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 [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...

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MessageSujet: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 23 Déc - 0:37

Entre Nymphomanie et Psychopathie


Cela faisait deux semaines que le Nuke-Nin avait quitté Kiri. Il était difficile de s'habituer à la vie hors du village Ninja...
Pas de nourriture abondante, une vie où sans cesse il fallait être aux aguets... Mais quel plaisir pour Xenetha, quel exaltation de pouvoir enfin exercer en toute liberté son talent du Genjutsu sur autant de victimes qui parcouraient les routes des îles du pays de l'Eau chaque jour.
L'ultime plaisir de sa vie axée sur la mort d'autrui, la torture la plus subtile, la détresse suprême de l'esprit qu'il pouvait causer d'une simple pensée. Xenetha s'était lui-même rebaptisé Zul. Et ce nom symbolisait sa métamorphose sociale, le passage d'un simple gamin du village de Kiri à un Nuke-Nin qui devenait et deviendrai de plus en plus recherché.


"Hmhmhm... Hihihi... Qu'eeeest-ce que tu fous là toi... Haha. Pauvre petite SALOPERIE. J'ai encore jamais pu tester mon art sur une DONZELLE. Pourquoi pas s'essayer aujourd'hui hihihi..."

Le Déserteur avait pris ce matin là pour cible une jeune femme d'une rare beauté et d'une douceur palpable.


"Qu'est-ce qu'on va lui faire... Hihihi. On l'EMMERDE?! Ou... on la BUTE ! Hehehe."

Il suivait en sautant d'arbres en arbres la demoiselle qui semblait pour le moins peu accoutumée aux forêts humides et denses du pays de l'Eau. Qui plus est, l'épais brouillard de l'aurore masquait la vue à plus de trois mètres, et il était presque impossible pour quiconque ne connaissait pas les lieux de se repérer d'une quelconque façon que ce soit.
Il poursuivait sa future victime, le regard vide mais le visage diaboliquement enjoué.
La filature commençait à durer et la pulsion de folie du Nuke-Nin ne put plus se contenir en lui, si bien qu'il décida rapidement de commencer son travail de torture mentale sur la jeune femme qui semblaient déboussolée, juste en bas de la branche où il était discrètement perché.
Vêtu de son habituelle robe noire sale et de son masque très ressemblant à celui des Oi-Nin, qu'il s'était lui-même confectionné avec le bois d'un Noisetier, il sentit la brise fraîche du matin caresser ses cheveux dissimulés derrière un capuchon. Un spectre masqué, voilà à quoi ressemblait Xenetha Zul.
Se penchant légèrement et étouffant un rire derrière son second visage en bois, il entra dans l'esprit de la jeune femme...


"Hehehe... Hum... Comment dire... SALUT !"



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 23 Déc - 1:32

Ici, tout n’était que marécage. Ces îles étaient un mélange de brume et de boue, accablé d’humidité franchement désagréable. Tout apportait dans ce pays à ce ressenti aqueux désagréable sur la peau. Sa peau, si blanche, aussi poudreuse que la neige, et aussi fraîche, semblait perlée de fines gouttes de rosée. La jeune perle semblait disparaitre chaque instant un peu plus dans un flou artistique. Mais derrière sa finesse se cachait l’autorité suprême, la main sentencieuse qui sévissait au dessus d’elle, Kisagi la suivait telle son ombre la plus intime. Il la tenait par le bras et la poussait, comme pour la forcer à avancer alors qu’elle ne voyait pas plus loin que son nez… Ce qu’ignorait la jeune beauté, c’est que son compagnon était un déserteur de la capitale des îles, il restait aux aguets, comme tendu ou nerveux. Un frisson le parcourut, Hanako pouvait le sentir à son contact. Puis, soudainement, il la laissa tomber, disparaissant d’un bond agile et puissant. Elle restait là, sa cape ouverte, dévoilant généreusement son peu de vêtements qui laissait visible son corps si agréable à la vue. Petit oiseau à peine tombé du nid, petite proie si frêle et encore tremblante…
La succube était là, au milieu de nulle part, la main glissant sur le lien de sa cape pour la retirer dans un geste ample et maitrisé. Elle s’exhibait aux yeux du monde, mais pour le coups, dans sa solitude, plutôt pour les yeux béats du néant. Alors qu’elle était seule et perdue au milieu de rien, quelque chose vint la sortir de sa méditation, une présence qui s’imposait, mais qui s’effaçait également… Kisagi sans doute… Tout prit une autre couleur lorsqu’une voix advint…


[Xenetha] : « Hehehe... Hum... Comment dire... SALUT ! »

Elle sursauta, la voix presque caverneuse résonnait tout en ne provenant de nulle part. C’était indescriptible. Elle lui semblait familière de par sa proximité, mais, elle était si inconnue… Ses merveilleux yeux se levèrent vers le ciel avec une lueur de détresse. Elle entendait des voix ?! Elle leva lentement sa main vers son visage, la posant au bord de ses lèvres, puis finalement, son périple s’acheva sur sa joue… Effrayée, cela se voyait dans ses yeux, elle n’en restait pas moins immobile. Sans qu’elle s’en rende vraiment compte, comme dans un agissement totalement instinctif, elle laissa courir sa voix au gré des écorces qui l’entoura.

« Bon… Bon-bonjour ? L’air est si froid par ici… Vous ne sentez pas ? Ce soupire au creux de la nuque, qui glisse, s’immisce là où il ne devrait pas être… »


Sa voix était si claire, si pure, elle sonnait comme une tendre mélodie qui émanait de la bouche d’une sirène. A la fois hésitante et douce, à la fois tremblante et caressante, on ne ressentait néanmoins pas la peur dans sa voix, la jeune vagabonde avait toujours su la cacher au plus profond d’elle. Fixant le ciel, elle ne voyait pourtant rien : rien qu’un nuage de coton qui volait beaucoup trop bas pour avoir un aspect céleste et gracieux… La proie était là, debout jusqu’à se qu’elle sente une douleur dans le creux du genoux. Elle tomba à genoux dans une flaque d’eau, se frigorifiant instantanément…

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 23 Déc - 12:01

La peur de la jeune femme emplissait l'air d'une atmosphère si agréable pour Xenetha qu'il commençait à frôler l'euphorie. Il restait cependant aux aguets car il avait apperçu cet homme qui semblait protéger ou tout du moins escorter la demoiselle.
Sa proie se dénuda, offrant pour la première fois à Xenetha le spectacle d'un corps féminin doux et pulpeux, l'inconscient attrait même des plus fous vers les corps aux offrandes généreuses.
Un sentiment tout nouveau le parcouru, et tout tremblant d'une émotion qu'il ne connaissait pas, il s'agaça plus qu'autre chose.
Les idées s'entrechoquaient dans son crâne dément. Que ferais-je de cette biche égarée? La tuerai-je? La torturerai-je d'abord? Pourquoi cette femme ne fuyait pas comme tous les autres sous l'effroi des paroles raisonnant en son esprit?
Scrutant la cime des arbres alentours, et tentant de percer l'intense brume typique du pays de l'Eau, il continua à parler dans le crâne de la jeune femme...


"Hihihi. Mais... Qu'est-ce que je m'en TAPPE que l'air soit froid ! Hahaha. Je suis pas là pour brasser de l'air justement ma pauvre Dame ! Hehehe. Je vis avec ce Pays et j'en ai l'habitude. En revanche, toi tu... te pèles les MICHES à c'que je vois ! Mais je comptais bien te refroidir un peu plus ! Hahaha. Que dirais-tu de... CREVER ?! Hahaha..."

Doucement l'aube se dévoilait sur le Pays de l'Eau, rendant Xenetha un peu plus visible chaque minute. Les ombres dominaient encore la forêt, mais il serait bientôt temps de changer de perchoir, car le sien n'était plus masqué par le brouillard ambiant.
La douce odeur du parfum de la jeune femme monta jusqu'aux narines de Zul, ce qui fit une seconde fois frémir les sens du jeune Nuke-Nin. Peut-être allait-il prendre un plaisir tout autre à massacrer sa victime, qui provoquait chez lui des torrents d'étranges sensations.



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 23 Déc - 13:31

Demeurant silencieuse, elle attendait une autre apparition de sa folie si vite arrivée. Elle n’avait jamais eu de tel antécédent, alors pourquoi déraisonnerait-elle maintenant ? Sa main posé tendrement sur sa joue vint glisser, épousant les formes de son corps au gré de sa chute. Elle n’avait pas vraiment froid, mais ses jeux d’actrices avaient toujours remportés un franc succès. Comment aurait-elle pu vivre une décennie d’errance sinon ? Il fallait parfois se salir les mains et atteindre le tréfonds de la médiocrité pour attirer la pitié. Elle ondula, se relevant lentement, et laissa valser ses cheveux au bras d’une fine brise matinale. La jeune perle souillée vint se placer face au perchoir de son hôte, mais ne leva plus le regard. Il allait se manifester, il le devait. Mais elle n’était pas moins une ninja, confinée dans un grade médiocre de part son recul de toute forme de civilisation… Elle plaça sa main un peu en arrière, et la referma avec force. Elle patientait, mais dans tous les cas, elle savait que Kisagi n’était pas loin, et ce loubard n’aurait aucun mal à commettre un crime de plus pour ses beaux yeux. Un sourire vint se poser sur ses lèvres, un sourire si niais, si gentil…
Ca y est, elle l’entendait…


[Xenetha] « Hihihi. Mais... Qu'est-ce que je m'en TAPPE que l'air soit froid ! Hahaha. Je suis pas là pour brasser de l'air justement ma pauvre Dame ! Hehehe. Je vis avec ce Pays et j'en ai l'habitude. En revanche, toi tu... te pèles les MICHES à c'que je vois ! Mais je comptais bien te refroidir un peu plus ! Hahaha. Que dirais-tu de... CREVER ?! Hahaha... »

Sa main se décrispa, son visage aussi. Le petit flocon qu’elle était venait de tomber sur les ondes gelées des flaques. La voix démente qui résonnait dans sa tête n’arrivait pas à détruire ses repères et sa raison, c’était trop profondément ancrés. Elle fit un pas, puis deux, toujours dans cette mare froide, alors que ses pieds étaient nus. Hanako n’avait jamais eu peur de mourir. Cette menace provoquait en elle une joie. Souvent elle avait entendu parlé de ce mot, elle l’avait même vu à l’œuvre avec son compagnon. Mais elle n’en avait jamais eu peur, pour une raison simple : depuis longtemps, elle avait compris qu’elle n’était plus que l’ombre de ce qu’elle avait été. Elle ne vivait plus, elle était, simplement. Un petit rire cristallin se fit entendre…

