) parfaite, pédagogue, souriante, affectueuse, concernée.

- Méthode d'Enseignement : Organisée

- Citation : « Tiens, je ne t’avais jamais vu avant toi ! Tu veux un autographe ? »

Citation :


- Nom : Fusaki
- Prénom : Dosan
- Sexe :
- Grade : Chuunin
- Kekkai Genkai : Aucune
- Spécialité(s) : Ninjutsu polaire, Sceaux de Blocage et de Préservation, remarques glacées.
- Traits particuliers : Dosan est le fils de Fusaki Akeno, un riche bourgeois du village de Kiri. Lorsqu’on découvrit que l’enfant possédait du chakra, on le poussa à l’académie bien qu’il ne fut jamais véritablement attiré par cette voie-là. Son grade de chuunin est entièrement dû à la position de sa famille et ses créances. C’est une chose qui révolte Dosan et qui le dégoute. Il n’entretient plus de relations particulières avec ses proches pour ces raisons-là.
- Taille : 1m79
- Age : 19 ans

- Description :
Jeune homme de petite prestance, Dosan n’est ni véritablement beau, ni vraiment laid. C’est un bonhomme plutôt discret et peu intéressant. Il se cache derrière de lourdes épaisses de vêtements, un bonnet et une paire de lunette. Dosan est resté rebelle. De par son passé, c’est un personnage antipathique, désagréable et blasé de tout ce qui l’entoure. Il ne porte personne dans son cœur mais, c’est plutôt logique, il n’est dans le cœur de personne non plus. A sa ceinture, il porte trois grands rouleaux drapés d’un linge beige qui méritent toutefois d’attiser quelques esprits curieux.

- Pédagogie :
Il lit son cours. Dosan doit bien être l’un des seuls à le faire dans toute l’Académie de Kiri, mais personne n’a eu l’envie de lui rappeler à quel point Dosan était un mauvais prof. Et surtout combien il n’avait pas choisi sa place ici. Le chuunin possède néanmoins quelques qualités pour lui : sa voix est claire, ses explications sont précises et les connaissances qu’il transmet sur le Suiton de base sont très claires et compréhensibles. Aussi, son cours attire souvent de nouvelles pousses ou des retardataires qui veulent parfaire rapidement une technique pas bien compliquée. Malgré tout, le côté formel de sa dictée surprend et ne rend pas son cours très passionnant. D’autant que Dosan ne s’attache qu’à la théorie et que, en ce qui concerne la pratique, il ne faudra pas compter sur lui.

Si vous arrivez à le trouver quelque part dans l’Académie – et nous vous souhaitons bonne chance – et que vous désirez en savoir un peu plus sur les Sceaux qui bordent sa ceinture, il vous demandera d’abord si vous êtes sérieux. En voyant votre visage concentré, il aura alors une toute autre allure et vous emmènera dans une petite salle de classe où il se fera un plaisir de partager ses connaissances avec lui, sans perdre une partie de son caractère …

- Réputation :
Très mauvaise. Il y a pire, certainement, parce que Dosan n’est pas réellement irrespectueux, violent voire même injurieux. C’est juste un individu très peu intéressant, que personne n’aime vraiment – surtout parce qu’il ne fait rien pour ça – très antipathique, désagréable et très peu joignable. En effet, une fois son cours terminé il range rapidement toutes ses affaires et se sauve par la petite porte. On ne le trouve que très rarement en compagnie d’autres professeurs ou dans leur salle et mettre la main dessus relève d’une certaine chance.

- Attitude : Hautaine, difficile à cerner, associable, asociale, formelle, détachée de son environnement.

- Méthode d'Enseignement : Soporifique

- Citation : « Je suis le prof et t’es l’élève, ok ? Alors la ferme. »


Dernière édition par Iba Hiyori le Ven 25 Déc - 21:20, édité 7 fois

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Ven 28 Mar - 1:07

Professeurs de médecine


Citation :


- Nom : Katoshi
- Prénom : Esio
- Sexe :
- Grade : Chuunin instructeur
- Spécialités : Médecine, mathématiques, physique quantique et appliquée, biochimie, météorologie, littérature et peinture.
- Traits particuliers : Esio est un génie, non pas du combat, mais un génie tout court. Il sait tout, il comprends tout et si jamais il est confronté à une inconnue, une énigme: il l'étudie, pose des hypothèses, puis à l'aide de déduction logique et de son savoir, résout le problème. Rien ne lui résiste. Il faut aussi dire que si tout son temps est consacré à ses neurones, c'est parce qu'il est tétraplégique, de naissance. Il n'a jamais put marcher, et ne marchera jamais, condamné à se déplacer en fauteuil roulant.
- Taille : 1m 40 dans son fauteuil (1m 71 s'il pouvait se tenir debout).
- Age : 19 ans.

Description :
Esio est un jeune homme bien dans ses baskets. Il compense amplement son déficit physique par son intellect développé bien au-delà de la moyenne humaine. Il possède des traits fins, presque raffinés, une coupe de cheveux bruns chic et une "garde robe" de bon goût.

Pédagogie :
Pas très bon pédagogue. Pour lui, les élèves sont trop lents, il a du mal à comprendre là où ils butent parce que tout ce qu'il énonce lui semble être l'évidence même. Qui plus est lorsqu'il se lance dans une explication, il y a plus de trois chances sur quatre pour qu'il utilise des termes techniques poussés, ce qui a pour effet immédiat d'embrouiller encore plus les élèves. Néanmoins, les élèves doués, comprenant rapidement (pour ne pas dire instantanément) obtiennent de bons résultats avec cet enseignant, et vont même parfois beaucoup plus loin dans la théorie que bon nombre de leurs camarades.

Réputation :
Même s'il explique mal, même si on le sait de très loin supérieur au commun des mortels, l'individu est des plus attachants. de plus, il se sert à bon escient de sa matière grise pour paraître sympathique. Il sait trouver les mots qui font plaisir, engager une discussion et la rendre plaisante, paraître intelligent, sans pour autant écraser les interlocuteurs. Très rapidement, tout sentiment de pitié à son encontre à disparut pour ne laisser place qu'à de l'admiration ou une franche amitié.

- Attitude : Attentionnée, compréhensive, ouverte, bienveillante, tolérante, intelligente, pédagogue

- Méthode d'Enseignement : Dynamique et complexe

Citation : " Comment cela ?! Lorsque j'explique la réponse, tu ne comprends plus la question ?!"

Citation :


- Nom : / (Il ne le connaît pas. Si vous l'interrogez, il vous en donnera un qu'il a inventé.)
- Prénom : Nimuro
- Sexe :
- Grade : Juunin
- Spécialités : Ninjutsu médical, maladies organiques.
- Livres parus : De l'étude de la transmission génétique.
- Traits particuliers : Le médecin passe le plus clair de son temps à s'occuper de l'orphelinat de Kiri avec la veille gouvernante. Ses traits sont capables de se faire plus dur que la roche sous le joug de la colère, mais son coeur reste tendre et il a toujours la main tendue. C'est un shinobi des plus intègres.
- Taille : 1m 84.
- Âge : 26 ans.

Description :
Suite à une mission périlleuse échouée, Nimuro boîte à cause d'une plaie extrêmement profonde et douloureuse. C'est là, la première chose qui frappe ses interlocuteurs, bien qu'aucun n'osa jamais lui en demander l'origine. Il s'est récemment laissé pousser les cheveux, ne trouvant plus l'utilité de les couper. Ceux-ci sont d'un bleu éclatant, s'approchant de la couleur d'une nuit sans nuage. Ses grands yeux et son grand coeur sont sources d'attachement, voire parfois, de pitié. Cependant, il ne faut pas se fier à son handicap, car ses capacités médicales n'ont été que rarement égalées.

