Partagez | 
 

 Cimetière de Konoha

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

MessageSujet: Cimetière de Konoha   Jeu 28 Juil - 17:54

Rappel du premier message :

Le ciel bleu percute les marbres. Blancs, bleus, rouges, les couleurs s’harmonisent dans une bouillante ambiance, pesante. Elle prend les passants au cœur, une âpre sensation de douleur se diffusant, de part en part de leur tête. Les âmes sont gardées ici, dans le plus grand des secrets, dans la plus pure des prisons, celle charnelle et pétrifiée des corps enterré, quelques mètres sous terre. L’éther est une dimension dont les vivants n’ont connaissances, mais ici les âmes s’effusent d’un monde nouveau, et pour seul habitacle les pierres tombales qui s’élèvent, créant dans les allées, un concert d’effigies, quelques noms taillés à même la roche.

Les grands arbres couvrent d’une trop intense lumière et d’une trop lourde chaleur les vivants qui s’arrêtent devant les tombes. Dessinant de larges allées cachées du soleil, le cimetière de Konoha est, paradoxalement, un lieu où il ferait bon vivre. De nombreuses fleurs bordent les allées, et entourent les tombes. Les murs sont polis et blanchis, sans que jamais la moisissure ne prenne, comme si chaque nuit, une équipe de veilleurs venait récurer les traces d’un quelconque vieillissement. Non, ici tout est conservé comme lors de son premier temps, et si les morts avaient subis le même processus, peut-être seraient-ils encore vivants.

Dans les Quartiers Nord de Konoha, là où la vieillesse frappe plus que nulle part ailleurs dans le village, on y retrouve le calme demandé, les fleuristes, les ruelles ombrées d’une lenteur sereine. Le cimetière n’élève pas de hauts murs, et laisse aux passants le plaisir de contempler un musée de sépultures. Une odeur rosée se dégage du lieu, entouré par quelques commerces, macabres, rarement, accueillant, la plupart du temps. Mais l’agitation est rare, et souvent on aperçoit la même grand-mère prier pour son mari, décédé dans des circonstances que même l’histoire à oublié. D’autres fois, ce sont des familles entières qui viennent honorer ce qu’ils ont comme souvenirs, déposant des gerbes entières de fleurs, rouges, oranges, roses, les couleurs fusent pour cacher celle de l’âme, souvent noire lorsque devant ses yeux, défilent les meilleurs moments passés avec le défunt. Tout ici est coloré. Les fleurs bordent les tombes, les arbres cachent la fureur du soleil. Parfois on oublierait qu'ici gît la mort. C’est le macabre paradoxe du site. Poser une chape de mensonges sur les visages déliés de ceux qui ont perdus. Et qui dans de noires pensées, se perdent dans le passé. Il ne reste souvent dans la vie, que des images. Alors on embellit le tout, et se ment, à soi-même. Parfois peut-être vaut-il mieux ainsi.

Le gardien ne sourit que rarement. Il voit la tristesse tous les jours, comprenez-le. Alors si vous passez, de temps à autre revoir vos défunts, faites lui un sourire, il appréciera. Peut-même le bonhomme, bon-vivant et trop sensible pour être hypocrite, vous tiendra-t-il la conversation. Il est généreux, il sourit pour vous aider, et vous offrira une tulipe, normalement orange, que vous pourrez poser doucement sur le marbre grisé de la tombe de votre père. Mais lui n’oubliera jamais que tous ces morts, sont les seuls témoins de nos erreurs passés. Et que s’il vit encore, il ne porte pas moins la responsabilité de leur chute dans son cœur. La casquette d'un gardien sur la tête, mais la bouille d’un tavernier sur le visage, il veille, avec amour et passion, sur ceux qu’il n’a pas pu aider de son vivant.

Si vous vous sentez mal, et que vous voyez les problèmes, aller le voir. On ne pense jamais qu’il est tellement plus agréable d’aider un vivant qu’un mort. Lui il sait.


24 points de stats de rab

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Lun 21 Avr - 13:10

Oroken : +16 XP RP.
Riku: +9 XP RP.

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mer 23 Avr - 22:08

Le temps était long, aussi long que le recueil. Quelques personnes étaient passées parmi les allées, regardant souvent le Chuunin avec un brin de surprise dans les yeux mais aussi une lueur de compassion pour la douleur qu’il devait ressentir à rester assis là à jouer des airs si maussades qui résonnaient dans presque tout le champs de tombes. Les gardiens, responsable du respect des autres visiteurs des lieux s’étaient présentés de nombreuses fois mais à chaque moment passé devant Oroken, ils n’avaient eu le courage de lui demander d’arrêter. Certainement autant pour le respect de sa peine à lui mais aussi sûrement parce que ces airs fluides emplissaient les lieux d’une certaine chaleur. La chaleur du souvenir qui se transmettait et se dessinait chez chacun d’une façon différente.

Cependant, vint un moment où Oroken avait épuisé sa ressource de souvenir, enfin c’était comme si car il la savait infinie. Mais pour l’heure, il lui fallait changer d’endroit. Il se leva de son siège temporaire, salua sa grand mère la remerciant encore et toujours d’avoir fait ce que son vivant lui avait permis de faire. Il tirait sa force de là, du moins en partie, mais aussi les premiers rêves qu’il avait nourris. Avec une dernière marque de respect, il tourna les talons, enfouit les main dans ses poches et traversa le reste du cimetière pour rejoindre l’arrière.

Quand il passa la limite proprement dite, il poursuivit sur un petit sentier, ce même petit sentier depuis des années. Plutôt insouciant, même ailleurs, il posait un pied devant l’autre en ne regardant que les arbres, les nuages et ciel d’un gris menaçant. Il pensait réellement que la journée serait mauvaise et il ne semblait pas dans l’erreur jusqu’à présent. Une heure et demie devait être passée. Il avait attendu sans qu’aucune des deux personnes souhaitées ne se présente. Il repensa brièvement à l’examen Chuunin, déjà loin mais toujours aussi frais dans son esprit, ou presque. Ca faisait un moment qu’il n’avait vu les gens qu’il avait côtoyés pendant cette période. Mis à part Yosuke qu’il avait recroisé peu de temps auparavant. Même les plus proches n’étaient plus de ce cercle.

La tête embrumée de songes, il avança jusqu’à ce que devant lui se dessine une grande stèle. Un grand monument recouvert de gravures. Des gravures toutes aussi profondes les unes que les autres. Elles étaient l’image d’esprits ayant marqué la vie du village. Sans doute moins que ces visages sur la montagne, mais sans doute plus que le commun des mortels. Oroken baissa les yeux sur les noms du milieu puis commença à chercher. Ses yeux finirent par fixer le vide.

*Et si nous devenions des habitants de cette stèle ? A qui la faute ? A moi dirait Kohei… Ou peut-être pas. Les têtes brûlées existent partout. De là à ce que l’un de nous décide de faire sauter un fusible. Ou même que ça n’arrive sans prévenir… Devrions nous l’abattre ? Le raisonner sans doute ? Une pseudo concertation sera nécessaire… Ce serait sans doute l’occasion d’en parler. Qu’aurions nous d’autre à aborder ? Un peu de stratégie… Oui pourquoi pas. Nous ne sommes plus des débutants tout de même. Ce n’est pas comme s’il fallait sermonner une bande de petits rêveurs. Comme ceux que nous avons tous été.*

Oroken envisageait tout ce qu’il pouvait. Pourvu qu’un minimum de communication se fasse et surtout que certaines zones d’ombres soient levées avant que les problèmes ne se présentent. La prévention restait la maîtresse d’une mission réussie. En parlant de mission, il se remémora le début de matinée.

*Qu’y avait-il déjà ? Ah oui… Le pays de l’herbe, un peu de diplomatie pour convaincre une demoiselle d’un mariage. On n’est pas dans la merde… Ceci dit l’un de nous doit avoir des notions. Doufi est marié me semble t-il. L’autre ? Un paquet à transporter jusqu’à Kiri en toute discrétion. Ce ne sera sans doute pas le meilleurs début. Et c’est moins payé. Enfin, nous verrons bien, nous somme tous à jeu égal je suppose. Du moins ça se passera comme ça.*

Finalement, Oroken revint à la réalité. Il reposa vraiment les yeux sur la stèle où un nom vint se fixer parmi tant d’autres. Un certain Ikeda Hiroki. Un homme qui avait su servir mais avait laissé une famille derrière lui. Elle avait déjà perdu son grand père, certes sans l’avoir connu. Oroken ne voulait pas qu’elle perde son… Meilleurs ami ? Compagnon ? Un mélange des deux ? Oui plus exact. Un éclair traversa son esprit. Un éclair incontrôlé qui révélait peut-être un désir enfoui loin dans un inconscient tapis sous une couche de lucidité.

*C’est comme si on était marié… Depuis un an.*

Il se surprit lui même puis secoua la tête. Effaçant plus ou moins cette dernière phrase. Puis il resta là debout encore à attendre. Quand viendraient-ils ?
Yosuke Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mer 23 Avr - 23:55

[Venant des sources chaudes ]

Il n'avait pas passé une nuit de sommeil complète et reposante depuis un bon moment. Il avait repris l'entrainement dès son retour de Kumo, dès sa nomination, plusieurs semaines déjà. Alors il avait prévenu tout le monde : ses parents, Saiko aussi. Il ne descendrait ni à la bibliothèque ni au cimetière. Il était 10H du matin et il venait de se réveiller. Une nuit de sommeil complète, sans rêves, ou en tout cas il ne s'en souvenait pas.

Il s'étirait doucement, la bouche grande ouverte. Ça faisait du bien, prendre son temps, ne pas se presser et surtout oublier toutes ses obligations l'espace d'une journée. Pas qu'il en ait beaucoup mais cette histoire de succession de bibliothèque, de déchiffrage de parchemins oubliés, mais aussi des entrainements programmés il en avait un peu marre. Il voulait se vider la tête.

Il attrapa un journal en bas pour remonter aussitôt. Il n'était pas habillé, allongé sur son lit, un toast faisait office de petit déjeuner. Il en avait pas du tout honte, il se sentait même très bien. Il pouvait enfin décortiquer un journal qui ne parle pas que de ninjutsu, genjutsu , expériences ou tout autre chose se rapportant au monde ninja.

Le temps passait un peu, il en était au moins à la moitié du journal. Il passa la rubrique sport. Ce n'est pas vraiment son style d'oublier délibérément un sujet mais aujourd'hui ça ne le tentait pas vraiment.

Un petit bruit retentit, plusieurs coups à vrai dire, ce qui le fit sortir de sa méditation littéraire et journalistique. Il avait situé ce son, et c'est bien ce qui le fit se redresser. Il avait été produit juste au dessus du lit, au niveau de la fenêtre du deuxième étage. Le mystère ne perdura pas si longtemps et c'est dans un nuage de fumée qu'un aigle, signe distinct de l'Académie, implosa en nuage de fumée en délivrant sa missive.

Yosuke n'avait pas été convoqué pour une seule mission depuis qu'il était entrer et ils avaient choisi son jour de repos pour le faire, au moment où il n'était ni douché, habillé et surtout motivé.

Le contenu de la lettre fut assez surprenant en effet mais un peu évasif. Un rendez-vous ? Très bien. Avec Oroken ? Ils s'étaient vu il n'y a pas si longtemps. Une heure précise ? Pas vraiment mais la phrase laissait supposer que le chuunin était déjà là-bas à l'attendre. Il retomba sur son lit à plat ventre, se redressa légèrement et emmitoufla sa tête dans ses bras. Enfin son éternel souffle en disait long.

[Yosuke] " Il a fallu que ce soit au cimetière... "

Il se retourna sur le dos, les yeux rivés sur le plafond. La décoration en bois présentait de nombreuses petites tâches qui laissaient libre court à interprétation ; de quoi vider sa tête. Il remuait les jambes machinalement.

[Yosuke] " Bon quand il faut y aller. Je prendrai un congé une autre fois. "

Son matelas le fit rebondir dans son élan. Il passerai d'abord à la douche, trainerait sans doute un peu. Ils se sont vus il n'y a pas si longtemps, il ne lui en voudra pas.

***


L'atmosphère du cimetière aujourd'hui lui était beaucoup plus appropriée : brouillard très humide, temos gris et nuageux. Il manquait de pleuvoir à tout moment, un temps à ne pas mettre le nez dehors en somme, tout ce qu'avait décidé le shinobi. Mais malheureusement il avait du se décider à trainer sa carcasse jusqu'ici, un chemin qu'il connaissait machinalement.

