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 Des plantes au pays des rivières

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MessageSujet: Des plantes au pays des rivières   Lun 28 Mar - 17:46

Spoiler:
 
Sorajiro enfonça la porte si violament que Seiki sortie des bras de Morphée d'un bond.

[Sorajiro] – Debout flémarde, nous partons dans trente minutes

Dit-il avant de la refermer de la même manière.

Voilà quelques jours que Sorajiro a demandé à Seiki de l'accompagner lui, Shoujo et Soru au pays des rivières. Le but était simple, tout les quatre devraient chercher une plante du nom de Tsuni. Ce végétal, de couleur verdâtre, ne poussait qu'au bord des rivières et le pays de leur destinations portaient bien son nom. Bien entendu, ils auraient très bien pu aller ailleurs, mais la plante ne serait pas d'aussi bonne qualité et les chances d'en trouver s'avèrent être très mince, car elle demande un climat bien spécifique.

La distance entre le pays des rivières et Kumogakure no Kuni représentait environ 5 jours de marche si tout va pour le mieux et si « l'équipe » ne rencontrais pas de soucis en chemin.


***

Shoujo et Soru attendaient depuis quelques minutes lorsque Seiki et Sorajiro sont arrivé. L'équipe improvisé était fin prête à partir, mais un défi les attendaient. Il fallait passer les gardes qui allaient leur poser toutes sortes de question. Ceux-ci avaient convenu que Soru était la meilleure personne pour parlementer avec les employés des portes, pour reprendre ses dires. En effet, aussi tôt les quatre arrivés, un homme s'approcha d'eux. Soru fit un pas en avant

[Soru] – Bonjour

Le garde le dévisagea avant de lui répondre sèchement

[Garde] – Raison du départ ?


[Soru] – Nous nous rendons au pays des rivières pour récolter des plantes qui serviront à la confection de pilule pour le village

Lors interrogatoire du genre, il était toujours conseillé d'en beurrer épais. En soi, ce n'était pas faux, mais cela n'était pas utile d'ajouter pour le village puisque les pilules allaient probablement servir en usage exclusif à Shoujo.

[Garde] – Pourquoi êtes-vous quatre ? Une personne aurait suffi

[Soru] – Nous partons dans le pays le plus pauvre des environs et où l'illégalité règne en maître. Partir seul est aussi expéditif qu'avaler un pilule du nom de Sourire.

Enfaite, la raison première pour laquelle ils ont choisi Soru pour les représenter ne tiens au fait qu'en règle générale, les gardes lisent le non-verbale des gens. Soru est une personne n'ayant aucun trait facial. Son visage est toujours au neutre, même lorsqu'il est heureux ou triste. Le garde n'apprendrai rien en lui parlant.

[Garde] – Pourquoi amener une genin et un ex-membre des forces du village ?

Aussi sechement que le garde, Soru lui répondit :

[Soru] – Tout les deux sont médecin. La plante que nous recherchons est très banale, peu de personne sauraient faire la différence entre de l'herbe à poux et la denrée que nous recherchons. De plus, Shoujo, Sorajiro et moi avions fait équipe dans le temps et nous nous connaissons encore parfaitement. Si quelque chose devait arrivé, je ne peux faire que confiance en eux pour nous sortir du merdier.

[Garde] – Vous ça va, mais la gamine ?

Sorajiro tappa sur l'épaule de Soru, signe qu'il voulait dire quelque chose

[Sorajiro] – J'ai demandé à ma soeur de nous accompagner pour continuer son apprentissage en même temps.

Le garde fronça un sourcil. Allez savoir pourquoi, il n'avait pas envie que Seiki les accompagnes

[Garde] – Il y a des professeur à l'academie.


Soru, voyant que son ami commençait à perdre les pédales poursuivit les négociations

[Soru] – L'enseigne n'est pas aussi personnalité, de plus, Shoujo pratique lui aussi la médecine. Seiki pourra bénéficier de deux professeurs qu'elle connait bien. De plus, elle n'aurait pas à déranger les professeurs de l'académie et cela ne nous ralentirais pas puisque la théorie serait vu en chemin et la pratique serait fait le soir lorsque le camp serait monté.


Ce n'était pas avec de la guété de coeur que le garde accepta, mais il fit un signe de tête comme quoi cela lui convenait.

[Garde] – Une dernière question, ce n'est qu'un formalité. Combien de temps pensez-vous être partie ?

[Soru] – Douze ou treize jours. L'allée et le retour prends dix jours, si tout va bien et nous nous donnons deux à trois jours pour trouvé des denrées de qualité. Selon la qualité, nous pourrions rentrer aussi plus tôt.

Le garde se mit sur le côté et fit signe au groupe de passer.

[Garde] – C'est bon, vous pouvez y aller.

Les portes géants s'ouvrirent un peu, juste assez pour les laisser passer. Devant eux, une longue route, un paysage matinale et quelques montagnes. Voilà le début des douzes prochains jours.

[Shoujo] – Vous êtes prêt ?

Le visage de Sorajiro s'illumina

[Sorajiro] – Comme au bon vieux temps...

Seiki ne put s'empêcher de rire lorsqu'elle vit la tête de son frère.

[Seiki] – La tête que tu fais, on dirait un petit animal.

Pendant que les deux Naru s'engueulèrent, Shoujo détourna son regard vers son ami albinos

[Shoujo] – Le voyage va être long

[Soru] – Je ne te le fait pas dire dit-il, le visage aussi neutre que d'habitude

MessageSujet: Re: Des plantes au pays des rivières   Mar 29 Mar - 1:48

Cela faisait maintenant un jour et douze heures que le groupe avait débuté leur aventure et jusqu'à présent, aucun inconvénient où problème ne les avait stopper. Même qu'ils avaient pris de l'avance sur leur plan initial. Enfin, jusqu'à présent. Ici, la neige régnait en maître et la faune n'avait pas son mot à dire. Si quelqu'un un jour devait décrire le pays de la neige, il dirait sans doute ceci : « Un paysage blanc à perte de vue, un froid glacial et des tempêtes mortelles ».

Les quatre shinobi avancèrent lentement. Tous avaient un bras au dessus des yeux, histoire d'empêcher la neige d'entrer dans leurs yeux, la tête baissée et les yeux légèrement ouvert, juste assez pour suivre les traces de pas de la personne en face.

[Seiki] – Les gars, nous n'avons pas le choix. Nous allons devoir attendre que la tempête passe.

Shoujo, qui était juste devant elle, cria ce qu'elle venait de dire. En effet, la tempête demandait tellement de concentration que les deux premiers n'étaient pas apte à comprendre ce que la dernière disait

[Shoujo] – Soru fait dire où ?

Seiki haussa les épaules par réflex. Bien que personne n'était en mesure de la voir


[Seiki] – Demande à Sorajiro. Lui et mon père avaient l'habitude de se rendre au pays des rivières, il doit plus connaître la région que moi.


Aussi tôt dit, aussi tôt fait. La réaction de Shoujo fut quasi instantanée. Celui-ci devait s'attendre à une réponse du genre.


[Shoujo] – D'accord, il dit qu'il y a un village à une quinzaine de minutes. Nous nous dirigerons par là-bas

Seiki acquiesça avant de faire dos au vent. Elle avait de la difficulté à respirer et c'était la seule façon qu'elle avait trouvée pour reprendre son souffle. Bien entendu, elle s'assurait de toujours suivre les traces de pas et de garder une vitesse constante.

Plus le temps passait, plus la tempête gagnait en intensité. Comment un pays comme celui de la foudre pouvait-il vivre en frontière avec les tempêtes du pays de la neige et ne pas en être affecté ? Peut-être était-ce justement cela qui les distinguait les frontières. Le groupe avait de plus en plus difficulté à ce repérer et a se suivre. Par chance, ils arrivaient à distinguer un début de bâtiment au loin. Sans doute était-ce le début du village.

