Partagez | 
 

 Métamorphoses ~Flashback~

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

MessageSujet: Métamorphoses ~Flashback~   Jeu 11 Juin - 12:56

'~_¸.-´ °º¤ CHAPITRE I : Un nouveau départ ¤º° `-.¸_~'



Sokka était à peine rentré de Konoha, avec son tournoi Chuunin, que la routine l’avait déjà gagné. Il y a eu bien sûr un soir de fête dû à la nomination de trois personnes au rang Chuunin, qui formeraient, en plus, une équipe dirigée par Satoshi. Le monde était joyeux, et les parents du nouveau Chuunin étaient heureux, même s’il n’avait pas pu assisté le combat. Mais pour leur fils, c’était un autre problème. Il s’était montré si faible à son combat. Cela n’aurait pas été une surprise s’il avait resté Genin. Mais voilà, le sort en avait décidé autrement, à partir de maintenant il devait changer de masque, prendre celui qui devait paraître plus mature, plus fort, plus responsable. Mais rien n’y était au fond du l’âme du jeune homme. Il était toujours le même, un faible, qui avait réussi à gagner un combat contre un des siens. Il devait changer ça, changer ce sourire figé de son visage. Il fallait qu’on lui apprenne à mûrir.

Oui, il savait que cela ne se faisait pas tout seul, d’un claquement de doigt, il savait, qu’un guide était plus nécessaire. Ses parents étaient trop proches de lui et Kenichi semblait trop un enfant génie, pour qu’ils puissent être réellement efficace. En fait, il ne connaissait qu’une personne qui était capable de ceci, rien que sa prestance en disait long à ce sujet. Son nom était Durga Achyuta. Le but était de le convaincre de devenir le sempai du Kawaki, de le persuader qu’il ne perdrait pas son temps avec lui. Voilà la raison, qui l’amenait à l’académie, le seul endroit où il pourrait le trouver.

Il fut un peu de temps à l’Eisei-nin pour trouver le professeur qui finissait un cours. Les élèves avaient déjà pour la plupart quitté la salle. Le professeur attendait que le reste se décide à faire de même. Le shinobi toqua tout de même à la porte. Il n’avait pas de temps à perdre. Le colosse tourna de la tête pour voir qui avait rompu le silence de cette fin de cours. Il eut un regard étonné, puis fronça des sourcils pour repérer s’il ne l’avait pas vu quelque part.

Achyuta – Sokka Kawaki, si je me souviens bien. Je t’ai entraîné pour le Tournoi avant que tu partes, avec ton compagnon, le Satsubatsu. Apparemment cela t’a aidé vu qu’on m’a appris que tu as été promu.

Sokka – Merci. Mais… ce n’est pas la raison de ma visite.

Son souffle était court, il était toujours autant impressionné par la montagne de muscles qu’il représentait. Il n’aurait pas pensé à ce que sa timidité le gêne encore, à un point où sa détermination surpassait tout dans son esprit. Cependant c’était pour ça qu’il se retrouvait devant lui, l’entraînement commençait déjà. L’exercice était de ne plus être troublé pour parler le plus calmement possible. Sokka s’éclaircit la voix.

Sokka – En fait, j’aimerais en apprendre plus. Je ne suis pas du genre à me reposer sur mes lauriers. Surtout que je me sens faible… Oui, j’aimerais que vous m’entraîniez… en cours particulier ?

Le doute était toujours présent. Il n’arrivait pas encore à l’effacer, il l’apprendrait sans doute avec le temps. Mais le plus important n’était pas là. Le ninja attendait une réponse, une qui aurait une conséquence directe avec son futur.

Achyuta – Hum, sache que je n’enseigne pas techniques juste pour rendre plus fort comme tu te dis.

Sokka – Ce n’est pas réellement ce que je voulais dire. Je me suis rendu compte que je n’étais pratiquement rien. Je suis tout simplement perdu. J’ai besoin d’un guide car la voie dans laquelle je me suis engagé, est si…

Sinueuse, sombre et indéterminable. Sokka n’arrivait pas à terminer sa phrase, à cause de la crainte d’être rejeté, de se retrouver dans l’ennui. Il devait changer. Il se voyait tout simplement en Achyuta, se disant que c’était son futur soi. Il adhérait sans problèmes aux principes du professeur. Le Chuunin se sentait être fait pour être son élève. Il voulait forcer le sort et parvenir à grandir, comme Achyuta.

Achyuta – Hum… Je comprends. Mais je ne pourrais pas satisfaire ta demande. J’ai mes raisons, et j’aimerais simplement ne pas m’expliquer là-dessus.

C’était comme un coup de poing au ventre, mais la douleur ne venait pas seulement dans l’abdomen. Elle montait jusqu’au niveau de la poitrine, plus précisément au niveau du cœur. Sokka avait l’impression que son organe s’était compressé, comme si on l’avait piétiné d’un bref coup. Le choc était si brutal que le Chuunin ne savait pas quoi répondre. Face à la réaction de ce dernier, le colosse reprit la parole.

Achyuta – Ecoute, ça était un plaisir, de t’avoir entraîné, avant que tu partes au Tournoi. SI je refuse maintenant, ce n’est pas parce que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas. Mais ne t’inquiètes pas, je ne vais pas te laisser ainsi. Je connais une personne qui pourra faire ce que tu demandes.

Il afficha un large sourire pour essayer de réconforter l’eisei-nin. Le professeur griffonna sur un papier, qui s’était perdu sur le bureau, avant de le tendre, tout en gardant le même sourire niais fendre ses lèvres. Le Juunin attendit qu’il accepte de prendre la feuille, avant de partir de la salle.

Sokka se retrouva seul, dans une salle fantôme, ne réalisant toujours pas la scène. Il était si confiant, mais la confiance n’entrait pas dans le calcul. Il attendit un long moment, sans bouger, fixant la fenêtre de l’amphithéâtre. Le brouillard était là - malgré la journée bien avancé - redémontrant le surnom de Kiri : le village caché de la brume. Puis Sokka sortit de ses pensées au moment où des étudiants pénétrèrent dans la salle pour le cours suivant. Il les regarda, tous aussi joyeux, tous aussi insouciant. Le jeune homme au teint mat sorti enfin, de la salle, tout en regrettant ce temps. Le temps où il était heureux d’aller en cours. Ce n’était pas si vieux, mais ça lui manquait déjà. A peine rentré dans la cour des grand, il ne désirait qu’une chose : retourner dans celle des petits. C’était lâche, mais il s’en fichait. Il n’était tout simplement pas préparé à entrer dans ce monde, si hostile.

***


La brume se dissipait peu à peu. On pouvait distinguer enfin les magasins nettement pour voir l’entendue de l’œuvre de la bruine : Le bois qu’abordait une mince partie des bâtiments essayaient de se gondoler, avant de pourrir s’il n’était pas traité. Peu à peu, Sokka commençait à percevoir les enseignes de boutiques, de restaurants ou autres. Sans le vouloir, il s’était retrouvé dans les allées marchandes du village. Enfin, l’eisei-nin s’arrêta devant l’une de ces bâtisses dont il avait reconnu l’écriteau : «La Tasse à boire». C’était un de ces salons de thé qui importait leur marchandise de Cha no Kuni, le pays où toutes les plantes pouvaient y pousser. Il paraîtrait qu’il existe un nombre infini de thés différents, là-bas. Le Kawaki en tant qu’amateur de ce breuvage, trouvait ce bonheur dans cette échoppe. Il décida d’ailleurs d’y rentrer, sachant qu’un bon thé l’aiderait à se sentir mieux.

