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 [Tori] - Event - A l'Abri des Masques

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MessageSujet: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Lun 29 Nov - 13:13

A l'Abri des Masques

[MJ - ON|OFF]
Jiman Namaiki aimait le pouvoir sous toutes ses formes. Plus que tout, il aimait manipuler, détourner, et consumer toute vie qui gagnait un trop plein d'intérêt à ses yeux. Envouter les regards, passionner les foules, conquérir les coeurs, rien de tout ça n'avait de secrets pour lui. Comme nombre de personnes avant lui, Jiman avait usé de ses talents pour se construire une véritable assise en or massif sous le ciel étincelant de Tori no Kuni. Il avait su saisir les bonnes opportunités, su s'associer avec les plus prometteurs pour mieux écraser les plus grands, su s'enrichir, sans cesse s'enrichir, pour devenir ce qu'il avait toujours rêvé de devenir : un homme influent.

Tout le monde à Tori no Kuni avait déjà entendu parler de Jiman Namaiki, tout le monde. Son nom s'exportait même au-delà des frontières du pays. On le disait égocentrique - ce qu'il était certainement - fou - une autre de ses qualités - fêtard, opportuniste, narcissique et tout un tas d'autres adjectifs qu'il ne manquait pas d'honorer à chacun de ses apparitions. Jiman n'était rien de plus qu'une image, un personnage, que son détenteur s'amusait à faire défiler sur les grandes scènes du monde. La dernière en date, il l'avait fomenté lui-même non loin des célèbres forges Boshida, dans l'un des nombreux domaines qu'il avait eu le luxe de racheter à d'anciens concurrents aujourd'hui sur le déclin. Une grande fête, sans doute la plus gigantesque qu'ait connu le pays, était sur le point d'être célébré. Civils, commerçants et industriels de tous bords, nobles, Jiman avait invité toute sorte de gens. Il s'était même permis d'inviter les grands villages cachés à se joindre à lui. Certaines mauvaises langues parlaient déjà d'usurpation, mais Jiman savait que la réussite de cette fête reposerait entièrement sur l'avis du peuple. Peuple qui ne manquerait pas de s'émerveiller en apprenant la présence de shinobi venus tout droit des grands villages cachés.

Le choix du thème n'en était que moins anodin : le bal masqué. Jiman pouvait déjà entendre ses détracteurs fulminer quand bien même ils répondraient présents à la fête. Le temps d'une soirée, les visages resteraient cachés malgré les distinctions. Lui seul tirerait pleinement gloire de cet évènement. Satisfait d'être un des rares, si ce n'est le seul, à avoir réunis des puissances économiques et militaires du monde entier en un seul et même lieu.

Jiman détailla son reflet dans le miroir. Trente ans étaient passés sur son visage, mais aucune ride ne l'avait enlaidis. Il était le même avec ses grands yeux d'un bleu presque gris, ses cheveux bruns ébouriffés vers l'arrière, et sa mâchoire carrée. Son visage exprimait une certaine noblesse, mais Jiman lui trouvait surtout un côté mystérieux qui n'était pas sans l'enorgueillir.

Armé d'un sourire que beaucoup jugeait ragoutant, Jiman pivota légèrement son bassin pour entrevoir un pan de son dos dans le miroir. Sa tenue était irréprochable. Un alliage ingénieux de cuir noir, de lin gris et d'un tissu blanc qu'on lui avait rapporté par rouleaux entiers de Cha no Kuni. La pièce de cuir ressemblait vaguement à un plastron enfilé par dessus une chemise de lin. Par-dessus ça, Jiman avait opté pour une veste blanche rayée de gris sur la longueur. Veste au dos de laquelle était attaché une multitude de lanières terminées par des boucles en argent semblables à celle qui scintillait à sa taille. La ceinture qu'il portait était large comme deux. Pour l'occasion, Jiman avait ressorti l'une des plus belles et imposantes épées de sa collection. L'épée pendait à son flanc droit, logée dans un fourreau revêtu de cuir noir et marron.

Fin prêt, Jiman marcha jusqu'à son bureau où les doigts de sa main droite s'animèrent au contact de son masque de cérémonie. Un magnifique masque de héron surmonté d'une plume bleue, unique, et sertie de petites pierres précieuses aux reflets d'argent et d'océan.

? · Vous êtes encore plus beau que dans mes souvenirs.

Cette voix...

Jiman · Je ne savais pas vos yeux si bien accoutumés à l'obscurité, dit-il en attrapant son masque avant de pivoter à 180°.

? · Je suis heureuse de constater que notre dernière nuit passée ensemble occupe encore vos pensées.

Jiman croisa le regard de la jeune femme blonde qui l'observait d'un oeil coquin. Oui, il avait partagé son lit avec elle quelques nuits durant... cela méritait-il une plus grande attention de sa part ? Non... Des femmes avides de conquérir le coeur d'un riche parti pour assurer leur train de vie démesurée, ce n'était pas ce qu'il manquait dans son lit.

Jiman · Rassurez-vous, ça ne durera pas.

Le visage de la jeune femme se figea, hébété.

Jiman · Vous avez été d'un grand délice, mais ne prenez pas vos rêves pour des réalités, lui murmura-t-il en effleurant son bras du bout des doigts.

? · Dois-je comprendre que nous en resterons là ? Demanda aussitôt la jeune femme, les yeux noyés dans un sentiment de trahison profonde.

Le rire de Jiman la fit presque sursauter.

Jiman · Mais ma chère, qui a osé vous faire croire que nous avions débuté quoi que ce soit.

...

Les rayons de soleil éclairaient les vitraux, dessinant une multitude de taches colorées dans les couloirs du palais. La main gauche tenant son masque de cérémonie et la droite caressant le pommeau de son épée, Jiman déambula jusqu'au poste de garde à l'entrée du palais. Son chef de la garde se trouvait en pleine discussion avec une femme aux habits de satin beige portant un masque de tourterelle.

? · Mon seigneur, s'exclama le garde pris au dépourvu.

Jiman · Nobuo, encore une fois je te trouve en charmante compagnie.

Nobuo · Charmante mon seigneur ?

Jiman · Hm oui... le masque gâche un peu le spectacle.

Le visage de la femme était peut-être dissimulé derrière un masque, mais Jiman pouvait clairement sentir sa gêne.

? · Seigneur Namaiki, Nobuo-san, veuillez m'excuser.

Jiman inclina légèrement la tête, regardant ensuite la jeune femme disparaître au bout du couloir.

Jiman · Les invités, Nobuo, tout se passe comme il faut ? Demanda-t-il en ramenant son regard sur l'homme.

Nobuo · Civils, collaborateurs, shinobi, ils arrivent les uns après les autres mon seigneur.

Jiman · Très bien. L'ambiance est-elle à la hauteur de nos efforts ?

Nobuo · Merveilleuse mon seigneur, les discussions et les éclats de rire vont bon train.

Jiman · Excellent...

Nobuo · Il ne manque plus qu'une chose mon seigneur, ajouta-t-il dans la précipitation.

Jiman · Moi. Je le sais bien Nobuo.

Jiman tapota l'épaule de son chef de la garde, enfila son masque, et prit le chemin des grandes portes. Portes qu'il franchit pour apparaître aux yeux des invités en haut de l'escalier de marbre qui menait au palais. Les premiers applaudissements se firent entendre, tendant un sourire sur le visage de Jiman.

Il était là. Les festivités pouvaient débuter.

[MJ - ON|OFF]


Dernière édition par Sho Nagoshi le Ven 24 Déc - 13:14, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Lun 6 Déc - 1:36

Comme presque tous les autres convives, Kamiko leva la tête pour observer l’homme le plus puissant de Tori no Kuni. Il avait indéniablement fière allure, enveloppé dans sa tenue de ténèbres et d’argent et l’épée au côté. Le plastron qu’il portait le rendait sensiblement plus imposant. Il se présentait tel un conquérant. Après tout, sa fortune et son rang avaient rassemblés des gens de tous horizons, à son seul souhait. Les yeux de la jeune femme se plissèrent légèrement. Son masque aux reflets bleutés, parsemé de ces pépites précieuses qu’aiment arborer les riches seigneurs, ornait ostensiblement son visage.

De sorte qu’il fut le seul reconnaissable parmi tous les individus présents dans l’assemblée, qui se partageaient l’or, le rouge, le pourpre et le vert.

Jiman Namaiki. Ses lèvres remuèrent silencieusement, alors que tous les regards convergeaient vers lui, y compris le sien. Les applaudissements retentirent, et elle aussi battit des mains, mollement.

Kamiko tenta de repousser derrière ses oreilles quelques mèches de cheveux, mais le plumage vert et noir de son masque de cormoran l’empêcha de mener à terme ce geste machinal. Ses cheveux étaient de toute façon retenus en un chignon compliqué, qui peinait à maintenir l’ensemble de la masse sombre.

Une foule d’invités se pressa autour de l’homme évènement de la soirée, sous son regard de glace. Des sangsues attirées par sa richesse et sa notoriété. Elle fut tentée de s’immiscer dans ce groupe, mais resta immobile. Par ce biais, elle n’aurait fait que se fondre dans la banalité. Peut-être y aura-t-il meilleure occasion d’approcher plus tard.

Jiman, Jiman, Jiman… Perdu dans cette foule que tu cherches tant à éblouir, as-tu seulement conscience que personne ici ne cherche ton salut? L’azur dont tu te pares t’illumine au milieu de tous, et te voilà désormais métamorphosé en une cible si voyante, qu’elle devient impossible à rater…

Y aura-t-il un seul fou pour attenter à ta vie ? Celui-là sera noyé dans la masse des nombreuses et fastes parures qui rivalisent de beauté. Et son visage, précautionneusement dissimulé par tes soins, risque fort de passer au travers des filets que tes gardes tendront… Mais il sera déjà trop tard.


Kamiko souriait en laissant ses pensées vagabonder. Soudain, elle se mit en mouvement et tourna les talons en direction des tables du banquet. Sa longue immobilité aurait fini par sembler suspecte, ou tout du moins étrange. Elle fouillait la foule du regard, cherchant à repérer si le seigneur de cette fête s’était bien entouré de gardes perdus parmi les invités.

Jusqu’à quel point en as-tu conscience… ?

Dans sa bouche se répandit pour son plus grand délice la saveur d’un poisson qu’elle ne connaissait pas, et au prix probablement excessivement élevé, assaisonné à l’origan. Son estomac acceptait ces mets délicats avec aise, lui qui s’était contenté de peu ces derniers jours. Cela lui avait permis de faire quelques économies pour se procurer une tenue appropriée, et elle ne doutait pas que Jiman Namaiki avait prévu de quoi rassasier tous ses convives.

La jeune femme délaissa la nourriture, s’éloignant avec une coupe de planteur à la main. Elle se promena dans les jardins, en gardant toujours du coin de l’œil Jiman Namaiki dans son champ de vision. Comme on pouvait s’y attendre de la part du seigneur du Pays des Oiseaux, il n’y avait pas la moindre faute à déceler dans la floraison, l’agencement ou la taille de ces végétaux…

En dehors du fait…

Que cela faisait trop, selon les goûts modestes de Kamiko. Elle se réfugia finalement près d’une fontaine. Le son chatoyant de l’eau, répétant le cycle infini de sa chute translucide, avait quelque chose d’apaisant, à ses oreilles. Elle avala la dernière gorgée de sa coupe, et sourit. L’alcool avait réchauffé son cœur et sa tête.

Elle serra la petite pochette rectangulaire dorée, assortie à ses bracelets, ses boucles d’oreille, ses escarpins à talons et à sa robe. Celle-ci, fendue sur le côté jusqu’à mi-cuisse si ce n’est plus, tombait simplement en épousant les formes de son corps. Seule la partie haute de la robe s’ornait de décorations finement cousues. Elle montait jusque sur son cou et ses épaules, en n’oubliant pas de mettre en valeur sa poitrine d’un joli décolleté qui n’avait rien de commun ni de vulgaire. Sous son masque vert et noir, elle avait maquillé le contour de ses yeux afin de rehausser le bleu de son regard. L’aspect final était plus que satisfaisant, selon ses goûts, même si elle risquait de faire pâle figure à côté des femmes arborant des plumes d’or.

Mais elle n’était là ni pour un défilé de mode, ni pour une visite florale, ni pour… projeter d’assassiner quelqu’un, n’est-ce pas ? Elle étouffa le rire qui naissait au creux de son ventre, et se mit à déambuler entre les groupes qui se formaient, cherchant celui dans lequel elle pourrait s’incruster et commencer à faire connaissance.

Mais tout à fait innocemment, elle ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil furtifs à Jiman Namaiki.


Kamiko Wada
Sayuri Sugai
Kaname Sumeragi

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Lun 6 Déc - 15:32


Un bleu taquin s’amusait, seul, à gouverner sur un monde qu’il savait lui être soumis. Son immunité était telle qu’il ne craignait personne : ni les nuages, ni la pluie, puisqu’il se savait rayonner au dessus de leur tête. Ce qui le rendait si intouchable, c’était probablement les alliances politiques qu’il avait su entretenir, notamment avec le vent, un souffle le plus puissant qu’il avait su conquérir. Dans ses limbes charnels, flottaient en suspension des vagues de cotons, ainsi que des origami de papier de soie aussi légers que l’air en personne. Chaque pliage étant doté d’une paire et d’un bec, ils jouaient joyeusement dans un décor souverain qui leur avait été offert par la nature. S’ils étaient rois de ce ciel, c’était pour rendre hommage à Tori, le flamboyant pays aux oiseaux.

Ce pays plutôt modeste cherchait à préserver sa magie pour la rendre encore plus inoubliable. Les plumes étaient l’unique parure de cette noblesse qui pouvait orner les Seigneurs de la contrée. Il y avait une majesté volatile qui ne s’essoufflait pas avec le temps. Les couleurs à l’honneur faisaient en sorte que les visages s’égayent devant l’aurore des joies et la festivité explosive de la palette du peintre. Il y faisait bon vivre dans cette atmosphère prospère dédiée au règne sucré des pigments divers. C’était un de ses lieux où il était agréable de vivre avec le cœur, plutôt qu’avec son orgueil.

Pourtant, la fierté était ce jour-là posée sur un piédestal. Si les ardeurs dominantes ne s’étaient pas présentées, il n’y aurait jamais eu ces merveilleuses célébrations prévues. Or, il s’avérait qu’elles soient à la hauteur de l’ego de son commanditaire. Cependant, il se pouvait vite que son narcissisme soit suffisamment écoeurant pour que la soirée prenne une saveur plus aigre.

Aishuu grimaçait, tenant entre ses doigts un carton d’or. La sortant entre deux doigts de l’enveloppe trop chargée d’enluminures à son goût, elle jeta un dernier coup d’œil sur les quelques mots couchés sur le papier ce qui eut pour effet de lui arracher un soupir. Elle la rangea sans chichi dans sa sacoche, avant de déposer sa main sur sa hanche. La saltimbanque lâcha d’une voix fine…


[Aishuu] : « Je n’ai pas très envie de m’y présenter en tant qu’artiste. Je n’aime pas trop faire mes petits tours dans des milieux qui se veulent trop bourgeois. »

Elle soupira une fois de plus, levant le nez au ciel pour contempler les oiseaux s’avancer gracieusement. Sa seconde main se posa dans ses cheveux pour les caresser.

[Aishuu] : « Remarque, mon invitation est plus travaillée que la tienne ! Il devait croire que j’étais une artiste dans un domaine plus noble… »

La musicienne se mit à sourire, regardant soudainement un volatil plus familier s’approcher. Déployant ses ailes colorées, et ses spirales vertes irisées, le paradisier vint se poser sur son épaule. Du bout de l’index, elle vint le caresser sous le bec, avant de le laisser repartir à la recherche de compagnons de son espèce.

[Aishuu] : « C’est peut-être par rapport à lui, il est plus connu que moi. »

La femme s’avança un peu en avant de son compagnon de voyage, regardant le paysage luxuriant qui s’ouvrait à eux avec un regard ébahi. La nature prenait un droit léger et harmonieux, aussi bien végétal qu’animal. Ses pieds se laissaient place, son corps ondulant félinement comme l’ondine, s’éblouissant d’une naïveté presque pure dans ce corps de femme fatale.

Elle écoutait le bruissement des ailes ainsi que des soupirs du vent. Shoutensuru devait être heureux par ici. Continuant à avancer, mais en jouant avec une cécité passagère, Aishuu s’imaginait marcher dans le vide, sous les caresses de l’air sur sa nuque laissée visible par ses cheveux envolés. Dans une bonne humeur permanente liée au décor, la saltimbanque se laissait aller, aveugle, dans quelques pas de danse improvisés pour jouer avec la magie du lieu. Seulement, elle ne s’attendait pas à ce que soudainement, on l’interpelle.


[?] : « Qui va là ! Veuillez présenter votre carton d’invitation ! »

La musicienne s’arrêta alors d’un coup, un peu gênée, lorsqu’elle parvint à entendre une messe basse entre les gardes.

[?] : « La demoiselle doit être des artistes commandés. A ton avis, laquelle finira avec le Seigneur ce soir ? La première lui avait tiré un compliment tout à l’heure. »

Dès lors, la jeune femme se mit à grimacer. Déjà, elle n’avait pas la moindre envie de se représenter au banquet, de par le trop de richesse, le trop de prestige, et le trop simplement que représentait à lui seul ce rassemblement. Elle avait l’impression soudaine que Sho lisait dans ses pensées, lorsque que le second garde ajouta à voix haute.

[?] : « Veuillez décliner votre identité. »

Alors qu’Aishuu se penchait pour chercher son carton d’invitation dans sa sacoche, elle sentit que la prestance guerrière du ninja se faisait comprendre simplement aux vues des gardes, qui louchaient sur son nodachi. Qui voulez-vous qu’il soit ? D’une certaine manière, cette situation la fit rire, se souvenant de la manière dont tout s’était passé depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Elle ne le voyait sûrement pas du même œil.

Le sortant délicatement du bout des doigts, elle vit un sourire se dessiner sur leur visage, comme pour se communiquer un : gagné !


[Aishuu] : « Shiro Kage, saltimbanque. »

[Sho] : « Nagoshi Sho, ninja de Kumo. »

Les gardes s’inclinèrent et leur laissèrent dégagé le passage, ce qui ouvrit aux deux compères un petit passage dans l’intérieur du bâtiment, et non de la cour. La jeune femme se mit à rire.

[Aishuu] : « Nous sommes toujours aussi doués, nous avons réussi à trouver une porte secondaire… »

Elle ne se rendit compte que plus tard qu’il s’agissait de l’entrée des artistes, et se félicita de s’être fait prendre pour une artiste si prestigieuse que grand bonhomme de Kumo était venu l’escorter. La saltimbanque avait besoin de rire, et c’était là l’occasion toute trouvée, perdue devant son manque de chance, alors qu’elle ne demandait que la discrétion. La jeune femme s’avança, tombant nez à nez avec une jeune femme masquée qui lui disait étrangement quelque chose. Cette dernière la salua d’un hochement de tête, et se retira. Fixant du coin de l’œil Sho, elle décida de rester avec lui pour le moment.

[Aishuu] : « Allons chercher nos masques… »

L’intérieur était plutôt somptueux, jusqu’à présent, elle n’y avait pas porté d’attention. Les dorures et les gravures étaient si nombreuses que l’on se serait cru dans un domaine baroque.