La pluie... il détestait ça, l'eau n'était pas son élément.

Les grilles si familières étaient en vue, il ralentit pour adopter un pas plus solennel, le rythme ne changea pas vraiment, seulement la démarche. Quelques personnes s'étaient tout de même déplacées par ce temps pour rendre hommage aux êtres chers disparus. Yosuke n'avait pas le don de voir tous ces défunts, seulement les siens, ses êtres chers à lui. Combien de personnes tueraient pour avoir ce don ?

Oroken n'était pas là, Doufi non plus. Il faudrait les chercher dans les allées de ce lieu macabre. L'espace d'un instant il pensa aller voir son maître, il passa d'ailleurs très près de son mausolée, mais son maître ne lui pardonnerait pas cette erreur. Des ninjas de haut niveau sont en ces lieux et ils l'attendent, trop risqué.

Il se rendit donc au seul endroit du cimetière qu'un shinobi ne peut ne pas visiter, la stèle des ninjas morts au combat. Oroken avait donc décidé de faire de cette réunion un symbole. Il espérait ne pas avoir à entendre de longs discours, leur rencontre en ce lieu disait déjà tout et à leur stade ils savaient déjà tout...

Cette pensée changea de tout au tout son état d'esprit. Oui la voie d'un ninja est dangereuse, oui il a déjà risqué sa vie et le ferait sans doute bien plus dans les mois avenir et oui il avait déjà vu des gens mourir. Mais il s'apercevait bien que petit à petit leurs sacrifces s'oubliaient, que la situation se banalisait...

Oroken était bien là devant la stèle. Il fit à peine attention à son chef d'équipe, il s'avança doucement vers le bleu brillant de cette pierre et toucha doucement et au hasard quelques noms gravés ic pour, il l'espérait, l'éternité. Parmi eux, l'un de ces noms n'aurait jamais du être inscris.

[Yosuke] " Salut... "


Dernière édition par Yosuke le Jeu 10 Juil - 14:20, édité 4 fois

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Jeu 24 Avr - 19:19

Il avait fini par replonger son regard dans la liste des noms. Il lui évoquaient tant de choses, tant de suppositions sur son avenir. Un dernier coup d'oeil fut jeté sur celui du grand père d'Akane, comme si Oroken avait senti venir la chose. En fait, il avait senti Yosuke arriver et la main qui se posa une seconde plus tard sur la pierre bleuâtre ne fit que confirmer ses instincts. Il y eut un léger silence, comme solennel en guise sûrement de faux recueil aux morts.

Faux car malgré tout ils ne connaissaient sans doute pas la plupart des noms ancrés là, si ce n'était pas tous. Puis Yosuke prit brièvement la parole, de façon peu enjouée semblait-il. Oroken entama donc d'une manière atypique. Il était rarement comme ça. Le mauvais temps? Sans doute. Mais aussi mêlé à plusieurs choses. L'anniversaire du décès, la prise soudaine de responsabilités, la gène d'avoir sûrement dérangé.

- Salut... Je ne sais pas si j'ai interféré dans un programme d'entraînement poussé ou autre chose du genre. Mais je n'en ai été informé que hier soir...

Il marqua un petit temps. Il semblait vraiment désolé, même s'il ne le disait.

- Il paraît qu'on forme une équipe maintenant. Je ne sais pas où est Doufi, mais j'ai comme l'impression qu'attendre plus longtemps ne servira à rien. Au pire, je pourrai toujours le voir plus tard.

Laisser de côter toutes les histoires et leçons qu'on inculque aux gamins l'arrangeait. De toutes façons, il se pensait encore et toujours mauvais moralisateur.

- Hum... Donc si j'ai demandé à vous voir, c'était pour directement former l'équipe. Je suis passé ce matin, avant de venir, au bureau des missions. Je ne pense pas que l'entraînement sur des petites missions soit réellement nécessaire. Alors j'ai directement demandé le répertoires des nouvelles de rang C.

Il ne quittait pas vraiment la stèle des yeux, mais ne la fixait pas non plus. En fait, il ne regardait pas Yosuke, il ne regardait rien en particulier, juste l'ensemble de la végétation qui se trouvait devant lui, comme s'il avait du mal à prendre son rôle en main, une sorte de regard fuyant.

- Alors les cachets disponibles nous ferons inévitablement voyager. Mais, si tu préfères, nous pourrions en discuter ailleurs. J'avais juste un passage à faire par ici... Rien de bien méchant.

Son attitude n'était pas normal, c'était clair pour n'importe lequel des demeurés. Quelque chose l'affectait et il s'en était servi comme justification pour le lieu de la rencontre. Après tout, le cimetière était lugubre, tout autant que cette stèle et l'on aurait pu croire qu'Oroken vouait un sort néfaste à son tout premier vrai poste.

- Un endroit en particulier?
Yosuke Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Jeu 24 Avr - 20:34

L'équipe, le sujet ne faisait aucun doute mais il était important. Yosuke continuait de faire voyager son doigt d'un nom à l'autre sur le stèle. il espérait peut-être que lorsqu'il touchera enfin le bon, son sauveur lui apparaitrait. En tout cas si une personne méritait ce titre, c'était bien lui et personne d'autres.

Oroken s'excusait, il n'avait pas l'air bien. Il n'avait plus la même paresse et joie de vivre qu'à leur dernière rencontre. Cette stèle représentait-elle quelque chose pour lui aussi ? Elle est censé signifier quelque chose pour tous les ninjas de ce village, malheureusement très souvent cette dévotion générale était bien plus personnelle que ça. Il n'était donc pas de ceux qui argumente sur la leçon d'une vie de shinobi. Peut-être que le goût y était mais que sa vie lui a retiré toute saveur.

Dans les faits, Doufi était en retard, trop en retard. Si la discussion n'allait pas avoir lieu ici, c'est qu'il n'y avait jamais rien eu à dire sur cette endroit. Simple coïncidence ? Une corneille venait de se poser dans l'arbre de derrière. Voulait-il qu'il le rejoigne ? Non, il ne crie pas.

[Yosuke] " Cet endroit est bien trop familier, la forêt ne nous réussira pas par ce temps, je préférais un endroit plus ... sec. Mais oublions l'Académie. Marchons plutôt vers le centre-ville."

Le bar est plutôt une mauvaise idée, aucune idée de ce que dira Oroken mais un endroit plutot calme et discret serait plus approprié. Son idée lui plaisait, plutôt que de garder cela surprise, il préférait s'en assurer.

[Yosuke] " L'armurerie, ça te va ? "

Quoi qu'il en soit il préférait ne pas trop trainer, les nuages étaient des plus inquiétants et les yeux noirs de la corneille dans son dos ne le rassurait pas.

Il abandonna la stèle, déçu. Il espérait qu'Oroken lève enfin les yeux, change de ton et lui dise que son idée était géniale. Il espérait retrouver au moins une partie de cet après-midi où il avait bien rigolé et recommencer.

[ Arrow L'armurerie ]


Dernière édition par Yosuke le Ven 13 Juin - 22:06, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Jeu 24 Avr - 22:06

[Suite à l'armurerie]

Yosuke : +21XP RP (bonus inclu)
Oroken : +18XP RP (bonus inclu)
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mer 11 Juin - 21:01

[Appartement de naoki Arrow]

Naoki venait dans le cimetière à la recherche d’Aoni, la petite chatte pouvait être n’importe où dans Konoha mais il y avait quand même peu de chance qu’elle se promène dans un cimetière. Quoi qu’il en soit, Naoki voulait vérifier cette zone pour l’exclure des recherches. Il regardait derrière chaque tombe, chaque arbuste, il passait dans chaque allée, sans grande conviction mais il le faisait quand même. En tout cas, il y avait du terrain à couvrir et ça prenait beaucoup de temps de parcourir le cimetière dans tout les sens.

Inconsciemment, il regardait les noms gravés dans la pierre. Tous des noms qui lui étaient totalement inconnu. Néanmoins, il avait un profond respect pour tout ces gens, c’étaient sûrement des grands ninjas à l’époque. Les Pierres tombales se succédaient, rondes, ovales carrés… Parfois, il y avait plusieurs nom de la même famille gravés sur la même stèle, mais des fois, on voyait plusieurs tombes d’affilées porter le même nom.

Et puis il tomba sur un nom familier, gravé sur une tombe en marbre blanc : Katairu Gosho. Le pire, c’est que les dates pouvaient correspondre, né il y a 35 ans, mort il y a moins d’un mois. Cet homme enterré là pouvait très bien être le père de Kimiko. Rien ne le prouvait mais c’était possible. En tout cas, il y avait un lien de parenté certain, ce nom n’était pas très courant.

Kimiko – Qu’est-ce que tu fais là ?

Naoki – Je… Je cherche un chat, Aoni.

Naoki fut gêné de s’être fait prendre sur le fait. Son histoire n’était pas très crédible bien que ça soit la vérité. Se retrouver ici par hasard et se faire surprendre étaient plutôt désagréable mais la situation devait être encore pire pour la jeune fille. Elle devait se sentir violer dans sa vie privée, mais maintenant que le mal était fait.

Naoki – C’est…

Kimiko - …Oui.

Un long silence se fit. La jeune fille se recueillait sur la tombe de son père. Ce n’était pas exactement comme ça que Naoki avait imaginé leur seconde rencontre, déjà qu’à la base, il ne s’attendait pas à la revoir. Aujourd’hui, il se retrouvait face à la tombe d’un homme que certains considéraient comme étant le plus grand créateur de Katana du monde et de tout les temps. Face à une si grande renommée, un garçon comme Naok ne pouvait que se recueillir au côté de Kimiko. Il s’agenouilla et pria à son tour.

Naoki ne se releva qu’après Kimiko. Sans un mot, elle se dirigea vers la sortie du cimetière, Naoki sur ses talons. Ils ne dirent pas un seul mot jusqu’à ce qu’ils aient franchit le portail, à l’entrée.

Kimiko – Ton chat ?

Naoki – Il n’est pas là.

Kimiko – Allons le chercher ailleurs.

Naoki – D’accord.

Il se demandait bien pourquoi elle voulait l’accompagner dans la recherche d’Aoni. Cela ne la concernait ni de prés, ni de loin. Mais qui pouvait lui en vouloir ? Sa compagnie était tellement agréable. Si certain la voyait comme une jeune fille rebelle qu’il valait mieux fuir, et bourgeoise qui plus est, Naoki la voyait comme aussi douce et agréable que Nana, mais avec du piquant tout de même, comme une boisson gazeuse aux bulles fines ou tout simplement une rose blanche.

Le Genin était sur son petit nuage, et il en redescendit bien vite lorsque sa camarade lui demanda où il fallait aller. Ils cherchaient toujours Aoni, c’était toujours autant nécessaire pour retrouver Shirohime, si c’était bel et bien elle qui importunait Naoki.

[Appartement de naoki Arrow]
Yosuke Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Lun 16 Juin - 21:40

[Venant des sources chaudes]

Les marches de ce mausolée et toute cette poussière n’auront pas d’impact sur sa motivation aujourd’hui, foi de Kotodama !

Oui, ce lieu était un piètre retranchement pour les derniers membres de ce clan disloqué. Yosuke avait eu la chance d’avoir su être trouvé par son maître d’aujourd’hui. Il n’aurait sans doute jamais éveillé son potentiel. D’autres ninjas n’ont peut-être pas la même chance que lui…

Il déverrouilla le Kekkai et entra dans la pièce trop petite. La bougie n’était pas allumée, la cachette était donc vide. Un léger souffle enflammé suffit pour éclairer la pièce. La bougie en main, il l’a déposé dans un coin du bureau.

Devait-il l’attendre ici sagement ? Il pourrait en profiter pour s’entraîner dehors. Seulement il avait trop retardé son entraînement dans sa voie cachée, il devait avancer pour répondre à ses questions.

Il sortit son keitou, Koei était là, il le savait mais comment lui parler ? Il n’avait jamais vraiment communiqué avec les esprits. Il savait déjà que ça ne servait à rien de les appeler, ou alors Mogbo cherchait à tout prix à l’éviter.

Il ouvrit les pages du livre. Elles étaient toujours vierges d’annotations. Et même en révélant le code secret des Kotodama, il y avait très peu d’écriture. Yosuke se désespérait de ça, cela révélait très nettement son niveau mais il n’avait pas encore appris l’écriture. Il regarda la porte d’entrée et de sortie, toujours personne…

Il s’appuya sur son coude, éclairé à la bougie. Il voulait apprendre aujourd’hui, ça n’arrivait pas si souvent.