Le Chuunin rentra donc dans l’établissement et s’assit à une table attendant un serveur ou autre. Les couleurs vives débordaient sur les murs, marquant le contraste avec l’extérieur morne et froid. En tant normal, ces couleurs aurait agressé les yeux, mais la lumière tamisé installé apaisait le tout, pour rendre l’endroit à la fois chaleureux et reposant. Le shinobi attendit quelques brèves minutes avant qu’une personne l’aborda.

??? – Bonjour et Bienvenue à la Tasse à boire. Avez-vous choisi ce qui vous feriez plaisir ?

Sokka – Bonjour. J’aimerais simple un thé vert à la menthe, s’il vous plaît.

??? – Très bien, je vous apporte ça de suite.

Le serveur se recula doucement pour ne pas perturber son client, ou comme si ça serait une offense de se retourner, avant de s’engouffrer ce qu’il semblait être une cuisine. Sokka décida finalement a sortir le papier de sa poche que Achyuta lui avait donné. Seul deux mots avait était inscrit difficilement lisible, vu que la papier avait pris l’eau à cause de la brume.

Sokka – Kino Misuko…

Sur le coup, il mit quelques secondes avant de percuter que ce nom lui était familier. Puis les souvenirs revenant par à coups, heurtaient son esprit, comme un choc électrique dans sa poitrine. Des frissons lui parcoururent le long du corps. Sa peau commençait à brûler comme si un brasier se propageait dans son corps en embrasant tout sur son passage, surtout au niveau de son torse. Plus précisément, là ou se trouvait ces seules cicatrices. Ca ne pouvait pas être celui auquel il prévoyait. Jusqu’à présent il pensait avoir rêvé cette rencontre, tellement qu’elle paraissait absurde. Allait-il réellement le revoir ? Ou était-ce un autre ? Rien n’était moins sûr. Cependant, l’eisei-nin pressentait que quelque chose allait se passer, quelque chose qui viendrait le marquer à nouveau au fer rouge dans sa mémoire. Une trace qui serait gravée en lui à vie.

Sokka répéta à haute voix, les mots inscrits sur le papier, pour s’assurer qu’il n’avait pas mal lu, ou autre chose. A chaque lecture, il entendait les mêmes sons pour reformer les mêmes mots. Il s’apprêtait à chiffonner la feuille, mais le serveur revint avec un plateau qui soutenait la commande du ninja. Il posa délicatement le gobelet en bois. La fumée s’en échappait emportant avec elles toutes les odeurs savoureuses du thé. La vapeur monta jusqu’au nez du Chuunin qui pouvait apprécier tous les arôme que le breuvage dégageait, sans pour autant le boire. L’homme qui lui avait donné la boisson, attendit un simple merci, avant de s’incliner et repartir de nouveau, se posant derrière un bar en bambou.

Le Kawaki but une longue gorgée avant de se remettre à jouer avec le morceau de page déchiré. La question était est-ce qu’il allait le voir ? Sûrement, il n’allait pas baisser les bras maintenant. Même qu’il allait établir le contact dès maintenant, et ça mettrait directement fin à ses doutes. Oui, il allait le faire de suite. Il se dépêcha de terminer le liquide chaud, et déposa un billet à côté. Sokka se hâta de sortir à nouveau dans le froid. Il remonta rapidement le col de sa veste, en espérant protéger son cou du vent, qui venait de se lever. Les mains dans les poches, la tête légèrement baissée vers les pavés, le Chuunin s’enfonça dans le brouillard.

Le commencement d’une nouvelle vie était là devant lui, imperceptible. C’était un nouveau départ vers le chemin de la vie.



MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Mer 1 Juil - 16:00

'~_¸.-´ °º¤ CHAPITRE II : Petite histoire d’amour adolescent ¤º° `-.¸_~'


Sokka avait passé une drôle de nuit. Il s’était imaginé la rencontre avec ce Kino, dans toutes les situations possibles, de la plus logique à la plus farfelue. Il retournait chaque idée dans sa tête cherchant toutes les issues possibles, à résoudre l’équation qui comportait trop d’inconnus. Il alla d’un pas nonchalant, vers la salle de bain, prit une douche, et s’habilla juste du pantalon de la veille. Il repassa dans sa chambre, s’asseya sur son lit défait, fixant la fenêtre. Le temps n’avait pas changé depuis la veille, toujours une brume envahissante, empêchant le monde de se voir. Tout était caché, toute personne s’enfonçant dans ce brouillard, ignorait où il allait.

* Une Journée à paresser…*

Le Kawaki ne put pousser plus loin sa pensée que sa porte s’ouvrit. Il était top tôt pour recevoir des visites. Etait-ce tout simplement sa mère qui vérifiait qu’il s’était réveillé avant de partir travailler ? Le seul moyen de savoir était de décrocher son regard de la fenêtre pour se tourner vers la porte opposé à l’autre ouverture. Il vit juste une silhouette foncer vers lui avant de sauter sur le jeune homme qui se trouvait encore sur son lit.

Mitsu – Sokka-kun !

La suite n’était qu’un choc pour le Chuunin, au sens propre comme au figuré. Le premier étant dû à l’impact mal réceptionné de la jeune fille sur le corps encore endormi de sa cible. Le deuxième était que l’Eisei-nin ne s’attendait pas du tout à la revoir. C’est vrai qu’ils ne s’étaient pas beaucoup vus ces derniers temps, à cause du tournoi à Konoha. Elle voulait simplement rattraper le temps perdu. Il e l’avait pas remarqué mais la Genin le fixait depuis un moment son corps contre lui, leurs visages séparés de quelque centimètres d’air. Cela gêna le garçon au teint mat, la situation était si embarrassante pour lui, mais il l’avait voulu. Il ne pouvait donc qu’assumer en regardant, lui aussi, la frimousse joviale de sa petite amie – expression qui lui faisait encore un drôle d’effet.

Sokka – Bonjour, Mitsu. Quel bon vent t’amène?

Il acommpagna ses paroles par un sourire niais, le sourire qu’avaient les amoureux lorsqu’ils n’était qu’à deux, lorsqu’ils étaient heureux d’être ensemble, tout simplement. Mitsu, elle réagit de la même façon, et se releva avant de s’asseoir à côté, de Sokka, lui permettant ainsi de respirer à nouveau. Ce dernier se redressa lui aussi, pour regarder encore et encore les yeux bleus si envoûtant de son interlocutrice.

Mitsu – J’avais juste envie de te voir. Tu sais, depuis que tu m’as embrassée avant de partir à Konoha, j’ai revu les choses sous un autre angle.

Ce genre de phrase n’était guère rassurant. Plutôt, annonceur de mauvaises nouvelles, le Kawaki s’en inquiéta. Qu’allait-il donc se passer ? Sokka ne pouvait pas le savoir sans laisser continuer la jeune fille.

Mitsu – J’avoue qu’avant, je te considérais comme un petit ami, un parmi d’autre, un qui me décevra tôt ou tard. Mais depuis, ce baiser, je sais maintenant que tu es…

C’était absurde. Le Shinobi n’avait pas d’autre pour exprimer la chose. Pour lui, c’est vrai, c’était l’amour depuis le premier regard. Mais là, il n’avait pas pensé dans quoi, il s’engageait précisément. Oui maintenant, il avait avancé vers un chemin, mais lequel ? Tout était flou, comme si la brume s’était incrustée dans ses pensées, l’empêchant de voir clairement. Cependant, il s’était dit qu’il allait assumer, peu importe ce que c’était, il le ferait, pour elle. Cette dernière avala un peu de salive montrant qu’elle cherchait ses mots, qu’elle prenait son courage à deux mains pour pouvoir finir sa phrase.