« L'équipe » erra quelques minutes au travers des rues enneigées du village avant de trouver une auberge. Ils passèrent la porte sans attendre et peinèrent à la refermer. L'aubergiste leur fit signe de s'assoir en indiquant une table vide. Contrairement à ce que le groupe pouvait croire, il n'y avait pas âme qui vive dans ce bâtiment. Les villageois ont sans doute préféré rester tranquillement dans le chaud de leur maison.


Une fois installé, Shoujo fit signe à l'aubergiste qui leur apporta quatre verres de saké bouillant.


[Aubergiste] – Le premier est offert par la maison, vous devez consommer au moins une fois pour rester et je n'ai pas envie que mon père vous jette sèchement dehors... De vous à moi, il l'a déjà fait et nous avons retrouver le corps frigorifier des voyageurs quelques jours plus tard.


Sorajiro et Shoujo engloutir l'alcool de riz d'un coup tendis que Seiki et Soru n'y touchèrent même pas.


[Shoujo] – Vous savez quand la tempête va s'arrêter ?

L'aubergiste haussa les épaules avant de retourner derrière son comptoir.

[Aubergiste] – Vous pouvez être sûr de passer la nuit ici. Par expérience, dès votre réveil vous pourrez reprendre la route.


Les quatre shinobis expirèrent un soupir lourd de sens

[Seiki] – C'est combien pour deux chambres ?

[Aubergiste] – 100 Ryos pour la première, 250 pour la deuxième.


Par chance, Shoujo et Sorajiro faisaient dos à l'aubergiste. Si celui-ci avait vu la tête rouge de colère que les deux faisaient, il aurait sans doute haussé les prix...

[Soru] – Je ne sais pas si vous savez compter, mais...

L'arnaqueur le coupa sec

[Aubergiste] – Y'a pas de petit profit, c'est à prendre ou à laisser.

Seiki laissa sa tête s'affaisser entre ses deux bras posés sur la table. Elle marmonna quelque chose, mais le bois absorba toutes les vibrations de sa voix. Soru qui était juste à côté elle lui tapota l'épaule en lui disant qu'ils n'avaient rien compris de ce qu'elle voulait dire.

[Seiki] – J'ai dit, autant prendre une chambre. Comme on avait l'intention de dormir dehors... Deux prennent le lit et les deux autres dorment sur le sol avec les sacs de couchage. C'est déjà beaucoup mieux que de finir ensevelie par la neige.

Sorajiro leva son bras et fit signe à l'aubergiste de se ramener... le tout sans le regarder. Une fois celui-ci à bonne distance, il lui donna 100Ryos pour une chambre.


[Aubergiste] – Il vous manque 150 Ryos...

Dit-il en les narguant d'un sourire immense.

[Sorajiro] – Soru...

Enfaite, Soru avait deux expressions faciales. Celle de tous les jours, neutre et sans vie et la seconde, lorsqu'il utilise un genjutsu, tout aussi neutre, mais doté d'un regard perçant, comme si vous regardiez dans les abysses du monde. Sans mentir, ses yeux devenaient complètement noirs. L'aubergiste ne put retirer son regard de celui de Soru

[Soru] – Aubergiste, êtes-vous bien certain d'avoir compté 100 Ryos ? Personnellement, j'ai la certitude de l'avoir vu vous donner 250Ryos.

L'aubergiste retira son regard des abimes de Soru avant de jeter un coup d'oeil aux pièces dans ses mains. Il recompta et s'excusa de s'être trompé avant d'encaisser le tout. Sorajiro présenta son poing à Shoujo qui le cogna de la même façon.

[Shoujo] – Bien joué Soru.

Les yeux de Soru reprirent leur couleur rougeâtre habituelle avant d'approuver

[Soru] – C'était si facile...

L'aubergiste apporta une nouvelle tournée d'alcool de riz et la clé d'une chambre.

[Aubergiste] – Le premier est offert par la maison, vous devez consommer au moins une fois pour rester et je n'ai pas envie que mon père vous jette sèchement dehors... De vous à moi, il l'a déjà fait et nous avons retrouver le corps frigorifier des voyageurs quelques jours plus tard.


Les trois autres membres de l'équipe fixèrent Soru, l'air perdu et la tête pleine de question. Une fois l'aubergiste partie, il avala cul sec son Sake avant de regarder ses coéquipiers.

[Soru] – Un petit bonus pour son impertinence.


Seiki regarda les verres déjà disposés sur la table. Il aurait dû voir que ce n'était pas la première fois...

[Seiki] – Pourtant !

Dit-elle en pointant l'ancien verre de Seiki encore plein d'alcool.

[Soru] – Il a simplement oublié qu'il les avait vue...

Shoujo leva son verre devant tout le monde signe qu'il voulait trinquer à cette journée plus si laide que ça. Seiki et Sorajiro participaient à cette manifestation de plaisir tendis que Soru but son deuxième verre de la même manière sans porter attention aux gestes de ses amis.

[Shoujo] – à cette expédition !

Le frappement des verres se fit entendre avant un « Cul Sec » de la part de Sorajiro et le bruit de verre violemment déposé sur la table.

[Seiki] – Enfin, on sait pourquoi cette auberge n'est pas populeuse... et ce n'est pas du qu'à la neige.

Les heures suivantes furent très simples. Alcool, nourriture et histoire à profusion. L'aubergiste avait même tenté de s'introduire dans les conversations, mais il était toujours rejeté par Shoujo ou Sorajiro encore agacé de l'entourloupe ou bien il oubliait mystérieusement pourquoi il était venu les voir.

Une fois la fatigue arrivée, l'équipe montrèrent dans la chambre. Elle était assez grande pour les accueillir les quatre, mais pas assez pour un deuxième lit. Pour départager qui allait être les chanceux qui allaient dormir dans du moelleux cette nuit, ils ont joué à roche-papier-ciseau. Au grand bonheur de Seiki et Soru. Seiki parce qu'elle sait bien que selon la personnalité d'une personne, elle aurait tendance à choisir soit roche, soit papier ou soit ciseau et qu'elle remarque bien ce genre de détail et Soru parce que ses adversaires ont tendance à oublier deux des trois possibilités à ce jeu...

MessageSujet: Re: Des plantes au pays des rivières   Mar 5 Avr - 2:52

Une seule journée séparait le groupe de leur but. Tous avaient convenu que pour cette nuit, le tour de garde revenait à Seiki. Faute d'avoir l'expérience, elle arrivait à discerner plus loin et plus facilement les mouvements, objets ou les détails que les autres membres de son équipe. De plus, le groupe approchait dangereusement du pays le plus pauvre des environs et ce n'était sans doute pas les brigands qui manquaient.

Seiki était assise devant les braises du feu, son katana sur ses jambes. L'air froid parcourait sa peau et la faisait frissonner. Outre la tempête qui avait rallongé leur périple d'une journée, aucun autre problème n'était survenu. Sorajiro avait même profité de la « calmeur » du trajet pour débuter l'enseignement d'une technique à sa soeur. Justement, elle méditait sur l'application de la théorie vers le côté pratique. Chose peu facile puisque son frère était nul comme professeur.

Le craquement d'une branche près d'elle vint briser le calme qui régnait en elle pour la mettre sur le qui-vive. Elle se retourna rapidement, Hashoufuu, son arme, accotée sur ses hanches, prête à être dégainée rapidement. Le regard perçant, elle fixait le nouvel arrivant qui s'avérait être son frère. À sa vue, elle détendit la totalité de ses muscles avant de se remettre dans la position qu'elle adoptait l'instant d'avant.