[?] : « Shiro Kage ? Est-ce vous ? »

Sursautant car elle n’avait guère le temps de s’occuper des détails, elle se tourna vers la source d’émanation de la voix.

[?] : « Vous êtes la dernière des trois, donc je suppose que ce masque est pour vous. »

Une femme plutôt humble s’avança de l’ombre qui la cachait, tenant dans ses mains une magnifiques pièces de collection. Un masque de paon impressionnant tant sa minutie et sa dextérité.

[Aishuu] : « C’est un véritable travail d’orfèvre… »

[?] : « Ne dites pas de sottises, et prenez-le, s’il vous plait. »

La femme baissa la tête, comme pour laisser le compliment lui passer par-dessus, tandis que les doigts de la Blanche glissait sur les décors du masque qui lui était destiné. C’était bien trop pour elle. Sans tarder, la femme vint s’emparer de Sho…

[?] : « Monsieur le cavalier, veuillez me suivre, votre masque se trouve à l’entrée principale. »

Et elle s’en alla, conduisant le ninja au loin, sous le regard de la Pâleur qui tirait la moue.

[Aishuu] : « Bon… »

Alors qu’elle se retrouvait toute seule au milieu de nulle part, elle tourna en rond, parcourant du regard les détails de l’architecture et de la décoration, lorsqu’un long bruit de foule se fit entendre au dehors, dans un applaudissement long qui la conduisit vers une porte.

Le masque sur le visage, elle n’était plus la même… Sortant dans la cour, elle resta ébahie devant la grandeur du banquet s’installant, ne remarquant pas l’homme imposant qui se présentait non loin d’elle… Il y avait tant de monde…




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Dernière édition par Shiro Kage le Lun 20 Déc - 16:33, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Mar 7 Déc - 1:08

Il était une fois, une petite fille qui voulait voyager. Dans sa tour de solitude, pendant de très longues années, elle s’était refusée au monde, avait déposé les armes, impuissante. Son cœur, mort de sécheresse ne battait plus que par instinct. Son prince charmant, endormi, n’est jamais revenu du val où elle l’avait déposée. Et pourtant, elle a continué, impassible, mue d’une force enfouie, primitive, ornée de poussières de raison éparpillées ça et là, qu’il fallut ramasser peu à peu, pas à pas. Dans les oubliettes de sa sombre pensée, comme un antitode pour se protéger, il fallait oublier. Au fond d’elle, la mécanique se démène, en dépit des rouages rouillés, des pièces brisées, et du grand vide affamé. Puis vint l’étincelle, apparition fabuleuse, lueur évanescente et salvatrice, et la mécanique repartit sous de meilleurs auspices. Son petit corps, son petit cœur l’amenèrent au village des nuages, lieu de sa salvation. La graine devint fleur, nourrie de lumière, bercée par les flots, chérie par de nouveaux liens. Les racines se plantèrent au sol, trouvèrent refuge, et de l’autre bout, la jeune pousse se mit à rêver. Elle serait oiseau, libre au vent, transcendant les cieux de son aile blanche et pure. Et tant le rêve semblait réel qu’à la fin la fleur regretta ses racines. Serait-elle à nouveau prisonnière, un bel animal, au plumage d’airain, prostrée dans une cage trop petite pour elle ? L’élan vital, la force primitive, naquit alors en son sein : découvrir le monde, l’embrasser de toute sa force, tel était son destin. La brise de l’espoir retrouva le chemin de son cœur, il ne restait plus qu’à attendre que sa chance vienne, que Dame Nature se présente à nouveau, les bras chargés de trésors et qu’elle choisisse le plus beau d’entre tous : la liberté.

Cette chance, c’était aujourd’hui, et pas un autre. Une journée comme une autre, et pourtant, en quelques minutes, la roue allait tourner, tout comme la serrure dans ma boîte aux lettres que j’ouvrais à l’instant même. J’avais été choisie. Quelle chance inouie, nous sommes des centaines de shinobis de rang inférieur, je ne suis qu’une infime goutte d’eau dans un récipient immense. Etait-ce un hasard, ou le privilège génétique de mes origines, je ne le saurais jamais, mais ce petit carton symbolisait bien plus que quiconque aurait pu l’imaginer. Il signifiait que d’ici quelques heures, je traverserais le pays des nuages en direction de Tori No Kuni, entre Iwa, pays des Roches et Suna, celui du Vent. L’horizon, cette inconnue à qui j’allais demander asile le temps d’un exil furtif, allait m’offrir la chance d’ouvrir mon amplitude à la beauté du monde. Le moment serait éphémère, mais d’autant plus exaltant. Je me voyais déjà traverser des terres inconnues, sac à dos en main, pour seule limite celle de mes pas et du ciel au dessus de moi. Et se savoir si près des chimères de mon enfance, bercée de contes merveilleux sur ces terres éloignées, tantôt sauvages, tantôt hostiles, parfois amicales, berceaux de héros fantastiques et de monstruosités fascinantes. Forcément, je serais déçue, les illusions puériles ne survivent pas à la vision d’un spectacle réaliste, mais c’est aussi cela, la preuve que l’on grandit. Il était temps de laisser au vestiaire les vestiges du passé, s’éloigner des visions fantasques et des clichés d’une vie révolue à jamais. L’innocence n’était plus tolérée dans l’univers où j’évoluais à présent.

Le départ était prévu pour ce midi, mais je n’avais pas réussi à dormir beaucoup, et de toute manière, j’avais à faire. Tout d’abord, empaqueter ce que j’allais pouvoir emporter, ne rien laisser au hasard, ne pas oublier onguents et cosmétiques qui feront de moi une poupée de chiffon le temps de quelques heures. L’habillement demeurerait misérablement simple, je n’avais pas songé à emporter quoi que ce soit d’élégant de la demeure, et il n’était pas question d’y faire un saut pour risquer de rater le grand départ. Ensuite, aller voir Aello, à qui j’avais promis de passer le lendemain, et pour laquelle je ne pourrais pas tenir mes promesses. Elle comprendrait certainement, elle qui réalise peu à peu ses rêves, pourra deviner la justesse de mes sentiments, et nous rattraperions le temps perdu très bientôt. Le sac noué, les chaussures fermées, clés en main, je vérouillai ma porte le cœur léger en route pour l’inconnu. Au passage, un détour chez l’oncle Togari, à qui je devais montrer des specimens de plante recueillies au gré de mes errances sur le chemin du retour de ma mission dans les gorges de nuages électriques. Je me hâtai pour atteindre la porte Ouest, lieu du rassemblement. Je n’étais pas la première arrivée, loin de là. Déjà une demi douzaine de personnes qui semblaient de la partie attendaient patiemment, en petits groupes amicaux riant de bon cœur, parfois seuls et confrontés à eux-même. Je décidai de rester à ma place, pensive, trop dans les nuages pour me concentrer sur des sujets terre à terre. Apparemment, avant le départ devait se tenir une sorte de briefing de ce qui était attendu de nous. Tout ce que nous savions à l’instant, c’est que nous avions la chance de représenter Kumo No Kuni à la grande réception d’honneur d’un certain Jiman Namaiki, dirigeant de Tori No Kuni.

Comment avions-nous été choisis, nous n’en avions aucune idée. Je ne reconnus pas la moindre tête familière autour de moi, ce qui ne me sembla pas une surprise. Je connaissais encore si peu de gens dans ce grand village qui n’avait de caché que le nom. Midi moins cinq, je m’étais assise au bord du mur d’enceinte, à l’ombre du soleil qui tapait un peu trop pour ma peau encore bien trop laiteuse. Ce point là devait d’ailleurs me rendre totalement indiscernable dans la foule, car je n’avais même pas la couleur de peau habituelle des Toshiya. Mes pairs possèdent une peau bien plus tannée par le soleil rugueux du mont Kido, sur lequel nous nous entraînons depuis tout petits. Trois ans d’inactivité, loin des rayons de cet astre, avaient suffi pour que je ressemble à un cadavre ambulant. Depuis mon arrivée à Kumo, j’avais commencé à reprendre des couleurs, mais il fallait que je fasse très attention à ce retour progressif. Alors que je m’exaltais dans la contemplation de mes pieds, un visage familier prit la parole un peu plus loin. Oui, c’était bien lui, ce vieux monsieur du cabinet de l’intendant, qui nous avait accueillis, Eido, Takeshi et moi à notre arrivée au village. Il avait dû s’occuper de cet ordre de mission un peu particulier.


[Représentant de l’Intendance] – Merci à tous d’avoir pu vous libérer pour cette convocation particulière. Je suis là pour vous donner toutes les précisions nécessaires avant votre départ. Notre village a reçu il y a quelques jours une série d’invitations de la part du dirigeant du village de Tori, Jiman Namaiki. Il souhaite organiser d’ici 5 jours une réception réunissant toutes les plus hautes puissances des pays alentours. Il nous a été demandé de choisir des représentants de notre corps shinobi, symboles de la richesse humaine du village, de sa diversité et de son honneur. C’est en ce sens, mes amis, que vous êtes réunis aujourd’hui. L’ordre de cette mission est simple : donner la meilleure image possible de Kumo, de votre respect, et de votre ouverture aux autres. Cela implique également, bien entendu, que nous ne voulons aucun incident lié à une tension entre l’un d’entre vous et un shinobi représentant d’un autre village caché, et ce, quelque soit les circonstances.

Le vieil homme claqua des mains avant de reprendre, un long sourire joyeux aux lèvres.

[Représentant de l’intendance] – Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon voyage.

Il tourna les talons, suivi par deux hommes qui l’encadraient, puis disparut à la première ruelle, qui remontait vers le Temple. J’eus du mal à le croire, mais on m’avait tout simplement offert quelques jours de vacances. Je n’avais pas dû être choisie par hasard, cependant. A mon avis, mon nom de famille devait m’avoir ouvert une porte sympathique. Quoique, en observant de plus près les quelques personnes avec qui j’allais faire le voyage, je remarquai plusieurs têtes jeunes, à part égale avec des membres plus âgés, soit par leur physique, soit par leur prestance. Le village avait donc décidé de jouer le jeu jusqu’au bout, en permettant à des shinobis de tous horizons de participer à l’aventure. Peut être les plus âgés avaient-ils quelque mission secrête concernant des affaires diplomatiques, après tout cette réception serait le bon moment pour glisser quelques mots aux personnes importantes. A moi, en tout cas, on n’avait absolument rien dit, ce qui me semblait bon signe : j’allais pouvoir profiter jusqu’au bout ! N’ayant pas clairement fixé de chef de groupe particulier, je décidai de me reposer sur les instructions des plus âgés, qui devaient déjà se connaître et avoir certainement décidé de qui mènerait tout ce petit monde jusqu’à Tori No Kuni. Et comme prévu, un grand brun aux yeux bleus, plutôt mignon, la vingtaine passée certainement, prit finalement les rennes en nous demandant d’attendre encore quelques minutes afin d’être surs de n’oublier personne. Ma foi, il avait eu raison. Je vis débouler au quart de tour une tête très familière depuis la grand rue : Seiki. Un instant de plus, et nous serions partis sans elle.

[Etsuko] – Contente de savoir que tu es de la partie ! Viens, rattrapons-les, je t’expliquerai tout en route.

Ni une ni deux, les huit shinobis de la foudre s’en allèrent vers Tori No Kuni. Moi je les suivais, mais mon esprit voguait ailleurs, parmi les contrées inexplorées des terres lointaines que nous allions traverser bientôt...

***

Le voyage en agaça plus d'un. Ce que je considérais comme le plus beau des cadeaux n'avait pas l'air d'être pris de la même manière par tous mes camarades de route. Peut-être qu'à mesure que l'on voyage, la magie disparait, et ne restent que la fatigue, les ampoules aux pieds, les chemins caillouteux et les vêtements sentant la sueur. De ce point de vue, je le reconnaissais, la perspective de ces quatre jours de marche semblait moins attirante. Mais elle ne m'atteindrait pas, pas plus que Seiki. Au contraire, nous étions comme deux enfants innocentes, je ramassais de temps en temps des espèces de fleurs inconnues de mes livres de botanique, nous parlions de choses et d'autres, bien souvent à l'écart du groupe à qui nous ne voulions faire subir nos discussions de filles, par simple question de respect. J'en appris beaucoup sur la vie de mon équipière. J'osai lui révéler également quelques petites choses, pas tout encore, mais ma carapace fondait comme neige au soleil. Il était réconfortant de se sentir proche de quelqu'un, je n'avais pas vécu chose pareille depuis bien longtemps. La mécanique de l'amitié refaisait surface dans mes neurones endormies par un trop plein de solitude. Qu'il était bon de s'enivrer d'une sensation retrouvée, comme une seconde chaleur vivifiante, qu'on accueille avec les bras grands ouverts, convaincus du bien qu'il va créer en nous.

Bien entendu, je fus déçue, mais jamais déception ne fut aussi passionnante. Le spectacle que je vis ne valait pas mes rêvasseries puériles, mais la découverte dans les yeux d'une adulte valait toutefois le détour. C'est un autre mode de pensée qui s'offre à nous. Le regard de l'enfant n'est jamais le même, et pourtant, il s'agit des mêmes yeux, et des mêmes paysages. Alors que dire des yeux enfantins contemplant un livre d'histoires et la vision réaliste d'une jeune femme arpentant de nouvelles terres fantasmées par ses lectures ? Que fait notre cerveaux lorsque ces deux mondes, l'un imaginé, l'autre subi, vécu, se superposent et se mélangent ? Il invente, de nouveau. Il nous fait voir l'invisible, transpose nos légendes d'autrefois dans le visuel d'aujourd'hui. Cette plaine que nous traversions, elle était là, devant moi, mais cette bataille sanglante devant mes yeux où le héros sur son cheval s'acharne à sauver ses terres puis disparaît, lueur fantômatique parmi le spectre solaire d'une après midi éreintante, existe tout autant. Et la valse des émotions, des stimulis, de ces pulsions sauvageonnes et indécises, continue jusque dans nos rêves, où ils prennent alors toute la place, sereins cavaliers d'un espace libre de toute contrainte.

Et enfin, le bout du voyage, fin du rouleau des paysages qui défilaient devant mes yeux ébahis depuis le premier instant, jusqu'à ces oiseaux, symboles de notre pays hôte, majestueux détenteurs de la vraie Tori No Kuni, celle que nous n'aurions jamais l'occasion de profaner de nos yeux impurs, nous pauvres créatures rampantes condamnées à vivre près du sol, concrêt, si dur et oppressant. De mémoire, j'ai toujours aimé les oiseaux. Ils symbolisaient ce que je ne pourrais jamais atteindre, cette liberté absolue, sans frontières ni tabous, celle qui de mon statut de jeune fleur à peine éclose, je ne pourrais jamais ressentir mieux que par le souffle du vent caressant mes flancs. Nous arrivâmes à temps, peu fatiguées car nous avions bien dosé notre effort. Nous nous séparâmes au devant de l'immense demeure qui s'étalait devant nous. Nul doute que la réception tant attendue serait à la hauteur de nos espérances. Le temps d'une soirée, nous arborerons nos ailes, anonymes dans le cercle des oiseaux inconnus, porteurs du masque rouge de l'honneur, petits points insignifiants dans une foule innombrable d'invités de prestige. Nous sortîmes de notre poche le petit carton violine, aux calligraphies soignées, que nous présentâmes aux gardes qui contrôlaient l'accès. La cour coupait le souffle, imposante, impassible, antichambre de la merveille. Une salle comme je n'en avais jamais vu auparavant, de celles qui vous donnent envie d'y rester prisonnières à jamais, aux charmes presque indécents, irrépressibles. Un paradis sur terre, rien que pour nous, rien que pour ce soir. Il était temps d'en profiter. On nous demanda de nous présenter à la salle des masques, où nous dûmes choisir notre personnage. C'est ici que nos chemins se séparèrent.


[Etsuko] - C'est moins drôle si l'on connait chacune le masque de l'autre. Je te laisse entrer faire ton choix, et dans cinq minutes, je choisirai le mien.

[Seiki] - Tu es sure ? Je ne suis pas très fan de ce genre d'ambiance, alors si je suis toute seule en plus...

[Etsuko] - Pour donner à Kumo la meilleure des images, il faut s'ouvrir aux autres, discuter, faire des rencontres. Prends ça comme une mission capitale, pour ton village !

[Seiki] - Bon... ok... à tout à l'heure j'espère...

C'est ici que nos chemins se séparèrent, pour un bon moment. Je patientai quelques minutes au bord de la file d'attente des invités à la recherche d'un masque. Aujourd'hui, les cieux étaient comme descendus sur Terre. Même les étoiles s'étaient ternies devant les lumières éblouissantes du domaine et de ses alentours, comme pour donner révérence à notre hôte, qui le temps d'un soir au moins, serait le héros céleste du pays des oiseaux. Quant à moi, j'allai me fondre dans cette masse amorphe, méconnaissable derrière mon masque de flammand rose aux plumes harmonieuses, sobre et simple, sans artifices outranciers, à l'image de celle que je voulais présenter à l'inconnu ce soir : une jeune pousse, dans la fleur de l'âge, végétale parmi les animaux, mais prête à prendre son envol...


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.


Dernière édition par Etsuko Toshiya le Ven 24 Déc - 15:31, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Ven 24 Déc - 13:10


Jeu de Portes

Tori no Kuni était un pays riche si l’on en croyait les nouvelles qui circulaient dans toutes les auberges de voyageurs dignes de ce nom. Un pays prospère niché entre les deux ex-superpuissances qu’étaient Tsuchi no Kuni et Kaze no Kuni. Ex-superpuissances car aujourd’hui elles n’étaient plus que les échos d’elles-mêmes. Iwa avait disparu, balayé comme un vulgaire château de cartes, quant à Suna... difficile de savoir ce qu’il s’y tramait. Quelques rumeurs disaient que le Kazekage était devenu fou et avait ordonné la mise en quarantaine de son propre village pour se prémunir d’une attaque qui ne surviendrait probablement jamais. C’est au centre de ce vaste territoire dévasté que Tori no Kuni s’élevait depuis quelques années déjà comme la future puissance économique, celle que tous les villages cachés voulaient appâter. La loi de l’offre et de la demande prenait une nouvelle essor avec l'émergence de Tori no Kuni. La demande pourrait rapidement devenir considérable avec un pays en devenir comme celui-ci. Restait que nombre de villages cachés n’étaient pas prêts à laisser ce marché juteux à Konoha, bien que s’avérant être le village le plus proche de Tori no Kuni.

C’est dans ce climat particulier qu’un personnage comme Jiman Namaiki prit le monde en tenaille. Concrètement, il n’avait pas plus de pouvoir que le pauvre paysan du sud de Tsuchi no Kuni essayant de subvenir à ses besoins. En revanche, son influence et sa richesse étaient telles que le monde entier ne pouvait qu’accourir au moindre de ses claquements de doigts. Jiman représentait un fond de commerce important pour tous les investisseurs du monde et plus particulièrement encore pour le monde shinobi. S’assurer les bonnes grâces de Jiman revenait à s’assurer qu’un village caché ne manquerait pas d’être sollicité pour d’innombrables missions. C’est donc tout naturellement que la grande majorité des villages cachés répondirent favorablement aux lettres d’invitation envoyées par Jiman. Et bien que nombre de shinobi ne voyaient à travers ça qu’une manière plus ou moins maquillée de parader devant un oeil mal avisé, tous acceptèrent d’interpréter ce rôle le temps d’une réception. De fait, Jiman Namaiki était réputé pour être un horrible personnage, de ceux dont on ne peut qu’imaginer la répugnance, la malsainité, et le narcissisme avant de les renifler à plein nez en croisant sa route. S’il n’avait pas représenté un si grand fond d’investissements, il était d’ailleurs fort probable qu’il reposerait déjà six pieds sous terre, abattu froidement par une kunoichi déguisée en courtisane ou par un domestique mécontent d’être considéré comme du bétail. Car c’était bien là la pire de sa cruauté. Tout n’était que bétail pour cet homme et la réception même qu’il avait quémandé dans son propre domaine n’était qu’une scène étendue afin de faire défiler tout ce que son argent pouvait attirer.

