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 J'ai fait un rêve [fermé]

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Hokkinin
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: J'ai fait un rêve [fermé]   Dim 5 Juil - 0:07

[Avant propos : Il s'agît d'un RP qui fait référence à un personnage que j'ai joué sur une des versions antérieurs du forum. N'ayant jamais eus réussit à le jouer comme je le souhaitais jusqu'au point que je souhaitais, je profites de ce RP pour décrire sa mort sous la forme d'un rêve de mon personnage.]


J’ai fait un rêve. Un rêve étrange que je vais oublier d’ici quelques instants, une fois que je serais totalement réveillé et que mon oreiller ne tiendra plus ma tête en otage.
Il s’agissait d’un rêve étrange, dans lequel j’assistais à la mort d’un personnage dans un village lointain. Le rêve avait était suffisamment précis pour me donner l’impression d’avoir eus la vision d’un avenir potentiel, mais dans un univers différent. C’était le genre de rêve avec une certaine cohérence, qui s’attachait presque à rester dans notre domaine de perception. Il y avait eu quelques phénomène étrange oui, mais qui semblait tenir la route. Pas de chandelier qui parle par exemple, mais… Autre chose.

C’était aussi le rêve qui venait avec une histoire, comme un résumé des épisodes précédents. Il fixait le lieu, il présentait certains personnages et il me laissait profiter du spectacle.

C’était un rêve qui suivait l’histoire d’un homme qui vivait dans un village noyé au milieu de la brume. Cet homme était un ninja depuis plusieurs années et il s’était enfoncé dans une espèce de quête dicté par une folie étrange. Figurez-vous que cet homme était orphelin. Ses parents étaient morts alors qu’il n’avait que six ans. Ils étaient morts le jour où l’horrible maladie qui se transmettait dans sa famille se manifestait chez lui. C’était une maladie qui ne pouvait mener qu’à deux choses. La mort ou la folie. Dans son cas, la folie l’avait mené à mourir, mais ne brûlons pas les étapes.

Cette maladie était étrange et injuste. Comme toute les maladies à vrai dire. Il saignait. Beaucoup. Ici je ne parlais pas d’un saignement de nez récurrent ou autre chose. C’était un stade qu’hémorragie ne pouvait pas décrire. C’était comme si son corps décidait d’exploser, et que son sang servait de dynamites. Ses chairs se faisaient littéralement arracher à cause de saignement trop important. Pourtant il ne pouvait pas en mourir. C’était ça sa maladie.
Le sang coulait à flot hors de son corps et il pouvait alors s’en servir comme d’un nouveau membre. Il l’utilisait pour actionner son bras en charpie par exemple. Il l’utilisait pour tuer des gens aussi.

Toujours est-il qu’alors qu’à ses six ans, ses parents mourraient et que son bras gauche était réduit en charpie, il se persuadait que sa mère était venue loger dans sa tête et qu’elle se tenait à ses côté pour le faire avancer dans la vie, et tenter de les ressusciter.
Il s’appelait Liori Satsubatsu, et c’était lui le personnage central de mon rêve.

J’assistais à sa vie comme en accéléré, je découvrais ses erreurs, son parcours, ses obsessions, son caractère et ses pulsions meurtrières envers ses élèves. Hikari avait des choses à apprendre auprès de lui s’il souhaitait passer pour un professeur sadique. Heureusement, il n’y avait pas de bâtiment très élevé à Konoha. Mais tout ça n’avait pas d’importance, c’était comme un flashback passé en accéléré. Non, le rêve débutait réellement lorsqu’il mourrait pour la première fois.

Liori était occupé. Il l’était toujours. Qu’il soit occupé à frapper quelqu’un. Qu’il soit occupé à lutter contre la douleur qui irradiait son corps et lui vrillait le cerveau. Qu’il soit occupé faire semblant d’être un vrai camarade qui sous ses dehors bourrus. Il était en fait préoccupé. Toujours à réfléchir en arrière-plan sur comment il pouvait accomplir son objectif. Lorsqu’il tuait quelqu’un, il pensait à ce que son corps pourrait lui apprendre pour parfaire son expertise sur la conservation des cadavres. Lorsqu’il passait du temps avec ses camarades il se demandait lequel serait un bon matériel pour expérimenter ses recherches sur la capture de l’âme et le transfert dans un corps.
Liori n’était pas un traitre ou un simple meurtrier obsédé par la recherche, il était avant tout un shinobi dévoué à son village. Et pour lui il n’y avait pas meilleur moyen de servir le village que de ramener à la vie ses parents qui étaient des ninjas d’exceptions. Sacrifier des gens médiocres n’était qu’une petite étape désagréable pour les médiocres.

Donc Liori était occupé à fouiller dans les entrailles d’un chien qu’il avait amené dans son repère. Une grotte souterraine qu’il avait découverte au cours d’une balade à la recherche d’un emplacement pour un repère secret. S’il était tombé dessus par hasard, ça n’aurait pas été une bonne cachette après tout. Il l’avait caché, dissimulé. Usé de divers sceau et camouflage pour en faire sa grotte et il avait seulement commencé à l’aménager quelques mois après s’être assuré que personne n’y passait. Ça avait été long, une avance prudente. Il s’était procuré du matériel par divers moyen qu’il voulait discret. Ramenant certaines fournitures pièces par pièces, passant de longues semaines à les monter. Tout ça dans le but de pouvoir opérer discrètement.