« Hihi, le froid est comme tout le reste, si on y pense, on le ressent. Il en va de même pour la peur. Il faut savoir ce qu’elle est pour pouvoir y songer, je n’y ai jamais tiré aucun intérêt pour moi-même… Et puis je n’ai qu’un nom à prononcer pour que soudainement, tout danger disparaisse… Savez-vous, très cher, que la pauvre Dame a passé l’âge de se morfondre ? Il faut parfois passer au stade au dessus : passer de la proie au bourreau. C’est une telle délectation que de se laisser porter au bon vouloir de ses envies, ne craindre plus qu’une défaillance de soi-même, mais rien des autres… Une confiance ultime, c’est la jubilation totale. Savez-vous ce que c’est ? Car vous me semblez bien cachés pour quelqu’un qui tire habillement les ficelles… Auriez-vous peur ? Peur d’une pauvre Dame ? Approche… »

Sa voix pourtant si douce semblait soudainement animé d’une lueur joueuse, quelque chose qui montrait une certaine expérience, et qui à la fois, montrait une totale incohérence avec ce qui s’était précédemment joué. Son sourire rayonnait toujours, mais quelque chose vint poignarder l’homme en pleins cœur. Leurs regards se croisèrent. Et celui de la beauté perdue était étrangement intriguant, il savait mêler l’incompréhension et l’inconnu avec réserve, et montrait avec tact une naïveté attendrissante dont on avait envie d’abuser. Dès ce contact créé, elle ne le quitta plus du regard. Elle le scrutait, toujours aussi intrigante et attirante, de par les questions qu’elle soulevait… Elle espérait simplement que Kisagi soit loin, car aujourd’hui, elle voulait jouer…

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 23 Déc - 15:36

Quel étrange paradoxe. Dans un corps si frêle se dissimulait un caractère d'acier très raisonné et un esprit qui semblait plus difficile à réduire en miettes que la moyenne. Dans le crâne de la jeune femme, Xenetha observait une psychologie très solide, un mental construit de blocs de porcelaine dont l'intérieur était fait de granit. Une façade faible mais une facette cachée bien plus forte. Voilà ce que semblait refléter l'esprit de la demoiselle.
Avec cette analyse, Xenetha allait agir en fonction. En bon artiste du Genjutsu, il allait user de ses faiblesses, bâtir un empire dans ce crâne dont chaque parcelle n'était qu'une séries de colonies. Du moins il allait le tenter, et si cela ne marchait pas il la tuerait au mieux et la torturerait avant au pire.


"Hahaha... Tu m'as pris pour un CON ?! Tu crois que j'ai pas encore vu ton petit copain qui me cherche !"

Il fit une pause, se calmant et adoptant un ton bien plus sinistre...

"Hehe... Tu me fais tellement rire... Hihihihi. Tu es pas comme les autres ABRUTIS que j'ai croisé avant ! Toi tu essaies de résister, de faire croire que tu es forte ! Hahaha. Tu me parles de peur, mais tu ne sais pas encore ce qu'est la peur. Je peux sous ma simple volonté briser ton esprit si bien que tu seras morte sans aucune blessure, tu retrouveras le néant éternel car ton crâne sera... VIDE ! Hahaha ! Aspiré par mon talent !
Je suis un... chef d'œuvre ! Comprends-le ! Hahaha...
"

Le Nuke-Nin bougea rapidement les yeux vers la droite. Il semblait avoir découvert un mouvement, mais rien.
L'ambiance qui régnait était à la fois ironique et terrible. Seule la jeune femme parlait à haute voix, telle une folle, alors que Xenetha, lui, hurlait dans le silence le plus complet, en son esprit même.


"Tu veux que je descende... Hahaha ! Pourquoi descendre pour te tuer alors que je peux le faire à merveille d'où je suis ! Pourquoi prendre le risque de me faire CHOPPER par ton petit COPAIN débile ! Non... non... Hehehe. Tout mon art réside dans la distance la plus parfaite. Celle qu'il faudra pour analyser et détruire, pour comprendre et anéantir à la fois. Une distance physique alliée à une proximité que jamais personne ne pourra atteindre, la proximité mentale dans laquelle je suis actuellement ! Haha. D'ailleurs, j'aime pas ton esprit ! Tout y est bien rangé de façon ordonnée, et les gens comme toi moi... je les BUTE !"

Xenetha hurla si fort en l'esprit de la demoiselle qu'il déclencha un écho terrible dans sa tête...



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 23 Déc - 21:01

La belle fleur de tempête demeurait impassible, face à cette ombre qui se sentait toute puissante. Il voulait jouer ? Ils allaient être deux. Cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas eu cette chance toute particulière de s’amuser avec un petit innocent. Elle continua son petit tour, puis, avant de disparaitre dans les brumes fatiguées, elle fit un clin d’œil taquin à son agresseur. Hanako partit loin de son hôte, s’enfonçant dans le flou palpable. La voix reprit, mêlant agilement les menaces, l’agressivité, puis un accent plus sinistre.

[Xenetha] : « Hahaha... Tu m'as pris pour un CON ?! Tu crois que j'ai pas encore vu ton petit copain qui me cherche ! Hehe... Tu me fais tellement rire... Hihihihi. Tu es pas comme les autres ABRUTIS que j'ai croisé avant ! Toi tu essaies de résister, de faire croire que tu es forte ! Hahaha. Tu me parles de peur, mais tu ne sais pas encore ce qu'est la peur. Je peux sous ma simple volonté briser ton esprit si bien que tu seras morte sans aucune blessure, tu retrouveras le néant éternel car ton crâne sera... VIDE ! Hahaha ! Aspiré par mon talent !
Je suis un... chef d'œuvre ! Comprends-le ! Hahaha... Tu veux que je descende... Hahaha ! Pourquoi descendre pour te tuer alors que je peux le faire à merveille d'où je suis ! Pourquoi prendre le risque de me faire CHOPPER par ton petit COPAIN débile ! Non... non... Hehehe. Tout mon art réside dans la distance la plus parfaite. Celle qu'il faudra pour analyser et détruire, pour comprendre et anéantir à la fois. Une distance physique alliée à une proximité que jamais personne ne pourra atteindre, la proximité mentale dans laquelle je suis actuellement ! Haha. D'ailleurs, j'aime pas ton esprit ! Tout y est bien rangé de façon ordonnée, et les gens comme toi moi... je les BUTE ! »


« Quel discours touchant »


Créant une tendre alchimie entre les nuages et son corps dénudé, la jeune femme valsait gracieusement derrière le coton céleste. Il parlait de copain, de raison, qui était-il pour ainsi chercher à la psychanalyser ? Pauvre enfant, il ne connaissait rien à la vie ! Elle allait lui montrer ce qu’était la peur, du moins, la folie, la folie non pas mesurée, la vraie folie, celle qui se dissimulait dans les contrées, celle qui pouvait se taire et se montrer… La main se posa sur un tronc d’arbre humide, et elle se cambra vers celui-ci, en passant sa langue sur ses lèvres rosées. Jouons…


« Qu’est-ce que la peur si tu la connais si bien ? Tu veux briser un esprit qui n’existe pas ? Quel raisonnement idiot… Te crois-tu plus intelligent que le monde ? Tu n’es qu’un gamin. Il serait tant d’arrêter de te nourrir d’illusions et de commencer à chercher un moyen approprié pour relever un combat que tu choisis de toi-même. Pour qui m’as-tu prise ? Tu penses que je suis du genre des petites naïves qui se promènent en amoureuses avec leur prince charmant ? L’homme qui me suit comme mon ombre, ce n’est qu’un violeur, un monstre dont je suis la victime exclusive. Tu penses réellement que tu trouveras dans ma tête une parcelle d’ingéniosité à détruire ? Tu n’es pas très créatif : tu joues sur le même terrain que toutes les autres personnes qui se croient illusionnistes. Il faudrait se rendre compte que briser une âme n’est pas aussi simple qu’il n’y parait, et le Genjutsu n’est pas la pire arme pour y parvenir. Prends des cours avec lui, demande lui comment il s’y est pris pour me briser, tu en tireras peut-être de meilleur leçon qu’en faisant bande appart. Tu te feras tuer comme un pauvre chien abandonné. C’est toi qui me fait rire… N’est pas dément celui qui cherche à le paraitre… »

Elle continuait à caresser l’arbre et son écorce friable, regardant du coin de l’œil l’homme qui voulait jouer… Ici, il n’y avait ni proie, ni prédateur… Juste un jeu de scène qu’il fallait démêler. Ses doigts glissèrent en ondulant sur le tronc si fort et dur… Pendant ce temps, elle s’en rapprochait, pour finalement s’adosser à lui, et se cambrer à nouveau, mais dans l’autre sens de contorsion… Elle ferma les yeux un instant, inspirant profondément, pour expirer entre ses lèvres les douces vapeurs fraiches. Elle plia sa jambe droite et posa son pieds sur l’arbre, pendant que ses deux bras s’élevèrent comme suivant la sève, au dessus de sa tête.


« Il y a tant de façon de jouer… »

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 23 Déc - 23:36

Le visage masqué de Xenetha recula rapidement, comme pour tenter de perdre un peu de distance avec la jeune femme.
Elle le prenait pour un enfant sans expérience, pour un fou dénudé de toute intelligence, et ça il ne pouvait pas le supporter.
L'ambiance alors emplie d'un humour macabre perdit son premier caractère pour devenir sinistre, et Xenetha ne riait plus du tout.


"Je te le répète, FAIBLE. Tu-te-prends-pour-QUIIII ! Mon intelligence est des plus pointues et j'ai beau être jeune j'ai vécu plus de misères que tu n'en subiras jamais. A moins que je torture ton âme bien sûr... Haha ! Car MON COMBAT est celui de tuer avec douleur, avec effroi les personnes qui te ressemblent."

Xenetha marqua une pause...

"Tu es étrange. Dis moi clairement qui tu es, je veux ton NOM. Tu es un de ces ENFOIRÉS de petits Ninjas c'est ça ?! Je crois pas à tes conneries. J'attends qu'une chose c'est que ton COPAIN ramène sa fraise et je te fais péter l'esprit d'un revers de mon cerveau ! HAHAHA !
Dis moi... Tu sais que... Je peux aussi BUTER ton violeur Haha ! Avant ou après t'avoir massacré peu importe ! Je ferai d'une paire deux cou... euh, d'une pierre deux coups ! Hehehe.
Et... surtout... NE MÉPRISE PAS MON GENJUTSU ! Il est grand, sublime, complexe et franchit toutes les barrières. C'est l'art suprême car il me donne accès à l'inaccessible.
"

Xenetha se leva dans une grande discrétion sur sa branche, droit comme un i.