Sorajiro mit sa main sur l'épaule de sa soeur avant d'utiliser le corps de l'Eisei comme appui pour s'assoir. Seiki resta de marbre, comme si elle était perdue dans ses pensées. Le silence perdura quelques minutes avant d'être brisé par Seiki


[Seiki] – Tu n'arrives pas à dormir ?

Sorajiro acquiesça d'un signe de tête, mais n'ouvrit aucunement la bouche

[Seiki] – Tu la ressens aussi... cette douleur ?

Sorajiro acquiesça de la même façon, mais y ajouta quelques mots, après minutes de silence.

[Sorajiro] – C'est le terrain... comment l'endures-tu ?


L'interlocutrice expira un long soupir avant de dégager ses cheveux de son visage. On pouvait clairement y voir le sceau inscrit sous son os zygomatique.

[Seiki] – Je médite, je me dis que cela va passer... cela passe toujours. Avec un peu de chance, nous allons tomber sur un sol plus droit à notre sortie de la forêt.

Seiki détourna son regard vers son frère, qui serrait son bras gauche douloureusement. Elle passa sa main sous les cheveux de Sorajiro et frotta le début du sceau inscrit sur son visage. Le sien partait du même endroit que sa soeur, mais n'allait pas s'arrêter sous la joue. Non, il se poursuivait vers l'oreille et n'avait pas la forme d'un serpent, mais plus de la tige d'une rose.

[Seiki] – Tous les Naru sont différents les uns des autres, que cela soit par la forme du sceau qu'il porte au visage ou par leur tempérament.

Sorajiro esquissa un sourire avant de poursuivre les dires de sa soeur

[Sorajiro] – Mais au fond d'eux, ils sont tous les mêmes. Des êtres acharnés par le travail et déchirés par une douleur bien réelle. Premier enseignement, Hiiro Naru.

Seiki retira sa main du visage de son frère avant de la reposer sur son arme

[Seiki] – J'ai tout aussi mal que toi, Sora. Je ressens encore les vibrations de la colline pleine de bosses que nous avons passées avant de nous installer... Il y a quelques heures.


Sorajiro fit un mouvement de tête... comme à son habitude

[Sorajiro] – Oui, moi aussi.

Seiki lui donna un petit coup d'épaule pour le faire sortir de sa torpeur. Il n'était pas rare que des membres de la famille Naru soient déprimés, cela est souvent dû à une douleur constante et inapaisable suite à divers événements. La Marche dans un terrain difficile, une chute, un entrainement et même une simple collision sur une branche d'arbre pouvait crée cet état physique. Personne n'avait jamais su pourquoi, certains avançaient que la fatigue jouait un rôle décisif au niveau du contrôle de la douleur, d'autres, plus objectifs, affirmaient que seul le terrain en était la cause. Une chose était certaine, ses épisodes ne pouvaient pas être ignorés. Cette douleur pouvait s'étaler sur plusieurs heures, dans certains cas, elle aurait même duré pendant deux journées complètes.

Une chose était certaine, cette douleur créait un cercle vicieux. Bien que la théorie de la fatigue n'ait jamais été confirmée, elle n'aidait pas la chose. Enfaite, le simple fait d'avoir une bonne hygiène de vie ne prévenait pas ses épisodes, mais aidait à en diminuer la duré et l'intensité. Signe que cela faisait partie des facteurs, mais que cela n'était pas le seul. Le problème dans tout cela, c'est que la douleur empêchait de dormir et donc, cela fatiguait le Naru. Celui-ci étant plus fatigué, arrivait de plus en plus difficilement à supporter ce mal qui, à son tour, l'empêchait de bien dormir. Bien que le processus semble long, il ne l'est pas et généralement, le tout se règle assez rapidement.


[Seiki] – Ne fais pas cette tête, tu le sais mieux que moi que cela va nous arriver. Ce n'est pas la première fois et cela ne sera pas la dernière.


Il lui retourna le coup

[Sorajiro] – Ce qui m'attriste le plus, c'est de savoir que contrairement aux gens typiques, notre corps n'est pas en mesure d'évacuer les vibrations... Et c'est génétique


[Seiki] – Je le sais bien

[Sorajiro] – Enfaite, c'est surtout de savoir qu'au lieu d'avoir un gène de plus, nous en avons un de moins que les autres... C'est rabaissant...

Seiki éclata de rire. Un rire sincère et non nerveux


[Seiki] – Sora, je te reconnais bien là... Tu veux toujours avoir plus de choses que les autres. Dès gènes, nous en avons des millions et si nous devions les compter un par un pour savoir qui en aurait le plus, nous n'aurions jamais le temps de savourer la vie.

[Sorajiro] – Savourer la vie... Je te parle que j'ai mal et tu arrives à placer ça dans une phrase...


[Seiki] – Je veux juste que tu réalises que tu n'es pas seul Sora. Nous sommes toute une famille à partager ta douleur. Nous savons tous ce que tu ressens et à quel point ce n'est pas quelques choses de facile à vivre, même que c'est mortel. Si cela n'avait pas été de la chance, parce qu'avouons-le toute notre vie est basé sur la chance, nous n'aurions jamais existé... D'où mon savoure la vie... Nous sommes en vie et c'est une bonne chose.

Sorajiro reprit cette figure triste qu'il eût quelques minutes avant

[Sorajiro] – Mais à quel prix ?

Seiki échappa un soupir, son frère commençait à la décourager.

[Seiki] – Soit positif un peu.

[Sorajiro] – Comment ?

Seiki porta sa main à son visage et commençait à le frotter doucement, signe qu'elle ne savait pas trop quoi répondre. Quelques minutes passèrent avant qu'elle ne trouve quelque chose.


[Seiki] – Si nous nous fions aux anciens textes, nos enfants n'ont pas 100% de chance de l'avoir.

Il esquissa un sourire

[Sorajiro] – Et c'est positif de savoir que nous pouvons le transmettre à nos enfants ?


Elle le plaqua plus violemment

[Seiki] – J'essaie de trouver quelques choses et tu le dénigres.

Sorajiro remit sa main sur l'épaule de Seiki et de la même façon qu'à son arrivée, il se releva.

[Sorajiro] – Je vais essayer de dormir

Seiki ne réagit pas, mais un immense sourire était dessiné sur son visage. Il ne voulait pas l'avouer, mais elle savait que cela lui avait fait du bien.
***

Le matin se levait sur le pays du feu. Sorajiro avait finalement pris la place de Seiki comme vigile, puisqu'il n'arrivait pas à s'endormir. Seiki en avait profité pour se reposer un peu. Contrairement à son frère, la douleur avait disparu un peu après le changement et elle était parvenue à dormir deux ou trois heures. À son plus grand bonheur.

Sept heures sonnaient et Sorajiro réveilla le groupe. Il ne semblait plus avoir mal. Si la fatigue ne l'avait pas amoché, il sautillerait sans doute de joie. La routine matinale pouvait maintenant commencer. Shoujo était partie chercher quelques branches pour partir un feu tandis que Soru préparait la nourriture. Seiki était retourné avec Sorajiro et ceux-ci s'adonnaient à l'entrainement matinal. Signe que tout était revenu normal.

Une fois le déjeuner terminé, le groupe éteignit le feu avec l'eau d'une rivière non loin et reprit leur route. Le pays des rivières n'était plus très loin. Ils allaient atteindre les premières rivières vers le début de la nuit et avaient prévu commencer les recherches dès leur arrivée. Kawa no Kuni était réputé pour être le pays le pauvre et les brigands étaient probablement nombreux. Non pas parce qu'ils étaient attirés par l'argent, mais parce que leur seule façon de subsister sur ses terres était de voler les voyageurs qui passaient dans le coin. Aussi, le groupe avait décidé, d'un commun accord, de sortir des grandes routes avant de rejoindre leur destination. Réduisant ainsi la probabilité de rencontrer quelqu'un.

