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 Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.

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Soujuu Aisu
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MessageSujet: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Lun 21 Jan - 22:48



La journée suivante se déroula sans accroc. Il avait avancé presque machinalement en direction de la frontière entre Tani et le pays du feu. En effet, tout son esprit était accaparé au discours mentale de la veille. Il n'avait pas cessé de retourner le problème dans tous les sens et si oui ou non, il devait essayer de récupérer ses émotions et rétablir l'équilibre entre lui et son héritage Aisu. Ce dernier sommeillait pour le moment, il avait usé beaucoup d'énergie pour contenir son trop plein d'émotion pour lui expliquer enfin la situation.

D'un coté, vivre toute sa vie sans ne rien ressentir avait du bon. Plus aucune douleur à ce niveau là et il pouvait un peu près tout faire sans se faire arrêter par cette chose qu'on appelle morale.

De l'autre coté, même maintenant, il avait encore du mal à imaginer de vivre sans ressentir de bonheur ou toute ses autres émotions joyeuses qu'il avait délaissé. De plus, il ne serait plus obligé de supporter sa présence. Enfin libéré de ces émotions parasites, son colocataire spirituel se perdrait de nouveau en lui et il ne le sentirait plus jamais.

Cette dernière pensée l'attirait beaucoup et de toute façon, le fait de ne rien ressentir n'avait eu que comme seul résultat pour le moment d'avoir tué une petite fille innocente pas plus tard que la veille... Et il était un peu près certain que l'ancien Soujuu n'aurait jamais fait ça !

En fait, il ne savait plus grand chose de ce qu'il avait été avant. Il n'arrivait plus à concevoir ce qui avait traversé son esprit durant ces moments tragiques. Un peu comme s'il regardait ses souvenirs au travers d'une vitre embuée.

Il interrompit son flot de questionnement incessant quand il arriva à la fin de l'interminable bande montagneuse qui marquait la fin du pays de Tani. Il était maintenant face à une forêt plus ou moins dense ponctuée par quelques clairières et ruisseaux. Un charmant endroit regorgeant de vie et donc de viande, il n'aurait aucun problème à vivre là. Mais son objectif était d'aller encore plus loin et ne devait donc pas s'attarder dans ce lieu à l'aspect bucolique.

Il choisit ce moment pour rouvrir la discussion forte intéressante qu'il avait avec l'esprit Aisu. D'habitude, c'était Elle qui commençait à parler et il ne savait pas trop comment s'y prendre.

[Soujuu] - « … »

Après mûre réflexion, il ne savait même pas comment l'appeler. Elle ne lui avait pas donné de nom, de titre ni même ce qu'Elle était vraiment. Mais il finit par trouver la méthode parfaite.

[Soujuu] - « Pardon, tu es réveillé ? »

[Elle] - « Je ne dors que d'un œil. Tu veux connaître le moyen de retrouver tes émotions ? »

[Soujuu] - « Oui, je pense que c'est la meilleur des solutions...pour nous deux. »

[Elle] - « Soit... la méthode pour te redonner tes émotions n'est pas très compliquée, tu n'auras même rien à faire. Seulement... »

[Soujuu] - «  Seulement quoi? »


[Elle] - « Seulement... comme je te l'ai déjà dit, l'expérience pourrait t'être terriblement douloureux... à tout niveaux. Je veux être sûr que tu prennes consciences des risques que tu encours. Ton esprit pourrait être brisé à jamais ou tu deviendrais simplement fou. Tes anciennes émotions sont ancrées en moi depuis beaucoup trop de temps, je ne serais pas capable de choisir ce que je te redonne. Je peux simplement t'en donner une fraction... mais même une infime portion peut déjà avoir des conséquences énormes. Donc, je te repose la question une dernière fois. Veux-tu commencer à récupérer ce qui t'appartenais autrefois ? »

[Soujuu] - « Oui, peu importe les risques, tant que je ne le ferais pas, je resterais... incomplet. Il me faut récupérer cette partie en moi et l'accepter. »

[Elle] - « Bien. Essaye de trouver un endroit calme pour faire l'échange. La moindre distraction pourrait perturber le processus donc trouve un endroit le plus éloigné possible du moindre village. Il me faudrait une bonne heure pour me préparer et rassembler mon énergie. Profite de ce moment pour trouver l'endroit parfait. »

Il obéit donc à la voix qui parlait dans sa tête et entreprit d'escalader un arbre pour obtenir une meilleur vue de la région. La forêt l'entourait entièrement, seules quelques clairières ponctuaient cette mer d'arbre qu'il pouvait pratiquement voir à perte de vue. Toutefois, des nuages de fumées apparaissaient ci et là, témoins de la présence d'humain dans les parages. Des zones qu'il devait éviter à tout prix.

Il passa l'heure suivante à éviter les villages, camps de forgerons et autres endroits où les hommes pouvaient pulluler. Ce qui le mena bien plus au nord qu'il ne l'aurait voulu. Rien de dérangeant, il était encore très loin de Konoha et ces chances de croiser un shinobi du pays du feu restaient mince mais le risque zéro n'existait pas dans ces cas là.

[Elle] - « C'est le moment ! Il te reste une minute pour trouver la meilleur place. »

Il se dépêcha du mieux qu'il peut mais il du s'arrêter immédiatement sous l'impulsion de l'esprit Aisu. Il se trouvait au beau milieu d'une clairière. Il était à découvert mais les animaux évitaient ce genre d'endroit où ils n'avaient aucun endroit pour se camoufler. De plus, le plus proche village était à plus d'un kilomètre de là où il se trouvait. Loin d'être le meilleur endroit pour être tranquille mais çà aurait pu être pire.

[Elle] - « Ne bouge plus ! Voilà. Il faut que tu sois le plus calme possible. Ne penser à rien de particulier. Fixe ton regard sur quelque chose de banale comme une pierre par exemple. Laisse la surface des Eaux de ton esprit aussi lisse qu'un lac. Tu dois laisser couler les émotions dans ton esprit, ce ne sont que de simples gouttes d'eau parmi tant d'autres. Tu ne dois pas y faire attention, laisse les glisser tranquillement et rejoindre leur place habituelle. Ce ne sont pas des intrus, juste des vieilles amies qui n'ont jamais eu pour but de te faire mal. Voilà. Comme ça... »

Tout en distillant ses conseils, elles laissaient échapper les émotions lentement, au rythme de ses paroles rassurantes... Il se sentait apaisé... Les paroles de l'esprit trouvaient écho dans son cœur et il se laissait bercé par elle... Un peu comme une mère berce son enfant tout en lui chantant une chanson douce comme seule une maman est capable de le faire... Comme une maman...

Pas comme sa maman justement... Il ne se souvenait pas que sa mère l'ai bercée une seule fois dans ses bras... Pas comme sa mère qui est morte maintenant.... Morte comme son grand-père... Morte comme... Morte comme Maï... Non il ne doit pas toucher à ces souvenirs là ! Il ne doit pas... Il ne peux pas.... mais... mais Maï a été sa seule et unique amie alors qu'il se trouvait dans le village qui avait conduit à la mort du reste de sa famille.... Ils étaient tous morts.

Morts comme Maï... tuée par son propre katana à cause de la trahison d'un de ses coéquipier. Pourquoi ? Pourquoi ! POURQUOI ! Il ne doit pas tomber là-dedans ! Il ne veut pas, il sait que s'il le fait, son esprit pourrait se briser mais... Il est si faible... Elle lui manque tellement. Il commence déjà à sentir quelque chose. Quelque chose qui remonte dans son esprit, son cœur de plus en plus vite au fur et à mesure qu'il se souvient.

Oui, il se souvient de la trahison de celui qu'il prenait pour un ami. Oui, il se souvient comment cette même personne à probablement conduit au meurtre de son grand-père... Et surtout. Il se souvient comment une autre personne à trahi sa confiance, celle de son propre village et tous cela pour quoi ? Pour sa petite personne. Il se souvient maintenant.... d'un regard... du dernier regard que Maï lui a adressé avant de mourir !

Le sang bat dans ses tempes plus fort qu'il ne l'aurait jamais cru possible. Plus que cette impression, une douleur lui prend au crâne. Une douleur immense, il arrive encore à percevoir qu'Elle essaye de lui dire quelque chose mais il ne comprend rien. Il ne comprend plus rien. Tout n'est que douleur. Il revoit en boucle la mort de Maï comme s'il était de nouveau pris par un Genjutsu démoniaque.

Pendant ce temps, son esprit essaye de faire le tri des émotions mais ne peut rien faire face au flots des souvenirs douloureux qui l'assaillent en continu. Il est complètement débordé contre un tel torrent. L'esprit Aisu à ,lui, arrêté l'échange mais est tout aussi impuissant. Il ne peut que regarder l'esprit de son hôte se consumer de lui-même sans pouvoir faire quoique se soit.

Mais quelque chose arriva, une autre sensation le prit. Une chose qui arriva même à lui faire oublier un temps l'effroyable douleur qui lui faisait souffrir le martyr. La haine. Il avait oublié à quel point ce sentiment pouvait être horrible. Il n'avait qu'une envie, reporter toute cette haine qu'il avait en lui sur quelqu'un ou quelque chose. Il n'était plus que haine et douleur.

C'est à ce moment là que choisit une personne pour pénétrer dans la clairière. Une personne plutôt massive qui devait dégager une aura intimidante. Mais pour le coup, elle semblait fuir quelqu'un ou quelque chose. Il courait vite mais ralentit à la vue du Nukenin, parfaitement immobile au beau milieu d'une clairière. Mais, il avait apparemment du juger qu'il était inoffensif et repris de plus belle sa course.