Pédagogie :
Nimuro possède des connaissances trés avancées, et des capacités époustouflantes en tant que médecin. Toutefois, il ne sait pas grand chose d'un instructeur. Il ne connait pas les moyens détournés d'apprendre, et répète, sans cesse, les même cours. De plus, cette extrême maîtrise des connaissances rend son cours élitiste. Toutefois, les élèves qui sont assidûs pendant ses cours, et qui bien entendu, le comprenne, font d'incroyable progrès en un laps de temps très court.

Réputation :
Celle-ci est mitigée. Si ses élèves l'aiment particulièrement bien, car il prend du temps pour leur expliquer les choses, et car il s'attache profondément à eux, ses penchants extrémistes vis-à-vis du gouvernement dirigé par Feu Zabuza laisse songeur. Son appartenance à l'organisation des Enfants de La Brume. n'est plus à démontrer. Il est, d'ailleurs, arrivé qu'il tente d'influencer ses élèves lors des cours, de manière subliminale. Il n'en reste pas moins quelqu'un d'attachant et d'attaché.

- Attitude : Engagée, partisane, droite, juste, intelligente, ouverte à la critique, franche

- Méthode d'Enseignement : Commune

Citation : "- Ce qui fait de toi un homme, c'est que tu as dans ton coeur."


Citation :


- Nom : Durga
- Prénom : Achyuta
- Sexe :
- Grade : Juunin
- Spécialités : Ninjutsu médical agressif, pilules et poisons.
- Traits particuliers : Avant d'être un médecin, Achyuta est surtout un guerrier redoutable. Sa réputation n'est, à ce propos, plus à faire. Les rumeurs vont bon train à son sujet, sous entendant par exemple qu'il connaîtrait plus de deux cent façons de donner la mort. Rumeurs qu'il n'a jamais ni confirmé, ni infirmé... Très versé dans la spiritualité, il parvient à réconcilier philosophe zen de maîtrise de soi avec une discipline militaire implacable.
- Taille : 1m96
- Age : 44 ans

Description :
Grand, imposant, et relativement charismatique, à sa façon. Le teint basané d'Achyuta trahit son métissage, qu'il ne cherche de toute façon nullement à nier. Son aspect très athlétique contraste nettement avec ce qui peut être vu parmi les médecins en général, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est loin de faire son âge. Il s'exprime toujours avec placidité et humilité, si bien qu'on a du mal à voir en lui le guerrier brutal qu'il est en réalité. Son répertoire de techniques ne compte que le stricte minimum en matière de jutsu curatifs.


Pédagogie :
Patience et compréhension sont ses atouts. Jamais un élève n'a pu le faire sortir de ses gonds : bien au contraire, son attitude maîtrisée tend à déteindre sur les plus jeunes. Philosophe, il se refuse à n'enseigner que des techniques militaires et il s'efforce de transmettre les principes de vie qu'il affectionne pendant ses cours. Ainsi, il prône avant tout la maîtrise profonde de soi, aussi bien de sa force physique, que de son esprit. Individualiste, ses convictions vont parfois à l'encontre des principes ninja élémentaires ...

Réputation :
Le personnage est grand et honorable, personne ne peut le nier, et pourtant sa réputation est assez mitigée. Ses collègues, avant tout, ne lui accordent qu'une confiance très nuancée, méfiants devant les prises de positions discutables d'Achyuta vis à vis du devoir du shinobi. D'autre part, son calme légendaire et ses morales zen peuvent parfois passer pour de l'arrogance, bien qu'il soit toujours le premier à se dire humble. Ses élèves sont aussi partagés : ceux qui adhèrent à sa philosophie le tiennent en grande estime, les autres ne lui accordent qu'un mépris indulgent. Et puis, ses cours sont parfois redoutés : en effet, Achyuta a tendance à se montrer trop enclin à faire la démonstration de ses capacités sur ses élèves, arguant qu'après tout, « le contrôle de leur corps passe aussi par l'effort et la douleur ».

- Attitude : Militaire, carré, droite, juste, honnête, véridique, franche

- Méthode d'Enseignement : Âpre

Citation : « Ne croyez pas sur la foi des traditions. Ne croyez à rien sur la seule autorité de vos aînés ou de vos instructeurs. Mais ce que vous aurez vous-même expérimenté et reconnu pour vrai, cela acceptez-le. »


Dernière édition par Iba Hiyori le Ven 25 Déc - 21:21, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Mar 18 Nov - 14:47

Haya n'avait pas dormi la nuit dernière. Elle arborait ainsi deux lourdes cernes légèrement violacées du plus mauvais effet. Elle grimaça en voyant son reflet dans le miroir, alors qu'elle était prête à partir. La jeune fille demeura un long moment à se considérer ainsi, et son désarroi augmentait à mesure que filaient les minutes. Elle entreprit bientôt de retourner dans la salle de bain et, après un certain temps de recherche, finit par retrouver sa boîte à maquillage.

Quelque part, cela la gênait.

Les différents outils étaient répandus sur la table. Des tubes noirs ou colorés, les pommades, les lotions et les poudres. Haya adorait se maquiller. Mais maintenant qu'elle était une kunoichi de Kiri, cela lui semblait si… risible. Bien sûr, aujourd'hui ce n'était pas pour se rendre attirante, ou pour séduire qui que ce soit. C'était pour cacher deux cernes monstrueux qui ressemblaient davantage à des coquards bleus. Toutefois, rien que le fait de disposer chez soi de pareils ustensiles… Elle se sentait désespérément décalée, et cela la fit s'asseoir et soupirer.

Ses doigts tripotaient les tubes sans qu'elle n'y réfléchisse. Personne ne fondait de gros espoirs en elle. Après tout, qu'y avait-il à chercher ? Elle était une élève médiocre, et même son Sensei se désintéressait totalement de son cas, comme si elle avait déjà été écartée au préalable. Elle savait bafouiller quelques litres d'eau, oui, mais qui ne pouvait pas en faire autant ici ? Sans rire, elle avait vu des enfants faire mieux qu'elle. Elle avait quinze ans depuis qu'elle était arrivée, et se rapprochait de ses seize ans.

Haya finit par se décider à se maquiller. Avec un talent certain, elle dissimula habilement les horribles plus bruns pour une teinte nettement moins prononcée. Elle adressa un sourire à son reflet, puis sortit.

Personne ne l'attendait nulle part, mais la jeune fille appréciait les marches solitaires dans le village. Il n'était pas très grand, et elle avait dû en parcourir la majorité des ruelles depuis le temps qu'elle était là, mais sans jamais se lasser. Les bâtisses étaient conçues dans un pur esprit fonctionnel, sans rien d'esthétique, et pourtant il y avait quelque chose d'attachant à ce village. Elle voulait en savoir un peu plus dessus. Connaître son histoire. Un peu, pas trop, c'était presque… impudique de sa part, elle trouvait. La pensée l'amusa.

Elle ne voulait toutefois pas aller à la bibliothèque. Elle ne goûtait pas beaucoup ce genre d'endroit, sans se l'expliquer. C'était comme pénétrer dans une cave, une impression de lourdeur, comme si une masse se pressait sur son cœur puis coulait sur le reste de ses organes, jusqu'à se figeait dans son estomac et peser, peser… De très loin, Haya préférait les contacts humains. Son handicap ne l'arrangeait toutefois pas beaucoup.

Secrètement, l'adolescente se promit de réfléchir plus longuement sur son mutisme dès ce soir.

