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 Amphi pour les cours de Médecine

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MessageSujet: Amphi pour les cours de Médecine   Lun 31 Mar - 19:17

Esio peinait quelque peu avec sa chaise. Bien sûr, il y était accoutumée depuis maintenant dix neuf ans...
On venait de changer les pneus vieillissants, ils n'étaient pas encore rodés, encore trop dur pour sa paume des mains.
On avait installé une rampe, exprès pour lui, afin qu'il puisse accéder sans empreinter les escaliers à l'estrade. Achyuta était déjà présent. Il semblait méditer, comme en témoignait la posture de ses mains, et les yeux mis clos.

La carrure du médecin guerrier était vraiment impressionnante. Esio se surprit à penser qu'il aurait vraiment été désagréable d'avoir à affronter un tel adversaire. "Heureusement", cette situation des plus cocasses ne se produirait jamais. Encore aujourd'hui il ne savait pas la situation était si "heureuse".

Achyuta, à l'approche de son confrère, ouvrit les yeux, affichant à un regard d'une fermeté incroyable.

[Achyuta]"- Bonjour, Esio. Comment te portes-tu ?"

[Esio]"- Bien...mais disons que chaque jour suffit à sa peine."

Le guerrier sourit, la culture de son interlocuteur immense, et il se demandait même, si dans une joute théorique sur la philosophie zen, il réussirait à s'imposer.

Nimuro, était le dernier à parvenir à la salle. Il boitait comme toujours, mais Esio le soupçonnait de ne pas vouloir se soigner alors qu'il en avait la possibilité. Une sorte d'expiation de ses péchés et démons personnels. C'était proche, d'une certaine manière, du masochiste, mais terriblement compréhensible.
L'homme aux cheveux bleu salua ses collègues et s'assit parmi eux.

Les élèves arrivèrent petit à petit. Aujourd'hui, ils avaient décidé que ce serait Esio qui ferait la présentation des professeurs. Une fois qu'il jugea que la salle était pleine ou plutôt qu'elle ne se remplirait pas plus, il prit la parole. Il était peu imposant, et un bruit de fond, des murmures persistaient. Il n'en tient pas compte.

[Esio]"- Bien, les professeurs Nimuro, Achyuta et moi-même vous enseignerons sur qu'il est nécessaire de savoir les arts de la médecine."

Il marqua une pause, et jaugea son public du regard.

[Esio]"- Gardez à l'esprit qu'être actif et attentif en cours est le meilleur moyen pour acquérir le plus rapidement les bases. Evitez de suivre votre instinct grégaire...sinon vous vous metterez vous même des bâtons dans les roues."

Il sourit et jeta à un regard aux deux autres gradés, cherchant leur assentissement...
Achyuta renchérit...

[Achyuta]"- Souvenez vous qu'être homme est facile, mais être un Homme est difficile..."

Esio conclut.

[Esio]"- Et maintenant commençons..."

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Dim 4 Mai - 22:53

Isamu promena un regard désabusé sur les rangs de l'amphithéâtre. Le bruit ambiant, conséquence de l'activité trépidante de tous ces marmots surexcités, lui donnait mal à la tête. Et ça riait, et ça criait ! Ces étudiants n'arrivaient décidément pas à se tenir. Vivement que le professeur arrive, se dit il, pianotant nerveusement sur la table, comme dans l'espoir vain d'en faire sortir une escadre de fourmis.

Par ailleurs, la question méritait d'être posée : que diable faisait il ici ? Après tout, le grade de chuunin lui conférait en théorie l'assurance d'avoir un niveau suffisant pour ne pas avoir à assister à ce genre de cours pour débutants. On avait dors et déjà reconnu ses talents, alors pourquoi insister ? C'était ce qu'il avait maintenu devant sa soeur lorsqu'elle s'était mis en tête de l'envoyer à l'Académie. Il avait tenté de discuter, avançant quelques fragiles arguments. « L'académie, c'est pour les éutudiants. », c'était ce qu'il pensait, après tout. Mais en définitive, que savait il, lui ? Makie, elle, savait. Elle avait insisté, donc il avait cédé, c'était encore la meilleure chose à faire.

Isamu balaya à nouveau la salle du regard. La moyenne d'age était assez faible, quelque chose comme dix ou onze ans. Ce n'était guère surprenant, dans la mesure où il s'agissait d'un cours de médecine tout à fait basique, à ce qu'il semblait. Sa présence ici en était d'autant moins compréhensible, mais bon, Makie n'avait pas transigé sur ce point non plus.
Isamu sursauta presque lorsqu'une voisine de table l'interpella :

« Hé, t'es un redoublant toi, non ? Ca doit même pas être la première fois que tu repiques, à ce que je vois. »

Le chuunin fixa l'impolie du regard. Il était d'assez mauvaise humeur, et n'avait pas la moindre envie d'engager une discussion avec cette gamine. A en juger par son ton, et par sa voix suraigüe, elle ne devait pas avoir plus de douze ans. Ce devait d'ailleurs être sa première année à l'Académie.

« Allez, à vue de nez, t'as déjà deux ans dans le nez. Je me trompe ? Trois peut être. Remarque, on peut pas dire que tu respires l'intelligence. »


Amusante. Voilà une façon originale d'aborder une discussion. Finalement, peut être Isamu ferait il un effort. Il déplia une page de son carnet qui trainait dans sa poche et l'étala sur sa table. D'abord le nom, ça permettait généralement de mettre le choses au point.

« Ton nom ? »

L'éffrontée accusa la brusquerie de la question avec un sourire crispé. Ce n'était vraisemblablement pas le comportement qu'elle attendait du jeune homme.

« Ce sera Takayama-san pour toi, beau blond. Ca doit te dire quelque chose. »

Pas de prénom. Tant pis, Isamu s'en accommoderait. Quant au nom, il le connaissait effectivement. Pour autant qu'il s'en souvenait, il s'agissait d'une famille relativement bien placée, socialement parlant.
... A vrai dire, il ne pouvait que citer sa soeur. Les mots « socialement parlant » ne lui évoquaient pas grand chose ...
La gamine sembla hésiter un instant sur la conduite à adopter. Elle se ravisa finalement :

« Toi qui connais un peu le coin, qu'est ce que tu sais du prof ? »

Isamu remarqua un changement discret dans le ton de Takayama. Sa voix était devenue presque mielleuse. Il le nota rapidement sur sa feuille. Quant au professeur, et bien ...

« Son nom ? »

La gamine, cette fois ci, le prit mal.

« Putain, ne te fais pas plus idiot que tu n'en as l'air ! Tu ne me feras pas croire que t'es venu ici sans te renseigner au moins un peu. »

Le chuunin pencha légèrement la tête, comme s'il considérait une grave question. Il ne s'était pas renseigné, puisque Makie avait tout géré pour lui ...
« En fait...
« Ferme là, je ne t'ai pas demandé de parler, alors me réponds pas ! Le gars s'appelle Durga, qu'est ce que tu sais de lui ? »

Le ton n'était plus si mielleux que ça, finalement. *Ca, c'est sûr* Isamu avait beau être très conciliant avec les comportements un peu agressifs de ses congénères humains, il n'était pas sûr d'apprecier la nature de la conversation qu'il menait. Son crayon gratta furieusement le papier.

« Rien »
« Pov' débile. »

La gamine se retourna brutalement. L'avait il vexée ? Il ne comprenait pas bien ce qui venait de se passer. Après tout, il avait répondu honnêtement...

Bah, peu importait. Le professeur faisait à ce moment son entrée. La discussion aurait au moins eu le mérite de lui faire oublier qu'il n'avait aucune envie d'être là pendant quelques minute.

Le silence eut du mal à s'imposer dans les rangs, si bien que l'homme à la carrure relativement impressionnante qui se tenait debout sur l'estrade passa un long moment immobile, attendant simplement. Stoïque, il ne daigna pas rappeler ses élèves à l'ordre.

Isamu observa alors un phénomène intéressant. Les gamins se calmèrent peu à peu, un par un. Les quelques récalcitrants furent bien obliger d'en faire de même à la fin, sous la pression des « chut ! » agacés de leurs voisins. Conclusion : une foule d'humains pouvait, dans certaines circonstances, concentrer spontanément leur attention. Il ne s'y était pas attendu ...

« Jeunes gens, je dois me présenter, pour ceux d'entre vous qui assistent à mes cours pour la première fois. Je me nomme Achyuta Durga. Vous apprendrez avec moi certaines notions de ninjutsu médical que d'autres professeurs tendent à négliger. »

Le ton était placide, la voix grave et puissante. Même Isamu ne pouvait ignorer l'impression de grandeur qui émanait de ce personnage. Dors et déjà conquis, il fixait son professeur sans ciller, tout en noircissant sa feuille de son écriture fine et incompréhensible.

« Car j'aimerais que vous portiez une attention toute particulière à la nature de votre discipline. Si le rôle des maîtres du combat rapproché, les spécialistes du taijutsu, ne fait aucun doute. Si les spécialistes de l'illusion trouvent une place toute désignée en support d'une équipe. Quel est alors votre rôle, à vous, futurs médecins ? »

Un murmure parcourut l'assemblée, mais le silence reprit très vite ses droits.

« Katoshi-san s'est probablement déjà occupé de vous enseigner les bases des secours d'urgence. Et puisque vous savez déjà qu'aucune autre voie que la votre n'est dotée de ce genre de techniques, il vous apparaîtra peut être que votre rôle dans une équipe ne peut être qu'un soutien, fuyant le combat pour porter secours aux alliés blessés ? »

Murmure d'approbation nuancé ... le public était impatient de voir où Durga voulait en venir. Il ne le fit pas attendre, et appuya chacun de ses mots d'un mouvement du poing.

« Ceux d'entre vous qui pensent cela ne pourraient pas se tromper davantage. Le ninjutsu médical possède un répertoire de techniques très diverses, assurant à son utilisateur une adaptabilité, une diversité, dont aucune autre voie ne peut se targuer. Ne jalousez pas la puissance de frappe de vos confrères spécialistes du taijutsu, votre maîtrise de votre corps se révélera à terme bien plus pointue. Ne craignez pas le déchaînement de puissance brutale de vos adversaires maîtrisant le ninjutsu : une connaissance élevée des arts médicaux vous permettra de vous en protéger suffisamment longtemps pour trouver l'inévitable faille dans les assauts de votre ennemi. Quant à la terreur que pourrait vous inspirer ces soi disant maîtres de l'illusion, vous pouvez dors et déjà l'oublier. Le plus dur sera encore de repérer ces ennuyeux lors d'un combat. Les écraser ne vous posera aucune difficulté. »

Isamu était tout à fait fasciné. Lui qui connaissait quelques techniques médicales, il avait pourtant toujours privilégié le combat au corps à corps, ne se doutant pas de la puissance à côté de laquelle il passait. Il parvint à détacher son regard du professeur charismatique pour jeter un oeil aux expression de ses camarades. Il y distingua beaucoup de respect, mais aussi parfois un certain ressentiment. Les plus mécontents, ceci dit, n'osèrent pas se manifester.
Achyuta sembla porter son attention sur le premier rang. Il braqua soudain un doigt accusateur sur un garçon.

« Toi. Je constate que tu as amené avec toi un bâton de combat. Quelle utilité espérait tu en tirer lors d'un cours de médecine, je ne sais pas. Mais je t'annonce dès à présent qu'il ne te sera plus d'aucune utilité après cette leçon. »

La remarque ne sembla pas satisfaire le gamin, qui répliqua sur un ton cinglant contrastant nettement avec la politesse qu'il prit soin de manifester à l'égard de son superieur.

« Sauf votre respect, monsieur le professeur, ma famille est réputée pour sa maîtrise exceptionnelle du bojutsu. Nous avons ainsi défendu Kiri no Kuni à l'aide de ces mêmes bâtons à de nombreuses reprises ! »

Durga ne releva pas le ton, mais il lança à son élève une injonction qui ne souffrait pas le refus :

« Très bien. Lève toi, tiens toi bien droit pour que tout le monde puisse te voir, puis rejoins moi sur l'estrade. »

L'étudiant s'exécuta, peu confiant. Une fois qu'il eut monté les quelques marches qui le séparaient du professeur, ce dernier s'exprima devant tout l'amphithéâtre d'un ton puissant :

« Je sais que l'honneur est une notion qui vous tient à coeur, à toutes et à tous. Et je vous encourage à prouver votre valeur en vous battant avec honneur. Toutefois, sachez le reconnaître et le différentier de la tradition. Enfin, sachez vous affranchir de cette dernière, qui n'est au fond qu'une entrave dont vous pouvez bien vous passer. »

Il ajouta, cette fois ci davantage à l'attention de l'élève qui l'avait rejoint, et qui semblait de moins en moins à l'aise.

« Un bâton n'est pas une arme efficace. Le bojutsu est un art d'une élégance indiscutable, mais on ne peut guère en dire autant de son efficacité à abattre un adversaire. Préfère à ton bâton un sabre, plus maniable et efficace. Ou bien ... »

L'homme tendit une main, paume ouverte vers le plafond, vers le gamin.

« Laisse moi illustrer mon propos. Attaque moi, étudiant. »

Cette fois ci, ce fut plus qu'un vague murmure qui parcourut l'amphithéâtre. Exclamations de surprise se mélèrent aux plaintes des mécontents, qui hésitaient de moins en moins à s'exprimer. Même l'effrontée commençait à grogner. Isamu était au moins aussi fasciné par les mouvements de foule que par le comportement original du professeur.
L'élève manifesta une certaine hésitation, mais il finit par se faire une raison. Prenant son bâton (et son courage) à deux mains, il se prépara à porter un coup. Il ne se faisait sans doute aucune illusion sur sa capacité à atteindre Durga, l'inconnue étant plutôt : qu'allait il subir, lui ?

Le coup parti. L'extrémité du morceau de bois décrivit un ample arc de cercle autour de son utilisateur. Durga, de son côté, ne sembla pas bouger d'un centimètre. Sa main, toujours tendue presque négligemment devant lui, se raidit soudain de façon quasi imperceptible.
A un moment, Isamu n'arriva pas à déterminer exactement quand, au milieu de sa course, le bâton fut purement et simplement sectionné. La patrie libre ricocha mollement sur les muscles puissants du bras du professeur et alla rouler hors de l'estrade.
A cet instant, le silence le plus complet s'était imposé dans la pièce. Un silence uniquement troublé par le son d'un crayon grattant le papier à toute allure...

« Approche toi, étudiant. »

Ce dernier hésita à nouveau. Son regard passa de l'extrémité coupée net de son arme au professeur, qui n'avait toujours pas fait un mouvement.

« Approche, et décris à tes camarades ce que tu vois. »

Le gamin fit quelques pas en avant, s'accorda quelques secondes d'examen. Au bout de quelques secondes, il parla d'une voix légèrement tremblotante, à peine audible du fond des gradins.