Car s’il devait se terrer dans les profondeurs d’une falaise, sous le niveau de l’eau, c’était parce qu’il voulait ramener ses parents à la vie. Mais jouer avec les morts était un tabou qui régnait sur le monde des shinobis. Des traités existaient pour interdire cet art partout dans le monde. Les principales puissances militaires se surveillaient mutuellement pour éviter que ces recherches soit un jour entreprise et aboutissent. Si quelqu’un apprenait que Liori étudiait activement le domaine de la mort, sa vie n’allait pas peser lourd dans la balance.
Et le léger changement dans l’air lui indiquait que le plateau de sa balance venait de brutalement s’agiter.

Il se retourna pour faire face aux trois silhouettes qui se découpaient dans la chaude lumière des lanternes qui éclairait le fond de sa grotte. Elles étaient toutes masquées. Drapé dans ce qui semblait être des capes doté de capuche, sans aucunes fioritures. Elles s’étaient infiltrés sans difficulté dans sa grotte et la seule raison pour laquelle Liori avait pu les détecter était parce qu’ils le souhaitaient. Sans doute voulaient-ils que le criminel qu’il était sache qu’il allait mourir.
Les seuls mouvements qui intervenaient dans ce tableau étaient la danse des flammes qui faisaient danser les ombres sur les personnes en présence.

Liori observait calmement les tueurs. Les masques représentaient des animaux. Celui juste en face de lui était un ours. Ou plutôt un ourson. La tête d’un ours en peluche. Ce n’était pas intimidant, juste étrange. Cela souligné le côté bizarre des autres masques. Celui de droite avait une « tête » de scorpion et le dernier représentait une mouche. Ce n’était ni des force spéciales, ni des chasseurs de déserteurs. Une brigade spéciale ? Il évaluait rapidement ses chances et ses options. Ses armes étaient posées à quelques mètres de là. Il avait un scalpel aiguisé près de lui. Il avait aussi toutes ses capacités propres à sa famille et sa formation de ninja.
La voix de sa mère résonna dans sa tête.

Rend-toi… Mourir ici ne t’avanceras à rien.

Les trois intrus s’étaient imperceptiblement mis en position. Prêt à réagir aux attaques du Satsubatsu. Ce dernier resta quelques secondes sans bouger. Puis il leva très lentement les mains et les croisa derrière sa tête, avant de s’agenouiller. Il se passa quelques secondes avant que le moindre mouvement intervienne. Mais il fut soudain et douloureux. La cape du scorpion s’agita et deux longues aiguilles métalliques traversèrent la gorge de Liori. Sa vision se troubla aussitôt, et son sens de l’équilibre disparu. Il tomba sur le côté et l’obscurité attaquait sa vision, rétrécissant peu à peu son champ de vision… Sa dernière image fut celle de l’ourson qui se penchait vers lui…

Et il se réveilla. Ignorant où il était, ni comment il était arrivé ici. Ses sens étaient assaillis par des centaines de sensation affreuses. La sensation désagréable d’une cagoule ou d’un sac qu’on lui retirait de la tête. Ses yeux étaient agressés par une lumière trop vive. Ses narines le brulaient et gardaient en elles une odeur affreuse. Sa gorge le brulait, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Et la douleur qu’il endurait quotidiennement lui revenait en mémoire bien trop brutalement. Ses mains étaient liées dans son dos. Le froids qu’il ressentait lui indiquait qu’il s’agissait de menotte ou de chaines. Il était assis devant une table et il devinait avec peine une silhouette de l’autre côté qui l’observait.

La voix qu’il entendit valait néanmoins n’importe quelle image. C’était une voix pleine d’autorité et d’expérience, habitué à commander et se faire obéir. La voix d’un des hommes hauts placé du village. Il s’agissait d’un des plus vieux shinobi du village, un maître du Genjutsu, rendu aveugle au cours d’une mission, et qui paradoxalement n’avait jamais perdu de vu les intérêts du village. Il était pour ainsi dire le bras droit du Mizukage et était l’une des personnes à qui Liori devait une dévotion sans faille.

[Kenji] – Liori Satsubatsu. Tu es mort.

Liori ne comprenait pas. L’homme le condamnait à mort ? Pourquoi prenait-il la peine de le faire. Il le savait, habituellement les cas comme les siens étaient traité sommairement. Il n’aurait jamais dû voir le visage de cet homme alors qu’il avait été attrapé.
Kenji laissa glisser devant lui un parchemin que Liori tentait de déchiffrer depuis sa position inconfortable. Le vieil homme lui épargna néanmoins cette peine.

[Kenji] – Liori Satsubatsu, Chuunin. Mort au cours du mission de routine de rang C. Est tombé nez à nez avec un groupe de déserteur issu d’un village voisin. Les témoignages de tes coéquipiers et les cadavres issus de cette confrontation permettront de prouver la véracité de cette histoire. Ton clan te pleurera quelques heures. Le village se souviendra de ton sacrifice pour sa cause et ton histoire s’arrêtera comme ça.

Il claqua des doigts pour illustrer son propos.

[Kenji] – Tu es officiellement mort aux yeux du village et de tous ceux qui te connaissaient. Tu es maintenant un cadavre résidant à la morgue du village et tu es passé de stade Shinobi aux ordre du village à propriété du village.

Un sourire se dessinait sur le visage du vieil homme et ses yeux morts semblaient avoir un éclat de malice malsaine.

[Kenji] – Tu es donc ma propriété et tu es soumis à mes ordres maintenant.
Amusant la facilité avec laquelle j’accomplis ce que tu as passé ta vie à tenter de faire, non ?



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