[Yosuke] * Connaissant sensei, il chercherait à me donner une leçon que ça ne me choquerait même pas. *

Sa motivation avait désormais totalement disparu. Très bien, ça ne serait pas pour maintenant. Il malaxa son chakra et ferma les yeux.

[Yosuke] « Très bien, je peux au moins réessayer cette technique. Je la montrerai pour savoir qu’elle est le problème. »

Il relâcha tout son chakra dans le coin inférieur droit d’une des pages. A chacune de ces pressions, le livre s’illuminait à chaque fois d’une intensité différente. Sans savoir quoi faire, il décida de refaire la même chose avec la même quantité de chakra sur toutes les pages une à une. Peut-être qu’il devrait trouver Koei dans l’une de ces pages…

Au bout de deux heures, l’exercice devenait plus fatiguant et… à vrai dire il n’en pouvait tout simplement plus. Il avait dépassé le milieu du livre et c’était bel et bien rendu compte que la luminosité était extrême en son milieu. Mais rien d’autre ne s’était passé et sa réserve de chakra en avait pris un coup. Au moins, il avait fait travailler tout ça.

La cire de la bougie était presque consommée et voilà que Yosuke était affalé sur le bureau, la fixant des yeux, attendant le vacillement de cette flamme.

[Yosuke] « Si elle s’éteint je m’en vais. Si elle s’éteint je m’en vais.
Si elle s’éteint je m’en vais. Si elle s’éteint je m’en vais…. »


Il en devenait fou lui même, c’est pourquoi il préféra sommeiller plutôt que de continuer à se rendre fou en solo.

C’est dommage, il aurait aimer savoir écrire aujourd’hui. Après tout, il ne connaissait toujours pas les finalités du livre. Sako arrivait à en sortir des techniques de d’autres villages mais comment ?

Il referma les yeux, s’imaginant contrôler les éléments. Le feu c’est bien mais la foudre c’est cool. Puis savoir contrôler l’eau serait génial, plus besoin de nager, l’eau te pousse toute seule. Encore mieux, le vent te ferait voler ! Puis la terre bah… il n’aimait pas. Riku lui avait passé l’envie d’apprendre cet élément. Enfin si l’occasion se présentait, pourquoi pas.

Des désirs et toujours des désirs, mais au mons il devrait commencer par apprendre ce sort de feu que cette prof de l’Académie dont il avait oublié le nom lui avait montré. Parce que, l’ayant remarqué en combat contre Naoki, sa puissance de feu laissait vraiment à désirer. Et Oroken voulait quelqu’un de puissant. Il serait bien déçu. D’ailleurs oroken, ça faisait longtemps qu’il lui avait promis une mission… mais il avait de quoi s’occuper. Devenir Papa à son âge quand même… alors que Yosuke, lui et ses rêves…

Il tapa du poing sur le bureau, pourquoi devait-il être toujours en retard sur tout et n’importe quoi ?

Il se surprit à faire un bond en arrière, il avait vu quelqu’un près de bougie ! Cette flamme stupide commençait à s’éteindre quand il ne le fallait pas. Et à peine deux secondes plus tard, plus rien, le noir complet.

Après deux secondes d’hésitation, il se rua sur son Keitou. Très bien il ne maîtrisait pas la technique mais il lui restait suffisamment de chakra pour éclairer cette pièce une fois ou deux. Il choisit rapidement une page au hasard et insuffla son chakra dans le livre. Une vague de lumière engloutit la pièce, le chuunin, habitué à ce phénomène, pivota dans tous les sens à la recherche de cette silhouette. Il ne trouva personne ni quoi que ce soit.

Il souffla d’abord quelques secondes, le temps que la lumière s’estompe. Avec plus de délicatesse et moins de précipitation, il recommença la technique. Cette fois, il le vit.

Des yeux blancs, mais aussi les cheveux et les vêtements. C’était bien lui.

[Yosuke] « Mogbo ? »

La lumière disparut plus vite. Agacé il relança la technique. Heureusement, l’esprit était toujours là. Aucun doute, c’était bien l’étudiant mort sous ses yeux dans la bibliothèque.

[Yosuke] « Ne pars pas s’il te plaît. Est-ce que tu m’entends ? »

En réalité, le jeune médecin inexpérimenté et fatalement mort ne répondait et ne réagissait que très peu. Il se contentait de fixer Yosuke avec cette vision d’horreur dans les yeux.

Le chuunin ne démordit pas. Ces yeux étaient peut-être bien présents dans son rêve, il ne croyait pas aux signes. Il voulait se convaincre qu’il était guéri de tout ça. Et il savait comment.

La lumière disparut à nouveau. Il recommença, cette lumière l’aveuglait de plus en plus. Il s’avança doucement, un pas à la fois, vers Mogbo. Il ne réagissait toujours et même quand Yosuke renouvelait sa technique, ça ne le faisait pas réagir. Bizarrement un pas, un unique pas suffit pour tout changer. Mogbo devint plus animé et surtout, ses yeux reprirent leurs couleurs sombres et opaques qu’ils avaient eux avant son accident. C’était comme-ci… l’esprit de Mogbo avait repris vie.

[Yosuke] « Est-ce que ça va ? »

Mogbo ne répondit toujours pas. Lui aussi avait l’air de parler mais Yosuke n’entendait rien. Apparemment il ne pouvait que se voir, pas se parler et Yosuke ne voulait pas essayer de le toucher, par peur de l’offenser.

La lumière disparut à nouveau. Quand il recommença, Mogbo toucha son livre et la lumière qui s’en dégagea en devint bien plus puissante ! Ce blanc venu de l’au-delà, en tout cas Yosuke s’amusait à le croire, avait envahit la pièce. En plus de cela, une sorte de colonne se dessinait au dessus du livre.

Il ne savait pas pourquoi mais il n’avait pas peur, et surtout instinctivement il déposa son Keitou au sol. La colonne grandit, devint plus stable et un visage se dessina bientôt dans cet interface. Il reconnut rapidement la chapeau de Koei. Celui-ci lui fit un clin d’œil et sortit de l’ouvrage des âmes.

[Yosuke] « Vous avez l’air en forme. »

[Koei] « La mort a été le meilleur remède que j’ai pu voir au cours de ma longue vie. »

Le chuunin resta perplexe devant ses mots, il préférait essayer la médecine avant.

[Yosuke] « Vous étiez bien dans mon livre alors depuis tout ce temps. »

[Koei] « J’y ai trouvé refuge. Tout comme Sime, j’aurai voulu voir le monde, peut-être pourrai-je le voir à travers toi. »

Yosuke hocha la tête, il était heureux de pouvoir enfin voir Koei, savoir qu’enfin il avait un don spécial qui lui servait. Sa bonne humeur ne cacha pas sa soudaine fatigue.

[Koei] « Il est temps d’y aller et j’emmène ce garçon avec moi. N’hésite pas à nous rappeler. »

Sans jamais comprendre ni comment ni pourquoi Mogbo et Koei étaient apparu, il se retrouva directement dans le noir de cette pièce. Il resta là un nombre incalculable de minutes.

[Yosuke] « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »


Dernière édition par Yosuke le Jeu 24 Juil - 19:37, édité 8 fois
Yosuke Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Sam 21 Juin - 20:29

[Quelques jours plus tard]

Il revenait, encore… C’est exactement à ça qu’il pensait. Serait-il là ?

La protection désactivée, l’obscurité de la pièce lui répondit non. La cachette était encore vide. Instinctivement il sortit son livre et son chakra trouva seul le lien qui le liait à lui. La lumière blanche remplit la pièce, elle n’était pas plus que tamisée. Le tourbillon qui lui était désormais si familier prenait presque la moitié de la place à lui tout seul. Yosuke installa la nouvelle bougie qu’il avait apportée. Un mouvement de main l’alluma aussitôt.

Les deux silhouettes fantomatiques avaient déjà leurs places favorites. Mogbo restait perché à l’armoire de la bibliothèque alors que Koei préférait le bureau et la bougie. Sans parler, le chuunin s’installa, il commençait à avoir ses habitudes. Assis au sol et son Keitou sur les genoux, le tourbillon continuait de s’étendre. La forme de ce vent mystérieux l’aidait à méditer.

[Koei] « Qu’est-ce que tu attends ? »

Ses yeux se remirent enfin à bouger. Cette obscurité et ce silence provoquaient chez lui des absences dont il ne connaissait même pas la durée.

[Yosuke] « Le tourbillon. Je me demande si c’est celui là que je dois faire pour le rasengan. »

Koei haussa des épaules. Il n’avait sans doute aucune idée de quoi parler Yosuke, et à vrai dire il ne cherchait pas vraiment à comprendre. Ce monde des ninjas lui était totalement inconnu. Il avait vécu avec Sime toute sa vie, il n’avait pas besoin de savoir ce qu’était un ninja. Peut-être avait-il voulu le devenir par le passé, mais c’était il y a si longtemps.

Voyager, c’est ce qu’il voulait. Mais là, il connaissait surtout une sorte de cave obscure et humide. Il retoucha son chapeau et examina la crasse par terre… il avait connu mieux.

[Koei] « Tu ne pourrais pas me déchiffrer l’un de ces livres pour m’occuper ? »

Yosuke était toujours dans le vague, la main gauche légèrement plus haut que l’autre. Son visage indiquait clairement qu’on le dérangeait.

[Yosuke] « Je ne peux pas tant que Saiko-sensei ne me l’a pas autorisé. »
Il repartit dans son entraînement. Un flot de chakra sortît aussitôt de sa paume et s’éleva de plus en plus. Il était clair que Yosuke voulait le faire tourbillonner le plus haut possible.

[Koei] « Existe-t-il ce sensei ? »

Il arrêta le tourbillon, paraissant plus qu’agacé. Quelle question stupide ! Il ne chercha pas à répondre, il n’y avait pas de réponse de toute manière. Il arrivera bien un jour. Ca faisait bien une semaine qu’il venait quotidiennement pendant plusieurs heures. Chaque jour il consumait une bougie entière, seul instrument pour mesurer le temps à l’intérieur de ce monde si à part.

Il regarda sa main. Oui, l’idée paraissait stupide. C’est l’angle et la vitesse qui jouaient. Un chakra long d’un mètre ne lui servirait à rien et ce n’était pas ce qu’il avait pu observer. Il entendit une petite toux. Il se retourna, fronçant les sourcils. Le chuunin fixa des yeux le fantôme pendant plus d’une minute.

[Koei] « Quoi ? C’est pas moi. » répondit-il en désignant Mogbo. Celui-ci fut comme sortit d’un doux rêve et il sursauta presque.

Yosuke crut se mettre en colère.

[Yosuke] « Il est mu-et ! »

[Koei] « Non c’est toi qui est sourd, et ce n’est pas ce qui l’empêche de penser comme moi. Pourquoi tu nous appelles si tu ne t’entraînes pas ? »

Cette graine de fureur ne germa pas dans ce discours, rendant le terrain de Yosuke complètement sec. Il n’avait pas tord. Il se secoua la tête.

[Yosuke] « Oui, pardon. Avec toutes ces techniques dont j’ai commencé l’entraînement je ne sais plus par où commencer. »

[ Arrow Ici]


Dernière édition par Yosuke le Ven 18 Juil - 13:01, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Jeu 26 Juin - 18:10

Naoki: +5 XP RP
Yosuke: +20 XP RP
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mer 9 Juil - 17:13

[Venant de la Forêt Interne]

Je ne savais pas où j’allais mais je suivais Taya avec confiance. Je n’étais jamais passé par là. Je ne connaissais donc pas ce chemin vide, mais je sentais dessus une certaine dose de tristesse, de larmes et de malheurs. Je continuais d’avancer. Elle n’avait pas parlé depuis la zone d’entraînement. Je pouvais commencer à apercevoir, de loin, une grande porte noire. De plus en plus oppressante, une idée me trottait en tête. Je pensais savoir où nous nous dirigions vers un cimetière. Que voulait-elle faire là-bas ?

Nous sommes entrés dans le cimetière. L’atmosphère était lourde. Peut-être était-ce les âmes qui rodaient ici à la tombée de la nuit. Je n’y croyais pas. Je continuais de suivre Taya dans le cimetière alors que le soleil commençait à diffuser une lumière rouge. Nous nous sommes arrêtés devant une tombe. J’ai regardé Taya, et j’ai pu voir une larme couler sur sa joue. Je me suis senti tout d’un coup mal. Comme si un poids prenait mon corps et mon cœur. De l’empathie. Cette belle bêtise que possède l’homme, comme d’autres animaux.