Haya s'arrêta à l'Académie. Elle grimaça. L'idée de déranger du personnel ou des professeurs rien que pour satisfaire sa curiosité l'angoissait. L'Académie était un endroit agréable, étrangement. Ce n'était certainement pas l'opinion de tous, mais elle l'apaisait. Il y avait un petit – très petit – jardin qui longeait le chemin principal, et c'est avec un plaisir évident que la jeune fille l'emprunta. Mais une fois arrivée au hall d'entrée, elle s'arrêta à nouveau, une sombre hésitation lui pesant sur… l'estomac.

Comme dans une bibliothèque.

Haya marcha à la façon d'un automate, droit devant elle, légèrement raide. Les gens, parfois, lui souriaient, quand ils lui prêtaient attention – c'est-à-dire rarement. Il ne lui fallu pas bien longtemps, hélas, pour trouver la salle des professeurs. C'était comme toujours dans ces cas-là : la porte était fermée, et il fallait faire comme pour les pansements. Un coup sec, sans même réfléchir, sans intellectualiser le processus de retirer la bande collante de sa plaie à vif, juste le faire.

Haya tapa à la porte, et entra.

La salle n'était pas bondée comme elle l'aurait secrètement espérée. Elle se sentait, bien sûr, ridicule de venir ici importuner ces personnes occupées et gradées. Pourquoi s'était-elle levée ? Elle aurait pu dormir, pour réparer naturellement le gouffre sous ses yeux, mais non, elle s'était levée et pire, elle était venue à un endroit où non seulement personne ne l'attendait, mais où en plus personne ne serait ravi de la voir.

Elle ne connaissait pas tous les noms. Mais c'était Norikage qui lui faisait directement face. Il était adossé près de la fenêtre, un papier dans les mains. Il semblait la regarder, et lire son document en même temps. En vérité, il ne semblait rien faire, ce qui lui donnait naturellement l'impression de tout faire. Oui, il devait vraiment être compétent en Genjutsu. Elle entra et referma la porte derrière, comme si elle scellait son destin.

Ils étaient huit dans la pièce. Sans doute n'étaient-ils pas tous des professeurs, toutefois, car il lui semblait bien qu'au moins deux personnes n'étaient que des Chuunin simples. Du moins ne les avait-elle jamais vu ni dans les couloirs, ni dans les salles de cours. En plus de Norikage, il y avait Lya qui assise sur une chaise, les jambes sur la table et qui, les yeux fermés, balançait la tête en rythme. Sur sa droite, un homme dont elle ne connaissait pas le nom – cheveux rosés, élégant, vraiment, une cigarette éteinte dans la bouche. Il murmurait des paroles incohérentes, parce que trop entrecoupées, peut-être à l'attention de Lya (qui semblait avoir trouvé une solution équitable pour gérer l'affaire) ou bien à lui-même. Il ne s'intéressait pas le moins du monde à ce qui se passait autour de lui, trop absorbé dans son texte.

Norikage continuait de ne pas la fixer avec une certaine insistance.

Isis – Attrapée !

Haya sursauta. Une main ronde serrait son bras ballant. Elle ne pressait pas et se contentait de le tenir. La Genin détailla sa minuscule opposante : elle portait un grand chapeau comme pour Halloween et souriait de toutes ses dents, sincèrement heureuse de son coup. Elle gloussa.

Isis – Merci Roku ! Super diversion !

Haya demeura interdite, et même si elle avait pu s'exprimer, elle ne l'aurait pas fait (sans doute). La petite fille reporta son attention sur la fille qu'elle avait capturé.

Isis – Hmm ? Tu veux quelque chose ? J'adore tes cheveux. Ce sont des vrais ?

Haya eut un instant peur que la petite fille ne tire dessus. Se faire martyriser par une gamine de, allez, un mètre cinquante au garrot, c'était un peu gros. La jeune fille se libéra pour chercher son carnet. Elle avait préparé la phrase qu'elle allait dire. Ou faire lire, plutôt.

Haya – Bonjour, je voudrais beaucoup en apprendre plus sur le village de Kiri. Ce que vous en pensez, de son histoire, de ce qu'il a vécu récemment…

Isis tapa dans ses mains et sautilla sur place, visiblement ravie de ce mode de communication. Elle emprunta son stylo à Haya et, contre l'avis de cette dernière, commença à rédiger une réponse.

Isis – Je vais demander à Idan.

La petite fille (petite de taille, mais ses traits semblaient au moins aussi mûrs que ceux d'Haya) fila vers l'homme aux cheveux rose. Idan… Il ne lui répondrait jamais. Il semblait si loin d'elle, d'eux tous… Plusieurs années-lumière…

La petite Isis s'agita dans tous les sens, et à grand renfort d'exclamations et de mouvement du bras, expliqua le problème. Idan leva les yeux de la Chuunin pour dévisager Haya. Il ne dit rien un long moment, puis lui indiqua d'avancer.

Idan – Tu es muette ?

Haya hocha la tête, un peu interloquée et surprise.

Idan – Bien. Tu devrais parler à Hyo.

Il indiqua du menton le fond de la salle, mais Haya n'osa pas se retourner.

Idan – Moi, ça ne m'intéresse pas de répondre à ta question. Et ça ne t'intéresserait pas d'entendre la réponse.

Isis gloussa, puis repartit dans la salle. Idan retourna à son texte, et la Genin se retrouva bien seule. Rokukage n'avait pas bougé, toujours la même position, au centimètre près. Il semblait sourire, mais il semblait toujours sourire. Hyo avait levé la tête, en entendant son nom. Il observait la jeune fille sans que rien ne transparaisse sur son visage, même le plus léger désintérêt. C'était assez tristement vide.

Haya exécuta un pas mal assuré vers lui, puis un autre. Un long pansement, sur une plaie très douloureuse. Elle se planta devant lui, les bras pendants, et elle se sentait empotée, et petite, et d'un niveau infiniment médiocre. Pourtant, Hyo n'essayait pas le moins du monde d'installer ce sentiment. Il ne disait rien, mais ne la quittait pas des yeux. Elle n'avait même plus son carnet à lui présenter.

C'était la première fois qu'elle était aussi proche de lui.

Elle s'assit sur son banc, les mains posées sur ses genoux, le regard fixé par terre. Mon dieu ! Que cette situation était gênante ! Elle aurait voulu s'effacer en douceur du paysage, se fondre avec le banc, ou le carrelage, et disparaître des yeux de tous. La bondissante Isis profita de son passage pour rendre son carnet à Haya.

Haya le serra entre ses doigts. Elle voulait le ranger, s'excuser d'un signe de tête et partir dignement, puis courir dans les couloirs à en perdre haleine. Oublier cette journée, et dormir jusqu'à demain. Quand Hyo la verrait, il aurait le professionnalisme de ne pas afficher le mépris qu'elle lui inspirait. Il ne montrerait que le même visage impassible, désespérément impassible, et tout serait normal.

La jeune fille sentit le carnet lui échapper des mains. Elle leva les yeux, surprise, et fut encore plus stupéfaite de remarquer que c'était Hyo en personne qui le tenait, et qui tournait rapidement les pages jusqu'à arriver à la dernière. Il ne faisait aucun effort pour lire les précédentes "discussions" d'Haya. Il voulait juste savoir ce qu'elle lui voulait. Elle frissonna. Il allait reposer le carnet, peut-être lui lâcher un mot ou deux, puis repartir s'asseoir ailleurs, là où personne ne songerait à l'importuner à nouveau. Mais il n'en fit rien. Il conserva la page ouverte, à relire les mots, puis se redressa, les yeux dans le vague.