Le considérait comme étant inoffensif fut sa dernière erreur de la journée. C'est vrai qu'il ne bougeait pas et que son regard était aussi vide et inexpressif que pouvait le regard d'une pierre mais s'il avait pris plus de temps de l'observer, il aurait peut-être remarqué cette aura de haine qui commençait à se développer autour de Soujuu.

Ce dernier, dans sa douleur, fut ravi malgré lui. Il avait trouve la chose sur laquelle il allait décharger sa haine. Au moment où la personne arriva à sa hauteur, il invoqua une lame de givre plus rapidement qu'il ne l'avait encore jamais fait pour transpercer directement le cœur du fuyard. Trop rapide. Beaucoup trop rapide pour calmer la douleur qui l'enserrait. Cet homme aurait du esquiver l'attaque mais en rejetant le cadavre sur le sol, il ne put que constater qu'il avait déjà été blessée. Ce qui expliquait pourquoi il n'avait pas eu le réflexe d'éviter le coup mortel.

Il ne lui restait plus qu'une chose à faire pour expier sa haine, sa colère. Il regarda une nouvelle fois le cadavre mais cette fois, il n'avait qu'une et une seule envie : le détruire ! Détruire tout ce qui faisait que ce corps ressemblait encore à un être humain. Il voulait le réduire en charpie, en bouillie, lacérer sa chair, broyer ses os. Mais quelque chose lui en empêcha. L'arrivée de celui... ou plutôt celle qui le poursuivait...

Hana Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Mar 22 Jan - 20:09

Spoiler:
 

Il aurait été vain d’essayer de faire croire à qui ce soit que Sei avait frappé trois coups secs à la porte d’Hana, puis avait attendu là, sur le perron, qu’on vienne lui ouvrir. Non, ça ne ressemblait vraiment pas à Sei de patienter plusieurs minutes parce qu’une genin ne se préparait pas assez vite. Aussi préféra-t-il ouvrir directement la porte et entrer dans la maison. Il était déjà venu une fois aussi ne fut-ce pas difficile pour lui de retrouver le chemin de la cuisine. Il écarta du pied un tabouret et s’y laissa tomber. Quelques instants plus tard, Hana, l’air encore vaguement endormie, descendit l’escalier, pénétra dans la cuisine… et poussa un hurlement.

Hana – Vous m’avez foutu une trouille pas possible !


Sei – J’ai vu ça…

Hana – Qu‘est ce que faites là ?


Sei – J’ai vu de la lumière, je suis rentré.

Hana - …


Sei – J’aurais aussi pu attendre dehors, mais je me suis dis que tu m’aurais de toute façon invité à entrer, et qu’on gagnerait du temps si je rentrais de moi même, c’est tout. Rien de bien méchant. Tu veux du café ? Je crois qu’il y en a sur le feu…

Hana – Oui, c’est moi qui l’ai préparé, merci…, répondit-elle d’un air irrité. Et en règle générale, on n’entre pas chez les gens sans prévenir.


Sei – Hum, j’y penserais. T’es prête alors ?

Hana – Il est huit heures. On avait rendez vous à neuf heures. Donc non, je ne suis pas prête.

Sei – Mauvaise réponse.

Hana – Quoi encore ? C’est quoi la grande leçon du jour ? Une kunoichi doit toujours être prête ?


Sei – Yep… Tu me mettrais un peu de café ?

Hana prit un bol qui traînait sur une étagère et le remplit de café fumant. Lorsqu’elle le posa le posa devant son maître, elle était tellement énervée qu’elle en renversa la moitié.

Hana – Et vous, vous êtes toujours prêts alors ?


Sei – Toujours, répondit-il en soufflant sur son café.

Hana – Ca m’étonnerait…


Sei – Amuse toi à débouler dans mon dos en criant « bouh ! » si tu as un doute, mais il ne faudra pas que tu viennes te plaindre si ton cerveau te coule un peu entre les oreilles.

Hana éclata de rire. Elle ne pouvait s’en empêcher. Sei avait beau être insupportable, mal aimable, et particulièrement fier de l’être, il la faisait rire. Et il était efficace. Elle avait appris deux jours auparavant une technique de rang C en un temps record. L’attention de Hana diminua un peu à mesure que l’image du Kumaro lui revenait en tête. D’après ce qu’elle avait entendu, son ancien professeur avait annoncé qu’il mettait définitivement fin à sa carrière de shinobi. Elle haussa les épaules. C’était peut-être vrai après tout…

Sei – Dis moi Hana, étant donné que ton prof est là et que tu n’es toujours pas prête, tu comptes rester debout dans ta cuisine pendant deux heures, ou filer te préparer ?

Hana devint écarlate et, sans prendre la peine de répondre, courut à l’étage, d’où elle redescendit, une dizaine de minutes plus tard, pas aussi soignée qu’elle l’aurait voulue mais au moins correctement équipée.

Sei – Mieux. On a une longue journée aujourd’hui, on ferait mieux de s’y mettre tout de suite. Enfin… Tu as une longue journée aujourd’hui.

Hana – C’est quoi le programme ?


Sei – Mission de rang D qui t’amènera hors du village.

La jeune Uchiha ne répondit pas. L’idée de l’emballait absolument pas : la dernière fois qu’elle était sortie de l’enceinte du village, quelqu’un était mort.

Sei – Je sais que ça t’amuse pas, mais y a pas le choix. T’es aux ordres de Konoha, je sais pas si tu te souviens.

Hana – Je sais, je sais… Je pensais juste avoir encore un peu… de temps…

Sei – Du temps ? Tu as eu dix fois assez de temps. Ils t’ont laissé de te reposer plusieurs semaines, et c’est très gentil, très mignon de leur part. Je t’aurais laissé trois jours, moi.

Hana – … Et c’est quoi cette mission ?


Sei – De la routine. Un village à un jour de route d’ici… Il y a eu un meurtre. Très probablement une rixe entre ivrogne. Tu dois juste y aller, les écouter en faisant mine de prendre des notes et revenir ici nous faire ton rapport. Si, comme on le pense, c’est une affaire civile, le Daimyo enverra un enquêteur. Si à notre très grande surprise, il y a un shinobi impliqué là dedans, le Hokage enverra une escouade de Chuunin. Mais franchement… Chaque fois qu’un de ces bouseux glisse dans une flaque d’eau, il court à Konoha prévenir que Kiri attaque, donc ne t’en fais pas trop.

Hana – Vous ne venez pas ?


Sei – Non. Déjà parce que Konoha n’a pas les moyens d’envoyer un Chuunin sur chaque mission de rang D qui passe… Et ensuite parce que j’ai ramé pour devenir Chuunin, et c’est pas pour continuer à me farcir des rangs D. Le jour où t’arriveras à te faire attribuer un rang B, à l’extrême limite C, je viendrais peut-être…

Hana – Hé ! J’ai déjà fait un rang C !


Sei – Oui, rappelle moi déjà, tu as du affronter quoi ? Ah oui… Deux gamins de huit ans qui jouaient avec des pétards.

Hana fit un signe de la main comme pour repousser la phrase de Sei.

Hana – Bon, on… je … pars quand ?


Sei – Dès que possible, mais d’abord je voudrais te montrer te dire quelque chose.

Hana – Quoi ?


Sei – Une mission de rang D qui se trouve à un jour d’ici, ça fait au moins deux jours d’absence, plutôt trois en comptant le temps où tu restera là bas. Et mettons quatre pour d’éventuels retards. Quatre jours pendant laquelle tu vas te la couler douce …

Hana – Je serais en mission quand même…


Sei – Une ballade, je te dis… Donc je vais quand même te filer de quoi bosser en chemin… Faudrait pas que tu perdes la main, si tu vois ce que je veux dire…

Hana – Et qu’est-ce que je devrais faire ?


Sei – T’entraîner. L’autre jour, tu es parvenue à maîtriser l’Amnésie, c’est parfait. Maintenant, il faut que tu arrives à lancer la technique « Lobotomie ». C’est la deuxième étape. Fais pas cette tête, c’est du rang C, la routine. Par contre tu seras toute seule pour apprendre à la lancer. Ca veut dire que tu mettras plus de temps…

Hana – Et que personne ne passera son après midi à m’envoyer des décharges mentales particulièrement douloureuses.

Sei – Dis ce que tu veux, ça a été efficace.

Lorsque l’avant veille, Sei avait entrepris d’apprendre à Hana à lancer Amnésie, il s’était mit en tête de lui lancer des chocs psychiques chaque fois qu’elle échouait.

Sei – Maintenant écoute moi bien, je vais te donner toute la théorie, et tu auras toute la durée de ta mission pour mettre au point la pratique.