« Autour de vos mains, il y a une sorte de lumière. Quelque chose de bleu ... »
« Merci, tu peux te rasseoir. N'accorde pas d'importance à la perte de ton morceau de bois, car la technique que je vais vous enseigner vaut bien toutes les armes du monde. »

L'étudiant ne se le fit pas dire deux fois, quant au médecin, il s'avança au milieu de l'estrade et leva les deux mains, jointes en un signe ninja particulier.

« La technique que je vais vous enseigner s'appelle le scalpel de chakra. Veuillez suivre attentivement les sceaux que je vous montre en ce moment. »

Isamu, totalement conquis et fasciné, ne détachait plus les yeux de son nouveau héros.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Dim 18 Mai - 11:48

Alors normalement je tourne a droite au bout du couloir et j'y suis

Nutera collé contre le mur errait dans les couloirs de l'académie.

Puf cette satané prof ! Elle m'a pété le bras et je peux même pas aller a l'infirmerie... Et si et si je ne recouvrait plus jamais l'usage de ma main ?? Peut être qu'ils ne veulent pas avoir de problèmes et qu'ils veulent étouffer l'affaire !?

Un vent de panique s'était levé, pourfendant de sa main glacial l'échine de Nutera.
Depuis qu'il était sortit du dojo selon les ordres de son professeur, il était d'abord remonter jusqu'à l'amphi de théâtre de taijutsu pour ensuite réaliser qu'il ne savait pas ou il devait aller. Après être aller à la salle des professeurs et avoir montrer patte cassée on lui indiqua le chemin de l'amphi de médecine. Il était maintenant devant la porte.

Tan pis j'ai trop mal ils peuvent me faire ce qu'ils veulent mais il faut qu'ils me soignent.

Avant de frapper Nutera passa sa main sur son visage, essuyant les quelques larmes qui s'accumulaient aux frontières de ses yeux. Sans doute une poussière, ou bien l'émotion. C'est vrai qu'il n'était jamais entrer dans l'amphi de médecine...
Il frappa donc

Un fois la porte ouverte il se retrouvait sur l'estrade, sans doute était il entré par la porte des professeurs. Devant lui, un homme de belle façon vêtu et d'une musculature certaine donnait son cours, à sa gauche Nutera pouvait ressentir la respiration d'une foule d'élève , tous le regard centrer dans sa direction. Leurs attentions accru était palpable depuis l'estrade de plus l'air était lourd, cette concentration était si intense qu'on pouvait la sentir jusque dans ses poumons. Le cours était il si palpitant que ca ?
D'un pas peut rassuré Nutera continua s'approcha du milieu de la scène. Le professeur semblait être le seul a ne pas l'avoir vue, les élève eux l'avaient bien remarqué et ça les bavardages pouvaient en témoigner. Comprenant qu'il n'avait sans doute pas frapper assez fort, Nutera s'approcha assez du professeur pour ne pas avoir a s'exprimer fort.

Excusez moi...

Le professeur changea d'expression, il regardait Nutera d'un air étonné.
Comment avait il pu ne pas sentir qu'on s'approchait de lui alors qu'il est professeur ? Etait il lui même si absorbé par son propre cours ?
Peut importe le brouhaha s'était levé et toute l'attention avait changeait de porteur. A croire que l'estrade avait un pouvoir mystique qui garantissait a quiconque la profanait le lourd fardeau d'être le centre du monde.

Je... Je...

Le Bruit se calma un instant, le temps d'entendre les balbutiements du centre du monde avant de repartir de nouveau. Il avait parlé ! Le profanateur s'était exprimé !

Jounin professeur: Tu as un problème ? Tiens tu es blessé ?

Il suffit qu'il ouvre la bouche pour qu'on se tut. Toute cette pression calmé Nutera recouvrit la parole.

Euh oui je viens du cours de Taijutsu et je me suis cassé le poignet alors, on m'a dit de venir ici..

Le jounin sourit

Approche, montre moi ca

Nutera obéit

Non il n'est pas cassée

Quoi juste en regardant ?

Tu es un élève de Aya pas vrai ? On reconnait bien là ses méthodes.


Puis il se tourna vers l'audience

Qui va m'examiner ca... Toi là approche toi, tu va lui porter les premiers secours.


Dit il tout en pointant un élève du doigt

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Dim 25 Mai - 20:49

*Ce n'est pas si compliqué, en fait *
Quelques minutes passèrent dans un silence très relatif, alors que chaque élève tentait tant bien que mal de créer ses petits scalpels. L'imposant professeur se contentait de passer entre les rangs, observant calmement les progrès et le difficultés de chacun, apparemment sans se donner la peine d'accorder le moindre conseil. Ce qui n'était pas complètement idiot, jugeait Isamu. On retenait mieux les choses qu'on a trouvé soi même, pas vrai ?

La petite peste se retourna soudain, poussant une exclamation de contentement. Elle jeta un regard de défi, par ailleurs animé d'un certain mépris, en direction du chuunin. Isamu remarqua immédiatement la petite lame bleue qui prolongeait discrètement son index.
*Comme quoi, c'est vraiment pas si compliqué *
Il lui répondit par un joyeux ricanement, puis joignit les mains en formant le sceau qu'Achyuta avait montré précédemment. Le visage de la gamine blêmit subitement, lorsqu'elle se rendit compte que son petit canif de chakra ne payait pas vraiment de mine devant le ... le quoi ?

Isamu agitait négligemment la main droite, de laquelle s'élevait une sorte de flamme bleue d'une vingtaine de centimètres. Il était assez difficile de définir la consistance de cette lame : elle semblait tantôt aussi solide qu'un cristal, tantôt elle oscillait légèrement, comme un bout de tissu translucide ...
La gamine se demanda si ce « scalpel » pouvait vraiment couper quoi que ce soit, mais elle se garda de le demander à haute voix. A la fois vexée et impressionnée, elle adressa une dernière grimace de dégoût avant de se retourner et de reprendre ses exercices.

De son côté, Isamu s'empressa d'interrompre le jutsu, avant que la peau autour de ses ongles ne finisse de brûler ...

Une bonne chose de faite, se dit il, Makie serait certainement contente. Le jeune homme reprit son occupation habituelle, à savoir observer avec curiosité tout ce qui se passait autour de lui, tout en écrivant des paragraphes incompréhensibles sur une feuille de papier déjà passablement froissée.

Ce fut ce moment qu'un autre gamin choisit pour faire irruption dans l'amphi. Le chuunin s'empressa de parcourir la salle de yeux afin de recueillir le maximum de réactions. Le professeur le déçut un peu, à ce propos, car il ne montra même pas le début d'une réaction de surprise.

Oh ! Mais n'était-ce pas Nutera !

Le genin commença à errer sur l'estrade, tenant son poignet d'une drôle de façon. Très honnêtement, Isamu n'avait à ce moment aucune idée de ce qu'il avait bien pu venir chercher ici. Il profita du silence qui s'était brutalement abattu sur la pièce comme une chape de plomb pour tendre l'oreille :

Euh oui je viens du cours de Taijutsu et je me suis cassé le poignet alors, on m'a dit de venir ici..


Ah, oui, il aurait pu y penser. D'ailleurs, il venait d'acquérir une nouvelle information sur son camarade. Il alla rapidement chercher un autre calepin dans sa sacoche et en tourna impatiemment les pages jusqu'à trouver celle qu'il cherchait. Il ajouta un gribouillis en dessous d'un paragraphe entier de gribouillis, puis referma le cahier, pleinement satisfait.

Qui va m'examiner ca... Toi là approche toi, tu va lui porter les premiers secours.


A vrai dire, le professeur aurait bien pu s'adresser à une douzaine de personnes différentes, tant son indication était imprécise. Peu importa à Isamu, qui se sentit parfaitement visé par la remarque.

Il descendit les quelques marches qui le séparaient de l'estrade avec désinvolture, donnant l'air de ne pas trop comprendre ce qu'on attendait de lui. Arrivé à hauteur de Nutera, il lui adressa un salut enthousiaste, ce qui n'était pas forcément des plus rassurants.

Bon gré, mal gré, le genin fut bien forcé de montrer au 'médecin' la nature de sa blessure. Isamu s'empara sans ménagement du poignet foulé et le tint au niveau de ses yeux. Vivement intéressé, il remarqua rapidement la bosse anormale qui saillait, quelques centimètres sous l'auriculaire.

Achyuta laissa simplement faire son étudiant. Il ne tenta rien pour l'arrêter au moment où celui ci prit le poignet douloureux à pleine mains et tenta d'appuyer sur la bosse pour remettre le petit os à sa place. Nutera eut du mal à contenir un cri de douleur ...

« Tsssk, ne bouge donc pas tant ! »

Cette histoire de poignet cassé ne semblait guère plus compliquée à Isamu qu'un misérable jeu de construction. Une pièce avait été déplacée, il suffisait de la remettre en place ! * S'il pouvait juste arrêter de se débattre ... *
Le chuunin, vite lassé, s'efforça de bloquer Nutera et de l'empêcher de bouger sa main. Il immobilisa sans pitié le bras du genin à l'aide d'une clef improvisée et, sans ajouter un mot, l'air absolument concentré, il ...
... Il ne sut pas trop ce qu'il fit, en fait. Il tira ce doigt, appuya sur la bosse, tordit un peu la main. Avec un peu de chance, un « crac » sonore viendrait rapidement ponctuer sa réussite. Le processus n'avait en effet pas l'air d'être si agréable pour Nutera.

Bah, il lui rendait service, après tout !

Quant à savoir pourquoi les autres étudiants tiraient une tête aussi atterée ...

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Mar 24 Juin - 10:36

J'y avais longtemps réfléchi... Le rôle d'un ninja au sein de son équipe. Chacun dispose de ses forces, de ses faiblesses. Chacun choisit son domaine, selon son caractère, ses désirs... Ses possibilités aussi. Il y a quelques années, j'aurais choisi une voie en importante relation avec le combat... Mais avec tout ce sang...

* Si j'avais su guérir, elle n'en serait pas là , aujourd'hui... Sous le grand saule blanc...*


________________________________________________________________________________

« Sire Shuo! »

Je me retournai rapidement. Toshiro arrivait enfin à ma rencontre. Je n'avais que quelques années de moins, mais j'étais déjà le seigneur de la maison Qin. Par nécéssité. Non pas par plaisir... Je me retournai vers le moine qui accourait à grands pas, flottant dans mon grand kimono noir et blanc trop grand pour moi, frappé de l'emblème familial...

« Enfin... Je t'attendais , Toshiro. Entre donc... »

L'homme entra dans la salle d'audience du palais d'un pas hésitant. La lumière du jour qui se reflétait sur les grands panneaux de bois décorés de somptueuses peintures éclairait le visage de l'homme, dont la voix se fit chevrottante alors qu'il m'adressai la parole.

« Shuo... Enfin, Sire! Les... préparatifs sont terminés. Dame votre mère a été préparée... Elle est prête à partir retrouver ses ancêtres. »


Un semblant de sourire s'esquissa alors sur mon visage, qui s'estompa rapidement et laissa la place à une expression sévère.

« J'arrive. »

Nous sortîmes alors, et nous prîmes la route du jardin. Au fond de celui-ci se distinguait un grand saule blanc, et, près de lui, une imposante préparation funéraire. Deux moines supplémentaires attendaient près du cerceuil de ma mère...

« Partez. »

Ma voix m'avait surpris. Elle était dure.

« Mais, seigneur, vous avez besoin de....

-Partez, j'ai dit! »

Les moines abandonnèrent alors le jardin, me laissant seul, dans un face à face funéraire, avec Dame ma mère...
____________________________________________________________________________

* Stop! *

Le passé. Toujours ressaser le passé. Pourquoi le ressasser, puisqu'on vivait aujourd'hui? Pourquoi se torturer? J'abandonnai mes souvenirs au sort qui était le leur, et pris la route de l'Académie. Aujourd'hui, j'allais remporter une victoire sur mon passé...
Lorsque je pénétrai discrètement dans l'amphithéâtre de médecine, la salle était déjà remplie, et les professeurs sur l'estrade... Ils étaient en plein cours théorique, et je m'aperçus que j'avais loupé le début de ce cours.... Je lorgnai sur la feuille d'une personne à côté de laquelle je m'étais assis.
Sur la feuille était représenté grossièrement un être humain. Enfin, la silhouette d'un être humain, puisqu'elle était emplie de deux circuits de couleur différentes. Un circuit bleu et un circuit rouge... Un regard à la légende du dessin me permit de comprendre que la partie théorique que je venais de louper avait abordé le fonctionnement des flux de charkra et du système nerveux...
Cependant, on avait déjà parlé de flux de chakra avec Takeo...

* Les flux de chakra... Un circuit dans lequel coule le chakra, et qui est ainsi réparti dans le corps de l'individu. Il peut ensuite le faire sortir grâce à des pores invisibles à l'oeil nu... *

Le système nerveux , quand à lui, c'était une autre affaire. J'avais déjà abordé la chose lorsque j'étais enfant, mais seulement à la surface... Je savais qu'il envoyait des messages et régissait les mouvements... Mais de quelle manière? Je me demandais tout cela lorsque la voix d'un des professeurs, un jeune homme en fauteuil, m'interompit dans mes rêverires...

[Esio]« Rien de plus simple que le fonctionnement du système nerveux! »

Son ton me surprit, et je le regardai alors qu'il présentait le système nerveux et son fonctionnement.

[Esio] « Notre système nerveux, c'est en fait un réseaux d'organes qui régissent les mouvements, le fonctionnement de votre organisme, mais aussi votre intellect! En effet, nous disposons d'un cerveau cognitif! »

Un cerveau cognitif? Kesako? Apparament, je n'étais pas le seul à me poser la question. Un élève assis à l'autre bout d el'amphithéâtre se leva, et demanda d'une voix faiblarde:

« Excusez moi, mais qu'est ce qu'un cerveau cognitif?

- Un cerveau cognitif? Eh bien, la cognition regroupe divers processus mentaux, tu vois? Et elle prend en compte des données motrices, mais bien d'autres encore... Tu peux donc comprendre ce qu'est un cerveau cognitif non? »

Devan l'air dépité de l'élève, il préfera clore le sujet, et continua son explication sur le système nerveux:

[Esio] « Le système nerveux est divisé en deux parties: le sytème nerveux central, qui reçoit , envoie et traite des messages nerveux ; et le système nerveux pérophérique qui est constitué de nerfs sensitifs et moteurs... »

J'essayai d'assimiler les paroles du professeur, notant sur une feuille à part ce qu'il tentait d'expliquer. On avait l'impression qu'il ressortait ses connaissances personnelles , sans aucune adaptation à l'enseignement... Cependant, il restait assez complet dans ses propos. Encore fallait-il les comprendre...

[Esio] « La compréhension de ceci est importante pour la technique que nous allons aborder aujourd'hui. La technique tant plutôt personnelle à travailler, nous allons former des groupes de 3 pour nous entraîner séparément... »

Caque professeur appela alors 3 élèves au hasard dans la salle. Je fus appelé par un professeur de stature très imposante...