Hyo – Kiri…, sa voix était dure, mais pas sèche. Elle n'était pas aussi monocorde qu'Haya l'entendait pendant les quelques cours qu'elle avait eu avec lui, mais tout aussi colorée qu'une autre. Est un village militaire. Il raisonne ainsi. Je ne saisis pas le sens de ta question initiale.

Il lui tendit le carnet, qu'elle saisit sans trembler (cette honte là, du moins, lui était épargnée). Elle réfléchit un moment avant de se mettre à rédiger, Hyo attendit patiemment, les yeux fixés sur le visage de sa jeune interlocutrice.

Haya – Je voudrais savoir ce qu'évoque Kiri pour vous. Ce que vous ressentez par rapport à son histoire, la façon dont elle vous parle. A vous.

Elle donna une nouvelle fois le carnet. C'était un échange très intime, pour une conversation. Avec un vrai… partage ? Hyo parcourut des yeux les mots. La différence d'âge entre eux deux n'était pas extraordinaire. Cinq années, d'après les registres qu'Haya avait pu voir. Elle s'était bien sûr intéressée plus particulièrement aux professeurs de Ninjutsu, et avait appris quelques informations à leur sujet.

Hyo – De mauvais souvenirs.

Il ne lui rendit pas le carnet, cette fois-ci, mais n'ajouta rien. S'attendait-il à ce qu'elle se lève ? La conversation ne semblait pas close pour autant.

Hyo – Ta démarche est intéressante. Tu ne veux pas mon avis en tant que… héros… mais en tant que membre de Kiri. J'en suis honoré.

Haya se sentit rosir, mais Hyo regardait ailleurs. Quoiqu'il ne doive pas avoir besoin de ses yeux pour ressentir la gêne de son interlocutrice, il eut toutefois l'élégance de ne pas la relever. Il lui était toutefois délicat de déterminer si le professeur était sincère, ou bien si elle était l'objet d'une ironie douce-amère. Il finit par tourner la tête vers elle, avec le même visage sérieux.

Hyo – Tu es Sasaki.

Elle acquiesça, la bouche légèrement entrouverte.

Hyo – C'est intéressant.

Il rapprocha très insensiblement sa tête d'elle, et regarda un long moment dans ses yeux. Haya aurait beaucoup aimé pouvoir regarder ailleurs, quelqu'un d'autre, mais subitement, le monde se résuma à ces deux yeux étonnamment pétillants. Elle sentit la couverture du carnet peser sur sa main.

Hyo – Tu es beaucoup plus forte que tu ne l'imagines, Sasaki. Beaucoup plus. On en reparlera.

Puis l'étrange sensation vola en éclat. Haya savait que ce n'était pas ce qu'un mauvais romancier aurait hâtivement appelé "coup de foudre" ou "amour". Il n'y avait rien eu de tel, dans ce regard. Les mots prononcés, Haya ne pouvait même plus être sûre qu'ils avaient été prononcés. Elle se congédia elle-même et sortit précipitamment, et la dernière image qu'elle conserva de la salle fut le masque immobile de Rokukage, toujours le même masque, toujours la même sensation.

Alors qu'elle marchait, rapidement, cette fois-ci, avec comme une sorte de hâte qui brûlait ses jambes, qu'elle courait presque, elle repensait à cette sensation. Elle ne pouvait la nommer autrement car c'était précisément ce qu'elle avait été : une sensation, et rien de plus. Hyo connaissait son nom. Pourquoi ? Il devait avoir plus de deux-cent élèves qui tournaient dans ses salles de classes, bondées parce que très demandées. Il y avait même des élèves qui n'avaient rien à voir avec le Ninjutsu mais qui assistaient à ses cours par plaisir, pour voir le fameux héros, le terrible Homme de Glace. Et ils gloussaient de ses silences, de ses gestes, comme des groupies à la manque, des petites filles hystériques. Il l'avait pratiquement remercié. Il lui avait témoigné de la reconnaissance.

C'était bien cela. Haya, l'espace d'un instant, avait eu la sensation qu'Hyo la connaissait.

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Mer 19 Nov - 19:33

Haya: +12 XP (bonus genin inclus)

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Mar 2 Juin - 10:42

Ce n’est qu’en sortant de l’académie qu’Ine s’autorisa enfin à respirer. Kumo, il avait dit Kumo. Un instant son cœur s’était arrêté, et rien de saurait dire si le vieil aveugle l’avait senti. De peur, elle avait chassé toute pensée de Sho de son esprit pour se concentrer uniquement sur ce bouquin qu’implicitement, il lui demandait de ramener. « Traité sur la matière et l’espace ». Ine n’était pas sans savoir que, d’un village caché à l’autre, de tels ouvrages ne se trouvaient pas en lecture libre.

Elle ne s’était pas attardée davantage. Il ne voulait plus la voir et elle n’en avait pas l’envie non plus. Mais, avant d’aller trouver cet Esio Katoshi pour aller s’enquérir plus avant de sa mission, elle avait ressenti le besoin impérieux de sortir respirer l’air chargé d’humidité pour se sentir vivante, car elle n’était plus tout à fait sûre de l’être encore. Le pied à peine décollé de l’ultime marche des escaliers de l’académie, Ine se mit à courir du plus vite qu’elle le pouvait. Les coins familiers défilaient à ses côtés, rendus flou par la vitesse. Pas seulement, se rendit-elle compte en ralentissant à l’orée du parc. L’air brûlait ses poumons, et elle pleurait le rejet de Kenji et la peur de ce qui arriverait si, à Kumo, elle rencontrait Sho de nouveau.

Les larmes sans sanglots que versait la Reine Noire étaient moins un apitoiement que l’expulsion de toute la frustration qu’elle ressentait face à son impuissance. Prise d’un accès de colère, Ine envoya un violent coup de pied dans un arbre à sa portée. Elle n’en retira qu’une douleur sourde qui lui disait toute l’inutilité de son geste. Posant son front contre l’écorce, elle murmura quelques mots d’excuse à l’arbre qui n’avait rien demandé puis, s’y adossant, elle se laissa glisser le long du tronc pour s’asseoir entre les racines et la mousse détrempée.

Levant les yeux sur le ciel qui avait pris une teinte gris perle, Ine remarqua que la pluie avait cessé de tomber. Ses pensées revinrent à Kumo. Etait-ce un piège ? La jeune femme soupira. Elle ressentait soudain le besoin de s’arrimer à quelque chose ou quelqu’un, quitte à laisser l’orgueil de côté. A se croire capable de tout faire seule, elle en avait oublié qu’elle n’était qu’humaine. L’envie d’aller retrouver Ren’ai lui tenaillait l’estomac mais elle avait trop peur de le faire souffrir encore, après la violence des mots qu’elle lui avait jetés avant de partir pour Konoha.

Une bourrasque particulièrement violente porta ses cheveux en avant. A travers ses mèches Ine remarqua une silhouette qui, appuyée contre un arbre face à elle, l’observait les bras croisés sur la poitrine. L’homme - car c’en était un – était vêtu d’un accoutrement pour le moins étrange, constitué d’une cape pourpre élimée et d’un vêtement de la même couleur qui lui couvrait les épaules et formait un grand col retenu par des barrettes métalliques qui lui cachait une partie du visage. Il avait le front ceint d’un large bandeau qui maintenait ses cheveux longs, fins et raides hors de ses yeux frangés d’épais cils noirs comme le charbon. Il devait avoir dans les trente ans, peut-être un peu moins, et il la dévisageait avec insistance, le regard légèrement brillant.