"Je t'ai surement sous-estimée. Mais tu me prends un peu trop de haut, petite SAUTERELLE insignifiante.
Tu n'es pas en position de force ici, alors je veux savoir qui t'es exactement ! Hahaha. T'es un Ninja alors? C'est ça ?! Hein ?!
"

Etrange était cette femme. Il ne faisait aucun doute pour Zul qu'elle possédait une expérience certaine, car elle aurait fuit devant lui sinon. Le tout était de savoir ce qu'un Ninja faisait en dehors du village. Était-elle envoyée par Kiri pour le tuer ?! Impossible. Elle aurait arboré un masque Oi-Nin.
Beaucoup de questions fusaient en son esprit dérangé, mais Xenetha sentait en cette jeune femme un espoir possible, un potentiel à exploiter pour ses massacres... Le Déserteur était déterminé à sonder son caractère...



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Dernière édition par Xenetha Zul le Lun 8 Mar - 19:22, édité 2 fois

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Jeu 24 Déc - 17:10

Tout était calme, même la kunoichi, qui continuait à s’étreindre à l’arbre. La peur illusoire qui vibrait soi-disant, avait cessé de faire onduler les flaques d’une caresse traitresse. Tout ici n’était qu’un tendre mensonge, mais le faux semblant ne venait pas ce qui voulait le faire croire. Il n’y avait plus un bruit dans les environs, ils purent d’ailleurs profiter du bruissement d’ailes puissant d’un rapace qui prenait son envol non loin. Toutes ses précédentes paroles, et celles qui allaient venir étaient vides : vides de sens, vides de justification, et encore plus vides de logique que la logique elle-même. Ca en était lassant. L’âme errante finissait par ne plus s’amuser du tout. Tout était si plat, si inutile à ses yeux. Elle aurait aimé écrasé entre ses deux doigts le cloporte trainant de l’ennui, qui rodait très certainement autour d’elle. Sa main descendit, glissant du bout des doigts la force de la nature, avant de venir se poser avec délicatesse sur sa peau pâle, et continuait leur chute. Elle se décolla lentement de l’écorce friable qui avait laissé son emprunte sur ses tendres tissus. Elle s’avança, posant tendrement son pieds dans les marres fraiches qui tendaient vers le gel : elle ne craignait plus le froid depuis un moment, pourquoi s’ennuyer à user du chakra pour émettre un petit effet de style des plus inutiles ? Elle se figea dans un mouvement banal, mais qui semblait plus eau accomplit avec grâce : elle s’était figée dans son mouvement, comme une statue de marbre blanc. Médusa s’était glissée furtivement dans la scène et avait puni de son silence la beauté, ou n’était-ce qu’un des nombreux talents de la jeune femme ? En effet, passionnée d’art, elle touchait à tout, et tout est nécessaire si on veut survivre en parfait ermite. C’était un moyen de gagner de l’argent, gagner la sympathie, gagner le respect, enfin, de gagner, tout simplement. Dans sa chorégraphie de l’immuable, elle ne daignait plus attirer aucune attention au jeune homme… Elle se laissait porter au gré des vents si froids pour la saison. Tout n’était que vraisemblance de toute manière, à quoi bon creuser plus loin l’abîme ? Se délectant de cette totale ignorance, elle se demandait bien comment allait réagir ce frêle roseau, perché… L’air changea de saveur, tout semblait soudainement moins drôle aux yeux de l’homme. Chez Hanako, cela rehaussait son sentiment d’euphorie interne… Elle espérait vivement le faire sortir de ses gonds, et cela pouvait très vite se vérifier : il prit la parole, décidé à briser le mutisme.

[Xenetha] « Je te le répète, FAIBLE. Tu-te-prends-pour-QUIIII ! Mon intelligence est des plus pointues et j'ai beau être jeune j'ai vécu plus de misères que tu n'en subiras jamais. A moins que je torture ton âme bien sûr... Haha ! Car MON COMBAT est celui de tuer avec douleur, avec effroi les personnes qui te ressemblent. Tu es étrange. Dis moi clairement qui tu es, je veux ton NOM. Tu es un de ces ENFOIRÉS de petits Ninjas c'est ça ?! Je crois pas à tes conneries. J'attends qu'une chose c'est que ton COPAIN ramène sa fraise et je le fait péter l'esprit d'un revers de mon cerveau ! HAHAHA !
Dis moi... Tu sais que... Je peux aussi BUTER ton violeur Haha ! Avant ou après t'avoir massacré peu importe ! Je ferai d'une paire deux cou... euh, d'une pierre deux coups ! Hehehe.
Et... surtout... NE MÉPRISE PAS MON GENJUTSU ! Il est grand, sublime, complexe et franchit toutes les barrières. C'est l'art suprême car il me donne accès à l'inaccessible. Je t'ai surement sous-estimée. Mais tu me prends un peu trop de haut, petite SAUTERELLE insignifiante.
Tu n'es pas en position de force ici, alors je veux savoir qui t'es exactement ! Hahaha. T'es un Ninja alors? C'est ça ?! Hein ?! »


La jeune femme ne put s’empêcher de laisser résonner un rire amusé de ces question. Elle ne pouvait que sourire, c’était si amusant. Sa voix se laissait sonner avec une incontrôlable perte de retenue. Sa main vint se poser devant sa bouche, et elle reprit son sérieux. Tout en s’excusant d’une inclinable respectueuse, elle releva la tête pour chercher son interlocuteur… Elle ne semblait plus aussi folle, et ce, en moins de quelque seconde…

« Si tu te présentais, au moins, tu donnerais l’envie de te répondre. Ce qui parle le plus en font souvent le moins, et m’en voilà convaincue… Je m’appelle Absinthe, j’erre depuis mes 9 ans dans les contrées, alors crois-tu avoir quelque chose à m’apprendre ? Et toi, qui es-tu, jeune kiréen… ? »

Elle sortit de son immobilité, et s’approcha du perchoir de l’homme, avec cette fois plus d’assurance, de vitesse.

« Qui es-tu ? Et que crois-tu être, seul ? »

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Ven 25 Déc - 18:04

Une capacité certaine à déceler son adversaire. Et surtout une assurance et une force de caractère caractéristique. Xenetha commençait à dresser un profil de cette étrange femme, cette Absinthe. Elle commençait à se rapprocher dangereusement de sa branche, et commença par l'avertir.

"Huhuhu. Si tu veux que notre conversation se poursuive dans une relative courtoisie, garde tes distances, Absinthe."

Se sachant repéré et ne se dissimulant plus, il descendit de son perchoir jusqu'au sol avec la vitesse de celle d'un Ninja aguerri. La jeune femme était face au tronc, et lui derrière elle, planté comme un roseau sur le sol marécageux du Pays des Eaux. Une bourrasque fit s'envoler le capuchon de sa longue robe noire, ce qui révéla à la demoiselle sa longue chevelure très sombre. D'un revers de la main il attrapa quelque chose à sa ceinture et le tira avec violence. Il tenait dans sa poigne, tel un oiseau mort, un bandeau frontal Kirien dont l'insigne en forme de vagues avait été rayé.
Un geste irait plus vite que de longues paroles, et il pouvait ainsi lui expliquer ce qu'il était sans se distraire en belles paroles.


"Je suis jeune en apparence. Mon âme, elle, a tant vécu... Le talent si splendide et si puissant que je possède la consume jour après jour avec délectation, et je jouis d'offrir à mon art cette nourriture nécessaire à son accroissement. Le monde me prend pour un fou, mais personne ne peut concevoir le plaisir que peut procurer ce don qui m'a été octroyé. Je peux distordre ce que personne ne peut atteindre, je peux détruire le plus solide, je peux anéantir la base d'une personnalité. Je peux contrôler les âmes et les êtres, les peindre à ma guise, et enfin je peux les sublimer en modifiant leurs pensées, en leur inculquant les vraies vérités. Personne n'a survécu aux vraies vérités. Haha !"

Le Nuke-Nin marqua une pause. Il avança d'un pas vers Absinthe et s'assit par terre, contre toute attente, les jambes en tailleur.

"Tu veux jouer? Jouons. Appelle-moi Zul. Baptisons ce jeu "Paradoxe". Je suis jeune et vieux. Je suis faible et puissant. Je suis blanc et noir. Je suis talentueux mais pris pour misérable. Mon talent est de créer ce que vous nommez désarroi ! Je suis seul mais je suis deux.
NE JUGE JAMAIS un être par ce qu'il montre, apprend qu'il cache souvent son contraire. Tu dis t'appeler Absinthe et pourtant je ne te crois pas. Seulement quel intérêt, j'ai simplement besoin de donner un nom à l'être à qui je parle. Si je souhaite connaître ton nom je n'ai qu'à farfouiller dans ton esprit si bien ordonné.
Tu sembles savoir beaucoup de choses, mais tu ne pourras jamais rien savoir de moi, car moi-même je ne connais rien de Zul ! Hahaha !
"

La jeune femme pouvait voir en se retournant cet étrange Déserteur véritablement fou, qui le fixait de son masque très somptueusement décoré, assis par terre les jambes croisées, comme s'il ne se souciait d'aucune attaque de sa part.



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mar 16 Fév - 15:45

La jeune femme, aguicheuse, était posée dans son attitude la plus agréable. Elle se laissa pivoter lentement vers celui qui se dissimulait dans son ombre, pouvant ainsi découvrir celui qui se prenait pour une force supérieure au dessus d’elle. Ce qu’elle voyait, c’était un lâche : quelqu’un qui s’abritait derrière une terrible mise en scène, et qui avait l’audace d’espérer que cela suffirait. Dans un geste net, elle fit craquer chacune de ses phalanges, ce qui laissa un bruit osseux désagréable au creux de l’oreille. Elle prit soudain un air désinvolte, le dévisageant du haut en bas…

« Hm, jouer ? C’est pour moi un quotidien inlassable. Cependant, je préfère quand les règles sont équilibrées et ne vont pas dans le sens de l’un comme de l’autre. Ta petite mascarade est vraiment bien orchestrée, mais je trouve cela de mauvais de goût. Cela t’aide peut-être à te sentir viril ? Ou alors, c’est un moyen détourné de te moquer de quelqu’un comme moi. Allez, montre-moi ton visage mon cher inconnu… »


Sa voix mielleuse se mêlait au vent, comme pour venir parfumer d’une douce emprunte ce jeu qui avait un gout fade. Elle s’approcha lentement vers lui, n’ayant aucune envie d’attendre plus longtemps. Tout ce silence, tous ses secrets, il n’y avait là qu’une ambiance platonique qui n’amenait pas vraiment à l’envie de jouer qu’avait l’appétissante jeune femme. Elle s’aventura au-delà de ce qu’il lui était conseillé…



« Allez, descend de ton perchoir et vient par ici… Il n’y a rien de plus rabaissant pour une femme que d’attendre… »


La jeune femme laissa glisser sa main dans sa chevelure d’ébène, et elle commença à tortiller une mèche en particulier. Ses lèvres lui semblèrent sèches, alors, elle passa sa langue dessus pour l’humidifier. Kisagi ferait une véritable crise si il était non loin de la jeune demoiselle qui était là, tranquille et posée, et dont l’intonation de la voix laissait tout à suggérer…


Lorsque se brouille la confusion...