[Achyuta ] « Salut, les élèves... Aujourd'hui, on va aborder une technique générale... Je vais vous apprendre à résister à la douleur! Suivez-moi, nous allons dans un bureau annexe... »

Il nous indiqua alors la route d'un petit bureau. Je me trouvais alors avec 2 autres élèves qui avaient l'air tout aussi perdus que moi...


[La suite arrive dans un jour à peu près, désolé de ne pas tout avoir fait d'un coup ^^" ]


Dernière édition par Shuo le Jeu 26 Juin - 12:44, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Mer 25 Juin - 21:26

Le bureau était très exigu. Il était de forme rectangulaire, et ne disposait en tout et pour tout que d'un grand tapis de laine grossière à motif de spirale, ainsi que d'une fenêtre encadrée par deux petites armoires remplies de rouleaux. Le professeur se retourna vers nous trois. Je ne connaissais pas les deux autres, et je n'avais pas l'impression qu'ils avaient envie de me connaître...

[Achyuta] « Bien. J'espère que vous êtes reposés... L'apprentissage d'aujourd'hui se devra d'être plutôt contraignant, et difficile, si j'ose dire... Enfin, nous verrons bien si vous êtes disposés à tenter l'aventure, ou si vous préfererez abandonner la voie de la médecine. »

Le professeur marqua une pause, que je mis à profit pour observer les deux autres étudiants. Ils n'avaient pas l'air d'en savoir plus que moi, mais n'avaient pas non plus l'air stressés ou encore désorientés... Je reportai alors mon attention sur le professeur qui s'était assis à l'extrémité du tapis la plus proche de la fenêtre à même le sol...

[Achyuta] « Tout d'abord , pour parvenir à maîtriser cette technique , il vous faut être capable de sentir votre corps, de comprendre les messages électriques le parcourant. Pour être capable d'intervenir sur l'acheminement de ces messages. En clair, en influant sur votre système nerveux, vous pourrez soutenir la douleur un peu plus longtemps qu'à l'accoutumée, ou encore ne pas sentir de très petites douleurs, comme la piqure d'un insecte , par exemple... »

Ignorer la douleur, la surmonter? En clair, c'était un premier pas vers le contrôle total de son propre corps, la possibilité de soumettre le corps à la volonté, bien qu'il soit normalement régi par son état physique... Lorsqu'un homme est blessé à la jambe, son muscle refuse d'agir, car le centre moteur reçoit des messages nerveux... En contrôlant ces messages de manière à demander le mouvement et la régénération des cellules, on pourrait en théorie continuer à marcher....

[Achyuta] « On va commencer par une petite séance de méditation, après quoi je vous ferai passer un par un, et vous tenterez de réguler la douleur... Fermez les yeux maintenant. »

J'obéis alors sans rechigner, et me plongeai dans la contemplation silencieuse de mon chakra évoluant à l'intérieur de mon corps... Je ne distinguais que ce circuit, et pas le fameux circuit rouge représenté sur le schéma de tout à l'heure.

« Maintenant, envoyez du chakra aux quatres coins de votre organisme, partout , répartissez le le plus équitablement possible... Vous devriez à présent en faisant un petit effort visualiser en partie les messages nerveux... Ils traversent votre chakra sous forme d'étincelles jaunes. De minuscules étincelles jaunes... »

Je fermai alors les yeux, et pris mon chakra sous contrôle comme s'il s'agissait du filet d'un retiaire, et l'envoyai dans mon organisme, l'étendant comme une toile d'araignée. Les deux mains étaient irriguées au mieux. Les jambes et les pieds tombèrent sous ma coupe quelques secondes après. La tête, enfin, fut elle aussi renforcée par mon chakra.

« Détendez vous, laissez couler votre chakra, n'exercez pas une pression trop forte pour lui. S'il vas trop vite, s'il est trop intense, vous ne pourrez pas voir les messages nerveux... »


Je me détendis alors, relâchant la pression que je maintenais sur mon chakra, croyant bien faire... Il se teinta alors d'un bleu clair.

[Etudiant 1] « Senseï... Les messages, ce sont bien ces petits traits que l'on peut difficilement distinguer? »

Achyuta opina. Comment avait-il fait? Je ne distinguais pas de messages. Je décidai alors de renvoyer mon chakra dans l'autre sens, espérant ainsi qu'il pourrait se fluidifier, et laisser apparaître ces fameux messages nerveux...

* Là! *

Une petite impulsion jaunâtre venait d'avoir lieu dans ce flux bleu et tranquille... Si je ne l'avais pas su, je n'aurais jamais distingué ce petit éclair. Qui fut par ailleurs suivi de plusieurs autres petits éclairs, tous identiques, mais ne circulant pas dans le même sens...

« Tout le monde y est? Alors nous y allons... »

Je rouvris les yeux et m'aperçus que les deux autres avaient fait de même. Apparement, tout le monde avait réussi l'exercice préparatoire.

« Le but de cette technique est d'influer sur les messages nerveux qui prennent en compte la douleur, pour les atténuer ou les détruire. Ces messages disposent d'une teinte plus rouge que les autres... En rapport avec le sang. Vous devrez donc les entourer de chakra. Si le message est faible, enrobez-le et il sera détruit avant d'atteindre le cerveau. S'il est puissant, il ne sera qu'atténué... Nous allons cmmencer par une légère blessure. »


Il sortit alors des aiguillons de sa poche. Je m'aperçus alors que c'étaient des seringues. Mais les aiguilles étaient presque aussi imposantes que des aiguilles de jet... Un frisson me parcourut le dos, mais je le maîtrisai.

« Je piquerai chacun de vous tour à tour à l'aide de l'aiguille de ces seringues. Bien entendu , je n'injecterai rien dans vos veines. Le message apparaîtra alors à l'endroit de la piqûre. Vous devrez directement projeter votre chakra à l'endroit du message si vous voulez avoir une chance de ne rien sentir... »

El il commença. J'étais le plus près de lui, Achyuta s'approcha donc, et se munit d'une aiguille , qu'il approcha de mon bras. Je fermai les yeux, et m'apprêtai à encaisser la blessure. Le message fut trop rapide, et fila à toute vitesse vers mon cerveau. Je n'eus pas le temps de l'interrompre.

"Aïe!"

Je n'avais pas pu contenir cette exclamation. Le professeur sourit en voyant cela, puis avança la main vers l'endroit de la piqûre. Un halo bleu apparut puis entoura la plaie, la refermant en quelques secondes...

« Ne t'inquiète pas... On réessaye une fois? »

Je fis oui de la tête. J'avais pu apperçevoir le message la dernière fois. Cette fois, je l'attraperai. Quand l'aiguille pénétra la peau , j'étais totaement concentré. Mon chakra enveloppa le message et le détruisit aussi vite qu'il était apparu. Je poussai une exclamation de joie. Sur mon bras s'épanouissait un trèfle rouge. Mais je n'avais rien senti.

« Calme ton ardeur, toi... Tu veras quand on passera au kunaï... »

Il se détourna alors de moi, et se dirigea vers les deux autres élèves. Pendant qu'il les mettait eux aussi à l'épreuve, je contemplai la fenêtre... J'étais vraiment surpris par cette technique, qui permettait de mieux comprendre le fonctionnement du corps humain... Mais elle me terrifiait aussi. Si l'on pouvait contrôler son système nerveux, ne pouvait-on pas aussi influer sur celui d'un tiers? Perturber ses sens en surchargeant son système de messages nerveux supplémentaires?
Il fallut trois essais au deuxième étudiant, mais la troisième, elle, réussit sans problème à intercepter le message du premier coup. Achyuta avait esquissé un léger sourire en voyant cela. Puis il s'était relevé, et, se dirigeant vers les armoires pour y saisir un petit kunaï accéré, désigna l'élève du milieu.

« Tu ferais mieux de rentrer chez toi... L'exercice t'a éprouvé, non? Reviens demain, je t'expliquerai personellement le fonctionnement de la tecnique Je ne me trompe pas, hein? »


L'élève le regarda avec un air de gratitude, et répondit d'une voix chevrottante.

« Ou...oui, merci, senseï... »

Puis il se leva et prit la porte... Le professeur s'approcha alors de nous, et nous fit signe de se relever. Nous quittâmes alors la position assise, et nous tînmes debout face à Achyuta.

« Cette fois, je vous éraflerai l'épaule. Je vous préviens tout de suite. Ce ne sera plus un message qui partira, mais plusieurs centaines. La lame est plus imposante, et plus meurtrière. Quoique... Le fonctionnement reste le même toutefois. Si l'un de vous deux ne désire pas essayer, on verra ça un autre jour. »

La mine déterminés que nous portions tous les deux le fit sourire, et il sut que nous étions prêts à affronter l'épreuve.

« Je vais vous entailler en même temps...Approchez vous, et préparez vous. Si ça se passe mal, je suis là pour vous soigner. Ce ne sera rien de plus qu'une petite entaille, mais on ne sait jamais. »


Il nous porta alors un coup si soudain, si puissant qu'il parvint à entailler la chair à travers les vêtements. Même mon lourd manteau de cuir avait été percé... Je me plongeai alors dans la blessure, commençant déjà à ressentir ses effets... Les messages étaient si nombreux, quer je n'arrivais pas à les maintenir tous à un niveau plutôt faible. Toutefois, je fus surpris lorsque je vis mon chakra se porter parfois seul à la rencontre de ces messages... Il commençait à l'indentifier.
Mais ces messages n'étaient que trop nombreux, et je rouvris les yeux, portant la main à mon épaule. Ma camarade avait l'air de mieux résister. Les yeux d'Achyuta me regardèrent, et m'incitèrent à reprendre. Je me plongeai cette fois avec plus de concentration. Quand je me retrouvai sur cet espèce de champ de bataille, je m'aperçus avec stupeur que mon chakra opérait presque seul... Il n'avait besoin que d'un coup de pouce pour atténuer la douleur. Je le poussai à réagir, et enfin, sous mon impulsion, la douleur diminua.

« Stoppons-là... Vous avez compris comment cela fonctionnait. Et vous avez aussi compris que le chakra s'habituera à force, et finira par prendre tout ça en main... Piquez vous tous les soirs, entraînez vous, et vous pourrez maîtriser entièrement cette technique... Filez! »


On ne se fit pas prier, et nous prîmes la porte bien vite... On aura tout vu. De nos jours, il falait devenir sadomaso pour apprendre une technique... Un sourire se dessina sur mon visage alors que je rentrais chez moi...

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Ven 27 Juin - 17:18

Shuo: + 24 XP RP (bonus genin inclus / Je sais que tu ne l'es pas encore, mais pour moi c'est tout comme ^^)
Technique validée.

Isamu: + 28 XP RP (bonus chuunin inclus)

Nutera: + 9 XP RP (bonus genin inclus)

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Mer 9 Juil - 5:21

[Alors... Comme je ne peux pas participer à l'événement qui se passe dans le village, je joue donc une semaine dans le passé...
Je ne crois pas que dans ce topic cela soit vraiment nécéssaire d'être préciser, mais après tout il y a beaucoup de gens présent dans la salle donc j'imagine que oui... :scratch:
Enfin bon! L'important c'est que je pr.écise pour ne pas prendre de chance! Smile]




Michiko entra subtilement dans l’amphithéâtre. Elle espérait ne pas déranger la suite du cours : elle se sentait mal à l’aise d’être en retard et encore plus si elle ratait un cours de médecine! Elle qui faisait tout en œuvre pour être assidue, ponctuelle et sans défaut à l’académie... Comment son retard ne pourrait pas paraître mal après tout les effort qu’elle donnait pour être une étudiante «modèle» et en plus, dans la voie qu’elle s’était choisie comme principale...

La jeune fille lança un regard furtif au professeur, s’assurant de ne pas l’avoir troublé dans son enseignement. Il ne paraissait pas avoir remarqué la petite souris qui venait de se glisser dans le local... Tant mieux pour elle. Elle était bien heureuse (et rassurée) de n’avoir rien perturbé, que ce soit le cours ou les élèves. Ce n’était qu’en s’asseyant et remarquant plusieurs élèves qui crayonnait peu importait quoi qu’elle remarqua que l’enseignant parlait à l’avant. Oh! non! Il était évident qu’en arrivant en retard elle allait manquer de la matière, mais elle n’y avait pas pensé jusqu’à présent, ayant trop peur de ternir sa réputation. Elle sortit un carnet sur lequel était indiqué «Médecine (Michiko Nakamura)», Sur la page couverture figurait une esquisse d’un corps humain. Les premières pages du livret étaient tapissées de schémas et de dessins à l’effigie d’être vivants. À la suite de ces croquis, il restait quelques pages blanches (pour les schémas à venir), puis débutait les notes : d’une écriture lisible et de façon structurée, Michiko établissait ses notes en mots (ou phrases) clés répartis en groupe ou thème de manière très schématique. Elle arriva finalement à la fin des pages remplies d’écriture et trouva une feuille vide. Elle écrivit la date, essayant à la fois de percevoir ce qu’affirmait l’enseignant et de ne faire aucun bruit, sentant qu’elle pourrait déplaire à ses voisins.

[Esio] - ... comprendre la façon...

Mercredi...

[Esio] - ... le corps... lui-même...

1er...

[Esio] - ... se soigner d’une quelconque blessure...

Mars. Michiko réfléchit un moment... Non. Elle n’avait pas besoin d’écrire l’année. Elle leva les yeux vers l’homme qui donnait son cours sur l’estrade. Elle avait capté quelques mots de son discours et espérait franchement que cela suffirait à ce qu’elle comprenne le reste des explications...

[Esio] - Lorsqu’il s’agit d’une plaie ouverte, les cellules utilisent un processus de mitose pour la soignée. Quant aux...

Michiko releva la tête, s’apprêtant à questionner le professeur sur ce qu’était la mitose, mais se renfrogna... Elle connaissait trop bien l’enseignant pour savoir que si elle ne comprenait pas un terme il ne fallait pas s’adresser à lui pour avoir l’explication... Elle ne tenait pas à être encore plus mêlée. Elle nota plutôt la phrase qu’il venait de prononcer, espérant ne pas faire de faute en retranscrivant le mot inconnu. Elle se renseignerait plus tard, auprès de son père certainement... Elle regarda autour d’elle, vérifiant si un autre élève s’essaierait de poser cette question. Eh non... malgré que certains ne semblaient pas plus comprendre qu’elle, Michiko se rendit rapidement compte qu’elle n’était pas la seule qui ne voulait pas interrompre le cours pour entendre une réponse pas plus compréhensible que la question... Pour l’instant, elle devait s’efforcer d’écouter, déjà qu’il lui manquait de la théorie dû à son retard, elle ne pouvait se permettre d’en perdre encore plus à cause de d’une mauvaise concentration.

[Esio] - ... blessures internes, elles utilisent le même phénomène de division, mais comme les cellules de ces organes...