***

Contrairement au pays du feu, Kawa no kuni n'avait pas une géographie bosseuse, mais plutôt plate avec quelques pentes. Au grand bonheur des deux Naru. Les discussions n'avaient pas manqué lors du trajet, mais n'étaient pas d'un grand intérêt. Sorajiro ramenait tout sur lui-même, Shoujo faisait une crise. Seiki essayait de calmer le tout pendant que Soru... faisait comme à son habitude, c'est-à-dire, rien du tout.

L'entrée au pays des rivières n'avait pas été d'une simplicité étonnante. Même en évidant les grandes routes, le groupe avait du changer de chemin dès qu'une des quatre personnes semblait entendre ou voir quelque chose – même si parfois, ce n'était que le produit d'une imagination mal placée. - Ils étaient arrivés quelques heures après l'estimation normale et cela avait jeté un petit froid dans les discussions.

Le groupe était parvenu à trouver l'endroit idéal pour un campement. En effet, il avait découvert une petite falaise dans laquelle coulait une rivière. Elle était assez profonde pour décourager des bandits de s'y aventurer, mais pas assez pour rendre la descente dangereuse. Enfin, pas pour des Shinobis maîtrisant le chakra.

La chance était de leur côté, car les rochers qui composaient la falaise avaient été détruits et modelés, au fil du temps, par la rivière et avait créé une sorte d'obstacle naturel à n'importe quel voyageur. Ce même obstacle avait permis à la flore de pousser en toute liberté, et ce, sans être constamment dérangé par l'intervention humaine. En effet, plusieurs denrées poussaient le long des rivières du pays et cela avait attiré plusieurs personnes voulant en faire le commerce. En voyant la falaise, ils devaient sans doute se dire qu'il était plus facile pour eux de trouver une autre rivière... En particulier dans ce pays.

Le groupe s'était séparé en deux équipes. Shoujo et Soru devaient monter le campement, pendant que Seiki et Sorajiro allaient devoir explorer les environs, non pas à la recherche de denrée, mais à la recherche de bois, poisson ou toute sorte de matériaux dans le genre. La nuit était trop avancée pour chercher les denrées. Ils ont une couleur si monotone que cela était presque impossible de les discerner des autres plantes le soir.

La rivière se terminait en une chute de plusieurs mettre et le groupe d'expédition avait découvert une sorte de village beaucoup plus loin. Ils avaient réussi à apercevoir les torches dues à la hauteur de la place. Cette information ne fut d'aucune utilité. À leur retour, Shoujo et Soru avaient terminé l'élaboration de la tente et avaient déjà allumé un feu avec le peu de bois qu'ils avaient accumulé pendant leur périple au pays du feu.

Cette fois-ci, ils avaient établi un tour de garde plus adapté à la situation. Chacun allait dormir 2 heures et réveiller le suivant. Seiki insista pour commencer.

[Seiki] – Laissez-moi le premier tour. J'aimerai bien méditer un peu

Le groupe n'y opposa aucune résistance.

[Soru] – Pour que tout cadre bien avec le lever du jour, ton tour ne débutera que dans une heure. En attendant, tu peux te reposer, je vais rester réveillé, je ne suis pas encore totalement prêt à dormir.

Seiki accepta la proposition.

MessageSujet: Re: Des plantes au pays des rivières   Jeu 7 Avr - 22:24

Le groupe avait conclu un accord. Une des quatre personnes allait devoir rester au campement pour surveiller les affaires que les trois autres n'auront pas apportées. Cette tâche fut décidée par un concours de « pile ou face ». Cette façon avait été adoptée pour éviter que la personne choisie n'embête pas les gens. Le sort avait désigné Seiki comme gardienne des biens de l'équipe. La journée allait se dérouler en trois parties. La première, une première exploration des environs. Bien que cette exploration eut été faite la veille même, le groupe préférait en refaire une pendant le jour. Par la suite, les trois membres partiront à la recherche de denrée. Une fois une plante trouvée, ils noteront sont emplacement exact sur une carte que le dernier de la ligne dressera et finalement, ils reviendront au campement et feront le point sur leur trouvaille.

Ils ne peuvent pas prendre la plante avec eux, car une fois déraciner, sa qualité commencera à se détériorer. Une fois le nombre trouvé, le groupe partira les chercher, à l'aide de la carte, avant de repartir au village. Sauvant ainsi du temps. La raison était simple, si cela prenait 2 jours trouver le nombre de plantes requis et qu'ils les cueillant à chaque trouvaille, la première plante serait plus détériorée de deux jours que la dernière et elle pourrait devenir inutilisable à leur arriver au village. Il fallait donc sauver le plus de temps et cette méthode était la meilleure. Seulement, tout ne se passa pas comme prévu.

Cela faisait maintenant trois heures que Sorajiro, Soru et Shoujo étaient parties pour la première partie du plan : « L'exploration ». En temps normal, l'étape numéro un devrait durer cinq heures, mais pourtant le retour des trois garçons approchait. Leurs silhouettes se dessinaient petit à petit au bout du chemin creusé par l'érosion de la roche et leur vitesse de course n'augurait rien de bon. Seiki n'avait pas tardé à remarquer le retour express de ses coéquipiers et un léger stress commençait à monter en elle. En effet, son coeur battait de plus en plus vite, mais rien de bien grave. D'un geste rapide, elle se releva et fit face à ses amis.

[Shoujo] – On fout le camp au plus vite

Le simple fait d'entendre cette phrase de la bouche de Shoujo avait suffi à Seiki pour changer le petit stress qu'elle avait en elle en crise d'angoisse. Des plaques rouges apparaissaient sur sa poitrine, ses extrémités étaient victime de vilain tremblement et sa respiration devenait de plus en plus difficile. En temps normal, elle n'était pas le genre de personne susceptible de vivre ce genre de crise, mais la situation était différente qu'en temps normal. Premièrement, elle était dans le pays le plus pauvre des environs où l'illégalité et l'agressivité régnaient en maître. Deuxièmement, elle n'avait jamais vu Shoujo anxieux et elle se fiait aux dires de son frère sur la force de son ami. Finalement, le manque d'information laissait place à l'esprit imaginatif de Seiki... Qui, disons-le est très pessimiste et envisage toujours le pire.

[Seiki] – Mais... Qu'est-ce qui se passe ?

Sorajiro, voyant l'anxiété briller dans les yeux de sa soeur, répondit :

[Sorajiro] – Calme-toi Seiki

Si seulement dire à quelqu'un de se calmer était efficace, la majorité des crises d'angoisse serait réglée en quelques secondes.

[Shoujo] – S'il suffisait de dire : « aie des couilles pour en avoir », cela ferait longtemps que t'aurais repris ton bandeau.

Bien que directs et blessants, les dires de Shoujo n'étaient pas dans le tort. La pensée magique n'a jamais fonctionné et elle ne fonctionnera jamais.

[Shoujo] – Il y a un groupe de gens qui se dirigent par ici. Ils seront là dans une heure et si nous sommes dans leur chemin, il risque d'y avoir des flammèches...

La curiosité de Seiki empiètement sur le stress, qui avait diminué très légèrement. L'idée de voir la force de Shoujo, Soru et Sorajiro était plus qu'alléchante pour Seiki, même si le risque était grand.

[Seiki] – Et alors ?

Shoujo n'avait pas apprécié l'arrogance de Seiki et avait grimacé à ses dires.

