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 Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite

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MessageSujet: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Jeu 9 Mai - 21:52

Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite


Si la Cité Interdite est une oeuvre architecturale réalisé par des artisans réputés, son voisinage ne l'ait pas moins non plus. Les abords de la ville religieuse est la partie la plus ancienne de Kumo et par conséquent, la plupart des personnes y vivant étaient installées là avant même que le village soit réellement créé. Malgré leur relative ancienneté, ils restent en bon état et pas vétuste pour un sou ! Les quelques rivières le traversant et la beauté de ces maisons en fait un quartier où il est autant agréable d'y habiter que de s'y balader.
Kabashi Senjago
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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Dim 26 Mai - 4:27

Daiki faisait face à son nouveau chez lui, cela faisait près de six mois qu'il avait emménagé, juste après avoir été désigné comme chuunin du village en réalité. Il venait à peine de rentrer de mission, et il apprenait déjà que le Shodaime Raikage , homme censé représenter l'autorité supérieure au village, et qui lui avait accordé sa place au village avait déjà abandonné son poste et que personne ne semblait savoir pourquoi, ni comment. Daiki se moquait pas mal de qui dirigeait le village, l'important pour lui était de pouvoir accomplir son devoir, défendre les villageois du Pays des Nuages, et également protéger les intérêts du village. Son titre ne lui accordait pas tous les droits, mais cela était bien suffisant pour avoir accès à des montagnes d'informations concernant l'apparition du chakra, et également sur les conséquences que cela avait pu avoir sur le monde entier. Personne n'avait de réel explication à l'apparition de ce nouveau pouvoir, et beaucoup s'accordaient à dire qu'il s'agissait d'un cadeau des Dieux. Daiki ne croyait pas un mot de ces balivernes, il pensait qu'il s'agissait de quelque chose d'endormi, qui avait fini par s'éveiller à force du temps. On avait rapidement pu constater que beaucoup de gens possédaient du chakra, mais la différence se situait essentiellement dans la quantité de chakra que chacun pouvait posséder, et Daiki faisait partie des chanceux qui en possédaient beaucoup, même par rapport aux autres shinobis du village. Il n'avait pas pu établir un lien clair concernant les raisons donnant plus ou moins de chakra à une personne, mais il était possible d'en améliorer l'utilisation par l'entraînement. Daiki était parvenu à une bonne maîtrise de ses capacités de combat, il était désormais capable de s’immiscer dans l'esprit de ses ennemis et de leur faire perdre leur concentration, leur assurance et leur confiance. Ce pouvoir était très utile en combat, permettant d'affaiblir l'adversaire avant de lui porter un coup fatal. Le chuunin gardait également avec lui Hisshi, le katana qu'il s'était fait forger en devenant samouraï, il se servait rarement de ce dernier, mais il avait toujours une bonne maîtrise de cet outil de mort qui l'accompagnait depuis fort longtemps maintenant.

Le village de Kumo se construisait tout autour de la cité interdite, là où vivaient les moines, la demeure qu'on lui avait affectée correspondait bien à sa vie solitaire, pas très grande et discrète. Il poussa la porte d'entrée qui émis un grincement d'usure important, dans le petit hall d'entrée, il y avait un porte-manteau un petit rangement pour ses chaussures, quelque chose de très modeste. Il entra dans ce qui lui servait de bureau, qui ressemblait davantage à un énorme dépotoir, comme il vivait seul, il n'avait jamais vraiment pris le temps de nettoyer ni de rendre l'endroit plus accueillant. Une forte odeur de nicotine se dégageait des murs, il passait la majeur partie de son temps à étudier d'anciens textes et à essayer d'en apprendre plus sur le chakra, ce qui résultait en d'énormes piles de papier et de livres disséminés aux quatre coins de la pièce, il y avait aussi une petite cuisine, dont il n'avait jamais touché ne serait-ce qu'un seul ustensile, et sa chambre dans la pièce d'à côté. Il sortit sa pièce fétiche de sa poche, et la lança en l'air.

"Pile, bon, je nettoierai plus tard, après tout ce n'est pas pressé."

Toc Toc Toc. Il avait rarement de la visite, et il était parfois tellement pris dans ses recherches qu'il ne faisait pas attention quand quelqu'un frappait, mais là, il avait bien entendu. il ouvrit la porte d'entrée, de l'autre côté se trouvait son chef d'équipe, Ryuka, une Kunoichi à fort caractère, qui ne l'appréciait pas vraiment, enfin il ne lui avait presque jamais parlé, alors il supposait qu'après leur dernière discussion il avait mis fin à toute entente.

"Tu veux quoi ?"

"Tu pourrais dire bonjour quand même, je suis ton supérieur direct."

Daiki n'était pas très fan de la hiérarchie, et cette tendance s'était encore accentué lorsque son sous-officier avait décidé de lancer ses propres hommes à sa poursuite. Mais se rendant compte de sa totale désinvolture, il s'excusa platement.

"Désolé Ryuka. Bonjour. Bon, tu as quelque chose à me dire ?"

"T'es vraiment à l'ouest des fois. Bon, je venais te voir à propos du départ de l'ancien Kage, je venais t'informer que le Nidaime Raikage avait été choisi, donc on a un nouveau boss."

"Ah oui, vraiment. J'espère que celui-ci tiendra plus longtemps."

Daiki n'avait pas envie de faire durer la conversation, non pas qu'il n'aimait pas la compagnie de Ryuka, la jeune femme était même belle, mais il avait envie de se changer les idées, et de toute façon il se moquait pas mal qu'un nouveau kage soit élu du moment qu'il continuerait à essayer de défendre son pays.

"Tu t'en fous vraiment, des autres je veux dire. T'en a rien à faire de ce qui peux se passer autour de toi."

"On est d'accord j'en ai rien à faire de ce qui se passe autour de moi. Je m'intéresse seulement au bien global, même si cela signifie laisser mourir quelqu'un d'autre, ou moi d'ailleurs."

"Sauf que ça te sers à rien, pourquoi tu fais ça ? Chacun à des raisons personnelles de se battre."

"Hum, je peux pas vraiment te dire que tu es naïve, ce serait mal venu de la part d'un subordonné, mais disons que j'ai pu suffisamment apprécier le monde pour comprendre que nos vies ne valent pas grand chose, et que l'important c'est le tout que l'on forme. Et en ce qui concerne mon côté détaché, je dirais simplement que c'est naturel chez moi, j'ai jamais réussi à éprouver de sentiment fort pour qui ou quoi que ce soit. Sur ce j'ai à faire, tu veux bien me laisser tranquille."

Il mentait, car en réalité il y avait bien une personne pour qui il aurait sacrifié sa vie, mais elle était morte maintenant, et ce n'était plus la peine d'y repenser, ou de le partager. Il alluma une cigarette, comme pour s'en servir de bouclier face au questionnement incessant de son supérieur.

"Comme d'habitude, l'avantage avec toi c'est que tu changes pas. Bon, passe une bonne journée, à la prochaine."

Elle partie en direction de la périphérie, elle avait choisit de vivre éloignée du village pour élever ses six frères et sœurs après la mort de leurs parents durant les incidents qui ont suivis l'apparition du chakra dans le pays, c'était une femme forte, déterminée et très travailleuse, faisant d'elle une kunoichi redoutable. Sous son imposante chevelure brune, se dissimulaient de jolies yeux bleues, elle avait le teint halé, un corps fin clairement fait pour le combat. Daiki la respectait, tout simplement, même s'il pouvait la trouver un peu trop rugueuse parfois.