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mar 16 Fév - 16:42

Éveil des sens. En proie à des sensations d'une intensité jamais vécue, Xenetha sentait ce corps, qu'il avait toujours méprisé, préférant la puissance de l'esprit, prendre le dessus sur sa raison tout du moins bancale, bouillonner de chaleur. Jusqu'alors il n'avait été attiré que par la soif de sang, que par le désir d'ôter la vie dans la douleur, pour purger un instant la sienne. En ce moment même, perché en haut de sa branche, il contemplait ce spectacle d'une rare beauté qui s'était éclairé avec un rayon de soleil radieux, transperçant la canopée épaisse des arbres touffus du Pays de l'Eau, et qui l'invitait de la voix la plus douce qui soit à venir le rejoindre dans les plus brefs délais. Comme elle était belle. Zul n'avait jamais été poussé à rechercher ce désir nouveau. Quelque chose d'inné, au même titre que sa folie meurtrière l'exhortait à descendre de sa cachette qui n'avait de cachette plus qu'un nom maintenant.

L
e psychique torturé du Nuke-Nin le faisait souffrir et le rendait presque inanimé dans ce genre de situations, ingurgitant à une vitesse remarquable l'expérience et les émotions qui en découlaient qu'il aurait dû apprendre au fur et à mesure des années. C'était bien là un de ses points forts. Il assimilait tout à une vitesse incroyable, son âme cancéreuse dissimulait une souche pure et saine dotée d'assimilation extraordinaire. Attirance. Amour. Accouplement. Caresses. Baisers. Senteurs. Touchers. Jeux de séduction. Tous ces concepts entraient en lui avec fracas, comme si une horde de chiens enragés se frayaient un chemin par un portail qu'un gardien tentait tant bien que mal de refermer.

A
u bout de quelques instants le Déserteur retrouva toute sa tête, et pris le temps d'analyser la situation, avec les données nouvelles qu'ils possédait maintenant.
Cette femme l'attirait indéniablement, et il ne savait pas quoi penser de lui-même, il ne savait pas s'il était digne d'attirance, ni ce qu'elle pourrait lui réserver comme plaisirs encore inconnus. Mais de l'autre côté de la balance, il pourrait s'avérer que cette sublime demoiselle ne soit rien qu'une femme-poison, cherchant à le tuer.

C'est donc avec la plus grande prudence que Zul descendit de sa branche. Il sauta pour arriver en face de son dos. La femme ferait sûrement volte-face rapidement, mais il se trouvait que ses courbes étaient exquises de derrière aussi. Cette vision de plaisir fini d'emplir les désirs du Nuke-Nin...

"Je suis là... Ma demoiselle. Ma folie vous conviendrait-elle? Car elle semble vous trouver à son goût. Hehehe. Vous êtes charmante, mais que cachez-vous donc...
Hein? Discutons un peu, ma douce. Donnez moi une raison de retirer mon masque qui n'est autre qu'un chef d'œuvre réalisé par mes soins, prouvez moi que je peux vous accorder une once de confiance, et alors nous baisserons nos gardes... Et... Vous êtes une perle mademoiselle. Et votre esprit est aussi voluptueux et gracieux que vos yeux. Je lis en lui en ce moment même, et j'avoue que votre personne même me trouble... Ceci dit, je suis toujours prêt à vous tuer. Hehe.
"

Le Nuke-Nin se tenait accroupis par terre, prêt à bondir au moindre geste suspect de la ravissante jeune femme. Il arborait son masque et était entièrement recouvert d'un long vêtement noir, se terminant par un capuchon qui ne laissait entrevoir que la couleur blanche sombre du bois qui avait servi à la confection du masque.



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mar 16 Fév - 20:25

Tendre incantation qu’une femme. Elle était là, enivrante, semant le trouble dans l’esprit déjà bien embrouillé du ninja. Sucrée et à la chair douce, elle était le fruit tentateur, celui qui poussait le plus haut sur la branche, et qui brillait d’un plus bel éclat. Elle était le pêcher et le fruit du pêcher : fabuleuse alchimie de délice. Le soleil faisait luire sur sa peau les perles de la rosée, et la brume l’habillait d’un manteau souple. Le vent lui procurait une délicate caresse sur son velours halé. Tout était en elle si frais, si savoureux : sa simple vu mettait en appétit, une faim qui ne pouvait se satisfaire. Sa pulpe était si ferme, et si agréable en bouche, qu’une seule bouchée pouvait faire chavirer une âme. C’était ça, le poison du diable. L’envie, le désir, l’attraction, l’intouchable… Hanako était un danger palpable pour les mâles.
Elle s’offrait, délicate, à cet homme masqué qui n’avait d’égal à sa folie que l’audace d’Hanako. Placée devant lui, qui était monté sur son piédestal végétal, elle avait posé sa main droite sur sa hanche, tandis que la seconde jouait dans ses cheveux. Elle attendait, mais comme toute femme fatale, sa patiente était limitée. Heureusement, son chevalier servant ne lui laissa pas le temps de se lasser. Résigné, il descendit de sa branche dans un saut agile qui le propulsa dans son dos. Puis à nouveau ce silence. Il allait céder… Elle l’envoutait, quoi qu’elle fasse, elle était faite pour cela. Le succube qu’elle était n’avait aucune envie de se voir contrariée.


[Xenetha] : "Je suis là... Ma demoiselle. Ma folie vous conviendrait-elle? Car elle semble vous trouver à son goût. Hehehe. Vous êtes charmante, mais que cachez-vous donc...
Hein? Discutons un peu, ma douce. Donnez moi une raison de retirer mon masque qui n'est autre qu'un chef d'œuvre réalisé par mes soins, prouvez moi que je peux vous accorder une once de confiance, et alors nous baisserons nos gardes... Et... Vous êtes une perle mademoiselle. Et votre esprit est aussi voluptueux et gracieux que vos yeux. Je lis en lui en ce moment même, et j'avoue que votre personne même me trouble... Ceci dit, je suis toujours prêt à vous tuer. Hehe."


Elle tourna lentement les talons pour faire face à cet homme énigmatique. Il était accroupis, dans son dos, mais n’avait pas encore posé son masque sculpté. Elle pouvait distinguer ses pupilles figées sur elle. Sa main était toujours posée sur sa hanche, son autre main caressait son épaule. Elle fit un pas en avant, réduisant la distance entre leur deux corps. Pour accompagner ses paroles, elle lui fit un clin d’œil.

« Vous ne me tuerez que lorsque j’aurais assouvit vos interrogations… Et je sens à quel point votre curiosité bout… C’est fascinant de voir jusqu’où l’être humain est capable d’aller, juste pour découvrir, s’approprier et se délecter d’un met inconnu… Je ne pense pas que vous soyez assez sot pour supprimer une personne qui aurait la réponse à votre désir… d’apprendre. Si tu veux une besoin raison pour poser ton masque, je peux te proposer de le faire, pour qu’on puisse devenir plus… intime. »


Une nouvelle fois, la jeune femme vint chercher le contact, se rapprochant encore de celui qui était voûté vers le sol. Ensuite, elle se pencha vers l’avant, posant ses mains sur ses genoux. Le visage de son interlocuteur n’était plus très loin du sien… Ses yeux étaient fixés dans ceux de Xenetha, en lui lançant un regard sulfureux, aguicheur, comme si elle cherchait vraiment à corrompre ses derniers neurones en fonctionnement. Cependant, cette position devait offrir une vue très plongeante sur le décolleté de la jeune femme, ce qui devait être pour lui très réconfortant. Un petit sourire, puis un soupir qui se laissa glisser sur le bois gravé. Sa main s’approcha lentement et vint caresser la surface du masque, attendant l’autorisation de le lui retirer.


Lorsque se brouille la confusion...

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 17 Fév - 12:33

Ainsi donc cette beauté parfaite repoussait sans cesse les limites de l'attirance fatale qu'un homme de l'âge du Nuke-Nin pouvait avoir à l'égard de la gente féminine. Elle s'approchait, trop dangereusement. Il le savait bien, mais se sentait comme dans l'incapacité de se refuser à ce siphon des sens qui le happait vers la peau blanche, douce et fraîche de la Sirène maintenant accroupie devant lui. Elle caressait son masque. Et comme si elle effleurait de son toucher asservissant l'endroit même où les désirs du jeune homme tentaient de percer le rempart de sa raison, il sentit presque son masque se retirer de lui-même de son visage.

Un moment de noir. Comme souvent, Zul se voyait confronté à la nouveauté d'une expérience. Devrait-il aller plus loin, se laisser séduire, ou revenir à ses penchants qui le rassuraient, et lui criaient d'entamer l'ultime jouissance dans la torture d'un être aussi pur et innocent en apparence. Tuer. Embrasser. Torturer. Se dévoiler. Solitude. Compagnie.
De cette perle du matin s'évaporait l'odeur exquise et enivrante d'un mélange de senteurs et de parfums à la fois aphrodisiaques et inspirant la méfiance la plus totale. Que penser d'une femme qui se donne à nous aussi facilement... Xenetha n'attendit plus la réponse à ses questions, et pénétra l'esprit de sa séductrice.

Une rose des plus parfaites, parsemée d'épines jusque sur ses pétales. Voilà ce que le Déserteur ressentit en entrant le mental de la demoiselle. Cette femme dissimulait bien ses pensées, si bien qu'il ne s'attarda pas à chercher plus de réponses. Il sentait que cette Méduse était dangereuse dans sa beauté parfaite, et venait d'en avoir la confirmation.
Cependant, le retour à la réalité du monde empirique lui fit rapidement oublier sa méfiance, et il la laissa continuer à éveiller ses sens avec délectation. Pour la première fois, il éprouvait du plaisir ailleurs que dans la souffrance, un plaisir qui semblait bien moins paradoxal que celui qu'il visait depuis sa plus tendre jeunesse.

Le décolleté de la douce juste en face de son visage, le Déserteur pouvait contempler les seins lourds et soyeux de la jeune femme chuter telles deux cascades d'une eau froide et puissante. Ces cascades pesaient sur sa robe frêle, qui faisait presque transparaître la fin de sa poitrine à travers la finesse du tissu. Cette vision de pureté ôta au jeune homme toute envie d'infliger une souffrance à la colombe qui semblait chercher une protection pour le moins agréable entre ses bras. Xenetha retira son identité de façade, se démasqua.