Mitsu – Celui avec qui, je veux passer la fin de mes jours. Je t’aime…

Voilà, il l’avait trouvé ce chemin, c’était celui de l’amour éternel. Drôle de voie, dans laquelle le jeune homme qu’il était, ne s’était tout bonnement pas préparé. Il avait peur, une crainte inexpliquée, mais voulait tout de même la rassurer. Il prit les mains de Mitsu dans les siens, et tous deux approchèrent lentement leur tête vers celle de l’autre jusqu’au moment où leurs lèvres allaient entrer en contact. Non, il ne pouvait pas, lui aussi, avait besoin de temps, rien que pour réaliser le choix de sa copine, puis enfin, d’en prendre une décision. Avant, il ne pouvait rien faire, il ne le se permettrait pas, d’après de retourner en arrière. L’Eisei-nin recula tout doucement la tête devant un regard rempli d’inquiétude et d’incompréhension.

Sokka – Ecoute. J’aimerais bien qu’on en reparle plus tard. Non pas que tu me déranges, mais je viens de me lever. J’ai eu une nuit assez difficile, et j’aimerais donc que tu m’attendes en bas, dans le salon, s’il te plaît.

Il mentait. Non pas sur les faits, mais sur ces sentiments. Il n’arrivait pas encore à les dissimuler. C’était flagrant, mais il ne pouvait faire autrement. Il espérait qu’elle comprenne, qu’il fallait juste un peu de répit. Juste un peu de temps. Les yeux bleus changèrent de signification, elle n’était plus anxieuse. Elle allait faire un effort pour lui.

Mitsu – Bien, je t’attends en bas alors. A tout de suite alors.

La Kunoichi s’approcha de son homme, pour lui déposer un tendre baiser sur la joue, avant de lever et quitter la pièce, le laissant ainsi seul. Seul avec ses pensées. Il n’y resta pas longtemps, et se dépêcha plutôt de se diriger vers la salle de bain pour se préparer, comme il l’avait prétexté.

Après quelques dizaines de minutes de préparation, Sokka descendit enfin, l’escalier de bois amenant directement au salon de la demeure. Mitsu, quant à elle, n’avait pas oser s’asseoir, se tenait appuyer contre le mur, la tête tournée vers une fenêtre, le regard vide. Soudain, elle se retourna pour voir que le jeune homme au teint mat était descendu et se servait juste une tasse de café, avant de se diriger vers elle.

Sokka – Me revoilà. Tu veux un café ?

Mitsu – Non, merci. Je me suis déjà posé la question, mais que font tes parents ? Il est tôt et pourtant tu es déjà seul dans cette maison…

La jeune fille était bien curieuse. Qu’est-ce qu’elle cachait derrière la tête ? Simplement des informations pour comprendre Sokka. Oui, cela devait être ça.

Sokka – Mon père est le plus souvent du temps, en mission, surtout depuis un certain incident… Et puis ma mère travaille à l’hôpital. J’ai l’habitude d’être seul, puis je reste pas souvent chez moi, non plus.

Cette maison était plutôt sans vie, elle recueillait juste ses propriétaires pour le soir et la nuit, les protégeant ainsi du froid de la nuit. La journée, ils n’étaient plus là, elle pouvait ainsi se reposer, se mettre dans un état de léthargie, en attendant que le prochain arrive. C’était ceci, d’être une maison de famille ninja.

Sokka – D’ailleurs, je te propose une petite balade pour discuter. Puis, je dois rechercher une certaine personne. Tu veux bien m’accompagner ?

Mitsu – D’accord, je veux bien t’accompagner.

L’Eisei-nin posa son mug dans l’évier après avoir fini le liquide noir et brûlant un peu hâtivement. Le goût amer allait rester dans sa bouche, sans doute, encore un moment. Il n’aimait pas ce goût mais au moins cette boisson le réveillait totalement. Le Chuunin prit la peine d’ouvrir la porte à Mitsu après avoir enfiler sa veste. L’air froid extérieur s’engouffra dans la maison. Le brouillard était toujours aussi dense on n’y voyait pas à plus de deux mètres. Le Kawaki releva le col de sa veste pour protéger son cou.

Sokka – Bien, Allons-y.

C’est ainsi que les deux Shinobi pénétrèrent dans cette purée de pois. Sokka avait choisi pour destination, un petit bâtiment pas loin de L’académie. Celle-ci regroupait toutes les équipes de ninja que possédait le village. Des informations, sur ce fameux Kino, devaient bien se trouver la bien, et avec de la chance trouver un moyen de le rencontrer. Un nouvel apprentissage allait s’en suivre de cette rencontre. Une instruction que Sokka attendait impatiemment.




Dernière édition par Sokka Kawaki le Lun 24 Aoû - 16:23, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Jeu 2 Juil - 12:22

Sokka : + 25 XP (bonus chuunin instructeur inclus)

J'ai aimé. Ton texte recèle de nombreuses qualités Smile

MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Sam 4 Juil - 20:18

-2-


Toujours ce même temps pourri. Non ce n’était pas la pluie, non, c’était cette brume envahissante qui s’infiltrait partout où elle se posait. Tout cette humidité qui provoquait rhume et autres maladies. Elle était là, la ravageuse vague invisible affaiblissant chacun des villageois. Tout ça à cause de ce nez qui coulait. Sokka n’arrivait qu’à maudire ce crachin depuis qu’il n’arrêtait pas de renifler en essayant de trouver un mouchoir pour ce nez qui gouttait. Quelle idée aussi, d’être peu vêtu. Non, ce n’était pas sa faute. Son métabolisme s’était tellement habitué à cette chaleur que lui procurait le soleil Konohéen. Maintenant, son corps devait retrouver ses repères, s’accommoder à nouveau au froid glacial du brouillard. Enfin, l’Eisei-nin trouva un mouchoir dont il se servit allégrement. Une fois, avait suffit apparemment, le nez ne dégoulinait plus, ne gênant plus l’Eisei-nin. Ainsi, il évitait de se moucher à nouveau et par conséquent que son nez devienne rougeâtre, dû aux frottements entre celui-ci et le papier rêche.

Quant à Mitsu, elle le suivait, tout en étant à côté de lui. Elle voulait parler avec le Kawaki mais n’osait pas engager la conversation. Elle semblait embarrassé, par la réaction du jeune homme dans sa chambre. Avait-elle été trop vite ? Pour elle, tout était si net, si limpide, mais elle avait ignorait que cette clarté n’était pas forcément réciproque. Et maintenant elle se sentait embrouillé, comme si le rêve allait devenir un cauchemar. Sokka décida de briser ce silence glacé par le temps, une fois, son mouchoir jeté dans une poubelle.

Sokka – Alors, tu es devenu muette ?

La jeune fille détourna le visage, pour éviter le regard de son amoureux. Elle posa une main sur sa poitrine, sortit la pierre qui ornait son collier, et commença à jouer bêtement avec. Le jeune homme ne comprit pas sa réaction, enfin, si, mais pour lui, ça n’avait plus d’importance, ce qui s’était passé. Il avait réussi à éclairer la situation depuis. Il avait choisi. Elle pouvait désormais lui redire. Cette fois, des mots doux et agréables serait sa réponse. Mais tout semblait différent, l’envie s’était estompée, l’envie de redemander. Le Shinobi devrait la décoincer, mener la conversation, pour que sa nature joviale reprenne le dessus.

Sokka – Je suis désolé, pour tout à l’heure. C’est vrai que j’ai été un peu rustre…

Mitsu – Ce n’est pas grave .

Elle l’avait brusquement coupée. La Genin n’avait tout simplement pas envie d’en parler. Pour le moment, elle se promenait en suivant l’homme qu’elle aimait. Sokka remarqua qu’il n’avait pas encore agi comme tel. Il se rapprocha donc, et passa son bras par-dessus les épaules de l’adolescente, en la serrant tendrement, comme si son bras pourrait la protéger de tous les malheurs du monde. Une chaleur intérieur l’envahissait progressivement, il n’avait plus froid, ou ça s’était tout autant amoindri. Une sensation étrange dont il ignorait les causes, mais bénéficiait des conséquences.