Il prit de nouveau sa pièce et la fit virevolter en l'air. Face ! Il ferma la porte de sa maison, et décida de se balader un peu dans le quartier résidentiel, il aimait tout particulièrement se poser sur un pont, et observer le mouvement de la rivière, des poissons, il pouvait aussi y voir des enfants qui s'amusaient à les pêcher. Le quartier était calme, et fort agréable en cette saison, le village c'était développé à grande vitesse depuis son arrivée, de nombreux shinobis s'étaient présentés et avaient fondés leur petit foyer autour du temple. Daiki s'y rendait régulièrement, notamment pour récupérer des livres ou de vieux parchemins, mais le vieux Sakuchi qui était en quelque sorte le conservateur de tout ce savoir lui avait clairement interdit l'accès aux archives tant qu'il n'aurait pas ramener dans un état décent tous les documents qu'il avait empruntés jusqu'à maintenant. Il faudrait donc qu'il range, mais d'abord, il pensait surtout à se détendre après cette mission.



« Un homme est plus un homme par les choses qu'il tait que par celles qu'il dit. »

MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Dim 26 Mai - 14:38

Kokei parcourait le quartier résidentiel, l'air perdu. Suite à sa discussion avec le Raikage, il s'était vu octroyé un appartement de fonction. La secrétaire lui avait donné l'adresse, puis il était simplement parti à la recherche de son nouvel habitat. Bien entendu, le nouvel aspirant ne connaissant pas du tout la ville, il se retrouva bien vite à demander sa route à toutes les personnes qu'il croisait dans la rue. Et il était presque sûr que certains d'entre eux, notamment les deux jeunes garçons croisés plus tôt, lui avaient donné de mauvaises indications...

Il semblait enfin arrivé à destination, toutefois. Le quartier était différent de ceux qu'il avait traversé jusqu'à présent. Moins animé, moins de magasins... Mais la taille des bâtiments semblait indiqué que des gens vivaient ici. Il était censé chercher un grand bâtiment, visiblement, qui regroupait la majorité des logements accordés au personnel œuvrant pour Kumo. Appartement 31A. C'était ce que lui avait dit la secrétaire, en lui remettant les papiers et les clés de son nouveau chez-lui.

Ryukin devait faire vite. D'après le Raikage, quelque chose était supposé arriver bientôt, et, en tant que nouvel aspirant du village, il était dans l'obligation d'y assister. De toutes façons, il n'aurait certainement pas manqué une occasion de revoir le Raikage. C'était absolument hors de question. Il lui avait dédié sa vie, et ne pouvait pas être absent lorsque Tenson organisait quelque chose. Ce serait de plus une bonne occasion de rencontrer d'autres combattants de Kumo.


"Bonjour ?"

Le Dragon d'Or avait vu quelqu'un sortir d'un bâtiment, pas très loin. Il se précipita vers cette personne, et s'arrêta devant elle, sans que la moindre trace de fatigue liée à cette petite course ne fasse son apparition sur son visage. Il se passa une main dans les cheveux, et les noua rapidement d'une main habile, afin qu'il ne se mette pas en travers de son visage. Il semblait avoir attiré, au moins brièvement, l'attention de la personne face à lui, aussi poursuivit-il.

"Bonjour ! Excusez-moi ? Ce bâtiment, ce sont les logements de fonction ?"

L'homme face à lui était un peu plus âgé que lui. Chemise blanche, pantalon noire... Une tenue étrange ! Kokei considéra son propre vêtement de nomade, à la couleur marron. C'était déjà un ensemble moins surprenant que celui de son interlocuteur. Les cheveux de l'homme étaient bruns, aussi bruns que les siens étaient blancs. Des yeux blancs, la peau claire... Il n'était certainement pas un simple paysan. Potentiellement quelqu'un d'important, et Ryukin ne voulait pas vexer quelqu'un d'autres. La femme, Anïya, le haïssait déjà, il était inutile de rajouter quelqu'un à cette liste.

La personne qui lui faisait face n'était pas très impressionnante physiquement, surtout comparé au Raikage. Musculeux, certes, mais c'était quelqu'un qui semblait manquer de puissance et de rapidité. L'orphelin, qui avait développé son corps en travaillant sur les chantiers, était presque sûr qu'il était supérieur sur le plan physique à la personne qui lui faisait face. Mais si cette personne maitrisait le chakra, alors elle était peut-être particulièrement dangereuse. Surtout que l'homme avait un air étrange, sur le visage, presque comme s'il portait un masque sans émotion... Autant ne pas le froisser, demeurer poli et impassible, comme il le faisait d’ordinaire... Il ne restait plus qu'à attendre une réponse.


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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Lun 27 Mai - 3:31

Alors que Daiki se rendait à son coin de méditation préféré, un jeune homme, à peine plus jeune que lui s'était mis en tête de gâcher sa petite journée tranquille, déjà qu'il avait eu à supporter la visite de Ryuka, la chef de son équipe.

"Bonjour ?"

Le chuunin fit d'abord mine de ne pas le remarquer, même si il était clair que c'était bien lui qui était sollicité par le bonjour de cet étranger. En effet, ses vêtements donnaient l'impression d'un nomade venu d'on ne sait quelle contrée éloignée, de plus son physique assez imposant donnait l'impression d'avoir affaire à un chien errant.

"Bonjour ! Excusez-moi ? Ce bâtiment, ce sont les logements de fonction ?"

Un shinobi, tout juste arrivé au village, voilà ce que le vent avait amené face à Daiki, une toute jeune recrue, le jeune homme semblait perdu bien que le village soit encore petit, ses yeux, si particuliers intriguaient le chuunin. Il n'y voyait que du vide, comme s'il n'avait jamais rien vécu, une naïveté sans pareil se dégageait des yeux de son interlocuteur. Daiki avait en quelque sorte, trouvé son négatif, son opposé, lui qui avait subi l'apparition du chakra dans le Pays des Nuages, et qui fut également l'un des premiers à apprendre à maîtriser ce nouveau pouvoir, il avait capté l'essence de ce qu'était la réalité des shinobis, ils étaient craints, et c'est pour cela que pour l'instant on les respectait et les plaçaient à la tête des forces de défense des différents pays, mais Daiki savait que pour le moment, beaucoup de gens étaient rancuniers vis à vis d'eux, les considérant comme des monstres, ou des meurtriers. Pourtant, ce jeune homme semblait si pur, qu'on aurait jamais pu ressentir la moindre haine en lui, ni le moindre mécontentement concernant sa situation.

"Salut. Ce bâtiment est mon logement personnel, les appartements des nouvelles recrues se situent à deux pas d'ici, dans cette direction."

Daiki se retrouvait face à un dilemme, aider l'aspirant à trouver sa place, comme le protocole l'aurait voulu, ou simplement lui indiquer vaguement le chemin et reprendre ses activités. Comme d'habitude c'était sa pièce fétiche qui déciderait. Pile il l'aiderait, face il profiterait peinard de sa journée de repos.
Pile !

"T'es sacrément chanceux dis donc, d'habitude j'ai toujours de la chance après mes missions réussies. Bon, je vais te conduire dans ton nouveau chez toi, c'est pas très loin. Suis-moi."

Le jeune homme à l'imposante chevelure blanche s'exécuta, pendant le trajet Daiki décida de jouer à son petit jeu préféré, pile ou face. Il aimait bien les probabilités, et celles-ci le motivaient au plus haut point, c'était pourtant juste du cinquante-cinquante, enfin si on considérait que la pièce ne puisse pas tomber sur la tranche. Il savait également comment augmenter ses chances en lançant la pièce d'une certaine manière, en effet lorsque la tranche désirée était placée vers le haut, ceci augmentait les chances de retomber sur cette face. Un hasard de la physique que Daiki n'avait jamais cherché à comprendre, seulement il en jouait et tirait avantage de cette petite condition. Il repensa à l'aspirant qui le suivait, il n'avait même pas pensé à lui demander son nom.

"Tu t'appelles comment au fait ?"

Le jeune homme semblait lui aussi perdu dans ses pensées.

"Kokei Ryukin"

Le dragon d'or, un nom sacrément prétentieux pensait le chuunin, mais un drôle de nom également, il n'avait encore jamais croisé quelqu'un portant un nom aussi lourd de sens. Kokei, la solidité, la force, ceux qui avait nommé ce garçon avait soit mis de grands espoirs en lui, soit n'était pas vraiment inspiré à ce moment-là.