***

Hana était partie avant que le village ne s’éveille complètement, et elle adopta tout de suite une vitesse aussi élevée que possible. Elle sautait de branches en branches, passant plus de temps en plein que les pieds sur terre. Elle connaissait bien la région à présent, et elle avançait, sûre de son sens de l’orientation, vers le village où on l’attendait. Tout en avançant – et afin d’éviter de trop repenser à sa dernière mission – Hana se repassa mentalement les consignes de Sei pour parvenir à maîtriser la Lobotomie. Le principe était d’agir dans l’esprit adverse exactement de la même façon que pour l’Amnésie, mais cette fois, il fallait avoir un plus gros contrôle de son attaque mentale : il ne s’agissait pas de priver l’adversaire de quelques techniques au hasard, non, il fallait cette fois choisir parfaitement consciemment les techniques dont on priverait l’adversaire. C’était probablement une des armes les plus utiles et les moins fair-play qui s’offraient aux utilisateurs de genjutsu. Hana n’en avait aucune honte : depuis un moment déjà elle avait compris que les combats de shinobis n’était pas des duels au soleil régis par l’honneur, mais des escarmouches sanglantes et déséquilibrée où le gagnant, loin d’être le plus fort, était le plus rusé. N’ayant pas de cible sous la main pour s’entraîner, Hana songea un moment à ne pas travailler la technique, mais elle n’avait aucune envie de devoir avouer à Sei qu’elle n’avait pas progressé pendant ces quelques jours, aussi se résolut-elle à tenter de trouver les signes qui pourraient composer la technique.
Elle partit pour cela de l’Amnésie, technique après tout particulièrement similaire. L’Amnésie s’incantait par le biais de quatre signes : Chien, Cheval, Rat, Singe. Toute la question était de savoir si la Lobotomie nécessitait un cinquième symbole, s’il fallait modifier leur ordre, ou changer même ces quatre signes là. Pour autant qu’elle en avait compris, la Lobotomie était plus subtile que l’Amnésie, aussi mit-elle de côté les signes les plus offensifs, comme le dragon ou le tigre.

« Allons y on essaye… Je commence ! Rat pour entrer dans l’esprit de l’adversaire. Cheval pour s’y engouffrer à toute vitesse. Chien pour reconnaître la zone à cibler. Singe pour la modifier. Ca me semble bon… »


Tout en continuant d’avancer, elle composa les signes. Rat. Cheval. Chien. Singe. Elle attendit une seconde, puis du reconnaître son échec. Elle ne ressentait pas en effet la familière impression de puissance que laissait dans ses bras et son crâne une composition réussie.

« Merde. Il va falloir changer… Mais quoi ? Tous les signes semblaient bons. Peut-être devait-elle en rajouter un ? Mais lequel ? Et ou ? »


La réponse lui vint presque immédiatement :

« Je suis décidément trop stupide… Je suis partie sur de mauvais signes. L’Amnésie est un choc psychique, pas une illusion… Alors… Lequel est de trop ? Facile, j’imagine… Le cheval… Rien à faire dans une illusion celui là… Mais lequel mettre à sa place ? Peut-être… Oui… Le serpent… Ca pourrait marcher… Essayons … »


Une nouvelle fois, ses mains se joignirent en formant d’étranges figures. Rat. Serpent. Chien. Singe. Cette fois encore, rien n’arriva. Hana était déçue, elle avait vraiment cru être arrivé à quelque chose.

« Ca ne doit pas être le serpent alors… Quoi d’autre, quoi d’autre ? … Il faut que j’essaye le lièvre. En fait, le lièvre est même plus logique que le serpent… Aller, nouvel essai… »


Cette fois, ce il y eut du progrès. Pas de la réussite, certes, du moins pas encore, mais du progrès, oui, c’était incontestable. A peine eut-elle terminé de composer le symbole du singe qu’elle sentit le chakra s’agiter en elle, comme si cette énergie avait sa volonté propre et qu’elle souhaitait sortir d’elle même… Mais Hana ne pouvait se permettre de le faire. Les gestes n’étaient pas encore bons. L’ordre devait encore être changé.

« Le rat pour entrer dans son esprit… Le lièvre pours s’y cacher… Le chien pour trouver la cible et le singe pour modifier… Alors qu’est-ce qui cloche ? Voyons… Je dois… Mais oui ! Je dois agir sur la durée ! Je dois maintenir mon adversaire sous la coupe de mon illusion ! Donc… Le Lièvre doit clôturer ma technique, et pas être en plein milieu ! »


Excitée, persuadée d’avoir enfin trouvé la solution, elle composa en vitesse les symboles et … La genin eut un large sourire. Elle y était arrivée. Elle avait trouvé les signes. A présent, il lui fallait des cibles sur lesquelles s’entraîner, et elle pourrait maîtriser parfaitement la Lobotomie. Hana éclata d’un rire sonore qui résonna parmi les arbres. Elle était fière.

***

La genin arriva au village quelques heures avant la tombée de la nuit. A son arrivée, les villageois étaient tous rassemblés dans la maison centrale – la seule de toutes à être construite en dur. Les rues et les autres bâtiments étaient tous vides. Etonnée, Hana se dirigea à grands pas vers la salle commune, et frappe trois grands coups contre la porte. Il y eut du remue-ménage à l’intérieur, et, après quelques instants d’attente à écouter le brouhaha qui s’élevait de l’intérieur, la porte s’ouvrit enfin sur un homme d’une soixantaine d’année.

L’homme – Qui… qui êtes vous ?, demanda-t-il d’un aura apeuré.

Hana – Hana, du clan Uchiha, genin du village de Konoha. On m’a envoyé ici pour enquêter sur un cambriolage, répondit-elle en désignant le bandeau du village qu’elle portait à la taille.


L’homme sembla soulagé, et la laissa entrer.

L’homme – Je suis désolé de m’être méfié, mais nous sommes tous inquiets depuis quelques temps… Je suis Tadauchi, le chef de ce village.

Puis il se tourna vers la petite foule rassemblée là, et annonça d’une voix forte :

Tadauchi – C’est l’envoyée de Konoha !

Il y eut un soupir de soulagement général, brisé seulement par quelques claquement de langues irrités lancés par ceux qui trouvaient Hana un peu trop…

« Elle ? C’est une gamine ! Comment est-ce qu’elle est censé nous aider ? »

« Konoha n’en a rien à faire de nous pour nous envoyer ça… »

Hana tâcha de ne pas s’énerver – ni céder à la tentation de faire étalage de ses pouvoirs. Elle se contenta simplement de demander d’une voix forte :

Hana – Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qui se passe dans ce village ?


Tadauchi – C’est que…Il y a trois jours… il y a eu un mort… Un meurtre en fait…

Hana – Ca j’avais cru comprendre. Ce que je comprend moins, c’est pourquoi vous avez fait appel à Konoha.


Tadauchi – Le tueur… C’était un … quelqu’un comme vous...

Hana – Un shinobi ? Hum… Ce serait quand même particulièrement étonnant. Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

Tadauchi – Vous ne nous croyez pas ?

Hana – Je n’ai pas dis ça ! Simplement, reconnaissez qu’on imagine difficilement un ninja venir jusqu’à ce… coin paumé – pas d’offense – simplement pour tuer un villageois ! Le Quartier Général doute aussi, c’est pourquoi il m’a envoyé moi faire un premier rapport. Je vais rester là le temps de me faire une idée, puis je rentrerais à Konoha, et on vous enverra une escouade adaptée.


Tadauchi – Vous n’allez pas nous aider, donc…

Hana - … Bon, si vous me racontiez ce qui s’est passé, hein ?

Tadauchi – Il y a trois jours, un homme est arrivé au village. Il était particulièrement blessé. Il a demandé de l’aide, alors on a commencé à le soigner… Le soir, on l’a laissé se reposer et on a laissé un homme avec lui pour le surveiller un peu vous comprenez.

Sa voix se fit plus faible.

Tadauchi – Le lendemain, le guetteur était mort, et l’inconnu était parti…

Hana – Hum… Et… Comment votre homme est-il mort ?


Tadauchi – Je serais bien incapable de vous le dire : il n’a aucune trace de blessure, c’est pour ça qu’on a pensé que c’était quelqu’un de chez vous…

Hana – A vue de nez, c’est vrai que ça ressemble à un genjutsu… Le problème, c’est que ça va être dur de récupérer l’agresseur dans cette foret…


Tadauchi – Peut-être pas… Il était très blessé… Peut-être même qu’il est déjà mort …

Hana commençait à se demander si cette histoire n’était pas, encore une fois, un peu grosse pour elle. Si vraiment un nuke-nin était impliqué dans l’affaire, elle ne pouvait pas se permettre de se jeter la tête la première sur ses traces…

Hana – Ecoutez, je vous crois, d’accord. C’est vrai que, d’après ce que vous me dites, on dirait qu’un shinobi est mêlé à l’affaire. Alors je vais noter toutes les informations que vous pourriez me donner, rentrer à toute vitesse à Konoha, et on va vous envoyer des hommes spécialistes de la traque qui pourront retrouver et arrêter l’agresseur, d’accord ? Bien… Pour information, est-ce que par hasard vous avez une idée de la direction dans laquelle il est parti ?


Tadauchi semblait s’être considérablement détendu depuis la promesse faite par Hana d’aller chercher des renforts. Qui plus est, l’idée que ces renforts soient des hommes et non une fillette le rassurait énormément.

Tadauchi – On n’a pas suivi sa trace longtemps… Si on l’avait retrouvé, ça n’aurait servi à rien… Mes les traces partaient vers le sud…

Hana – Vers le sud… Très bien… Et … Vous pourriez me le décrire ? Cet homme ?


Tadauchi – Hum… Plutôt grand… Assez costaud. Le genre qui en impose quoi… donnait pas vraiment envie de le contrarier si vous voyez ce que je veux dire…

Hana – Grand et costaud…, soupira-t-elle, en tâchant de ne pas penser à la tête que ferait Sei quand elle décrirait ainsi l’agresseur. Autre chose ?


Tadauchi – Oui…, sa voix se brisa à nouveau, comme s’il craignait ce qu’il allait dire. Oui… Il avait une voix étrange…

Hana – Une voix … ?

Son cœur se figea un instant dans sa poitrine. Se pouvait-il que … ?

Tadauchi – Une voix rauque… et douce à la fois… Très impressionnante en fait… On aurait dit… je sais que c’est idiot, mais on en a tous parlé, et on a tous eu la même impression… Il avait une voix de fumée.

Hana laissa tomber le carnet sur lequel elle prenait des notes. Sans réfléchir, elle sorti du village sans dire un mot aux habitants, et se dirigea droit vers le sud.