[Taya] – Ca fait un an qu’il est mort, mon grand frère, mon seul frère.

Celui dont elle parlait à l’entraînement, il avait du l’aider, avant qu’il ne meure. Je ne lui ai pas répondu, je ne savais pas trop quoi faire. D’instinct, j’ai posé mon bras droit sur son épaule droite – j’étais à sa gauche – et je l’ai collé contre moi, la laissant mettre tout son poids sur mon corps. Je ne savais que faire, à présent. Elle commençait à sangloter, puis elle s’est mise à pleurer franchement avant de parler de nouveau.

[Taya] – Il venait d’être promu Chunnin et il a accepté un poste d’Oï-Nin. Sa première mission, contre un déserteur. Il a pris en traître son équipe et a réussi à le tuer avant de mourir. Les autres membres de son groupe l’ont ramené. Ca fait un an, jour pour jour.

Je n’ai toujours pas parlé, je la laissais faire sortir ses sentiments à travers ses larmes. Elle a posé sa tête sur mon épaule droite. Je l’ai prise dans mes bras par réflexe. Je ne savais quoi dire, je ne savais quoi ressentir. La douleur était présente, tellement en elle, mais aussi en moi, je me sentais tellement faible par rapport à ce qu’elle ressentait. C’est à ce moment que des pas se firent entendre, ainsi qu’une voix méchante et autoritaire.

[?] – Taya, depuis quand amènes-tu des inconnus ici ? Qui est-ce ?

Taya s’est défaite de moi pour se tourner vers cette voix malsaine, selon mon sentiment. J’ai regardé aussi. Un homme et une femme, d’un âge mur, entre quarante-cinq et cinquante ans.

[Taya] – Mes parents, laisse-moi un instant. Je te retrouverais dans quelques minutes.

J’ai hoché la tête, sans pour autant être convaincu par la décision de Taya. Ca avait beau être ses parents, le ton de son père ne montrait aucune sympathie envers sa propre fille. Feu leur fils y est-il pour quelque chose ? Sûrement, je ne voulais pas savoir.

J’ai continué à errer dans le cimetière, jusqu’à qu’une tombe attire mon attention. Elle était belle, même dans la pénombre de la fin du jour. Dessus était écrit :
Citation :
A la mémoire de Emi Kotodama,
Tuée par son mari qui a fui en enlevant leur fils, Kyô.
J’ai été choqué. Dès que j’ai lu, c’était la tombe de ma mère. Mais le plus choquant était que l’inscription sur sa tombe était mensongère. Je m’en souvenais. Mes souvenirs me l’avaient montré. Mon père n’a jamais tué ma mère. Mais, devant sa tombe, oubliant cette ignominie, je me suis mis à pleurer. Comme Taya juste avant, je me suis mis à pleurer, de grosses larmes de honte, de haine et de tristesse.

Je suis resté longtemps dans cet état. Une bonne dizaine de minutes, au moins, quand Taya est venue dans mon dos. Avait-elle vu si je pleurais, je n’en savais rien.

[Taya] – Je dois y aller. Entraîne-toi au Bunshin. A plus.

Je n’ai pas répondu, je ne pensais même pas avoir entendu tout ce qu’elle me disait. J’étais encore sous le choc. J’aurais bien eu besoin de quelqu’un pour m’aider, mais je n’avais personne. Je suis resté quelques minutes encore à pleurer et à gamberger. Puis, je me suis levé. J’ai arrêté de pleurer, et je suis sorti du cimetière pour rentrer chez moi. Je savais que j’avais quelque chose à faire, rencontrer les Kotodama, mais plus tard. Beaucoup plus tard. J’avais mieux à faire, dormir ou m’entraîner.


Dernière édition par Ehnion Keid le Dim 27 Juil - 21:38, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Jeu 10 Juil - 21:14

Ehnion: + 7 XP RP
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Dim 30 Nov - 15:01

[Armurerie Arrow]

Naoki arriva au cimetière, Kimiko était sur ses talons. C’était grâce à sa présence que le garçon ne s’était pas déjà effondré en larme. Il ne pouvait pas se laisser aller devant elle. Son père était mort, son cousin aussi mais il ne devait pas montrer plus de sentiment que pour le père et le cousin d’une amie qu’il ne connaissait pas depuis si longtemps que ça.

Il se dirigea vers les tombes des Hyuga, elles étaient toutes regroupées dans le même coin du cimetière, privilège de la famille de shinobi la plus noble et la plus ancienne du village. Même parmi les tombes des défunts Hyuga, il y avait une séparation bien visible, la Sokke et la Bunke étaient toujours séparées, même dans la mort. Le garçon se retourna vers son amie.

Naoki – Kimi… J’aimerai que tu me laisse seul. Yoshi était un ami.

Kimiko – Très bien. A plus tard.

Naoki – Au revoir.

Naoki regarda Kimiko s’en aller, s’était mieux ainsi, il ne savait pas combien de temps encore il pourrait retenir ses larmes. Son père était mort… Les membres de la branche principale étaient au centre, la branche secondaire était à côté. Une tombe était couverte de fleures, elle était récente, ça ne pouvait qu’être Hyuga Yoshi. C’étaient un grand ninja, un Chunin prometteur qui aurait mérité d’être promut Jounin. C’étaient aussi quelqu’un qui avait du cœur, un ami fidèle et un cousin hors-norme. Il était si prévenant avec Nana, il l’aidait à donner le meilleur d’elle-même, il l’encourageait toujours. Naoki se rappelait de cette scène aux sources chaudes, c’était à ce moment qu’ils étaient devenus amis et quel ami. Yoshi lui avait fait une démonstration du style de combat des Hyuga, le jeune Genin s’en rappelait du début à la fin. Il se rappelait aussi du jour ou Yoshi, avec l’aide de Yosuke, l’avait protégé de la dangereuse Yume qui l’avait rendu inconscient en une fraction de seconde. Naoki ne pourrait jamais oublier son cousin, et il ne pourrait jamais lui dire qu’ils avaient un lien familial.

Le garçon se détourna de la pierre tombale pour se diriger vers celles qui étaient un peu plus à l’écart et il ne tarda pas à reconnaître une silhouette au loin. Nana se tenait debout devant la tombe de son père, aussi immobile qu’une statue. Cette fille contrastait avec la Nana qu’il connaissait mais c’était normal, leur père était mort. La jeune fille aux cheveux roux finit par le remarquer.

Naoki – Bonjour, ça fait combien de temps que tu es là ?

Nana – Je suis arrivée peu de temps après le levé du soleil.

Naoki – Tu ne devrais pas rester si longtemps.

Nana – Tu as raison, je vais y aller. De toute façon, ça ne sert à rien de pleurer devant un tas de cendres.

Naoki – Hein ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ?

Nana – Ce quartier du cimetière… Il est réservé au défunt du clan Hyuga mais il n’y a pas un seul cadavre sous terre. Le clan tient plus au secret du Byakugan qu’au respect des morts.

Naoki – Oh, je vois… Et comment est-ce arrivé ?

Nana – Toute son équipe s’est faite tuée. Une équipe avec Yoshi est partie en renfort mais il était déjà trop tard. Ils ont réussit à récupérer les corps et à finir la mission mais Yoshi était gravement blessé et le voyage du retour l’a achevé. Un autre membre de son équipe et aussi mort pendant un combat. Il faut que j’y aille, au revoir.

Naoki – Au revoir.

Nana s’en alla et Naoki se rapprocha un peu plus de la tombe de son père. La jeune fille n’avait pas encore disparue au bout de l’allée qu’une chatte portant un ruban bleu apparue. Aoni jeta un œil au garçon en guise de salut et elle partit dans la même direction que Nana.

Naoki – Maintenant que je suis repéré, la vieille ne va pas tarder à venir me voir.

Shirohime – En fait j’étais déjà là. Et je n’aime pas vraiment la manière dont tu parles de moi quand je ne suis pas là.

Naoki – Il n’y a jamais moyen de rester seul avec toi.

Shirohime – Et bien si justement, il n’y a que nous deux, tu es bien seul avec moi.

Naoki – Laisse tomber tes jeux de mots. Ton humour ne m’a jamais plût.

Shirohime – Je sais… J’ai apprit qu’une équipe d’Anbu enquêtait sur cette affaire. Trois Genin, deux Chunin et un Jounin sont morts. Ca fait un peu trop pour que Konoha ne réagisse pas.

Naoki – Tu sais quelque chose d’autre ?

Shirohime – D’après le médecin légiste, ils ont subit plusieurs électrocution à haute tension. Si l’assassin utilise de si puissants Jutsus, on peut penser qu’il s’agit d’un Jounin originaire du village caché de la foudre.

Naoki – Merci… Maintenant je sais où je dois aller.

Shirohime – Hein ?! Qu’est-ce que tu comptes faire ?

Naoki était en train de s’en aller mais la jeune femme habillée en blanc attrapa son bras pour le retenir. Le regard qu’il lui renvoya était si haineux qu’elle en fut effrayée. Il se dégageait et repartit.

Naoki – Je vais venger mon père.

Shirohime le rattrapa à nouveau et lui saisit le bras pour le regarder dans le fond de ses yeux. C’était bien la vengeance dans ces yeux si jeunes qui l’avaient effrayée. Le garçon tira à nouveau sur son bras pour se dégager de l’emprise mais Shirohime lui fit une clé de bras pour l’immobiliser.

Shirohime – Ecoutes moi bien, mon garçon. Tu n’as même pas le niveau d’un Chunin es tu espère venger ton père d’un shinobi qui à un niveau de Jounin ou plus ? Ce n’est pas pour rien que Konoha a envoyé des Anbus. Alors, petit Genin prétentieux, tu va rester bien gentiment ici, au village, et tu feras les missions qu’on voudra bien te donner. Et si tu progresse comme tous les gentils garçons de ton âge, tu atteindras le niveau de Chunin et on te laissera sortir du village. Sans cela, tu seras considérer comme déserteur et crois moi si je te dis que je ne te laisserais jamais faire une connerie pareille.

La jeune femme, passablement en colère, relâcha Naoki qui était furieux. Il la foudroya du regard avant de s’en aller d’un pas pressé.

Naoki – J’ai déjà faillit battre un Chunin une fois. Je vais m’entraîner et le battre une bonne fois pour toute. Alors tu ne pourras plus me dire ce que je ne dois pas faire.

Shirohime – Très bien, si tu le bats je ne t’empêcherai pas de partir mais je crois que tu te surestime un peu trop mon garçon.

La conversation s’était terminée en hurlement. Il était difficile de savoir lequel des deux était le plus énervé lorsqu’ils se sont quittés. Shirohime avait lancé un défi, Naoki avait décidé de le relever. Il avait belle et bien faillit battre Yosuke, il recommencerait donc une fois de plus pour prouver sa valeur. Mais avant ce combat décisif, il fallait terminer l’entraînement au Chidori avec son ami Chunin.

[ Arrow Entraînement de Naoki]
Yosuke Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Sam 20 Déc - 15:16

Il avait le matériel entre les mains dans cette pièce si sombre et si humide. Pièce qu’il n’avait pas vu depuis des mois, qu’il n’avait pas daigné entretenir ou même visité…

Au moment de commencer son travail, à la fatigue, au sang et à la sueur, le pire des sentiments était la culpabilité…

Son livre était posé devant lui, ses outils à sa droite. Le chakra vint difficilement jusqu’à son doigt, les réserves étaient quelque peu épuisées. Il se mit au travail.

***


[Yosuke] « Je n’en reviens pas, j’ai fait ça moi ? »

Il débouchait dans cette salle, la meilleure cachette qu’il connaissait à Konoha. Le kikaï le protégerait quoi qu’il arrive. Ils n’étaient que deux à connaitre cet endroit.

Il avait des plaies un peu partout, d’ailleurs du sang frais ruisselait un peu sur le sol poussièreux déjà largement rougi.

[Yosuke] « Calme toi Yosu, calme toi ! »

[Saïko] « Je savais bien que je t’avais entendu… »

La voix froide et lugubre fit frissonner le chuunin. Le pic de stress et d’adrénaline était à son maximum, juste avant le pétage de plomb complet. Yosuke ne comprenait plus rien.

Ses yeux restèrent écarquillés, pétrifiés devant la silhouette de son sensei. Il pouvait voir dans la pénombre qu’il était allongé, il pratiquait un jutsu de couleur verte. Les reflets émeraudes qui se dessinaient au sol mettaient en évidence des tâches sombres de plus en plus étendues au fur et à mesure qu’on s’approchait de Saïko…

[Yosuke] « Que… s’est-il passé ?! »

[Saïko] « Reste en arrière ! »

L’endroit n’avait jamais était aussi bruyant. Les individus d’un naturel calme se déchiraient verbalement, un monde était en train de s’écrouler. Saiko répéta, essouflé, il ne voulait pas que son élève s’approche. Il reprit d’un ton fatigué.