Sokka – J’aime être à tes côtés, je me sens si bien…

L’Eisei-nin avait pris les devants. Apparemment, c’était la seule chose qu’il puisse faire pour que la demoiselle reprenne confiance. Des mots tendres sortaient de sa bouche à son ainsi, le Kawaki lassait tout bonnement son cœur parler à sa place. Il était réellement amoureux, il venait de s’en rendre compte. Seulement, il avait appris que ça n’allait pas être facile pour qu’ils soient heureux. Les jeunes enfants qu’ils demeuraient, étaient engagés dans un engrenage, ils n’étaient qu’au début de cette escalade. La question était de savoir ce qu’il se passerait quand il aurait grimpé. SI tout restera inchangé ou non. C’était cette angoisse qui prenait au plus profond de son esprit. Le garçon au teint mat, devait faire abstraction de cette peur, pour le moment. A quoi ça servait de pensait à l’avenir, si la base n’était pas solide. Oui, c’était ça, il devait d’abord penser au présent avant de partir, s’engouffrer dans cet inconnu qu’était le futur. Pour le moment, il devait la rassurer, et lui montrer son amour, tout simplement.

Sokka – Il fait bien froid. Regarde, ce ne serait pas ton restaurant préféré là-bas?

Mitsu leva son regard du collier pour regarder vers l’endroit qu’indiquait Sokka. Il n’y avait qu’une faible lueur, cependant on pouvait remarquer les lettres de l’insigne au dessus de cette lumière. En ayant une bonne lecture et déduction, on pouvait voir qu’il était noté «La Fleur Polaire». C’est un des restaurants les plus connus du village. Il était le seul à avoir une telle envergure. Il était réputé, que certaines rencontres entre ninja se faisait en cet endroit. Mais le détail qui était le plus important ici, était la cuisine. Les mets qui étaient présentés dans cet établissement étaient au goût de la jeune fille. Elle adorait y aller, pourtant, elle ne pouvait que très rarement s’y attarder, par manque de temps. La Kunoichi prit la peine de répondre par un «oui». Un oui qui voulait signifier qu’elle avait envie de manger en ce lieu.

Sokka – Bien, on pourrait y aller. Tu pourrais réserver une table pour ce midi, pendant que je vais voir l’annexe de l’académie se chargeant des équipes. Ca te dit ?

Bien qu’ils étaient jeunes, le restaurant accepterait. Le propriétaire aimait accueillir les ninja du village, en reconnaissance de leur travail. Mitsu, quant à elle, se redressa, et afficha un sourire à l’Eisei-nin. Elle semblait heureuse. Le Chuunin n’avait jamais fait attention au physique, de la jeune fille. Il n’avait pas pris le temps de l’observer pour pouvoir la décrire pleinement. Ses longs cheveux ténébreux étaient relâchés, ainsi son visage d’une peau rosé, rayonnait. Sans oublier, qu’il était aux traits assez fins, rendant la jeune fille plus raffinée. Tout cela, était couronné par deux joyaux, des saphirs d’un bleu soutenu dont on ne pouvait pas y échapper, absorbé par le regard. A ce moment, pouvait ajouté un sourire montrant qu’elle était si joyeuse. Elle avait oublié cette gêne. Aurait-elle compris aussi, qu’il fallait profiter de l’instant présent ? Sokka l’espérait.

Mitsu – D’accord, on se donne donc rendez-vous ici, à 12h30 ?

Sokka – C’est noté.

La Genin se libéra délicatement de l’emprise du jeune homme, avant de poser ses douces lèvres au niveau de sa joue. Ce baiser était si enivrant. Pour Sokka, le temps s’était arrêté. Il empreignait sa peau de cette délicate bouche aux lèvres fines et moelleuse. Un cadeau du paradis pensait-il. Malheureusement, cela s’arrêta trop tôt, dès que le visage de la jeune fille se sépara du sien, il recevait déjà un état de manque. C’était donc ça l’amour. Une succession de bien être et de manque qui se répétait à l’infini.

Mitsu – A toute à l’heure.

Elle s’éloigna d’un pas joyeux, et léger. Elle s’enfonça rapidement dans la brume, jusqu'à que le Kawaki ne puisse voir q’une silhouette floue, se rapprochant de la lumière faible qu’émanait le restaurant. Désormais, Sokka devait se dépêcher à continuer son chemin, pour poursuivre cette enquête, la recherche de Kino. A son tour, il se glissa dans le brouillard, cherchant son chemin vers l’académie, tant de mal. Il n’arrivait pas à sortir de ces pensées, la belle Mitsu. Ces yeux d’un bleu infini hantaient son esprit. C’était donc ça, cette sensation si particulière entre deux personnes qui s’aiment. Cette sensation de béatitude qui jamais ne s’affaiblirait. Le Chuunin vivait simplement une histoire d’amour adolescent.


[HRP: Iba, heureux que tu as aimé. (^o^)]




Dernière édition par Sokka Kawaki le Lun 24 Aoû - 16:24, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Dim 19 Juil - 19:02

'~_¸.-´ °º¤ CHAPITRE III : Retrouvailles ? ¤º° `-.¸_~'


Sokka avançait d’un pas lent et réfléchi. Cela faisait un moment qu’il marchait dans les rues du village, cherchant vainement la direction de l’Académie. Déjà qu’il n’avait pas un très grand sens de l’orientation, mais en plein brouillard, il devait sûrement s’éloigner du lieu qu’il espérait atteindre. Cependant, ce la n’allait pas altérer sa volonté, loin de là. Si le Chuunin ne pouvait pas se vanter d’être une lumière, un génie, il pouvait fièrement dire qu’il s’entraînait à compenser ce manque. Ce n’était pas vraiment un défaut, mais plutôt une absence de qualité innée, qui devait être remplacé par une autre qui se construisait lentement, mais sûrement. Il se disait que peu importe le temps qu’il y aller passer, il réussirait. Aussi bien en tant que ninja que de trouver la route. Cela n’allait pas être la plus courte ni la plus rapide, certes, mais il s’en fichait, du moment qu’on arrive au but. Et puis, en allongeant la route, le voyage ne pouvait qu’être plus excitant.

Soudain, le Shinobi arriva dans une rue qui lui était familière, une rue qui se trouvait non loin de l’académie, il le savait. Le jeune garçon avait tout simplement retrouvé la route habituelle qu’il prenait lorsqu’il était aspirant pour se rendre à l’académie. Il était tout proche, et cela le rassurait. Non, pas qu’il était las de la longue route, mais c’était toujours apaisant d’arriver enfin au lieu qu’on chercher tant, même si ce n’était qu’un petit but dans une fraction minime d’une vie d’homme. En résumé, le voilà devant le haut bâtiment, trônant dans la brume, sans être devenu sinistre par cette dernière. Bizarrement, il était toujours aussi chaleureux, la météo n’arrivant pas à changer cet aspect. Ou alors, ce n’était que parce que le Kawaki le regardait d’un autre œil, un regard qui ne témoignait pas le refus d’aller en cours tout les matins. Oui, ça devait être ça, tout simplement. Néanmoins, en ce jour, l’Eisei-nin, n’allait pas pénétrer pour la nième fois dans l’édifice , mais une bâtisse annexe, regroupant quelques informations utiles, tout comme des indications sur les équipes, s’il avait une mission ou non, par exemple. Il allait sûrement retrouver la trace de celui qu’il recherchait.