Une voix de fumée…

Elle ne connaissait qu’une seule personne avec une voix décrite de cette façon…

Aussi incroyable que ça paraisse, elle avait retrouvé Toru, le deuxième des nuke nin à avoir attaqué son équipe.

***

Il était rare que Hana soit aussi consciente d’être en train quelque chose d’extrêmement stupide et dangereux. Tout en elle lui hurlait de faire demi tour, de rentrer immédiatement à Konoha, et de prévenir les autorités. Alors, un groupe de chuunins, voire de juunins, viendraient s’occuper de Toru et l’arrêteraient sans lui laisser la moindre chance. Oui, c’était vraiment ce qu’elle aurait du faire. Mais elle n’y arrivait pas. Pas moyen de s’arrêter, elle suivit la piste des heures durant, se rendant à peine compte de l’extrême confusion dans laquelle elle était plongée.

« Il faut que tu rentres ! »
« Si je rentre il vas s’échapper ! »
« Si tu le trouve il va te te tuer ! »
« Si je le trouve, c’est moi qui vais le tuer ! »
« Si tu le tues, c’est une grande source d’information qui disparaît ! »
« Si je ne le tue pas, je m’en voudrais toute ma vie. »
« Si tu y vas, toute ta vie sera extrêmement courte… »
« De toutes façons, il y a toutes les chances du monde pour qu’il ne soit pas là… »
« Alors pourquoi tu y vas ? »
« Parce que s’il était aussi blessé que les villageois avaient l’air de le dire, il risque de mourir avant d’avoir pu dire quoi que ce soit ! »

Cette dernière idée sembla suffisamment sensée pour que la genin puisse se convaincre elle même de continuer. La piste qu’elle suivait datait de quelques jours, mais elle gardait bon espoir de retrouver Toru : le temps avait été sec et beau, et la piste était encore et excellent état. De plus, elle avait plusieurs fois repéré de petites flaques de sang.

« Qui est-ce qui t’as mis dans un état pareil, Toru ? »

Enfin, au bout de quelques heures à peine, elle sut qu’elle l’avait trouvé : les traces disparaissaient dans une petite caverne obscure, et Toru devait encore s’y trouver. Bien que le nuke nin soit assez grièvement blessé, il était néanmoins impératif pour Hana de rester sur ses gardes : ce n’était pas un débutant et, même dans son état, il était capable de se révéler dangereux. Hana prépara un shuriken, et amorça sa descente dans la caverne. Avant d’y entrer complètement cependant, elle rabattit son armure par dessus son bandeau de Konoha, et dissimula sous son col son foulard marqué du sceau des Uchiha. Ce n’était pas le peine de s’identifier si vite. L’intérieur de la grotte était humide et froid, et les rares rayons de soleil qui parvenaient à y entrer étaient loin d’être suffisants pour éclairer la caverne convenablement. Hana, qui commençait à éprouver une douloureuse sensation d’angoisse, fouilla du regard les environs. Nulle trace de Toru. Soudain, un mouvement sur sa droite attira son regard. Elle n’eut que le temps de se jeter au sol pour éviter les trois kunaïs qui avaient jaillis de l’obscurité. Profitant de son couvert, Hana essaya de gagner un peu de temps.

« Merde je ne pensais vraiment pas qu’il serait encore vivant, cet enfoiré… »


Hana – Toru ! Arrête !


La voix étrange et inquiétante de Toru lui répondit, exagérée mille fois par l’écho de la caverne.

Toru – Qu’est-ce que tu me veux ? Tu es qui ?

Hana – Tu ne te souviens pas de moi, Toru ? Pourtant on s’est croisé récemment.


Toru – Ah ! Je me souviens de toi maintenant. Tu es venue mourir comme ton ami ?

Hana – Konoha sait que tu es ici, Toru. Dans quelques instants, la caverne va être envahie par les juunins. C’est comme ça que tu veux mourir ?


Toru – Ma raconte pas de connerie. Si c’était vrai, il n’aurait pas envoyé une genin en première ligne.

Hana rampa, toujours dissimulée derrière une faille rocheuse. D’où venait la voix ? Il fallait qu’elle le repère !

Hana – Je suis venu sans qu’ils le sachent, je voulais te parler.


Toru – Me parler ?

Hana – Toru, si les juunins chargent tu vas être abattus en quelques instants. Je voulais te parler. L’autre jour dans la forêt, tu as parlé d’une mission ! Qui est ton commanditaire ?


Toru – Bien… Bien essayé, petite… Mais je crois que tu mens…, répondit Toru, qui semblait être particulièrement affaibli.

Hana – Qui t’as blessé comme ça, Toru ?


Toru ne répondit pas. D’un coup, il se redressa et composa une série de signe. Hana n’eut pas le temps de réagir et fut frappée de plein fouet par le genjutsu du Nuke nin, et elle tomba à la renverse. Alors qu’elle se redressait, elle vit Toru s’enfuir en boitant. Elle voulut courir à sa poursuite, mais, toujours sous l’emprise de l’illusion, elle sentait ses jambes trembler. « Merde » songea-t-elle, avant de boiter elle aussi derrière le déserteur. La scène était surréaliste. Loin des images héroïque de course poursuite dans les bois. Le déserteur, affaiblis par des jours passés dans la nature avec une large plaie au torse, manquait de s’effondrer à chaque pas, tandis que Hana, distancée à cause de genjutsu, s’agrippait à chaque arbre pour reprendre son équilibre. Des heures durant, épuisés, à bout, ils se pressèrent ainsi parmi les arbres, parfois à quelques mètres l’un de l’autre, parfois dix fois plus loin.
Lorsque le soleil commença à se lever, Hana perdit de vue Toru. Elle mit ensuite plusieurs précieuses minutes à retrouver sa trace. Lorsque, enfin, elle parvint à se remettre sur sa piste, une surprise de taille l’attendait. La piste conduisait droit vers une clairière. Au centre se trouvait un corps sans vie que Hana reconnut comme étant celui de Toru. Estomaquée, elle se tourna ensuite vers la seule autre personne présente.

C’était un jeune homme, vêtu pour la guerre, armé.

Hana ne mit pas longtemps à comprendre qu’il avait tué Toru, mais il lui fallut quelques instants supplémentaires pour saisir que le nouveau venu comptait lui faire subir le même sort. Epuisée, hors d’haleine, Hana recula de quelques pas – et eut la bonne surprise de voir que le genjutsu qui la bridait était à présent terminé, ce qui semblait plutôt logique maintenant que Toru était mort. La jeune Uchiha savait qu’elle n’était pas en état de se battre. A tout hasard, espérant malgré tout que ça suffirait à le calmer, elle montra du doigt le bandeau de Konoha qu’elle portait à la ceinture, et déclara d’une voix aussi calme que possible :

Hana – Je suis Hana, du clan Uchiha, kunoichi de Konoha. Qui es-tu ?

Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Jeu 24 Jan - 1:52

Elle parle. Il le sait. Mais il ne comprend pas le moindre mot. Pas qu'elle parle une langue étrangère, simplement que son cerveau à bien d'autres choses plus importante à faire en ce moment... et cette douleur ! Toujours cette douleur qui lui prenait à la tête sans lui laisser le moindre répit.

Toutefois, il arrive à comprendre quelque chose parmi se brouhaha mentale. Un geste. Elle montre son bandeau attaché à sa taille. Ce n'était pas la façon la plus répandue de le porter parvint-il à penser... Détail à priori anodin mais son esprit fit un travail de rapprochement remarquable pour l'occasion. Il savait qu'il avait déjà vu une personne porter son bandeau ainsi mais qui ? Pourquoi son cerveau arrivait-il à se concentrer pour quelque chose d'aussi futile alors qu'il n'était même plus capable de décrypter le langage humain ?

Il eut un flash. C'était Maï qui le portais, jadis, ainsi. Comment ne l'avait-il pas remarqué plutôt ? L'avait-elle placé ainsi et l'avait même pointé du doigt si effrontément pour le narguer dans sa douleur ? Était-elle une illusion créer par se mélange bouillonnant de souvenirs douloureux et des pires émotions qu'un homme pouvait avoir ? Une très jolie illusion à mieux y regarder.

Toutefois, tout en elle, dans cet état, lui rappelait Maï. C'était stupide bien entendu mais plus il la regardait plus il voyait Maï en elle et plus... il avait envie de la faire disparaître à tout jamais. Il aurait tout fait pour faire partir cette douleur aussi encrée dans son esprit que la mort colle à la peau en temps de guerre.

Voilà. Il avait réussi à déporter toute sa haine sur elle. Il n'était maintenant plus qu'une boule de
rage. Il se prépara à charger pour la réduire en charpie, consolidant instinctivement ses griffes de glaces pour les rendre plus acérés, plus tranchants... plus mortels. Il hurle à la mort en regardant le ciel, comme pour décharger une partie de sa douleur au destin qui l'a rendu ainsi. Il remarqua qu'elle se préparait également à l'assaut, changeant sa posture. C'était futile, il n'avait qu'à la regarder pour comprendre qu'elle était déjà épuisée avant même de combattre.