[Saiko] « Ne t’inquiète pas, je suis en train de me soigner. Ca ira. »

Yosuke se tenait la tête, non pas dans son habituelle pose, mais pour se tirer les cheveux. Il ne connaissait aucun jutsu médical et il était impossible de l’emmener à l’hôpital sans exposer le secret Kotodama au reste du village.

[Saïko] « Je vois qu’en quelques mois, rien n’a changé. » Il fixa plus méchamment et plus intensément Yosuke. « Rien. »

Que devait-il comprendre par cette attitude ? Rien d’autre que la stricte vérité : depuis que son maître s’en était allé du jour au lendeman, Yosuke avait arrêté son entraînement et son instruction aux arts Kotodama pour s’afférer au ninjutsu et à son équipe.

[Saïko] « N’as-tu toujours pas conscience de l’héritage de notre clan ou alors tu en as rien à faire ? »

[Yosuke] « Ce n’est pas ça, j’ai été occupé et… »

[Saïko] « Moi aussi ! » Son ton était irritable, et à chaque haussement de voix, Saïko réprimait une douleur. Impossible de voir l’étendu des dégâts mais ça ne devait pas être joli à voir. « Tu es l’héritier du clan, c’est important, surtout aujourd’hui… »

***


Yosuke travaillait sur son Keitou, son livre qu’il n’avait pas ouvert depuis son cauchemar si étrange, surtout d’un point de vue personnel. Un rêve n’avait jamais été aussi troublant pour lui. Mais ce n’était pas le moment de se remémorer ce genre de souvenir, ou même d’autres. Il devait faire le vide, c’était beaucoup trop important.

Il pointa le coin inférieur droit d’une des pages de son livre, des fils bleus se connectaient petit à petit entre sa tête et son livre alors qu’il gardait le récit de Saiko en tête…

***


[Saïko] « Je suis parti pendant quelques mois à la recherche de nouveaux membres, mais comme à mon habitude je suis reparti bredouille… C’est alors que quelqu’un m’a abordé et, il avait l’air de savoir exactement qui j’étais. »

Il toussa et cracha, impossible de savoir si c’était du sang ou pas.

[Saïko] « Quoi qu’il en soit, nous nous sommes battus et il s’est enfui. Il voulait des informations sur mon Keitou, plus particulièrement sur le Keitou original. Je t’en ai déjà parlé… »

***


Les fils se connectaient difficilement. Sa vision se brouillait, ses yeux gagnaient un éclat bleuté, le bleu du chakra…

Le keitou central, son sensei lui en avait parlé une seule et unique fois. C’était le livre originel, le Keitou unique. C’était à partir de lui qu’on fabriquait les autres Keitou. En gros s’il arrivait quelque chose à ce livre, tout le clan serait condamné à disparaître car il serait impossible de recruter d’autres membres…

[Yosuke] * Aïe. *

Les fils de chakra transperçaient sa peau pour la première fois et plus ses yeux étaient bleus et plus les fils se connectaient rapidement. Combien en faudrait-il ?

***


[Saïko] « J’ai la certitude maintenant que quelqu’un s’en prend à notre clan. Quelqu’un veut le Keitou unique et les secrets de notre clan. Je ne pouvais pas revenir comme si de rien n’était. Je l’ai poursuivi, la traque a duré plusieurs semaines… Au fil des jours, j’en apprenais un peu plus sur lui. Il posait des questions aux habitants de villages reculés et il s’approchait du but. Il a réussi à trouver ue bibliothèque Kotodama Yosuke… »

***


Le sang commençait à lui couler de par-dessus la tempe. Le liquide chaud quittait délicatement son corps sans un murmure. Yosuke ne pouvait pas bouger, il devait rester totalement lié au livre qui commençait à manquer de chakra. La douleur était vive, il se mordait la langue. Il ne fallait pas réveiller Saiko qui dormait à côté.

***


[Saiko] « Il en a trouvé une. Ce n’est pas un adversaire idiot. Cette bibliothèque, moi-même je ne la connaissais pas. J’espérerai qu’elle soit occupée par un gardien tout comme moi. Mais non elle était vide et j’arrivais à temps. Ce n’était pas le Keitou unique qui s’y trouvait mais un Keitou différent, un livre originel avec d’autres pouvoirs. L’individu avait déjà commencé à mettre le feu… »

***


Yosuke serrait le poing, les larmes lui venaient aux yeux. Il ne savait plus à combien de fil il en était mais ils étaient en train de creuser à l’intérieur de sa tête, il le sentait ! La connexion avec le livre nécessitait une liaison particulière avec la vue mais aussi la mémoire. Tout ce qui était inscrit dans le livre devrait être exploitable par son cerveau. Seul un Keitou pouvait former ce genre de lien…

***


[Saiko] « On s’est battu, il s’est enfui encore plus blessé que moi et j’ai pu sauver le livre. Je l’ai caché. Mais… dans cette bibliothèque il y avait une fresque… des arbres avec un livre et… une sorte de plan : le pays du feu. L’individu l’a vue aussi ! Il doit y avoir un autre Keitou unique quelque part mais je ne peux pas y aller. Tu dois y aller ! Tu dois commencer ton voyage initiatique Yosuke. »

***


Il s’était endormi sur ces mots et depuis il n’a pas bougé. Seulement Yosuke savait bien ce qu’annonçait ce voyage. Il en parlait tellement de fois, il lui avait posé la question si souvent. Ce voyage s’annonçait être comme le début de la vie de son pouvoir Kotodama.

C’est pourquoi maintenant il se retenait de ne pas hurler à la mort, et ni les paroles de Koei, ni le visage de Mogbo ne l’aidait à se calmer. Le chakra était insufflé directement dans son cerveau et ça lui faisait voir des choses irréelles. Tout était flou, son environnement n’était plus qu’une succession de tâches et de points… La douleur finit part être trop forte et il tomba inconscient sur le bureau.

L’initiation était terminée…



MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Lun 22 Déc - 14:41

Naoki: + 12 XP (bonus genin inclus)
Yosuke: + 14 XP (bonus chuunin inclus) -Ttechnique validée.

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Jeu 8 Jan - 17:54

Le soleil se couchait sur le village, disparaissant derrière les grands arbres en projetant une aura sanglante. Une légère brise secouait les feuillages, faisant chanter les arbres tandis que les oiseaux alentours eux même se taisaient.
L'herbe, verte et grasse, ondulait légèrement, donnant à la petite prairie une air d'océan émeraude.

Kon se tenait la, mains dans les poches, le regard rivé sur l'horizon. Il portait un pantalon noir et un tee-shirt blanc à longues manches bleus un peu trop grand pour lui. Le bandeau de Konoha nonchalamment noué autour de sa cuisse droite ajoutait à l'effet "cool" qui se dégageait en permanence de lui. Cependant, en cet instant, son visage n'avait rien de jovial et jurait avec sa tenue négligée. Son air était grave et solennel, dans ses yeux luisait une flamme étrange, pleine de sérieux et de détermination nouvelle.

Face à lui une tombe...la première d'une rangée, une parmi d'autres. Un cimetière.
Cette tombe était celle d'un parfait inconnu, quelqu'un n'ayant pas ou peu de famille au vu de l'entretien déplorable de sa stèle. Celle ci était envahit par la mauvaise herbe et les fleurs qui jadis lui apportait un peu de couleur était depuis longtemps fanées. Aussi le jeune homme venait il depuis quelques temps pour entretenir ce bout de pierre qui symbolisait tout ce que cet inconnu avait pu être.

"T'as vraiment pas d'chance vieux. Moi si j'venais à crever, 'fin excuse moi, si j'venais à "mourir", ça m'ennuirai que personne vienne me visiter."

Lacha t-il tandis qu'il entreprenait d'enlever quelques débuts de plantes grimpantes sur la stèle

"J'dis ça...j'dis rien...raaaaah ! j'arrive même pas à lire correctement ton nom ! Kensai...ou Kensan...Kenson ? Ken. C'est bien Ken. ça ressemble un peu à mon nom à moi."

Il sourit tout en s'installant sur le sol, le dos calé contre la stèle de pierre froide, jambes tendues dans l'herbe douce.

"En fait, Kon c'est un surnom. Je m'appelle Konetsu...mais c'est moche tu trouve pas ? moi j'trouve. Ca fait vieux ! c'était le nom de mon grand père ! tu vois l'genre...donc du coup quand on me demande j'dis Kon, c'est plus cool tu vois."

Un brusque rafale secoua les arbres, faisant voler quelques feuilles dans le ciel rougeoyant de Konoha, imposant un silence absolu sur l'ensemble du cimetière.
Parmi les rangées de tombes on pouvait apercevoir de temps en temps une femme, un homme, une fille ou un fils venu pleurer ou honorer un être cher. Ce lieu sacré était la mémoire du village.

"C'est bête mais...j'ai l'impression que c'est mon devoir de venir te voir ici. Je sais pas si t'étais un genre de héros, ou juste comme moi un Ninja un peu...passe-partout ! mais quoi qu'il en soit, personne devrait se retrouver tout seul. Moi, si jamais j'venais à mourir, bon...ben ma mère et mon père y viendrait me pleurer c'est sur, mais quelques années, jusqu'a ce qu'ils me rejoignent..."

Le jeune homme se tut un instant, calant sa tête contre la stèle, les yeux braqués sur le ciel.

"Du coup, j'me retrouverais sans personne. C'est peut être le cas pour toi ! enfin...les héros eux, tout le monde s'en souvient. Même les gens qui les ont jamais vu pleure à leurs morts. Tu note la différence ? pourtant c'etait peut être que des types comme nous, avec une vie, une famille, des rêves...plus je viens ici et moins j'ai envie qu'on m'oublie."

Le ton était grave, empreint d'une légère tristesse

"Pour ça faut devenir quelqu'un d'important. Mais c'est plus facile à dire qu'a faire. J'ai encore rien accompli d'important...t'avais fait des trucs importants toi ? moi j'aimerais bien qu'on m'donne ma chance de sortir un peu du lot. C'est pas trop demander je trouve, qu'est ce que t'en pense ? pas grand chose j'imagine..."

Le jeune homme passa une main dans ses cheveux ébouriffés en inspirant profondément, ramenant un genou contre sa poitrine. Son regard se mit à vagabonder sur la multitude de stèles du cimetière.

"Tu sais...la majorité de ses gens ce sont battus et sont morts pour le village. Avant j'en avais pas tellement conscience, mais maintenant je commence à comprendre ce que ça implique d'être un Ninja. Alors j'me pose des questions. Est ce que je serais un bon Ninja ? est ce que je suis capable de mourir pour le village ? est ce que j'arriverais à surmonter ma peur..."

Cette dernière phrase s'eteignit doucement, comme un soupire.

"A toi j'peux bien le dire, tu le répéteras pas...j'ai peur de tout ça. Peur de pas être à la hauteur et d'échouer. Peur de voir un ami mourir et de ne rien pouvoir faire...peur d'avoir peur tout simplement. Ca doit pas être évident de se battre quand tu sais que l'autre est la pour te tuer...tu dois me trouver nul j'suis sur"

Ramenant son second genou contre lui, le jeune homme posa son menton sur les membres joint.

"Bah, moi aussi j'me trouve nul des fois. J'me demande si je suis le seul à me poser ce genre de question...mais bon, j'peux pas demander, ça fout la honte tu vois ! pourtant doit pas y avoir que des héros de naissance !"

Sans dire un mot de plus, il se releva doucement, s'époussetant d'une main pour chasser les brins d'herbes de ses vêtements. Il contempla à nouveau le ciel, le soleil couchant, l'herbe verte et les grands arbres...Konoha était un havre de paix. Sa maison, sa famille, ses amis...tous vivaient ici, une vie paisible et heureuse.
C'était le devoir d'un Ninja que de sauvegarder ce paradis et les gens qui y vivaient.

Une ébauche de sourire se dessina sur les lèvres du Genin. Il n'avait pas tellement le choix en fait, c'était un devoir qui devait être accompli, et ce au prix du sang, des larmes et des doutes. Devenir un Ninja n'était pas un choix, c'était un destin, une vocation profonde et viscérale prenant sa source dans le désir de protéger les siens. Préparé à mourir ? il ne l'était pas...mais il pouvait se préparé à survivre, à se battre et à devenir plus fort, si fort que la mort même refuserait de se mesurer à lui. Pour ça, il lui fallait du courage et de la détermination, une volonté forgée dans l'acier et un esprit inébranlable dans ses convictions les plus intimes.