[Shoujo] – Un, on n'est pas là pour se battre. Deux, ils sont lourdement armés

Son ton sec, son visage désintéressé et son poing crispé avaient fait reculer Seiki d'un pas. Shoujo était le frère de son amie et Ayame et tous les deux avaient un point en commun. Leurs caractères électriques et leurs tendances à frapper avant de parler. Par chance, contrairement à Ayame, Shoujo était relativement capable de contrôler ses envies. Sans doute l'expérience... ou le temps qui allait leur manquer

[Seiki] – Mais et les denrées ?

Cette fois-ci, l'intention de Seiki n'était pas de les convaincre de rester – elle n'était tout de même pas suicidaire -, mais elle ne voulait pas être venue ici pour rien. Six jours de marche pour du vent et des poussières ne l'intéressaient vraiment pas.

[Shoujo] – Inutile, ils sont sur le chemin justement pour les denrées. Sinon, ils braqueraient les grandes routes du pays. Là où les marchands n'ont pas le choix de passer.

La colère fit place à l'anxiété. Faute de trembler, elle laissait s'échapper de lourd soupir de découragement, elle avait les poings fermés et commençait à devenir irritable. Elle n'aimait pas travailler pour rien, même si elle n'allait pas bénéficier elle-même des denrées. Une sorte de protection personnelle. Elle croyait, involontairement, qu'un travail inaccompli ne valait absolument rien. Même pire, que de laisser un travail à moitié fait apportait une forme de déshonneur sur elle et elle n'arrivait pas à l'accepter. Une sorte de quête d'excellence profondément encrée dans l'inconscient de la jeune et qui ne pourrait être expliquée qu'au bout d'une longue thérapie...

[Seiki] – Alors nous avons tout fait ce trajet pour rien

Murmura-t-elle, mécontente.

[Shoujo] – Non, Seiki

cria-t-il violemment. La puissance de sa voix fit sursauter Seiki

[Shoujo] – Il y a d'autres moyens de s'en procurer.

[Seiki] – Comment ?

Shoujo détourna son regard avant de répondre à Seiki. Il n'aimait pas ce qu'il allait dire, mais le choix ne s'imposait plus.

[Shoujo] – Le marché noir...

Seiki n'aimait pas cette idée et son langage non verbale ne le cachait vraiment pas.

[Seiki] – Il y a d'autres rivières

[Shoujo] – Soyons réalistes, nos chances de trouver la denrée qu'il me faut sont si minces que cela serait une perte de temps. Premièrement, elle vaut chère et soit certaine qu'ils ont déjà été cueillis pour être mis en vente. J'ai été naïf de croire qu'il nous était possible d'en trouver...

Shoujo lui mentait en plein nez et elle le savait pertinemment. S'il y avait une chose que ses études en médecine lui ont apprise, c'était d'être à l'affut des signes. Le comportement humain l'avait toujours passionné et son sens de l'observation l'aidait à remarquer les signes que les gens n'arrivaient pas à cacher.

[Seiki] – Ton but premier n'était justement pas d'en trouver Shoujo... Tu voulais aller au marché noir de base. Nous te servons de « bouc-émissaire ». Sur le chemin du retour, tu te serais sans doute éclipsé pendant une nuit pour aller chercher les denrées à ce marché illégal et si un problème survenait avec le village, tu aurais pu dire que nous étions avec toi.

Elle n'avait pas complètement raison. Elle avait tenu pour acquis que Shoujo était un menteur et avait écarté dans un coin de son esprit la vraie chose.

[Sorajiro] – Tout n'est pas illégal au marché noir Seiki. Bien sûr, c'est un marché noir, donc beaucoup des services sont punis par le village... mais pas tout. L'achat de denrées n'est pas illégal, seulement compétitif. Le village n'offre pas ce service, il faut donc voir ailleurs. Leur banque offre un service de prêt que le village n'offre pas. C'est de la compétition, mais c'est légal. Acheter un corps, une âme ou vendre des secrètes, okay, c'est illégal. Mais acheter des plantes, dans le but d'aider le village, ce n'est pas illégal, c'est seulement mal vu.

Seule Seiki n'était pas au courant de leur objectif de base. En même temps, cela faisait partie des premiers enseignements Shinobi. Pour pouvoir tromper tes ennemies, il faut être capable de tromper ses amis. Par contre, Sorajiro avait attiré l'attention de Seiki. En effet, il avait abordé un point important, la possibilité d'emprunter. Seiki n'en avait pas encore touché un mot à qui que ce soit, mais elle avait commencé à réunir un peu de ses payes dans un fond pour acheter une serre de culture. L'idée de faire de la recherche l'avait piqué depuis quelques mois, mais son manque d'argent la déprimait et rendait la chose impossible.

[Seiki] – Je n'aime pas ça...

Un sourire apparut sur le visage de son frère et le groupe arrêta de remballer l'équipement.

[Sorajiro] – Toi, tu as entendu quelque chose qui te plait

Elle se retourna, son visage avait pris une teinte entre le rouge gêné et rouge colérique.

[Seiki] – Juste histoire de tout comprendre. Nous avons donné comme raison que nous nous rendions ici dans le but de ramasser des denrées, mais vous saviez pertinemment qu'il était impossible d'en trouvé, puisqu'ils se vendent cher, mais vous vouliez dans le fond profiter du moment pour aller au marché noir. Voyant que je n'étais peut-être pas prête à accepter la proposition, vous avez simulé un groupe de bandit pour que je n'aie pas le choix de venir au marché noir avec vous ? Histoire de ne pas avoir fait le trajet pour rien ?

Shoujo et Soru acquiescèrent d'un geste de la tête. Soru confirma ses hypothèses verbalement – elle ne pouvait pas voir un mouvement de tête de dos... -

[Seiki] – Shoujo okay... mais les autres... vous y gagner quoi ? Et puis, pourquoi m'avoir trainée avec vous... vous avez pris un risque...

Elle se retourna vers ses interlocuteurs. Sorajiro souriait jusqu'aux dents

[Sorajiro] – Mais ça veut dire que tu es intéressée...

Elle soupira en crispant le poing. Elle venait de réaliser qu'ils lui mentaient depuis le début et lui faisait de l'humour ? Mauvais mélange.

[Seiki] – Réponds

Seiki n'était plus d'humeur à rigoler. Son regard était froid et perçant, sa respiration lente et profonde et sa voix était devenue plus dure, plus sérieuse.

[Sorajiro] – J'y gagne plusieurs choses. Premièrement, je prouve au village que j'ai encore les capacités d'accompagner des gens. Parce que j'essaie de ravoir mon bandeau. Je peux passer un peu de temps avec mon ancienne équipe et je rattrape le temps perdu avec toi. Soru lui... on ne sait pas ce qui le motive

Seiki se retourna vers Soru qui avait recommencé à ranger les choses. Il était désintéressé et voulait garder ses raisons personnelles. Quand Seiki l'interrogea, il ne fit rien et l'ignora tout bonnement.

[Sorajiro] – Et je t'ai amené avec nous pour que tu puisses sortir du pays. Seiki, je te connais mieux que n'importe qui. L'idée de rester confiner au village ne ta jamais enjoué. En plus, j'ai arrêté de compter le nombre de fois où tu m'a parlé de ton désir de sortir du village. Quand Shoujo ma présenté le projet, j'ai tout de suite pensé à toi.

Il était pavé de bonne intention. Malheureusement, il avait arrêté de connaître sa soeur quand il a lâché son grade de Shinobi. Seiki n'était plus intéressé par l'extérieur du village. Elle y avait séjourné trois mois et cela l'avait déplus. En plus de la mission échouée.