Il s'élança sur sa cible comme jamais auparavant...
Hana Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Jeu 24 Jan - 20:04

Hana s’était au moins attendue à une réponse, mais la seule réaction de l’individu n’avait pas été particulièrement communicative. Il semblait être dans un état de délire avancée, et regardait Hana de ses yeux violents. Au vu de la facilité avec laquelle il s’était débarrassé de Toru, cela n’augurait rien de bon pour la jeune genin. Elle était épuisée. Toute la nuit, elle avait pourchassée Toru tandis que la veille, elle n’avait fait que voyager et s’entraîner. Elle se sentait presque aussi épuisée que le jour où son senseï l’avait, elle et ses équipiers, laissée seule dans la forêt pendant trois jours pour une simulation de mission. Mais cette fois, ce n’était pas une simulation. Cette fois, le danger était bien réel.
Face à elle, le jeune homme fixa son regard sur le bandeau de Konoha qu’elle pointait. « Bien », songea-t-elle, « ça va peut-être le faire réfléchir ! ». Mais à sa grande horreur, la seule réaction notable qu’elle put observer sur lui fut qu’il sembla plus que jamais sur le point de se jeter sur elle. Le regard de Hana se posa un instant sur le corps de Toru. Il n’avait pas été vaincu, il avait été massacré. Même blessé et prit par surprise, il restait pourtant un grand guerrier et un adversaire de valeur. Le briser ainsi n’était pas à la portée du premier venu. Hana savait qu’elle ne pouvait pas se permettre de livrer le combat qui s’avançait dans son état, mais elle savait aussi parfaitement qu’elle ne pouvait pas fuir : elle sortait d’une nuit particulièrement éprouvante là où s on adversaire semblait frais et dispo. Non, elle n’avait aucun moyen de s’en sortir.
Etrangement, elle se sentait particulièrement calme. Pourtant, c’était aujourd’hui qu’elle allait mourir. La jeune Uchiha esquissa un léger sourire tant la situation était ridicule. Elle qui, deux jours auparavant, était une genin prometteuse et pleine de rêves et d’ambitions allait maintenant mourir simplement parce qu’elle avait croisé un adversaire qu’elle ne connaissait pas et qui n’avait aucune raison de l’attaquer, si ce n’était l’envie visible de tuer. Pourtant, pour calme qu’elle était, Hana ne voulait pas mourir, et son esprit continuait de tourner à cent à l’heure dans l’espoir de trouver une solution. Elle songea un instant à tenter un clonage, et à le doubler d’une permutation permettant de l’envoyer derrière un arbre où elle pourrait trouver un endroit où se cacher, mais l’autre n’était pas le genre d’adverse à se laisser avoir par ce genre d’astuce. Les Sombres Messagers, eux non plus, ne lui seraient d’aucunes utilités. Jamais l’étendue de ses capacités de lui était apparue aussi faible. Enfin, après un temps qui lui sembla un éternité, elle cessa de lutter, et accepta l’idée. Elle allait mourir. Mais elle ne se laisserait pas tuer sans dépenser toutes ses dernières forces.
Son adversaire s’élança contre elle, et Hana fit la dernière chose qu’elle pouvait essayer de faire : bluffer. Un dixième de seconde plus tard, ses yeux n’étaient plus des yeux, ses pupilles n’étaient plus des pupilles, et elle était enfin Uchiha. Deux sharingans luisaient à présents sur son visage, marqués d’une petite entaille noire, la première virgule, le premier stade des pupilles Uchiha. Avec une voix aussi froide et déterminée que possible, Hana fixa son adversaire et ordonna :

Hana – Reste où tu es.

Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Sam 26 Jan - 2:11

Le temps tournait au ralenti aux yeux de Soujuu. Durant cet élan, il observait sa cible, ses moindres réactions allant d'infimes mouvements de doigts à la contraction des muscles. Rien ne lui échappait, l'adrénaline boostait ses sens aussi surement qu'une de ces pilules que créaient les Eiseis dans l'ombre de leurs laboratoires. La douleur ne l'atteignait plus dans cet état là, il n'était focalisé que sur une chose : la kunoichi qu'il avait devant les yeux.

Cette dernière ne changea pas de posture mais plutôt de regard. Son regard s'accentua, prit de l'assurance comme s'il voulait démontrer qu'elle n'avait pas peur et qu'elle l'attendait de pied ferme. Plus que cet étrange revirement de dernière seconde, ses yeux, eux-même, changèrent. Devinrent rouge comme le liquide qui s'échappait des blessures du corps étendu sur le sol. Plus rouge encore que ça... Et dans cette lueur rouge vif dansait une sorte de virgule noir.

Un regard indéchiffrable, il l'intriguait plus que tout. Pourquoi avait-elle brusquement changé d'attitude ? Lui qui pouvait encore lire quelques instant auparavant la résignation avant de mourir. Les yeux parlaient parfois plus que les mots... encore qu'il fallait savoir en comprendre la logique. En l’occurrence, il était perdu. Perdu dans ce regard, comme absorbé à l'intérieur alors qu'il était certain qu'elle n'avait pas eu le temps de faire le moindre Jutsu.

Au delà de cette incompréhension, quelque chose avait finit sa part du travail. Son cerveau avait enfin parvenu à faire le tri dans les émotions et déjà, il sentait la douleur disparaître au fur et à mesure que ses émotions reprenait leur place laissée vacante depuis leurs disparitions. Un immense apaisement lui prit alors.

Ce qui eut pour conséquence de le faire arrêter net dans son assaut. Il était de nouveau lui-même. Mais cet état ne l'avait pas laissé intact pour autant. En effet, son corps et son esprit étaient épuisés. Il le remarquait seulement maintenant, mais tous ses muscles étaient tendus à leur maximum imposant un rythme insoutenable pour son corps.
Tout ce qu'il pu faire avant de perdre connaissance, c'est prononcer - "Désolé..." dans un dernier souffle. Il s'effondra tandis que ses armes de givre se liquéfièrent en même temps qu'une onde paisible se rependait dans son esprit fatigué.
Hana Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Lun 28 Jan - 11:45

Un jour, Hana avait entendu un ami de ses parents raconter une histoire semblable. Konoha venait alors à peine de voir le jour, et le niveau de maitrise du chakra n’avait pas grand chose à voir avec le niveau atteint aujourd’hui. Au cours d’une mission, il avait soudain été encerclé, lui et son coéquipier, par une escouade ennemie. Alors que lui même, sur de sa mort, abandonnait tout espoir de s’en sortir et n’avait plus en tête que l’idée d’abattre un maximum d’adversaire avant d’être à son tour jeté à terre, son coéquipier, lui, n’avait pas quitté son ton sûr de lui, et lançait insultes et provocations à leurs adversaires, car il était un grand guerrier, et le savait. Lorsque l’assaut fut finalement lancé, le choc du combat fut extrêmement rapide. Moins d’une minute plus tard, tous les assaillants étaient morts. L’ami des parents de Hana, lui, n’avait pas été blessé la moindre fois… Son coéquipier en revanche gisait à ses pieds, l’abdomen perforé par le sabre le plus large qu’il ai jamais vu. De cette histoire, il n’y avait pas grand chose à tirer, si ce n’est qu’à aucun instant de son existence un individu ne pouvait assurer « je vais mourir » ou « je vais survivre ».
Pourtant, Hana s’était convaincue de sa mort prochaine, et elle en tirait une certain sérénité. Elle ne voulait cependant pas se laisser mourir, et ses dernières forces seraient envoyées dans la bataille… Mais quelque chose d’étrange se produisit. A l’instant même où son regard – marqué par l’héritage Uchiha – croisait celui de son adversaire, ce dernier se figea. Lentement, puis de plus en plus vite, toute marque de bestialité disparut de son visage. Enfin, titubant, il souffla :

Soujuu – Désolé

Puis il s’effondra au sol, et ne se releva pas.

Hana avait de plus en plus de mal à comprendre quoi que ce soit… D’abord elle croisait Toru, puis ce dernier était soudain massacré par un… un malade… Qui se retournait vers elle et la chargeait avant de se raviser et de s’effondrer en demandant pardon.

« Si je suis en train de rêver, ce rêve est beaucoup trop stupide pour que j’ose le raconter à qui que ce soit… »

Mais ce n’était pas un rêve, et elle le savait. Elle était réellement seule dans cette clairière, avec le cadavre de l’homme qu’elle haïssait le plus, et le corps inanimé d’un inconnu qui souhaitait plus que tout la massacrer.

Hana – Et maintenant, qu’est-ce que je fais ?
, ne put-elle s’empêcher de demander à voix haute.

Elle songea un moment à rentrer. Après tout, elle était censée être sur la route de Konoha à l’heure qu’il était. Mais au moment même où elle songea à partir, elle sut qu’elle ne pourrait pas le faire. Quelque chose l’empêchait de laisser le jeune homme effondré seul au milieu de cette forêt. Sans vraiment savoir pourquoi elle agissait de cette façon, elle traîna – non sans une certaine difficulté – le corps jusqu’à un arbre proche où elle l’appuya. Elle observa un instant le jeune homme, puis son regard tomba sur le cadavre de Toru. Elle s’approcha de quelques pas… Un trou béant s’ouvrait dans sa poitrine, là où aurait du être son cœur.

Hana – T’as même pas eu le temps de te rendre compte que tu mourrais, hein Toru ? Ta voix ne t’a servi à rien ce coup là…


Puis elle alla s’asseoir sur une grosse pierre qui trônait là et attendit que l’autre se réveille. Cependant, elle n’y resta pas : épuisée comme elle l’était, elle sut très vite qu’elle s’endormirait instantanément si elle ne s’occupait pas… Elle commença par ramasser quelques branches qu’elle utilisa pour allumer un feu. Il ne faisait pas particulièrement froid, mais un petit feu de camp avait toujours un impact positif sur le moral. Puis, elle traîna le cadavre de Toru vers un ravin quelques mètres plus loin, et elle fit rouler sur lui autant de pierre que possible pour le dissimuler à la vue.