Ine fronça les sourcils, provoquant l’apparition d’un mince sourire aux lèvres de l’inconnu. Voyant qu’il avait été repéré celui-ci s’avança et la rejoignit en quelques pas. Méfiante, Ine se releva.

-Qui êtes-vous ? demanda-t-elle, le ton sur la défensive. Elle chassa d’un revers de la main les larmes qui habitaient encore son regard. L’intéressé se fendit d’un large sourire.
-Cela a-t-il de l’importance ? Et si tu me posais plutôt la vraie question ?

Désarçonnée par la suavité de sa voix, Ine recula d’un pas et heurta l’arbre qui lui avait servi de dossier. Elle se demanda soudain depuis quand il l’observait ainsi et lança, mal assurée :

-Que me voulez-vous ?
-Nous étions en droit d’attendre ta venue après ta visite chez Eichino-san, Ine.
-Nous ?

« Comment connaît-il mon nom ? »
Ine se sentait complètement perdue et l’homme la mettait mal à l’aise. Celui-ci le remarqua et tâcha de la rassurer :

-Ne t’inquiètes pas, le professeur Katoshi n’est pas à une demi-heure près. Mais je t’attendais et tu m’es passé sous le nez en courant. Je devais savoir : as-tu refusé la mission ? C’est pourquoi je t’ai suivie depuis l’académie.


Ine baissa la tête, honteuse.

-Non, répondit-elle. J’avais besoin d’air, c’est tout.


L’inconnu sourit d’un air entendu mais ne posa pas de question. De son côté, Ine était intriguée et elle ne tarda pas à laisser sa curiosité prendre le dessus sur le malaise :

-Vous n’avez pas de bandeau ?
-Si, mais je passe davantage de temps sur les routes qu’au village donc j’évite de trop montrer mon affiliation. Je suis un genin messager.
-Vous êtes âgé, pour un genin, remarqua Ine. L’homme haussa les épaules et répliqua :
-Quel besoin ai-je de devenir chuunin ? J’ai horreur des responsabilités et je n’ai nulle envie de m’occuper des morveux qui débarquent. Mon grade n’a pas été un obstacle à ma fonction, c’est tout ce que je demandais. Mais si tu vas mieux, nous pouvons peut-être nous mettre en route ?

Ine acquiesça et se mit sur les talons du messager. Le commentaire de celui-ci l’avait plongée dans une profonde réflexion. Elle ignorait qu’il fut possible de servir Kiri tout en parcourant les routes, et elle admirait la désinvolture avec laquelle il parlait et se mouvait. A n’en pas douter, cet homme-là était libre de toute chaîne…

-Au fait ! lança-t-il en tournant la tête en arrière, ce qui dévoila ses yeux bruns aux reflets dorés. Je m’appelle Kiba.

***


Kiba introduisit Ine dans la salle des professeurs, la laissant passer devant lui. Ils n’avaient pas beaucoup parlé au cours du chemin mais Ine était d’ores et déjà convaincue que le messager avait beaucoup à lui apprendre. Elle avança dans la pièce alors que Kiba demeurait en arrière et aperçut le professeur penché sur un manuel couvert de chiffres. Celui-ci, très concentré sur son ouvrage, ne s’était pas rendu compte de leur présence et Ine toussota pour attirer son attention. Elle fut surprise de le voir lui adresser un sourire des plus avenants quand il releva la tête. Soumise aux attaques permanentes de Kenji, elle avait oublié que tout professeur n’était pas forcément bourru et s’était attendue à quelqu’un d’irascible qu’il aurait fallu supporter tout au long du voyage vers Kumo.

Au lieu de cela, Katoshi Esio paraissait tout à fait sociable et, mise à part la chaise roulante dans laquelle il siégeait, il était un jeune homme normal qui devait avoir à peu près son âge. Ses traits fins, sa coupe de cheveux sage mais un peu négligée et ses lunettes discrètes lui donnaient un air intelligent que confirmait la pile de bouquins qui trônait devant lui sur le bureau.

-Sumimasen Katoshi-sama,
s’excusa Ine en s’inclinant légèrement. Pardonnez-moi d’avoir quelque peu tardé, je suis à votre entière disposition dès à présent.

Elle se rendit compte soudain combien elle avait hâte de reprendre la route.

[est-ce que tu peux me laisser 3 jours avant le départ que je puisses caser ma mission de rang D ? Merci d’avance]

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Dim 7 Juin - 13:14

Esio était assez excité, bien qu'il fasse tout son possible pour ne pas le montrer. Les autorités avaient décidé de l'envoyer à Kumo pour une mission diplomatique. Il était heureux. Il allait sortir du village, ce qui ne lui arrivait que trop rarement à son goût.

Bien qu'il ait dépassé depuis longtemps tout complexe lié à son handicap, ce dernier restait une affliction bien réelle et avec toutes les bonnes volontés du monde, il n'en restait pas moins un infirme qui peinait à se déplacer sur des longues distances. Certes ses recherches en matière de médecine lui avait bien soufflé des solutions, mais aucune ne semblait "viable".

C'était d'ailleurs pour cela qu'on lui avait attribué cette espèce d'escorte. Trois genin, un chuunin et lui. Ils courraient pas de réels risques pour réaliser cette mission, si ce n'est peut-être celui de tomber malencontreusement de son fauteuil au cours d'un ascension de col, par exemple.

On l'envoyait à Kumo pour améliorer les relations entre les deux villages. Il devrait y faire quelques exposés sur les recherches en médecine menées à Kiri et plus récemment sur l'apparition de nouveaux agents infectieux particulièrement violents. Esio n'était pas dupe et il se doutait bien que les autorités de Kumo non plus. Il ne serait pas le maître d'un cours, ni même un conférencier exceptionnel. Le village caché des nuages abritait en son sein un groupe mystique : les Immortels. Qu'avait-il à apprendre au puissant Haita ?

Rien.

Bien au contraire, c'était lui qui avait quantité de choses à apprendre. Kiri le savait, Kumo le tolérait et demanderait certainement un retour. Verrait-il dans les mois à venir un conférencier du pays de la Foudre parlant du ninjutsu ? Cette pensée le fit sourire.

Tout en menant ces réflexions plus ou moins profondes, il achevait la lecture d'un traité de mathématiques sur l'improbabilité de la finitude des espaces préhilbertiens démontré partiellement grâce au théorème des résidus et celui de Cauchy-Leibniz.

Ouvrage au demeurant intéressant, il était toutefois regrettable qu'un point sur l'automorphisme de l'espace convexe de Rhiez soit si négligé, selon le shinobi.

Alors qu'il allait attaqué un ouvrage de physique quantique sur les déplacements élémentaires de particules, une jeune femme fit son apparition, précédé de Kiba. Ce devait être Ine Watagumo, sans aucun doute.

Esio - Enchanté de vous rencontrer. Vous devez être Ine Watagumo ?

Un sourire chaleureux appuya ses propos, tandis qu'il reposait son traité de mathématiques sur une table, montrant qu'il était à l'entière écoute de sa nouvelle interlocutrice, qui semblait apparemment pressée de quitter le village ou tout du moins d'accomplir sa mission. Elle acquiesça de la tête en guise de réponse.

Esio - Et bien, ne restez pas debout tous les deux. Asseyez vous donc.

Ils s'exécutèrent rapidement. Kiba prit alors la parole et annonça à Esio un coup d'échec.

Kiba - Eichino-sama m'a demandé de vous dire ceci : Cavalier en C-5. Il s'excuse aussi de vous avoir fait patienter cinq jours pour vous donner sa réponse et dit que vous pouvez passer dans son bureau voir l'échiquier.