Sho marchait aux côtés de Shiro, sa main gauche posée sur la garde de son nodachi. Pour l’occasion, l’eisei-nin s’était vêtu d’un kimono rouge et d’un ample hakama blanc, sous un haori rouge resserré à la taille. Les paysages de Tori no Kuni défilaient sous leurs pieds depuis plusieurs kilomètres déjà. Sho les observait discrètement du coin de l’oeil, quand ceux-ci n’étaient pas occupés à suivre les danses improvisées de Shiro. Il pouvait dire sans craintes que tous deux formaient un bien drôle de duo sur les routes de ce pays. Parader devant un crétin n’était pas le genre de choses pour lesquels ils avaient un talent particulier, mais tous deux avaient forcément un intérêt à participer à ce banquet. Pour Sho, il était question de comprendre jusqu’où la bêtise de Jiman pouvait le mener et s’il était vraiment intéressant pour Kumo de faire affaire avec ce genre d’énergumène.

Les éclats d’une conversation parvint à ses oreilles et immédiatement il porta son regard sur les épaules de Shiro qui venait soudainement de s’arrêter. Il s’arrêta à ses côtés et sourit légèrement. Imaginer que Shiro finirait dans le lit de Jiman revenait à peu de choses près à condamner celui-ci à la peine de mort. Shiro était tout à fait capable de lui trancher la gorge avant même qu’il ne lui vienne à l’idée d’appeler la garde. Mais Sho s’assurerait que les choses n’en arriveraient pas à ce stade, quitte à utiliser lui-même le tranchant de son nodachi. Ce même nodachi sur lequel tous les regards étaient tournés.

? – Veuillez décliner votre identité.

Sho appuya son sourire. Visiblement, les gardes étaient tout à fait taillés à l’image de leur maître.

Shiro – Shiro Kage, saltimbanque

Sho – Nagoshi Sho, ninja de Kumo

Shiro présenta son carton d’invitation et le passage leur fut ouvert derrière quelques dos courbés. Sho ne se donna pas la peine de répondre aux salutations de la garde et s’engouffra dans le domaine de leur hôte. Ce domaine était bel et bien aussi mirobolant et somptueux qu’il l’avait présagé en découvrant la réputation du personnage. Tout y respirait le luxe et la démesure. Choses auxquels Sho n’accordait pas la moindre importance, encore moins quand il était question de s’avancer dans l’antre d’un démon.

Shiro – Nous sommes toujours aussi doués, nous avons réussi à trouver une porte secondaire…

Sho – Tes talents d’infiltration me surprendront toujours. Tu as même réussi à faire croire aux gardes que j’étais le tiens.

Il ponctua ces mots d’un rire, mais Shiro se retrouva très vite accaparée par une femme qui lui présenta un magnifique masque de paon.

? – Monsieur le cavalier, veuillez me suivre, votre masque se trouve à l’entrée principale.

Sho tourna un regard implorant vers Shiro puis se laissa conduire par la nouvelle venue jusqu’à la porte principale. Là-bas, le flux incessant d’invités ne cessait de gonfler. Au bord du chemin, un détachement de gardes refoulait toute personne qui ne se présentait pas avec un carton d’invitation. Plus loin, aux abords de l’entrée principale, un autre détachement jetait des regards discrets – ou pas – aux attributs des quelques femmes qui passaient par là. Sans doute dans le but d’établir une sélection détaillée pour ce cher Jiman. De son côté, Sho fut conduit à une table où plusieurs masques attendaient encore de trouver leur maître ou leur maîtresse. Il reçut des mains de la servante un somptueux masque à l'effigie de l’oiseau du paradis. Le plumage utilisé était d’un vert émeraude et d’un blanc pur saisissant quand quelques détails brillaient dans un joyau de couleur marron autour du contour. Une fameuse plume rouge parachevait l’œuvre. La fameuse plume qui distinguait les différentes «castes» voulues par le maître des lieux. Amusé, Sho remercia la jeune femme et se dirigea vers la porte d’entrée principale en enfilant son masque de fortune – ou d’infortune dirait certain.

Suivant le mouvement imposé par la foule, Sho marcha jusqu’aux jardins du domaine où le banquet avait lieu. Les éclats de voix, les rires, les cris, les applaudissements, l’ambiance était au rendez-vous et Sho comprit très vite pourquoi quand ses yeux dorés relevèrent, à travers les fentes de son masque, la présence de Jiman en haut des marches qui donnaient sur l’une des nombreuses entrées du bâtiment principal. Son sourire s’affina. Jiman osait parader avec une épée à la ceinture alors qu’il était prêt à en mettre sa main au feu qu’il ne savait pas s’en servir. Décidément, ce personnage avait tout du fanfaron de base, mais Sho était décidé à pousser ses observations jusqu’à la fin du banquet. S’il était presque sûr que Jiman était un investisseur auquel Kumo n’aurait aucun de mal à soutirer de l’argent facilement, il doutait de sa bonne volonté et de sa capacité à tenir sa parole. Rien ne lui laissait, pour l’instant, penser que Jiman n’était pas en mesure de berner n’importe quelle équipe de shinobi qui viendrait lui réclamer l’argent promis par l’exécution d’un contrat. En réalité, il lui était encore difficile de déterminer la personnalité de celui qui se croyait déjà seigneur parmi les seigneurs.

Se désintéressant momentanément de Jiman, Sho balaya la foule du regard à la recherche du masque de paon et de la silhouette caractéristique de Shiro. Après quelques minutes de déambulations pour le moins éprouvantes, il finit par la retrouver non loin de l’entrée secondaire par laquelle ils étaient arrivés initialement. Avec une infinie discrétion, Sho déroba deux verres à une serveuse qui passait par là munie d’un plateau à cocktails divers et variés, et marcha lentement jusqu’à se glisser dans le dos de la saltimbanque.

Sho – Ce cher Jiman Namaiki semble nager en plein rêve. Je doute pour l’instant qu’il soit intéressant de l’approcher de près comme de loin. Il respire le profit.

Sho murmura ces quelques mots à l’oreille droite de sa cavalière et glissa ensuite son bras droit autour de son buste pour mettre en évidence le verre qu’il lui avait déniché.

Sho – A ta santé et à celle de toutes les personnes qui vont se faire piéger par notre ami.

Relevant légèrement son masque, il avala une gorgée de ce qui semblait être un cocktail de fruits exotiques mélangé à un alcool très doux. Jiman avait pensé à tout pour émousser les sens de ses invités les plus frivoles.

Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Dim 26 Déc - 0:24

Le monde mondain. Il était de ma classe, de ma trempe, de mon rang d'y avoir accès, d'y avoir recours, et cela avait ses inconvénients. On me l'avait hardiment fait comprendre, on voulait me voir. Pas mon rang à proprement parlé, puisqu'un Hyuuga d'un mètre soixante, c'est très facile à capturer, mais moi. Pour ma part, je pensais plutôt que c'était une petite vérification de la part du clan. Si je n'arrive pas à me débrouiller sur le terrain peut-être serais-je plus utile en politique? Quoi qu'il en soit, j'avais du me parer pour l'occasion. Mes yeux indiquaient mon rang, je ne pouvais donc pas les cacher pour le moment, mais on nous avait assuré que la sécurité serait optimale. Pourtant, je ne vis pas beaucoup de ninjas de Konoha. Même si nous étions en rivalité avec d'autres nations, nous sommes en paix, et j'ose espérer qu'en cas d'incidents, tous se ligueront contre l'ennemi... en présageant qu'il soit bien distinct.

? - Votre masque.

Je venais de montrer mon carton d'invitation en échange d'un masque de cygne aussi élaboré que le plus beau des apparats. En parlant d'habits luxueux, j'avais fait assez simple pour l'occasion. Un kimono noir, aux armes du clan, elles-mêmes cachées par un grand manteau blanc. Bien que ce soit simple, le kimono était en soie, ainsi que toute les couches en dessous. Une soie fine, raffinée, travaillée par des mains expertes, et donc chère. J'avais enfilé des chausses également classiques, de l'époque des samouraïs. Cher... le manteau l'était également, bien élaboré, un kunaï accroché dans l'intérieur de ma manche, pour les situations critiques : il est évident que je ne pouvais pas venir armé devant tout le monde. D'ailleurs, mon habillage avait fait forte impression sur Ceto : "simple, classique et raffiné. Tu vas faire tâche, mais dans le bon sens du terme". Ce à quoi j'avais répondu qu'avec ma taille, on ne pouvait pas faire tâche, même en venant nu.

Et maintenant, cela faisait environ une heure que je me trouvais dans cette réception. Évidemment on m'avait présenté, introduit, pour le début des hostilités, et c'est là que j'ai vu que malgré tout ce qu'on a pu en dire, mes lectures servent. Durant un quart d'heure, j'ai pu parler avec un négociant en vin et spiritueux des influences de la conjecture sur l'envie d'alcool des populations. Conversation intéressante, je n'avais jamais envisagé les choses de cette façon. Ce à quoi j'avais calqué mes vagues connaissance en psychologie, encore tirées des livres, puis il s'était retiré, accueillant son supérieur.
Le reste de la soirée, j'avais écouté un homme parlé de femmes. Dans ce domaine, je n'y connais rien, mais acquiescer de temps en temps, dire quelques mots suffisait : le bonhomme s'écoutait parler, et il devait être à son propre goût. Fait étonnant, c'était un femme qui était venue me l'arracher.

Quelques minutes de répit, donc. Il y avait des plateaux de fruits et de mets que je n'avais jamais vu, et dont les arômes m'arrivaient à travers l'océan de parfums que dégageait l'assemblée. C'était un étalage de luxe, et beaucoup de monde ne semblait pas s'en apercevoir. Était-ce donc si quotidien pour eux, toutes ces richesse, ces enluminures, ces plats raffinés. D'autant que si les plats étaient raffinés, certaines personnes ne l'étaient pas. Non, ce n'étaient, pour la plupart, pas des nobles à proprement parler. Des bourgeois, des commerçants ayant fait fortune : la nouvelle richesse de ce monde.

? - Excusez moi? Vous me semblez bien seul.

Une femme, si l'on en croit la voix. Le masque est tout de même assez pratique, beaucoup de gens ne voient pas que je suis un enfant avant de m'entendre parler, et par politesse, on leur reconnaîtra au moins cela, ils tentaient de me prendre au sérieux.
En me retournant, je pouvais voir la femme. Elle portait une robe longue, fendue, qui lui serrait la taille. Sa poitrine, vu de ma taille, en sortait comme la floraison d'une fleur... quoique l'expression n'est sans doute pas adaptée à la situation, vu que tout dans son habit était fait pour aguicher, visiblement. Un fleur empoisonnée? Mais c'est le moment d'entamer le ballet des civilités.

[Jin'] - Je me perdais dans mes pensées, nourries pas les merveilles qui m'entourent.

Plutôt bien trouvé, mais c'est la troisième personne que je suis amené à côtoyée, je commencer à être habitué à parler un langage soutenu, tant par la forme que le contenu. Ce soir, je dois être un garçon raffiné, qui s'émerveille de tout et qui possède un minimum de conversation pour son âge.

? - Suis-je de ces merveilles?

Les femmes... elle veut un compliment, et dans ces situations, une réponse rapide est attendue. Mais pas trop rapide non plus, sinon je peux sortir beaucoup de sottise la frustrant et la faisant fuir. En fait, c'est une séance d'apprivoisement à chaque fois, en plus raffiné. L'homme n'est peut-être pas si évolué qu'il le pense.

[Jin'] - Faute de me perdre dans mes pensées, vous m'en sortez fort agréablement. Je dirais donc que vous vous en distinguez par votre attraction.

C'est vraiment les compliments bateaux à l'eau de rose.

? - Vous parlez bien, pour un enfant.

Je ne sais pas quand elle l'a remarqué, si c'est après mon compliment, ou avant, peut-être même m'a-t-elle abordé en connaissance de cause. Je suis tenter de me méfier, de reprendre mes gardes habituelles arrivant sur un terrain connu, mais mon éducation ne le veut pas, ce serait offensant pour l'assemblée.

[Jin'] - Je m'adapte aux circonstances... et à mon auditoire, il faut croire.

Elle rit, de façon cachée, "distinguée", avant de me quitter et de se fondre dans la foule. On fait vraiment de drôles de rencontres ici.

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Lun 27 Déc - 19:44

Cela faisait plusieurs semaines que je n’étais pas sorti de chez moi, j’étudiais autant que faire se peut et j’apprenais les préceptes de la société shinobi. Je m’intéressais aussi bien à l’art du combat qu’à l’histoire des différents pays, seuls les pays mineurs ne m’avaient pas encore intéressé. Depuis la disparition de mes parents je m’étais jeté à cœur perdu dans l’histoire, j’étais fasciné à l’idée de découvrir de nouvelles cultures, d’ailleurs mis à part l’entraînement c’était ma seule passion. Je pouvais rester enfermé des heures dans la bibliothèque à découvrir le monde via les livres. Cependant j’espérais voir tout ceci de mes propres yeux, et enfin sortir du village.

Ce matin-là, je recevais une lettre de mon grand-père, il était en mission dans le pays de Tori.
Citation :

Kabashi,
J’espère que tu profites bien de mon absence pour travailler tes techniques, de mon côté j’ai accompli ma mission et je m’apprête à rejoindre le village. Pour me remercier, j’ai été convié à une fête organisée par Jiman Namaiki, un riche entrepreneur de Tori. Je n’ai pas le temps de m’y rendre, et comme je sais que tu as envie de voir du pays, je vais te laisser y aller.
Je sais que tu n’aimes pas la compagnie des autres, mais étant donné que les invités seront dissimulés pas des masques, je pense que tu pourras t’en sortir.

Ton Grand-Père,
Kanashi

Avec la lettre était joint un carton d’invitation auquel il fallait répondre, il était précisé qu’il fallait choisir un oiseau en guise de motif pour le masque. Il faudrait aussi que je trouve quelque chose d’élégant à mettre.

J’avais un peu d’argent en poche, juste de quoi me faire confectionner un costume digne de ce nom. Celui que j’avais choisi était assez moderne, contrairement aux autres qui optaient souvent pour un kimono, j’avais opté pour un habit composé d’une chemise, d’un pantalon et d’une veste, tous de couleur noire, agrémentés d’une cravate rouge classique. Je décidais de garder la même coupe de cheveux.

Je me rendis à Tori accompagné d’un des Juunins du village que je ne connaissais pas. Après plusieurs jours de voyage nous arrivions enfin à l’emplacement de la fête. Deux gardes nous accueillaient à l’entrée, ils nous demandèrent de présenter nos invitations, en l’échange desquelles ils nous donnèrent nos masques respectifs, comme je l’avais demandé, sur le mien était gravé un magnifique hibou de couleur rouge et noire.

[Juunin] « Bon maintenant je te laisse, profite bien de la soirée. »

Quand je me tournai vers lui, il avait déjà filé parmi les autres invités. Visiblement nous étions un peu en retard, les amuses-bouches avaient déjà été servis.

Ne sachant pas vraiment quoi faire, je décidais de m’approcher du buffet. Mon odorat était à l’affût des nouvelles odeurs qui emplissaient mes narines. Tout semblait délicieux. Cependant, je ne prenais que quelques échantillons, je ne devais pas forcer sur la nourriture au risque de compromettre mon entraînement.

Je décidais de me mettre à l’écart des autres invités pour déguster tranquillement ces mets.
Au centre de la pièce je pouvais voir un regroupement de personnes, j’apercevais vaguement celui qui devait être Jiman Namaiki, il attirait bon nombre d’invités, de mon côté je me moquais pas mal de ce personnage, et j’attendais les festivités.

Soudain quelqu’un vint me sortir de ma torpeur.

[ ????] « Bonsoir, peut-on discuter ? »

Il s’agissait d’une invitée, assez jeune vu le ton de sa voix.

[Kabashi] « Faites à votre guise »


Les mondanités n’étaient pas quelque chose que j’appréciais, mais il fallait bien s’y plier le temps de cette soirée.

[ ????] « Vous n’êtes pas très bavard ? »


[Kabashi] « C’est vrai, je préfère la compagnie des livres habituellement. »

J’essaye de me montrer poli tout en lui faisant comprendre que je n’ai pas envie de discuter, tout un art.

[ ????] « Intéressant. Pour ma part j’écris des romans humoristiques, et vous que faites vous en dehors de la lecture ? »


Tiens donc, voilà que je tombe sur quelqu’un de potentiellement intéressant, pour une fois je vais aller plus avant, j’aimerais bien savoir ce qu’elle écrit.

[Kabashi] « Je suis un ninja de Konoha. J’imagine que vous connaissez. Sans indiscrétion, puis-je connaître le titre de l’un de vos ouvrages ? »


[ ????] « Bien sûr, je suis l’auteur des chroniques de Maître Yokâto »


Le hasard est surprenant parfois, voilà que je rencontre celle qui écrit les romans dont je suis fan, je n’aurais jamais pensé qu’il puisse s’agir d’une femme.

[Kabashi] « Vraiment ? Je suis un lecteur assidu de vos romans. Je dois dire que je félicite votre travail, j’en suis déjà au tome neuf. »


[ ????] « Merci, je rencontre rarement des amateurs de mes romans, ils sont assez rares en réalité »

[Kabashi] « C’est bien dommage, je trouve que vous avez un réel talent. »

[ ????] « Je ne peux que vous remercier. J’espère que vous me lirez encore longtemps. Je dois vous abandonner, j’aimerais rencontrer en personne le maître de la fête. »

[Kabashi] « Bonne soirée à vous »


Je me retrouvais de nouveau seul perdu dans mes pensées, mais je regrettais de moins en moins d’être venu à cette soirée.


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Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Mer 29 Déc - 3:35

La demeure se dressait fièrement. Du haut de sa colline, Hakai observait ce bâtiment magistral qui montrait par lui-même la puissance de son propriétaire. Il fallait être aveugle pour louper pareil spectacle, l'ivoire se mélanger à l'or sans parler du jardin magnifiquement décoré de fleur en tout genre. Bien que ce trouvant à plusieurs minutes de là, l'Uchiha pouvait déjà entendre la fête qui battait son plein. Pareil rassemblement pourrait ravir tant de personnes, mais pas Hakai. Il était du genre à rester... en intimité. Ce genre de choses l'énervaient rapidement et encore plus si c'était pour écouter un bourgeois parler de son influence et de sa richesse à ceux qui souhaitait l'entendre. Comment Hakai avait bien pu atterrir ici...