"Au fond, le truc c'est de se trouver un moteur."

Il sourit à nouveau, complètement cette fois.

"Merci Ken, ça m'a fait plaisir qu'on discute. Je reviendrais te voir."

Il s'éloigna de quelques pas et fit vote-face, gratifiant la stèle d'un pouce levé en signe de victoire et d'un clin d'oeil complice.

"Et je t'apporterais des fleurs."

Alors que la silhouette de Ken s'effaçait à l'horizon, le jeune Genin su qu'il avait fait un pas en avant vers son but. La voie n'était pas seulement faite d'entrainements durs et de leçons techniques. C'était aussi un voyage au coeur de soi, avec ses remises en question et ses reflexions. Un apprentissage de la vie et de soi même.

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mer 21 Jan - 0:17

Kon : +7 XP

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mer 18 Fév - 2:01

Une ambiance morne et monotone régnait dans le Domaine du Cygne. La catastrophe qu’avait engendrée l’attaque sur Konoha était encore dans tous les esprits. Après avoir rejoins la tour des Hokage, Kenji et Taki, avait retrouvé Shiba qui les avait conduits dans le quartier Uchiha en silence. L’atmosphère était devenue tendu entre les différents protagonistes du clan.

Le jeune garçon marchant grâce à l’aide de son ami avait peiné pour s’allonger sur sa couchette. Il se sentait mal, autant physiquement que mentalement. Son corps avait souffert durant le combat avec le Jigoku. Le feu brûlait sa peau et ses muscles. Des entailles et autres coupures déformaient son corps autre fois angélique. Le contact du drap souple sur son épiderme lui fit pousser un gémissement.

Il ferma les yeux et laissa son esprit vagabonder. Un mal être intérieur le déchirait. Il ne se sentait pas à l’aise dans son corps, il n’était pas à sa place. Son esprit voulait exploser tandis que son corps implosait. Tout n’était que chaos…

Le feu brûle dans le corps des Uchiha et sans un contrôle régulier il peut les consumer…

Feu était le passé, feu était le présent durant chaque seconde passé. Rien ne pouvait aller à l’encontre de ce mal… De cette sensation sans solution… Avance dans la vie car le recule te consumera tel une bougie essayant de survivre. Chacun a un rôle prés défini ne va pas à l’encontre de celui-ci. Vie.

Kenji se réveilla en sursaut, la sueur parcourait encore ses membres. Assise sur la chaise de son bureau il vit Shiori entrain de recoudre son bermuda déchirer par le katana d’Oni durant le combat.

Un visage avec les traits tiré d’une fatigue de plusieurs jours fixa le génnin.


[Shiori] Kenji, tu es enfin réveillé.

[Kenji] J’ai… J’ai dormi longtemps ?

[Shiori] Cela fait deux jours complets. Et vu l’avancée de celui-ci l’on pourrait dire trois…

Un rapide coup d’œil à l’extérieur montra au jeune garçon un ciel bleu marine. Les étoiles commençaient peu à peu à apparaitre dans le ciel. Il se passa une main dans les cheveux et reprit la parole. Sa voix n’était pas aussi assuré qu’à l’habitude mais plutôt blessé et fatigué.

[Kenji] Cette explosion ? Que c’est-il passé ?

[Shiori] Takeshi n’est pas encore rentré. C’est à lui de tout expliquer…

Il essaya de se relever de la couchette et poussa un autre gémissement.

[Shiori] Dort encore un peu.

[Kenji] J’ai… J’ai perdu…

Shiori stoppa alors son activité et s’agenouilla devant Kenji. Elle aura voulu le prendre dans ses bras, lui dire que ce n’était pas grave, qu’il avait fait de son mieux. Mais elle ne pouvait pas. Tout d’abord il ne l’aurait jamais accepté, de la pitié l’aurait assassiné psychologiquement. Et puis… Et puis ils étaient une famille d’Uchiha et la défaite, dans n’importe quelle condition, restait une défaite.

Elle inspira alors profondément.


[Shiori] Le parcours d’un shinobi est fait de victoire et d’erreur…

[Kenji] Mais un Uchiha ne doit… ne peut pas perdre…

[Shiori] Kenji tu es fatigué repose toi encore.

Elle se leva alors avec douceur et rangea toute son amour pour le jeune garçon au fond de son cœur. Le clan ne vivait pas commença.
Kenji était seul.

Il prit ses genoux dans ses mains et enfoui sa tête dedans. Humide était ses larmes, intense était la douleur qui envahissait son cœur. Ses yeux se vidèrent tout comme son esprit. Un poid s’échappait de sa conscience par le liquide salé. Les larmes de l’Uchiha…

Mais tout cela n’était pas sans risque. Un bruit de pas le fit se redresser d'un bond. Torse nue il enfila rapidement un haut noir. Il avança doucement vers la porte de sa chambre et entendit au loin une voix rauque. Il reconnu celle de Shiba.

Il semblait chuchoter. Comme s’il désirait garder un secret. Inconsciemment ou peut être à cause d’une curiosité nouvelle Kenji approcha doucement. Le plancher bien dessiné ne craqua pas sous ses pas et il arriva enfin dans le corridor menant à la cuisine. Sans un bruit il se posa le dos contre le mur et entendit la voix de Shiori.


[Shiori] Tu es sûr ? Son corps a été retrouvé ?

[Shiba] Shiori… Il faut que tu voies la réalité en face. Sabi Uchiha est mort.

Kenji ouvrit grand les yeux et retint un petit cri. Il repartit rapidement dans sa chambre et tourna en rond. Sabi Uchiha, son frère en quelque sorte, était mort. Il ne l’avait rencontré qu’à une seule occasion. Mais grâce à lui il s’était éveillé au sharingan. Il le détestait mais il était quand même un Uchiha. Perdre un membre du clan quel qu’il soit était toujours un évènement particulier.

[Kenji] Je dois en avoir le cœur net.

Il ouvrit la porte fenêtre ouvrant sur le balcon du domaine. Une brise fraiche de début de soirée vint lui fouetter le visage.

Le jeune garçon sauta par-dessus la barrière en bois et partit en courant à travers le quartier Uchiha. La nuit les ruelles étaient sombres et aucuns habitants ne se promenaient.

Il arriva alors dans un endroit des plus tristes. La noirceur de la nuit se confondait en ce paysage. Le cimetière de Konoha s’offrait à lui. D’un pas respectueux il marcha à travers les tombes des ninjas, pour le plus souvent, tombés au combat.

Enfin. Enfin elle se dessinait devant lui. Grande et majestueuse, un peu plus propre que celle qu’il l’entourait.


Citation :
Ci-git Sabi, genin de Konoha, mort au combat.

L’annonce était sobre mais en disait long sur le shinobi qu’avait était l’Uchiha.

Kenji s’approcha de la tombe et l’effleura de ses doigts. Le marbre était froid tout comme le sang de Sabi. Sa voix fut douce et porté par le vent.


[Kenji] Sabi… Tu ne voudras pas de ton nom jusqu’à la fin ?

Il se passa alors doucement une main dans les cheveux.

[Kenji] Que tu la veille ou pas tu étais un Uchiha… Qu’avais-tu fais à Takeshi sama ? ...

Il se redressa.

[Kenji] Faiblesse quand tu nous tiens…

Un sentiment étrange l’envahit. Une présence. Non loin le ninja d’Iwa apparu. Riku venait rendre visite à son défunt ami. Sabi…

*Uchiha…*

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Ven 20 Fév - 3:22

C'est dans un état étrange que Riku avait quitté le cimetière pour enfin participer au nettoyage de la ville. Son regard était dans le vague comme si l'esprit du chuunin avait déserté le corps. D'ailleurs, il n'avait toujours pas été mis au courant de sa promotion au rang de chuunin et cela l'importait guère désormais. Les choses de la vie sont rangées par ordres de priorités et la première avait été de dire au revoir à Sabi. La seconde était d'aider à la restauration du village, c'est a contre coeur que Riku s'était donc rendu là ou le dégats avaient étés les plus importants.

Traînant le pas dans les rues de Konoha, il leva un oeil hagard sur le restaurant de ramen où il aimait beaucoup aller.

*Au moins lui y a échappé... *

Il continua vers un groupe d'homme et de femme affairés à courir partout, lentement toujours plongé dans des pensées lointaines mais pourtant si proches. Il s'approcha d'un chuunin qui apparemment prenait le groupe en main et dirigeait les efforts d'autres shinobi et simples habitants. C'est dans la misère que les gens se soudent, ainsi ils deviennent plus forts et braves.

[Riku] – Oyo... j' peux aider quelque part ?...

Le chuunin se retourna vivement, il était nerveux dans le sens à toujours bouger partout il jugea le garçon aux cheveux blanc, nota le bandeau et indiqua une direction du doigt.

[Chuunin] – Vas là bas, il y a un équipe de déblayage, certaines rues sont complètement bloquée ! Tu comprends c'est comme si on bloquait tes veines ! Le sang pourrait plus couler et tu mourrais ! Faut soigner le village allez dépêche toi !

Le chuunin s'était mis à sauter sur place en voyant l'air absent de Riku, mais il fut vite détourné par une autre vision. Les hommes sous ses directives ne faisaient pas selon ses désirs et il se rua sur eux pour les corriger. C'est ceux qui parlent le plus qui en font le moins pensa ironiquement Riku avant de se diriger dans la direction indiquée par l'homme. Il n'avait pas envie de lui parler à nouveau alors il ne s'attarda pas. Il tomba sur le groupe décris, en train de sortir de gros blocs de pierre qui constituaient jusqu'à la nuit dernière des appartements et locaux commerciaux.

Ne parlant à personne, Riku observa quelques instants ce qu'ils faisaient et surtout où il posaient les blocs bouchant la rue. Les plus gros étaient remis en désordre à l'endroit où ils se trouvaient avant, c'est a dire dans les reste de pieces. Les plus petits étaient entassés sur les charrettes à la destination inconnue du chuunin. Il s'avança et commença à repousser les gros blocs sur les côtés pour dégager le passage, les gens le regardèrent stupéfaits quelques secondes puis reprirent du service.

Il passa ainsi deux heures à suer pour déplacer des blocs immenses. Riku usa stratégiquement de son chakra en se servant de ses dotons pour fractionner le béton ou même faire se déplacer des morceaux de tailles moyenne. Une fois ce passage vers le quartier nord dégagé, le groupe remercia le chuunin pour son aide précieuse. Le soir commençait déjà à tomber mais Konoha s'affairait toujours autant sortant les torches et lampions pour préparer la nuit. Les travaux continueraient, un travail acharné voyait le jour. On aurait pu comparer la ville à une fourmilière après une grosse pluie.

*Ce que les agresseurs d'hier aimeraient ma pensée... *

Riku voyant le soir et la fatigue tomber se dit qu'il ne servirait plus à grand chose maintenant mais il ne pouvait pas rentrer chez lui si simplement. Adossé contre un mur encore debout, le chuunin sourit légèrement sous le foulard qui masquait le bas de son visage. Quelle agréable pensée bien que vraiment nostalgique. Il poussa du coude contre le mur pour amorcer le départ et ses pieds suivirent d'un pas lent.

[Habitant de Konoha] – Ou eu iez tré ou posé !

Riku tourna nonchalamment la tête vers la personne et lui répondu d'un "hein ?" Pas vraiment gracieux. L'homme se répéta et le message parvint aux oreilles du shinobi, rentrer chez lui c'est ce qu'il faisait, en quelques sortes.

Après quelques minutes il arriva dans l'endroit toujours aussi silencieux, respectueux. Il zigzagua entre plaques en marbre, bougies et fleurs. Il était de retour au cimetière et marchait vers la tombe de Sabi.

*Et ouais poto... Chez moi c'est à côté de chez toi... *

Une silhouette se dessinait devant la tombe de Sabi, en se rapprochant Riku vit l'emblème des Uchiha sur le dos du personnage, en s'approchant encore il entendit des paroles dites à voix basse.

[Kenji] Que tu e veuille ou pas tu étais un Uchiha... Qu'avais-tu fait à Takeshi-sama ?

Le garçon se releva en dépliant la jambe qu'il avait agenouillée devant la tombe et là Riku reconnut Kenji, qui ajouta une phrase. Une de trop.

[Kenji] Faiblesse quand tu nous tiens...