[Seiki] – C'est vrai, je suis intéressée. Je veux emprunter de l'argent... Si c'est légal... Et puis Sorajiro... tu l'a dit, on n'a du temps à rattraper. Je n'ai plus spécialement envie de sortir du village. Si, mais moins qu'avant. Pas depuis les problèmes que je me suis attirés avec le voyageur.

[Sorajiro] – Fait attention Seiki... Les emprunts d'argent sont risqués. Si tu ne payes pas... je ne veux même pas y penser.

Plus il parlait et plus il s'enfonçait dans l'esprit de Seiki. Il ne la connaissait plus comme avant et cela la vexait. Si son propre frère ne la connaissait pas bien... sur qui pouvait-elle reposer ?

[Seiki] – Depuis quand ne me fais-tu plus confiance ? Tu devrais savoir mieux que tout le monde que je n'ai pas de mauvaise intention. Si j'emprunte, ce n'est pas parce que je veux les voler, mais parce que je vais les rembourser. Sora... fais-moi confiance...

Elle n'avait pas contrôlé sa réponse et des larmes coulaient le long de son visage. Depuis son retour de mission, enfin, depuis qu'elle a appris l'échec de la mission, Seiki a perdu confiance dans ses capacités et en elle-même. L'image de l'étudiante parfaite qui réussit tout, cette image qu'elle essayait de donner d'elle-même s'était fragmentée à ses pieds ce jour-là. Ce sentiment d'inutilité avait fait naître en elle un sentiment de méfiance. Non pas elle envers les autres, mais les autres envers elle. Une sorte de projection de ses propres sentiments. Bien que subtils, ils permettent de comprendre cette réaction exagérée qu'elle venait d'avoir...

Sorajiro se mordit la lèvre inférieure. Jamais il n'aurait pensé vivre une telle réaction de la part de sa soeur, mais il voyait bien qu'elle souffrait et cela lui déchirait le coeur

[Sorajiro] – Non Seiki, j'ai confiance en toi. Mais eux non. J'ai déjà eu affaire avec le service de prêt et le banquier ne rigole pas avec l'argent. Soit certaine que si tu ne payes pas, c'est des problèmes que tu t'attires. Je ne dis pas ça parce que j'ai la certitude que tu ne payeras pas, mais parce que c'est la réalité. Les gens trop gourmands servent d'engrais Seiki et je n'ai pas du tout envie que tu en fasses partie. Je t'aime plus que tout et son ma job de frère de te mettre au parfum des dangers de la vie. Après si tu m'écoutes ou pas, c'est toi quoi voit.

Pendant ses paroles, Sorajiro s'était rapproché de Seiki et lui tenait maintenant le visage. Shoujo et Soru avaient compris rapidement que leur place n'était pas ici et avait tout bonnement disparu. Il fallait laisser du temps à Seiki pour ingurgiter les événements. La réalité est dure et elle ne le réalisait pas. Elle était trop naïve pour croire que même son frère pourrait la tromper et trop naïve pour réfléchir par elle-même sur la légalité d'une chose. Même si cela la faisait souffrir, il fallait qu'elle passe par là.

[Sorajiro] – Et Seiki, ne le prends pas mal, mais il faut travailler sur tes sautes d'humeur... C'est irrationnel.

Une espèce de sourire hystérique apparaissait sur le visage de sa soeur. Si seulement il savait dans quoi il s'embarquait.

***

Cela faisait une heure que Seiki était partie. Elle avait donné comme motif qu'elle devait se promener et que comme l'idée du marché noir était la leur, qu'elle n'avait pas à défaire le camp. En réalité, elle s'était aventurée jusqu'à la chute où elle s'était assise, contemplant le paysage. Elle était pensive et cherchait à comprendre ses réactions. Maintenant que l'émotionnel était réduit, elle essayait de rationaliser son comportement, mais elle savait qu'elle le faisait pour s'empêcher d'admettre qu'elle souffrait peut-être de quelque chose...

Une fois le campement rembarqué, elle rejoignit les trois garçons qui l'attendaient. Leur nouvelle destination les attendait. Il faudrait deux heures pour arriver, le marché noir n'étant pas loin de leur position. Bien entendu, le tout était volontaire.


[Seiki] – C'est le petit village que j'ai vu à notre arrivée ?

Sorajiro confirma d'un signe de tête.


[Seiki] – Pas de temps à perdre, j'ai hâte que tout soit fini


L'atmosphère était encore tendue et personne ne voulait se risquer à entamer une conversation. De peur d'envenimer les choses. Seiki n'était pas comme à son habitude et semblait perdu dans ses pensées. Elle suivait le groupe quelques mètres en arrière et avançait en fixant le sol. Elle avait compris bien des choses à cause de sa réaction hystérique et cela là déplaisait. Elle savait au fond d'elle que tout n'allait pas bien dans son psychisme, mais elle ne pouvait pas se résigner à l'admettre. C'était ce petit sentiment de frustration qui l'animait et la déprimait.

Aucun mot n'eut été dit de sa bouche de tout le voyage jusqu'au village. Une fois à proximité, le groupe mit les choses au point. Il avait une heure pour trouver les denrées et Seiki pour obtenir son prêt. Une fois l'heure passée, ils se rejoindraient à la sortie du marché pour reprendre la route. Il ne fallait pas trainer dans cet endroit. Sorajiro et Soru accompagneront Shoujo à la recherche des denrées. De base, ils ne voulaient pas laisser Seiki seule, mais elle insista pour ne pas avoir de compagnons. Au fond d'elle-même, elle n'était pas rassurée et n'avait pas spécialement envie de se promener seule dans un tel endroit, mais elle ne voulait pas de Shoujo, Sorajiro ou Soru dans les pattes. Son objectif était simple, empruntez une somme d'argent à un banquier. Rien de bien dangereux et puis, la place devait être garder. Dans la mesure où elle ne causerait pas de problème, elle serait en sécurité. Et puis, si quelque chose venait à mal tourner, le sceau sur sa main lui permettrait de fuir sans problèmes.

Comme elle s'y attendait, l'endroit était gardé. Sans doute des mercenaires, mais une chose était bien certaine, la simple vue de leurs têtes devait décourager tout voleur... Même les plus déterminés. Si cela ne fonctionnait pas, baisser les yeux et leurs équipements finiront le travail. L'intérieur de la « banque » différent légèrement. Faut d'être fait en marbre comme à Kumo, elle représentait bien une banque. Plus propre et plus sobre que l'extérieur. Quoique même ici, la banque semblait plus décrépie qu'une maison abandonnée dans Kumo.

Devant elle se tenait un vieil homme à la vieille barbe vénérable la dévisageait. Il portait un vieil habit, de vieux souliers et une cravate trouée, vieille elle aussi. Dans le semblant de pièce se trouvaient deux mercenaires tout aussi imposants que les deux dehors. Le stress commençait à l'envahir. Elle avala sa salive avant de se diriger vers le vieux monsieur qui lui présentait un vieux siège miteux de la main. Sans poser de question, elle s'assied, mais ne dit pas un mot.

[Banquier] – C'est pourquoi ?

Dit-il de sa vieille voix.

[Seiki] – Pour un prêt


Répliqua-t-elle. Le vieil homme sortit un livre et un crayon. Il regarda Seiki dans les yeux avant d'écrire quelques choses dans son vieux livre.

[Banquier] – Combien voulez-vous emprunter ?

Seiki hésita quelques secondes. La somme qu'elle avait en tête était assez grande et elle voulait y repenser à deux fois avant d'emprunter tant d'argent. Un : « madame » de la part du banquier la sortit de sa torpeur. Tout au long du voyage, elle avait calculé et recalculé son coup et la somme exiger était nécessaire pour tout bien réussir.