***

Cela ne faisait que quelque jour qu'Hakai était rentré de mission. Il avait parfaitement accompli son devoir et aspirer à un repos mérité. Il n'était donc pas surprenant de le trouver encore entouré de ses couvertures alors que le soleil était déjà haut dans le ciel. Il somnolait, cela faisait prêt d'une heure que l'on était venu ouvrir les rideaux de sa chambre, mais rien n'y fait, il ne souhaitait quitter la douce chaleur de son lit. Mais les envies naturelles avaient le don pour pousser un homme à quitter les choses qu'il aime. C'était donc vers midi que l'homme descendit à la salle a mangé. Il était bien entendu passé par la salle de bain avant toute chose.

Dans la cuisine il trouva une lettre à son nom portant l'emblème du clan. Intrigué, il se dirigea dans le salon ou Sakeshi prenait son thé tranquillement après un copieux repas. Une feuille se trouvait belle et bien sûr la table basse. Il était inutile qu'Hakai s'en saisisse, car Sakeshi s'apprêtait déjà à lui faire le topo.

[Sakeshi] « Un riche bourgeois de Tori a invité Takeshi à une réception. Sans doute pense-t-il que Takeshi peut délaisser ses tâches et s'absenter ainsi... Quoi qu'il en soit, le clan est invité et Takeshi a demandé qu'il soit représenté. Tu t'es fait remarquer et il te demande d'y aller.»

Tout était dit, Hakai ne pouvait discuter, cela résumerait à contredire un ordre direct de Takeshi.

***

Ils franchissaient l'arche et ses barrières en or massif pour arriver dans un luxueux jardin qui était étrangement vide, l'action devait se passer à l'intérieur. Un peu plus loin se dessiner une longue file d'attente qui s'élargissait sur plusieurs mètres. Énormément de monde avait été invite et l'on pouvait voir des personnes de tous genres, riche bourgeois, shinobi (reconnu grâce au bandeau) et tout autre voyageur. Un peu plus loin, lorsque vous aviez passé les vigiles après une fouille au corps et la présentation de votre invitation, une table s'élevait du sol où des masques blancs ressemblant de prêt ou de loin à ceux des Oi-nin étaient posés. La file avançait à son rythme, ni trop lent, ni trop rapide. Il y avait des moments où les gardes laissaient passer les visiteurs d'un simple coup d'oeil avant de s'incliner devant leurs personnes et d'autre qu'ils fouillaient la soupçonnant d'en vouloir à leur employeur. C'était finalement son tour, Hakai présenta son inviation en restant silencieux. Il n'eut aucun souci et on l'invita à s'emparer d'un masque, en plus d'être une soirée étouffante, elle allait se passer sous des masques d'animaux... Hakai s'empara sans hésiter de celui qui représentait un renard et s'engouffra dans le bal.

Les gens s'y amusaient, visiblement heureux de pouvoir déambuler dans pareil décor. En effet la pièce principale était magnifique, le sol était décoré par un long tapis rouge et les murs... par des tableaux d'un portrait d'un homme, probablement l'organisateur de cette fête. Hakai n'eut pas à attendre longtemps pour avoir la confirmation. A peine avait il eut le temps de faire le tour de la pièce qu'un homme, admirablement bien habillé, apparaissait.

Hakai restait dans un coin, à côté du buffet où il pouvait à sa guise prendre de quoi boire et manger, mais resta sans sourciller, dos contre le mur, avec un verre dans sa main. Il observait tout ce petit monde danser, rire et chanter.

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Mer 5 Jan - 0:30

[ MJ : ON ]




A l'extérieur règnait une discussion pépiante entre les multiples invités du Seigneur, cependant, ce dernier parvint à établir un calme suffisant pour leur faire visiter une partie de son palais afin d'être reçu dans une somptueuse pièce aux proportions titanesques... Cependant, quelques couloirs plus loin...

[Intendant] : « Hasu-joshi, le Seigneur Jiman vous attend sur scène, il souhait votre compagnie. »

[Hasu] : « Son Seigneur saura recevoir ma présence en tant voulu. De toute manière, vu la prestance et la classe de Jiman-dono, je suis aise de déclarer qu’il n’a guère besoin de ma figuration pour attirer les beaux sourires de ses hôtes. »

A ces mots, la jeune femme agita une fois sa main de manière à lui demander de sortir. L’homme, vêtu comme un souffifre de l’excentrique, s’inclina poliment et referma la porte de la chambre de son supérieur, sans dire un mot : cette femme avait une autorité absolue le temps de son passage. Son altesse avait besoin d’elle, besoin de sa beauté, et de ses soins outrepassée la soirée. Malgré la pleine connaissance de ce qui se tramait dans sa tête malsaine à son intention, Hasu demeurait digne. Le Lotus regardait éclore le bourgeon de sa beauté au travers le miroir, ses mains fines et douces glissaient lentement dans sa chevelure pour la coiffer. La finesse de ses phalanges beiges s’animait avec une délicatesse précieuse, préparant son apparat de scène. Rehaussée avec la simplicité d’un rouge sur les ongles, les couleurs naissaient sur son épiderme, lui donnant un éclat de vie. Ses boucles brunes se tortillaient silencieusement avec une grâce divine, achevant la mèche par un tourbillon onirique digne des plus grands rêveurs.

Un soupir fendit son visage comme une respiration musicale. Ses lèvres rouges se pincèrent, lorsqu’elle entendit une fois de plus le bruit des phalanges de quelqu’un au derrière de la porte.

[Hasu] : « Qu’y a t-il ? »

La poignée s’abaissa lentement puis la porte s’écarta afin de laisser apparaître l’intendant qui s’inclina à nouveau.

[Intendant] : « Le Seigneur Jiman réclame votre présence, Hasu-joshi. »

[Hasu] : « Alors dites-lui qu’une femme à la préparation négligée fait plus mauvaise impression qu’elle ne fait d’effet. »

L’homme s’inclina, puis il obéit au geste de la demoiselle qui lui demandait de se retirer une fois de plus. Décidément, cet homme ne savait contenir ses pulsions possessives. Cependant, la jeune femme ne souhaitait pas fléchir face à lui : elle avait été engagé pour jouer son rôle, et non celui d’une éventuelle concubine. Ses doigts tombèrent, ramassant sur le sol un objet particulier. Le masque d’oiseau que Jiman avait fait confectionné pour elle était d’une beauté sublime, cependant, ce n’était pas son masque de scène…

[Hasu] : « Si ce masque n’orne pas mon visage, je connais quelqu’un qui va déglutir… »

Un peu contrariée, mais pensant notamment qu’il ne s’agissait pour elle que d’un contrat à remplir ce qui lui tendait la possibilité d’extorquer un peu d’or aux mains de ce fou. Ses doigts vinrent se poser sur le masque d’orfèvre, pour se déposer sur la courbe de son petit nez, avant de finir autour de ses yeux pourpres. Ainsi parée, elle se releva, admirant la finesse du rouge-gorge qui ornait son front.

[Hasu] : « Allons-y. »

La jeune femme se tourna pour se diriger vers la porte derrière laquelle, elle était prête à le parier, il se trouvait encore l’intendant qui cherchait à la presser. Glissant délicatement son index et son majeur sur la poignée, l’auriculaire en réserve, elle abaissa le mécanisme qui entraîna l’ouverture de la porte.

[Intendant] : « Le Seigneur va être ravi de voir une telle beauté à ses côtés. »

[Hasu] : « Il m’est plaisant d’être au mieux afin d’en saisir Jiman-dono. »

L’homme paraissait apaisé, le sourire sur le visage : probablement aurait-il été puni si la demoiselle n’avait pas daigné le suivre. C’était également pour cela que la jeune femme s’était décidée, car elle ne souhait pas offrir un tel présent à un innocent. Le claquement de ses ghetta résonnait sur le sol dur et froid, pourtant, Hasu semblait flotter dans les valses du tissu céleste qui convenait à son teint. Elle traversait des couloirs immenses, qui bien que leur préciosité resplendisse, conservaient quelque chose de froid et d’inhumain. Se contentant d’avancer, elle gardait le regard rivé sur le sol, ne cherchant pas à comprendre ce qui avait fait naître cette démesure chez cet homme de pouvoir… « L’indifférence… »

Comme à chaque fois, elle manquait à sa parole mais avec une classe féminine qui la rendait inattaquable. Ses cheveux se frottaient au vent, brûlant d’une ardeur guerrière. Si elle était d’une beauté resplendissante, c’était pour mieux emprisonner le poison qui coulait dans ses veines de vipères. Hasu était une femme d’un autre monde, celui de l’errance et du spectacle. Comme toutes ses femmes, elle se devait de se jouer des hommes pour pouvoir s’épanouir.

[Intendant] : « Veuillez continuer seule jusqu’à la scène, je ne dois pas être aperçu. »

[Hasu] : « Merci. »

Seule pour quelques pas, elle cherchait du regard le pantin qu s’excitait devant les foules, afin d’extraire toute l’attention là où elle aurait pu se trouver auprès de ses convives. Son visage fin s’orna alors du plus grand sourire, lorsque son corps fendit l’ombre pour passer à l’extérieur de l’antre de Jiman.

[Jiman] : « J’ai l’honneur de vous annoncer cette femme au talent extraordinaire ! »

La tête légèrement inclinée vers le bas, elle s’immobilisa à côté du Seigneur, relevant le visage vers les foules, pourfendant les hommes de ses yeux aux couleurs si vibrantes. Sans doute la plupart d’eux devaient sentir s’éloigner leur raison face à cette femme. Délicatement, elle avança son pied droit et fit une révérence sensuelle se présentant comme au service des autres. Ses yeux balayèrent instinctivement les gens face à elle, comme si elle était à la recherche de quelqu’un, cependant, il y avait tant de visages, tant de masques… Les chevelures créaient des masses d’aplats, des roux, des bruns, des blonds, des blanches… Elle s’apaisa, rassurée.

[Jiman] : « Le monde abrite bien des beautés, regardez-moi ça ! »

Ne pouvant agir de mauvaise éducation, la jeune femme dû s’incliner pour remercier le mégalomane d’un tel compliment. Déposant délicatement ses mains dans son dos, Hasu attendait le départ de sa représentation, seulement, elle ne pouvait s’imposer : seul Jiman, et lui seul, avait le droit de déclarer le début de son œuvre. Il ne fallut guère attendre trop longtemps pour entendre l’homme claquer dans ses mains une unique fois, ce qui fit le silence le plus complet au-delà des bouches des invités. Il ajouta à cela une tape de son talon sur le planché, ce qui eut pour effet d’éteindre chacune des lumières sous les gestes minutés de ses souffifres. Dans la pénombre, la voix de Jiman continuait de sonner comme un écho dans toute la pièce.

[Jiman] : « L’obscurité ne vous semble t-elle pas plus intimiste ? L’anonymat est le meilleur moyen de rencontrer… Saisissons-là, nous sommes tous égaux dans les ténèbres… »

Seules quelques bougies scintillaient discrètement, rythmant la pièce en petite zone de clarté, et créant malgré tout, une protection contre la cécité. La salle semblait soudainement romantique, propice à une festivité adulte concevable dans un banquet de cet ordre. Pour agrémenter l’ambiance afin de confiner et mettre à l’aise les hôtes, un orchestre se lança, crescendo, dans une douce mélopée pleine d’une ambiguïté probante. Ainsi, les crins des volutes crissaient sous l’arc, les percutions se laissaient battre et encaissaient, et les vents chantaient dans une paisible entente.

Hasu distinguait le visage fier de Jiman, qui lui tendait la main, lui susurrant
: « mêlons-nous au peuple ». Elle ne répondit guère, se suffisant à saisir la main tendue du Seigneur qui l’inviter à la rejoindre, descendant tous deux dans le bain de foule. Sur les lèvres fines de la jeune femme glissèrent les mots…

[Hasu] : « L’heure est aux rencontres… »






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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Ven 21 Jan - 21:45

La musique est merveilleuse. Cela faisait bien vingt minutes que je me tenais devant une... ou un - aucun moyen de savoir – barde qui produisait un son assez merveilleux. Une vois magnifique, lyrique. Ce serait un crime si je continuai d'essayer de l'analyser. Au bout d'un certain temps, les gens autour de moi retourne vaquer à leurs occupations. Ils se sont habitués. C'est mal. Les gens, à force de trop fréquenter un domaine, ou de n'importe quoi d'autre, s'y habitue, et ne le remarque plus alors que cette chose peut être la plus belle du monde. « L'herbe est toujours plus verte dans le champs d'à côté ». Les paroles des mes enseignements reviennent, on doit profiter de chaque chose, aussi infime soit-elle, car alors on pourra prendre conscience de la chance qu'on a.
C'est pour ça que moi, je refuse de ma lasser de cette harmonie, et continue de l'écouter. Il y a certes, beaucoup de choses irréelles à voir ici, mais celle là en ait une magnifique, et je l'écouterai encore.

Un autre de mes enseignements dit cependant que les meilleures choses ont un début, mais également un fin, et qu'il faut savoir rester dans la modestie, ne pas se gaver. C'est une situation où deux préceptes rentrent en contradiction. C'est merveilleux, mais dois-je l'apprécier au mieux, et en jouir tant que cela est possible, ou justement m'arrêter pour mieux pouvoir l'estimer dans le désir de la réentendre?
Elle s'est arrêtée maintenant... A-t-elle cerné ma détresse? Ce serait amusant, mais c'est aussi égocentrique de ma part. Elle s'est arrêtée, car « les cordes sont parfois longues, mais elles ont toujours deux extrémités. » Non. Je ne veux plus essayer de trouver une explication rationnelle. Elle est venue, elle a joué, elle est partie. Point. De toute façon, rien n'est rationnel ce soir. Tout brille de mille feux dans un étalage des choses les plus fantasques.

Et dans ces choses, il y en a que j'aimerai mangé. L'art culinaire est un de mes préféré. On demande au ninja d'utiliser tous ces sens, sauf la goût. Et pourtant, il est capable de cerner tant de chose, et la cuisine peut le satisfaire avec une quantité de mets. Je m'avance donc vers le buffet. Il y a beaucoup de monde autour. Maintenant que la belle chanson est finie, les gens bougent de nouveau et le temps reprend son cours. J'essaie de me frayer un passage parmi les invités, mais c'est plus facile qu'à faire. Rester discret, à ma place, dans les insulter par mes des manières vulgaires. Je pourrais boire. Mais il n'y a que des boissons alcoolisées. Et ce n'est pas le moment pour m'y essayer.

J'y arrive finalement, à ce buffet. Des animaux de toutes les contrées (je suppose qu'ils proviennet de différents pays car je ne les ai jamais vu, que ce soit en vrai ou dans les livres) sont étalés, cuisinés et présentés. Je goûte quelque chose qui ressemble à un crevette, mais en vingt fois plus gros. Je prends une patte présentée. Mes gants blancs n'en sont même pas salis car la carapace de l'animal empêche son contenu de se répandre. J'enlève le gant de mon autre main, afin de mettre le doigt dedans, et ensuite le doigt à ma bouche, après humer la patte entière, pour en avoir un nez plus précis parmi les odeurs ambiantes. Je n'ai rien trouvé de mieux. C'est salé, mais en même temps très doux.
J'ai maintenant une patte vide dans la main, et ne sais pas trop quoi en faire. En général, il y a des plats vides sur lesquels on peut disposer les déchets, mais il n'y en a aucun sur le buffet. Aucun serveur qui pourrait m'aider, et reposer ma carcasse sur la table n'est pas envisageable. La mettre dans une poche de mon kimono non plus. C'est assez embêtant comme situation.

Un homme, juste à côté de moi, attire mon attention. Il tient un verre à pied en main, avec un liquide doré à l'intérieur. Devant lui, une petite assemblée est prête à l'écouter attentivement, comme si ce qu'il allait dire allait changer le cours des choses.

[?] - On observe une magnifique robe dorée, avec des reflets jaunes pâles. Le liquide n'en est pas moins très limpide. La formation des larmes, ainsi que la taille du ménisque indique un vin assez gras. Il porte le verre à son nez.Au premier nez, je détecte des arômes de litchis, et on s'attend à ce que ce vin soit sucré... Le raisin a donc surement été récolté plus tardivement qu'à la normale. Il fait ensuite tourner le liquide à l'intérieur de son verre, puis remets le nez dans son verre.Il a un nez équilibré, harmonieux, même, je dirais. Aucun défaut particulier à signaler. On peut également sentir comme une odeur de fumé, et de fruits secs. Un nez intense, et agréablement long. Pour enfin le goûter, en prenant une gorgée, il fait un drôle de bruit, comme s'il inspirait, avec le liquide encore présent dans sa bouche.Et bien, un vin peu liquoreux, gouleyant, onctueux, on retrouve des arômes de fruits secs, de litchis et le fumé évoqué au nez, il est également très bien équilibré, moyennement long en bouche. Je dirais un Gin Lesri d'il y 7 ans.

Les autres gens n'applaudissent pas, mais le complimentent, et le jaugent, impressionnés. Pour ma part, j'ai rarement entendu une aussi longe série de mots de ma langue, en en ayant compris aussi peu. Je me retourne et rentre en contact avec quelqu'un, et retombe ensuite derrière moi. Une femme, visiblement, à sa poitrine qui a accueilli m'a tête l'espace d'un instant.
Par terre... Mon masque! J'ai perdu mon masque, mes yeux blancs, laiteux et unis sont donc à nouveaux visibles. Pas de panique. Un rapide regard et je le retrouve. Pas le temps de voir s'il est endommagé ou non, je le remets le plus vite possible et me relève devant ma victime.

[Jin'] – Je... je...

Je ne sais pas quel mot choisir. Je dois être poli, et pourtant ce que je viens de faire est vraiment maladroit, et impoli. Aussi autant redevenir normal. Plus de fierté, plus de langage soutenu ou de marivaudage, j'ai été maladroit, j'assume.

[Jin'] – Je suis vraiment désolé.

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Sam 22 Jan - 3:07

Une jolie estrade avait été monté, il y aurait surement un spectacle qui se déroulerait à cet endroit, et probablement que le maître des lieux ferait un discours. J’aimais bien les spectacles d’acrobates quand j’étais enfant, j’aimerais bien en voir un, j’ai de si bons souvenirs de l’époque ou mes parents m’emmenaient voir ces artistes qui venaient du monde entier rien que pour impressionner Konoha.

Finalement, Jiman se présenta sur la scène. Il présenta à l’assemblée une très belle femme, elle aussi cachée sous un masque. Puis soudain, la lumière diminua, des laquais que nous n’avions pas vu jusque là éteignirent toutes les lampes de la pièce, ne laissant que quelques bougies pour nous permettre de voir.

[Hasu] : « L’heure est aux rencontres… »

Tous deux descendirent alors de l’estrade et se mêlèrent à la foule, pour eux aussi profité du plaisir de faire des rencontres

Et me voilà plongé dans la pénombre. Ce genre d’ambiance ne me plait pas du tout, j’aurais préféré un spectacle, ou un truc du même genre, là je ne suis carrément pas dans mon élément.

Je me rapproche du buffet, je demande au serveur un saké. Je savoure avec délicatesse le breuvage. Il est frais, et il s’en dégage un arôme des plus subtiles, il doit s’agir d’un saké de grande qualité étant donné la mégalomanie de notre hôte. Je sens le goût de plusieurs fruits, c’est une explosion dans ma bouche, il est vraiment délicieux. J’en commande un deuxième au barman, et décide de me déplacer vers un endroit plus tranquille

Les invités se rapprochent les uns des autres, je me faufile entre eux en faisant de mon mieux pour les éviter, mais ma petite taille ne m’aide pas, je ne vois pas grand-chose. Les gens me bousculent, je manque plusieurs fois d’heurter des invités, et alors que j’étais proche de m’extirper de la foule, un homme tombe presque à la renverse en heurtant une invité. Celui-ci perd malencontreusement son masque.