"Moi c'est Daiki Detarame, chuunin de Kumo."

Ils étaient finalement arrivés face à l'immense bâtisse que constituait la résidence des recrues, il y avait toute sorte de personnages ici, Daiki trouvait que certains n'avaient vraiment rien à faire là, mais bon, le village était encore jeune, et le tri se ferait au fur et à mesure, que ce soit par les tests, ou simplement la mort au combat. Ce que lui avait dis Ryuka tout à l'heure, lui rappelait d'ailleurs que le dernier Raikage ne s'était pas vraiment soucié de l'avenir de tous ses hommes et femmes en attente d'une affectation. Le Nidaime allait avoir beaucoup de pain sur la planche pour remettre de l'ordre dans cette pagaille. Mais une chose était certaine, Daiki n'avait pas envie d'y être mêlé de trop près. Mais il avait une idée sur la question, et avant d'affecter tout se joli monde, il faudrait surement penser à une remise à niveau au préalable, histoire de voir si tout le monde est vraiment prêt à en découdre pour de bon, quittes à donner des cours aux moins efficaces d'entre eux. La rigueur militaire était restée imprégnée dans l'esprit de Daiki, malgré son fort côté désinvolte, et il pensait toujours que rien ne valait un bon entraînement à la dure pour forger les corps et les esprits.

"Bon, nous y voilà. Tu peux me donner le numéro de ton appartement, je vais t'y conduire, ça ira plus vite."


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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Lun 27 Mai - 14:15

Quelle était cette odeur ? Kokei avait attiré l'attention de l'homme face à lui, et avait profité des quelques secondes de silence qui avaient précédé la réponse attendue pour étudier davantage celui qui lui faisait face. Et il avait décelé une odeur désagréable, et relativement inconnue. Ce n'était pas que son interlocuteur sentait mauvais, non. Mais il avait sur ses vêtements une chose qui dérangeait les narines de l'orphelin. Il garda l'information pour lui, se promettant de découvrir ce dont il s'agissait. Il remarqua toutefois que celui qui lui faisait face semblait être en train de l'analyser au moins aussi intensément, et cela le mit mal à l'aise. Il avait l'habitude d'en apprendre le plus possible sur ceux qu'il rencontrait, et ce sans même leur parler. Il y avait fort à parier qu'il n'était pas le seul à savoir faire cela, dans ce village...

"Salut. Ce bâtiment est mon logement personnel, les appartements des nouvelles recrues se situent à deux pas d'ici, dans cette direction."


C'était grand ! Cet homme vivait ici ? Kokei repensa aux dortoirs de l'orphelinat, puis à la petite chambre qu'il avait eu une fois devenu plus vieux. C'était à peine s'il pouvait y mettre son lit ! Et la maison face à lui était impressionnante. Il devait être une dizaine à l'intérieur ! Peut-être était-il face à quelqu'un de riche ? Ou peut-être que les gens vivaient dans des habitats un peu plus grand que dans son orphelinat, tout simplement. La pensée amusa légèrement l'orphelin, qui n'en laissa pour autant rien paraître.

C'est à ce moment qu'il vit que l'homme jetait une pièce dans les airs. Bien qu'il n'était pas fan des jeux d'argent, le jeune aspirant connaissait un peu les chances qu'il avait. Une chance sur deux que le ninja l'aide un peu. Et encore ! Sachant qu'il ne savait pas si c'était face ou pile qui était à son avantage, l'orphelin s'attendait à perdre, quel que soit le résultat. Il discerna le côté Pile de la face, et ne put que se réjouir : il s'agissait visiblement d'une bonne chose.


"T'es sacrément chanceux dis donc, d'habitude j'ai toujours de la chance après mes missions réussies. Bon, je vais te conduire dans ton nouveau chez toi, c'est pas très loin. Suis-moi."

Quel genre d'être jouait ce genre de chose et laissait le destin décider ? En y réfléchissant, Kokei réalisa l’extrême ressemblance entre eux deux. Lui préférait remettre son destin entre les mains du Raikage, et son interlocuteur entre les mains de la Chance elle-même. Dans tous les cas, il s'agissait de fuir sa propre existence et d'accepter son avenir. Cela ne signifiait pas être lâche, contrairement à ce que beaucoup pensait, mais ne pas se débattre inutilement. Il était, en fait, beaucoup plus difficile d'accepter son destin que de chercher à s'enfuir. Peu de mouches ont le courage de demeurer immobile lorsque, bloquées dans la toile, elles voient l'araignée approcher.


"Tu t'appelles comment au fait ?"


"Kokei Ryukin !"

L'homme l'avait un peu fait sortir de ces pensées, mais il avait bien entendu la question. Son nom et son prénom. Chargés de sens, peut-être, mais il ignorait lequel. Il ne savait pas vraiment qui il était, et pourquoi il était là. Il avait simplement un tatouage dans le dos, d'une beauté rare mais à la signification obscure. Et il n'avait pas vraiment envie de le découvrir.

"Moi c'est Daiki Detarame, chuunin de Kumo."


"Enchanté."

Un Chuunin ? Donc un supérieur, s'il se rappelait bien. Aspirant, Genin, Chuunin, Jounin, Kage. Un long chemin à parcourir. Mais celui qu'il faisait face était donc certainement bien plus fort. Moins que le Kage, mais sûrement capable de le mettre en miette. Peut-être pas sur le plan physique, mais qui sait ce qu'il pouvait faire avec du Chakra ? Et ce n'était pas avec un misérable Raiton ou un coups de poing qu'il pourrait le vaincre. Il entendit une dernière question, et montra rapidement les papiers donnés par la secrétaire. Appartement 31 A.

"Où peut-on s'entrainer dans ce quartier ? Y a-t-il un parc pour courir ou méditer ? Et... pour pratiquer ?"


Kokei profitait de la marche pour en apprendre le plus possible. Daiki l'amena jusque devant une porte assez simple. L'accès s'effectuait par l'extérieur, au premier étage. Le Dragon d'or fit glisser sa clé à l'intérieur, et ouvrit la porte de son nouvel habitat, et s'émerveilla intérieurement. Un petit salon avec un futon, une petite table et deux chaises, voilà ce qu'il pouvait voir. Très sobre, l'ensemble était conçu pour être fonctionnel. De petites armoires pour y déposer des parchemins et des livres. Une salle de bain, une petite cuisine séparé du salon par un mur coulissant. Seul le salon donnait sur l'extérieur, via une fenêtre. L'ensemble était plutôt bien éclairé, du fait de sa petite taille. Mais c'était chez lui. Il devait avoir pas plus de 20 mètre carré d'habitat, mais c'était sa maison...


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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Sam 1 Juin - 20:39

Daiki avait accomplit son travail, il pensait déjà pouvoir reprendre sa petite journée tranquille. L'aspirant semblait très content de son appartement, comme s'il n'avait connu tant de confort auparavant, probablement un enfant malchanceux, ou tout simplement un orphelin.

"Où peut-on s’entraîner dans ce quartier ? Y a-t-il un parc pour courir ou méditer ? Et... pour pratiquer ?"

Le garçon abusait encore un peu de son temps, mais de toute façon Daiki devrait quand même se rendre à la cité interdite pour ramener les bouquins qu'il avait empruntés et calmer un peu le vieux Sakuchi, en plus il avait encore besoin de consulter de nouveaux documents.

"Il y a un terrain d'entraînement à la cité interdite, si tu veux on peut y aller, j'aurai une chance de voir ton potentiel."

En observant le garçon, Daiki avait supposer qu'il devait plutôt être un combattant au corps à corps, son physique musculeux semblait parfaitement adapté à cet office.

"Par contre j'ai des affaires à aller chercher chez moi d'abord, enfin, il va surement me falloir une brouette à ce niveau là. Bref, je te laisse partir devant, la cité interdite est par là, je te rejoins dès que j'ai réglé mes affaires."