Hana – Dans deux jours, l’endroit va puer comme pas possible… Mais je n’ai pas de quoi t’enterrer…

Puis, elle fit demi tour et revint s’installer à proximité de celui qui avait été son adversaire. Elle commença à faire réchauffer sur le feu un peu de ses rations. Quand il se réveillerait, il aurait sûrement faim…

Hana – Nan mais vraiment… Je suis en train de préparer le petit déjeuner de celui qui a voulu me tuer…,
murmura-t-elle.
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Jeu 31 Jan - 15:20

La douleur était partie mais ce n'était pas terminé pour autant. Après les souvenirs qu'il aurait préféré oublier à tout jamais, c'était maintenant au tour des souvenirs qu'il aurait certainement qualifié de plutôt joyeux. Il n'éprouvait encore rien en revoyant ces souvenirs à part peut être une petite trace de nostalgie. Il revoyait les moments simples qu'il avait passé avec son grand-père. Ces instants de paix où rien ni personne n'aurait pu prédire ce qui allait se passer.

Il revoyait également tous les jours qu'il avait passé avec Maï. Il l'avait aimé. Oui, il était sûr qu'il l'avait aimé et avec du recul, un peu près certain que ce sentiment était réciproque. Mais elle était morte comme son grand père et ses parents. Pourtant, il n'arrivait pas éprouver la moindre tristesse, pas une seule larme mais tous ses souvenirs l'apaisaient maintenant comme s'il les regardait sous un nouvel angle. Mais derrière tous ceux-là, il en retrouva un.

Un souvenir caché et enfui sous tous les autres mais non des moindres, c'était celui où sa relation avec Maï avait fait un énorme bon en avant.... juste avant de casser la gueule. Celui où elle l'avait embrassé contre toute attente, un vrai baiser.... Non, il n'éprouvait pas plus de joie à ce souvenir pourtant si cher à ses yeux. Mais il se le remémorait chaque détail de ce jour qui s'était passé seulement quatre journée avant l'accident. Comme si tout ne c'était passé qu'hier....
(A voir ici)

C'est en terminant sur cette scène qu'il reprit connaissance. Il garda les yeux fermés et tenta d'analyser ce qui l'entourait. Il était adossé contre quelque chose, probablement un arbre car il sentait les racines sous jambes et les irrégularité du bois derrière son dos. Première conclusion, on s'était pris la peine de déplacer. Deuxièmement, une douce odeur de nourriture flattait ses narines, quelqu'un préparait à manger juste à coté de lui. Troisièmement, ce quelqu'un était toujours là, il pouvait l'entendre bouger.

En dernière conclusion... Il était vivant ! Il laissa échapper un soupir de soulagement qu'il avait appris à imiter depuis qu'il était dépourvu de ce genre d'émotion. Court flash-back où il revoyait la kunoichi et son désir de voir ses membres éparpillé aux alentours. Malgré toute cette haine qu'elle avait forcément ressenti , elle ne l'avait pas tué durant sa faiblesse. Il avait eu de la chance de tomber sur un Shinobi de cette trempe, il n'en connaissait pas beaucoup à Kiri qui aurait fait pareil !

Il décida qu'il était temps de réouvrir les yeux et regarde la fille qui la regarde également. Il cligne plusieurs fois des yeux pour être sûr que ses yeux ne le trompaient pas.
Hana Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Dim 3 Fév - 18:37

Il se réveilla dans l’heure. Visiblement particulièrement perdu et sonné, Hana le vit cligner des yeux pour essayer de reprendre ses esprits. La jeune Uchiha prit alors, et peut être pour la première fois, conscience d’à quel point étrange pouvait être cette situation. Que devait-on dire dans un cas pareil ? Bonjour ? Ca va mieux ? Ou, d’un point de vue plus terre à terre, « pourquoi as-tu essayé de me massacrer ? » Hana laissa passer quelques secondes de blanc, puis se décida à parler.

Hana – Réveillé ? T’es pas vraiment en forme toi…

L’esprit du jeune homme semblait encore particulièrement flou tandis qu’il jetait des regards tout autour de lui.

Hana – Ca va mieux ? Tu t’es effondré d’un seul coup… C’était impressionnant…

La genin avait, après réflexion, considéré qu’il n’était pas utile de rappeler à son agresseur avec quel force il avait voulu la tuer une heure à peine auparavant. C’était, à n’en pas douter, un souvenir qui ne lui serait pas utile de récupérer.

Soujuu – Oui, merci… Je n’étais pas vraiment dans mon état normal tout à l’heure… Désolé.

« Il a l’air vraiment désolé… »
« Ben il peut ! Après tout il a essayé de faire prendre l’air à l’essentiel de mes organes ! »
« Il dit qu’il n’était pas dans son état normal… »
« Sans blague ? J’arrive pas à savoir si c’est une bonne nouvelle… »

Le conflit mental de Hana était à son comble lorsque le jeune homme brisa le silence en ajoutant :

Soujuu – Merci de ne pas m’avoir tué quand j’étais évanoui… »

« Si il dit ça, c’est qu’il doit se souvenir qu’il a tenté de me tuer… Dommage, j’aurais préféré faire sans… »


Hana – J’aurais peut-être du… Je ne sais pas… A ma place, tu m’aurais tué non ?


Hana avait voulu parler sur un ton strict. En fait, elle cherchait toujours à paraître suffisamment impressionnante et sûre d’elle pour ôter de l’esprit de son interlocuteur toute envie de se mesurer à elle. Jusqu’à présent, ça n’avait jamais marché, mais elle gardait espoir. Cependant, et devant le côté presque ridicule de la situation, elle ne put s’empêcher de sourire.

Soujuu – Je ne sais pas… autrefois peut-être.

Lui aussi eu un léger sourire. Hana tiqua sur le « autrefois ». Il ne semblait pas si vieux que ça, pour parler ainsi… Mais, voyant son sourire, elle se détendit un peu.

Hana – Ca m’arrange, parce que je n’ai pas dormi depuis un moment. J’ai passé toute la nuit à poursuivre un homme. Celui que tu as tué tout à l’heure. Tu t’en souviens ?


Soujuu – J’espère que tu ne lui courrais pas après pour faire ta demande, car pour le coup, je crois que c’est raté.

Hana éclata de rire. Elle s’était attendue à de nombreuses réponses, du déni pitoyable à la vantardise insupportable, mais en aucun cas elle ne s’était préparée à cette réaction. Epouser Toru. L’homme qu’elle haïssait le plus au monde.

Hana – Non, je devrais plutôt te remercier en fait… Mais dis moi, pour avoir été capable de t’en débarrasser, il faut que tu sois quand même coriace… Tu es un shinobi, n’est-ce pas ?


La question lui trottait dans la tête depuis un moment. Si il était shinobi, il n’était pas de Konoha – elle l’aurait déjà croisé sinon. Il serait donc de Kiri ou de Kumo et, en ce sens, ne serait pas le bienvenu sur les terres de Konoha… Soujuu sembla hésiter un moment avant de répondre, puis, finalement, lâcha :

Soujuu – J’ai été effectivement shinobi à Kiri pendant quelques années. Mais à peu près la même chose que ce que tu as vu aujourd’hui m’a forcé à quitter le village précipitamment. Elle me rend beaucoup plus fort que je ne le suis habituellement, mais je ne contrôle alors plus rien du tout… Si tu ne m’avais pas arrêté tout à l’heure, qui sait si je n’aurais pas attaqué un village aux alentours…

Hana était surprise. Très surprise. En fait, il aurait été difficile d’être plus surpris qu’elle l’était à cet instant. Il lui avouait tout ça, sans même la connaître… Et elle se sentait de plus en plus curieuse… Qui était – ou qu’était – exactement cette « elle » ? Mais elle n’osa pas demander, cependant, et se contenta de déclarer :

Hana – Si tu es déserteur, tu ferais bien d’éviter de t’en vanter… Ils ne sont pas très bien vus dans les parages… Et si tu commets un meurtre, crois moi que Konoha ne te laissera pas t’en sortir. Tu n’as aucun contrôle sur… ça ?


Soujuu – Je n’ai pas choisi de déserter. Si je ne l’avais pas fait, je serais peut être déjà mort à l’heure qu’il est. Je commence à avoir le contrôle sur cette chose qui occupe mon esprit mais cette fois-ci, c'était... disons, une expérience. Qui s'est mal passée comme tu l'as constaté. C'est une longue histoire et je n'ai pas trop envie d'en parler...

Puis il se mura dans le silence. Hana rougit en réalisant qu’elle était allée trop loin. Désireuse de changer de sujet, elle dit :

Hana – Tu sais…. Tu n’es pas recherché au Pays du Feu… Avec un peu de chance, tu pourrais toucher une prime pour avoir abattu Toru… Enfin, remarque, ils te poseraient des questions et tu serais bien obligé de leur dire que tu viens de Kiri…

Elle se souvint soudain de la façon dont leur rapide affrontement s’était achevé, et une question la traversa soudain.

Hana – Dis… Quand tu as tourné l’œil tout à l’heure… Tu te souviens de … de ce qui s’est passé ? »


Soujuu – Oui, à peu près… C’est encore un peu flou…Je me souviens que tes yeux avaient une teinte étrange, surnaturelle. Comment arrive-tu à faire ça ?

Hana – C’est ce qu’il m’a semblé… Je te l’ai dis, je suis Hana du clan Uchiha. Les sharingans sont un attribut de mon clan. Ca a eu l’air de te… calmer… ou quel que soit le mot… Et toi ? Tu t’appelles…

Soujuu – Moi, c’est Soujuu Ryoku. Enfin, j’ai également hérité du clan Aisu par ma mère… Mais je n’ai jamais vraiment appartenu au clan. Les griffes et les crocs que tu as probablement vus proviennent de cet héritage, mais je ne les contrôle absolument pas. Pour tout te dire, mon don est lié à cette chose qui prend le contrôle de mon corps.