Esio remonta légèrement ses lunettes sur son nez et opina du chef. Son sourire bienveillant n'avait pas quitté son visage. Kenji n'avait pas oublié, ce vieux grigou souhaitait juste le perturber un peu. Après tout, il n'avait jamais gagné aux échecs contre Esio. Il prit un mug qui semblait remplit de café tiède sur sa table et en but une petite gorgée.

Esio - Si vous êtes amené à le revoir, Kiba, dites lui Fou en B-4 et qu'il est échec et mat dans sept tours. Cela devrait l'agacer au possible. Plus important, souhaitez-vous quelque chose à boire ?

Une négation des deux personnages le dissuada d'aller chercher d'autres tasses. Esio posa son regard sur Ine. On lui avait dit qu'elle avait perdu au tournoi chuunin. Esio n'oubliait rien. Lui demander comment s'était déroulé ce dernier semblait donc déplacé. Autant ne pas évoquer son passé récent, pour éluder cet évènement gênant. Le mieux était donc de se projeter dans les évènements à venir.

Esio - Vous pouvez prendre le temps de vous préparer. Nous ne partiront en mission que dans trois jours. Je dois encore préparer mes bagages, j'ai de nombreux ouvrages et traités à choisir d'emporter ou non pour cette excursion diplomatique au pays de la Foudre.

Ine ne disait mot. Kiba écoutait attentivement, bien, Esio continuerait donc à parler un peu.

Esio - Deux de vos collègues devraient prochainement venir. Quand ils seront là, je vous expliquerai un peu plus en détail les tenants et aboutissants de cette mission. En attendant Ine, si vous nous parliez un peu de vous ? Êtes vous déjà aller à Kumo ?

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Ven 26 Juin - 17:09

- En attendant Ine, si vous nous parliez un peu de vous ? Êtes-vous déjà allée à Kumo ?

Ine sursauta. Elle jeta un regard de côté à Kiba, comme pour avoir la confirmation de ce qu’elle venait d’entendre. Un clin d’œil rieur de celui-ci la convainquit qu’elle ne rêvait pas, et elle releva les yeux vers Esio qui la considérait avec un sourire. La jeune kunoichi n’avait pas vraiment l’habitude que l’on s’intéresse à elle, question de politesse ou non. Sa méfiance était d’autant accrue par la défiance de la Reine Noire qui théoriquement ne se laissait pas aller aux élans d’émotions. Cependant, un sourire comme celui d’Esio Katoshi ne trompait pas et une telle démonstration de sincérité bouscula les convictions d’Ine. Gênée, elle détourna les yeux.

- Non, je n’y suis jamais allée, même si mes anciennes activités d’actrice de théâtre m’y ont conduit tout près.


Elle n’osa pas ajouter qu’elle connaissait – si tant est que visiter l’esprit de quelqu’un pouvait s’apparenter à le considérer comme « connu » - un jeune homme du village caché de la Foudre. Ine préférait que cela n’entra pas en compte, effrayée de perdre cette occasion de fuir loin de Kenji. Plus que tout elle voulait y faire ses armes, et même si le vieil homme l’y envoyait comme une enfant punie il était loin d’imaginer la faveur qu’il lui faisait.

Malgré tout, Ine était submergée par la panique. Le regard insistant de Kiba lui donnait l’impression d’être nue et la seule bouée de sauvetage qu’elle trouva fut le visage serein d’Esio. Un visage qui ne la jugeait pas sévèrement, ni même avec compassion. Si peu de gens la prenaient telle qu’elle était…

- A la vérité, murmura-t-elle, je ne suis sans doute pas un cadeau. J’imagine que vous n’êtes pas sans savoir que j’ai perdu mon combat au tournoi chuunin, et qu’à cause de cela je ne suis plus l’élève de Kenji Eichino.

Pensive, Ine remit en place sa mèche rebelle, occultant le visage de Kiba de son champ de vision. Elle avait préféré que tout fût mis sur le tapis dès à présent plutôt que plus tard pendant la mission. Qu’on la considère comme un boulet, soit, mais qu’alors les choses soient dîtes ! Un éclat de rire à peine étouffé retentit à sa gauche :

- Et alors ? pouffa Kiba en s’adossant plus confortablement à son siège. Ce n’est qu’une mission d’accompagnement, et en plus tu ne seras pas seule. Qu’Eichino-sama ou l’administration te considère comme une genin ratée n’a pas grand-chose à voir là-dedans.

Soufflée, Ine en resta un instant sans voix. Elle tourna la tête vers le messager, incapable de l’ignorer plus longtemps, et le dévisagea sans aménité. Le malotru ! pensa-t-elle, et Kiba sourit comme s’il avait lu dans ses pensées.

- Je n’ai pas peur de ce qu’ils disent, cracha-t-elle, furieuse. Je sais ce que je vaux !
- Allons, Kiba, sourit Esio pour calmer le jeu, ce n’est pas une façon d’accueillir une future partenaire. Et, Ine, sachez que je ne pense pas que vous soyiez une genin ratée.

Ine se recula dans sa chaise, un peu apaisée mais les yeux toujours pleins d’éclairs à l’encontre de Kiba. Un silence s’installa, qu’Esio brisa au bout de quelques minutes :

- Vos collègues ne devraient plus tarder maintenant…

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Lun 29 Juin - 22:46

Esio restait souriant, sans que cela soit surfait ou trop appuyé. Il était d'un naturel troublant, d'une sincérité vraie que l'on ne trouve plus chez les hommes. On aurait put croire qu'il aurait été le premier à tomber dans le penchant du cynisme et de l'humour noire, la vie ne lui ayant pas fait de cadeau. Son intelligence était telle qu'il n'aurait eut aucun mal, d'un point de vue rhétorique, à laminer tous ces interlocuteurs. Pourtant ce n'était pas la cas, on en était même très loin.

Il y avait cette vie, ce pétillement dans ses yeux, qui indiquaient très clairement cette joie, presque enfantine, mutine à savourer chaque jour, chaque seconde. Le chuunin était un homme amoindri physiquement mais tellement grand sur les autres plans.

Ine semblait avoir très mal digéré sa défaite au tournoi et pour cause, personne n'aime perdre, mais le shinobi n'était pas dupe, il y avait autre chose là-dessous. Il ne doutait pas que Kenji avait dû se montrer impitoyable avec son élève, c'était sa méthode d'enseignement. Esio se refusait à la cautionner, mais devait bien avouer qu'elle avait fait ses preuves et que souvent elle pouvait rapidement donner des résultats, voire même dépasser toute attente. C'était ce facteur que tous appelaient l'instinct de survie et que Eichino détectait avec talent chez les individus. Les autres paramètres n'étaient que des informations subsidiaires, car en fait, plus l'envie de vivre est forte plus l'individu est capable de dépasser ses limites et une fois qu'il a pris conscience d'avoir repoussé les barrières qui, auparavant, l'entravaient, il peut continuer à avancer.

Kenji lui avait donné des armes, elle avait perdu et pourtant il s'intéressait toujours à elle. Esio savait que le vieil homme ne faisait pas de sentiment, jamais. Il n'était pas difficile de comprendre que ces derniers l'avaient piégé et que par conséquent il ne souhaitait plus les écouter.

Il avait donc gardé Ine, mais sous couvert d'une mission d'escorte. Kenji avait beaucoup plus d'aptitude à détecter des jeunes recrues prometteuses qu'Esio, Ine était donc très capable. Aujourd'hui peut-être manquait elle un peu de confiance en soi, mais demain, elle serait invincible.