Ce visage, ces yeux blancs, pas de doute c’est Jin, lui aussi a été invité à cette fête. Je n’aurais pas pensé retrouver l’une de mes connaissances ici. Comme c’est le seul que je connaisse, je vais en profiter pour m’amuser un peu, finalement ces masques sont vraiment très amusants.

Je m’approchais tranquillement des deux convives, Jin avait une mine déconfite, et s’excusa tant bien que mal à la demoiselle, qui était plutôt mince et assez belle, en dépit de sa grand taille.

[Kabashi] « Et bien l’ami, vous êtes vraiment maladroit. »

Le Hyuuga portait un magnifique masque orné d’un cygne, le symbole de la lumière, mais aussi de l’élégance et du courage. La demoiselle de son côté, portait un masque de flamant rose, dont la symbolique était floue. De mon côté, le hibou représentait, la tristesse, la solitude, mais aussi la connaissance et la mélancolie. Des symboles très forts et qui me sont proches.

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Lun 24 Jan - 18:48

Je parvins à m'extirper du hall couvert au moment où les lumières tamisées prirent le relais. J'avais loupé le discours de notre hôte, tout comme sa compagne, mais en tendant l'oreille de ci de là, je parvins à reconstituer la scène. Je ne fis qu'accentuer ma frustration. La beauté du spectacle, l'harmonie du couple, le discours gracieux, les mouvements graciles, ponctuée de ces multiples lampions à la lueur délibérément affaiblie, comme pour rapprocher encore plus les corps et les coeurs des convives faufilés du jardin.

Et c'est ainsi, au détour d'une prestidigitation oenologique hasardeuse que le flammand rose rencontra le cygne et le hibou. Ou plutôt, que le cygne bouscula le flammand sous le regard moqueur du hibou.
Un masque tomba, celui du maladroit. Des yeux comme je n'en avais jamais vu auparavant me firent l'honneur d'errer droit devant eux, avant de plonger vers le sol à la recherche du trésor perdu. Le jeune homme retrouva son bien, et se refit volatile aussitôt. Ce fut la première fois que je rencontrai un membre du clan Hyuuga. A l'époque, une telle découverte me parut fantastique. Ses pupilles blanches, écarlates, semblaient toutefois voir aussi bien que les miennes, de facture bien plus banales. Assurément, ma rencontre impromptue n'avait d'aveugle que l'apparence.

[Jin'] – Je... je...

Apparemment, il vivait plutôt mal l'exposition de son trait héréditaire au regard d'une inconnue. Son masque rouge révélait le profil d'un shinobi. Il n'était pas Kuméen, j'aurais pu le jurer sur la lune qui nous baignait de sa lumière apaisante. Alors qu'il nouait le ruban de soie à l'arrière de sa tête, il parvint à reprendre consistance et à finalement terminer sa phrase.

[Jin'] – Je suis vraiment désolé.

Je ne sais pas comment il le prit, mais je pus n'empêcher de rire. Maintenant que son regard avait retrouvé son refuge, je cherchais encore plus à le rejoindre. Je n'y pouvais rien, l'insolite m'a toujours éprouvé une attraction irrésistible. Peut-être recherchais-je en autrui ce que je n'avais pas en moi-même. Depuis toute petite, je m'étais trouvée tellement banale, si proche de la normalité, du moule, de la médiane, que j'étouffais dans cette enveloppe sans saveur. En cet inconnu, j'avais trouvé mon eldorado.

Etsuko - Vous avez de très jolis yeux, monsieur le cygne.

C'est alors qu'un autre volatile se joint à la discussion. Sieur hibou, l'air moqueur, interpella son ami l'oiseau blanc

[Kabashi] - Et bien l’ami, vous êtes vraiment maladroit.

L'instant, éphémère, s'écroula dans les mondanités de service. Peut-être le retrouverais-je un jour, en attendant, il était temps de remplir ma mission, et de me montrer de ma plus belle image. Je me tournai vers l'un, puis l'autre, en une révérence discrête mais suffisante.

Etsuko - Bonsoir, messieurs les oiseaux de la Feuille.

Je n'en étais pas sure, mais je tentai le coup. J'avais eu l'occasion de parler avec une Kiréenne, Ine, et elle n'avait clairement pas le même accent, ni la même intonation dans ses mots. Ces deux monsieurs ne pouvaient pas non plus appartenir au village de la Foudre. Il ne restait plus qu'un village mineur, ou celui de la Feuille. Simple question de probabilité, j'optais pour Konoha, et j'aurais bientôt ma réponse. Et si ma divination se révélait exacte, alors le hasard avait bien fait les choses. Moi, la jeune pousse, croiser des habitants de la feuille, quelle coincidence sémantique, n'est-ce pas ? Mais pour ce soir, j'étais le flammand, l'équilibre, l'immédiat. Et je comptais bien en profiter jusqu'au bout de la nuit.


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Mar 25 Jan - 14:35

    - Jeu de Masques

Aishuu – A ta santé, toi qui es venu volontairement te faire piéger.

Sho leva son verre et but en silence avant que son regard ne se remette à balayer la foule. Eux y compris, ils étaient tous des pantins de Jiman Namaiki le temps d’un instant, voir plus si affinité pour une ou plusieurs malheureuses. Tous cherchaient à s’amuser et à profiter d’un moment qui se voulait exceptionnel à une échelle purement festive.

Sho – Moi qui croyait être le garde du corps du couple.

Politiquement parlant, l’événement était un leurre de taille auquel tous les villages cachés avaient répondu avec plus ou moins de succès. Kumo n’était pas en reste. Sho ne pouvait remettre en cause la curiosité des autorités à l’égard de ce nouvel investisseur. Elle était selon lui justifiée. La coopération entre les villages cachés et Jiman étaient sans doute plus problématique pour une raison plus ou moins évidente. Jiman voulait et aimait le profit, tout l’indiquait au cœur de son domaine. L’alliance entre une force armée de grande envergure et un homme malhonnête de sa carrure ne pouvait offrir de grands résultats. Sho craignait même que cela ne soulève de graves conflits dans la région.

Les ruines d’Iwa et de Kawa n’étaient pas si loin…

Sho vida son verre et le posa sur le premier plateau qui passa près de lui. Très vite, la foule toute entière fut invitée à entrer à l’intérieur de l’imposante bâtisse qui servait de palais au seigneur Namaiki. Sho repositionna son masque sur son visage et croisa le regard de sa cavalière. Un simple regard, un bref hochement de tête, cela leur suffit à s’entendre sur leur destination. Côte à côte ils se mêlèrent à la foule et suivirent la direction imposée.

Si les jardins imposaient déjà par leur grandeur et leur beauté, le palais de Jiman coupait littéralement le souffle par la richesse et la variété de ses ornements. Les couleurs étaient coiffés d’un très haut toit sur lequel courraient des racines d’or et d’argent. Les murs étaient décorés de poutre en bois desquels des gemmes précieuses étaient prisonnières. Tout inspirait le luxe jusqu’aux imposantes portes de bois derrière lesquelles la foule découvrit la gigantesque salle de réception qui accueillerait, sans doute, le clou du spectacle.

Sho et Aishuu s’arrêtèrent dans un coin et observèrent la silhouette du maître des lieux s’élever sur la scène. Son sourire, son allure, ses gestes, Jiman inspirait quelque chose de profondément malsain aux yeux du juunin. Il ne doutait d’ailleurs pas que la vie de cet homme se terminerait dans la plus grande solitude, sans doute égorgé dans son sommeil ou bien pendu à une corde de gré ou de force. Pour l’heure tout du moins, Jiman était bien en vie et décidé à en mettre plein la vue à ses invités, plus aux potentiels investisseurs qu’au reste, mais ce n’était qu’un détail.

Les mâchoires de nombre d’hommes se décrochèrent et le regard d’un certain nombre de femmes s’enflamma en voyant une invité à la silhouette avantageuse faire son entrée en scène auprès de Jiman. Sho y vit une nouvelle ruse qui le poussa à se demander jusqu’où Jiman pousserait le vice pour convaincre ses invités qu’il était bien l’un des nouveaux maîtres de ce monde. Et alors que la lumière s’évanouissait soudainement dans une acclamation de stupeur, un genre de ooooh enfantin, l’eisei glissa sa main droite dans celle d’Aishuu avant d’approcher ses lèvres de son oreille.

Sho – Allons voir de plus près notre cher seigneur et échangeons quelques courtoisies d’usage. Après tout, nous sommes ses invités de marque.

Sa main refermée sur celle de sa cavalière, Sho se fraya un chemin au milieu de la foule, essayant de déterminer le trajet de Jiman en son sein malgré la pénombre. Quelques coups d’épaule plus tard, il le vit quatre ou cinq mètres plus loin, au bras de sa cavalière, arrêté au centre d’un cercle où les rires et les politesses répugnantes filaient plus vite que des kunai lancés à pleine vitesse. Jiman avait trouvé son public, Sho avait atteint sa proie. Il dessina un léger sourire et tourna sa tête vers la seule cavalière qui accaparait son attention. De nouveau, il se pencha à son oreille.

Sho – Tu es magnifique. Rappelle-moi de t’inviter à danser quand une occasion plus intime se présentera. Pour l’heure, dénichons l’oiseau rare.

Son autre main posée sur la garde de son nodachi, Sho attendit le moment idéal. Celui où Jiman et sa cavalière s’extirpèrent du cercle de personnalités pour marcher dans leur direction. L’eisei marqua quelques pas vers eux et s’inclina respectueusement. Jiman et son accompagnatrice l’imitèrent d’une manière beaucoup moins prononcée, comme il pouvait s’y attendre. En se redressant, Sho remarqua l’intérêt que le maître des lieux semblait porter à sa lame. Il ne pouvait espérer meilleure ouverture pour entamer la discussion.

Sho – Hoshiyo, c’est son nom.

Un fin sourire apparut sous le masque de Jiman.

Jiman – La nuit étoilée. C’est un nom lourd de sens pour un nodachi de cette qualité.

Sho inclina légèrement la tête.

Sho – Mon seigneur est un fin connaisseur.

Jiman tapota machinalement le fourreau de sa propre lame pour attirer leur attention sur elle. Un fin connaisseur n’aurait aucun mal à reconnaître que cette lame n’avait jamais servis et qu’elle n’était par conséquent qu’un objet de parade incapable d’ôter la vie.

Jiman – Si mes informations sont toujours d’actualité, ces magnifiques lames ne sont forgées qu’au cœur du Village Caché des Nuages. A voir la couleur de votre plume, dois-je croire que j’ai l’honneur de rencontrer l’un de ses shinobi ?

Sho acquiesça en souriant.

Sho – En plus d’être fin connaisseur, mon seigneur est perspicace. C’est exact, je viens bien de Kumo.

Jiman – C’est un grand honneur pour moi d’accueillir un représentant de ce village. J’espère que la réception est à votre goût et que vous rapporterez à vos dirigeants tout l’intérêt que je leur porte. Travailler avec Kumo serait une grande opportunité pour ce pays. Kumo en ressortirait couvert de richesses, croyez-le bien.

L’engrenage économique était lancée et rien ne pouvait l’arrêter. Sho doutait d’être la meilleure personne à qui en parler. Malgré tout, il devait continuer à jouer le jeu de son hôte pour le bien de son village, plus que du sien. Il n’était pas présent en sa qualité d’homme, mais bien de représentant de Kumo.

Sho – Je ne manquerai pas de transmettre votre message à mes supérieurs.

Une drôle de lueur traversa les yeux de l’oiseau rare alors qu’il portait son attention sur la saltimbanque.

Jiman – Je note que les shinobi de Kumo savent choisir leur compagnie.

Sho tourna son visage vers Aishuu et se mordit la lèvre sous son masque. L’index de sa main gauche caressant le pommeau de son nodachi alors que Jiman inclinait la tête devant elle.

Jiman – Mademoiselle.

Couper une tête avec un nodachi ne demandait pas beaucoup d’effort pour quelqu’un d’entrainé à son maniement. Mais Sho n’était pas décidé à faire rouler la tête de Jiman à ses pieds, quelque chose lui disait que quelqu’un d’autre s’en chargerait avant qu’il y trouve une raison.

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Dim 30 Jan - 14:35

Spoiler:
 

La fête battait son plein sous le regard heureux de Jiman Namaiki. Il se trouvait dans son élément, entouré d’une foule avide de lui plaire et d’entrer dans ses bonnes grâces. Kamiko se détourna de la vision de cet homme pour glisser dans sa bouche un délicieux amuse-gueule, et son regard se posa sur un autre homme, non loin d’elle, qui saisissait un verre sur le plateau d’un serveur. Ses doigts s’enroulèrent autour de la flûte, alors qu’il éclatait de rire à sa propre blague et que le serveur lui adressait un sourire forcé. Probablement une blague des plus inintéressantes. Les yeux de Kamiko se rivèrent soudain sur la bague qu’il portait. L’or étincelait et gravait dans son iris une armoirie familière et qui n'était à l'origine que le logotype d'une enseigne.

Toujours cet irrépressible besoin de montrer la valeur de leur existence… Ces bourgeois, alors…

Elle soupira.

Pires que les nobles, pensa-t-elle en empruntant sa direction.

Lorsque l’homme d’une trentaine d’années se retourna, son verre à la main, il fit face à une inconnue qui semblait chercher quelqu’un dans la foule. Il remarqua la plume verte des invités de moindre qualité, mais elle fut rapidement occultée par un décolleté des plus alléchants. De ceux qui en dévoilent juste assez pour donner envie d’en voir davantage. Il croisa finalement le regard de la jeune femme, qui se fendit d’un sourire charmeur, et lui-même sentit ses muscles se détendre et ses lèvres s’étirer paresseusement.

« Seriez-vous perdue, à tout hasard ? » murmura-t-il en se penchant près d’elle.

« Oui, je crois bien… À moins que ce ne soit mes compagnons qui ne se soient égarés, je n’en sais rien, répondit-elle amusée. Et qu’en est-il de vous ? J’imagine mal un homme de votre envergure errer seul à une telle soirée…. », ajouta-t-elle, son regard s’arrêtant une fraction de seconde sur la plume dorée.

Il éclata de rire à nouveau, sa joie probablement portée par l’alcool qui rougissait déjà son visage. Il avait les traits quelconques - du moins pour la seule partie du visage que le masque daignait dévoiler - , mais quelques signes montraient déjà qu’il abusait du vin et de la nourriture trop riche.

« Vous avez raison. Mais ce voyou de serveur s’est échappé avant que j’aie pu me prendre un verre. J’ai donc laissé mes amis pour le rattraper. »

Ses mains trahissaient ses origines roturières, lorsqu’on les comparait à celles des nobles, pâles et fines. C’étaient des mains qui s’étaient abîmées et renforcées en s’acharnant au travail. Jusqu’à ce que cela paye et lui offre cette position confortable. Il sembla alors brusquement plus humain aux yeux de Kamiko, apaisant le mépris qui s’emparait parfois de son esprit.

« Puis-je vous demander d’où est-ce que vous venez ? », lui dit-il en interrompant ses pensées.

« De Mori no Kuni. »

« Je connais bien ce pays, il m’est régulièrement arrivé d’y avoir quelques affaires à traiter. C’est un beau pays… » fit-il, songeur.

La jeune femme se contenta d’un sourire en retour.

« Vous voyagez beaucoup, seigneur ? »

L’homme, dont elle savait grâce aux informations données par Usuke qu’il était sire Abe, sembla content qu’elle ait posé cette question.

« Oui, je dirige une compagnie spécialisée dans les transports de marchandises. Lorsque j’ai commencé, j’accompagnais souvent les convois, pour le plaisir de visiter de nouvelles contrées… »

« Cela devait s’avérer très dangereux, non ? », l’interrompit Kamiko d’un ton impressionné.

« Oui, j’ai connu des situations délicates dont je suis malgré tout parvenu à me sortir, dit-il avec un détachement qui mettait en exergue sa fierté manifeste. Mais désormais, je n‘accompagne plus que très rarement les convois, en des occasions très spéciales. Même si je continue de voyager, comme aujourd’hui, pour saluer de vieilles connaissances. »

« Cela ne vous manque-t-il pas ? Le danger… », interrogea la jeune femme, curieuse.

« Quelques voyages de ce genre dans l’année me suffisent… D’ailleurs, très bientôt, je vais devoir repartir… Il me faut toujours superviser certaines opérations, on ne peut pas faire confiance à ces imbéciles de manants… » déclara-t-il, agacé.

Soudain, il se rendit compte que la jeune femme avec qui il discutait se rapprochait davantage des manants que des gens de sa condition. Il sembla ennuyé, et des plaques rouges parsemèrent son cou et son visage.

« Enfin… Heu… »

« Je vois tout à fait ce que vous voulez dire, seigneur. Ils n’ont pas votre intelligence ni votre éducation. »

« Oui, tout à fait, renchérit-il. Vous avez parfaitement compris… », dit-il en inclinant légèrement la tête, comme s’il reconnaissait en elle une femme supérieure à ses semblables, les "manants"…

À ce moment, il y eut du mouvement parmi la foule. Jiman Namaiki, que Kamiko avait perdu de vue au cours de sa discussion avec Abe, les invitait à pénétrer dans une salle à l’intérieur.

« Ha, j’aperçois mes amis… Je vais vous laisser, en vous souhaitant de passer un agréable moment. »

Il disparut, laissant la jeune femme s’avancer seule parmi la foule, en ruminant de sombres pensées comme on mâche un chewing-gum qui a, depuis trop longtemps, perdu toute saveur. Cependant, en pénétrant dans la salle tant de splendeurs chassèrent ces préoccupations de son esprit. Elle remarqua des poutres ornées de gemmes, et s’en approcha en se demandant si elle parviendrait à en piquer une ou deux sans se faire remarquer.

Mais elle n’eut pas le temps d’y réfléchir davantage, qu’une créature enchanteresse, à l’indéniable beauté et au charme délicat apparaissait aux côtés de Jiman. Le regard de Kamiko s’assombrit encore.

Les nobles m’ignorent, les bourgeois ne veulent pas qu’on se souviennent de leurs origines et n’aiment guère, par conséquent, se tenir en ma compagnie trop longtemps, et Jiman est visiblement déjà séduit par une femme avec laquelle il est presque impossible de rivaliser… Mes maigres chances d’obtenir un renseignement quelconque frôlent à présent le zéro absolu...

Dans la pénombre qui venait d’envahir la pièce, elle se dirigea vers le buffet, décidée à au moins profiter de cette fête pour se remplir la panse aux frais de Jiman. Elle remarqua alors un jeune garçon maladroit qui percuta une jeune fille. Son masque tomba et dévoila un regard d’un blanc uni. La jeune fille parvint à la même conclusion que Kamiko : un Hyuuga du village caché de la feuille, sans doute.

J’espère pour lui qu’il a fait exprès de placer sa tête dans sa poitrine, sinon, c’est assez pitoyable pour un ninja issu d’une telle famille, d'après ce qu'on en dit…

Un jeune homme musclé, visiblement pas enchanté par les festivités, observait lui aussi la scène. Considérant son propre air maussade, Kamiko lui jeta un regard complice…

« Contrairement à nous, eux, ont l’air de s’amuser… », dit-elle en désignant les trois jeunes shinobis.