Le chuunin dû se retenir pour ne pas hurler et se jeter sur le Uchiha. Rapidement il retrouva son sang froid et s'avança à côté de Kenji en pensant que même dans la mort ce maudit clan continuerait à tourmenter son ami. Il ne pouvait laisser cela se faire.

[Riku] – Kenji Uchiha... Je vais te faire regretter tes paroles... je te provoque en duel cette nuit même... Je ne peux te laisser déblatérer ces conneries sur mon ami impunément. Et si ton clan aussi a du mal à comprendre que Sabi n'était pas un Uchiha je me ferais un plaisir de leur expliquer... qu'il était bien au dessus de vous tous...

Ainsi tout était dit, et connaissant le tempérament de Kenji il n'y avait aucun doute qu'il laisse passer un tel affront envers lui même et envers son clan. Riku le savais très bien, les Uchiha sont fiers mais pas de la bonne manière... Il voulait leur montrer à quel point Sabi était fort, non ça il ne pourrait pas le faire. La seule chose qu'il pouvait faire c'était défendre son ami par lui même. Il n'était pas Sabi, Riku était moins fort mais suffisamment pour montrer qu'on ne doit pas traiter quelqu'un de faible sans l'avoir combattu sincèrement.

[Riku] – Si tu acceptes je t'attends dans la rue devant le cimetière... laissons ce lieu de paix aux mort, ils ont eut leur compte de combat...

Riku se tourna et pris la direction de l'entrée, quelques pas seulement et il s'y téléporta pour aller plus vite. Il s'adossa contre un mur en attendant la venue de son opposant, le regard vide, l'esprit ailleurs, encore.
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 24 Fév - 22:14

Kenji : +6 XP
Riku : + 8 XP
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 3 Mar - 6:51

Nara traînais le pas en direction du cimetière. La nuit était tomber depuis quelques heures déjà. Elle allait rendre une ultime visite a Sabi Uchiha. Mais pourquoi était-il mort au juste? Qui ou quoi l'avait tuer? Takame était rester extrémement vague sur ses points et Nara n'avait pas insité durant les deux semaines qu'elle venait de passer avec sa vieille amie. Nara passa enfin la grille qui fermait, le soir venu, l'accés au cimetière. La kunoichi erra quelques instants dans un cimetière désert, elle était la seule personne présente. Nara passa près de la tombe de son père et s'y arrêta quelques instants, adressant une prière a ce dernier puis la genin repris son errance a la recherche d'une tombe bien particulière. Enfin, Nara arriva devant une pierre tombale ou elle lus l'inscription suivante.

Citation :
Sabi

Shinobi de Konoha

Mort au combat.


Nara relisa tranquillement les inscriptions qui y était inscrite comme pour les graver a jamais dans sa mémoire. Mais ses yeux restaient désespérément sec. Le court moment qu'elle avait passer avec lui y était peut-être pour quelques choses. Mais que se serait-il passer si elle avait tenter de l'arrêter?

Nara- Pourquoi n'ais-je pas tenter de t'arrêter lorsque nous nous sommes croiser? Surement serait-tu encore de ce monde Sabi-Kun.
Cette fois-ci, quelques larmes timides coulaient sur les joues de Nara et lorsqu'elle reprit enfin la parole, l'émotion lui nouais la gorge.

Nara- Pourquoi est ce que je m'accable? Je n'aurais rien pus faire de toute façon. Tu étais fort Sabi. Surement le meilleurs genins qu'est connus se village mais tu semblait souffrir. J'ai combattu Kenji, j'ai tenter de lui ouvrir les yeux mais le clan est trop encré en lui maintenant. Je suis faible. Tu était fort... Nara eu un sanglot... Sabi... Maintenant je comprend ce que tu ressentait. J'ai appris que tu avais tout comme moi renier ton clan. Mais nous ne l'avons surement pas fait pour les mêmes raisons.

Nara fit une série de signe et le chant des milliers d'oiseaux se fit entendre. En y penssant, c'était une mélopée enchanteresse qui tout comme Garon, transportait les âmes.

Nara- Regarde Sabi. J'ai acquit le chidori, une technique dont je révais mais je ne ressent pas de joie. Cette technique ne me servira a rien. Uniquement a rajouter de la population a un quelconque cimetière. Cette technique je la voulais uniquement pour prouver aux autres que j'était forte. Mais je n'en n'avais nul besoin. La force ne vien pas avec une technique quelconque, la force c'est d'accepter son destin quel qu'il soit et ne jamais y tourner le dos. La force c'est de ne jamais abandonner mais de reconnaître lorsque quelqu'un est plus fort. J'ai acquièris de la force mais pas encore asser pour pouvoir aider ceux qui me sont cher. Hey oui Sabi-Kun, je ne suis pas une simple assoiffé de pouvoir comme ce que tu as du pensser de moi lors de notre première rencontre...

Nara laissa enfin son chidori s'éteindre dans la nuit opaque.

Nara- Adieu Sabi-Kun.

Un bruit de pas derrière Nara la fit se retourner vivement, l'inconnu avait surement dû appercevoir son chidori. Nara allait devoir le tuer et elle n'aimait pas sa. La genin composais déjà des signes. Mais lorsqu'enfin la lueur du chidori révélla le nouveau venu, tout désir de meurtre avait quitté l'esprit de Nara. Celui qui se tenait devant elle n'était n'y plus n'y moin que son coéquipiers. Youso. Nara laissa de nouveau les oiseaux se libérer et fit un sourire a Youso.

Nara- salut Youso, tu vien rendre visite a Sabi toi aussi?

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 3 Mar - 7:31

[Youso] Qu’est-ce que je fou dans les rues à cette heure ?

Le Genin portait une veste cette nuit là. Il mit son capuchon, car la nuit était froide. La lune était vide, ce qui n’aidait pas vraiment la visibilité.
Depuis un bout de temps et aussi étrange que cela puise être, Youso apercevait des maisons en constructions et des rue parfois bien amochées. Comme si une attaque d’un quelconque ennemi avait eu lieu.

*Ça doit être Nara qui fait des siennes.*

Il soupira longuement avant de détourner son regard. Le cimetière était plonger dans l’obscurité total jusqu’à ce qu’une lumière bleu fendit la nuit. Il arrêta net et regarda attentivement le point sombre, au fond du cimetière. Il y avait comme du mouvement, comme si quelqu’un se tenait debout.

Ça devait être un esprit. Non… Absurde… Quelqu’un qui s’entraîne ? Mais dans le cimetière, c’était peu plausible. Alors qui ?

*Qui dérange les morts à cette heure ?*

Peut-être une petite fête et Youso n’y était pas inviter… Peut-être un clochard qui jou avec une torche. Peu importe, la meilleur manière de répondre à ces questions était d’entrer dans cette endroit sombre, remplis de mort.

Lorsqu’il passa la vieille grille rouillé, un frisson se fit sentir au plus profond de lui. L’adrénaline montait. La perspective de combattre quelqu’un à coter des gens qui se croyaient assez malin pour tuer tout ce qui bouge le faisait vibrer.
Il s’enfonça plus profondément dans la noirceur et pria pour chaque mort qu’il rencontra.

Nara- Adieu Sabi-Kun.

Une si petite voie, une voie si fine. Ça ne pouvait qu’être que Nara. Cette dernière se tourna rapidement des signes inconnus avant qu’une lumière bleu aveuglante chasse l’obscurité. Lorsqu’elle s’aperçu que la personne qui se tenait devant elle était son compagnon d’équipe, elle cessa sa technique et dit, un léger sourire dans le coin.

Nara- salut Youso, tu vien rendre visite a Sabi toi aussi?

Il rit.

[Youso] Non, j’ai vue une lumière bleu, je me demandais qui osait jouer avec le Chidorie si tard… Alors… Tu as enfin réussi.

Il fit un sourire réconfortant, la capuche toujours sur la tête.

[Youso] Tu deviens forte Nara, je crois que tu m’As enfin surpassé.

Il s’assit sur la pierre tombale de Sabi, au coter de celle qu’il aimait.

[Youso] Mais tu sais…

Il se coupa la parole, écarquilla les yeux et dit :

[Youso] Sabi est mort ?

Il fût prit d’un léger vertige et se reprit enfin. Il sauta sur ses pieds lorsqu’il constata sur quoi il était assit.

[Youso] Qu’est-ce qu’il c’est passé ? De quoi est-il mort ? Quand ça ? Où ?

Il n’arrivait pas à y croire. Il venait à peine de le croiser au Chuunin Examen, il n’avait donc pas eu le temps d’aller en mission. Un assassinat, au village ? Non, Sabi était beaucoup plus fort que cela. Peut-être était-il mort d’une maladie ou d’un empoisonnement…


Dernière édition par Youso Shi le Dim 12 Avr - 4:36, édité 1 fois
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 3 Mar - 22:04

Youso ria, ne se rendais-t'il pas compte que cette réaction était totalement déplacé dans les circonstance?

Youso- Non, j’ai vue une lumière bleu, je me demandais qui osait jouer avec le Chidori si tard… Alors… Tu as enfin réussi.

Youso la regardait curieusement sous sa capuche.

Youso- Tu deviens forte Nara, je crois que tu m’as enfin surpassé.

Puis, la goutte qui fit débordé le vase. Youso s'assit sur la pierre tombale de Sabi.

Youso- Mais tu sais…

Puis soudain il se leva d'un coup sec. Venait-il enfin de se rendre ocmpte des paroles de Nara? Venait-il seulement de se rendre compte qu'Il se trouvait dans un cimetière?

Youso- Sabi est mort? Qu’est-ce qu’il c’est passé? De quoi est-il mort? Quand ça? Où?

Nara prit une profonde inspiration. Que faisait-il durant l'attaque de Konoha?

Nara- Il y a un mois, durant l'examen de sélection des chuunins, Konoha a été attaqué. Quelques genins curieux comme Sabi et moi se sont raproché des combats a la place de suivre les autres genin jusqu'à la tour centrale... Nara fit une courte de pause et enchaîna ...Ce soir la, quelques temps avant la mort de Sabi, lui et moi nous nous sommes croiser. Je n'ais rien fait pour le retenir et je m'en veut mais si j'était aller a sa poursuite, je ne serais pas passer tout près de la mort... Je serais morte aussi.

Nara monta légèrement sa camisole de façon a se que la cicatrice qui s'y trouvait soi apparente.

Nara- Regarde Youso, regarde les marques indélibile que je tien de cette nuit la. J'ai combattu un chuunin qui a tenter de s'enfuir et j'ai faillit y laisser ma vie. D'ailleur, j'ai bien cru mourir. Mais lorsque la lame de mon kunai a transpercer sa chair, j'était déterminé a ne pas mourire seule.

Nara rabaissa sa camisole et se dirigea vers la sortie du cimetière avant de se retourner.

Nara- Ce que tu as vu se soir, mon chidori, tu devras le garder secret a tout prix est-ce bien clair? Je te laisse te recueillir une ultime fois sur la tombe de Sabi.

Nara sortit du cimetière et recommença a déambuler dans les rues de Konoha, en direction de sa nouvelle demeure dans la forêt interne...

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mer 4 Mar - 21:20

[Suite du Domaine du Tigre]


Lorsqu’elle arriva à l’hôpital, elle avait le souffle court, les mains tremblantes, les jambes flageolantes et déjà la poitrine serrée. Elle termina sa course devant le bâtiment, hésitante à faire le pas pour rendre visite à son camarade. Mais le son d’un nouveau choc entre le battant et le corps de la cloche raviva le siège de toutes ses mauvaises émotions et sensations. Elle franchit le seuil de l’édifice, aussi peu sûre qu’un Genin qui rentrait pour la première fois dans l’arène. Sa seule chance étant qu’à l’accueil, c’était une personnes qu’elle avait si souvent vue et qui la connaissait. Elle n’aurais sans doute pas à poser la question.

Elle s’approcha du guichet où elle posa les deux mains, le regard brillant droit devant elle, posé sur le personnel. Elle ouvrit la bouche pour formuler sa demande mais éprouva tant de peine à le faire que rien n’en sortit. En face d’elle, la jeune femme leva les yeux, un air désolé s’affichant peu à peu sur son visage. Ce dialogue de muettes fut sûrement plus abrupte que si les mots avaient été clairement échangés, et pendant un instant, Taka crut que ses jambes ne la porteraient pas, si bien qu’elle faiblit légèrement avant de se rattraper.

A côté d’elle, un Shinobi qu’elle avait croisé quelques fois en compagnie d’Oroken passa. Ce dernier s’arrêta un instant pour regarder la jeune fille puis s’en approcha avant de lui passer une main sur l’épaule. Il prit la parole entre deux sanglots étouffés de la Kunoichi.