Hana – Ca doit être une vie étrange… Soujuu…L’homme que tu as tué aujourd’hui, personne ne le pleurera… Mais si tu perd le contrôle et que tu t’attaques aux villageois… Konoha ne te laissera pas faire… tu penses être en mesure de… de contrôler cette chose tant que tu es dans les parages ?

« Si ce n’est pas le cas, je devrais t’affronter… Alors répond juste, s’il te plaît »
songea-t-elle.

Soujuu – Oui, je pense… La chose qui est en moi dort actuellement. Il n’y à rien à craindre pendant un moment. Je ne peux rien te garantir si ce n’est que je ferrais tout pour éviter d’en arriver là une nouvelle fois.

Hana ne put s’empêcher de laisser échapper un soupir de soulagement. Elle n’avait pas envie de se battre avec lui. A présent, elle ressentait surtout une grande curiosité…

Hana – J’espère… Et ça consiste en quoi la vie d’un Nuke-nin ? Ton village te recherche ?


Soujuu – Je ne sais pas. Une nouvelle personne du clan Yamanaka venait d’être élue chef du village en l’absence du daimyo, donc je ne peux pas connaître sa réaction… Mais j’ai pris un maximum de précaution, il ne devrait pas être capable de me retrouver avant un bout de temps.

Hana – Ca vaudrait mieux pour toi, les villages pardonnent rarement aux déserteurs…


Soudain, sans trop savoir pourquoi, Hana retira l’écharpe marquée du sceau Uchiha qu’elle portait toujours, et la tendit vers Soujuu.

Hana – Ecoute, si jamais tu rencontres un problème avec des gens de Konoha… Montre leur ça. Ne la vend pas, tu n’en tirerais rien, mais ça pourrait t’être utile. Dis leur que tu me connais. Ou au moins, dis leur que tu as besoin d’un Uchiha. Parce que c’est ça non ? Tu as besoin qu’un regard comme le mien te suive partout pour te surveiller … »


Soujuu prit l’écharpe, sans que son visage ne reflète la moindre émotion.

Soujuu – Merci… Je ne compte pas rester plus longtemps que nécessaire au Pays du Feu. Je compte me rendre à Cha pour essayer de me faire oublier un moment… »

Hana – Te faire oublier est une bonne idée. J’éviterais peut-être de parler de toi à mes chefs. Je leur dirais que celui qui a blessé Toru s’est enfuit avant que je n’arrive.


Elle prit soudain conscience que le soleil était déjà haut, et elle sauta sur ses pieds.

Hana – Je devrais déjà être à mi-chemin de Konoha ! Il faut que je me dépêche !


Ils se saluèrent respectueusement, aucun d’eux ne sachant quoi dire à l’autre… Une impression étrange flottait autour d’eux. Puis, avant que le silence ne devienne trop intolérable, Hana sourit, fit volte face, et disparut dans la forêt.
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Lun 4 Fév - 22:57

Hana – Réveillé ? T’es pas vraiment en forme toi…

Elle parle encore ! Ouf, cette fois-ci, il arrive à la comprendre. Il rassemble toutefois ses forces pour prendre la parole mais elle ne lui laisse pas le temps de répondre qu'elle enchaîne.

Hana – Ça va mieux ? Tu t’es effondré d’un seul coup… C’était impressionnant…

Sa vision se rétablit, il peut enfin voir son interlocutrice. Cheveux noir, plutôt grande et mince avec une poitrine bien fournie. Elle devait avoir pratiquement son âge. Il se surprit à utiliser d'autres points de comparaisons inhabituels : sa position n'était pas assuré et il sentait malgré lui une odeur de peur et d'incertitude l'entourer. Elle avait voulu l'affronter mais cela avait certainement plus tenu du bluff que de la réelle détermination. En même temps, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Il émanait tellement de haine et de colère que très peu de personnes n'auraient ressenti ne serait-ce qu'une once de peur. Lui-même aurait eu peur face à une créature animé de telles attentions.

Un seul détail l'interloquait, ses pupilles. Ses souvenirs étaient encore flous mais il se remémorait avec exactitude que son regard était d'un rouge vif or ils avaient perdu cet éclat qui l'avait fait hésité. Cela n'avait sans-doute pas d'importance mais il était curieux d'un tel changement. Il décida qu'il avait assez commaté ainsi et lui répondit enfin.

Soujuu – Oui, merci… Je n’étais pas vraiment dans mon état normal tout à l’heure… Désolé.

Il se sentit obligé de rajouter quelque chose.

Soujuu – Merci de ne pas m’avoir tué quand j’étais évanoui…

Après tout, elle aurait très bien pu le tuer quand elle le voulait, comme n'importe quel Shinobi bien formaté l'aurait fait. Lui même l'aurait probablement fait.... mais pour le coup, son chemin était déjà assez parsemé de mort comme ça.

Hana – J’aurais peut-être du… Je ne sais pas… A ma place, tu m’aurais tué non ?

Ses pensées rejoignaient les siennes apparemment mais il ne pouvait définitivement pas répondre par oui en la regardant droit dans les yeux.

Soujuu – Je ne sais pas… autrefois peut-être.

Ainsi, il rajoutait une touche de mystère. Il ne savait pas pourquoi mais il ne voulait pas lui mentir... pas après ce qu'il avait failli lui faire subir. En restant vague, il ne lui mentirait pas. Il arriva à sourire pour faire bonne figure. Étrangement, ce sourire lui parut presque vrai. Peut être une preuve que l'opération avait fonctionné et qu'il commençait à retrouver ses émotions ?!

Hana – Ca m’arrange, parce que je n’ai pas dormi depuis un moment. J’ai passé toute la nuit à poursuivre un homme. Celui que tu as tué tout à l’heure. Tu t’en souviens ?

Oui, il s'en souvenait. Son attaque avait été tellement fulgurante et inattendue que le visage de cet homme n'avait même pas eu le temps d'afficher l'étonnement, complètement fauché dans son élan. Il ne savait même pas comment il avait réussi à être aussi rapide et précis, il en serait parfaitement incapable à l'heure actuelle.

Soujuu – J’espère que tu ne lui courrais pas après pour faire ta demande, car pour le coup, je crois que c’est raté.

Une autre preuve que la machine à émotion commençait à se remettre en route, il avait réussi à placer une blague ! Certes noir mais une blague quand même. Et y rigolait également ! Cette discussion était une réelle victoire sur sa paralysie émotionnelle.

Hana – Non, je devrais plutôt te remercier en fait… Mais dis moi, pour avoir été capable de t’en débarrasser, il faut que tu sois quand même coriace… Tu es un shinobi, n’est-ce pas ?

Cette fois encore, il joua la carte de la sincérité. Il ne savait toujours pas pourquoi mais il voulait lui faire confiance.
La discussion se poursuivit ainsi jusqu'au départ hésitant d'Hana. Leur séparation avait été étrange mais leur rencontre l'avait été d'autant plus donc rien de très surprenant là-dedans. Il fit ensuite le point sur cette rencontre quand les bruits de ses pas disparurent dans la forêt.

Il avait appris que ses pupilles rouges était liées à un don héréditaire comme le clan Aisu ou Yamanaka mais il n'en avait pas appris son utilité. Elle lui avait donné une écharpe de son clan pour une raison qui lui échappait. Pourquoi lui avait-elle donné à lui, un parfait étranger jusque là ? Peu importe la raison, il gardait précieusement cette écharpe au cas où elle pourrait lui être utile.

De son coté, il lui avait appris beaucoup plus de chose sur lui qu'il ne l'aurait vraiment voulu après coup. Il lui avait même dit où il comptait se rendre ! Il faisait un fier nukennin maintenant.... Plus le temps avançait, plus il avait l'impression de semer des pistes à droite et à gauche pour le rattraper. Ce qui lui faisait penser qu'il devrait devenir plus fort s'il voulait pouvoir survivre et se défendre contre ses hypothétiques poursuivants.

Hana Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Mar 5 Fév - 20:30

Alors qu’elle courrait vers Konoha en espérant rattraper son retard, les pensées de Hana se bousculèrent dans son crâne.

« A quoi est-ce que je joue ? Je pourchasse seul un Nuke-Nin que je sais être plus fort que moi… Je ne prend pas le temps d’aller chercher des renforts. Je sympathise avec un autre Nuke-Nin qui m’a pourtant l’air d’être un psychopathe en puissance, et je le laisse partir avec mon écharpe au sceau des Uchiha ! »


Mais, pour être parfaitement honnête avec elle même, Soujuu ne lui avait pas fait une si mauvaise impression… Il semblait surtout perdu… Aussi perdu qu’elle, probablement… Et cette chose qu’il abritait en lui devait lui faire autant de mal qu’aux autres.

« Ca ne doit pas être normal. Une vraie kunoichi de Konoha aurait vu en lui un ennemi, et n’aurait pas tenté de le comprendre. Nous sommes des guerriers, pas des… pas des foutus psychologues… »


Elle secoua la tête pour chasser ces pensées. Elle avait quelque chose de bien plus urgent à mettre au point. Qu’allait-elle bien pouvoir raconter à Konoha ? Il ne semblait pas avisé, pour ne pas dire complètement stupide, de raconter l’exacte vérité… Alors que dire ? Elle avait promis à Soujuu de ne pas parler de lui à ses supérieurs, et elle comptait bien tenir sa parole. Tout en marchant, elle mit au point la version qui serait sa version officielle auprès de la hiérarchie. Elle serait presque parfaitement honnête.