Elle sourit, moqueuse.

« Il faut croire que les splendeurs de notre hôte ne parviennent pas à conquérir tous les cœurs… »

Ses yeux se posèrent sur Jiman, dont la stature se découpait parmi l'assemblée qui courbait l'échine à son approche. Il s'entretenait avec une femme et un homme. Elle ne distinguait que le dos de l’homme, barré par son impressionnant nodachi.

« Je n'imaginais pas que les ninjas invités se pavaneraient avec toute leur quincaillerie. Namaiki-sama et de nombreux nobles portent une lame au côté, mais c’est très différent par l'usage qu'ils en font… », observa-t-elle.

Elle jeta un regard pénétrant au jeune homme avec qui elle venait d'engager la conversation, et qui portait une plume rouge.

« Vous aussi, vous êtes venu armé jusqu'aux dents? », demanda-t-elle.


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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Dim 30 Jan - 19:06

Tout ce qui l'entourait ne lui donnait qu'une irrésistible envie de vomir. Il ne comprenait pas à quoi cela pouvait bien servir de dépenser une fortune dans autant de choses inutiles. L'homme n'avait besoin que de ce nourrir, d'avoir un toit ou se loger et une compagne pour veiller sur lui. A quoi bon avoir toutes les richesses du monde ? Il n'y aurait jamais assez d'une vie pour en profiter de toute façon. Non, Hakai avait une tout autre vision de la richesse. Celle du coeur... L'argent servait à notre confort, mais une fois le confort atteint à quoi pouvait-il bien servir ? Certain comme ce Jiman n'était jamais satisfait et cherchait désespérément à s'approprier ce qui ne leur appartenait pas encore. Pour eux, tout à un prix, même la vie humaine.

Une telle façon de vivre, une telle façon de penser ne laissait pas indifférent l'Uchiha. Son poing se serra quelque peu sur la coupe qu'il s'empressa de vider d'une traite. A cet instant, il aurait été heureux que le clan lui ordonne d'assassiner cet homme. Après tout n'étaient-ils pas des assassins entraînés pour tuer ? Alors que faisait-il ici ? Il devrait être occupé à s'exercer à la manipulation de son sharingan plutôt que de faire partie de la cour de cet individu. Mais le pire était à venir. Les ordres de Takeshi avaient été les plus clairs, Hakai devait représenter le clan pendant cette réception. Il devrait donc venir se présenter... Cette idée ne le réjouissait guère de plus certaine personne semblait déjà l'avoir « réquisitionné ». Malgré cela, le chuunin se rapprocha de sa cible, ses yeux onyx fixaient l'homme qui se mettait en scène, visiblement satisfait de sa petite fête. Marchand au milieu de la foule, Hakai jouait des bras pour écarter délicatement certaine personne beaucoup trop occupée pour remarquer son passage. Certains semblaient vouloir l'emmener dans la danse, mais il refusa poliment d'un signe de tête. Son chemin était tout tracé, une simple ligne droite qui le séparait de ce Jiman qui semblait discuter avec deux personnes. L'une, une femme d'une stature plus qu'alléchante, l'autre un homme armé d'un nodachi, sa plume pourpre confirma les pensées de l'Uchiha. Tout comme cet homme, Hakai avait gardé ses armes sur lui, ses poings bien qu'ils laissaient peu à peu leur place d'arme principale à une autre paire tout aussi puissante.

L'homme était au pied des marches, ils pouvaient entendre sans trop de mal les politesses que chacun s'envoyait bien que l'homme à la chevelure rougissante chatouillait du bout des doigts son sabre. Dans toutes les conneries qu'il pouvait entendre, une seule chose l'intéressait : Kumo. Ainsi donc ce manieur de sabre venait du pays de la foudre. Ce même village où Hakai devait se rendre pour un examen de santé... Cette réception allait lui servir finalement.

Tout semblait croire que Jiman allait quitter ces gens pour s'investir vers d'autre invité. C'était sans doute le meilleur moment. Sans trop d'enthousiasme, Hakai s'avança pour se mettre à hauteur des deux autres et d'un geste poli, salua l'homme.

[Hakai] « Vous avez la salutation des Uchiha... »

Ni une ni deux, Hakai n'attendit pas son reste. Bien qu'il put entendre les voix dans son dos, il n'était pas décidé à faire la causette avec un bourgeois qui au final, n'en avait rien à faire de sa tronche. Tout ce que souhaiter Jiman, s'était s'afficher à côté du chuunin qui représentait à l'heure actuelle probablement le clan le plus réputé du pays du feu.

Le chemin fut le même. L'homme croisa les mêmes masques, les mêmes regards, les mêmes sourires. Tous étaient décidés de faire profiter de leur bonne humeur, mais Hakai avait formé un mur entre les deux mondes. Passant devant le buffet, l'Uchiha s'empara de l'un des mets avant de retourner dans son coin à observer tout ce bon monde. Il se surprit à essayer d'imaginer le visage de chacun. Il s'attardait plus facilement sur les femmes où son imagination commençait à lui jouer des tours. Il fallut qu'un gosse visiblement chanceux s'écroule sur la poitrine d'une jeune femme pour qu'Hakai cesse de rêver. Les cheveux blancs et le visage de l'enfant lui rappelaient étrangement quelqu'un. Il hésita un court moment, mais finalement il en fut persuadé... ce gosse était bien Jin, l'un de ces élèves. Au moins, le chuunin avait un visage familier parmi toute cette foule.

Alors que l'homme s'apprêtait à rejoindre l'hyuuga, son regard croisa celui d'une jeune femme. Alors qu'il s'attendait à voir la femme retourner à ses occupations, celle-ci resta sur place à lui jeter un regard soutenu. Le couvre chef de l'homme fit un petit geste sur le côté. Il était étrangement attiré par ce regard qu'il sentait vrai parmi toutes les comédies qui se jouaient autour d'eux. Son regard se détacha quelques secondes du masque de la jeune femme pour se concentrer sur une vue générale de la jeune femme. Ses cheveux, d'un noir de jais, étaient coiffés en arrière, attaché par un chignon. L'homme regarda ensuite briller les jolies boucles d'oreilles que la jeune femme avait du choisir minutieusement. Les yeux de charbon descendirent encore un peu pour regarder les ornements qui servaient à éclaircir la peau de la jeune femme. Elle portait une robe magnifique, finement brodé qui laissait respirait à certain endroit la peau de la jeune femme. Hakai ne s'attarda que quelques secondes sur son décolleté.

Après avoir terminé son analyse, l'homme eut un fin sourire au coin des lèvres, sourire charmeur sans doute... Il avait toujours apprécié la compagnie des femmes, mais il était difficile de s'imaginer parler en toute franchise ici.

« Contrairement à nous, eux, ont l’air de s’amuser… »

L'homme ne se retint pas et laissa paraître un petit rire. Si peloter les seins d'une femme était de l'amusement, alors l'Uchiha était prêt à s'amuser à chaque heure de son existence...

« Il faut croire que les splendeurs de notre hôte ne parviennent pas à conquérir tous les cœurs… »

[Hakai] « Tous les hommes et les femmes sont différents. Certains sont attirés par le pouvoir, d'autre par l'argent et d'autre préfère restaient sein d'esprit et se contenter de petites choses qui embellissent la vie. En tout cas... c'est ce que je préfère. »

L'homme avait quitté des yeux la jeune femme pour se concentrer sur le petit jardin. La fraîcheur avait fait disparaître tous les convives de cet agréable lieu ou la nature avait été façonnée par les hommes.

« Je n'imaginais pas que les ninjas invités se pavaneraient avec toute leur quincaillerie. Namaiki-sama et de nombreux nobles portent une lame au côté, mais c’est très différent par l'usage qu'ils en font… Vous aussi, vous êtes venu armé jusqu'aux dents? »

Un nouveau rictus vint déformer quelque peu le visage de l'Uchiha. La définition d'une arme changeait pas mal pour les shinobis. A vrai dire, ces êtres étaient capables de tuer avec n'importe quoi ou presque... Mais il préférait rester avec des pensées positives et amusantes. Il jeta un regard charmeur à la jeune femme avant d'ouvrir une nouvelle fois la bouche.

[Hakai] « Tout dépend de l'arme que vous parlez ma chère... Pour ma part... il serait difficile de m'enlever mes outils. »

Avec deux doigts, il pointa alors ses yeux ou une couleur rougeâtres avaient apparut subitement et ceux pendant un court laps de temps.

[Hakai] « Mais je me vois mal vous parler avec tout ce brouhaha. Que diriez-vous si nous sortions nous promener dans ce jardin que Jiman nous a préparé ? »

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Jeu 3 Fév - 1:28

« Tout dépend de l'arme que vous parlez ma chère... »

Kamiko détourna son regard du nodachi pour planter ses yeux azurés dans ceux de son interlocuteur, un brin perplexe. Elle y croisa un amusement qui se voulait charmeur, et eut un faible sourire en dénotant finalement l’aspect salace qui glissait entre les mots de sa remarque. Elle trouvait quelque peu étonnant qu’il lui sorte d’emblée ce genre de plaisanterie, alors qu’elle n’était qu’une inconnue à peine rencontrée… Ce genre de sous-entendus fleurissait souvent sur les lèvres des hommes riches et importants que peu de femmes repoussent, mais elle imaginait les shinobis avec plus de retenue. Peut-être que les masques qui dissimulaient habilement leur identité l’enhardissaient ?

« Pour ma part... il serait difficile de m'enlever mes outils. », ajouta-t-il, en reprenant son sérieux.

Les yeux de la jeune femme se promenèrent aussitôt sur les muscles bien visibles à travers les tissus qui enveloppaient le shinobi, songeant que son corps tout entier devait être, en vérité, une arme. Mais du bout de ses doigts, il désigna ses yeux. Les ténèbres y furent brusquement chassées par un éclair rougeâtre qu’elle n’eut pas le temps d’identifier clairement. À nouveau, ses yeux n’étaient plus qu’obscurité, à l’image d’un puits sans fond.

Des yeux noirs… Un dôjutsu rouge… Serait-ce un Uchiha ?

Elle détourna la tête pour regarder au hasard les invités qui se pressaient dans la foule dense.

« En effet. Je vois à présent que mon jugement était un peu hâtif. », conclut-elle enfin en approuvant du chef.

Contrairement à un simple bushi, un shinobi dépourvu de ses armes pouvait faire appel avec une facilité déconcertante à des pouvoirs qu’on disait impressionnant grâce au chakra. La jeune femme, qui n’avait jamais assisté à de tels combats, se demanda brusquement de quelles prouesses étaient capables les jeunes ninjas qui s’amusaient devant ses yeux. Malgré la formation qu’elle avait reçue et son âge plus avancé, ils devaient être capables de la réduire à néant avec un effort minuscule. Kamiko était, de toute façon, appelée à évoluer sur un plan différent de l’univers des shinobis. À ses yeux, ils n’étaient pas tout à fait humains, comme le prouvaient les attributs héréditaires. Ces yeux blancs et rouges, jalousement gardés dans le giron d’un clan lui-même étroitement lié à un village, et dotés de pouvoirs anormaux, la mettaient mal à l’aise.

« Mais je me vois mal vous parler avec tout ce brouhaha. Que diriez-vous si nous sortions nous promener dans ce jardin que Jiman nous a préparé ? », proposa le jeune homme.

Elle pensa avec envie au jardin frais, et vide de toute présence sinon la Nature elle-même, domptée par l’homme pour ressembler à ses désirs. Il y avait quelque chose de triste dans cette magnifique perfection. Mais Kamiko secoua cependant négativement la tête.

« Ce sera avec plaisir par la suite. Mais pour l’heure, je suis surtout curieuse de voir le show que nous ont concocté Namaiki-sama et sa compagne. J’imagine qu’il a dû s’appliquer afin de nous surprendre. Il serait dommage de rater un tel spectacle. D’ailleurs, vous connaissez cette femme ? », interrogea Kamiko.

L’inconnue semblait capable de convaincre la plupart des hommes présents à se damner pour elle. Une femme pareille pouvait aller loin, à condition de savoir mener correctement sa barque. Elle ne devait, de toute façon, pas être mauvaise en la matière pour être ainsi l’invité d’honneur de Jiman Namaiki. Kamiko s’intéressa à nouveau au jeune homme alors que le silence était retombé.

« Je suppose que vous êtes un shinobi, à cause de vos yeux et du rouge que vous arborez sur votre masque… Je me demande… Si vous ne deviez citer qu’une seule raison parmi celles qui vous ont poussé à devenir shinobi, laquelle évoqueriez-vous ? »


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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Jeu 3 Fév - 17:19

Les masques avaient chez certaine personne l’avantage de les libérer de leur timidité ou bien de leur mocheté à tel point qu’on découvre chez eux un talent fou du bon parler. Hakai se souvenait d’une histoire qu’il avait jadis entendu, celui d’un riche bourgeois défiguré par la laideur et qui se retrouve être le préféré de ces dames lors des bales costumés. Mais sa situation était totalement différente. Il ignorait tout de la jeune femme qui se tenait droite en face de lui. Elle pouvait très bien être d’une beauté inégalable ou être une harpie, l’homme n’en aurait que faire. Il cherchait à cet instant simplement un peu de distraction, même si cela devait amener à du rentre dedans. Au pire des cas, il recevrait une gifle et verrait disparaître ce masque en ne cachant pas son sourire. Dans le meilleur des cas, il prendrait plaisir à jouer la comédie.

Aujourd’hui, il n’était pas tenu à tenir son rôle, celui d’un homme ayant vendu son corps à sa patrie et son cœur à une femme. Ce n’était pas tous les jours qu’on lui offrait la chance d’être quelqu’un d’autre. Même pour quelque heure, l’homme ne voulait pas louper cette chance, cette aubaine. Il poussa la chose jusqu’à inviter une parfaite inconnue dans un endroit qui se voulait magnifique et délaisser de toute présence. On n’aurait pu rêver mieux comme terrain de chasse. Hakai se surprit à sourire à cette pensée, lui qui détestait les coureurs de jupon, voilà qu’il se mettait à les imiter. Que penserait Taka si elle le voyait ainsi ? Sans doute serait elle outré, indigné, mais l’homme la savait intelligente et sans doute qu’avec le temps, elle aurait compris le numéro de clown de celui-ci.

« En effet. Je vois à présent que mon jugement était un peu hâtif. »

Sans doute. Les shinobis maîtrisaient tous différente technique. Certain était même le créateur de technique unique qu’il gardait précieusement le secret. Hakai lui-même réfléchissait sur l’exploitation de son dojutsu. Le sharingan était beaucoup trop puissant pour l’homme. Jamais il ne pourrait dévoiler toute sa magie. Avec cet outil, l’homme comptait bien crucifier son adversaire, le laissant ainsi à sa merci. Bien qu’Hakai maîtrisait de plus en plus l’art des illusions, il jugeait cet art bien moins efficace pour donner le coup de grâce que ses poings. Il comptait donc exploiter le côté paralysant de l’art. Kasegui n’était qu’un aperçu du sharingan, Hakai était persuadé de pouvoir faire beaucoup mieux… Il devait plancher la dessus. Mais pas aujourd’hui… Pour le moment ses yeux étaient fixés sur une femme dont il ignorait tout, mais qu’il était incontestablement attiré. Il fallait avouer qu’ils étaient certainement les seuls convives à trouver le temps long.

« Ce sera avec plaisir par la suite. Mais pour l’heure, je suis surtout curieuse de voir le show que nous ont concocté Namaiki-sama et sa compagne. J’imagine qu’il a dû s’appliquer afin de nous surprendre. Il serait dommage de rater un tel spectacle. D’ailleurs, vous connaissez cette femme ? »

Le show ? Quel show ? Il ne faisait aucun doute pour Hakai que le soit disant « show » était de simplement regarder cet homme parader comme un paon devant les foules. A cette pensée, les yeux de l’Uchiha changèrent de cible. Il regarder cette homme si fière de défiler devant autant de yeux tous les plus émerveillés les uns que les autres. Mais quand quelqu’un aura-t-il le courage de mettre fin à cela ? Ne voyait il pas que cette homme respiré le mensonge, la corruption et la malice. Que serait-il prêt à faire pour s’enrichir encore plus ? Hakai était certain que Jiman serait prêt à mourir pour sa fortune, car pour lui, la vie n’avait plus aucun sens si elle n’était pas dorée.

[Hakai] « Non je ne connais pas cette femme et pour être franc je la plains… Devoir passer la soirée à côté de cette homme et savoir qu’il vous jétera à la poubelle le soir même… Cela doit être assez compliquer à vivre. Je me demande pourtant combien elle a reçu. »

Tout devait avoir un prix, même la compagnie des plus belle femme. Sur le coup, Hakai ne savait pas s’il devait comprendre ou blâmer cette femme. Enfin… Chacun son job comme on disait.

« Je suppose que vous êtes un shinobi, à cause de vos yeux et du rouge que vous arborez sur votre masque… Je me demande… Si vous ne deviez citer qu’une seule raison parmi celles qui vous ont poussé à devenir shinobi, laquelle évoqueriez-vous ? »

La question était sérieuse, mais ne manqua pas de faire rire l’homme. En fait, il était habituer à l’entendre et à chaque fois elle était venue d’un civil. Il avait souvenir que Séji lui avait demander, tout comme ses « proches » lorsqu’il vivait encore dans les rues. Cependant ce n’était pas quelque chose que l’on expliquait avec un mot ou une phrase.

[Hakai] « Je ne peux vous répondre en ne vous donnait qu’une seule et simple raison. Chaque shinobi à ses raisons et ses passions. Dans mon cas… disons que je suis passionné par une personne qui m’a offert la vie que je possède. C’est sans doute pour elle que je me bats, mais il y a aussi le fait que je ne supporte pas de voir les innocents souffrir. Mais tout cela est bien théâtral… »

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Lun 7 Fév - 17:31


La semi-obscurité continuait d’entourer les deux interlocuteurs qui bavardaient tranquillement. La jeune femme se sentait contente d’avoir trouvé quelqu’un qui s’ennuyait au moins autant qu’elle. Cela lui faisait au moins passer le temps. Peut-être tenterait-elle une autre approche intéressée un peu plus tard, mais la pénombre avait enjoint les groupes de compères dorés à se serrer davantage les uns contre les autres. Ils gloussaient stupidement et agitaient leurs parures de pierres précieuses. Celles-ci parvenaient même à capter les petites étincelles de lumières pour éblouir jusque de l’autre côté de la salle.

« Non je ne connais pas cette femme et pour être franc je la plains… Devoir passer la soirée à côté de cette homme et savoir qu’il vous jétera à la poubelle le soir même… Cela doit être assez compliquer à vivre. Je me demande pourtant combien elle a reçu. »

Dans un geste plein de grâce, Kamiko, leva sa main pour réajuster son masque alors que le ninja répondait à sa question. Elle en profita également pour dissimuler astucieusement le trouble qui l’assaillait et qu’elle risquait de trahir. Ce sujet était bien délicat pour elle, et la hantait d’une sombre confusion. Où se situait la limite au-delà de laquelle le pardon ne pouvait plus être donné ? Elle n’avait pas de réponse, pour l’instant, mais le feu de l’amertume ronflait dans l’âtre de son âme. Pourtant, lorsque sa main retomba, ses vieux démons avaient été chassés par un ravissant sourire qu’elle adressa au shinobi.