Division? Était-ce la signification de mitose? Sans aucune certitude et même plutôt remplie d’incertitude, Michiko marqua une flèche à côté du mot en question et écrivit : «division?» au bout de celle-ci. Au moins elle avait une piste pour sa recherche si jamais son père ne pourrait lui fournir de réponse concluante.

[Esio] - ... sont spécialisées différemment que celle de l’épiderme, nécessairement, les cellules créées auront cette même spécialisation.
En résumé, ce phénomène est celui que le corps utilise pour chacune de ses guérisons physiques. Donc, s’il serait possible de recréer ce processus, nous pourrions soigner un corps n’est-ce pas?


Le professeur n’attendait pas de réponse, c’était évident. Les élèves répondirent donc simplement d’un hochement de tête pour eux-mêmes. Michiko comprenait aisément que s’ils arrivaient à copier la méthode du corps humain à se soigner, ils pourraient l’utiliser et causer les mêmes réparations au corps... Mais comment la copier? Comment générer des cellules? Les questions se bousculaient dans sa tête, était-il vraiment faisable de reproduire un phénomène naturel aussi complexe et de l’utiliser à sa guise? Elle en doutait... Mais la jeune fille ne pouvait tout de même pas affirmer qu’Esio leur baratinait quoi que ce soit à propos de «recréer ce processus», s’il osait le déclarer en classe, il devait effectivement exister une façon d’y arriver. Michiko se promis d’apprendre cette technique : avec un tel pouvoir, elle pourrait venir en aide à tellement de gens, que ce soit lors de missions, d’entraînement... quoi que ce soit!

[Esio] – Parfait, je vous expliquerai donc comment utiliser la technique de guérison. Vous devrez écouter attentivement les explications avant de tentez tout expérimentation seul... Vous comprendrez bien évidemment qu’il est trop dangereux de pratiquer cette technique sur soi et ce pour plusieurs excellentes raisons : si une trop forte dose de chakra est utilisée, trop de cellules pourront être crées, causant un surplus de masse cellulaire, il serait de plus, dangereux de se blesser soi-même pour pratiquer un simple exercice... Nous utiliserons donc un autre cobaye qu’un être humain.

Esio jeta un regard circulaire sur les élèves, puis repris :

[Esio] – J’aurais besoin de six jeunes gens prêts à m’aider.

Le professeur regarda à nouveau l’ensemble des étudiants, personne ne semblant vouloir bouger. N’y tenant plus devant le silence qui régnait dans la pièce, Michiko rangea son cahier de note dans son sac et se leva. Elle ne pouvait tolérer que personne n’ose venir en aide à l’enseignant. Comment pouvaient-ils agir ainsi avec quelqu’un qui était prêt à leur apprendre une technique fantastique? Elle se fraya un chemin jusqu’à l’estrade et y monta, immédiatement suivie de trois autres étudiants. Les deux derniers furent longs à approcher, mais après quelques minutes, quatre jeunes garçons et deux jeunes filles se trouvait devant Esio, prêt à réaliser ce qu’il leur demanderait. Les autres étudiants, toujours assis regardaient les sept personnages à l’avant, ce demandant ce qui allait se passer.

[Esio] – Vous allez m’aider à placer des tables sur l’estrade... Je ne crois pas être capable de les déplacer par moi-même.

Il sourit en faisant un vague signe vers son fauteuil roulant. Simplement? Dire que personne n’avait voulu se lever seulement deux minutes auparavant pour accomplir ceci. Elle se demandait tout de même pourquoi le professeur pouvait bien avoir besoin de tables... Michiko exprima son questionnement :

[Michiko] – Pardon Sensei... mais pourquoi voulez-vous que nous placions des tables?

[Esio] – Pour que vous ailliez de l’espace où vous exercer bien sur, vous ne pourrez vous pratiquer en restant assis sur vos chaises.



[Je dois couper mon message en deux parce qu'il est trop long alors... La suite dans un prochain message!]


º º º

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Mer 9 Juil - 5:22

[Voilà! La suite...]



Michiko opina et regarda autour d’elle à la recherche des tables en question. Elle les remarqua bien vite, empilé les unes sur les autres à moitié cachées derrière le rideau de la scène. Elle s’approcha de celles-ci et fit signe à ses compagnons de l’accompagner. Les six enfants se séparèrent en trois équipes de deux et chaque équipe transporta une table. Ils les placèrent de façon assez distancée mais tout de même ordonnée. Chaque équipe alla chercher une seconde table. Alors que la sixième table fut déposée, Esio leur fit signe d’arrêter.

[Esio] – Merci les enfants, il y a maintenant suffisamment de tables.

Les jeunes sourirent en recevant les remerciements. Esio se tourna vers les autres élèves :

[Esio] – Lorsque j’aurai expliqué la façon de s’y prendre, vous monterez sur l’estrade en équipe de six et vous placerez autour d’une table. Alors que vous vous entraînerez, je circulerai entre les tables pour vous aider et vous donner conseil.

Il se tourna à nouveau vers Michiko et son groupe :

[Esio] – Je vous expliquerai la technique à l’avant de telle manière que vous servirez d’exemple aux élèves encore assis. Donc écoutez attentivement et faites l’exercice sérieusement.

Un hochement de tête fut la réponse des six enfants aux recommandations d’Esio. Le professeur demanda à un des jeunes garçons qui était sur la scène de lui apporter une cage qui était au fond de l’estrade, derrière l’endroit où les tables étaient placées une minute auparavant. Il revint avec la cage qui contenait un animal. Il la tendit à l’enseignant qui le plaça sur ses genoux avant de l’ouvrir. Rapidement un chien en sortit. Celui-ci s’arrêta en sortant de la cage et se coucha sur Esio. Ce dernier posa la cage par terre et s’adressa aux élèves :

[Esio] – Nous allons pratiquer cette technique sur ces chiens... Ils sont dociles et se laisseront faire tout au long de la pratique vous verrez. Je placerai un animal sur chacune des tables et vous vous entrainerez les six sur ce même animal. Ne vous inquiétez pas pour la sécurité de ces chiens, nous leur donnons un sérum spécialisé pour empêcher la douleur juste avant l’exercice.

Il prit le chien qui était couché sur lui dans ses bras et le déposa sur la table la plus près de lui. Il sortit un kunai et l’entailla à quelques endroits. Michiko ne pu s’empêcher de se sentir coupable en voyant le chien se faire mutiler ainsi. Elle l’observa attentivement et remarqua qu’il ne réagit aucunement et qu’il semblait plutôt joyeux d’être entouré d’autant d’humains. Elle fut immédiatement rassurée : après tout, les animaux n’avaient pas plus le droit de souffrir que les humains.

[Esio] – Cette technique est très semblable à celle de la régénération, mais elle est utilisée dans le corps d’un autre. Vous repérerez donc les cellules près de la plaie et les stimulerez pour les forcer à exécuter la mitose plus rapidement.

De façon à montrer ses propos, Esio posa sa main au dessus d’une des blessures de l’animal. Un halo vert entoura les doigts du professeur et la plaie disparut presque instantanément. Il se tourna vers les élèves debout près de lui et leur pointa l’animal d’un vague signe de bras, leur indiquant de tester la technique leur tour :

[Esio] – Qui veut commencer?

Michiko regarda ses compagnons, ils avaient tous l’air aussi incertain qu’elle et comme elle, regardait les visages à leurs côtés. N’y tenant plus, Esio pointa un élève du petit groupe au hasard. Elle remarqua alors tous ses compagnons se détendre et la fixer. Elle se tourna vers le professeur et croisa son regard. Il lui intima d’y aller la première. Pourquoi fallait-il qu’elle commence? Si elle gaffait, tous les élèves se moqueraient d’elle... Elle n’avait aucune idée de comment faire et elle devait en plus de trouver par elle-même, présenter ses essais devant un amphithéâtre remplit de gens... Comme se serait humiliant... Elle se soumit tout de même à la décision d’Esio et n’émit aucun commentaire.

Michiko posa sa main près de l’animal comme elle avait vu l’enseignant faire avant elle et ferma les yeux pour mieux se concentrer. Elle tenta de visualiser l’intérieur de l’animal, mais tout ce qu’elle réussissait à capter, c’était son propre flux de chakra, comme lorsqu’elle pratiquait une régénération. Elle rouvrit les yeux, découragée... Après avoir jeté un coup d’œil près d’elle, elle prit une grande inspiration et referma les yeux, prête à retenter l’expérience. Cette fois, elle concentra plutôt son esprit à visualiser un flux de chakra, mais le força à passer de l’extérieur de la blessure vers l’intérieur. Elle vit tout d’abord la plaie telle que l’on la voyait en observant l’animal. Puis se concentra de manière à voir la coupure d’encore plus près, jusqu’à voir les cellules qui la constituait. Elle tenta de diriger son chakra vers l’extérieur de son corps pour qu’il atteigne les petites cellules qui se divisaient tant bien que mal. N’y arrivant pas, elle rapprocha sa main du chien et recommença. Son essai ne se termina pas en réussite : son chakra atteignit l’épiderme de l’animal, mais il ne réussit point à exciter la bonne cellule. Dès qu’elle s’aperçut de son erreur, elle cessa tout de suite le transfert de chakra. C’était beaucoup plus dur de viser les cellules externes plutôt que les siennes comme lorsqu’elle pratiquait la régénération... Elle allait abandonner mais, avant, elle essaya une dernière fois. Son jet de chakra alla directement toucher une cellule en pleine division. Motivée par sa réussite, Michiko laissa apparaître un sourire sous ses yeux, toujours fermés. Il lui fallu plusieurs minutes pour seulement réussir à refermer la moitié de la plaie. Pourtant, épuisée, elle rouvrit les yeux et constata son travail. Elle exprima sa joie dans un immense sourire. La jeune fille se tourna vers le professeur pour avoir son approbation.

[Esio] – Félicitation, tu y es plus ou moins arrivée... Maintenant, explique à tes camarades de classe comment tu t’y es prise!

Michiko se tourna vers les sièges dans l’amphithéâtre et laissa entendre un faible rire nerveux :

[Michiko] – Euhm... Eh bien... Je... J’ai visualisé la plaie et j’ai insérée mon chakra dans les cellules autour... Comme pour la technique de régénération...

[Esio] – Ce n’est pas très détaillée comme explication...Tu as semblé rencontrer des difficultés, comment les as-tu réglée? C’est cela que l’on veut savoir! Donne des conseils sur la façon de s’y prendre...

[Michiko] – Au début... Mon chakra ne voulait pas attendre la peau du chien, donc j’ai rapproché ma main... Ça m’a beaucoup aidé... Ensuite, c’était dur de viser les bonnes cellules... Je me suis aperçut que si je me concentrais plus, mes jets de chakra atteignaient plus souvent leurs cibles... Sinon, c’était très épuisant étant donné qu’à peine la moitié de l’énergie que je dépensais était bel et bien utilisée...

Michiko se tût, c’était à peu près tout ce qu’elle avait à raconter... Les élèves l’avaient écoutée avec attention et respect. Elle sourit et posa sa main derrière sa tête en signe de timidité. Esio remercia la jeune fille et s’adressa aux autres étudiants :

[Esio] – Vous pouvez monter sur l’estrade et vous placez en équipes des six à chacune des tables...

L’enseignant demanda à l’élève qui lui avait apporté le premier animal de l’aider à apporter les autres. Ce dernier s’exécuta sur le champ et bientôt chaque étudiant essayait de réaliser la technique sous la supervision d’Esio.

Michiko avait attendu un instant avant d’essayer de refermer la plaie qui ne l’était toujours pas dans le but de reprendre des forces... Elle se remit toutefois immédiatement au travail après s’être sentie moins faible, trop pressée d’arriver à réaliser cette technique. Elle jetait parfois de subtils regards autour d’elle, certains élèves semblaient plus doués qu’elle, mais elle savait qu’avec beaucoup d’effort, elle réussirait à pratiquer cette technique aussi facilement qu’eux et peut-être, elle l’espérait, mieux!


[J'espère que c'est pas trop mauvais! sweatdrop]


º º º

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Mer 9 Juil - 16:38

Michiko: +14 XP RP

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Jeu 17 Juil - 1:35

C'était une journée journalière, comme il en avait tant dans la vie d'un shinobi. C'était le genre de journée qui ne durait pas très longtemps, environs vingt quatre heure. Et encore, une bonne partie était occupée par le sommeil du juste. Bref c'était une journée normale, quoique pluvieuse, durant laquelle Liori s'était décidé à aller à l'académie pour suivre les cours qui y étaient dispensés.

Il était assis à l'une des extrémités d'un des rangs de l'amphithéâtre, à coté d'une des nombreuses fenêtres de la salle. Le paysage à l'extérieur n'était pas particulièrement intéressant. En fait, il était même invisible, plongée dans une obscurité précédent la nuit, et provoqué par les nuages noirs s'étant accumulé dans le ciel, masquant le soleil et ses derniers rayons.
L'ombre que projetaient ces monstruosités volante, que seul le vent était capable de déplacer, empêchait le Satsubatsu d'apercevoir le sol de la cour, quelques mètre plus bas. Il peinait même à distinguer la silhouette des bâtiments proche. C'était une journée sans lumière... Seule les grosse goutte d'eau s'écrasant contre le verre de la fenêtre était clairement visible.

Bref, le paysage n'avait rien de passionnant.
Non, s'il avait prit place ici, c'était pour une autre raison. Le bruit de la pluie frappant contre les carreaux lui ramenait en mémoire d'anciens souvenirs, d'anciennes sensations. Il se revoyait installer dans les bras de son père en train de regarder la pluie tomber tandis qu'il lui racontait les mythes du clan. Ou encore, il pouvait sentir le parfum des cheveux de sa mère, quand elle le serrait contre elle les soirées orageuses, comme celle ci. Bien sur, il y avait toujours sa mère en lui, et son père à ses côtés, mais tous ces souvenirs valaient leurs pesants d'or aux yeux du Satsubatsu.

Mais ce n'était pas pour cela qu'il était venu. Ce genre de souvenirs était plus qu’appréciable, mais il n'avait pas besoin de venir à l'académie pour qu'ils lui viennent à l'esprit.
Non, s'il venait ici, c'était pour la même raison que la plupart des élèves, shinobis ou étudiants confondu, apprendre et devenir plus fort.
Enfin, pour le moment, l'objectif de la plupart semblait être de trouver un endroit abrité pour pouvoir discuter en toute tranquillité, comme l'indiquait le volume sonore de la salle ainsi que les brides de conversation que le Satsubatsu percevait.