Finalement Daiki n'avait même pas pu prendre sa journée, mais découvrir les talents d'un autre l'intriguait toujours, et l'aidait également à comprendre les mécaniques du chakra, lui-même n'avait pas de réel contrôle de son pouvoir, il ne comprenait qu'assez peu les interactions qui lui permettait de générer ses illusions, de plus ce domaine n'était pas des plus pratiqué à Kumo. Daiki avait entendu parler de véritable maîtres dans ce domaine capable d'annihiler leurs adversaires moralement. Il avait du mal à y croire, comment était il possible de mettre un adversaire au tapis rien qu'avec des murmures causés par le chakra, l'esprit humain est vraiment des plus fascinants.

En entrant chez lui, le chuunin comprit qu'il n'avait pas forcément eu la meilleure des idées, trimbaler tous ces bouquins ne serait pas une mince affaire, il décida d'en ramener seulement une dizaine, ceux qu'il avait depuis un moment déjà, et dont il n'avait plus besoin. Il prit donc le chemin de la cité interdite, un lieu qu'il connaissait plutôt bien maintenant, étant donné qu'il s'y rendait régulièrement pour emprunter des livres, le temple dédié à Shiun était magnifique, il lui rappelait toujours son enfance, notamment de la première fois que sa mère l'y avait conduit, il avait toujours trouvé ce lieu si mystique et apaisant bien qu'aujourd'hui la religion n'ait aucune réelle raison d'être, il voyait ça comme un moyen de se donner des réponses faciles et pas toujours très claires. Mais la populace aimait ça, c'était facile, rapide, et il n'y avait pas besoin de réfléchir.

Daiki poussa la porte de la grande bibliothèque, celle-ci se situait dans le bâtiment principale, à peine entré que le vieux Sakuchi était déjà là pour l'accueillir.

"Bonjour Daiki. Je vois que tu as fini pas rapporter une partie des livres que tu as emprunté. Mais c'est pas encore assez, tu rentres ici comme dans un moulin, et tu crois qu'en rapportant deux trois livres je vais te laisser de nouveau reposer tes sales pattes sur mes ouvrages."

Daiki fit semblant de l'ignorer, il déposa sa pile de livre sur le comptoir.

"Bonjour le vieux. J'ai pas le temps de discuter, j'ai un gamin qui m'attend au terrain d'entraînement."

"Tu te fiches de moi, tu vas pas encore filer sans qu'on ait eu une conversation sérieuse."

"On a déjà discuté, je vous rapporterais le reste des livres bientôt."

Le chuunin tourna rapidement ses talons pour s'éloigner du moine, mais ce dernier n'avait pas l'air de vouloir le laisser partir sans avoir eu ce qu'il voulait.

"Hé ! Je t'ai pas dis que tu pouvais partir"

Sakuchi décocha un coup de son bâton sur la tête du chuunin.

"Mais vous êtes marteau le vieux ! On frappe pas les gens comme ça"

"Ah ouais tu crois ? Reviens là, j'ai encore deux mots à te dire"

Le vieil homme lui courait après bâton levé prêt à lui en remettre un coup, Daiki pu s'extirper de là sans davantage de dommage, mais la prochaine fois qu'il reviendrait il aurait intérêt à ramener tous les bouquins, sous peine de se retrouver pleins de coups. D'ailleurs le vieux avait encore le bras solide, car une petite bosse avait fait son apparition sur le sommet de son crâne. Daiki se rendit donc au terrain d'entraînement où il pourrait retrouver l'aspirant, et découvrir ses capacités, il espérait ne pas être déçu, on voyait souvent des jeunes recrues ne jamais dépasser ce cap, et finalement être renvoyés à leur ancienne vie. On avait pas le temps de s'occuper des faibles ici à Kumo, et chaque jour il fallait montrer sa capacité à être un bon ninja.



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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Mar 4 Juin - 12:34

"Il y a un terrain d'entraînement à la cité interdite, si tu veux on peut y aller, j'aurai une chance de voir ton potentiel."

Kokei, debout et droit comme un i, écoutait Daiki respectueusement. Il avait affaire à un ninja de haut rang, bien plus fort que lui. Qui plus est, à défaut d'avoir l'air vraiment aimable, son aîné lui semblait courtois et respectueux, alors que beaucoup se seraient montrés méprisant envers lui. Le Dragon d'or n'était pas du genre à se faire des amis, et cela serait déplacé dans ce contexte, mais il appréciait le comportement du Chuunin.

"Par contre j'ai des affaires à aller chercher chez moi d'abord, enfin, il va surement me falloir une brouette à ce niveau là. Bref, je te laisse partir devant, la cité interdite est par là, je te rejoins dès que j'ai réglé mes affaires."

"Très bien. Je vais m'installer rapidement, et me diriger vers le terrain d'entrainement."

L'orphelin n'avait aucun idée de ce qu'était la cité interdite, mais il supposait que cela ne devait pas être trop difficile à trouver. Et, s'il s'agissait véritablement d'un terrain d'entraînement, il devait s'agir d'un endroit assez grand, et de fait visible. Peut-être même trouverait-il quelqu'un pour lui indiquer le chemin.

Ryukin s'inclina rapidement, en signe de respect envers Daiki tandis que ce dernier prenait congé. Décidément, il était bien différent des ninjas rencontrés jusqu'à présent. Le Raikage était impulsif, Anïya désagréable, Daiki poli et discret... Et lui même alors ? Poli et discret également, certainement. Innocent et naïf, aussi. Un jeune ninja fraichement débarqué dans un univers dont il ignorait tout, et dont le potentiel semblait infini.

Une fois le Chuunin parti, Kokei commença la visite approfondie de son appartement. Il se dirigea vers sa cuisine, et se rendit compte qu'il allait lui être nécessaire de faire quelques emplettes, s'il ne voulait pas mourir de faim d'ici quelques jours. Il se servit toutefois un grand verre d'eau grâce à un pichet qui semblait avoir été rempli juste avant son arrivée. Il se rendit alors compte que l'appartement était propre, et sentait bon. Il venait sûrement d'être nettoyé et aéré. Avait-il été habité auparavant ? Etait-il neuf ?

En trois gorgées, le sort de son verre d'eau était fixé. L'aspirant reposa son verre sur la table du salon, et continua sa visite. Sur le mur du salon, le symbole de Shiun était accroché. Lui qui n'était pas trop religieux, il adressa tout de même une prière silencieuse envers ce dieu qu'il ne connaissait pas assez, mais qui semblait veiller sur lui, surtout depuis quelques temps.

Dans une armoire avoisinante, Kokei découvrit des draps et quelques vêtements. Il n'avait pas le temps de faire son lit pour le moment, mais la découverte lui fit plaisir. Il y avait quelques pantalons noirs, assez simples, et des bodys moulants. De quoi s'entrainer efficacement. En quelques instants, l'orphelin s'était changé. Le haut était serré, mais ses bras n'étaient pas couvert, pour une mobilité maximale. L'ensemble épousait ses mouvements, et peut-être un peu trop ses formes musculeuses, mais il n'y faisait pas attention.

Clés en main, Kokei sortit de chez lui, et ferma sa porte. Il entendit aussitôt un léger 'clic'. Visiblement, la porte se refermait automatiquement, ce qui était une bonne chose. Heureusement qu'il était prévoyant et avait ses clés. Sinon, il se serait retrouvé enfermé dehors... Suite à cela, Kokei se dirigea vers le terrain d'entrainement, l'air satisfait, détendu...



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(Anciennement Kokei Ryukin)
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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Jeu 27 Juin - 22:53

Daiki avait passé la nuit la tête penchée sur des parchemins qu'il avait mis des heures à déchiffrés, pas beaucoup d'informations, juste de quoi satisfaire sa curiosité, il avait maintenant une idée plus précise de l'époque à laquelle le chakra est apparu, bien que sa notoriété se soit construite il y a cinq ans environ, on peut noter des témoignages qui dateraient de dix ans parfois relatant l'histoire d'hommes possédant des pouvoirs incroyables. Le chuunin n'avait pratiquement pas dormi, et il était déjà midi lorsqu'il ouvrit brièvement l'un de ses yeux rougis par la fatigue.