« Vous dites vrai, ce n’est pas une vie des plus faciles. Et, bien qu’elle reçoive probablement de jolies sommes, elle ne sera sûrement jamais suffisamment bien payée pour tous les sacrifices auxquels elle doit consentir »

Mais c’est la voie qu’elle a choisie. À elle et elle seule d’en payer les conséquences, lorsque le temps viendra… S’il n’est pas déjà venu.

L’indécelable tumulte qui l’agitait intérieurement était parfaitement maîtrisé, comme toujours, avec Kamiko. Celle-ci réussit à l’apaiser avec méthode, en dirigeant son esprit vers d’autres préoccupations.

Cependant, au contraire, elle ne cacha pas l’étonnement qui se peint sur son visage lorsque le rire qui fusa. Sa question lui avait semblé tout à fait sérieuse, au moment de la poser. Loin de s’en offusquer, elle choisit finalement de sourire, contrite.

En s’accordant le temps d’une réflexion un peu plus approfondie, elle convenait que sa demande était sans nul doute un peu candide. Demande-t-on à un pêcheur pourquoi il devient pêcheur ? Non. Pourtant, il fait aussi le commerce des meurtres, même s’il se contente de poissons. Mais cette question revêt néanmoins un aspect essentiel pour Kamiko, par rapport à sa vision des choses. Non pas car il s’agit d’êtres humains, mais parce qu’il s’agit de peuples.

« Je ne peux vous répondre en ne vous donnait qu’une seule et simple raison. Chaque shinobi à ses raisons et ses passions. Dans mon cas… disons que je suis passionné par une personne qui m’a offert la vie que je possède. C’est sans doute pour elle que je me bats, mais il y a aussi le fait que je ne supporte pas de voir les innocents souffrir. Mais tout cela est bien théâtral… »

La réponse avait le mérite d’être dans le même ton que la question : naïve. La jeune femme préféra ignorer la première partie de sa réponse, qui dénotait à son avis un manque de force de caractère. Il faut accéder à la vie souhaitée en déployant ses propres forces, et non pas en se laissant porter par autrui, pensait-elle depuis longtemps. Son opinion sur ce propos était particulièrement arrêtée. Une femme têtue, et qui en avait suffisamment conscience pour ne pas aborder ce point avec ceux qui ne partageait pas son jugement. Elle n’estimait, en effet, pas nécessaire que son sentiment soit universellement accepté et admis.

Néanmoins, l’évocation des innocents la laissait perplexe. Ce n’était pas exactement comme ça, qu’elle percevait les ninjas. Peut-être s’était-elle trompée ? Ses yeux si particuliers pouvaient être hérités d’une famille vivant au sein d’un village caché mineur, et à propos duquel elle n’aurait que peu de connaissances. Son savoir en la matière était, après tout, des plus rudimentaires.

« J’espère que vous pardonnerez à ma curiosité déplacée, mais pouvez-vous me dire pour quel village vous travaillez ? Car je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu parler de shinobis dévoués à la cause d’innocents. À moins qu’ils ne disposent d’un peu d’or, évidemment. », interrogea-t-elle avec un air intéressé.


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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Ven 11 Fév - 22:20

Et la flamand rit. Ça ne m'arrivait pas souvent d'arriver faire rire qui que ce soit. De brèves tentatives d'humour infructueuses m'avaient plus ou moins fait comprendre que je n'avais pas un humour très appréciable. D'autant que Ceto m'a dit que mon humour relevait du domaine de l'ironie, et qu'en conséquence, je ne pouvais me permettre l'employer avec n'importe qui, et devait bien choisir le moment. Bref, pour l'instant, l'humour me dépasse. Mais la femme sous ce masque a rit. Et je ne sais pas pourquoi, mais pour ma part, j'étais désappointé. Que faire quand on fait rire quelqu'un (une femme, qui plus est) malgré soit? Où se mettre. Maintenant que j'étais caché sous ce masque, je sentais la sécurité, elle ne pouvait lire mon visage, mais je ne suis pas rassuré pour autant.

Son rire, également. Étrange, ce rire. Ce n'est pas le rire discret avec le femme la femme d'avant avait utilisé. Ce n'est pas un rire poli, venant d'une dame qui l'utilise fréquemment pour rire à des blagues mondaines, pas forcément drôle. Non, c'était un rire tout ce qu'il y avait de plus naturel, sans être extravaguant. Un rire parfait? Ou alors, ce rire sonnait bien dans mes oreilles, d'où lon attrait pour ce dernier. Voilà qu'au lieu de jauger mes interlocuteurs, c'est moi que je mets à analyser. J'essaie de me comprendre, l'ironie est assez marquée. Et à cause d'un rire...

[Le flamand] – Vous avez de très jolis yeux, Monsieur le cygne.

Cela non plus je n'y suis pas habitué. À Konoha, mes yeux veulent dire que je suis un Hyuuga, que je suis noble, compétent, issu d'une famille prestigieuse. On ne m'a jamais dit que j'avais de beaux yeux, car nous sommes nombreux à avoir les mêmes. Et avec ce masque de flamand, je ne peux même pas lui retourner ce compliment?
Mais justement, les Hyuuga sont-ils connus de ce flamand? Peut-être a-t-elle voulu me faire comprendre qu'elle sait qui je suis, d'où ce compliment. Ça reste un compliment, et il reste rare. Encore une fois, que dire? La complimenter sur son apparat? Non, ce ne sont pas ce genre de chose, et ce serait malvenue. Une maladresse, puis un compliment, que dire d'un tel opportunisme? Le hasard fait bien les choses, tout de même. J'aurais pu avoir de nombreuses réactions, aussi impolies les unes que les autres, à mon incident, mais en retour j'ai le droit à un compliment. Un bon karma, il faut que je tache de le garder. Et c'est un hibou qui vient à la rescousse. Un hibou que je connais bien, pour l'avoir observer lutter contre la gravité et utiliser la poussée d'Archimède comme jamais, devant moi, alors que je perfectionnai un sceau, que d'ailleurs, je n'ai toujours pas utilisé.

[Kabashi] – Et bien l'ami, vous êtes vraiment maladroit.

Ayant reconnu Kabashi, je souris, la phrase est ironique. Pas à fond dans le registre, mais elle l'aborde tout de même, me décrochant même un sourire. Enfin une âme connue parmi cet océan inconnu peuplé de vagues roses. Le hibou... la sagesse? Je l'espère bien, et si sage il est, alors pourra-t-il m'éclairer? Faut d'éclairer, il me sauve. Mais le hibou est un animal solitaire, intrépide, mélancolique, aussi. Des traits qui le définissent? Nous ne sommes pas assez proches pour que je puisse le dire, mais c'est en tout cas ce que j'ai ressenti quand nous nous sommes rencontrés. Cette distance qui le sépare du monde, qui est un point commun avec moi. Je le saluai comme on salue un ami dans un repas mondain, en prenant soin de ne mentionner ni son nom, ni notre patrie. Même si pour cette dernière, l'apparition des mes yeux a du renseigner bien plus ce flamand. Et perdu dans mes pensées, ce flamand vient me trouver pour nous saluer, dans une révérence gracieuse. La grâce féminine est à son comble, ce soir, mais le masque de flamand y rajoute une touche de majesté. Puis le rêve s'estompe dans la foule.

Ce flammand, d'où pouvait-il venir? les messes basse sont impolies, je ne peux donc pas prendre Kabashi à part pour lui demander. Et même si je le pouvais, rien de me dit qu'il serait en mesure de me répondre. Quand au flamand, sa couleur indiquait une shinobi, et Kabashi a probablement du le remarquer. Mais je ne pouvais dire d'où elle venait. Faute de quoi je savais d'où elle ne venait pas : elle ne venait pas de Konoha. Cette démarche, cette façon d'être, le timbre de son accent, les intonations de sa voix, tout ça n'appartient pas au pays du Feu.
Puis c'est à mon instinct de se manifester, visiblement peu enclin à laisser mon goût pour cette femme s'exprimer trop longtemps. On avait vu mes yeux, je suis donc encore moins en sécurité qu'avant. Et ce n'est pas du tout bon. Je vais devoir coller Kabashi tout le reste de la soirée. Je sais qui il est, et donc que je peux avoir confiance en lui. À deux, je m'en sortirai mieux si un pépin venait à arriver.

Cruel dilemme, d'ailleurs, entre la séduction de cette fille et l'instinct de survie qui me dicte de ne pas lui faire confiance, rien que parce qu'elle a vu mes yeux. Encore une fois, il suffit de trouver un juste de milieu, une alternative. Nous sommes en société, du moment que je ne suis pas directement menacé, il serait mal venu d'exprimer de smanières défensives à l'égard des invités, la réputation du clan en pâtirait. Me présenter serait la suite normale de la conversation, mais la situation ne s'y prête, pour ainsi dire, pas. Que faire, donc? Présenter Kabashi? je doute qu'il apprécie. D'autant que la riposte, de son côté, sera assez aisée. La courtiser? Comme pensé précédemment, ce ne serait pas approprié. Il n'y plus trop de choix... prenons un peu des deux, en l'accompagnant de ma main qui dient gauchement gratter ma nuque.

[Jin'] - Je suis inexcusable, et à vrai dire, je ne sais que faire pour réparer cette maladresse.



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Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Dim 13 Fév - 2:04

Plus le temps passé et mieux l’homme se portaient. En fait, il appréciait la compagnie de cette femme. Il ne la savait pas vraie, il ne la connaissait même pas, mais elle avait cette capacité à intéresser son auditoire, ce don si puissant chez les femmes. Hakai réfléchissait à ce que les femmes pouvaient faire avec pareil pouvoir. Les kunoichi étaient entraîné à l’utiliser pour remplir des missions, des assassinats ou des missions d’espionnage. L’Uchiha n’avait guère d’expérience avec les femmes, Seji était sa seule conquête (si on pouvait appeler cela une conquête). Jamais il n’avait rencontré de femme séductrice, Taka était bien loin de cela… Cette femme était-elle une séductrice ? La réponse restait vague, Hakai en vint à la conclusion qu’il lui faudrait plus qu’un simple tête à tête de quelques minutes pour le découvrir. Et d’abord, à quoi cela pourrait-il bien lui servir ? Son masque semblait avoir un effet néfaste sur lui… Depuis le début, il n’agissait pas comme à l’accoutumer, son caractère n’était pas ainsi fait. Il n’était pas un Don Juan aimant se cacher derrière des masques pour conquérir le cœur d’une femme l’histoire d’une nuit. Si cela ne tiendrait qu’à lui, il enlèverait sous peu ce foutu masque, mieux ! il s’en irait purement et simplement. Quelle idée d’avoir accepté cela, de plus pour remplacer Takeshi ! L’homme qu’il détestait probablement le plus au monde…

Pourquoi s’attarder avec une personne qu’il ne reverrait jamais ? Pourquoi s’y attacher, nouer des liens, avoir envie de se revoir ? Tout cela n’avait pas de sens tout comme cette réception. Et puis cette ambiance… croyait-il vraiment que tous allaient se sauter dessus, se déshabiller et faire l’amour comme des bêtes à la vue de tous ? Non, mais sérieusement c’était du grand n’importe quoi. Même cette question n’avait pas lieu d’être… Tout le monde avait une passion, une envie dans sa vie. Tout le monde était prêt à faire n’importe quoi pour y arriver. Qu’est ce qui motivé Hakai ? Au départ c’était certainement son passé. L’envie d’améliorer la vie dans un petit village montagnard. Puis peu à peu, les choses ont changé, se sont enchaîné. Il avait rencontré du monde, avait découvert ses origines. Son pouvoir est son fardeau. Il en sera ainsi toute sa vie et pourtant il s’en réjouissait. A quoi bon vivre s’il n’avait pas un but dans sa vie ? Il avait bien cette idée grotesque de conquérir le cœur de la belle Uchiha, mais c’était probablement une cause perdue depuis le départ. L’homme s’accrochait à cette relation comme il s’accrochait à la vie et son corps ne laissait rien transparaître du vide sidéral qui régnait en lui. Il gardait toujours le même sourire chaleureux, le même regard flamboyant et pourtant si sombre. Il était comme prisonnier de ses sentiments…

« J’espère que vous pardonnerez à ma curiosité déplacée, mais pouvez-vous me dire pour quel village vous travaillez ? Car je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu parler de shinobis dévoués à la cause d’innocents. À moins qu’ils ne disposent d’un peu d’or, évidemment. »

C’était grotesque, tout cela était grotesque et n’avait aucun sens. Cette… femme ? parlait comme si elle semblait tout savoir. N’était-elle pas une civile? Une personne qui n'avait priori, aucun foyer fixe, quelqu'un qui pouvait se déplacer n'importe ou comme bon lui semble. Alors pourquoi semblait-elle être si confiante sur un sujet qu’elle ne maîtrisait de toute façon pas ? Il était inutile de décrire le visage de l’homme camouflé derrière son masque blanc, mais sa voix semblait avoir abandonné le temps d’une phrase toute envie de charme.

[Hakai] « Vous croyez connaître les shinobi ? Vous pensez que nous sommes tous des machines n’obéissant qu’au ordre et assassinant sans scrupule des hommes et des femmes ? Non nous ne sommes pas tous comme cela. Cette définition ne s’applique même qu’à un faible pourcentage d’entre nous. Nous sommes formés pour combattre et pour agir de nous même. Lorsque nous sommes sur le terrain, ce ne sont pas ses putains de diplomate qui risque leurs vies, ce sont nous. Un dirigeant nous demanda d’assassiner cette personne pour une tierce raison ? Ok, pas de problème, mais ce sera à notre manière et à notre bonne volonté. Les dirigeants n’ont pas leur place sur le terrain, nous sommes autonome, mais au final nous devons rendre des comptes… Vous dites que les villages ne s’intéressent qu’à l’argent ? Sans doute. C’est qu’il faut une source de revenu rentable pour payer les forces qui protégent le pays, mais ne dite pas que cela est la seule chose qui nous intéresses sinon nous n’aurions pas recueillit cette petite fille couverte du sang de ses parents et probablement n’aurions nous pas demander une enquête sur ce fait divers. A ce que je sache, les morts ne peuvent payer ? »

Il avait cessé de parler. Aucune des mots sortis de sa bouche n’avait comme objectif d’offenser la jeune femme, bien au contraire. Jusqu’à présent, elle avait demandé une réponse clair, c’est ce qu’il venait de lui donner. Puis, avec une voix plus humaine :

[Hakai] « Nous sommes des femmes et des hommes comme tout le monde. Nous ressentons l’amour et la peur. Lorsque je voix une jolie femme, j’aimerais aller vers elle et lorsque je dois tuer quelqu’un, ma main commence à trembler… La seule chose qui nous sépare, ce sont nos convictions. »



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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Dim 13 Fév - 3:36

Jin pointe le regard vers moi, il me reconnait instantanément et laisse entrevoir un petit sourire. Le hasard fait bien les choses, moi qui me sentait perdu dans cette foule d’inconnus je me retrouve face au seul ninja de Konoha que je connaisse. La jeune femme nous salut dans une révérence des plus respectueuse, je fais de même en réponse, en m’inclinant encore plus bas pour montrer mon respect.

[Kabashi] « Ravie de vous rencontrer. Mais permettez-moi de vous demander pourquoi vous pensez que nous sommes de Konoha ? »

Elle doit avoir de bonnes connaissances des accents, preuve qu’elle a voyagé ou au moins rencontré des étrangers.

Jin semble un peu perdu, son accrochage malheureux avec cette femme et mon arrivée imprévue l’on probablement chamboulé un peu, il reste là quelques instants sans rien dire.
Je remarque une pointe d’hésitation dans son regard, se tournant à la fois vers moi et la jeune femme. Il semble aussi inquiet, peut être parce que son visage a été révélé, et ces pupilles reconnaissables entre mille ont souvent été l’objet de la convoitise de ninja mal intentionnés.

Au vue de la couleur qu’elle arbore il ne fait aucun doute qu’elle est shinobi, et pas de Konoha, son accent m’est totalement inconnu. Physiquement, disons qu’il s’agit d’une créature ravissante mais dangereuse, mais je ne suis pas venu là pour ça et puis je n’aime pas utiliser mes sentiments pour les vivants. Mais ce soir je ne resterai pas impassible face à la beauté je compte bien en profiter un peu, j’ai besoin de me détendre.

Le Hyuuga se mets finalement à réagir, il s’excuse du mieux qu’il peut, le résultat est presque pathétique.

[Jin'] - Je suis inexcusable, et à vrai dire, je ne sais que faire pour réparer cette maladresse. »


J’esquisse un sourire, il en est drôle tellement il a du mal à s’extirper de la situation.
Mais si je continue à jouer au clown avec Jin, je risque de dévoiler le fait que nous nous connaissons, et puis je peux bien aider un ami en difficulté.

[Kabashi] « Vous pourriez peut-être apporter une serviette, histoire de nettoyer cette tâche du mieux possible. A moins que vous n’ayez une autre suggestion ? »


J’attends avec impatience la réponse de la jeune femme, le micmac que j’ai créé risque d’être amusant, et ce soir c’est tout ce dont j’ai envie. Depuis trop longtemps je me renferme sur l’entraînement en abandonnant les choses simples, trop longtemps que j’étudie au lieu de profiter d’une bonne lecture ou d’une discussion agréable. Je me laisse comme porter par la vague de mes envies et de mes obsessions, je peux enfin décompresser et oublié tout ce qui m’a accablé jusqu’à aujourd’hui. Et je ne passerai à côté de cet instant pour rien au monde, et ceci même si je mets mon seul ami dans l’embarra.


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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Lun 14 Fév - 2:51

[MJ : ON]



La foule commençait à enfin prendre le pouvoir de la parole, et exprimer leur liberté fondamentale. Hasu quant à elle se devait de jouer le masque d’orgueil de Jiman. Elle se tenait aux côtés de Jiman, souriante afin de représenter le meilleur jour de l’ego surdimensionné de l’hôte. Elle sentait d’ailleurs de plus en plus l’étreinte de la main du Seigneur se déposer sur sa taille pour la resserrer. Elle devait continuer d’offrir son plus beau sourire, inclinant la tête devant chaque nouvel invité qui venait se présenter, et camouflant discrètement celle de l’homme qui venait souffler à son supérieur le nom de chacun d’eux, lorsqu’ils étaient important. Son regard glissait, se déportant sur les silhouettes dont elle imprégnait l’image sur sa mémoire, comme une recherche documentée en direct…

Puis dans les déplacements minutés, ils arrivèrent face à deux personnes qui ornaient chacune un masque qui leur conférait un statut privilégié. Elle dévisagea discrètement la jeune femme, semblant la reconnaître au travers cet apparat.


[Intendant] : « Shiro Kage et Nagoshi Sho. » - La voix de l’intendant vint s’infiltrer au creux de l’oreille de Jiman, filant directement jusqu’à ses nerfs, puisque aussitôt après les avoir entendu, son expression changea et se décrispa.

[Jiman] : « Je note que les shinobi de Kumo savent choisir leur compagnie. » - Il inclina légèrement la tête devant la jeune femme. « Mademoiselle. »

A son tour, Hasu fléchit ses jambes et pencha sa tête vers l’avant afin de répondre à la politesse de la jeune femme, qui, finalement, la reconnut également de son côté.