[Seiki] – 12,000 Ryos.

Le vieux monsieur déposa son livre et son crayon avant de dévisager une nouvelle fois Seiki.

[Banquier] – Ce n'est pas une petite somme. Êtes-vous bien certaine que vous voulez emprunter autant d'argent ? J'espère que vous savez que nous avons l'argent pour vous faire regretter tout prêt non remboursé ? Loin de moi l'idée de vous croire malhonnête, sachez-le.

La réaction du vieil homme était tout à fait normale et Seiki n'en fut pas vexé. Si seulement elle avait pu ressentir cela lorsque Sorajiro le lui avait dit.

[Seiki] – Loin de moi l'idée d'avoir des problèmes. Je ne suis pas ici pour vous voler, mais vous ne pouvez croire que mes paroles et j'en suis désolé.

Il reprit le vieux livre et le crayon

[Banquier] – Dans ce cas, veiller répondre à deux ou trois questions.

Seiki inclina la tête en signe d'approbation

[Banquier] – Comment comptez-vous rembourser une telle somme ? Ne m'en tenez pas rigueur, mais nous ne croulez pas sous l'argent.

[Seiki] – Je ne vous en tiens pas rigueur. Sachez que j'ai besoin de cet argent pour l'investir. Un investissement couteux, je vous l'accorde, mais qui rapporte en fin de compte.

Le vieil homme intrigue poursuivit

[Banquier] – Et cet investissement vous rapportera dans combien de temps ? Je veux seulement m'assurer que je reverrais mon argent. Dans le cas contraire...

Il n'eut pas besoin de terminer sa phrase, Seiki imaginait très bien la suite.

[Seiki] – Cela devrait rapporter assez rapidement. Si tout va comme je le veux, vous reverrez la couleur de votre argent d'un coup.

Il arqua un sourcil

[Banquier] – Et dans le cas contraire ?

[Seiki] – Vous recevrez votre argent en plusieurs parties

Il ria un grand coup. Avant d'inscrire quelques gribouillis dans son carnet.

[Banquier] – Avant de poursuivre, vous devez savoir que nous vous donner un maximum de 5 mois pour débuter vos paiements. Si nous ne recevons pas de ryo au bout de ses 6 mois, vous bénéficiez d'un traitement de faveur. Dit-il en regardant les mercenaires. Si vous voyez ce que je veux dire. De plus, votre dette augmentera de 15% par mois.

Seiki ne dit aucun mot, mais fit un signe de tête

[Banquier] – Acceptez-vous ses conditions, madame ?

6 mois lui convenait amplement. Si tout allait pour le mieux, elle pourrait commencer les remboursements assez rapidement et il ne devrait pas y avoir de problème. La vie était trop gouteuse pour prendre le risque de ne pas payer de toute façon.

[Seiki] – Bien entendu

Le vieil homme fit signe à Seiki de rester où elle est avant de disparaître de son champ de vison. Il réapparut quelques minutes plus tard, une enveloppe à la main. Lorsqu'elle la saisit, il referma sa prise sur l'enveloppe en murmurant quelques mots.

[Banquier] – Au plaisir de refaire affaire avec vous

Puis, il la relâcha et regarda Seiki partir.

Le rendez-vous lui avait pris une trentaine de minutes. Elle se rendit sans tarder au lieu de rendez-vous. Elle regardait de tout les côtés. Elle n'aimait pas l'idée d'avoir une telle somme sur elle. Shoujo, Sorajiro et Soru l'attendaient déjà. Leur achat avait été fait assez rapidement.

[Seiki] – Dites donc, vous avez fait vite...

Shoujo présenta un petit sac blanc à Seiki

[Shoujo] – Il suffit de trouver le bon vendeur, mais les plantes sont dans un mauvais état.

Un sourire se dessina sur le visage de Seiki. Elle savait où Shoujo voulait en venir et elle partageait la même idée.

[Seiki] – Je n'ai pas spécialement envie de reprendre la route avec autant d'argent. Autant prendre le chemin le plus rapide.

[Soru] – Ouais... moi qui voulais me balader...

Les trois autres membres regardèrent Soru bizarrement. Était-ce là, la raison pour laquelle il était venu ? Une simple promenade ?

[Soru] – Quoi...

Définitivement, même ses plus vieux amis n'arrivaient pas à cerner le caractère de Soru. Ils n'insistèrent pas, la raison serait surement incompréhensible et inutile.

[Seiki] – C'est parti !

Dit-elle en présentant sa main droite devant de groupe. Le sceau qu'elle avait sur le dessus de celle-ci s'illuminait d'une couleur bleuâtre. Shoujo, Soru et Sorajiro firent de même. Une intense lumière émanait de l'espèce de tatouage avant de disparaître avec leurs utilisateurs. Le plus rapide... Chemin du retour.

MessageSujet: Re: Des plantes au pays des rivières   Ven 8 Avr - 14:38

Intervention MJ a écrit:
Raison 1 : Kumo n'a pas besoin que des gens décident de partir d'eux-même pour obtenir des denrées. L'hopital possède toute une réserve s'il est réellement question du village et dispose d'un réseau de fournisseurs et de shinobi agréés pour en chercher si nécessaire. La recherche de denrées pour le village ne revient pas au premier venu sans raisons.

Raison 2 : Tout n'est pas illégal au Marché Noir... surtout dans le but d'acheter des plantes pour le village.. non, c'est vrai, c'est juste le Marché Noir qui est illégal alors tout le monde se doute bien qu'acheter gentiment des plantes obtenus on ne sait comment ( volés à une quelconque installation shinobi par exemple ? ) ce n'est pas illégal. Voyons, un peu de sérieux deux seconde.

Raison 3 : L'inteprétation du Prêteur. " Loin de moi l'idée de vous croire malhonnête, sachez-le " je le vois vraiment dire ça, être cordiale, et t'offrir même le thé pourquoi pas ? Après tout le Marché Noir n'est pas la zone interdite par excellence où les pires crapules rodent 24 heure sur 24. Non. Les gens y sont d'une amabilité et d'une courtoisie à toute épreuve, c'est à se demander pourquoi les shinobi rechignent à y mettre un pied.

Raison 4 : Une Genin qui se balade au Marché Noir est un acte aussi conceptuel que la raison évoquée par ton PNJ pour sortir du village.

Raison 5 : Premièrement, tu nous fais la demande d'emprunt de 8.900 £ puis quelques jours plus tard tu reviens sur ta décision et demande 11.900 £ et je suppose donc que pour arrondir tu as décidé de finir à 12.000 £. Pardonne-moi mais t'es-tu rendu compte un seul instant que tu demandais beaucoup plus que le double de l'argent qui dort dans les caisses de ton village ? Je pense que non.

Raison 6 : Tu empruntes de l'argent sale ( en réalité que tu n'aurais jamais pu emprunter au Marché Noir, on ne prête pas à une fille qu'on a jamais vu dans les parrages ) et tu oses peut-être croire que tu reviendrais avec cet argent à Kumo pour y acheter des infrastructures ? Es-tu seulement au courant que le village te reverse une paye chaque mois et qu'il sait pertinemment ce qu'il te donne et ce que tu dépenses. Et donc que si tu te retrouves avec des infrastructures bien au-delà de tes moyens, de tes compétences, et de tout ce qui s'en suit, tu vas te faire attraper toi et ton argent sale ? Il semblerait que non.

    Pourriture et Fraternité


Kurasa – Regarde petit frère, une colombe vient d'atterrir au milieu d'un tas de pourriture et de débris. Ca en est presque touchant.