Sokka ouvrit la porte, et remarqua qu’un autre brouillard avait envahit la pièce, une fumée à l’odeur désagréable selon Sokka. Le secrétaire qui occupait les lieux, carburait à la cigarette. Il avait du enchaîné les unes sur les autres, pour pouvoir arriver à une vapeur aussi dense. Il n’avait même pas remarqué que la porte s’était ouverte pour laisser un autre que lui, pénétrer en ce bureau. L’homme était plongé dans une pile énorme de paperasse, l’air anxieux. Il écrasa sa clope contre le cendrier, machinalement sans arrêter sa lecture. A tâtons, il chercha sur lui, où il avait pu chercher son paquet. L’avait-il déjà fini ? C’était fortement plausible. Cependant, avant qu’il puisse pousser sa prospection, Sokka toussa, pour se faire remarquer. L’homme releva hâtivement la tête pour dévisager celui qui avait osé le dérangeant.

? – Oui ? Qu’est-ce qui veut le jeunot ?

Le Chuunin perçut plus ces paroles comme un grognement. Néanmoins, Sokka ne prit pas la peine de s’attarder dessus, il voulait retourner dehors, respirer l’air presque glacial, mais sain.

Sokka –Bonjour. Je voudrais savoir quelque renseignements sur l’équipe d’une certaine personne, s’il vous plaît.

? – Et pourquoi ? Tu vois pas que j’ai autre choses à faire ?

Sokka – Je veux juste savoir, dans quel équipe, il se trouve, et savoir s’il est en mission ou autre, c’est tout.

? – Encore heureux…

Il soupira longuement, avant de se lever, pour tourner le dos à son interlocuteur, face à une grande bibliothèque, un meuble couvrant tout le mur qui se trouvait derrière le bureau.

? – Son nom ?

Sokka – Kino Misuko, s’il vous plait

Il balança ses yeux de haut en bas, puis de gauche a droite sur une seule étagère avant de s’arrêter sur un gros dossier. Malgré la fumée qui occultait la vue de Sokka, il put voir le nom du dossier en plissant les yeux. On pouvait lire « Equipe effectives de Kiri. Le secrétaire prit le dossier d’une main, l’ouvrit de l’autre, avant de feuilleter rapidement les pages, avant de pointer du doigt une ligne du dossier. Il parcourut longuement la ligne, avant de pivoter à nouveau d’un demi tour, les yeux fixant à nouveau l’Eisei-nin.

? – Tout ce que je peux te dire , c’est qu’il est dans l’équipe n°6 de Ruriko Ayashi. Cette équipe est actuellement en repos, suite à une mission.

C’était vraiment peu d’information. Ce n’était q’un indice pour trouver la solution, et non la solution elle-même. Sokka était déçu, cela ne l’avançait pas tellement. Il s’était tout bonnement trompé en pensant qu’il trouverait son bonheur en ce lieu. Il remercia et salua rapidement le préposé de cette annexe, avant de retourner dehors respirer l’air frais et non étouffante. Le Chuunin allait devoir intensifier ses recherches, au moins maintenant, cela allait être plus clair, il savait désormais, l’équipe où se trouvait ce Shinobi. C’était bête mais, en y repensant, il aurait pu demander à Achyuta. Cependant inconsciemment, peut-être, il avait peur du colosse, ou de le dérager. Il ne souhaita tergiverser, là-dessus. Il devait maintenant se débrouiller, tout seul. On pouvait considérer ça comme un test, après tout.

Sur la route, une brise hivernale s’était levée, glaçant le dos du jeune homme au teint mat, bien que le printemps approchait. Sokka frissonna. Il aurait du se couvrir un peu plus, la veste ne lui suffisait plus depuis le voyage prolongé à Konoha. Un voyage qui n’avait pas servi à grand-chose, finalement. Il avait aidé un peu, néanmoins il aimait s’égarer dans les rues à observer les autres surtout. Mais cela n’allait pas plus loin. Il n’avait pas pu louer de véritable lien, jouant le solitaire. A présent, il regrettait, cela pouvait être amusant. Le Shinobi se mordit la lèvre, il n’aimait pas éprouver ce sentiment de nostalgie. L’Eisei-nin se ressaisit, en pensant qu’il devait se consacrer au moment présent. Levant la tête il remarqua qu’il s’était un peu trop divaguer au point de se retrouver plus loin encore du restaurant. Midi approchait, il devait se dépêcher. Il fit demi tour, puis commença à hâter le pas, avant de courir prendre le bon chemin. Il arriva devant une assez grande rue, dans le quartier des commerces, il ne se trouvait plus très loin à présent.

Il ne put s’avancer plus, qu’une ombre s’exposa sur un toit. Intrigué, Sokka se figea, et fronça les sourcils pour essayer de distinguer les traits de la personne. Un ninja, assurément, pas simple civil ne s’amuserait pas à faire ceci, enfin c’est ce qu’il pensait. Un homme, sans doute, vu le positionnement de son corps. Ensuite l’ombre sauta, avant de se réceptionner, juste devant Sokka. Que voulait-il ? Il recherchait le Chuunin ? L’homme s’avança un peu plus du Kawaki qui était toujours figé par l’inquiétude et une certaine peur qui naissait à chaque pas que l’ombre faisait. Désormais, il était suffisamment proche pour que Sokka remarqua les traits du personnage. Il avait une veste à capuche noire. Au niveau de la tête une large ouverture, permettait de voir que le visage était caché par un masque. La porcelaine n’avait pas les formes pour appartenir à celles de l’ANBU. C’était autre chose. La forme était plus que simple : Lisse, avec deux fines fentes, pour que le propriétaire puisse voir sans être gêné. Quelques dessins abstraits décoraient le reste, de façon sommaire.

Sokka avait déjà vu, ce genre de masque, dans des livres seulement. Ils appartenaient à une brigade spécifique, celle des Oï-nin. Leur travail était de ramener mort ou – rarement – vif, les déserteurs de leur village caché. Une façon d’empêcher que des fuites se produise. Une punition envers le traître, une protection envers le village. Ce qui effraya de plus en plus l’Eisei-nin. Pourquoi un Oï-nin voudrait s’intéresser à lui ? C’était plus qu’absurde.

L’homme sortit de sa poche un shuriken. Il jouait habilement avec, attendant que Sokka réagisse. Ce dernier ne pouvait pas faire grand choses : les jambes pétrifiés, et sa gorge douloureuse l’empêchait de parler. Pris d’impatience, L’Oï-nin décida, finalement, de lancer son projectile. Le Kawaki se croyait en plein cauchemar. Mais comment allait-il se réveiller ? Il n’en avait aucune idée.



MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Sam 12 Sep - 18:20

-2-



C'était quand même bizarre le vie. La plupart s'en plaignait comme s'ils avaient oublié une chose, aussi essentielle qu'elle était, au moins ils vivaient. Eux tous, ils étaient enviés, par les morts, ceux qui avaient vu la mort frapper un beau jour, leur porte, et les embarquait sans demander leur avis, c'était à leur tour de périr, et il n'avait pas le choix dessus. On pensait pouvoir retarder l'heure inéducable, mais tout ceci, était faux, c'était elle qui choisissait. Et si elle vous n'avait pas désigné aujourd'hui, il fallait simplement s'en réjouir, de vivre au moins un jour de plus. Un jours qui nous rapprochait un peu plus d'elle, mais assez loin pour pas qu'elle arrive à nous happer de sa grande faux, à nous emmener six pieds sous terre.