Le jeune homme pouvait troubler, au plus profond même d'un être pourtant habitué aux étrangetés. Il était beau, de longs cheveux noirs tombaient jusque dans ses épaules et masquaient son œil droit. Très pâle, comme tous les kiréens, il semblait d'une blancheur inoffensive. Son regard vert clair et à moitié absent le faisait passer pour innocent. Et malgré cela, les traits de son visage marquaient une douleur du vécu, et une froideur certaine. Quelque chose émanait de lui, une aura malsaine. Sa volonté de tuer sortait de chacun des pores de sa peau délicate... D'ailleurs, le Nuke-Nin sentait cette ressemblance avec la jeune femme, il avait la même impression de lui-même, celle d'avoir l'air inoffensif et de cacher la pire des folies. Peut-être faisait-il de son cas une universalité, et peut-être que la belle devant lui n'était que naturellement et simplement fragile... C'est sous cette hésitation qu'il poursuivit, après avoir ôté son masque.

" Rares sont ceux qui m'ont vu sans masque... A vrai dire, je n'ai jamais autant été regardé que depuis que je le porte. Faut-il croire que la peur impose le respect, c'est la conclusion que j'en ai tiré. Les hommes sont lâches, et moi je me saoule du plaisir de leur lâcheté, les regardant pleurer, gémir, hurler à la mort lorsque je distords leur conscience. J'aime raconter ce que je suis, car personne ne pourra réellement en savoir quoi que ce soit. Je l'ai dis, je ne connais rien de Zul. Je ne sais de moi-même qu'un passé vague qui influe sur le présent. Mais il est stupide de s'attarder sur son passé, la vie se construit sur ce que l'on veut projeter..."

Il marqua une courte pause. Avec calme et douceur, il se leva, et pris les mains froides de la jeune femme. Il approcha sa bouche de la sienne...

" Est-ce toi qui est venu me tirer de ma torpeur éveillée? Est-ce toi qui pourrait venir à bout de moi-même? Tu me troubles. Cependant, je sens que la barrière de soie qui me sépare du besoin primaire de t'exterminer peut se fendre à tout instant. Et malgré cela, je reste inexorablement attiré par ton être. Tu n'es pas comme les autres. Tu dégages quelque chose, quelque chose que je connais si bien. Car toi aussi tu masques la fatalité de ta douleur par une vie d'apparence et de masques. Car toi aussi tu te construis dans le refus de ce que tu es, tout en tirant profit de ta noirceur à chaque instant. Est-ce que je me trompe, beauté sublime?"

Plus rien ne semblait se mouvoir à l'extérieur de la cellule de la conversation. Le vent s'était arrêté, les bruits des animaux sauvages s'était tus, et l'arrosée du matin, qui perlaient la cime des arbres d'une fine couche d'eau rafraîchissante, ne tombait plus du tout.



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 17 Fév - 16:25

Tout naissait d’un cri, tout, la beauté, la douceur, tout comme l’horreur et l’orgie. Et aujourd‘hui, ce fut l’enivrante extase qui se révéla fatale… Il ne fallait rien de plus pour débuter une véritable boucherie interminable… La curiosité aussi était source à problèmes. Mais la plupart des gens s’illusionnaient à l’oublier. Qu’avait engendré la curiosité d’Eve ? Les représailles, les plus répandues et douloureuse. Pourtant, ce n’était qu’un fruit : un fruit d’or qui savait captiver un regard. Une perle sucrée qui avait honneur à se jouer des autres… Mais qu’était Hanako ? Eve, la pomme ? Il fallait choisir entre la peste et le choléra, sans même savoir qui était quoi. Elle aimait ce genre de situation, aigre-douce, qui corsait du bout des doigts les arômes les plus subtiles.

D’une douce caresse, elle laissait sa main effleurer le bois travaillé. Quand allait-il tomber ? Devait-elle aller dans l’excès ? Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle vit la main du déserteur se poser sur son œuvre pour la retirer. Elle n’attendait que ça : voir celui qui se tenait devant elle, celui qui avait voulu jouer à plus malin qu’elle… Le spectacle qui se montra à elle n’était pas celui auquel elle s’attendait.

Le jeune homme avait une peau aussi pâle que la sienne, mais qui était rendue vivante par les deux émeraudes qui ornaient son visage. Ses cheveux noirs tombaient sur ses épaules, créant un contraste fort avec sa pâleur presque cadavérique. Ce visage était d’un calme incroyable, mais il laissait présager un vécu qui n’avait rien d’honorifique. Elle posa lentement ses doigts sur sa peau, parcourant son velours comme pour rechercher la lueur malsaine qui en découlait. Il pouvait bien parler, ses mots n’entraient pas dans la tête de la jeune femme. Ils passaient par une oreille pour sortir de l’autre. Elle ne voyait plus l’intérêt de parler, maintenant que les visages était à découvert.

La vie aux alentours semblaient être mise sur « pause ». Un silence royal régnait, dans un lieu pourtant criblé de futilité gazouillante et d’autres boites à bruits. Le vent avait cessé de se prendre dans les feuillage, et la rosée ne cherchait plus à goutter la dureté du sol. Il n’y avait qu’à peine un souffle d’une respiration émanant d’une jeune homme. Il avait attrapé les mains d’Hanako et s’était relevé, montrant qu’il était plus grand qu’elle. La proximité entre les deux corps était établit. A nouveau, il reprit la parole, rompant la magnifique harmonie du silence. Comme pour répondre à ses angoisses, la jeune femme se laissa le droit de parler, s’approchant cependant du creux de son oreille, effleurant la joue du déserteur de la sienne…



« Les femmes ne sont-elles pas la pour troubler ? Vous vous ennuieriez, sans nous… Que ce soit mon odeur, mes courbes, comme chacune de mes formes, ne crois-tu pas que cela a été créé dans l’unique but d’embrumer les esprits ? Quel est la recherche la plus bestiale que cache un homme en lui ? Tu ne la sens pas, cette sensation primaire qui s’éveille lentement ? Et non, il ne s’agit pas de la destruction… C’est encore pire, et cela revient de plus loin. »



Sa voix était d’un mielleux très suggestif, qui laissait aisément s’écouler des millions d’interprétations. Elle était là, si proche de lui, se laissant glisser contre sa peau pour ramener son visage en face du sien. Cependant elle s’arrêta lorsque sa bouche était à une distance infime de son interlocuteur…


« N’as-tu pas une étrange impression : une dualité interne qui se crée ? Me tuer, me goutter ? Avoir la réponse, ou en rester à tes petits jeux puérils ? Et que feras-tu si tu n’as pas la réponse que tu attendais ? Si tu ne l’as tout simplement pas ? Tu devrais le sentir… »



Hanako lâcha la main de Zul, et vint caresser son visage, lentement, puis elle la laissa descendre sur sa nuque, puis elle glissa, serpentine sur son torse… La jeune femme effleura des lèvres la bouche du jeune homme, puis, à un moment inattendu, elle le repoussa en arrière, lâchant sa main en profitant de cet instant de surprise. Elle lui tourna le dos, et tourna la tête dans un geste vif qui éleva sa chevelure de fils. Tout n’était qu’un jeu, fallait-il pour autant qu’il soit simple ?

« Ne vois-tu pas ce que je veux te dire ? Colère, déception, tout passe après, tant que le côté mâle est encore dans le corps d’un homme. Aurais-je déchiré le papier de soie qui me protégeait ? Si c’est le cas, tu m’en vois désolée ! »

Tout en continuant son discours, la jeune femme s’était approchée avec une certaine rapidité d’un tronc d’arbre situé juste en face du déserteur. Ses cheveux n’avaient pas encore tous rompu leur étreinte avec le vent. Après avoir posé sa main sur le tronc puissant de l’arbre qui devait être là bien avant qu’elle naisse, elle se retourna, s’adossant à lui. Elle avait gardé une main posé sur son écorce, située en bas de sa taille, tandis que sa seconde main était posée un peu plus haut que sa poitrine. Hanako était dans une position assez désaxée, du moins cambrée, et elle avait replié sa jambe droite pour appuyer son pieds contre le bois humide. Elle adressait un regard amusé vers Zul, en ne cachant aucunement son rictus de satisfaction sur le coin de ses lèvres.



« Alors, qu’en dis-tu ? »


Lorsque se brouille la confusion...

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mer 17 Fév - 17:05

Il ne faisait plus aucun doute. Cette femme était un poison. Mais pas celui que le Déserteur avait envisagé. Elle torturait les sens dans leur forme la plus simplifiée, elle aimait jouer avec sa beauté, en faire une arme redoutable. Mais quelque chose émanait de son comportement, qui laissait au Nuke-Nin une porte entrouverte à travers laquelle se faufiler. Il avait l'impression qu'elle lui portait un intérêt, un intérêt certain mais maîtrisé. Là étaient peut-être la grande force des femmes, elles savaient avec brio tenir en laisse leurs sentiments, mieux encore les manier à leur guise, et de ce fait dominer le sexe fort qui n'avait de fort que le nom et la volonté vacillante.

Quelle sensation formidable, nouvelle, quel goût délicat que le doux baiser d'une femme si sublime. Elle lui avait donné car elle en avait l'envie, et malgré son retranchement soudain dans une attitude qui lui était coutumière et la rassurait indéniablement, elle s'était livrée ne serait-ce qu'un peu à lui. Elle l'avait aussi goûté, testant son essence-même, jaugeant son caractère et peut-être même sa haine. Le parfum fruité du rouge-à-lèvres écarlate marquait encore son palet et son nez de son emprunte délirante. Elle se dissimulait derrière cette façade de femme aux allures fatales. Cependant cela ne passerait pas, Zul connaissait trop bien ce monde. Il savait ô combien elle se testait elle-même en même temps qu'elle le mettait à l'épreuve. Il se doutait que sa rigidité ne cachait au fond qu'une fragilité certaine qu'il fallait avoir décelé. Et cependant il était tout autant attiré par ce refus cinglant que par la douceur instinctive de ses caresses...

Prendre une décision. Encore une de plus. La barrière de soie s'était bel et bien brisée, mais pour l'unique fois de sa vie il parvenait à contenir ses désirs morbides. Le but était bien plus beau, bien plus agréable et surtout bien moins éphémère. Il le sentait bien que ne l'ayant jamais vécu auparavant. Elle, parlait en connaissance de cause aurait-on dit. Il ne devait donc surtout pas avoir l'air d'être crédule et innocent. Il devait agir avec instinct et brutalité, et cependant avec recul et protection. Et comme c'est bel et bien au plus près de l'ennemi que l'on est le moins susceptible d'être tué, il sauta et vint se placer dans le dos de la demoiselle, positionnée de façon assez équivoque.

" Vous me fuyez... Fruit défendu. Et contre toute attente, contre ce que j'aurais cru de moi-même je vous suis. Pas parce que je suis faible mais bien parce que je sens que nos âmes se cherchent au plus profond d'elles-mêmes. Nos raisons ont eu raison de nos âmes, nos esprits étranges ont pris le dessus sur nos volontés intérieures, et cependant je sens cet unique et première impression que c'est bien mon Âme qui est maîtresse et qui asservit ma folie. Si l'Âme est une femme, car il ne peut en être qu'ainsi devant la pureté du sentiment qui l'anime, alors j'ai laissé chuter le "côté mâle", belle douceur..."