Un instant, le chuunin se demanda s'il devait se replonger dans son développement d'un test oral de dix questions pour découvrir les héros de demain, après tout ce n'était que de la psychologie avancée, presque du bon sens...enfin pour lui. Il vint prestement à la conclusion que ce n'était ni l'heure, ni l'endroit. Peut-être y repenserait-il au cours de son voyage, il aurait du temps.

Bien, apparemment Ine et Kiba avaient déjà fait les présentations entre eux. Il connaissait un peu mieux la kunoichi et il avait déjà eux plusieurs discussions avec Kiba. Il ne lui retait plus qu'à se présenter.

Esio - Vos collègues ne devraient plus tarder maintenant...

Constat déroutant, ils n'étaient toujours pas là. Bien. Il but une nouvelle gorgée de son café. Il avait un arôme appréciable. Esio arrivait souvent à faire du bon café, dommage que ses deux interlocuteurs n'aient pas voulu y goûter.

Esio - En les attendant, je vais donc me présenter. Comme vous devez déjà le savoir, je m'appelle Esio Katoshi. Je suis chuunin instructeur pour l'Académie de Kiri no Sato et en parallèle, je pense que l'on peut me qualifier de scientifique. Mes domaines de connaissances sont assez larges, allant de la physique quantique à la philosophie. C'est d'ailleurs ces aptitudes qui m'ont permis d'être retenu pour cette mission, que je dirigerai...

Il leva les sourcils, des personnes approchaient. Il les connaissait. C'était les deux derniers compagnons de mission.

Esio - Avec l'aide de Bairei Koyo, Chuunin spécialisé en médecine et Naoyuki Ryosei, Genin spécialisé en ninjutsu.

Le chuunin semblait avoir une dizaine d'année de plus que Esio. Il était massif, le visage carré, un mince sourir sur les lèvre, une profonde cicatrice courrait sur son visage de l'arcade gauche au bas de son menton en passant par sa joue. son œil semblait intact. Son regard était serein, assuré et courrait sur Ine, Kiba et Esio, avec intérêt. Naoyuki était une grande fille, quinze, seize ans peut-être, mince et élancée, métisse de peau, avec des cheveux noires en frisotis. Sans être rigide dans sa posture, elle avait un maintien réfléchi et sobre. Elle semblait sûre d'elle et à l'aise.

Esio fit les présentations et proposa de nouveau du café. Seule Naoyuki en prit, avec un sucre et un nuage de lait, s'il vous plaît.

Esio - Bien, puisque vous êtes tous réunis, je vais pouvoir entrer dans les détails de cette mission. Comme vous le savez déjà tous, nous nous rendons à Kumo. Mes capacités motrices étant déficientes, j'ai besoin d'aide pour me rendre au village de la Foudre, les autorités ont donc décidé de m'attribuer une équipe pour m'y rendre. Vous formez donc, pour toute la durée de cette mission, une nouvelle équipe. Une fois arrivé au village de la Foudre, vous aurez plus ou moins "quartier libre", durant ce temps, Bairei et moi, participeront à des conférences sur les évolutions de la médecine. Si vous le souhaitez vous pouvez, vous aussi y participer. Avant d'aller plus loin, avez vous déjà des questions ?

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Mar 11 Aoû - 15:56

Ine observa avec intérêt les deux nouveaux-venus. Le chuunin Koyo Bairei, surtout, l’intriguait. Peut-être était-ce cette terrible cicatrice qui marquait son visage, sans parvenir toutefois à l’enlaidir. C’était d’ailleurs cette balafre qui relevait un peu le physique commun du shinobi.

Sans s’en cacher, Ine redressa un peu le menton et se mit à le fixer avec insistance, les sourcils légèrement froncés. Loin d’en être intimidé le chuunin lui rendit son regard. Miraculeusement l’œil avait été épargné par le coup, créant une discontinuité dans la crevasse restée rouge depuis que les muscles avaient été atteints. Malgré cela, Barei était totalement dépouillé du mystère que Kiba cultivait avec élégance. On avait envie de savoir ce qui lui était arrivé, lui semblait s’y attendre et s’en amuser. Mais il ne donnait pas l’impression de vouloir cacher quoi que ce soit. Ni même de s’en glorifier.

Sa sérénité en tout cas plût à Ine. Elle se sentait le besoin d’un peu de stabilité, et c’est un sentiment de discipline qui émanait du chuunin médecin. Kiba était calme aussi, mais Ine le ressentait plus comme un calme avant la tempête. La jeune femme finit par esquisser un sourire chaleureux à Bairei qui ferma les yeux en inclinant légèrement la tête, diverti à l’idée d’avoir conquis l’approbation d’Ine.

Le café sentait bon et Ine finit par en réclamer. Elle n’aimait pas ça mais elle devait bien reconnaître que celui-ci n’était pas si mauvais. Tout en le buvant à petites gorgées dont la chaleur se répandait partout dans son cœur comme un courant de brûlure, elle dévisagea du coin de l’œil la fille, Ryosei Naoyuki.

Paradoxalement, Ine était plus timide vis-à-vis des représentantes de son propre sexe. Son histoire personnelle l’avait amenée à se confronter aux hommes, à les affronter de multiples manières comme si elle essayait de se rattraper, de se prouver quelque chose. Une guerre permanente qu’elle se croyait obligée de mener. Pourtant, des gens comme Aki ne le méritaient pas et au final, ses amis étaient tous masculins, le féminin étant peu présent dans la vie sociale d’Ine. Et face aux filles, elle ne se sentait pas de taille ; elle avait besoin d’un temps d’observation.

Naoyuki faisait bien trois têtes de plus qu’Ine. Elle était plus grande que la plupart des garçons, ce qui ne semblait pas la gêner outre-mesure et surtout pas la rendre maladroite ou pataude ; ses mouvements étaient aussi fluides que de l’eau. Déformation professionnelle peut-être, songea Ine. Une spécialiste du Ninjutsu à Kiri pouvait difficilement ne pas maîtriser l’élément liquide présent à l’extrême en ces contrées.

Naoyuki termina son café au lait et reposa tranquillement la tasse sur la table. Cette fille a une prestance ! pensa Ine en la voyant s’éloigner de quelques pas pour s’adosser au mur. Impressionnée par cette aisance, Ine baissa les yeux et se considéra, les bras fermés sur la poitrine en une posture continuelle de défense. Elle déplia les bras et se redressa sur son siège, feignant d’ignorer le regard pesant de Kiba qui ne la lâchait pas des yeux, un sourire éternellement posé sur les lèvres.

Esio - Bien, puisque vous êtes tous réunis, je vais pouvoir entrer dans les détails de cette mission. Comme vous le savez déjà tous, nous nous rendons à Kumo. Mes capacités motrices étant déficientes, j'ai besoin d'aide pour me rendre au village de la Foudre, les autorités ont donc décidé de m'attribuer une équipe pour m'y rendre. Vous formez donc, pour toute la durée de cette mission une nouvelle équipe.