C'était quand même bizarre, ce qu'on pense, quand on va mourir. Certains disent même qu'il voit un défilement rapide de toute leur courte vie, avant un grand noir. Sokka, lui, n'avait rien vu, juste le trou noir. Et son épaule lui picotait affreusement. Comment c'était possible. Il n'en savait rien. Tout ce que le Chuunin pouvait dire, était qu'il était allongé sur le coté sur ce qui semblait être de l'herbe, les yeux fermés. Il n'avait pas envie de les ouvrir, juste se laisser comme ça, et se reposer. Il n'avait pas compris ce qui lui était arrivé, mais à présent, il était bien, serein, mis a part cette sensation désagréable sur son omoplate. Niveau bruit, il n'y avait plus rien, pas même le vent qu'il sentait souffler sur son visage. Apparemment là où il se trouvait, il n'y avait plus cette humidité que dégageait la brume, aussi malsaine était elle. Il pouvait même dire que sa peau était réchauffée par un rayon de soleil qui s'était déposé par hasard sur sa joue. Il aurait pu rester des heures ainsi, mais l'irritation sur le haut de son dos, se faisait de plus en plus gênant. Avant d'entendre un grand bruit. Il n'avait pas réussi à identifier les sons qui venaient faire trembler ses tympans, mais apparemment, c'était pour le réveiller.

Que cette personne soit maudite, il ose réveiller un mort, pensa-t-il, avant de décider à contre cœur d'ouvrir les yeux. Le paysage était encore plus merveilleux qu'il aurait pensé. De grandes vallées que le vent chaud parcourait pour remuer l'herbe encore humide par la rosée. Il voyait un Soleil, là-bas au loin, qui se levait sûrement, se hisser plus haut que les montagnes qui complétaient le ciel rose orange. Sur le coup, le Kawaki pensa que c'était trop beau pour être vrai, il n'avait aucune croyance, mais si c'était la vie après la mort, il valait mieux mourir. Finalement il tourna la tête vers l'épaule droite, qui était la source de la gêne, et après un bref coup d'œil, ce n'était pas étonnant. Le Chuunin avait était blessé. La plaie faisait une longue ligne droite. Ainsi le shuriken, ne l'avait que effleuré. Et ainsi toutes ses idées précédentes tombèrent sous le poids de l'invraisemblance, l'irréalité de la chose. Donc, il n'était pas encore mort, et ce paysage, en harmonie parfaite, n'était pas le paradis décrit dans bien des livres. Mais une question demeurait: comment avait-il atterri en cet endroit.

Après maintes vérifications d'autres blessures, qui n'existaient pas, Sokka se décida de se lever tout en étirant ses jambes qui lui semblaient si lourdes, si ankylosés. Il lui avait fallu encore quelque bonnes minutes, pour se retrouver debout, admirant à nouveau le paysage émerveillant par sa tranquillité. Soudain, il reconnut le bruit qu'il avait entendu tout à l'heure. C'était un homme qui criait son prénom. Puis, devant lui, apparut de nouveau, l'ombre qui l'avait attaqué dans le village. Cette fois, le jeune homme au teint mat avait décidé de répliquer, peut importe la force de son adversaire, à présent il voulait retourner dans son village. Au moment où son regard se chargea de haine, le paysage ne paraissait plus aussi calme. Des nuages noirs avaient envahi le ciel, chargés d'électricité et de pluie, menaçant d'éclater à tout moment. Ce début d'orage fut suivi par le vent qui s'était levé et refroidi, fouettant le visage du Chuunin. Comme si, le temps réagissait face à sa colère. Le vent, par force souleva la cape noire de l'Oinin qui s'était présenté devant lui, ne laissant que son masque par cacher son identité. Sokka n'en pouvait plus d'attendre et grogna quelque mot, comme pour renforcer son courage. Tout en mettant la main sur son katana qui était attaché dans le bas de son dos.

Sokka – Qui es tu?! Et pourquoi ?!

Il n'eut que réponse de son adversaire, un geste: il avait levé le bras pour poser sa main sur la porcelaine qui masquait son visage, puis il repoussa son bras de sa tête, ses doigts agrippant le masque, par les quelques trous qu'il présentait. En conséquence, il avait répondu au shinobi tout en gardant son silence. Mais cette réponse aussi brute, n'amenait que d'autre questions, car la personne qui se trouvait devant lui, n'était qu'autre que…

Sokka –…Kenichi?

Une éclaircie. Sokka n'y avait prêté attention, mais l'orage semblait se dissiper avant même de pouvoir éclater. Drôle de monde.

Ce visage, cela ne pouvait que lui appartenir. Il l'avait emmené dans une de ses illutions, comme il aime le faire, encore aujourd'hui. Mais un doute subsistait. Sokka pensait qu'il était Jounin, non, Kenichi l'avait affirmé lui-même, alors pourquoi ce masque de Oi-nin? Une promotion, sans doute, c'était ce qui avait de plus logique, mais pas forcément le plus correspondant avec le personnage. Le Chuunin allait lui poser une question, mais ce fut l'Oi-nin qui prit la parole.

Kenichi – Content de pouvoir te parler, gamin. Il marqua une pause, comme pour laisser le temps que le Kawaki comprenne réellement ce qu'il venait de dire. Je sais, cela semble si étrange.

*****


Une longue discussion s'en suivit. L'ancien Jounin expliqua l'essentiel des causes qui l'avait amené à être ici et à faire cela. Sokka n'en retenait qu'un résumé. Kenichi ferait parti d’un clan, presque éteint – il ne resterait que lui à sa connaissance – qui était reconnu autrefois, pour leurs qualités au niveau du Genjutsu. Une renommée non glorieuse, plutôt monstrueuse. Voilà, comment le monde les traitait. Des monstres, capable de faire bien pire qu’un simple illusionniste. Sokka ne connaissait pas bien le Genjutsu, il ne savait que le principal, les personnes ayant choisi cette voie, combattait avec mentalement, et non physiquement. Le Chuunin a été confronté a ce type de jutsu qu’avec ceux de Kenichi. Une chance, se disait-il, car il ne l’avait pas encore vécu, cette expérience mais en torture mentale. Et cette famille, serait capable de bien pire. L’Eisei-Nin ne voulait même pas imaginer. Cependant comme l’avait précisé le nouvel Oi-nin, un pouvoir pour une malédiction ou maladie. Le Kawaki pensa directement au cas des Satsubatsu, plus précisément de Liori. Celui-ci n’était pas une sorte de décomposition du corps. Ils avait un pouvoir du domaine de l’esprit, leur mal vebait donc du même domaine, une conséquence directe de l’utilisation de ces pouvoirs. Les symptômes, qu’il présentait, variait selon les personnes du clan, allant de la folie comme la schizophrénie au renfermement de son esprit. Kenichi était atteint de ce dernier symptôme…

Kenichi –… qui est apparu graduellement. Il y a peu de temps, ma première mission dans ma nouvelle fonction, je suis passé au stade supérieur. L’effet est que mon esprit est complètement bloqué dans ce monde, ne pouvant que bouger, voir, entendre dans le monde réel. Je ne peux même plus écrire. Donc, mon seul moyen de communication est d’attirer quelqu’un dans mon monde.

Le Kawaki resta muet. Il était à la fois abasourdi et inquiet devant cette révélation. Il ne savait pas comment réagir. Cependant, il essaya de rassembler ses idées, pour répondre, avant qu’un profond silence ait eu le temps de s’installer. Il ouvrit la bouche et ne peut que bafouiller quelques mots. A peine deux, en bégayant comme si on l’empêchait de respirer pour parler correctement.

Sokka – P… pour.. pourquoi m.. moi ?

Sur le coup, on pourrait qu’il était égoïste. Sokka lui voulait simplement se rassurer, savoir dans quoi il s’embarquait.

Kenichi – Je voulais te parler tout simplement. Et aussi, tu es une cible assez facile. Désolé.

Il laissa son dernier mot en suspens, porté par le vent avant d’arriver délicatement dans l’oreille, pour remarquer que le ton était plus que sincère. Sokka ne répondit que par un sourire niais, un sourire qui pardonnerait. Maintenant qu’il comprenait ce qu’il se passait. Il digérait lentement les événements qui s’était passé. Trop complexes pour lui, mais ce n’était pas ce que demandait Kenichi.