TOC, TOC, TOC

Il entendit clairement quelqu'un frapper à sa porte, mais inutile de dire qu'il n'avait aucune envie d'ouvrir la porte à qui que ce soit, encore moins aujourd'hui.

« DAIKI !! JE SAIS QUE T'ES LA ! OUVRES-MOI ! »

La voix ne lui disait rien sur le moment, mais il se leva et ramassa de quoi couvrir sa nudité et ainsi voir de qui il s'agissait. Il n'aimait pas les visites, elles lui faisaient perdre du temps, ou le dérangeaient pendant ses rares périodes de sommeil. Il déverrouilla la porte et l'entrouvrit, le soleil lui pétrifia les yeux et c'est non sans peine qu'il finit par reconnaître la chevelure blonde de Kego, l'homme qui lui avait ouvert les portes du village pour la première fois, mais aussi son seul ami ici.

« Tu en as mis du temps à ouvrir, bon j'ai à te parler, des nouvelles du front, en quelque sorte. »

« Vas-y, entres »

Daiki ne prit même pas la peine de s'habiller, il s'installa a la petite table de son salon, et Kego fit de même. Les deux hommes s'étaient toujours plus ou moins bien accordés, malgré des tempéraments complètement opposés, leur sens du devoir était le même et dans les situations difficiles ils savaient tous les deux évaluer la meilleure solution, mais voilà, le hasard des affectations avait fini par les séparer. Kego était médecin de combat, un homme rustre mais qui donnait toute sa force à sauver les blessés, cependant ses tendances à vouloir sauvegarder le matériel médical au point de refuser des patients n'ayant aucune chance de retour avait tendance à agacer fortement les hommes autour de lui, un peu comme la tendance de Daiki à faire des morts une statistique lorsqu'il élaborait une stratégie.

« Je suis là parce qu'on réclame ta présence au tournoi qui s'apprête à débuter dans les jours qui viennent. Une liste a été placardée au terrain d'entraînement, et visiblement ta présence est également requise afin de guider les nouveaux, je sais que tu préférerai rester ici, mais sortir un peu te fera pas de mal. »

Daiki fronça les sourcils avec un air des plus blasé par la situation, il n'avait ni l'envie ni le temps de participer à la petite sauterie organisée afin de désigner l'homme fort du village, il trouvait cela d'une bêtise sans nom. Mais cela restait un bon moyen pour le village de gagner en notoriété et de montrer à quel point il était important.

« J'ai pas le choix, mais merci de m'avertir, j'éviterai au moins les foudres de nos supérieurs, enfin, façon de parler »

« Et sinon, tous se passe bien par ici ? Rien de nouveau ? »

« Pas vraiment, des nouveaux, tous les jours. Mais je ne me soucis guère de ce tumulte, j'ai d'autres affaires plus urgentes. Comme par exemple l'élaboration d'un système de défense pour le village, je pense que je ne tarderai pas à soumettre mes idées au nouveau kage, s'il se présente un jour. Et de ton côté ?»

« Toujours pareil, même si l'affluence de blessés à eu tendance à augmenter ces derniers jours, entraînements obligent. Bref, le boulot n'attend pas, je ne vais pas te déranger davantage. »

Daiki raccompagna son camarade de fortune vers la sortie, mais une petite chose lui avait échappée.
« A plus Koge. »

« Passes une bonne journée. Ah, et beau manche au fait »

Sur ces mots il quitta les lieux, Daiki mit un certain temps avant de percuter qu'il avait laissé sa serviette lui échapper et qu'il laissait ainsi apparaître sa nudité à la vue de tous les passants, il referma rapidement la porte derrière lui et jura de honte.

*Foutu toubib, je vais passer pour quoi maintenant*

Daiki se souvenait du penchant pour les hommes qu'avait développé son ami, mais il était tellement boulot, boulot qu'il n'avait même pas pensé à prendre en compte ce paramètre, Daiki se moquait pas mal de ça, ce qu'il ne voulait pas c'est qu'on le croit sexuellement disponible, enfin, disons qu'il n'avait pas le temps pour ce genre de gamineries d'adultes encore trop jeune pour pouvoir se passer des plaisirs charnels, et étant donné la réputation du médecin à ce niveau-là, nul doute qu'il finirait par être considéré comme un de ses partenaires.

Une journée qui commençait plutôt mal en somme, il prit pourtant le temps d'organiser sa visite au terrain d'entraînement, même si l'idée ne l'emballait pas le moins du monde.


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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Mar 23 Juil - 19:17

~ Il arrive et il est paumé ~

Le repas de midi venait de se terminer à la taverne ou Makise résidait. La jeune femme avait manger un bon gros steak de boeuf avec des haricots et un bon vin rouge... Dont elle embarqua le reste de la bouteille avec elle à la fin du repas. Elle s'était habillée de la même façon que d'habitude, avec son kimono rouge et blanc, ses cheveux attachés par un nœud rouge. Elle avait rangé ses affaires de combat dans un coffre, dans sa chambre, près du lit, et était parti se balader en ville, prêt de la cité interdite.

La cité interdite, le centre du village dans lequel se trouvait notamment le temple de Shiun, mais aussi une grande partie des activités de Kumo. On y trouvait notamment divers magasins, des habitations et le terrain d'entraînement. La brunette avait déjà eu l'occasion de découvrir les coins et le recoins de cette partie de la ville, en se baladant comme cette fois-ci.

L'un de ses endroits préféré était un petit coin dans le quartier résidentiel, au milieu des vieilles bâtisses présentent depuis avant la construction du village et au bord de l'une des rivières. Elle se posait là de temps en temps, depuis quelques jours, histoire de réfléchir à divers choses et boire tranquillement sans que personne ne vienne l'embêter.

Depuis qu'elle était arrivée à Kumo, la jeune femme ne s'était pas fait réellement de potes ou même de connaissances avec lesquels elle pouvait rire de temps en temps. Elle déconnait bien avec l'aubergiste certains jours, mais même si Kumo était un village militaire ou le but premier était pas de s'éclater, elle se faisait souvent chier. C'est d'ailleurs l'une des raison pour laquelle elle allait se balader et boire seule régulièrement.

Sa bouteille de vin à la main, elle s'était donc arrêtée à ce même endroit, repensant à ses anciens amis du Pays de la Neige, amis que Makise ne reverrait sûrement jamais, soit dit en passant. Elle bu, regarda la rivière pendant cinq minutes, ne bougeant pas d'un millimètre, comme si elle buguait. C'est là que, lorsqu'elle releva la tête, regardant la route sur sa gauche, elle vit un homme.

Il marchait et avait l'air d'être complètement paumé, comme si c'était la première fois qu'il venait ici. Dans un sens, c'était possible, la jeune femme ne l'avait jamais vu dans le coin. Dans un autre sens, ç'aurait très bien pu être un gars du village qu'elle n'avait jamais croisé, après tout ça faisait pas longtemps qu'elle était arrivée à Kumo. Enfin bref, il avait juste l'air d'être totalement perdu.

Il avait une coupe de cheveux bizarre, à moitié blanc argenté et à moitié noir. Il avait l'air assez jeune, il était bien taillé, assez musclé et pas spécialement moche. Ses vêtements, quand à eux, étaient de couleurs sombres, essentiellement du noir et du gris... A moins que le gris ne soit dû à de la saleté.

Makise se leva, ramassa la bouteille qu'elle avait posé à coté d'elle et se dirigea en direction du jeune homme. Il ne donnait pas l'impression d'être forcément joyeux. Il regardait un peu dans tous les sens, sans sourire et sans comprendre ou il était. La jeune femme se rapprocha alors et l'aborda, un peu pompette et sans se poser plus de question sur qui il était, d'où il venait ou quoi que ce soit d'autre. Elle esquissa un léger sourire, la bouteille dans sa main gauche et sa main droite au niveau de sa taille.

[Makise] – Salut ! Mon dieu, tu m'as l'air coooooomplètement paumé, t'as besoin d'un coup de main ou quoi que ce soit ?