Xenetha s'avança lentement, et se colla au dos de la jeune femme. Il l'enlaça ainsi, la tenant, non fermement mais bien avec une affection inattendue de sa part, entre ses bras tout aussi pâles que son visage. Il approcha à son tour sa bouche de son oreille. Ses respirations étaient calmes et lentes. Malgré la froideur du matin kiréen, sa chaleur corporelle vint réchauffer les mains de la voyageuse lorsqu'il posa les siennes dessus. Il poursuivit sur sa lancée, chuchotant ces quelques paroles...

" Nous nous ressemblons, et vous l'avez senti. Jusqu'à présent j'ai tué toutes les personnes qui ont croisé ma route, et vous êtes la seule que je désire épargner, pire, que je souhaite préserver. Je dis bien pire car ce que je croyais être semble s'estomper en votre présence. Non pas que ma haine décroisse mais mon attirance est bien plus grande. Peut-être n'est-ce que le désir contraire de créer qui m'anime... Et alors ? C'est en vous que je semble vouloir créer, et non en une autre."

Il marqua une très courte pause, le temps de reprendre une inspiration.

" Peut-être devrais-je vous expliquer encore qui je suis. Pour que vous ne vous trompiez pas sur le monstre qui vous enlace tendrement. Je suis Nuke-Nin. J'ai tué des enfants. J'ai tué des gens. J'aime les voir souffrir. Je voue ma vie à la souffrance d'autrui, du moins je l'ai voué jusqu'alors. Je vous dit cela en connaissance de cause, j'ose me dévoiler, me démasquer sous vos charmes, mais ne croyez pas que mon Bouclier se soit complètement abaissé. Vous n'avez rien à craindre de moi, ni en tant que Ninja, ni en tant qu'homme. Vous ne pourrez pas avoir la jouissance de me voir déçu en amour, car la haine prendra si vite le dessus que j'aurai oublié votre refus. Mais la perspective de dompter l'animal qui me dicte ma conduite peut, je pense, vous séduire..."

Xenetha posa un baiser sur la joue de la jeune femme.

" Ne fuyez plus. Si vous souhaitez fuir, je ne serai pas de ceux qui vous emprisonneront, vous obligeront à rester avec eux. Ce serait une illusion du bonheur. Une fausse satisfaction. J'aimerais que vous restiez avec quoi car vous m'appréciez malgré ce que vous voulez renier. Vous sentez que quelque chose vous attire en moi, quelque chose que nulle part ailleurs vous n'avez pu palper et qui vous fait frémir au point de m'avoir donné un baiser si fugace suivi d'un refus paradoxal.
Restez avec moi...
"



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Ven 19 Fév - 18:56

La jeune femme n’avait pas suffisamment surveillé ses arrières. A peine avait-elle espéré blottir son dos contre l’écorce qu’elle se retrouva contre le corps ferme du déserteur. Leur respiration était synchronisée, et créait un petit nuage de buée infime qui se dégradait dans la brume. Le contact apportait une chaleur insoupçonnée dans un froid si matinal. Elle sentait sur sa peau nue la saillie de la musculature de celui qui lui servait de support. Sur son visage, on pouvait voir naître un sourire salace, qui lui donnait un côté encore plus choquant que provoquant. Un rictus si extrême ne jurait pourtant pas sur son visage, comme si la lueur démente ne la quittait plus. La nature avait reprit ses droits, reprit ses biens, et on pouvait entendre le vent qui sifflait dans le feuillage verdoyant, qui portait les perles de rosée. Ces dernières tombèrent soudainement, comme une pluie interne à la forêt sur le corps de la jeune femme. Les gouttelettes se déposaient sur son velours, comme si l’eau cherchait une fois de plus, à purifier l’âme tourmentée de la sublime. Il y avait dans cette scène une lueur qui inspirait plus l’onirisme plutôt que la réalité.

La voix du ninja se fit entendre : Hanako buvait chacun de ses mots, comme un doux breuvage aux vertus aphrodisiaques. Ils avaient une saveur particulière, celle de l’interdit. La jeune femme n’était pas de nature naïve, mais elle voulait y croire, elle voulait jouer, jusqu’à en terminer la partie. Elle n’était qu’une carte parmi tant d’autres, alors pourquoi vouloir l’avoir, elle, à tout prix dans sa donne ? C’était assez étrange, en fait, elle avait l’impression de sentir l’essence la plus malsaine du jeune homme, mais elle la laissait de côté, comme si elle ne l’intéressait plus. Elle avait d’autres occupations.

Lorsque les bras du ninja vinrent se poser sur elle, la kunoichi sentit un léger frisson qui lui parcourut timidement l’échine. Chaque pore de la peau du jeune homme dégageait un parfum agréable, il évoquait à la fois l’angoisse, et la protection. Le mélange des effluves créait une odeur sublime, auquel la vagabonde ne semblait pas insensible. Il l’enivrait. Ses mains posées sur elle n’avaient rien d’autoritaire, il ne l’emprisonnait pas, ne la contraignait pas.

La petite pensée pour Kisagi était déjà loin, cependant, s’il assistait à cette scène, il serait probablement d’humeur massacrante, et le pauvre petit déserteur qui avait eu le culot de toucher sa chose risquait de le payer au prix fort. Ces deux hommes étaient très différents, pourtant, ils avaient fait les mêmes choix : tuer, trahir Kiri, seulement pour tuer. Pourtant, face à la folie palpable de Zul, s’opposait le calme olympien de Kisagi, en effet, il semblait toujours de marbre, toujours neutre à tout, même lorsqu’il exécutait une vengeance. Néanmoins, l’attachement qui les reliait tous les deux à la jeune femme était d’une différence si prononcée que les comparer serait une perte de temps. Il y avait un autre point qui séparait les deux hommes, leurs actions. Kisagi était un homme violent, qui voulait affirmer sa virilité et son autorité à tout prix, même s’il devait battre sa chose avec fureur, mais ce n’était pas tout. Il était aussi de ses pervers impures qui violaient dès qu’il en avait l’occasion, et jusqu’à présent, il gardait pour cible privilégiée la femme sulfureuse qui devant lui était muette. C’était un moyen comme un autre de montrer qu’on appartenait du sexe fort, qu’on était au dessus de tout, et capable de tout. Seulement, Kisagi était aussi un pilleur, et cela, quoi que ça puisse couter : tant qu’il avait l’impression d’obtenir une nouvelle source de satisfaction, cela lui convenait. Mais, par rapport à lui, Zul ne semblait être intéressé que par la torture et la mort, rien que cela : qu’est-ce qui le poussait à ça, il y a toujours quelque chose qui régit les interventions de chacun… A vrai dire, Hanako n’en savait rien. Elle cessa alors la petite exploration dans le cerveau de son hôte, quittant sa tête, et quittant ses débats sur la psychologie torturé des hommes de sa vie.

Elle savait qu’il ne se gênait pas pour faire de même, après tout. Pendant ce temps, l’ancien ninja de Kiri avait continué ses vagues de paroles, elle les avait écoutées, d’une oreille, certes, mais écoutées. L’étreinte était douce, et chaleureuse, il n’hésitait pas à tenir le corps mouillé de rosé de la demoiselle. Son souffle au creux de son oreille lui rappelait à chaque instant qu’il était si proche qu’elle pouvait tout lui faire… Alors même qu’elle pensait à cela, il vint poser ses lèvres sur sa tendre joue. Depuis le début, elle n’avait pas abandonné le sourire malsain de son visage, bien au contraire : si on lui avait fendu les lèvres jusqu’aux oreilles, elle aurait sourit de tout ce qu’elle pouvait… Mais qui avait le meilleur jeu : elle, lui ? C’était telle une partie de poker, il fallait tout envisager, perdre, gagner, le bluff, mais seulement, il fallait trouver ce que chacun faisait. Hanako ne pouvait prétendre tenir un carré d’as, donc, il fallait chercher la pensée même qu’avait le ninja à son intention.

Lentement, la jeune femme posa son second pieds sur le sol, et, malchance, il tomba en pleins centre d’une flaque, dont l’eau était plutôt glacée. Hanako ne put rien faire pour éviter un tremblement, elle savait que le ninja l’avait aussi bien senti qu’elle. Tournant doucement les talons, elle vint se placer face à lui, le regardant directement dans les émeraudes qui lui servaient d’yeux. Délicatement, elle déposa un de ses poignets sur le creux de l’épaule du jeune homme, caressant sa peau du bout des doigts. Son autre paume vint prendre place sur sa joue, et elle laissa son doigt naviguer jusqu’à la commissure de ses lèvres fines. Cet homme ne bougea pas. Elle s’enroulait autour de lui comme un serpent qui tentait d’étouffer sa proie. Hanako avança son visage, jusqu’à pouvoir toucher du bout du nez celui du jeune homme. On pouvait voir se dégager de son minois si charmant, une sorte d’aura qui sentait le danger : comme pour indiquer qu’elle était inattendue et des plus surprenantes. La jeune femme laissa glisser le bout de sa langue sur ses lèvres, comme dans l’optique de les humidifier, puis, il s’en suivit son petit tic qu’elle avait du mal à cacher : elle se mordilla la lèvre inférieure, se la pinçant entre ses dents.

Elle n’avait pas tellement de chose à dire, en retour au bout discours qu’il lui avait fait. Elle, au contraire, serait plutôt du genre à laisser parler le langage corporel lorsqu’il voulait s’exprimer. Sa main quitta temporairement sa joue pour venir caresser les cheveux corbeau, fin, qui flottait dans les écumes de l’air. C’était incroyable, comment faisait-il pour continuer à parler ? Comme si elle cherchait le silence, la serpentine resserra son enroulement autour de cette petite proie, et posa ses lèvres sur les siennes. Au moins, il se tairait pendant cet instant. Le baiser fut plus long qu’elle le l’avait prévu.
Sa bouche ne parvenait à quitter la sienne. Comme si sa saveur était si additive qu’elle n’arrivait à rompre le charme. Elle profitait de ce délice, sa gourmandise restant l’un des défauts les plus marqués de son petit être si faible. Faible face à l’étendue des parfums, à la palette des arômes, qu’elle pouvait déguster sans gêne. Ne cessant son offrande, elle distillait la délicatesse du ninja…

Elle avait l‘impression un peu floue de le vider peu à peu de toute son énergie vitale, comme si elle lui destituait chacune de ses cellules pour en sucer le sucre. Son regard clos laissait place à son imagination, et elle s‘en contentait. Sauf que peu à peu, son appétit se trouva rassasié. Il était temps de revenir à la réalité… Briseuse de rêve ? Hanako ? Qui sait… Elle n‘avait jamais eu la prétention de répondre à ce titre, mais elle ne faisait rien non plus pour qu‘il la quitte. Ses paupières se levèrent, laissant à vue ses magnifiques yeux d‘un bleu océan. La jeune femme défigura le ninja en face d‘elle, et posa le bout de ses doigts sur son menton. Elle prit un léger recul, décollant ses lèvres fraiches, et se retira de l‘étreinte. Le temps avait cessé d‘être pendant toute cette période, et cela ne la dérangeait pas vraiment. Son visage s‘arrêta à quelques centimètres du beau ténébreux. Elle lui adressa un clin d‘œil furtif, avant de dénouer ses bras autour de sa taille. Elle croisa ses bras sous la poitrine, la rehaussant une once.