Cependant, quand la porte s'ouvrit une nouvelle fois, le silence se fit. Le professeur faisait sa grande entrée. Esio Katoshi, le génie sur roulette ou alors Nimuro, le médecin sans nom. Peut être Achyuta Durga, le colosse maître de la zenitude ? C'était des surnoms qu'il avait entendu ici et là, certains lui arrachait des sourires, mais il préférait tout de même les nommer par leur nom, ou simplement sous le diminutif "les profs".
Aujourd'hui, il semblait que ce soit Nimuro qui se chargerait de l'essentiel du cours. Il s'avança, boitant comme toujours, monta sur l'estrade réservé aux professeurs, et d'un regard, il fit taire les derniers bavards.
Liori n'aimait pas particulièrement le professeur aux cheveux bleus, mais il ne le détestait pas pour autant. Ses cours étaient parfois difficile à comprendre, mais il faisait progresser le Genin. Cependant, il avait toujours la désagréable impression que le professeur le "disséquait" du regard dés qu'il posait ses yeux sur lui. Liori se faisait peut être des idées, mais il avait entendu dire que le shinobi était spécialisés dans les maladies organiques. Liori supposait donc que son don l'intéressait.

Le cours commençait. Nimuro parlait d'un ton monocorde, comme s'il récitait un leçon qu'il avait appris par cœur des années auparavant. En fait, c'était cela. Le professeur expliquait son cour sans se soucier des élèves. Il expliquait précisément en quoi consistait la technique.
Liori consignait précisément les paroles du professeur sur le carnet ayant appartenu à son père. En résumé, la technique qu'ils allaient apprendre répondait au doux nom de "De la vie à la mort" -Nom que le Satsubatsu trouvait totalement ridicule. Le principe ressemblait à celui de technique de régénération, régénérer les cellules, sauf qu'il y avait deux nuance :
-Elle s'appliquait aussi sur un corps étrangers.
-Elle pouvait détruire un corps étrangers.
Certains élèves étaient septiques, d'autres excités, cependant, l'ensemble des élèves restèrent neutre. Ils avaient déjà entendu parler de la technique et comme Liori ils étaient venu car ils savaient qu'ils allaient l'apprendre aujourd'hui.

Un murmure s'était cependant répandu à travers les rangs de la salle.
Le professeur fit taire cela en levant la main gauche. Il tenait délicatement entre le pouce et l'index la tige d'une fleur. Une jolie fleur sans doute, bien que fané. Liori n'y connaissait pas grand chose en botanique -Même s'il savait que c'était une lacune à combler-, mais il se doutait que cette plante n'avait rien à voir avec la technique, du moins pas directement.
La fleur était clairement visible, même pour les élèves se trouvant au fond de la salle. Lentement, il approcha sa main droite de la fleur. Une aura verdâtre, du chakra, était visible autour de sa main elle se concentra au bout de son doigt. Il toucha la fleur qui regagna aussitôt en vigueur. Elle se redressa, les pétales desséchés se regonflèrent, reprenant la couleur bleue qui devait être celle d'origine. Une douce odeur se répandit dans la salle. Cette démonstration avait quelque chose de magique.
Enfin, du point de vu de Liori c'était une bonne façon de montrer les capacités de la technique.
Soudain, les couleurs disparurent, et le parfum fini par se dissiper. La fleur se racorni entre les doigts du médecin boiteux. Elle se replia sur elle même, ses pétales tombant en se désagrégeant dans l'air. Le vert, le bleue disparurent pour laisser place à une forme noire qui finit par tomber en poussière.

"Cette technique est capable de guérir et de détruire."
C'était bien vrai. Le professeur avait repris la parole, mais cette fois Liori ne notait rien et se contentais d'attendre. Une fois encore il expliquait que ce genre de technique était destiné à défendre kiri de tout les ennemies qui pouvaient l'attaquer. Que l'académie était là pour nous former afin de défendre le village, parfois de lui même. Il croyait quoi ? Qu'une guerre civile allait éclater d'ici quelques jours ?

Finalement il reprit son cour, sur un ton nettement moins passionné que tout à l'heure. Cette fois-ci il expliquait la théorie de technique. Ses explications étaient comme toujours assez compliqué -peut être moins que celle de Esio, mais son manque de talent comme enseignant ne permettait pas une meilleures compréhension qu'avec l'homme à roulette.
Cependant, Liori réussit à dégager les trois grands principes de la technique :
Premièrement : Il fallait d'abords concentrer son chakra dans la partie du corps à appliquer sur le corps adverse.
Deuxièmement : Il fallait régler la fréquence de son chakra en fonction de l'utilisation de la technique.
Troisièmement : Expulser son chakra dans le corps de son adversaire.

Le premier point était déjà acquis par le Satsubatsu et la plupart des élèves présents. La technique de la régénération fonctionnait sur le même principe, concentrer son chakra dans une zone afin de d'accélérer la division des cellules. De plus, le fait d'être un Satsubatsu lui donnait déjà un assez bon niveau de maitrise pour le déplacement du chakra dans son corps. Son sang et son chakra ne faisait qu'un, et déplacer son sang, donc son chakra, était un exercice quotidien. S'il n'était pas capable de réussir un tel exercice il ne serait alors plus en mesure de se servir de son bras gauche, et il ne tarderait pas à finir boiteux à l'image du professeur qui expliquait maintenant comment ils allaient devoir procéder pour la pratique.

Le second point, Liori l'avait traduit de cette manière et tant qu'il comprenait c'était l'important. Ce n'était bien évidement pas le vocabulaire employé par Nimuro, Liori pensait avoir compris le sens de la phrase qu'il avait trouvé tordu et avait donc retranscrit sa propre traduction. Soigner le corps et le détruire avec la même technique et le même chakra pouvait sembler étrange. Ce n'était qu'une question de visualisation du chakra, et de la façon de le faire pénétrer dans l'organisme. Laisser couler le chakra dans le corps pour guérir et forcer le passage pour détruire.
C'était ainsi que Liori voyait les choses. Il supposait que c'était un peu la même chose que quand il solidifier une partie de son sang, ou le laissait couler librement. Après la pratique démontrerait s'il avait bien comprit ce passage.

Il saisit le sac que lui tendait son voisin, et prit un des bouquet de fleur fanées se trouvant à l'intérieur. Il passa ensuite le sac au rang se situant derrière lui. Il entreprit de défaire la cordelette maintenant les fleurs ensemble, libérant ainsi une dizaine d'orchidée en mauvaise santé sur son bureau. Derrière lui, il entendit un groupe de jeune académicienne glousser, des fleurs offertes, même fanée, par un professeur leur laissé imaginer des choses...
Effectivement, le Nimuro avait décider d'offrir des bouquets de fleurs à tout les élèves présents afin qu'il puissent eux aussi s'exercer sur des fleurs, comme dans l'exemple du chuunin.
Visiblement, il jugeait que des fleurs était un meilleur substitut aux chiens de Esio, qui pensait sans doute que l'on ne pouvait vraiment apprendre cette technique que sur des être vivant et doué d'intelligence, ou encore aux corps même des élèves, comme l'avait fait Achyuta dans son dernier cours... Selon les rumeurs qui trainait dans les couloirs.

Liori saisit une des orchidées à moitié morte entre le pouce et l'index de sa main droite, et il se concentra afin de faire affluer le chakra, sans le sang, dans sa main. Il sentit une légère chaleur envahir cette partie de son corps, signe qu'il avait réussit. Ensuite, il se concentra pour le faire sortir et rester hors de la peau. Il réussit une fois encore, une légère ondulation verte recouvrant ses doigts et dépassant de l'épais gant qu'il portait à la main. Il observait la fleur, qui ne semblait pas vouloir s'enfuir -sans doute parce qu'elle en était incapable ?. Son chakra parcourait ses doigts et venait forcément frapper la fine tige, mais aucun changement ne se produit.
Il devait maintenant régler la fréquence de son chakra et le faire pénétrer dans cette fleur. Il l'observait. Son chakra se heurtait à la chair de la fleur, avant de repartir en sens inverse, un peut comme des vagues. Il se concentra sur ces minuscules vagues, leurs crêtes pointues effectuant toujours le même mouvement au rythme régulier. Il commença alors lentement à visualiser la fleur comme faisant partie de son corps, comme une extrémité de ses doigts. Peu à peu, le halo de chakra vert engloba le fleur, qui commença à se racornir comme si elle était en proie au flamme. Surpris, Liori rejeta la fleur au bout de son bureau, comme si elle lui brulait les doigts. Personne ne s'offusqua de sa réaction, tous les élèves étant trop absorbés par leur propre exercice.
Il avait réussit à utiliser la technique. Mais ce n'était pas l'effet voulu. Vouloir guérir quelque chose et le voir, le sentir même, se flétrir et mourir n'avait rien d'agréable.

Cependant, il recommença. Peut-être avait-il mit trop de chakra et avait perdu sa concentration au mauvais moment ?
Ce fut le même rituel, lent et méthodique afin de ne laisser que peut de place à l'erreur et d'être sur de bien comprendre les étapes.
Trois fois encore il "acheva" des fleurs.
Le genin arrêta l'exercice et relis ses notes. Il comprit rapidement où il avait fait fausse route. La seconde étape sans doute. Mais pourtant il voulait ramener ces foutues fleurs à la vie, et il était sur de transmettre cette envie à son chakra. Cependant, lui ne semblait que vouloir tuer.
Il prit sa cinquième fleur et recommença le même exercice. Une fois de plus, arrivé à la seconde étape il se concentra sur les vaguelettes de chakra et leur extrémité si pointue... Si aiguisait... Comme la lame d'un sabre.
Son chakra se dissipa rapidement.
Pour se concentrer il regardait cette vaguelette qui lui évoquait un sabre, son père. Il l'avait toujours vu comme un homme imposant, le sabre toujours à porté de main pour protéger sa famille. C'était une image violente, mais qui le rassurait. Cependant, la violence contenue par ces images devait sans doute affecter son chakra, et le rendre nocif.

Cela agaçait le Genin. Mais il n'abandonna pas pour autant. Il recommença, sans brûler une seule étape. Le chakra afflua, apparut sur la main du genin, et il rebondit contre la tige de la fleur. Le genin ferma alors les yeux, se concentrant sur le bruit de la pluie à l'extérieur, faisant abstraction de tous les bruits parasitaires pouvant se trouver dans la salle. Les exclamations agacés disparurent peut à peut, de même que le bruit des néons de la salle ayant un faut contact. Puis les dizaines de respiration de la salle. Finalement, il n'entendit même plus les battements désordonnés des cœurs de ses camarades. Il se trouvait dans un monde de silence, où seul subsistait le son de goutte de pluie d'écrasant contre le verre, qui furent peu à peu absorbé par le vide environnent. Il n'entendait plus rien. Il était au milieu d'un espace totalement noir. Noir comme les longs cheveux de sa mère. Il pouvait à nouveau l'entendre lui chanter une des berceuses du clan. Il pouvait à nouveau sentir ses cheveux contre son visage quand elle le serait contre elle. Il pouvait à nouveau sentir ce parfum...

Il rouvrit les yeux, et fut satisfait de voir une magnifique fleur bleue et débordante de vie entre ses doigts. Il la déposa délicatement à sa gauche et prit une autre des fleurs.

[Ellipse temporelle]

Liori lâcha la dernière fleur, qui s'était désagrégée entre ses doigts. Le temps s'était écoulé bien plus vite qu'il ne l'avait pensé. Quand il regarda autour de lui il fut surpris de voir qu'il ne restait qu'une dizaine d'élève dans la salle. Les autres était parti après la partie théorique, ou après s'être découragé.
Liori regarda ses fleurs. Il y en avait une quinzaine en tout, et cinq avait était réduite à l'état de forme noir et recourbé sur elle même.
Après avoir réussit à ramener sa première fleurs à la vie, il avait continué sur sa lancé, toujours aussi méthodiquement. Mais sur les quatre dernières, on voyait une diminution de la qualité de la technique. Si onze d'entre elle semblaient avoir était fraichement cueillis, les quatre dernières avaient triste mines. Elles semblaient avoir déjà quelques jours derrières leur cueillette, et la dernière était morte.
Liori serra le point droit. ses doigts étaient raide et le piquaient. Sans doute était-ce du dose de chakra envoyé à travers durant de longue heure...

Il se leva, saisit la première des fleurs qui avait retrouvé la vie, puis il se dirigea vers la porte, jetant au passage les quatorze autres fleurs dans une corbeille que lui désignait Nimuro.
Liori observait à la fois sa main et gauche et la fleur tout en sortant de la salle. Il allait rentrer chez lui.

Dehors, il continuait de pleuvoir.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Jeu 17 Juil - 11:15

Liori: + 13 XP RP (technique validée)

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Ven 22 Aoû - 20:05

Ma main se pliait et se dépliait sous la traditionnelle pluie kiréenne. Toujours de la pluie. Qui humidifiait ma main. Cette même main rouillée. Qui avait tant souffert de cette vie passée. Endommagée. Mais je ne savais comment.

* Est-il possible que des sentiements, des envies, s'insinuent jusque dans mes articulations?*


Décidément, mon esprit pliait de plus en plus aux assauts des souvenirs, qui tentaient de le submerger, telle une vague de remors. Il fallait y remédier. Aujourd'hui, j'allais m'occuper l'esprit. J'avais tant besoin de puissance. De puissance protectrice, voire sacrificielle. A la limite de la folie, en fait. Un besoin d'offrir. Peut-être que je n'avais pas assez partagé. Il était temps de changer. J'ouvris la porte de l'amphithéàtre de médecine, et entrai dans la pièce spacieuse. A ma grande surprise, je m'apperçus que les gradins étaient presque vides... Le tableau était encore noir, et aucun professeur n'était arrivé dans l'amphi... A l'évidence, tout était fait pour que je continue à ressasser ces souvenirs particulièrement contraignants. Je n'en avais toutefois aucune envie.Je me perdis donc dans la contemplation de la fenêtre de l'amphithéâtre. Combien de personnes avaient bien pu tuer le temps en contemplant un panorama qu'ils connaissaient par coeur, un panorama battu par les pluies?

* Tuer le temps dans un amphithéâtre de médecine... Quel mauvais jeu de mots.*


Mon humour était vraiment appauvri. Le panneau de l'amphithéâtre grinca en coulissant. Un flot de jeunes ninjas pénétra dans la pièce, suivis d'un grand homme aux longs cheveux bleus. Il boitait alors qu'il se dirigeait vers le bureau situé devant le tableau. Ses yeux étonnament grands nous regardaient tous un à un, comme s'ils pouvaient lire en nous, établir un dossier complet, dresser un profil, bref, effectuer une étude minutieuse de chacun des élèves présents dans cette salle... Il s'éclaircit alors la gorge puis ouvrit la bouche, prenant la parole. Sa voix était plutôt chaleureuse, mais d'une chaleur teintée de froid. Etrange? J'étais prêt à rencontrer toutes les bizzareries possibles depuis que j'étais arrivé à Kiri. Une de plus, une de moins, qu'est ce que ça changeait pour moi? Je me laissai aller à l'écouter:

« Bonjour à tous et à toutes. Je me nomme Nimuro. J'ai été choisi pour faire ce cours, car il semblerait que nombre d'entre vous auraient bien besoin d'une introduction à l'art complexe de la médecine, et que je dispose de connaissances sur ce sujet qui, en toute modestie, dépassent celles de nombre de mes collègues. Je vais d'abord vous faire une petite introduction aux arts de la médecine, sous forme d'un condensé des informations disponibles actuellement. »


Il avait énoncé cette phrase comme s'il la connaissait sur le bout des doigts. De plus, une légère once d'ennui perçait à travers ses paroles. Il devait souvent répétér les mêmes paroles.