Persuadée de rêver, Ine parcourut la pièce des yeux, et surtout ses occupants. Cette expédition « punitive » lui permettait d’appartenir à une vraie équipe avec des gens qui semblaient avoir de l’expérience, elle qui en avait si peu ! Bairei l’eisei-nin, Naoyuki en spécialiste du ninjutsu, elle le Genjutsu et pour le coup, Kiba représentait sans doute le Taïjutsu. Mais plus important encore, ils étaient sous la direction d’un chuunin de génie pour le moins sympathique. Kenji s’était-il trompé ? Ine s’assombrit à la pensée de ce « Traité sur la Matière et l’Espace » qu’elle devait lui ramener. Assurément non, le vieux fou savait ce qu’il faisait. Mais aurait-elle le temps de s’occuper de cette « mission » une fois à Kumo ? Esio lui en fournit indirectement la réponse :

Esio - Une fois arrivé au village de la Foudre, vous aurez plus ou moins "quartier libre", durant ce temps, Bairei et moi, participeront à des conférences sur les évolutions de la médecine. Si vous le souhaitez vous pouvez, vous aussi y participer. Avant d'aller plus loin, avez-vous déjà des questions ?

Ine avait une foule de questions en tête mais la présence de tous ces shinobi expérimentés autour d’elle la rendait plus attentive à ce qu’elle allait dire. Réfléchir, plutôt que d’agir avec trop d’impulsivité. Elle allait devoir apprendre, et peut-être la peur du ridicule était le meilleur moyen pour cela.

Ine –J’ai bien une question, commença-t-elle, voyant que personne ne prenait la parole. Esio lui adressa un sourire et les autres se tournèrent vers elle.

Combien de temps va prendre le voyage, et combien de temps resterons-nous à Kumo no Sato ? Et j’imagine aussi qu’en tant que kiréens certains accès nous seront interdits ?

Ine ne précisa pas sa pensée et resta tout à faquestion avait été posée en l’air. Cependant elle avait du mal à rester en place. Elle avait hâte qu’Esio réponde, d’aller se préparer et trois jours lui semblaient trop long avant le départ. Qu’allait-elle bien pouvoir faire de tout ce temps libre ?

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Ven 21 Aoû - 14:56

Tous les protagonistes étaient désormais réunis autour de la table et correctement installés. Ine avait enfin accepté une tasse de café, pour le plus grand plaisir d'Esio.Bien sûr, tous les membres de cette nouvelle unité n'avait pas manqué de se dévisager et d'essayer de cerner ses nouveaux partenaires. Cela n'était pas le chuunin, c'était dans le nature des choses, les hommes étaient ainsi fait.

Bairei avait, avec plus ou moins de facilité, fait vagabonder son regard sur Ine et Kiba. Un fin plissement des lèvres qu'Esio interprétait comme un sourire, vint lui confirmer que le chuunin "acceptait" ses nouveaux coéquipiers. Ine avait fortement insisté son regard sur Bairei, peut-être pour signifier que sa cicatrice ne la dérangeant pas, encore moins l'intimidait. Cela amusa doucement le chef de mission, Bairei n'était pas un homme qui cherchait à effrayer les petits enfants, il était bon, serviable, on ne peut plus fiable, avec un esprit critique poussé. Tout cela avait convaincu Esio de le prendre avec lui. Il avait alors proposé au chuunin mutilé de prendre un genin de confiance avec lui. Son choix s'était porté Naoyuki. La raison échappait au scientifique, toutefois, malgré le fait que l'on puisse éliminer le lien de parenté, Esio penchait plutôt une tendre amitié. Bien qu'ils n'aient pas fait leur classe ensemble, leur dossier indiquaient qu'ils avaient pu effectuer quelques missions tout deux. Ils devaient donc posséder une bonne coordination et communiquer efficacement. Esio se fit la remarque que ce rapprochement ne devait pas empêcher la bonne intégration de Kiba et Ine dans l'équipe.

Cela semblait toutefois difficile, Ine semblait clairement intimidée par sa nouvelle compagne. Il fallait dire que cette dernière surplombait beaucoup d'individu grâce à sa grande silhouette. Son visage était souriant et Esio ne put relever aucun indice lui révélant un quelconque problème. Comme son dossier l'indiquait,il s'agissait d'une jeune fille sérieuse, issu d'une famille de shinobi, avec de bonnes dispositions pour le ninjutsu.

Esio avait lui même choisi Kiba pour cette mission, car le jeune homme lui était sympathique et connaissant bien la vie de grand chemin, ce qui manquait profondément au chuunin. Sans déplorer son infirmité, il devait bien reconnaître qu'il n'avait que peu eu l'occasion de voyager dans sa vie et que par conséquent, malgré ce qu'il avait pu lire dans les livres, son manque de pratique était un handicap sérieux pour cette mission.

Ine avait par contre été un choix imposé par l'administration ou plutôt par Kenji. Il était bien sûr inutile de lui révéler. Son dossier était plus atypique que beaucoup d'autres. Il était évident qu'elle avait un potentiel intéressant,mais elle n'était d'aucune utilité pour cette mission. Esio voyait mal Kenji laisser ses protégés "flâner". Le voyage à Kumo devait donc cacher un objectif autre, imposé par l'ancien maître des Doutes. Sans trop le vouloir, cela lui fut confirmer par les questions d'Ine. Le vieux grigous était incroyablement retors, pensa-t-il alors.

Esio- Aux vues de ma mobilité plus que réduite, je dirais qu'il nous faudra une dizaine de jours. Cela nous donnera le temps d'apprendre à mieux nous connaître. Quant à notre visite à Kumo, à notre arrivée, nous aurons une journée pour nous reposer, puis trois jours de conférence. On peut donc raisonnablement penser y rester cinq jours.

C'était la dernière question qui avait mis la puce à l'oreille d'Esio.

Esio - Je suppose que oui. J'aurais bien aimé visiter leurs structures de développement en médecine, mais il est utopique d'imaginer qu'ils nous laisseront y avoir accès. Il faut garder à l'esprit que c'est Kiri qui a un énorme retard en médecine sur Kumo et pas l'inverse. En ce qui concerne les interdits, ils nous seront donnés sous forme de recommandations, je pense et il y a fort à parier que nous soyons surveillés, à notre insu.

Se fut au tour de Baikei de prendre la parole. Sa voix était grave mais reposante. Sa diction était fluide et maîtrisée, on sentait là aussi le professeur poindre sous l'habit de shinobi.

Baikei - Nous n'avons pas d'évènements désagréables à redouter sur la route. Notre voyage n'est connu que des autorités kiréennes et kuméennes, de plus nous ne présentons pas un intérêt pécunier assez fort pour attiser la convoitise des chasseurs de prime. Néanmoins, nous assurerons la protection d'Esio-sama.

Bien que cela ne soit pas dit, tous autour de cette table avait bien compris le message que voulait faire passer le chuunin à la cicatrice. Leurs vies ne valaient rien, celle d'Esio beaucoup plus. Ses traités dans diverses matières et son génie à proprement dit, avaient fait parlé de lui. Si ces capacités martiales étaient rudimentaires, son savoir et les possibilités qui s'ouvraient à lui, pour les années à venir, avaient fait gonflé le prix sur sa tête. Certes, cela était insuffisant pour attirer de véritables tueurs et légendes, mais l'handicap du professeur en faisant une cible facile dans les esprit les plus simples.

Esio - Quand bien même il devrait arriver un évènement désagréable, nous formons, j'en suis convaincu, une équipe performante et n'aurons pas de problème à gérer convenablement le problème.

Esio se voulait réconfortant. Son sourire sincère aidait beaucoup. Il demanda s'il y avait d'autres questions. Naoyuki demanda des précisions sur l'équipement, on lui répondit qu'il n'y avait pas d'impératifs absolu, elle devait avoir son matériel standard, les rations lui seraient données à la sortie du village.

MessageSujet: Re: Salle des professeurs   Sam 24 Oct - 15:23

Esio (as Iba): + 27 XP (bonus Oï-nin inclus)
Ine : + 21 XP (bonus Genin inclus)
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MessageSujet: Re: Salle des professeurs   

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