Elle tendit alors le fond de vin qui lui restait au jeune inconnu qui avait vraiment l'air un peu déprimé.

[Makise] – Tiens, fini la bouteille, j'ai déjà bu tout le reste, j'en ai assez.


Kabashi Senjago
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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Mer 24 Juil - 0:41

Daiki s'était réveillé chez lui avec un mal de crâne comme il n'en avait jamais eu jusqu'à aujourd'hui. Ses membres ressentaient encore le poids des psychotropes qu'on l'avait forcé à prendre un peu plus tôt.

« Et ben, tu as un sacré culot tu sais. Mais j'aimerai pas être dans tes bottes à l'heure d'aujourd'hui »

Kego était assis non loin de son futon, la pièce était encore plongée dans l'obscurité, Daiki ne distinguait son visage que lorsqu'il tirait une bouffée sur sa cigarette. Le futur-nouveau Raikage cala son dos contre le mur, pour se mettre à la même hauteur que son interlocuteur.

« Et les gardes t'ont laissé entrer comme ça, sans rien dire ? »

« C'est pas comme si ils approuvaient ma présence, mais j'ai bien vu le petit manège qu'il menait, à te trimbaler de ci de là dans ton état. Alors je suis rentré. »

Daiki repensa à ce qui venait à peine d'arriver, il était maintenant Kage, et l'avenir de centaines, même de milliers de gens allaient dépendre de lui.

« J'ai peut-être fais une bêtise en acceptant, je ne sais pas. »

Son ami se leva et le saisit par le col, ses yeux étaient ceux de la colère, une rage semblait le posséder comme un poison dans les veines. Il fixa Daiki droit dans les yeux, et il s'adressa à lui comme jamais il ne l'avait fais jusqu'à aujourd'hui.

« Cesse de faire l'innocent, arrêtes de te mettre au second plan comme tu le fais toujours. Tu es kage maintenant, alors arrêtes avec tes simagrées, je te connais, et je sais très bien que tu es l'homme le plus malin de tout ce putain de village. Nous savons tous les deux qui tu es, alors cesses de ton petit jeu de gamin. »

Il relâcha la pression, Daiki savait que son ami avait raison, il se releva, plus déterminé que jamais, il avait atteint un sommet inespéré, voir peut-être non voulu. Mais son cœur d'acier le rendait presque insensible à la gravité de son poste, certes il en comprenait l'importance, et il ferait de son mieux pour mettre ses talents à l’œuvre.

« Je sais bien. Désolé mon ami. Tu sais bien que n'ai jamais fais attention à l'avis des gens sur ma façon d'être, ou de faire. Mais savoir que je commande autant de personnes, et bien c'est impressionnant, je ne sais pas si je saurai me montrer conciliant. Un flot discontinu d'idées et de projets fourmillent dans ma tête. »

« Tu sauras t'en sortir, j'en suis sûr. Nous sommes tous deux des hommes de science, chacun dans nos domaines respectifs, nous savons ce dont ce pays à besoin pour briller. Mais il ne s'agit pas seulement d'une équation à résoudre, tu devras aussi apprendre à dialoguer, que ce soit avec ton peuple, tes hommes ou les autres pays. »

C'est ce que redoutait le plus Daiki, il prit sa pièce fétiche, la lança en l'air plusieurs fois, de l'extérieur il semblait totalement obnubilé par l'objet, comme le regard d'un alcoolique vers une bouteille de saké. Cette manie, cette habitude un peu folle au final, il ne pouvait s'en débarrasser, c'était son refuge, le seul moyen qu'il avait trouvé pour ne pas avoir à faire de choix compliqués. Il la lançait, et spéculait jusqu'à obtenir un résultat qui tournait rond dans son esprit.

« Tu voudras bien m'épauler Koge ? Tu es le seul en qui je puisse avoir confiance, et le seul à qui je sois capable de discuter sans... et bien disons sans que je perde les pédales. »

« Ce serait un plaisir, mais tu sais bien que les patients n'attendent pas. Mais je t'aiderai, autant que faire se peut. »

Daiki ne s'était jamais montré si fragile intérieurement. Habituellement il ne montrait aucun signe de compassion, d'amour, d'amitié ou de quelconque reconnaissance, seul le résultat semblait importer. Mais au final il n'était encore qu'un jeune homme hésitant et manquant cruellement de cette capacité qu'avaient certains hommes à galvaniser les autres. Mais au final il savait qu'intérieurement ce n'était pas le plus important, il ferait ce qui devait être fait, et ceci sans la moindre promesse en l'air ni les moindres ronds de jambes que donnaient les hommes de haute naissance. Un esprit logique, mathématique, bouillonnant, c'est ce qui faisait de lui un homme puissant, le savoir.

« Gardes ! Conduisez mes affaires dans mes nouveaux appartements. Koge, viens avec moi, nous allons à la tour des Kage. »

Il se mit en marche, il fallait bien une armée pour déplacer tout ce qui s'était entassé dans son logement, mais maintenant il en possédait une, et il comptait bien s'en servir autant que possible. Lui et Koge se mirent en marche, la Tour n'était pas très loin, il y trouverait le Daimyo, pour officialiser son intronisation et aussi pour préparer un discours correspondant à ce qu'il attendait du pays.


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Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Sam 27 Juil - 18:26

Les deux jours qui passèrent la tragédie furent sans doute les plus longs de la vie des deux jeunes gens. Aucun mot ne s'était échangé entre les deux comparses qui restaient marqués par l'événement. La plus touché des deux étaient probablement Nanako. C'était une jeune femme que rien n'avait préparé à une pareille chose, enfin.... Aucun homme ne l'était réellement, mais Yudaï se doutait bien que sa constitution d'homme le rendait plus résistant face à la mort... C'est dans ces conditions que l'homme se chargea du bien être de la femme. Il gardait un œil tournait vers le chemin à suivre et un autre vrillé vers l'enveloppe mortel qui se contentait de le suivre. Toutes les deux heures, l'homme pensait à faire une pause pendant laquelle il vérifiait que la jeune femme buvait à sa guise et avalait quelque chose. Le premier soir fut un calvaire, n'ayant parvenu à allumer un feu, les deux comparses se serrèrent l'un contre l'autre sous une bute de roche, dans la pénombre total.

Le lendemain, rien n'avait changé... Il ne restait plus que quelque heures de marche et Yudaï cajolait toujours la jeune femme en pleure dans ses bras. Le choc était bien trop important pour elle et leur voyage l’empêchait de se reposer. C'était donc dans un climat d'extrême fatigue que les deux personnes arrivèrent enfin dans une clairière où quelque habitation avaient été bâti. Frappant d'un poing lourd et rapide sur la porte, trahissant son impatience, Yudaï tenait de ses deux mains les épaules de la jeune femme qui menaçait de s'écrouler à tout moment. Il priait Shiun à cet instant pour que quelqu'un ouvre cette porte.

Les secondes lui semblèrent des heures, mais un vieil homme ouvrit finalement la porte. Se tenant de ses deux mains sur une canne en bois, il avait le dos courbé sous le poids de l'âge, portait des lunettes rondes, atteint par de la calvitie, son crane était dépourvu de cheveux en son centre et le peu qui restait était d'un blanc argenté. Il fronça ses épais sourcil en observant d'abord le jeune homme et son allure singulière. Mais très vite il remarqua la jeune femme qui n’était autre que sa petite fille et il remarqua très vite son état de fatigue. Il les somma d'entrer, chose pour laquelle Yudaï ne se fit pas prier.

Yudaï déposa Nanako sur un lit dans la chambre d'invité. Elle était exténué et le sommeil l'était déjà emparé d'elle. Il n'en était de même pour le jeune homme. Un agonisant lui avait fait jurer d'aller demander pardon à Shiun pour leur âme. Il savait qu'il n'avait pas une minute à perdre et c'est pourquoi il demanda l'aide du vieillard. Celui-ci l'aida, comprenant la gravité de la situation. Il ne laissa pour le moment aucunement paraître sa peine d'avoir perdu sa fille et son beau frère, il savait que si Shiun les avait puni, c'est qu'ils devaient avoir commis un péché. Il offrit alors provision et carte au jeune homme, lui indiquant les deux jours de marche qui restait à parcourir avant d'atteindre le grand temple de la cité interdite. Le remerciant de son aide, Yudaï se préparait à se mettre en marche au moment où le vieillard l'empoigna avec une force insoupçonné.