La voix enrayée de Kurasa Renge perça le silence de la petite pièce dans laquelle lui et son frère jumeau avaient élu domicile. Assit au bord de la seule fenêtre, Kurasa porta l'index et le majeur de sa main droite à sa bouche. Il les enduisit de salive puis les amena contre le verre pour le débarrasser de sa crasse en un cercle plus ou moins parfait. Il bascula ensuite lentement vers l'avant et cola le bout de son nez aquilin contre la vitre. Ses petits yeux marron se posèrent sur la silhouette féminine qui se déplaçait dans la rue en contrebas. Un éclair traversa son regard et sa langue claqua avec avidité contre ses lèvres. Il mourrait de faim et la vue de cette chair juteuse et fraîche l'aguichait au plus haut point.

Fuketsu – Tu divagues, comme toujours.

Le sourire de Kurasa s'agrandit. Il se recula théâtralement et invita son frère à constater par lui-même en moulinant des bras. Fuketsu fit grincer le lit en se levant et craquer le parquet en marchant. Avec d'avantage de retenu, il se pencha pour regarder à travers le cercle dessiner par son frère et s'étonna de voir une si jeune femme arpentée les rues du Marché Noir sans craindre pour sa vie, ou tout du moins pour son corps.

Fuketsu – Il semble que je sois contrains de réviser mon jugement.

Kurasa applaudit et dégaine son katana dans la foulée pour en caresser le métal froid du bout de la langue. Fuketsu observa la scène d'un oeil froid, presque sans vie. Le temps avait eu raison de sa sensibilité. Il ne souffrait plus de la folie de son frère, mais s'en servait comme force depuis que leurs pas les avaient poussé loin de Kiri. Lui et son frère jumeau étaient ce qu'on appelait communément des démons. Ou en tout cas était-ce le nom que les kiréens donnaient à tous les individus qui trahissaient leur confiance avec un sourire énigmatique en guise de signature. En tous bons démons qu'ils étaient, ils avaient erré dans le monde à la recherche d'un quelconque pouvoir perdu avant de céder à leurs pulsions meurtrières et se mêler aux ombres de Suigara pour les assouvir. Cela prenait la forme de quelques contrats juteux, parfois de meurtres exécutés de sang-froid pour un regard mal placé ou simplement parce que leur désir de tuer se faisait trop insistant.

Aujourd'hui, Kurasa sentait une nouvelle proie habiter son cœur et ses pensées ; une jeune femme loin de savoir qu'elle avait tapé dans l’œil du pire monstre de froideur que Kiri ait enfanté.

Kurasa – Petit frère, ma lame la réclame et mon cœur saigne à l'idée de la voir se volatiliser.

Fuketsu savait par expérience que le désir de son frère ne se résoudrait que par un bain de sang. Tournant son regard vers la fenêtre, il nota que la jeune femme entrait dans l'établissement du prêteur. Sans un sourire, sans la moindre satisfaction, Fuketsu commençait à se dire qu'en plus d'aider son frère à calmer ses pulsions, il aurait peut-être une occasion de ramasser quelques billets de couleur.

Fuketsu – Elle vient d'entrer chez le prêteur.

Kurasa entraîna sa lame à fendre l'air de la pièce.

Fuketsu – N'abîmes pas le mobilier.

Kurasa stoppa net son mouvement et ramena le katana dans son fourreau. Il resta droit comme un i et se mit à observer un coin de la pièce, comme si une araignée juteuse venait d'y faire son apparition.

Kurasa – Sortons la cueillir petit frère. Je veux plier cette fleur entre mes doigts, sentir son corps s'enflammer une dernière fois sous ma force.

Fuketsu posa la main gauche sur la poignée de son épée. Il savait qu'il ne servait à rien de faire attention son frère, que cela ne ferait qu'intensifier son malaise et qu'il n'en deviendrait que plus incontrôlable. Il gardait pourtant en mémoire qu'en ces lieux il n'existait qu'un seul pas entre le statut de proie et celui de victime. Comme d'autres, ils étaient recherchés par toute sorte d'individus et rien ne lui assurait que ces mêmes individus ne leur barreraient pas la route s'ils quittaient cette chambre.

Fuketsu – Tu es certain de ce que tu veux ? Nous sommes peut-être surveillés à l'heure qu'il est.

Le sourire de Kurasa s'effaça soudainement.

Kurasa – Qu'ils viennent petit frère, qu'ils viennent et je les briserais.

Fuketsu acquiesça sobrement et les deux ames se téléportèrent au moment où la jeune femme quittait l'établissement du prêteur.

Une triste mélodie embauma la rue. Kurasa et Fuketsu se tenaient côté à côté, leur longue chevelure de jais voguant au vent. Par moment, le bandeau rayé de Kiri se dévoilait le long de leur front. Kurasa tenait une boite musicale dans la main droite. Fuketsu conservait les yeux fermés, la main gauche toujours en appuis sur la garde de son katana. Lorsque la mélodie s'arrêta, la langue de Kurasa claqua contre ses lèvres et son regard s'illumina en croisant le regard de la jeune femme.

Kurasa – Ma lame réclame ton sang.. petite colombe..

-> Combat RPG, Duel à Risque. Actions à envoyer à Liori Satsubatsu.

MessageSujet: Re: Des plantes au pays des rivières   Ven 8 Avr - 20:46

Action 1 a écrit:
Kurasa et Seiki bénéficient de la même vitesse d'action. Kurasa se téléporte derrière Seiki via un Shûmpo de haut niveau (-80MP) et la frappe dans le dos. La genin avait anticipé l'action est arrive à se retirer du corps à corps grâce à une permutation, qui la laisse indemne de l'attaque subis. (-32MP)

Note : Action de réserve de Seiki. Elle se retrouve téléporter hors du corps à corps.

Action 2 a écrit:
Kurasa engage le corps à corps, mais Seiki s'enfuit au même moment.

Action 3 a écrit:
La même manoeuvre est répétée.

Action 4 a écrit:
Encore...

Résumé :

Kurasa :
-HP
-80MP


A distance avec Seiki.

-0HP/-80MP


Seiki :
-HP
-32MP


A distance avec Kurasa.

-0HP/-32MP

En cas de problème, MP Liori Satsubatsu.

MessageSujet: Re: Des plantes au pays des rivières   Ven 8 Avr - 23:31

action 1 a écrit:
Seiki prépare une technique tandis que Kurasa lance une altération combinée sur son adversaire (-70MP). Non content de lui infliger de lourd dommage (-174HP), il entrave aussi ses mouvements.

action 2 a écrit:
Kurasa paye ses entretiens (-100MP), la douleur pulvérise Seiki (-174HP), qui tombe inconsciente avant de terminer sa technique. Kurasa engage le corps à corps.

Explication : Même si vous avez la même initiative, les dégâts que tu reçois correspondent à la phase d'entretiens du tour, qui a lieu avant celle des actions normales. Tu n'as donc pas le temps de relacher ta technique.

Seiki Inconsciente.

action 3 a écrit:
Kurasa paye ses entretiens (-100MP), Seiki souffre (-174HP) et meurt.

Explication : le seuil de -50% des HP max a été atteint.

Résumé :

Kurasa :
-0HP
-270MP


Au corps à corps avec Seiki.

-HP/-350MP


Seiki : Morte.
-522HP
-0MP


Au corps à corps avec Kurasa.

-522Hp/-32MP


MessageSujet: Re: Des plantes au pays des rivières   Ven 15 Avr - 12:15

    Seiki ( Niveau 12 )
    : +20% Bonus Inclus
    : +68 XP

    Kurasa Renge (as Sho)
    : +70% Bonus Inclus
    : +9 XP

    (Arbitre) Lio
    : 7 actions
    : +6 XP

    : L'XP gagné sur ce topic sera ajouté à ton XP de réincarnation Seiki Wink
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