[Shinobi] – Notre réconfort… C’est de savoir qu’il n’avait plus mal.

[Taka] – Et sa famille ? Quel réconfort pour elle ?

La réponse avait été rapide, presque virulente. On sentait de la haine, ou du moins quelque chose qui s’en rapprochait. Elle avait les yeux plus sombres qu’à l’accoutumée. Une obscurité de colère, de tristesse, mais aussi une obscurité naturelle que son sang lui donnait. Puis comme si elle se faisait une raison, en tant que bonne ninja, ses traits s’adoucirent pour ne laisse place qu’au désarroi. Ses épaules tombèrent un peu puis elle se dirigea vers la sortie. Il fallait retourner à la maison pour mettre ces habits là. Cette tunique noire que personne n’aimait porter.

L’enterrement devait se dérouler deux heures plus tard, le temps d’en aviser toutes les personnes concernées, et surtout les présentes. Certes, Oroken n’était pas le genre à avoir beaucoup d’amis, mais suffisamment de monde l’avait côtoyé pour qu’ils n’y ait pas que deux pelés et trois tondus autour d’une nouvelle tombe que l’honneur du village hérigeait.

**


[Nobuo] – Je… m’habille immédiatement.

[Suzu] – Moi aussi…

[Taka] – Pourquoi ?

Le regard de la jeune fille allait de son père à sa sœur, dans l’incompréhension la plus totale. Après tout, elle était la seule de la maison à le connaître, enfin elle le croyait. Pour Suzu, c’était clair qu’il était impossible que les deux ce soient croisés. Par contre, pour son père, c’était sans doute le cas. Même au détour d’une brève mission, ou même d’un relais. Ainsi, les trois membres seraient présents à la cérémonie.

Quelques minutes suffirent pour que le trio se retrouve dans le séjour, l’habit d’apparat identique à la moindre couture. Taka avait cessé de pleurer, Suzu continuait de la regarder avec cette peine partagée et cette lueur d’inquiétude. Quant à Nobuo, il n’esquissait pas grand chose, déjà trop au courant de ce que l’on ressentait les premières fois, surtout s’il s’agissait d’un proche.

[Nobuo] – Pressons, nous allons être en retard. Le cimetière est plutôt loin d’ici, nous devons y être avant l’arrivée de…

Tout le monde avait compris. Aucun mot supplémentaire ne s’échangea dans la maison, ni même le temps de traverser le quartier réservé au clan.

**


Dans le cimetière, une ambiance morte régnait. Jour d’enterrement oblige, mais surtout le lieu le plus approprié pour ce genre d’atmosphère. Parfois, il pouvait être paisible et relaxant, d’ailleurs, Taka se rappelait le dernier recueil d’Oroken sur la tombe de sa grand mère, une femme extraordinaire selon lui et qu’il allait rejoindre, du moins dans l’esprit de la majorité des gens.

Le petit cortège se regroupa au bout d’une allée. Oroken n’allait pas être avec les autres shinobis qui avait eux aussi trouvé la mort, comme chacun y est destiné un jour ou l’autre. Au lieu de ça, on allait le placer à côté de cette tombe qu’il venait honorer chaque année. On suivi ensuite la famille jusqu’à l’endroit donné où sa femme, Akane, déposa la première fleur. Le petit l’accompagnait durant tout son trajet, un peu perdu, mais aussi très touché sans vraiment comprendre pourquoi. Taka n’avait pas de fleur, aussi passa t-elle son tour. Mais elle alla à la rencontre de la famille du Shinobi. Elle n’avait pourtant rien à leur dire, mais ils comprirent là l’intention et l’en remercièrent.

Kyo, le fils d’Oroken, quitta la protection de sa mère pour aller un moment dans les bras de la jeune Uchiha. Moment attendrissant pour tous, enfin au moins pour ces trois là, pendant que le reste des conviés à cette funèbre manifestation se contentaient du rituel habituel et des condoléances que l’on juge si souvent hypocrites.

[Taka] – Hé, petit bonhomme…

[Kyo] –

[Taka] – J’ai promis à ton père de m’occuper de toi et d’aider ta mère… Alors… Si besoin est, dis à ta mère qu’elle n’à qu’à me faire mander.

Un simple oui de la tête. Cela semblait si simple pour lui, du moins à ce moment là. Taka le posa par terre, ravalant ses larmes puis lui dit de rejoindre sa mère. Il s’éloigna presque en courant avant d’aller lui tirer la jupe pour lui répéter mot pour mot ce que la Kunoichi venait de lui dire. Lire sur les lèvres n’avait pas été compliqué.

Encore pleine de tristesse mais dans un état inexplicable et étrange, elle se retourna, la tête basse puis alla un peu plus loin dans le cimetière. En fait jusqu’à son extrémité où le symbole du village était perché sur son piédestal. Elle s’arrêta devant puis en toucha le corps.

*De la même unité, du même endroit… C’était et c’est encore chez toi. On se recroisera, mais pas encore, pas encore... En attendant, au revoir… Oroken.*

[Suite au Parc]



Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun


Dernière édition par Uchiha Taka le Lun 16 Mar - 21:44, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Jeu 12 Mar - 23:19

Bizarrement, le ciel était gris. Il ne me manquait pas du tout celui-là. Ces nuages provocateurs qui voulait craquer pour laisser la pluie s’écouler. C’était un temps de Kiri pas de Konoha. Je me promenais tranquillement dans les rues de cette dernière. Je n’avais pas eu le temps de profiter de balades avec ce tournoi. Et cette fois, il menaçait de pleuvoir. Mais cela n’allait pas être la pluie habituellement, l’air était lourd, c’était l’orange qui allait gronder.

Je ne savais plus pourquoi et comment, je m’étais retrouvé devant le cimetière. Ma dérive fut longue et un courant m’avait emporté pour me déposer ici, pour réaliser d’une chose. Des ninjas ont péris pendant cette attaque, pendant que je dormais contre mon gré. Bref, j’avais essayé d’en parler avec Kenichi avant qu’il reparte à Kiri, il ne voulait pas m’en dire beaucoup. Juste une précision en fait, un participant du tournoi avait trouvé la mort suite à cette attaque.

Il fallait que je rentre, pour voir qui c’était. Peu importe le temps que j’aurai pris, je regarderai les noms de chaque tombe s’il fallait. Il était nécessaire d’apaiser ma curiosité, de vider mon esprit de questions –absurdes sûrement.

J’entrouvris enfin la grille noire et sinistre pour me permettre de pénétrer en ce lieu sacré. Mon pas était lent mais déterminé. La cause était la lourdeur du temps qui ralentissait mes gestes. On allait voir des éclairs ce soir, c’était sûr.

Voilà maintenant plusieurs heures que je cherchais un nom que je connaissais en vain. Je ne pensais pas que cela allait être si long, je visualisais rapidement le cimetière et me rendit compte que j’en étais qu’à la moitié. J’allais rentrer tard à nos quartiers. J’allais continuer ma requête cependant je fus stopper net par une main qui s’agrippa à mon épaule m’empêchant d’avancer plus loin. Je tournai légèrement la tête pour voir la chose qui s’était posé sur mon omoplate. La peau était ridée, et les veines sortaient. Cela appartenait à une vieille personne. Que voulait-elle ?

Vieux Garde – Keske tu fous là ? S’fait au moins deux heures que j’te vois roder dans mon cimetière. Encor’un prof’nateur c’est ça hein ? Avoue gamin.

Calmement je me retournai pour faire face à mon interlocuteur. Un drôle de personnage. Il était bossu. Sa petite taille l’obligeait à lever la tête pour voir mon visage. Cela se voyait dans son regard qu’il n’aimait pas cela. Ce regard terrifiant. D’un œil, plus gros que l’autre qui ne demandait qu’une chose, de sortir de son orbite, il me fixait. Il fallait que je lui répondre, il allait se vexer sinon. Ca serait bien ce genre de personnage.

Sokka – Excusez-moi, monsieur. Je cherche quelqu’un mais je ne sais pas où il se trouve.

Maintenant il scrutait mon cou. Il regardait mon bandeau de ninja. Apparemment, quand il se rendit compte du symbole qui était gravé dessus, il prit un ton plus hautain, plus mesquin. Il avait l’air de ne pas aimer les étrangers.

Vieux Garde – Tsss… S’pas que tu viens d’ailleurs que t’peux pas v’nir me vouar. Et puis je pensais que ce fichu tournoi était terminé t’es pas rentré chez toua ? Bon, dis le nom que t’cherche qu’on en finisse.

Sokka – A vrai dire, je ne sais qui sait vraiment… On a dit qu’un participant du tournoi Konohéen est mort durant l’attaque. Je voulais savoir qui c’était.

Vieux Garde – A ce gamin-là. Va voir là-bas. Il y est sûrement.

De ce doigt squelettique, il montre un endroit assez précis du cimetière. Je le remerciai en inclinant doucement mon buste avec de partir vers le lieu indiqué. Sur la route, je regardai furtivement le nom des tombes. Brusquement, un nom m’avait frappé à l’esprit. Je l’avais déjà vu quelque part. Oui, ça doit être lui. La pénombre gagnait dans le ciel, le soleil allait se coucher. Je me rapprochais de la tombe pour essayer de déchiffrer ce qui était noté.

Je ne pus apercevoir que les quatre premières lettres. «Sabi». De suite, un flash parcourut dans mon esprit. Oui, je l’avais vu, à la première épreuve, il était dans mon équipe pour ce test en forêt. Je me souvenais des brèves informations que j’avais de lui. Il appartenait à un clan de Konoha, le clan Uchiha. Il semblait ingénieux vu qu’il avait proposé un plan qui avait porté ses fruits – ceux que l’on savoure sans faits, ceux de la victoire.

Soudain, j’eus le besoin de m’asseoir, comme si j’avais reçu un choc. N’importe qu’elle choc, je venais de réalisé que ce gars qui semblait si vivant, il y a quelques semaines, était bel et bien mort, comme ça, sans prévenir, ni rien. Il préparait son avenir - de chuunin - et n’y a même pas goûté. Quelle triste vie.

Toujours accroupi, je me retournais tous les souvenirs que j’avais de lui dans ma tête. Comme si c’était un puzzle, un casse-tête que je devais résoudre.

Sokka – J’aurais aimé te connaître un peu plus… J’aurais aimé connaître ta raison de vivre… et de mort…

On aurait cru que j’étais encore une fois curieux, mais ce n’était pas vraiment le cas. En disant, cette phrase, je me rendais compte d’une chose, si je mourrais, pour l’instant j’avais aucune raison valable. Encore plus difficile à accepter, pour vivre, j’en avais aucune satisfaisante, une qui me permettrait de vivre, et d’en profiter.

Cela fait toujours ceci, cette percussion. Elle venait sans prévenir, touchait celui sur lequel on aurait parié que la faucheuse n’allait pas encore lui rendre visite. Et pourtant, le monde ne s’arrêtait pas, il continuait inlassablement, inoxerablement, ce qu’il a fait et ce qu’il fera. Pourtant chaque jour, le monde changeait, c’était plus que perceptible.

Par exemple, à mon arrivée, Konoha était plus resplendissante que maintenant, quand elle tente de se reconstruire, d’effacer ses plaies, pour que sa beauté s’épanouisse à nouveau. Pour faire comme si de rien ne s’était passé ? Dans un sens oui, mais dans l’autre, c’était pour devenir pour fort, de la morale à en tirer. Si, il y en avait une.

La mienne était simple. L’extinction de la vie d’une connaissance m’avait appris que la mienne n’était pas aussi parfaite que je l’avais pensé. Il fallait sans cesse que je l’améliore. Grâce à lui j’avais un peu mûri, un peu mieux compris le monde. Aussi, un peu de lumière pour avancer dans les ténèbres qu’envoyait l’avenir.

Je m’adossais sur la pierre tombale de ce shinobi mort pour une certaine raison, comme on s’appuierait sur le dos d’un ami. Je levai les yeux vers le ciel. Les étoiles brillaient déjà depuis un moment. Le gardien avait cru que j’étais parti. Dans les quartiers, ils allaient m’attendre encore longtemps. Enfin ma tête se baissa mes yeux se fermèrent et d’un soupir…

Sokka –Merci Sabi…kun…


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   

Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Cimetière de Konoha
» Les ruelles de Konoha
» [Cimetière] Funéraille d'aurore
» Hopital de Konoha
» Armurerie de Konoha

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0 :: Quartiers Nord-