« La médecine, est un domaine profond, complet. Mais d'une complexité effarante. En effet, bien qu'il existe un nombre assez important de techniques en rapport avec ce domaine, elles sont en évolution constante. La médecine peut être résumée très succintement en quelques mots: tout d'abord, « persévérance », car vous devrez toujours continuer à progresser sur la voie que vous aurez choisi. Un idiot seul pense qu'il peut s'arrêter de progresser. »

Ses paroles, bien que prononcées avec cet ennui évident, parvinrent à me captiver. Une soif de savoir jusqu'alors inconnue se révéla à moi, et je tendis l'oreille avec d'autant plus d'attention. A côté de moi, certains étudiants semblaient découragés par cette introduction.

« Puis, « Savoir ». Car vous devrez toujours étudier, apprendre, découvrir. Tout médecin est amené un jour ou l'autre à faire une découverte, si minime soit-elle. Enfin, « Devoir ». Un médecin, même s'il est porté sur le corps à corps, se doit d'être un pilier pour son équipe. C'est pour cela que les médecins sont souvent demandés... Le médecin se doit de toujours tout étudier, tout disséquer, tout étudier. Il doit comprendre. Prévenir. Il doit toujours savoir comprendre une blessure, si légère soit-elle. Il doit savoir analyser la situation pour mieux en tirer parti. »

Il semblait avoir fini sa tirade. Une tirade si bien agencée, si réglée, qu'elle aurait pu faire office de préface à un livre, ou d'un atricle dans un journal vulgarisant les pratiques. Mais tout était noté sur un rouleau que j'avais sorti des profondeurs abyssales de ma lourde veste. Le cuir teinté reposait tranquillement sur mes côtes. Lui aussi attendait la suite du cours de Nimuro. D'ailleurs, nous n'étions pas les seuls. La plupart des élèves regardaient le professeur avec attention. Il se dirigea alors vers le tableau en boitillaint.

« Aujourd'hui, nous allons aborder la technique dite « De la Vie à la Mort », technique relativement utile à tout médecin qui se respecte. »


En prononçant ces mots, il traçait avec force ces quelques mots sur le tableau noir, qui se trouva perturbé par un éclair blanc. Un éclair de craie. Puis il sortit de sous son bureau une caisse remplie à déborder de rouleaux qui arboraient ces mêmes mots. Il fit signe à un jeune étudiant de se lever et de distribuer les écrits. Ce que l'élève fit, en ditribuant au total moins d'une douzaine. Le cours d'aujourd'hui n'avait pas attiré grand monde. Je comprenais pourquoi je m'étais retrouvé seul au début de cette heure. Je saisis le rouleau déposé devant moi, puis l'ouvris. A l'intérieur se trouvait un résumé de la technique. Signes à effectuer, effets, et contre-effets...

« Ce résumé de la technique, gardez-le précieusement, il pourra vous être utile quand je ne serais plus derrière vous pour vous accompagner. Il est construit de manière simple, conçise et efficace. »


Puis il claqua dans ses mains. Le bruit ainsi généré résonna dans l'amphithéâtre presque vide, et le bruit des panneaux coulissants fit écho à Nimuro. Ils laissèrent la place à deux ninjas en costume de médecins, et l'un des deux portait une malette métallique fermée par un code à quatre chiffres.

« Bien. Maintenant que tout est en place, nous allons effectuer une démonstration de la technique. Nous poursuivrons par une explication et une dissection complètes de la technique, et nous terminerons ce cours par des exercices. Si vous suivez avec attention ce cours, vous aurez la possibilité de maîtriser cette technique à la fin de ce cours, enfin, partiellement. »


Il fit tomber son manteau sur la chaise, et, ouvrant la malette, en sortit un premier flacon.

« Ce flacon sert à faire ignorer une légère douleur à la cible sans user de chakra. Un extrait de plantes de mon invention. »


Le plus grand des deux autres médecins sortit de la pièce d'un pas léger. Le second tendit la main vers le flacon. En sautant, le bouchon émot un « pop » sonnore. Le ninja avala un peu de la préparation, puis se mit en position face à Nimuro.

« Observez attentivement mon exécution de la technique sur Ryosei. »

Après avoir prononcé ces mots, Nimuro exécuta une série de signes, que j'eus de la peine à suivre. Jetant un oeil vers le résumé de la technique, je pus suivre à peu pres ses gestes. Ils étaient fluides, et trahissaient une habitude flagrnte. On avait même l'impression qu'il n'exécutait pas la technique aussi rapidement qu'il aurait été capable de le faire. Il arrêta alors sa série de signes, et un halo très léger entoura sa main. On voyait bien qu'il n'avait pas chargé sa technique. Sa main effleura le bras de Ryosei, son aide, et une légère trainée de sang la suivit alors qu'elle s'élevait loin du bras de l'autre. Une coupure se dessina sur le bras de Ryosei. Rien de grave, cependant.

« Ceci, était la partie « Mort » de la technique, effectuée avec peu de chakra. Ryosei? »


L'autre acquiesca d'un signe de tête, puis sortit de la malette une pierre aussi grosse que son poing. Nimuro se retourna fluidement, et la pierre vola en éclats.

« Et ceci, était la partie « Mort » de la technique, effectuée avec une dose moyenne de chakra. »


Cette fois, le silence reignait. S'il était capable d'exploser un caillou avec une technique mineure, quelles étaient ses limites? Cette fois encore, il enchaîna des signes. Dans l'ordre inverse que précédement. Approchant sa main phantasmagorique de la coupure de Ryosei, il renforça le halo. La coupure se referma alors rapidement. Cette technique à double tranchant était décidement très impressionante.

« Et voilà, vous avez assisté à la partie « Vie » de la technique. »

Il marqua une pause silencieuse, avant de reprendre la parole d'une voix encore plus forte.

« Une technique à double tranchant. La Vie, et la Mort, à portée de mains. Nous allons commencer par étudier le tranchant blessant, le plus simple à assimiler à mon avis. Son fonctionnement est très simple.Tout d'abord, vous devez malaxer votre chakra, de façon à pouvoir le façonner. Puis, envoyez-le vers votre main. Vous devez cepandant doser avec précision l'envoi de chakra vers votre main. Tout excès pourrait vous pénaliser, en privant une autre zone de votre corps de chakra, et donc de protection. Tout excès pourrait aussi vous blesser. Et perdre une main en plein combat n'est pas conseillé. »

La façon dont il avait prononcé la dernière phrase aurait pu le faire passer pour un sadique. Heureusement, il n'en était rien. Ma main courrait sur le résumé, ajoutant des notations à certains endroits que je jugeais trop pauvres en informations. Bien que je disposais d'une mémoire auditive plutôt performante, je préférais noter.

« Dosez donc votre chakra à la perfection, et envoyez le dans votre main. Il vous suffira ensuite de porter un coup à votre adversaire tout en relâchant votre chakra pour lui causer une blessure relative à votre chakra. Plus vous avez de chakra, plus vous pourrez infliger de dommages. Cette technique s'améliore donc avec le temps. Si vous progressez, s'entend. »


Il repassa derrière le bureau, saisit une craie, et récapitula au tableau les grands points de cette partie de la technique. Puis , rejoignant Ryosei, il reprit la parole, abordant cette fois la seconde partie de la technique.

« Désormais, nous allons aborder le soin. Bien que simillaire à toute technique de soin basique, cette technique diffère en ce point que diriger votre chakra va être plus difficile, en raison de la deuxième occurrence de la technique. Tout d'abord, il vous faudra effectuer les mêmes signes que précédement, mais dans le sens inverse. Des signes identiques pour un effet identique. Des signes inversés pour un effet inversé. Quoi de moins logique? Bref. Le chakra, toujours bien dosé, toujours dans votre main. Mais cette fois, en le projetant à l'endroit ou vous êtes blessés, dans l'optique de reconstituer vos cellules. De vous guérir. En clair, en envoyant le chakra dans la blessure, il agira de lui-même, guidé et canalisé par les signes. Et il reconstruira vos cellules endommagées. »


Nimuro observa une pose. On pouvait sentir qu'il n'allait pas s'arrêter là. Tout n'était pas toujours tout noir ou tout blanc. En effet, il reprit après un long silence ses explications sur la nouvelle technique:

« Merveilleux, n'est-ce pas? Toutefois, sans l'aide d'un Scalpel de Soin, vous ne pourrez pas en faire usage pour réanimer quelqu'un. Cette technique, bien que polyvalente, est donc à efficacité réduite. Mais elle est très utile pour vous défendre en cas d'altercation.Ah, oui. J'ai quelque chose à ajouter. Plus vous connaîtrez l'antatomie de l'être humain, plus vous serez capables de faire de gros dégâts ou de soigner plus efficacement. »

Puis il se dirigea vers la malette, faisant signe à son aide qu'il pouvait partir. Y plongeant ses deux mains, il en ressortit une demi-douzaine de fioles, emplies à raz-bord de la même préparation sensée immuniser à la douleur, et les posa sur la petite table au centre de l'amphithéâtre, sur un support de bois sombre.

« Bien, cette fois, nous allons passer à la partie pratique. »

[Suite au prochain post]

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Ven 22 Aoû - 20:05

S'arrêtant au passage devant le tableau, il y inscrivit: Pratique , puis revint prendre position à côté de la table.

« Vous allez vous mettre par groupes de deux, vu que vous n'êtes qu'une dizaine. Chaque groupe prendra une de ces petites fioles. Il y en a assez pour une dizaine d'essais, cinq par personne. L'exercice sera simple. Chacun de vous deux tentera de blesser l'autre à l'aide de la technique, puis de se soigner. Si vous échouez a blesser votre camarade, celui-ci ne pourra se soigner. C'est pourquoi je vous confierai aussi une aiguille, et, dans le cas d'un échec de la technique, votre camarade n'aura d'autre choix que de s'auto-mutiler. En théorie, vous ne sentirez rien.N'éxagérez pas sur la puissance du coup, la lotion est faible. Rappelez-vous mes recommandations, et tout se passera pour le mieux. Allez-y maintenant. »

Je m'avançai vers le ninja le plus proche de moi. Celui-ci semblait plus jeune que moi, et avait l'air légèrement apeuré. J'essayai de lui adresser un sourire, mais n'arrivai qu'à lui offrir un étrange rictus. Moi aussi, je n'aimais pas cette idée de louper une technique. Surtout que les conséquences en seraient pour le moins... Gênantes. Nimuro tendit à mon jeune compagnon une fiole et deux aiguilles.

[Genin] « Quand il faut y aller.... »

Je saisis une des deux aiguilles, puis nous bûmes un peu de solution étrange. Elle avat un goût plutôt doux, mais laissait sur la langue une légère âcreté. Je me promis de rechercher les composantes possibles d'une telle solution. Qui m'épatait. Nous nous mîmes en position. Puis, ensemble, effectuèrent les signes de la technique. Ces six signes enchaînés rapidement, mon chakra afflua, et, dosant, je le dirigeai vers ma main. En face, mon compagnon d'infortune faisait de même. Puis, simultanément, nous portâmes un coup à l'autre. Le mien creusa une très légère entaille dans l'épaule de mon compagnon, qui lui m'avait entaillé un peu plus profondément. En effet, je n'avais pas l'impression d'avoir enduré une entaille. Je remerciai silencieusement Nimuro, puis effectuai les signes de soin. L'exacte inverse. En face de moi, mon compagnon peinait à accomplir le soin. Dans mon cas, ce n'était pas plus glorieux. La coupure n'était pas entièrement soignée.

« Bon, je vais passer parmi vous et soigner ceux qui ont eu du mal. »

Le professeur passait parmi les groupes, apposant sa main chargée de chakra sur les bras encore sanguinolents. Je baissai les yeux vers mon compagnon. Celui-ci semblait souffrir légèrement de l'entaille.

« Tout va bien? »

Il répondit silencieusement à ma question en hochant la tête. Il réprimait une grimace. L'effet du philtre devait s'atténuer. En effet, je commençais à ressentir un léger mal dans l'épaule. J'avais mal dosé mon chakra, je n'en avait pas assez envoyé dans la plaie. Je tentai de rattraper le coup. Fermant les yeux, je sentis mon chakra au plus profond de moi continuer d'évoluer tranquillement, comme une mer calme. Aucune vague. Je forçai un peu de mon chakra à se diriger vers mon épaule, afin de la soigner, lorsqu'une main se posa sur mon épaule.

« Arrête-ça, je vais te guérir. »

La voix de Nimuro m'avait sorti de ma concentration. Tous les autres s'étaient remis en position, et mon compagnon s'était relevé. La douleur s'envola alors comme par magie. Nimuro m'avait soigné.

« Remettez-vous en position. »

J'acquiesçai d'un signe de tête. Nous absorbâmes une nouvelle dose de philtre. Cette-fois, j'avais à peu près cerné la quantité de chakra à envoyer. Mais je devais l'adapter à la blessure infligée par mon camarade. Nous exécutâmes les signes, et nous frappèrent à nouveau. Je ne sentis rien. Rien de rien. Quand à mon camarade, son épaule s'ornait d'une jolie entaille bien nette, et le sang commença à couler très légèrement, fleurissant le tissu blanc de mon compagnon de fleurs rouges. Celui-ci rougit, probablement car il avait échoué à lancer la technique de blessure, puis il se mit à se soigner. Bien qu'il aie échoué à me blesser, il parvint étonnament à se soigner presque parfaitement.
Je saisis quand à moi une aiguille, et ouvris légèrement mon épaule, à peu près aussi profondément que la blessure que j'avais infligé au genin. Me préparant à me soigner, je dosai cette fois mieux mon chakra. Alors qu'il arrivait à hauteur de la blessure, l'effet du philtre prit fin, me rendant vulnérable à la douleur. Perdant toute concentration, je lâchai la bride e mon chakra, qui s'égara en moi. Portant la main à mon épaule, j'attendis que Nimuro passe parmi nous affin de nous soigner. Quand il arriva à ma hauteur, j'avais les deux mains poisseuses de sang.