[Vieillard] «Sauve leur âme. »

Il acquiesça, n'ayant d'autre choix que de suivre la voie de la pénitence.

C'est ainsi qu'il se remit en route, lissant une femme derrière lui qu'il avait échangé contre un sac de provision. Il s'inquiétait pour Nanako, mais il savait qu'elle s'en sortirait et qu'avec le temps, elle arriverait à vivre avec cette image en tête. Elle était à présent avec ce qui restait de sa famille alors que lui marchait seul vers une destination don il ignorait tout et qu'il appréhendait.

Finalement, les deux jours de marche passèrent assez rapidement. Yudaï n’ôtant son objectif de l'esprit, il avait forcé l'allure si bien que c'est fatigué et le front en sueur qu'il aperçut ce jour là la grande cité interdite. Son cœur battait la chamade au fur et à mesure que son pas se rapprochait de cette dernière. Il se trouvait proche de l'entrée, une longue allée pavané qui semblait se tracer tout droit vers la cité, comme la divisant en deux. Des gardes gardaient l'entrée, mais ce n'était pas eux qui abordait le jeune homme.

Le jeune homme tourna la tête vers cette jeune femme qui l'abordait ainsi. Complètement paumé ? C'était peu dire. L'homme était totalement perdu et même s'il ne le montrait guère, il était mort de peur. Pour il ne sait qu'elle raison, elle lui tendit sa bouteille de vin dont seulement un fond résidait. L'homme n'était pas plus assoiffé que cela, mais la jeune femme lui avait proposé son aide, il décida alors que le mieux encore restait à faire ce dont elle attendait de lui. Il accepta donc la bouteille qu'il finit par deux gorgées.

[Yudaï] «Merci... »

Il regardait la bouteille de ver qu'il tenait, devait-il le lui rendre ? La jeter ? Il n'en avait aucune idée et décida donc de la garder.

[Yudaï] « J'ai besoin de voir l'un de vos chef spiritueux... Il me faut lui expliquer la situation de mon village et les âmes qu'il y a à sauver.

Il parlait avec un peu d'empressement, il n'étais pas effrayé, il avait juste une mission urgente résoudre et c'était ici, dans cette cité interdite qu'il devait la remplir.

Il porta alors son regard sur la jeune femme, la détaillant. Brune aux cheveux lissa, cela suivait avec ses iris qui semblaient brûler d'un feu ardent au soleil. Au vue de la bouteille d'alcool qu'elle avait eut dans les mains, l'homme se doutait qu'elle était soit alcoolique, soit dans une mauvaise période. Il espérait juste qu'elle serait capable de l'aider et de le faire entrer dans cette cité qui... je le répète encore, est censé être interdite.

MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Mar 30 Juil - 22:52

Le jeune homme accepta le fond de bouteille d'un simple merci, ni plus ni moins. Il la bu rapidement et la garda dans ses mains, ne sachant pas s'il devait la rendre ou la garder. Makise se dit qu'il allait bien finir par la jeter quelque part, dans une poubelle, d'ici quelques minutes. Qu'il finirait bien par s'en débarrasser, en somme.

Il s'adressa alors à la jeune kunoichi, avec visiblement beaucoup d'empressement.

[???] - J'ai besoin de voir l'un de vos chef spirituels... Il me faut lui expliquer la situation de mon village et les âmes qu'il y a à sauver.

Makise était assez étonnée. Elle ne s'attendait pas à être en face d'un croyant. En tout cas, il n'avait pas l'air de quelqu'un croyant à un quelconque dieu. Mais bon, après tout, pourquoi pas ? La jeune femme ne croyait pas en les dieux, mais si c'était le choix que cet homme avait fait, il en avait le droit. Elle lui répondit alors, essayant de ne pas lui dire de connerie. Après tout, elle n'était pas arrivé à Kumo depuis très longtemps, elle ne savait pas tout sur tout sur la cité.

[Makise] – Nos chefs spirituels ? Euh... Il y a le grand prêtre de la cité, Gama Niji, mais de ce que je sais, c'est difficile d'avoir une entrevu avec lui si on est pas haut gradé. Sinon, t'as tous les prêtres du temple de Shiun, dans la cité interdite. Là, ça devrait pas être trop difficile d'en trouver un qui a du temps pour toi.

Elle s'arrêta de parler quelques secondes histoire de réfléchir à si elle avait dit des bêtises, regarda le jeune homme qui l'écoutait et qui attendait qu'elle finisse de dire tout ce qu'elle avait à dire et reprit sa réponse.

[Makise] – Sinon, si ton village a des problèmes, je te conseille plutôt d'aller voir notre Raikage, c'est lui le chef du village. Enfin... Il ne s'occupe pas de l'aspect religieux, en tout cas il me semble pas, mais il est le chef militaire et tout. Si tu veux avoir une entrevu avec lui, faut aller à la tour du Raikage. Elle est pas difficile à trouver, c'est la grosse tour qu'on peut voir depuis n'importe ou dans le village.

Makise tourna dans tous les sens, cherchant la tour, et la pointa du doigt pour le jeune homme. Même s'il l'aurait bien trouvé tout seul, après tout c'était pas non plus très compliqué, la jeune brune ne réfléchit pas plus que ça et indiqua physiquement l'endroit, par réflexe.

[Makise] - Là ! Cette tour là. Après suffit d'y aller et de demander un rendez-vous avec le Kage. Et après... Ben tu vas le voir !

La kunoichi marqua un blanc de quelques courtes secondes. Elle avait l'impression d'oublier quelque chose. Elle prit le temps de réfléchir à tout ce qu'elle avait dit, ne voyant pas où elle aurait pu oublier quelque chose. En effet, la gourdasse avait juste oublié la politesse de base requise lors de n'importe quel rencontre. Elle essaya alors de se rattraper, histoire de pas non plus passer pour une malpropre.

[Makise] – D'ailleurs, excuse moi, j'y ai pas pensé avant. Je m'appelle Makise Ganseki, je viens du Pays de la Neige. J'ai fui mon village lors d'une attaque avec ma famille et je suis pas à Kumo depuis très longtemps, alors désolé si j'ai pu raconter de la merde en te répondant, je suis pas encore très familière avec le système du village. Tu t'appelle comment, tu viens d'où ? Comment ça se fait que tu ais besoin de l'aide de Kumo ?

La jeune femme savait qu'elle ne posait pas sa question avec énormément de finesse ou de tact, mais ça lui titillait un peu l'esprit que de ne pas savoir plus exactement quel était le problème... Même si ça la regardait absolument pas, il faut bien l'avouer.


Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Mer 7 Aoû - 21:52

Daiki + 35 XP
Kokei + 16 XP
Makise + 9 XP
Yudaï + 7 XP

MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Jeu 8 Aoû - 12:43

Spoiler:
 


"Haaa !"

Allongé sur un banc, les pieds posés au sol, Kokei demeura les bras en l'air quelques instants, observant l'haltère énorme qu'il venait de soulever. Depuis le tournois, il avait fait l'acquisition d'un peu de matériel de musculation, à commencer par toute une série de poids en tout genre. De quoi se muscler les bras et les jambes, mais également effectuer des exercices plus ciblés, sur les épaules, les abdominaux... Il suivait à la lettre les conseils trouvés dans le livre sur le Taijutsu, celui-là même qui l'avait déjà bien aidé pour ses premiers entrainements.