[Jiman] : « N’oubliez pas de nous faire rêver ce soir, Shiro-san. »

Un sourire malsain se dégagea de son visage, ce qui semblait vivement attiser les doigts du shinobi sur le fourreau de son nodachi. Remarquant ce possible agacement, Hasu vint saisir le bras de Jiman, et glissa avec un sourire amusé.

[Hasu] : « Jiman-dono, n’oubliez pas que je suis aussi là pour cela. »

Son sourire charmant avait de quoi faire fondre les glaciers, tout comme il pouvait manipuler les hommes. En effet, il fut suffisamment persuasif pour que le Seigneur daigne reprendre ses politesses. Devant lui, les deux personnes s’inclinèrent, lui se contentant d’un hochement de tête, tandis qu’Hasu se courbait poliment face aux deux invités. D’un regard, elle échangea quelques mots avec la saltimbanque en face d’elle, puis ajouta, pour clore la rencontre.

[Hasu] : « Veuillez m’excuser, j’ai à faire. »

Ses talons se soulevèrent, délicatement, pour lui permettre de pivoter, laissant les volants de son kimono tournoyer. Réajustant son masque, elle s’avançait vers la scène, mais cette fois seule. Enfin elle pouvait devenir celle qu’elle était réellement.

Les gens s’écartaient devant son passage, inclinant leur corps masqué, comme si elle était une figure importante. Un sourire narquois se dessina alors sur son visage, se disant qu’il suffisait de bien peu pour reconnaître la valeur d’une personne dans ce monde. Se tenir avec une personne imbue de pouvoir suffisait à être respectée. C’était détestable.

Ses pas foulèrent le planché de la scène, la traversant délicatement pour venir s’arrêter en son centre. Le spectacle allait commencer.

Un langoureux silence parcouru toute la pièce, se répandant comme une morsure de serpent dans le sang. Jiman ainsi que ses invités des plus importants, ceux portant la plume d’or, vinrent s’asseoir sur une partir de la scène en contre bas, mise en valeur mais rabaissée d’une marche comparée à la jeune femme. Hasu se tenait sur la scène, tournant le dos aux spectateurs, sans s’accaparer du moindre mot. Plus un souffle, plus un soupir ne rythma son apparition. La saltimbanque leva lentement son bras droit de toute son amplitude, formant un parfait arc de cercle jusqu’au bout de ses doigts, le tissu volant donnant une dynamique importante au geste. Son autre main, à son tour, s’éleva, tandis qu’au dessus de sa tête, ses poignets se mirent à onduler entre eux, comme une vague légère. Soudainement, elle cessa toutes agitations, et laissa brutalement tomber ses bras le long de son corps. Personne n’eut le temps de les voir arriver jusque là, puisqu’au même moment, un long pan de papier de soie vint se tendre pour camoufler son corps.

Un fin papier de soie d’un blanc éclatant s’établit dans le noir le plus total, tendu entre de hauts piliers de bois cachés au-delà des extrémités de la scène. La paroi invisible s’étendait, imposante, dans une hauteur digne des pièces du palais de Jiman. Une lumière blanche vint s’exposer en arrière de la scène, se pointant face au public, se diffusant avec une parcimonie tamisée au travers les feuilles de papier. Un silence cérémonieux continuait de s’étendre, cependant, il se souleva une dualité naissante par le fait de l’élévation douce d’une musique d’ambiance. L’éclairage venait découper aux ciseaux les contours de Hasu au travers de son rempart de soie, jouant d’un contraste total entre le noir de son ombre face au blanc de l’écran…

[Hasu] : « Place au royaume des ombres… »

L’écho de sa voix s’éteignit comme un langoureux soupir… La silhouette se contorsionna d’une manière étrange, d’une manière inhumaine. Ses formes s’entrechoquaient dans un jeu de courbes et de contre courbes, qui se provoquaient indéniablement. Cette vision était incompréhensible, tant il était impossible de savoir ce qui se passait du côté de la jeune femme, recluse derrière son théâtre de papier… Sa silhouette s’était estompée, laissant fuir une nuée de corbeau dans la pièce. Leur bruissement d’aile était lourd, tandis que leur croassement se faisait triste. Derrière l’écran blanc, il n’y avait plus la moindre ombre… Pourtant, il semblait que son souffle était encore audible au-delà de la mélodie.

Douce, elle accompagnait les embryons noirs qui venaient, comme des taches d’encre, s’imposer lentement sur la toile tendue, prenant lentement forme, prenant lentement vie. Les ailes battantes se déployèrent pour permettre aux oiseaux noirs de prendre leur marque sur la scène. Leur multitude et leur unicité rendaient hommage à Tori et à sa merveilleuse variété de volatile qui y sommeillait. Au même rythme que leur délicat vol, les légendes du pays s’animaient paisiblement.

Le nuage d’oiseaux s’éparpillait peu à peu pour dévoiler toute sa richesse, prenant l’intégralité de la scène qui leur été consacrée. Ils étaient semblables aux invités du banquet, de plumes parés, pour converser autour du banquet. L’association se fit d’elle-même, lorsqu’un phénix apparut au centre de la scène, imposant sa majesté par le simple fait de sa présence. Face à lui s’inclinait, un à un, les souverains ailés.

Jiman souriait, flattée de découvrir que la jeune femme avait choisi, sans le savoir, le même conte du pays que lui. En effet, ses mascarades et ses parades n’étaient pas innocentes puisqu’il voulait se valoriser, et valoriser son pays. D’ailleurs, son ego ne s’était pas trompé en se choisissant phénix de l’assemblée. Il se voyait, fort grand, fort puissant, maître d’une cérémonie à son honneur, se parant de ses plus beaux artifices devant une assemblée plumée. Alors qu’il était confortablement assis dans son fauteuil rembourré, il regardait avec grande dévotion le spectacle qui lui faisait un honneur supplémentaire.

Les ombres noires ondulaient sur le papier, battant des ailes avec respect devant le phénix. L’oiseau majestueux regardait ses paires devant lui, lotit sur la plus haute branche du plus bel arbre. Quelques kanji vinrent s’échouer sur la toile, semblant s’évader du bec long et fin de l’oiseau de pouvoir. A ses mots, les subordonnés ailés se mirent à parler entre eux, se concertant à propos de ce drôle d’oiseau qui semblait si gracieux et si léger qu’il pouvait même paraître magique. Très vite, la jalousie sembla éclore dans le cœur de chacun, tandis que leur regard devenait plus lourd à son encontre. Les silhouettes se lièrent, formant une masse compact et monstrueuse, cherchant à contraindre des gestes du roi dans une étreinte effroyable. Le phénix ne répondit pas aux attaques : calme et serein, il laissait le destin porter ses plumes là où elle le devait.

La musique continuait de couler dans une harmonie de notes douces, tandis que l’oiseau restait proie à l’invasion lente de l’encre de chine.

Il se laissait affubler par ses semblables, sans lever ne serait-ce qu’une griffe de sa patte. Ses assaillants, nombreux et rageurs, finirent par s’épuiser peu à peu. Un oiseau s’écarta de la masse informe, fuyant l’attaque injuste. Il avait compris, un peu tard, que le phénix, plus grand, plus fort, ne voulait pas blesser ses congénères. Il fut ému par cette situation, se sentant coupable de l’avoir jalouser pour ses beautés. Ses vertus étaient bien plus profondes. Alors que l’oiseau impérial ne se débattait plus, qu’il ne bougeait plus, le petit oiseau au plumage discret vint supplier aux autres de mettre fin à ces souffrances inutiles. Lorsqu’il leur expliqua, inévitablement, tous s’arrêtèrent, se reculant, pour faire face aux poussières, formant un modeste monticule, qui était le dernier témoin de la vie de l’oiseau divin. Apeurés et attristés d’avoir été si cupides, les oiseaux se mirent en ronde autour de la dépouille et pleurèrent à chaudes larmes la vie de cet innocent dont la grandeur d’âme aurait du être récompensée.


[Hasu] : « Des larmes renaît le phénix… »

La tête de l’oiseau de feu vint se frayer un chemin entre les cendres. Une tête juvénile et fragile, aussi pure et innocente qu’un nouveau né. Tous assistèrent, lentement, à une naissance impromptue et inattendue, d’une beauté rare et symbolique.

Le plus grand des oiseaux en était devenu le plus fragile, mais cette fois, tous cherchèrent à protéger sa vie…


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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Dim 20 Fév - 19:46

[Kabashi] « Ravie de vous rencontrer. Mais permettez-moi de vous demander pourquoi vous pensez que nous sommes de Konoha ? »

D'un air guilleret, je répondis, sans en ajouter plus :

Etsuko - Votre voix, tout simplement. Et également, ce que vous venez de répondre.

J'omis de préciser que j'avais choisi le village dont j'avais parlé au hasard, et que j'aurais très bien pu me tromper complètement. Mais à sa réponse, plus aucun doute n'était possible La chance avait voulu que je choisisse le bon, et je trouvai cela bon signe. Ce soir, c'était ma soirée, et j'allais en profiter comme il se doit.

[Jin'] - Je suis inexcusable, et à vrai dire, je ne sais que faire pour réparer cette maladresse. »

[Kabashi] - « Vous pourriez peut-être apporter une serviette, histoire de nettoyer cette tâche du mieux possible. A moins que vous n’ayez une autre suggestion ? »

Je vis le hibou arriver gros comme une maison. Et le pauvre maladroit allait se faire expulser de la discussion pour le bonheur de l'oiseau nocturne, dont j'avais du mal à cerner les motivations. Un jeu de séduction ? Qu'importe, j'allais dévier l'intention et créer la surprise.

Etsuko - Et si nous oublions cette tâche, et que nous jouions à un petit jeu ?

Je décidai de me détacher les cheveux de ce chignon qui entravait le mouvement de ma tête. Ma chevelure se déversa dans mon dos et je me sentis soudain plus libre, aérienne.

Etsuko - Le but de cette réception est que chacun puisse évoluer en tout anonymat.

J'attrapai la masse aux reflets ambrés et l'attachai de nouveau, mais cette fois-ci avec un ruban de soie que je ne serrai qu'à moitié. il fallait malgré tout convenir à la bienséance d'une telle réception.

Etsuko - Mais je pense aussi que c'est une bonne occasion de donner à chacun une nouvelle identité. Nous ne nous connaissons pas. C'est donc le moment idéal pour se trouver un nouveau nom. Quel nom me donneriez vous ?

Devant le silence qu'avait engendré ma demande, et pour ajouter du piment à la scène, je décidai de ponctuer :

Etsuko - Et pour être équitable, je me révèle à toi, monsieur le Cygne.

Je pinçai lentement le fil de coton qui tenait mon masque de Flammand Rose, et de l'autre main, doucement, je levai le devant de mon masque par le menton, dévoilant peu à peu mes lèvres maquillées et souriantes, mon nez, puis mes paumettes rosies par la fraîcheur de cette nuit, enfin mes yeux, bleus, qui avaient eu la chance de contempler ceux du héron. Mon sourire s'accentua, jusqu'à révéler un petit rire amusé, avant que ma main gauche n'abatte de nouveau la coque de carton pâte qui cacha aussitôt la profondeur de ma joie. Mais je rayonnais malgré tout, j'étais impatiente d'entendre le nom que ces deux messieurs allaient bien pouvoir me donner. A mon tour je leur répondrais, et peut être que celui qui aura touché mon coeur aurait l'honneur d'accepter ma compagnie le temps d'une danse auprès de moi. Décidemment, ce jeu m'exaltait en tout point, et les minutes qui arrivaient me faisait trépigner d'impatience...


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Mer 23 Fév - 23:15

Elle ne semble pas offusquer que j'aie failli détruire son habit, et veut passer à autre chose. Très bien. La conversation continue, mais je ne la suit plus, trop ébahi par le Flamand, si majestueuse, intrigante, qui a parfaitement su trouver sa place dans l'atmosphère de la réception.

Tandis que la conversation m'échappait, entre Kabashi et le Flamand, je regardai autour de moi, les gens masqués, avec leur parure. Encore cette époustouflante vision qui brille de mille feux. Mon regard se perdait, tant de gens, tant de masques, tant de mets, tant de décorations scintillantes. Mon vocabulaire n'était même pas assez riche pour explorer le champs lexical de la magnificence de l'endroit dans lequel je me trouvais, et dans lequel je n'avais pas ma place. Et là, j'ai mis le point sur quelque chose : je n'ai pas ma place ici, et pourtant, j'aimerai l'avoir, mais un shinobi ne doit pas se complaire dans cette opulence si ce n'est dans le cadre d'une mission. Le monde martial tranche radicalement avec ce qui est actuellement en train de m'entourer. Et pourtant, on m'a montré, en même temps que les arts martiaux, les autres arts, on m'y a initié, tout en sachant que je ne pourrais sans doute pas avoir le temps de les explorer plus tard. C'est triste, et pourtant si bien fait.
Comment leur en vouloir de m'avoir fait découvrir, via mon clan, des domaines que des shinobis normaux n'ont même jamais connus, parce que, tout bonnement, ça ne leur servirait à rien dans leur voix. On retombe dans ce sombre débat, dans lequel le shinobi est une arme, avant d'être une personne. Et pourtant... cette arme est humaine, et donc douée d'une sensibilité, d'émotions. Il faut compter sur ça. Le monde des shinobis est mal fait, il devrait y avoir une période durant laquelle un futur genin devrait découvrir ces choses là, avant de faire le choix de suivre cette voix. Sinon, les dés sont pipés.

Ce sont mes interlocuteurs qui me rattrapent. Le Flammand en particulier, se dévoile à moi. Ces gestes, je les vois au ralenti. C'est intense, sensuel, sous le signe du désir. Après s'être rapprochée de moi pour que Kabashi ne puisse par la percer à jour, après s'être dénouée partiellement les cheveux, juste assez pour être intime, mais pas assez pour que cela ne fasse tâche, elle lève doucement son masque. D'abord son menton, légèrement bronzé, avec une pointe de maquillage, je pense, puis ses lèvres... je n'avais pas remarqué à quel point de simples lèvres peuvent être aussi attrayantes, belles, et encore une fois, sensuelles. Puis le nez, doucement. C'est comme si un voile la découvrait petit à petit. Mais alors qu'on aurait pu croire que la magie de l'inconnu serait dissipée, elle est remplacée par la magie du désir. Des sentiments que je ressens, que j'arrive à nommer, et que pourtant, je ne connais pas. Je pense qu'ils sont ce qu'ils sont, car on les décrit, dans les livres, dans les dictionnaires, mais les expérimenter, c'est tellement magnifique. C'est maintenant au tour de ses yeux, d'un bleu profond. Ce regard, à la fois amusé, mais apeuré. L'idée qu'on peut se faire d'un regard pur, dépourvu de tout sentiment néfaste, de toutes mauvaises intentions. Un regard d'ingénue.

[Jin'] – Oki...

Ce mot s'est échappé, à la fois de mon être, puis de ma bouche, dans un murmure, presque imperceptible, et pourtant, je sais qu'ils l'ont entendu. L'océan, le sérénité qu'on ressent face à une mer calme, qui peu pourtant se révéler pleine de surprise. Le même sentiment que j'ai ressenti quand j'ai pris le Bateau pour me diriger vers Kiri. Ce sentiment de naviguer sur quelque chose d'imprévisible, vers l'inconnu. Et surtout cette image, de la mer calme sur laquelle se reflète la lune, et la majesté ainsi que la plénitude qui se dégageait de la scène. Puis je reprends conscience de mon environnement. D'abord, Kabashi, puis les gens directement autour de nous, et enfin la salle, les convives, le contexte. La magie s'est envolée, et pourtant je repense à cet océan et cette Lune qui se reflète dedans. On peut également jouer dessus. Si elle me demande pourquoi, alors je lui répondrai qu'elle est l'océan bleu sur lequel se sont reflétés mes yeux blancs, comme la lune. L'image est poétique, et devrait bien s'accorder au contexte.

MessageSujet: Re: [Tori] - Event - A l'Abri des Masques   Jeu 24 Fév - 16:38

Le masque, sous son ombre je me sens comme protéger des autres, je n’ai pas le sentiment d’être constamment épié, je suis libre, je peux cacher mes sentiments. Je n’ai plus peur de supporter le regard des autres, qui semble toujours essayer de percer mes secrets les plus profondément enfouis dans mon esprit.

Ce lieu est rempli de tout ce qui est nécessaire à satisfaire les vices des hommes et des femmes, tout ici est fait pour combler un vide nécessaire pour certains, pour ma part toutes ces mondanités en viendraient à m’exaspérer si je ne prenais pas la chose comme un entraînement ou un jeu. Et jouer dans l’anonymat est vraiment très plaisant, surtout quand il s’agit de tromper les autres. En parlant de tromperie, je me doute que la jeune kunoichi ait remarqué que moi et Jin nous nous connaissons.

De son côté elle n’est pas dénué de courtoisie puisqu’elle décide de révéler son visage au Hyuuga, tout deux se sont presque coller pour que personne ne puisse le voir aussi. Jin est figé face à la jeune femme, il semble observer chacun de ses traits, de là ou je suis, je ne peux pas totalement distinguer son visage, mais il à l’air d’être enchanteur. J’espère qu’il ne va tomber sous le charme, je me retrouverais encore seul, quoique la chose soit devenue une habitude.

Depuis longtemps je suis poursuivi par la solitude, pourquoi ? Tout simplement car j’ai du mal a m’intégrer parmi les autres, et ceci depuis la disparition de mes parents, et en toute franchise, c’est moi qui ais tendance à rechercher l’isolement. Il est favorable à la concentration et permet de mieux se connaître d’une certaine manière. Les longues heures que j’ai passé à dévorer des livres à la bibliothèque m’auront au moins servies à mieux connaître l’histoire et la tactique militaire, même si je l’ai fait au détriment de mon entraînement de shinobi. Cela me fait penser que je devrais choisir le nom d’un des héros que j’apprécie, peut-être celui de mes romans humoristiques, pour ne pas faire dans le trop formel, et un tel personnage se sentirait comme un poisson dans l’eau dans ce genre de fête.

[Kabashi] « Yokâto, je choisirais ce nom, si cela ne vous dérange pas. »

Je n’ai plus qu’à attendre qu’ils fassent leur choix, je me demande quel nom vont-ils bien pouvoir choisir, celui de personnages célèbres peut-être, ceci pourrait rendre le jeu amusant.

Cependant je dois garder mon objectif en tête, je suis là pour apprendre comment vivent les gens de la haute société, car je devrais peut-être un jour me frotter à eux. Même si selon moi, il y a peu de chances que leur façon de vivre soit intéressante. Se complaire dans le luxe et l’argent n’a jamais été bon pour la morale, cela travail plutôt à la détruire. Et si je veux garder les idées claires et ne pas sombrer je vais devoir garder mon calme, je ne dois pas me laisser porter par la fête et éviter de me surmener, même si tout ce qui m’entoure est des plus attirants pour les sens, qu’ils s’agissent des odeurs qui se dégagent des mets, ou bien encore la beauté des lieux et des femmes présentes. J’ai presque l’impression d’être oppressé, je n’ai pas l’habitude d’autant d’opulence, la vie des shinobis est faite de sacrifices, de difficulté, de peur et de retenue, ce temple de la débauche est similaire à celui que j’ai vue à Konoha quand j’étais en mission avec Jin.

Pendant ce temps, un spectacle incroyable semble se dérouler sur la scène, les invités commencent à se masser face à l’estrade, les lumières perdent en intensité, l’ambiance est vraiment très intime, et je dirais même trop intime pour moi.



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