Kenichi – Désolé, pour ton épaule. Le seul moyen pour que tu vienne dans ce monde était un contact entre nos deux chakra. Donc en te blessant, avec un shuriken chargé de mon chakra, j’ai pu créer le lien. Encore, une fois il prit une courte pause, le temps d’humecter ses lèvres, permettant au Chuunin de bien déchiffrer ses paroles. J’aimerais juste que tu me rende un service.

A présent Sokka était un peu moins effrayé assez, pour prendre un peu d’assurance, pour pouvoir parler correctement, et d’un ton assez neutre. Chose fausse, vu que son coeur bouillonnait toujours à l’intérieur.

Sokka – Quelle service ?



MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Sam 24 Oct - 15:50

Sokka : + 48 XP (bonus chuunin inclus)

Pause XP. J'aime toujours autant ton récit ^^

MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Ven 20 Nov - 1:12

-3-



Le soleil, à son zénith, arrivait à envoyer quelques rayons de soleil sur le sol des rues kiréennes, donnant à la scène un aspect mythique. Aussi mythique que ce qui venait de se passer. Sokka se tenait encore la tête, entre ses deux mains. Elle lui faisait souffrir. Une migraine comme réponse de son corps sur ce qu’il venait de subir. Il n’arrivait guère à ouvrir les yeux malgré la faible luminosité qui régnait dans les environs. La douleur était trop forte. Ses jambes n’arrivaient plus a supporter sous poids. Contraint, Sokka s’appuya contre un mur, une autre souffrance survint : sa blessure à l’épaule. Il grimaça, c’était une belle entaille. Par reflexe, il plaqua sa main droite dessus, tout en appliquant un soin de chakra. Il se laissa tout de même glisser le long de la paroi, pour finalement se retrouver accroupi.


Finalement, il retrouva la vue lentement mais surement. Comme, il s’y attenait, il était seul à traîner dans cette rue. Personne, ni même sur les toits d’ailleurs. L’Eisei-Nin fixa le ciel, comme pour raisonner. Etait-ce vraiment ce monde qu’il lui avait causé tant de souffrance ? Sokka se refusa d’y croire, Kenichi ne l’avait pas torturé. Pour s’en persuader définitivement, il agita sa tête horizontalement comme pour remettre ses idées à leur place. Il avait autre chose à penser pour le moment. Il avait un rendez-vous pour le déjeuner. Il allait devoir discuter avec Mitsu, de choses et d’autres. S’il restait encore là, il allait la manquer. Et le jeune homme au teint mat n’y tenait pas vraiment.

Cependant, il ne se sentait pas encore capable d’effacer son regard vide de son sens, pour retrouver l’habituel, celui qui montrait à tous la joie de vivre qui se manifestait en lui. Dans sa tête, des paroles résonnaient sans fin, et s’amplifiait à chaque seconde, pressant sur ces tempes. Difficilement, il peina à se relever, le dos courbé, les mains posés sur les genoux. Ses poumons lui brûlaient la poitrine. Le Chuunin essaya d’effectuer un pas, et tomba maladroitement. Le mal lui avait fait perdre l’équilibre. L’état de son corps n’était que la conséquence de sa douleur psychique. Elle n’était pas que due à l’illusion qu’il avait subi. Il y avait autre chose. Une chose bien plus grave.

*****


Sokka attendait une réponse claire de Kenichi. Tout était encore si flou. Et chaque mot qu’il prononçait, ne dévoilait rien sur le mystère de cette rencontre brusque. Après quelques minutes, il perdit sa patience, et reposa sa question.

Sokka – Alors, quel service ?

L’Oi-Nin baissa la tête, l’air gêné. Il évitait le regard du Kawaki. Il réfléchissait, se demandant s’il allait lui dire ou pas. Il finit par laisser un soupir s’échapper.

Kenichi – Non, rien. Oublie… C’est stupide.

Sokka – Qu’est-ce qui est stupide? Dis moi !

L’Eisei-Nin avait perdu son sang froid, se demandant à quel jeu pouvait bien jouer Kawaki. Il le retardait. Il avait autre chose à faire. Mais, il n’avait jamais vu Kenichi dans cet état. Il ne faisait certainement pas ceci pour rien. Il cachait quelque chose. Cela se lisait tellement sur son visage, impuissant face à ses craintes.

Kenichi – C’est toi qui l’as voulu.

Il fit une pause d’un diziane de secondes, rassemblant ses mots, et laissant ainsi se préparer, Sokka.

Kenichi – Comme tu dois le savoir, ton père est en mission depuis quelques semaines. J’étais dans son équipe. Malheureusement…

Il tourna sa tête, se retenant de laisser un gloussement s’échapper. Sokka se demandait ce qu’il se passait. Il ne comprenait pas, ou ne cherchait pas à la faire. Cet air si grave, et ces paroles parlant de son père, cela ne voulait dire qu’une chose.

Sokka – Il est blessé… grièvement ?

Kenichi – Ce n’est pas que ça. Officiellement, il vient d’être déclaré…

Il marqua une nouvelle pause, avalant lentement sa salive. Les poings serrés, Sokka bouillonnait. Enfin, l’Oi-Nin lâcha son dernier mot.

Kenichi – …mort.

Sokka écarquilla les yeux, se demandant q’il avait bien entendu. Mort, c’est ce qu’il a dit ? Impossible, pas son père. Cela ne pouvait pas être vrai. Il mentait, c’était ça. Pour le punir, Sokka se rua vers un Kenichi désolé, le regard à terre, immobile. Le Kawaki l’attrapa par le col de sa veste, et serra son poing de toutes ses forces. Il leva les yeux pour regarder Kenichi. Quelques gouttes avait perlées sur le visage du jeune Chuunin.

Sokka – Qu’est-ce que tu racontes. Tu mens ! C’est un mensonge. Dis le moi, que c’est ça ! Dis-le moi

Il avait ponctué ses mots par des coups sur le torse, avec sa main libre, avant de laisser tomber. Son père, mort ? Il ne pouvait pas y croire.

Sokka – Dis-moi, que tu mens…

Kenichi – (Marmonnant) Je ne sais définitivement pas trouver les bons mots.

Kenichi s’abaissa pour se rapprocher de Sokka, et posa délicatement une main sur son épaule.

Kenichi – Je suis comme toi. Moi, non plus j’y crois pas, gamin. Je ne te devrais pas le dire, mais on a pas réellement retrouver son corps. Juste une mare de sang avec son m… bandeau.

Sokka – Comment ça ?! Comment ils peuvent y croire alors?

Kenichi – Le sang s’est révélé être le sien. Il avait perdu trop de sang pour pouvoir se déplacer. Les dirigeant en ont conclu que son corps a été enlevé, pour sa prime…

Sokka – Sa prime, mais de quoi tu parles ? Mon père, le disait lui-même. Ce n’était qu’un Jounin plus que banal qui allait quitter les missions, et finir dans l’administration. Que ce n’était qu’une question de temps, pour que ça arrive.

Kenichi – C’est ce que tu crois…


*****


Une nouvelle larme avait décidé de quitter son œil, parcourant les plaines de sa joue, elle arrivait au prémices du gouffre. Elle s’écrasa lourdement au sol, et fut suivi par d’autres suicidaires. Sokka pleurait à nouveau. Il regrettait aussi. Il n’avait pas passé autant de temps qu’il voulait avec lui. C’est vrai, Uryu était toujours en mission, mais Sokka ne s’était pas vraiment impliqué dans son rôle de fils. Ce n’était pas par manque d’amour, plutôt que c’était non réfléchi. Il pensait pouvoir remettre à plus tard, jusqu’au jour où…

Le Kawaki passa la manche de sa veste sur son visage, l’essuyant grossièrement. Il allait vraiment être en retard. Il ne devait pas manquer ce rendez-vous, il fallait qu’il y soit, qu’il y vive, profiter de la vie avec une personne chère, en somme. Oui c’était ça. Ne jamais refaire les même erreurs. Il se redressa, et commença à marcher, d’un pas lourd. Si lourd qu’il en briserais le sol. Il devait passer outre la souffrance, juste quelques heures, juste le temps de passer un bon moment avec Mitsu. C’était juste ce qu’il voulait rien d’autre.