 « J’espère que ça t’a plu… car cela ne se reproduira pas. »

Sa voix aguicheuse résonnait dans la forêt comme un échos lointain. Ils étaient seuls ici, et la jeune femme le savait pertinemment. Son preux chevalier aurait déjà dégainé sinon. La demoiselle se tenait là devant lui en le contemplant de haut en bas comme un trophée de chasse. Elle laissa siffler un petit rire entre ses dents, plutôt issus de la satisfaction face à la moquerie. Zul, devant elle, était comme un tableau qu‘elle se permettait d‘analyser avec un œil expert. Elle s‘amusait bien face lui. C‘était pour elle réconfortant de savoir qu‘elle était encore capable d‘être maîtresse de son petit corps.

La jeune femme du haut de sa talle moyenne, était difficilement captivée par quelque chose, et cela était pire lorsqu‘il s‘agissait de quelqu‘un. Sa silhouette féminine, projetée comme une ombre sur le sur le sol. Elle glissait, coloniale, comme si elle cherchait à imprégner chaque parcelle de chaque chose. C‘était une demoiselle qui n‘avait aucunement froid aux yeux, et qui désirait toujours plus. Il y avait en elle une certaine fierté, doublée d‘un sacré égo. Pour preuve, elle prenait le ninja comme sa nouvelle médaille, preuve qu‘elle pouvait avoir ce qu‘elle voulait.
Un jour, peut-être, quelqu‘un découvrira son visage démasqué.


Lorsque se brouille la confusion...

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Sam 20 Fév - 14:54

Implosion. La jeune demoiselle avait répondu à l'appel de ses sens. Elle lui avait fait l'ultime offrande d'un second baiser sulfureux qui raviva un peu plus son âme d’une tendresse inconnue. Mais si vite elle se dissimula… Si vite elle se retrancha à nouveau derrière ce visage d’une femme qui maîtrisait ce qu’elle avait pourtant montré malgré elle ne plus pouvoir maîtriser. Elle avait scellé son attirance en l’embrassant une seconde fois, car elle l’avait fait pour la deuxième fois d’elle-même. Jamais le Nuke-Nin ne l’avait forcé.

Elle était prévenue…Il l’avait avertie qu’une autre volte-face provoquerait chez lui l’inévitable écroulement psychique. Il l’avait mis-en-garde sur lui-même, lui avait offert les clés de sa paix intérieure. Elle avait voulu le tenter encore une fois, ou peut-être tout simplement préférait-elle répondre à cette femme qu’elle voulait être coûte que coûte.

C
e fut bel et bien une implosion. Perdu de nouveau dans les méandres des pensées qui n’avaient pourtant qu’une issue unique et dramatique, Xenetha tentait d’imposer un labyrinthe sur la ruée de sa folie au seuil de l’antre d’un bonheur qu’il avait su trouver pendant quelques minutes. Il hurlait intérieurement. Non, il ne voulait pas succomber à la démence, renier ces sentiments animés d’une pureté certaine, et il ne voulait pas tuer cette perle qui lui avait offert les grâces de l’union des attirances.

Mais Xenetha était un psychopathe. Sa volonté instinctive de tuer, de provoquer la douleur d’autrui était en lui très puissante. Et la jeune femme avait fini de brûler la frontière de soie qui séparait sa raison retrouvée de sa folie grandissante. Tel un bélier, son désir de torture vint pulvériser les quelques gardiens de sa paix qui se virent pulvériser dans sa conscience. C’était maintenant trop tard. Il fallait qu’il tue.

« F…fuie. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahahaha, hurla-t-il en riant. »

Le Nuke-Nin bondit en reculant de façon démoniaque, et revint aussitôt tout proche de la demoiselle qui était toujours dans une posture des plus excitantes. Même sous l’influence totale d’une rage sanguinaire, Zul pouvait sentir la force de l’attrait qui le maintenait dans une maîtrise malgré tout ébranlée de sa maladie mentale.

« Salut ma belle… Moi c’est Zul. Comme ta peau est douce et blanche. Huuum, tu es une véritable sublimation du corps humain… Cela va être tellement bon de t’ôter la vie, tellement agréable de pénétrer la conscience… d’un ANGE, dit-il en accentuant le dernier mot d’un ton dément. Je sens que Xenetha est mal en point… Toi petite ordure ça fait dix minutes que tu m’empêches de venir te couper en morceaux ! …Va… t’en… sembla crier Xenetha à travers son propre corps maintenant possédé. »

Zul attrapa d’un geste brusque la gorge de la demoiselle avec ses deux mains, et commença à lécher son cou avec perversion. A l’instant même où sa langue heurta la fragilité et la froideur de sa peau blanche immaculée, ce sentiment d’attirance sembla reprendre le dessus une seconde, pour chuter aussitôt dans l’oubli cérébral.

« Hum… Pourquoi je ne peux pas t’atteindre petite garce. Tu m’empêches de te massacrer comment ? Non ça n’est pas le fruit d’un Genjutsu, je l’aurais senti. C’est cet empafé de Xenetha qui m’empêche de te tuer. Il est pas comme ça d’habitude ! NON ! Tu as fait quoi à mon frère ? Tu l’as corrompue ? »

D’un mouvement de haine et terminant ses mots il jeta la Voyageuse à terre et s’accroupit sur elle, face à face.

« Tu n’es pas comme les autres… Haha ! Mais il faut que… je te TUE ! »

Plus rien n’émanait de subtil du corps du Déserteur. C’était là son identité secondaire, un être dénué de sentiments, capable d’aucun compliment, dont on avait ôté tout plaisir du sens. Mais quelque chose l’empêchait tout de même de tuer sa victime sur le champ, c’était d’abord Xenetha qui luttait pour préserver son esprit, mais aussi la demoiselle qui exerçait un tel pouvoir séducteur qu’elle en arrivait à charmer Zul qui ne répondait qu’à la souffrance.

« Use de tes grâces… extirpa Xenetha, enfoui derrière Zul qui la maintenant immobilisée au sol. Tu peux le faire taire… TA GUEULE ! Retourne dans ta cage toi. Je vais maintenant me délecter de sa chair, et pas de la même façon que tu aurais voulu le faire… Moi je vais te distordre la pensée… J'aime concevoir que l'esprit est un empire sans muraille vois-tu... Il y a tant de chose à briser en son sein, et il est tellement simple de le faire. Supprimer un amour, et réduire une vie en poussière. Détruire un sens et condamner un être au handicap. Tout cela me procure BEAUCOUP de plaisir... Hehe. Oui... Je suis le voleur de l'esprit, l'assassin de la conscience. Dans cette ville sans protection qu'est l'esprit d'autrui, je pille en secret, et si je veux je frapper là où cela fait le plus mal. Et lorsque je vois l'air hébété de ma victime qui se réveille, ne retrouve plus ce qu'elle avait cru posséder toute une vie, s'agite, se laisse envahir par le trouble, pour devenir véritablement TIMBRÉE, alors là... Haha. Je jubile, mademoiselle... »

Le Nuke-Nin était toujours au-dessus de la femme, solidement maintenue en position allongée au sol, et les bras collées en "V" sur la terre humide de Kiri. La pluie qui se déversait salissait ses vêtements, et révélait les derniers contours de sa plastique parfaite, en humidifiant les tissus de sa robe. Un instant elle aurait pu voir Xenetha prendre plaisir à contempler sa poitrine, son ventre, sa bouche, mais cette lueur si unique se dispersa dans le regard vide et morbide de Zul qui l'observait d'un air effrayant. Il n'avait rien de différent de l'être si poétique qui avait tenté d'envoûter la Voyageuse. Il était le même, hormis ce regard, qui ne manifestait alors plus une once de sentiment possible...



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Ven 5 Mar - 14:31

En retrait, la jeune femme avait tourné les talons, montrant son dos au déserteur, et ce, sans aucun état d’âme. Hanako n’était pas une femme qui s’apprivoisait, bien au contraire. A peine était-elle apparue face à un homme, qu’il n’avait qu’à fermer les yeux pour qu’elle disparaisse. La femme qui glissait comme le vent : on a beau faire tous les efforts possible, jamais rien ne l’attrapera. Fugitive, elle était comme l’eau, qui glisse lentement entre vos doigts lorsque vous pensez avoir prise sur elle… Et là, une fois de plus, elle fuyait, comme l’ombre face au soleil. Comment quelqu’un pourrait-il avoir l’orgueil de dire qu’il la possède ? Mis appart Kisagi, personne n’en avait eu le culot…

Elle était la femme fatale, celle qui n’avait aucun regret à vous torturer entre ses doigts, et qui n’attendait, dissimulée dans un coin, que le moment où vous vous déchirerez… Elle n’avait que faire de la morale, de l’éthique, ou même de l’honneur : c’est la que la femme est cruelle. Vile et perfide, elle n’a honte de rien, et n’hésite pas à faire le pire pour vous broyer les tripes d’une main, pendant que l’autre caresse votre joue. Aucune crainte, elle se sait intouchable, de toute manière, elle n’existait pas pour vivre de la peur. Elle voulait embrasser le danger et étreindre la mort.

Derrière elle, le jeune homme semblait atteint par une crise de démence, se débattant avec lui-même. En effet, elle n’avait pas hésité à fissurer le mur déjà peu solide qui contenait la raison du personnage, pire même, elle n’avait pas hésité à frapper de toute ses forces au centre de cette déchirure. Bientôt, il redeviendrait cet animal primitif qui n’a dans la tête qu’une éparse manière de se réjouir du malheur des autres. Tous les carrosses conduisent à la reine mère, qu’elle soit raison ou folie.

Il lui demandait de fuir, puis le timbre de sa voix changea avant même qu’il ne puisse finir ses quelques mots. Un rire stressant, strident se fit entendre, un rire qui se voulait soulagé, il avait réussit à se vaincre après tout. Il s’enticha de quelques manies qui résultait de sa plus tendre démence, avant de se placer dans le creux de son dos. Il était là, tout proche, menaçant, mais elle n’en avait que faire.