Bien qu'il prenait de la masse musculaire à vue d’œil, il était nécessaire de comprendre que Kokei ne faisait pas de la "gonflette". Il effectuait des séries d'exercices rapides, cherchant à soulever des poids lourds plusieurs fois d'affilée et surtout assez rapidement, afin de travailler sa puissance. Il ne lui était pas utile de chercher à développer du muscle pour l'apparence physique seulement. Ses muscles devaient lui servir en tant que Ninja. C'était là son objectif.

Ses premiers exercices de la journée, après un échauffement, consistaient en plusieurs séries d'abdominaux, de relevé de jambes avec des poids, des développés couchés... Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il soit en sueur. Triceps, biceps, trapèzes, épaules, Cuisses, mollets, lombaires... Chaque partie de son corps était travaillée avec soin. Son équilibre alimentaire s'en retrouvait modifié. Il mangeait plus, favorisant les ingrédients qui lui fournissaient assez d'énergie sans contenir trop de gras. Des œufs, mais également des fruits, de la viande le midi, des féculents dans la journée...

Après le repas du midi, il faisait plusieurs exercices afin de travailler son équilibre et sa dextérité. Il se tenait en équilibre sur les mains, effectuait quelques sauts périlleux, rondades et vrilles. D'autres exercices, comme le grand écart, avaient pour vocation de lui faire garder son agilité naturelle, et ce malgré sa prise de muscle.

L'après-midi, lorsque le temps le permettait, le Dragon d'Or sortait. Il se rendait parfois au terrain d'entrainement, parfois simplement au parc, ou dans une ruelle. Là, avec quelques cailloux, il s'improvisait une séance d'entrainement au tir, utilisant ce qu'il trouvait à proximité comme cible. Le plus souvent, il s'agissait d'une boite de conserve, d'une vieille planche ou d'un autre détritus, mais, à l'occasion, il arrivait qu'un oiseau fasse les frais de sa précision.

Enfin, dans la soirée, Ryukin cherchait à améliorer sa résistance. Le tournoi lui avait bien prouvé qu'il n'était pas assez endurant. Certes, il avait été capable d'encaisser pas mal de coups, mais chacun d'entre eux lui avaient fait particulièrement mal. Ce que le jeune homme voulait, c'était avant tout diminuer la violence de chacune des attaques portées contre lui. Et, pour cela, il n'y avait pas de recette magique : il fallait avoir mal.

Allongé sur son banc, les abdominaux contractés, Kokei faisait tomber dessus un poids de 10 kilos, de façon régulière. Chaque choc résonnait dans son corps, mais il recommençait, sans prêter attention à la douleur. Pour ses jambes et ses poings, il se contentait de frapper dans la pile d'haltères qu'il gardait dans son appartement. Il sentait les os de ses mains et de ses tibias souffrir, mais serrait les dents et continuait, sans s'arrêter...


Assassin Sadique et Masochiste


"Le plaisir dans la douleur... La liberté dans la mort."
(Anciennement Kokei Ryukin)

MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Ven 9 Aoû - 12:49

Expérience

Kokei - 5 XP


Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Quartier Résidentiel - Abords de la Cité Interdite   Lun 19 Aoû - 11:26

[Désolé du retard]

Son regard amer de tous sentiments explorait les lieux, suivant machinalement les faits et gestes de sa « guide ». Ainsi elle fut capable de lui indiquer le lieu où le pouvoir militaire du village avait pris place, là où l’un des hommes les plus puissants du village asseyait son postérieur sur une chaise en bois d’if ou autre bois qui coutait justement, la peau des fesses. A cet instant, ce qui frappait surtout le jeune homme, c’était l’écart énorme de condition qui le séparait de cet homme. Lui le mineur qui n’aurait normalement pas du dépasser la quarantaine, mort par un éboulement, de fatigue ou d’une quelconque maladie. Il n’était rien comparé au chef de ce village et pourtant il estimait avoir plus souffert que lui, que quelque part, il était plus méritant dû à ces années de dur labeur. Et pourtant, c’était cet homme qui était au pouvoir à présent et lui… Il n’avait plus aucun foyer ou même famille. Le monde était bien souvent injuste.
Mais il n’avait pas le temps de se reposer ou encore de se plaindre. L’âme de tous les habitants de son village était en proie à la colère de Shiun, ils souffraient de mille maux tandis que lui, pas on ne sait quel miracle, avait échappé à la malédiction. Il y voyait là une épreuve imposait par le dieu tout puissant. Donnant une chance à ce village de se faire pardonner leur offense. Et c’était lui, un jeune homme bien battit, l’avenir du village, qui devait s’en charger.

Il écoutait la jeune femme, du moins, c’est ce qu’il semblait faire croire. En fait, les informations qu’elle lui disait étaient directement filtrées dans son cerveau. Jetant tout ce qui n’aurait aucun rapport avec sa mission. Ainsi, se fut surtout le nom de Niji qu’il retenu. Ce n’est pas que savoir qui dirigeait ce village ne l’intéressait pas, mais lorsque Yudaï avait un objectif en tête, rien ni personne ne pouvait l’en détourner. Cela peut sembler anodin, mais lorsqu’un mineur décide de prendre le risque de s’approcher d’une poche de gaz pour éviter de creuser une nouvelle galerie qui prendrait deux mois à creuser… Cela a tendance à le caractériser de fou, ou à moindre mesure, de courageux.

Il jeta finalement la bouteille qui vint se briser en mille morceaux un peu plus loin dans un coin de la rue. Son regard resta un instant fixé sur la centaine de petit bout de verre qui jonchait la rue, comme si cela lui rappelait un souvenir… Comme des centaines de cadavres entassés les uns sur les autres. Il revint finalement sur la jeune femme lorsqu’elle ponctuait sa phrase en montrant du doigt un bâtiment bien plus imposant que les autres. Yudaï observait tout d’abord le centre d’attention de la jeune femme avant de ne balayer son regard sur tout le village, s’arrêtant sur chaque chaumière en se demandant qui pouvait bien vivre dans cette dernière. Il crû également remarquer une forge au vue de l’épaisse fumé noirâtre qui se dégageait de la cheminé. Il repéra d’autre artisan essentiel à la vie d’un village également. Ce village avait beau être à but religieux ou militaire, il ne manquait pas de ressource pour en faire l’un des plus prospère du pays.

Elle commença alors un monologue dans le but de se présenter. Autant dire que Yudaï la regarda étrangement. Il n’était pas coutume dans son village de raconter sa vie au premier venu, hors, il s’estimait comme tel. Alors il écoutait la jeune femme lui donner des noms de pays dont il ignorait tout, mais au moins il apprenait qu’il était bel et bien tombé sur la mauvaise personne pour un ticket d’entrer dans le temple. Légèrement agacé, sentant bien qu’il perdait son temps, il laissait la jeune femme terminer son monologue alors que déjà il parcourait les alentours à la recherche d’un sauveur, une personne qui serait capable de le faire entrer dans cette citée, de le faire monter les marches jusqu’à temple et qui sait, peut-être lui faire rencontrer Niji ! Mais il fut déçu que le miracle ne se produise pas. Il soupira alors par le nez, redéposant ses iris sur la jeune femme et ce décida malgré tout à lui répondre pour ne pas paraitre grossier.

Yudaï – Yudaï.

Simple, court, efficace…. Bon d’accord, ce n’était pas exactement le brin de discussion que tout le monde s’attendait, mais c’était ainsi que l’on se présentait dans son village face à des étrangers qui plus est, il avait actuellement d’autre préoccupation en tête et donc pas de temps à perdre.

Yudaï – Je te remercie pour la visite des lieux, mais j’ai une mission importante à réaliser et il me faut pour cela me rendre au temple… Alors es-tu capable de m’y faire entrer ou dois-je m’adresser à quelqu’un d’autre ?

Dans d’autre circonstance, il aurait été heureux de faire la rencontre d’une ravissante brune venant d’un pays étranger. Il l’aurait questionné sur ce dernier, ils auraient fait connaissance autour d’un verre, une agréable rencontre en soit. Mais ici l’homme ne pouvait s’attarder à pareille bassesse a son grand regret il était le porteur d’un fardeau qu’il aimerait se délester au plus vite.
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