Après quelques dizaine de minutes, l’Eisei-Nin faisait face au restaurant. L’air réchauffé par le Soleil, avait commencé à disperser la brume, devenu quasi inexistance. Il entra dans le batiment. L’ambiance était plus chaleureuse. Sokka pouvait entendre quelques rires provenant d’une table, assez lointaine. Sokka entra dans la salle, et la balaya du regard, jusqu’à repérer une personne seul attendant son fiancé. C’était elle.

Le Chuunin s’approcha de la table et recula légèrement une chaise, laissant assez de place pour qu’il puisse s’y installer. Surprise, la personne se trouvant en face leva la tête, pour bien le regarder, avant de lancer.

Mitsu – Tu es en retard .

Sokka ne put répondre que par un sourire forcé.



MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Jeu 14 Jan - 22:16

-4-


De nombreuses heures avaient passé, depuis la fameuse rencontre. Après le repas, Sokka accourut dans tous les recoins de l’hopital pour parler à sa mère. Ce n’est qu’en fin d’après-midi, qu’il la trouva, assis sur une chaise derrière un bureau décoré par des piles de dossier amassé depuis le petit matin. Saori avait le regard baissé, fixant une tasse qui fumait encore. A peine rentré, le Chuunin sut qu’elle était triste, elle aussi. Il s’approcha d’elle doucement, pour se retrouver juste à ses côtés.

Saori – Alors il t’a mis aussi…

Le reste de la phrase était incompréhensible. Les mots qui sortaient de sa bouche était coincés au fond de sa gorge. La Kunoichi retenait ses pleurs, et bien plus. La personne dont elle parlait, était évident. C’était donc la même qui les avait mis au courant, avant de s’éclipser. Sokka voulait la réconforter, il prit la peine d’ouvrir la bouche, cependant sa mère parla la première.

Saori – S’il te plaît, n’en parlons pas.

Puis d’un geste calme, elle se leva et prit son fils dans ses bras. Elle cachait ses larmes, qui s’écoulaient désormais, le long de ses joues. Sokka ne put s’empêcher de la suivre. Il avait dû se passer un long moment avant qu’un des deux, veuille bouger, brisant le contact. Ce fut l’Eisei-nin qui recula le premier, sa mère se frottait les joues. Fuyant le regard de son fils, elle détourna la tête afin de porter la tasse à ses lèvres. Sokka, lui, restait muet, de peur qu’un seul de ses mots vienne tout empirer les choses. A vrai dire, il ne savait absolument pas ce qu’il devait faire.

Saori –Je suis si idiote. (Elle mit une de ses mains au visage cachant ses yeux et força son ton à rester aussi neutre que possible.) Tu n’es pas obligé de rester. Sache juste, que pour le moment, on est pas censé le savoir. Un autre ninja viendra nous l’annoncer quand Kiri aura décidé. Allez, tu peux me laisser seule.

Elle agita sa main, signe qu’il devait partir et non pouvait. Saori ne voulait pas simplement laisser son fils la voir sans cet état. Elle lui parlerait ce soir, une fois, qu’elle aura la force de retenir ses pleurs. Sokka l’écouta et franchit la porte en prenant soin de la fermer. Il savait toujours pas ce qu’il allait faire. Il se rappela alors des dires de Kenichi.

*****


Kenichi –Tu ne connais pas réellement ton père.

Sokka – Que veut-tu dire ? C’est évident e connais mon père. Je ne vois pas de quoi tu parles !

Il semblait gêné. Il n’avait absolument pas cherché à le provoquer. Il n’était vraiment pas doué, pour trouver les bons mots. De toute façon, on ne lui demandait pas d’être un orateur.

Kenichi – Ce que je veux dire, ce n’est pas que ton père était un inconnu. Il a caché certaines choses à ta mère et toi.

Sokka – Et ?

Kenichi – Je ne peux pas t’en parler. Je t’ai déjà révélé trop de choses. Et puis…

Sokka – Arrête ce jeu là.

Il était impatient. Il avait de quoi l’être. Une vérité que son père a mené toute sa vie, et qu’il a emporté avec lui. Une vérité que Kenichi connaissait apparemment. Entre chaque phrase du Oi-Nin, il se mordait la langue par exitation. C’était ça où la colère allait prendre le contrôle de ses actes. Son corps bouillonait. Il voulait que cette discussion se finisse le plus rapidement. Il n’aimait guère resté dans une de ces illusion.

Kenichi – Tu n’es pas prêt, à recevoir la vérité. Et surtout, nous sommes surveillés dans ce village. Je ne peux pas me permettre…
Son corps se bloqua, ne permettant la fin de la phrase d’être prononcé. Kenichi mit un genou à taire, toussant bruyamment. Tous ses muscles se crispaient à chaque fois. Sokka resta hébété devant la scène dans laquelle il assistait. Ainsi, c’était sa maladie. Elle se montrait même dans un Genjutsu. C’était plutôt étrange.

Kenichi – Désolé. Je vais devoir arrêter notre conversation. Je viens de rentrer de mission, et je puise depuis le début dans mes faibles réserves. Retiens juste une chose. Je vais partir pour une nouvelle mission. Elle sera de durée indéterminée. Quand tu seras prêt, tu pourras me rejoindre. Et ça sera seulement à ce moment là, que tu sauras.

Il marqua une pause, le temps que le Chuunin puisse ingurgiter toutes les informations, qu’il venait de donner. Puis, il changea d’expression, laissant un sourire fendre ses lèvres.

Kenichi –A bientôt, gamin.

Sokka – Non attends!

Mais c’était déjà trop tard. Kenichi disparut, se fondant dans le décor, instantanément , laissant seul Sokka, dans ce drôle de monde. Le Kawaki n’eut pas longtemps à attendre, avant que sa vue se brouilla. Il allait de nouveau, perdre conaissance.


*****

Sokka se trouvait désormais non loin de sa maison. Il n’attendait qu’une seule chose, être dans son lit, et se réveiller en se disant que ce n’était qu’un mauvais rêve. Il allait retrouver son père qui était revenu de mission, et qu’ils allait tous ensemble prendre un bon repas, avant qu’une nouvelle journée commencerait. Il leva la tête avec cette dernière pensée, fermant les yeux. La journée allait bientôt être fini. Le soleil délivrait ses derniers rayons, avant de se cacher derrière l’horizon. Machinalement, le jeune homme mit ses mains dans sa poche, pour finir sa route d’un geste nonchalant comme à son habitude. Ses doigts rencontrèrent une matière que celle du tissu de sa veste. Il la sortit. C’était un morceau de papier déchiré. En l’examinant de plus près, il remarqua que quelque chose était griffonné dessus. C’était maladroitement écrit, il fallait plisser des yeux, pour comprendre. Il y avait une adresse suivie d’une phrase : «Pour que tu sois prêt».



MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   Lun 15 Fév - 19:47

Sokka : + 33 XP

Hum... j'ai "légèrement" tardé, je m'en excuse ...

Comme toujours, on ne peut être déçu par la lecture. Un bref instant, une idée saugrenue et un "Sokka, I' m your father !" me traversa la tête, mais cela fut vite dissipé. Une question perdure, à quand la suite pour les fans impatients ? =)
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Métamorphoses ~Flashback~   

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...
» /!\ Grosse Quête ! Besoin de personnes [ FlashBack HRP ]
» RP flashback en 1623
» [Flashback] Les cicatrices d’un passé douloureux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0 :: Coeur du Village-