« Salut ma belle… Moi c’est Zul. Comme ta peau est douce et blanche. Huuum, tu es une véritable sublimation du corps humain… Cela va être tellement bon de t’ôter la vie, tellement agréable de pénétrer la conscience… d’un ANGE. Je sens que Xenetha est mal en point… Toi petite ordure ça fait dix minutes que tu m’empêches de venir te couper en morceaux ! …Va… t’en… »

Sa voix était changeante, il y avait deux personnes qui débattaient au sein d’un même esprit. Hanako n’en était guère surprise. De tout évidence, le monde était peuplé d’erreur. Les gens sains, comme elle, était tellement rares… Lui ôter la vie ? Quelle plaisanterie ! S’en aller ? Seulement quand elle lui apporterait un goût sucré, pas avant. La perle ne put s’en empêcher, un rire moqueur et angoissant sorti de la commissure de ses lèvres, sifflant tel un serpent…

« Ahahah… »

Tout ce cinéma était pour elle bien pitoyable. Cette réaction sembla déplaire au nuke-nin qui empoigna sa gorge d’une main, et vint arpenter sa peau d’ivoire du bout de la langue. Les effluves du parfum corporelle de la jolie femme vint danser autour du ninja, lentement, tous ses sens furent affublés… Décidément, il semblait contrarié. Ses paroles l’illustraient bien, l’envie, la jalousie, ou simplement l’impuissance qu’il ressentait se manifestaient par des paroles pestiférées. Sa colère se montra avec un geste brusque, qui envoya la jeune femme sur le sol. Retombant sur le flanc, elle leva la tête pour fixer le jeune tyran qui se dressait vers elle, soutenant son regard dans ses yeux. Il approchait.

En fait, en chaque homme réside un sombre crétin qui prend la femme pour moins que rien. Derrière son sourire, Hanako maquillait un véritable désir de trancher la trachée de ce pauvre imbécile. Elle n’en ferait rien, mais l’envie était tout de même très tentante. D’autant plus qu’il vint tout près, à proximité d’elle, la surplombant.


Ses paroles étaient dures, mais elle révélait pour la demoiselle une certaine idiotie. Hanako était de celle qui pensait que la différence était une chose à cultiver, et non à détruire. Elle le fixait, sans cesse, dans le blanc des yeux, comme pour le défier. Elle leva sans main pour la poser sur son torse mains n’eut le temps d’aller plus loin, car il prit la parole.


« Use de tes grâces… Tu peux le faire taire… TA GUEULE ! Retourne dans ta cage toi. Je vais maintenant me délecter de sa chair, et pas de la même façon que tu aurais voulu le faire… Moi je vais te distordre la pensée… J'aime concevoir que l'esprit est un empire sans muraille vois-tu... Il y a tant de chose à briser en son sein, et il est tellement simple de le faire. Supprimer un amour, et réduire une vie en poussière. Détruire un sens et condamner un être au handicap. Tout cela me procure BEAUCOUP de plaisir... Hehe. Oui... Je suis le voleur de l'esprit, l'assassin de la conscience. Dans cette ville sans protection qu'est l'esprit d'autrui, je pille en secret, et si je veux je frapper là où cela fait le plus mal. Et lorsque je vois l'air hébété de ma victime qui se réveille, ne retrouve plus ce qu'elle avait cru posséder toute une vie, s'agite, se laisse envahir par le trouble, pour devenir véritablement TIMBRÉE, alors là... Haha. Je jubile, mademoiselle... »



La voix de Zul n’avait rien de complaisant, bien au contraire : elle était froide et dure, et elle se heurtait avec violence sur le corps de la jeune femme. Cependant, son discours était vraiment de trop. La jeune femme le poussa avec force, le faisant reculer, et chercha à le faire tomber en lui balayant les jambes à ce même instant. Elle rampa, féline au dessus de lui et elle fit en sorte de lui plaquer les épaules au sol. Toute patience avait des limites.


« Je me demande vraiment qui est le plus timbré dans cette histoire. Te rends-tu compte, que d’entre nous, celui dont l’esprit est le moins abouti, c’est toi ? N’y a-t-il jamais eu plus enfantin qu’un enfant qui arrache les ailes d’un papillon pour son plaisir ? C’est ce que tu continues à reproduire, sans jamais évoluer, c’est honteux. N’as-tu jamais cherché à t’élever à un sadisme plus plaisant, terriblement plus déstabilisant ? Ton esprit me semble si compréhensible, si simple, n’aimerais-tu pas gouter à un délice qui dépasserait de loin toutes tes jouissances puériles ? »

Elle fit glisser sa main sur son torse, relâchant un peu son emprise, baissant son visage dans le creux de son cou. Ses cheveux d’ébène vinrent caresser le visage du ninja, tandis que les saphirs disparaissaient dans son cou. Elle laissa ses lèvres danser sur sa peau, pendant que les effluves qu’elle émanait jouaient avec le ninja.

« Ne désirerais-tu pas aspirer à des envies plus nobles ? Des plaisirs plus raffinés ? Un sadisme tellement plus succulent… »

Sa voix, mielleuse, semblait chercher à semer le troubles au sein de ce petit corps si faible…

« Laisse-moi te montrer ce qu’est une morsure de l’âme… »

Hanako leva son visage, caressant du bout de son nez la joue du déserteur, avant d’effleurer sa bouche du bout des lèvres…


Lorsque se brouille la confusion...

MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Lun 8 Mar - 1:25

Est-il possible pour un autre que lui de sentir qu'il subit malgré lui l'écartèlement perpétuel du paradoxe des sentiments. A quoi bon tenter de se frayer un chemin rectiligne alors que les moindres recoins de son esprit étaient arrachés ça et là dans deux directions opposées, de façon constante. Encore une fois, la situation n'y dérogea pas. Bien qu'étant sous l'emprise incontrôlée de Zul, Xenetha ne pouvait que sentir avec exaltation le nouveau baiser à la fois doux et nocif de la jeune demoiselle. La froideur de Zul qui s'était littéralement emparé de son enveloppe corporelle semblait se raviver d'une flamme timide, qui venait faire fondre le flacon de son âme, inévitablement.

Qui peut comprendre l'horreur d'une telle situation. Qui peut un jour percevoir ne serait-ce que l'ombre de l'abomination que pouvait représenter sa fatale et terrible personnalité dédoublée. Un seul corps, pour deux pulsions. Une seule forme pour deux esprits antagonistes. Xenetha se voyait agir malgré lui, se sentait prisonnier de lui-même, tandis qu'un autre cherchait à réduire en miettes la personne qui semblait manifestement saisir l'envergure de sa personnalité dérangée.

En parallèle, Zul, hurlait intérieurement. Elle avait osé. Elle l'avait réduit, elle l'avait méprisé. Pour elle, il n'était rien qu'un animal, il ne pouvait supporter l'affront d'une telle parole.
Ce fut alors un véritable duel des volontés qui s'opéra en Xenetha, l'un tentant d'imposer l'envie de préserver, l'autre poursuivant le désir de tuer.
Le baiser de ce Lotus Noir de jais avait cependant troublé Zul dans sa folie pure. Comme il avait été dérangé par la sensation d'une chair qui lui portait de l'affection. Peut-être la clé pour venir à bout de cet être malade résidait-elle dans un don d'affection véritable. Peut-être fallait-il lui offrir de l'amour malgré toute la haine qu'il inspirait, pour que celui-ci disparaisse...

Pour la première fois, Zul mûrissait aussi. Dans sa démence il grandissait, il voyait d'autres façons d'arriver à son unique but mortel. Sa soif de torture grandissait elle aussi, mais se profilait de façon plus subtile en son esprit. Lentement, la folie qui animait le Nuke-Nin, sans même qu'il soit sous l'emprise d'une personnalité psychopathe, semblait se transvaser en cette unique facette de lui-même qu'était Zul. Toute sa soif de meurtre ruisselait lentement, purifiant peu à peu Xenetha de toute folie meurtrière, mais emplissant Zul d'une envie de tuer inexorable. Ainsi dans ce brusque et profond changement, le Déserteur sentit la graine du renouveau germer avec célérité en lui.

Mais étant toujours sous l'emprise de Zul, le désir qui l'animait d'égorger la jeune femme sous son emprise n'était alors que plus immense.
Zul plongea son regard dans celui de sa victime, il tenta de distordre ses pensées, sans y arriver. La torture ne semblait pas vouloir s'instaurer en elle, car il ne voulait pas y arriver. Xenetha luttait pour empêcher sa douce de souffrir. Il savait aussi que pour que Zul maintienne son emprise, il fallait qu'il use de grandes quantités de Chakra sur son organisme, et que bientôt il n'en aurait plus.

L
es minutes furent longues, où la jeune femme et le double-homme au-dessus d'elle se fixèrent du regard sans pouvoir s'en détacher.
Tous deux étaient perdus au milieu d'une forêt entièrement grise. Les feuilles étaient sèches, et toutes tombées au sol. Les arbres nus se plaignaient dans des hurlements abyssaux. Les deux silhouettes que formaient Hanako et Zul semblaient tirées vers l'arrière dans un halo d'un blanc flou dégradé. Un corps coupé en deux marchait au milieu de la forêt, une jeune fillette vint demander à Hanako qu'elle lui rende ses jambes, se traînant à terre dans une souffrance dégoûtante.
Le cauchemar qui devait sans nul doute aboutir à une Morsûre de l'Âme, torture maîtresse du Genjutsu, se dissipa. Tous deux revinrent à la réalité...

Xenetha avait repris le contrôle de son corps. Seulement, dans un sursaut abominable, son visage s'enlaidit d'une colère mêlée d'un désir de vengeance et Zul termina son apparition...

" Tu viens de me nourrir, petite truie. Je suis bien plus puissant qu'avant. L'autre avorton a profité de mon manque de Chakra, mais tout a changé maintenant ! Hahaha ! Sache que la prochaine fois que je te verrai, je désirerai te tuer tellement fort que je te briserai l'esprit dans chacun de ses angles. Je te mettrai l'âme en pièce comme j'aime tant le faire... Je ne demande plus qu'à re..."

Le Nuke-Nin chuta sur la femme, ce qui eut pour effet de l'écraser. Il était vidé de ses forces... Pour ne pas la blesser, il se traina sur le dos, la laissant libre de son poids tout de même léger, et lui adressa ces quelques paroles avant de somnoler inévitablement.

" J'ai réussi à repousser cet enfoiré. Hehehe... Je lui ai fait PLEURER sa mère ! Hahaha ! Hum hum... Douceur, je sais que sans vous il vous aurait tué. C'est très étrange à dire, certes... Je n'ai plus la force de discuter, je vais sûrement dormir pour quelques heures, il faut que mon corps reprenne des forces car il a été soumis à une intense activité... Je n'ai cessé de contempler votre douceur et votre pureté, même lorsque Zul tentait de vous tuer. Il faut aussi que vous sachiez que... Jamais je n'avais réussi à le..."

Le Déserteur s'endormit telle une tombe, s'estompa dans le silence le plus complet, la respiration forte et les membres amorphes.



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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   Mar 9 Mar - 20:14

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MessageSujet: Re: [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...   

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