« Je n’aurais qu’à leur dire que j’ai retrouvé la trace de Toru et que j’ai voulu le localiser avant d’appeler les renforts, car j’avais peur de le perdre. Il m’a repéré, a pris la fuite, et je l’ai poursuivi pendant la nuit. Il a été attaqué et tué par un agresseur inconnu qui a pris la fuite… fin de l’histoire. Konoha a beaucoup à faire en ce moment, et ça m’étonnerait franchement qu’ils aient le temps de poursuivre Soujuu. Oui, c’est ce que j’ai de mieux à faire… »

Elle se figea soudain.

« Merde… La Lobotomie… Sei m’avait demandé de maîtriser la technique avant de rentrer au village… »

Elle songea un instant à laisser tomber. Après tout, le Chuunin serait peut-être compréhensif : cette mission ne lui avait pas laissé autant de temps libre qu’il l’avait cru et… Non… L’idée même d’un Sei compréhensif lui semblait aussi peu crédible que si on lui avait raconté que la fille du Daimyo se prenait une cuite seule à la taverne du village sans la moindre escorte. Hana devait être en mesure de produire une Lobotomie face à Sei, ou bien son mentor lui mènerait la vie dure…

« Il me mène déjà la vie dure… »
« Tu penses franchement qu’il n’est pas capable de faire pire ? »


Aucun doute là dessus. Sei était capable de faire pire.

« Ca ne devrait pas être sorcier, j’ai déjà trouvé les signes sur le chemin… Je n’ai plus qu’à m’entraîner encore et encore… Quelle heure il est, là ? »


La genin jeta un œil à la position du soleil, et tâcha d’estimer l’avancée de la journée.

« Il n’est pas encore midi… Je serais à Konoha dans deux heures si j’adopte un bon rythme… Trois si je traînasse un peu… Quatre si je prends le temps de m’entraîner en chemin… Je serais là bas dans l’après midi, et ce sera parfait… »


Hana se mit en chemin, et commença à malaxer du chakra. Puis, elle composa les signes. Elle allait y arriver. Et ce, même si elle avait besoin soumettre à son genjutsu chaque lapin du Pays du Feu…

Spoiler:
 
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Mer 6 Fév - 2:03

Après avoir fait un petit point sur ses pensées en pagaille, il se releva en s'aidant de l'arbre qui avait gentiment accepté de lui servir de dossier. Il avait pas mal dévié au nord dans sa quête de trouver un coin tranquille mais il savait encore un peu près dans quelle direction se rendre. Il lui faudrait moins d'une journée pour atteindre la frontière mais le soleil lui disait plutôt qu'il ferait nuit bien avant d'y arriver.

Il rassembla ses affaires et entreprit de sauter de branche en branche pour gagner du temps. Il était encore sur le coup de la fatigue mais rien de bien grave, il tiendrait le coup jusqu'à la tombée de la nuit. Il profita de cette course presque automatique pour réfléchir sur l'expérience et sur cette Kunoichi de Konoha. Pour l'expérience, malgré l'indésirable effet secondaire était indéniablement une réussite. Une partie de ces émotions étaient revenues, certes pas la meilleur combinaison mais c'était déjà ça de récupérer. De plus, rien ne lui disait que le reste de ces émotions seraient aussi terribles, peut être n'avait-il eu pas de chance cette fois-ci et n'avait réussi à reprendre que les plus douloureuses ?

Il devrait en parler à l'esprit Aisu pour être sûr mais pour le moment, il était plongée en pleine léthargie comme le jour suivant une bataille sanglante. A ce stade, il lui faudrait beaucoup de temps pour qu'il récupère assez d'énergie pour retenter l'expérience. Au-delà de ces émotions fraîchement retrouvées, il sentait quelque chose au fond lui de nouveau... Ou plutôt, elle avait toujours été là. C'est comme si, il l'avait oublié et avait seulement commencer à s'en rappeler.
Il n'arrivait pas à définir ce que c'était au juste mais il pouvait le sentir se mélanger doucement avec son chakra habituel. Ce dernier, l'absorbant aussi naturellement que son esprit l'avait fait avec ses émotions.

Il laissa ses questions en suspend pour se concentrer sur le cas Hana. Il était partagé entre l'idée de tisser des liens à nouveau avec quelqu'un et de craindre de la voir mourir avant lui comme il en avait malheureusement l'habitude. Et de l'autre côté, la peur de rester seul, avec pour seul fréquentation son ombre et l'esprit qui squattait sa tête et qui conduirait irrémédiablement et inexorablement à sa folie. Mais s'il arrivait à faire en sorte qu'elle ne meure pas trop vite, elle pourrait peut être le soutenir à son tour. Il ne voulait pas l'avouer mais il sentait qu'il avait terriblement besoin de pouvoir se confier à quelqu'un.

Il avançait à un bon rythme et traversait avec aisance la forêt mais plus il progressait, plus il se sentait attiré par quelques choses qu'il n'arrivait pas à percevoir avec précision, quelque chose qu'il arrivait à entendre au plus profond de lui-même, faisait écho avec son âme. Il ne comprenait rien à se sentiment qui étreignait son coeur mais voulut en avoir le coeur net. Il franchit les derniers obstacles qui le séparait de l'endroit qui l'attirait autant mais ne c'était pas préparé à ce qu'il allait voir...

Rien. Tout simplement rien d'étrange ne se trouvait devant lui, simplement une rivière naviguant tranquillement dans la forêt, dansant entre les arbres qui profitaient e cette incroyable source d'eau pour devenir plus grand que leurs confrères désavantagés de par leurs positions. Malgré le commun de cette scène quelque chose parvenait à encore attirer l'attention de la chose qu'il n'avait pas encore réussi à en définir la nature.Il descendit de la branche et se rapprocha de la berge, l'eau était calme mais un faible courant le parcourait toutefois. Il en prit une gorgée pour se désaltérer mais au moment où il plongea sa main dans l'eau glacée, il sentit qu'il y avait quelque chose d'anormal. Le chakra étrange qu'il avait sentit commençait à s'agiter en lui et réagissait avec l'eau de la rivière.

Il était sûr que l'eau était glacée pourtant il n'avait pas froid. Au contraire, le contact de ses doigts sur l'eau était doux et réconfortant... comme s'il donnait la main à sa mère... C'était bien la dernière pensée au quel il s'attendait, il n'avait même aucun souvenir de moments de tendresses passées avec sa mère. Comment avait-il pu avoir cette impression ?
Mu par un quelconque instinct, il entreprit de se déshabiller entièrement pour s'immerger complètement dans la rivière qui était bien plus profonde qu'il ne l'aurait imaginé.

Il avait toujours cette impression de douceur, il se sentait incroyablement bien dans l'élément aqueux. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il nageait dans une rivière mais il n'avait jamais connu de tels sensations. D'où venait ce sentiment de bien être, lui, l'eunuque de ce genre d'émotion ? Il se focalisa alors sur la chakra étrange qu'il avait sentit après sa encontre avec Hana, ferma les yeux comme il en avait l'habitude et laissa son corps flotter, complètement apaisé. Il n'avait jamais réussi à se concentrer aussi vite sur son flux de chakra, à cet instant, il en voyait tous les réseaux, les légères pulsations qui les parcouraient à interval régulier. Il fit une première expérience en laissant le chakra filtrer doucement par les pores de sa peau, quand son corps fut recouvert de ce chakra, il rouvrit les yeux.

L'eau effectuait autour de lui une sorte de danse, elle réagissait vivement à ce chakra. Il eut soudain un flash. Son don Aisu était en train de s'éveiller ! Il avait déjà entendu pareil histoire au près de quelques genins du clan. S'il se souvenait bien, ils appelaient ça : "l'appelle des eaux" ou quelque chose dans le même genre. A partir de ce moment, on leur enseignait les secrets du clan. Lui, il devrait faire cela seul et les découvrir par lui-même. Il n'avait pas trop le choix.

Le temps était passé bien plus vite qu'il ne l'avait imaginé, le soleil avait pratiquement laissé la place à la lune et seuls quelques rares rayons de lumières arrivaient encore à pénétrer à travers les arbres. Il sortit de la rivière et se rhabilla soudain prit par le froid de la nuit. Il partit en quête d'un endroit pour dormir, l'esprit encore remplit de l'éveil de son don Aisu. Même son colocataire spirituel n'était pas resté insensible à cet évènement, il l'avait sentit frémir dans sa léthargie, preuve que quelque chose d'important c'était produit même s'il n'était pas vraiment sûr de quoi il s'agissait.


MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   Dim 10 Fév - 0:53

Hana : + 46 XP
Technique validée, mais je ne valide par contre pas la mission de rang D, dans le sens où ça arrive dans ton RP vraiment comme un cheveu sur la soupe, un peu en mode : tiens si j'obtenais un bonus XP et quelques ryos en prime ? Du coup la justification est moyennement logique.

Soujuu : + 27 XP
Technique validée.

Espèce de quiche va Soujuu ^^ Bien sur que non j'allais pas vous faire attendre 1 mois pour donner l'XP. Par contre les petites remarques du genre à dans un mois, c'est à éviter. On prend vraiment le temps de lire vos RPs avant de les noter, ça prend un temps considérable, et on essaie vraiment de le faire aussi vite que possible. Du coup la prochaine fois, je trollerai pour de bon, crois moi j'hésiterai pas et ce sera tant pis pour ta tronche, niark niark.

Concernant le RP en soi, il est chouette, bien rythmé, comme d'hab quoi. La différence de gain d'XP vient simplement de la quantité écrite, aucun lien avec la qualité de rédaction.
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MessageSujet: Re: Bref passage dans le pays des cracheurs de feu.   

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