« Sensei... Si nous utilisons ce philtre, nous ignorons la douleur. Mais lorsque nous ressentons la douleur soudainement, nous perdons toute concentration. Ne pouvons-nous pas tenter sans absorber de philtre? »


Il me considéra un moment d'un oeil intrigué, puis me rétorqua:

« Cela se rapprocherait sûrement plus d'une situation de combat réelle... Eh bien soit, tentes, si tu l'oses. Vous pouvez d'ailleurs tous faire de même si vous le désirez. Reprenez maintenant. »

Je me tournai vers mon camarade. Lui non plus n'absorba pas de liquide. Cette troisième fois, nous étions prêts, et concentrés. Le regard empli de détermination, nous commençâmes à enchaîner les signes. Ensemble nous frappâes. Et ensemble, nous criâmes. Légèrement. Chacun de nous arborait désormais une plaie moyenne à l'épaule. Mais sans le philtre, nous sentions la douleur affluer. Luttant contre la furie de cette douleur, comme pour remonter le courant d'une rivière agitée, je saisis mon chakra à plein esprit, puis le guida d'une emprise de fer vers la blessure. Qui commença, petit à petit, à se refermer. Il ne restait plus qu'un peu de chair, et de la peau à guérir, lorsque je me trouvai en pénurie de chakra. Une fois encore, j'avais mal dosé. Ouvrant les yeux, j'aperçus que mon compagnon avait réussi l'exploit de se soigner parfaitement.

« Bien, bein. »

Nimuro s'était rapproché de nous, après avoir soigné ceux qui en avaient besoin. Sa démarche boitillante avait quelque chose d'impressionant, mais pourtant il était là pour nous soigner. Refermant ma plaie avec autant de facilité que s'il s'était agi d'un récipient à refermer, il s'adressa une nouvelle fois au groupe.

« On va le refaire. Une dernière fois. Allez-y, et cette fois, vous devez y arriver! »


Une nouvelle fois, nous accomplîmes les gestes traditionnels. Nous étions parfaitement concentrés, et ce fut à nouveau un concert de cris. Une nouvelle fois, je combattis la douleur, et tentai de me soigner. Cette fois, j'avais bien dosé. S'affairant sans besoin de directives spéciales, mon chakra reconstruit alors les cellules endomagées, referma la plaie, et anéantit la douleur. J'avais pratiquement maîtrisé la technique. Couplée à une résistance hors du commun, cette technique devait être bien pratique.

« C'est assez pour aujourd'hui. Rentrez chez vous! »

Personne ne se fit prier. Je récupérai mon sac, le rouleau de résumé, et pris la porte avec une rapidité impressionnante. J'avais besoin d'évacuer le stress. Dehors, il pleuvait.

* Pour changer, tiens... *

Je soupirai, puis partis sous les gouttes rafraîchissantes m'asseoir sous un banc. L'expérience avait été plutôt particulière. Mon épaule avait été entaillée, puis refermée, et ce de nombreuses fois... Je remontai ma manche. Plus aucune trace de blessure quelconque. Je levai la tête vers le ciel. Les gouttes tombant du ciel dessinaient des larmes sur mon visage. Si j'habitais encore sur mon île, ces mêmes larmes ne m'auraient pas épargné. Un léger flash, puis plus rien. Un creux dans mes souvenirs. La muraille grandissait. Les ouvriers travaillaient d'arrache-pieds nuit et jour pour la remettre d'aplomb et augmenter ses capacités. Un vrai remue-méninges.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Lun 25 Aoû - 0:33

Shuo: + 26 XP

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Sam 13 Sep - 22:18

Une fois encore, Liori se trouvait assis sur une chaise de l’amphithéâtre des cours de médecine. Comme d’habitude, la salle était pleine de jeunes élèves impatients de découvrir les mystères du monde shinobis, de Genin qui a l’image de Liori voulait progresser, ou plus simplement, de shinobis ayant plus de quarante printemps et admirant la jeunesse féminine dans toute sa splendeur.
Par mesure de sécurité, Liori avait choisit une place assez éloigné des trois personnages de ce genre qu’il avait repéré.

C’était la première sortie du genin depuis une semaine. Il était récemment tombé sur plusieurs documents à la bibliothèque de l’académie –autrement dit, des parchemins d’une longueur incroyable et des livres aussi épais que les murailles d’un château fort- qui parlait de techniques de régénération des corps avancé, et plus vaguement des quelques rares techniques de résurrections existantes. Il avait passé la semaine à étudier minutieusement chaque texte, à essayer de décoder le savoir qu’ils contenaient, mais le résultat n’avait pas été satisfaisant. Les techniques en questions n’étaient que mentionnés vaguement au milieu de longs paragraphes composés de charabia intraduisible. Ses lectures n’avaient rien appris à Liori. Pire encore, elles l’avaient fait douter. Existait-il vraiment une technique pouvant ramener à la vie ses défunts parents ?

Comme d’habitude sa mère lui avait parlé et remonté le moral. Il était encore jeune et inexpérimenté dans le monde shinobi. Si ces livres ne lui avaient rien appris, d’autre lui en apprendrait certainement plus un jour ou un autre. Et pour accéder à ces connaissances, il devait monter en puissance, gagner du grade pour avoir accès à plus d’information. Et s’il ne trouvait pas d’information, il saurait se débrouiller. Il inventerait une technique qui ramènerait ses parents à la vie s’il le fallait. Il se l’était juré.
Mais pour l’heure, il devait encore apprendre, et c’était pour cela qu’il se trouvait une nouvelle fois à l’académie… Et aussi pour rendre les documents qu’il avait empruntés, l’échéance étant arrivée bien vite.

La salle continuait de se remplir tandis que Liori lisait une fois encore les notes du carnet ayant appartenu à son père, qu’il remplissait à son tour. Il avait d’ailleurs noté quelques extraits de ses dernières lectures –qu’il avait reformulés- et il les relisait en attendant que le cours commence.
Quelqu’un vint s’asseoir à côté de lui et le salua. Liori plongé dans sa lecture n’y fit pas attention et rendit vaguement le salut, qui se perdit dans le brouhaha ambiant.
Le silence arriva rapidement, interrompu par un léger bruit de grincement régulier. Le professeur venait de faire son entrée dans la salle de classe et commençait à monter sur la rampe donnant accès à l’estrade lui étant réservé.
Esio Katoshi était une nouvelle fois venu assurer son cours, malgré son handicap apparent. Il salua la classe, et Liori en profita pour sortir un crayon de son fourre tout, puis pour prendre une page vierge du carnet. Esio commençait déjà à parler.

[Esio] – Aujourd’hui je vais vous faire étudier une des techniques les plus intéressantes du répertoire de l’Eisei. Chakra no Mesu (avec un seul «S»), plus simplement nommé Scalpel de Chakra.
Cette technique peut être considérée comme votre atout, votre couteau suisse, un outil indispensable donc.
Démonstration.


Il saisit une feuille de papier sur le bureau et la montra à la classe tel un illusionniste montrant l’outil qui allait disparaître à ses spectateurs, pour prouver sa normalité. L’objet était normal, contrairement au magicien.
Esio reposa la feuille, composa quelques signes, et reprit la feuille de la main gauche. Il la tenait pas un des coins, comme si elle menaçait de la mordre, et il passa doucement sa main droite devant, la maintenant à quelques dizaine de centimètre. L’une des parties de la feuille lui resta entre les mains, tandis que l’autre tombait sur le bois du bureau.

Quelques élèves réagirent en exclamant leur étonnement, d’autres restaient stoïque et les derniers semblaient déçus.
Un peu comme Esio en voyant le peu de réaction que sa démonstration avait entrainé, cela semblait mieux marcher que c’était Achyuta qui se chargeait de ces démonstrations. Mais le professeur repris bien vite la parole.

[Esio] – J’ai dis que c’était une des techniques les plus intéressantes, pas la plus impressionnante. Bon, maintenant, écoutez et retenez bien ce que je vais vous expliquer ! Et vous m’excuserez de ne pas me lever pour vous l’écrire au tableau.
Cette technique requiert donc série de 4 signes incantatoire…


Liori prenait des notes, suivant du mieux qu’il pouvait le rythme d’Esio, et profitait des pauses occasionnés par les précisions qu’il apportait à ses explications –qui compliquaient encore plus pour la compréhension du cours de la plupart des élèves- pour retraduire ce qu’il avait déjà marqué.
Il ne fut dérangé que par son voisin qui lui demanda s’il avait un crayon à lui prêter. Liori qui avait faillit perdre le fil du cours à cause de ce gros malin sans affaire lui en avait tendu un de la main droite, tout en continuant à noter.

Finalement, Esio mena à son terme la partie orale de son cours, et leur fit distribuer à chacun une feuille de papier afin qu’ils puissent s’exercer un peu avant de quitter la salle.
Liori prit le temps de relire son cours traduit à sa manière. Jusque là sa méthode avait fait ses preuves, donc s’il avait réussit à comprendre l’essentiel de ce qu’avait dit Esio, il devrait pouvoir réussir sa technique.
Lentement, sans quitter ses notes des yeux il composa les quatre signes nécessaires à la technique. D’après Esio ils étaient destinés à faciliter la concentration du chakra dans la main, et sa projection à courte distance. Ensuite, tout était question de concentration et de manipulation de son propre chakra. Le genre de chose qui devait être difficile à comprendre en lisant un livre… Ou en écoutant un cours. Finalement, étais-ce vraiment la faute au surdoué si ses cours étaient si difficiles à comprendre ?

[Esio] – Comment cela ?! Lorsque j'explique la réponse, tu ne comprends plus la question ?!
Attend, je vais tout te réexpliquer !


Liori regarda rapidement le pauvre élève subissant une nouvelle fois les explications du médecin à roulette. Finalement, ça devait uniquement être de sa faute…

Le Satsubatsu retourna à sa technique. Il venait de concentrer son chakra dans sa main gauche, et il le sentait brûler d’envie de se propager et de brûler à l’extérieur de ce membre. Mais Liori ne le laissa pas faire. C’était comme la technique de Jinsei Noshi. Concentrer le chakra et le projeter dans une direction. Cependant la suite de la technique différait.
Il expulsa le chakra de la paume de sa main. Il sentait l’énergie recouvrir chaque centimètre carré de sa peau, du bout de ses doigts, jusqu’à l’articulation de son poignet. Il fallait maintenant former la lame… Liori pensait que cette partie là allait être la plus délicate, ce pour cela qu’il commença lentement.
Il essaya de rassembler chaque particule de chakra accroché à la surface de sa main en un seul point, le centre de sa paume, un peu comme une sorte de grosse boule qu’il lui suffirait alors de presser pour la faire grandir. Cependant, c’était assez compliqué à réalisé car le chakra ne voulait pas rester à sa place, il semblait vouloir bondir hors de cette main pour se faire emporter dans les airs, à l’image d’une flamme qui brûlait de toute ses forces jusqu’à disparaître.
Finalement, cette technique n’était pas aussi semblable à celle qu’il avait apprit lors du cours de Nimuro. Là, il avait juste fallut orienter et définir son chakra, puis le laisser brûler.
Le Scalpel lui, demandait de maintenir le chakra à sa place. Et il n’était pas d’accords.

[Liori] – Merde…

Il venait de relâcher légèrement sa concentration à cause de la frustration qu’entrainait son premier essai de la technique. Du coup, il avait involontairement relâché son contrôle du don, et cela avait suffit à laisser une grosse goute de sang tomber depuis ses doigts jusque sur son bureau, heureusement son contrôle ne s’était relâché que sur cette zone réduite de son bras.
Il commença à frotter la petite tache du sang sur le bois pour la faire disparaître quand son voisin lui parla.

[Sokka] – Excuse-moi ?

Liori qui continuait à frotter lui répondit assez distraitement.

[Liori] – Ouais ?

[Sokka] – Tu es bien un Satsubatsu ?

[Liori] – C’est ce que j’ai marqué dans mon dossier d’inscription, quand je suis rentré à l’académie, en tout cas. (merde, elle veut pas partir !) Et toi tu es ?

Décidant que cette tâche s’avouerait vaincue quand le service d’entretient passerait, commença à reprendre sa tentative d’apprentissage du scalpel de chakra, tout en écoutant d’une oreille distraite la réponse de son interlocuteur.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Dim 14 Sep - 13:16

Pour la première fois Sokka revenait à l'académie depuis qu'il était genin. Il n'attendait que ça, avoir un nouveau maître et que les cours pratiques commenceraient enfin. En effet quand il était étudiant à l'académie, il avait eu un professeur qui ne faisait que des cours purement théorique. Il se souvenait de ces cours endormants rythmés par la pluie qui s'abattait sur les fenêtres toute la journée. Sokka entra donc dans la salle pour les cours de médecine. Comme à son habitude, il chercha la place qu'il n'avait plus occupée depuis son ascension au rang de genin. Elle était libre mais, quand Sokka regarda le reste de la salle, il remarqua une personne assez particulière.

* Ce n'est pas possible. Le Satsubatsu est ici aussi. Une occasion en or de faire connaissance.

Il se déplaça donc vers le genin aux cheveux blanc qui s'était mis à priori à l'écart des autres. Par chance, la place à coté de ce dernier était libre. Il salua cette personne et s'asseya en tant que voisin. Sokka distingua que l'autre genin était absorbé par la lecture d'un carnet. Tellement plongé dans son livre, qu'il pensa que le Satsubatsu allait l'ignorer. Mais il entendit un léger bruit qui semblait être la réponse à son salut. Puis le silence commença à régner dans la salle. Il se souvint de ce que lui disait sa mère sur ce clan. Elle racontait que les Satsubatsu étaient très spéciaux et qu'il avait des pouvoirs qui ressemblait a ceux d'un monstre. Il avait appris qu'ils avaient la capacité de contrôler leur sang d'une certaine manière. Un sifflement se dit entendre et tira Sokka de ses pensées. C'était la porte qui s'ouvrait. C'était le professeur. Il s'appelait Esio Katoshi d'après ce que se souvenait Sokka. Esio était considéré comme un génie, mais qui avait du mal à partager ses connaissances avec ses élèves. Ainsi si un étudiant ne comprenait ce n'était pas la faute qu'il expliquait mal mais que l'élève ne savait pas le comprendre. Sokka n'était pas d'accord car pour lui c'était le professeur qui devrait s'adapter aux besoins des élèves. Le maître monta sur l'estrade. Il semblait invalide mais déterminé à assurer son cours dans tous les cas. A peine arrivé à son bureau, il débuta son cours.

[Esio] Aujourd’hui je vais vous faire étudier une des techniques les plus intéressantes du répertoire de l’Eisei. Chakra no Mesu (avec un seul «S»), plus simplement nommé Scalpel de Chakra. Cette technique peut être considérée comme votre atout, votre couteau suisse, un outil indispensable donc.
Démonstration.


Sokka avait déjà entendu parler de cette technique et savait à peu près son effet. Cependant il ne l'avait jamais vu en exécution. Peut-être que Sokka allait enfin rattraper son retard sur cette expérience. Son voisin avait déjà écrit sur son carnet après ces quelques paroles d'Esio. Ce dernier attrapa une feuille de papier de son bureau et l'exposa à la classe. Sans doute pour montrer qu'elle n'était pas truquée. Ensuite il replaça son papier sur la table, et exécuta des signes incantatoires et reprit la feuille par son coin comme si il avait peur de l'abîmer. Il l'effleura avec sa main droite mais en gardant une certaine distance. Tout le monde retenait son souffle comme si un acrobate allait effectuer un saut mortel. Mais rien de dangereux ne se passa, juste la feuille qui se retrouva coupée en deux, une partie toujours tenue par le professeur, l'autre retrouva sa liberté et tomba lentement sur le bureau.

Quelques élèves étaient stupéfaits sur ce qui semblai être le tour du siècle. Mais la plupart semblaient désenchantée. Ils pensaient sans doute que Esio avait raté sa démonstration. Voyant que ses élèves étaient déçus, il enchaîna en reprenant la parole.

[Esio] J’ai dis que c’était une des techniques les plus intéressantes, pas la plus impressionnante. Bon, maintenant, écoutez et retenez bien ce que je vais vous expliquer ! Et vous m’excuserez de ne pas me lever pour vous l’écrire au tableau. Cette technique requiert donc une série de 4 signes incantatoires…

Il prononça une quantité de phrases incroyables en quelques minutes. Sokka entendit que son voisin s'agitait pour tout noter. Lui, il essaya juste de comprendre ce que disait Esio. Il apportait quelques explications à certains élèves. Mais l'effet était contraire. Il les embrouillait de plus en plus. Sokka aurait aimé inscrire tout de même ces précisions, le problème étant qu'il n'avait rien amené pour marquer, pensant que ses anciens cours à l'académie auraient suffit. Il demanda alors un crayon à son voisin qui ne s'arrêtait plus d'écrire. Il sentit quand le Satsubatsu lui tendit ce qu'il voulait, qu'il était dérangé et aimerait ne plus être interrompu. Sokka essaya donc rédiger mais il était plus intéressé par ce que faisait la personne à coté de lui. Pas grand chose a part noter, cependant Sokka repensa a comment il allait l'aborder.

Enfin Esio finit son cours théorique. Sokka ne sentait plus sa main après avoir écrite tant de choses tout en regardant le Satsubatsu. Il ferma son cahier en pensant pouvoir réécrire au propre le soir. Le professeur répartit un paquet de feuille pour que chaque élève puisse en avoir une. Il voulait sans doute que les autres devaient le copier comme un automate avant de pouvoir partir. Le temps que Sokka avait un papier, il observa de nouveau son voisin qui semblait avoir organiser avec son cours.

On dirait qu'il est habitué à ce professeur. Il note beaucoup plus de choses que moi et semble même pas fatigué.*

Ensuite, il scruta le reste de la salle. L'incompréhension se faisait sentir et peser sur la salle. Esio commença à s'énerver de se faire passer pour un fou par ses dires. Enfin pour calmer cette colère, il se déchaîna sur un élève au premier rang.

[Esio] Comment cela?! Lorsque j'explique la réponse, tu ne comprends plus la question ?!
Attend, je vais tout te réexpliquer !


Il s'acharna sur cet élève qui avait osé demander si il pouvait répéter. L'élève se sentait puni, car il ne saisissait pas ce que Esio voulait dire.

Finalement, Sokka se concentra sur la technique. Il essaya de récapituler les étapes que Esio s'était démené à expliquer. Alors d'abord, malaxer du chakra puis faire les 4signes montrés pour amener plus facilement le chakra dans la main et l’envoyer sur la feuille pour la fendre. Il malaxa donc son chakra, fit les signes préalablement appris et l'envoya dans sa main droite. Il visait la feuille tenue par l'autre main et expulsa son chakra sur la feuille. Il sentit que son chakra passer par la peau. Sokka ressentit une petite douleur au bout des doigts comme si son épiderme était percé. Il arrêta directement car le picotement l'empêchait de se concentrer davantage. Il réessaya plusieurs fois avec ce même picotement qui au fur et à mesure ne donnait plus aucune douleur. Mais il n'arrivait toujours pas ni le contrôler correctement. Il sentait une partie de chakra croître de ses doigts. Maintenant il devait diriger ce chakra vers la feuille et le laisser se consumer. Sokka ferma les yeux pour ne pas regarder son nouvel échec. Néanmoins cette fois, il avait en parti réussi, la feuille était déchirée. La coupure n’était pas très nette. On aurait dit qu’il l’aurait fait avec ses mains. Il n’était pas déçu et pensa même que c'était un bon début. Enfin il regarda son voisin s'exécuter. Celui paraissait avoir plus de mal. Il semblait figé pendant un moment.

[Satsubatsu] Merde.

Il s'était déconcentré. Du sang coulait de sa main. Sokka aurait voulu l'aider mais se sentait impuissant par son manque de technique. Puis il pensa que si c'est bien un Satsubatsu, il allait peut-être contrôlé son sang pour le remettre dans ses veines. Et non. Une goutte tomba sur le bois. Il essaya directement de l’essuyer. Le genin pensa que c’était le bon moment, pour lui parler car il n’était plus concentré sur sa technique mais d’essuyer sa tâche et que donc il pourrait l’écouter sans qu’il soit vraiment dérangé. Sokka avait un peu le trac et ne savait toujours par où commencer cette conversation. Mais sa curiosité prit le dessus et la phrase qui sortait n’était donc que pour satisfaire cette indiscrétion.

[Sokka] Excuse-moi ? (Il avait réussi a retenir cette phrase qui le démangeait dans la bouche mais il devait tout de même la sortir car cette impression l’horripilait. Mais il attendait tout de même une réponse de son voisin pour vraiment savoir si il n’était pas importuner.)

[Satsubatsu] Ouais?

[Sokka] (Il sortit donc cette phrase qui le gênait tant) Tu es bien un Satsubatsu ?

[Satsubatsu] (Il ne leva même pas la tête pour lui répondre. Décidément ce sang sur la table le troublait) C’est ce que j’ai marqué dans mon dossier d’inscription, quand je suis rentré à l’académie, en tout cas. Et toi tu es ?

[Sokka](Ce n’était pas si terrible finalement. Cette question ne semblait pas le contrarier. Sokka se dépêcha de lui répondre en souriant) Sokka Kawaki. Ravi de te rencontrer (Il hésita mais il finit par reprendre la parole) Et précisément, ton prénom c’est ?

[Satsubatsu] (Il avait finalement abandonné de nettoyer sa table) Liori.

Il n'avait pas l'air bavard sur ce qui lui concernait ce qui amusait Sokka. C’était un défi pour lui. Après avoir répondu brièvement, Liori se reconcentrait sur sa technique. Encore une fois, il semblait avoir mal. Sokka se demandait pourquoi il voulait faire sa technique de sa main gauche qui était bandé. Pour lui, ça semblait plus judicieux de faire sa main qui était encore valide. Encore une fois, sa curiosité lâcha une phrase.

[Sokka] Euh, Pourquoi ton bras est bandé ? Une blessure de combat?

Le temps semblait gelé car le Satsubatsu ne bougea plus et commença enfin à regarder Sokka. Mais son regard était noir, cette question était de trop. Liori voulait ne pas avoir d’histoire et apprendre sa technique tranquillement. Cependant il avait pour voisin fouineur et il n’aimait pas ça. Cependant avant que quelque chose passa. Esio était venu voir si les deux genin avait avancé dans leur technique. Sa présence calma la pression de son voisin sur Sokka qui se sentait soulagé. Le professeur regarda l'état des feuilles et sans un mot repartit vers son bureau. Sokka semblait confus et s’excusa auprès du Satsubatsu. Quel empoté pensa-t-il de lui. Il devait réparer son erreur.

[Sokka] J’ai vu que tu avais un bandeau. Tu es donc Genin comme moi. Est-ce que ça te dirais qu’on s’entraîne sur cette technique ensemble ?

Sokka espérait ne pas avoir passer d’étapes. Il tenait réellement à connaître Liori et qu’il devienne un ami.



MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Dim 14 Sep - 16:36

[Sokka] – Euh, Pourquoi ton bras est bandé ? Une blessure de combat ?

Celui qui avait commencé à lui parler, à lui poser des questions et qui s’était présenté comme étant Sokka Kawaki venait de demander quelque chose que Liori trouvait réellement stupide, d’autant plus que cela lui avait fait perdre sa concentration.

Il avait conservé la même position, sans broncher, durant plusieurs dizaine de seconde, après que l’autre élève lui est fait perdre sa concentration. Il avait essayé de s’y raccrocher, de la maintenir pour poursuivre son activité. Il était en train de tenter de maintenir le chakra hors de sa main, sous forme de lame. Modeler son chakra ne lui avait pas posé de problème sur son second essai –Il lui avait suffit de lui donner la forme désirer avant de la faire s’allonger, il avait de l’entrainement dans ce domaine grâce à «sa blessure de combat»-. Cependant, expulser le chakra, et le maintenir de façon stable en dehors de son corps lui posait un plus grand problème. Et bien évidement, c’était au moment où il allait réussir cette étape –il le sentait- que son voisin avait trouvé opportun de lui poser une question stupide.

«Une blessure de combat ?» Il posait cette question alors qu’il venait de lui affirmer qu’il appartenait au clan Satsubatsu. Ce Genin ne devait pas être vif d’esprit, ou alors il ne connaissait pas la caractéristique majeure du clan…
Liori ne savait pas ce qui l’énervait le plus. La question stupide en elle-même ? Ou tout simplement la comparaison de l’héritage que lui avaient légué ses parents à une vulgaire blessure. Peu importe, il se contenta de regarder fixement Sokka sans rien dire, afin de le mettre mal à l’aise et de lui faire comprendre qu’il venait de poser une question très bête.

Le bruit caractéristique d’un Esio en déplacement se fit entendre, et Liori arrêta son petit jeu pour retourner à sa tentative d’apprentissage de la technique. Le professeur medecin passa devant eux –ils se trouvaient tout les deux au premier rang- et observa leur résultat, avant de repartir sans rien dire.

Liori, c’était inutile de réagir comme cela.

[Liori] – *Je sais mère…*

Liori essaya de retrouver sa concentration pour exercer sa technique, entendant à peine les timides excuses que lui présentait Sokka. Il ne lui fallut que moins d’une minute pour refaire toute les étapes qu’il avait lentement traversées auparavant. Et il fallut autant de temps à Sokka pour à nouveau penser, ouvrir la bouche, agiter le muscle rose dedans, expulser de l’air et faire des figures bizarres avec ses lèvres.
Bref, pour parler.

[Sokka] – J’ai vu que tu avais un bandeau. Tu es donc Genin comme moi. *Non, moi je ne suis pas obsédé par l’idée de parler avec un parfait inconnu.* Est-ce que ça te dirais qu’on s’entraîne sur cette technique ensemble ?

Avant de répondre, Liori prit le temps de regarder la feuille de Sokka. Il semblait avoir moins de difficulté que lui à exercer cette technique. Il considéra ce fait, puis le temps à l’extérieur avant de répondre.

[Liori] – Pourquoi pas. Allons-y maintenant.

Rester ici n’était effectivement plus très utile, maintenant que la partie théorique avait était abordé. De plus il avait déjà passé toute une semaine à étudier des textes dans sa chambre, s’entrainer au grand air ne lui ferait pas de mal.

[Direction le terrain d’entrainement, Sokka poste le sujet
(beuh, ce message est nul)].

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Dim 14 Sep - 16:42

Liori: + 21 XP (bonus genin inclus)
Sokka: + 12 XP (le bonus genin viendra à la fin du mois Smile.)

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Mer 17 Déc - 21:44

[Vu que le début se passe ici. je le poste ici. =x]

Décidément, Kiri était toujours abonné au même temps, la pluie. Sokka se motiva de se rendre à l’académie. Il avait entendu parler d’une technique qui avait l’air bien. De plus elle pouvait être utilisé en même temps que Chakra no Mesu. Elle pouvait qu’être efficace. Enfin il rentra dans le bâtiment.

* Rofl. J’ai oublié où se trouvait l’amphi Médecine… Pourvu que je n’arrive pas en retard…

Le Genin se dépêcha courant dans tous les sens, et trouva enfin la salle désirée. Il s’installa près de la fenêtre au milieu de cette dernière colonne. Le professeur n’était pas encore arrivé. Est-ce que ça serait Esio encore une fois? Pourquoi pas. Soudain des bruits se fit entendre. On remarquait clairement un boitement dans cette démarche. C’était un homme aux cheveux bleus et longs qui était apparu. Il regarda rapidement la classe et prit la parole.

Nimuro – Bonjour à tous. Je suis Nimuro, et c’est donc moi qui ai été choisi pour ce cours. Aujourd’hui nous allons apprendre une technique nommé Shi no Mai. Tout d’abord cette technique est offensive. Elle permet de frapper son adversaire qui lui, verra perdre de l’énergie vitale.

Effectivement intéressant. Il n’était donc pas venu pour rien. Le Genin continua d’écouter attentivement tout le cours théorique. Quelques étudiants avaient lâché, ils s’étaient effondrés sur leur table. D’autres comme Sokka écoutait attentivement, scrutant les moindres gestes du Juunin. Quand allait-il passer enfin à la pratique. C’est seulement ça qu’attendait le Kawaki. Pour lui, le plus grand discours n’est rien sans acte.

Il fallut attendre encore une trentaine de minutes pour que son vœu se réalise. Il se remémora donc les principes de cette technique. Tout d’abord bien sûr, on devait malaxer du chakra et le concentrer au niveau des mains. Une chose devenue un peu habituelle pour Sokka. Cependant, les mauvaises habitudes étaient présentes aussi. Son chakra voulait s’expulser de lui-même comme pour faire un scalpel. Il se souvint de ce que disait Aya, il avait trop de chakra au niveau de ses mains ce qui le pressait pour sortir. Il essaya donc de réduire le flux. Enfin, il contrôlait la sortie de ce dernier. Mais cela piquait toujours sa peau. Au moins, il savait exactement quand le chakra s’expulser de son épiderme.

* Et donc, après… Il faut faire quoi déjà ?!

Déjà oublié. Il n’osait pas demander qu’elle fût la suite. Il devait s’en souvenir. Pas moyen, de s’en souvenir. Il regarda autour de lui pour voir. Certains effectuaient des signes astrologiques. Sokka mima donc ceux qui avaient mieux écouté que lui. Il avait à présent une assez fine couche de chakra au niveau de ses poings. Et donc, avec ceci, il suffisait a présent de frapper ? Frapper quoi d’ailleurs. Sokka n’avait pas remarqué que des binômes étaient formés et qu’ils se touchèrent pour voir les effets de la technique. Nimuro observait comment cela se passait. Le Genin tourna la tête et vit un autre esseulé, ça allait être lui son coéquipier du cours. Le Kawaki stoppa sa technique et se rapprocha de lui.

Sokka – Salut.

??? – Lut…

Sa voix était a peine audible. Soit Sokka avait trouvé quelqu’un de moins causant que lui, soit il n’était tout simplement pas réveillé. Peut-être quand se forçant un peu, il allait être plus bavard.

Sokka – Moi, c’est Sokka. Ca te dit, qu’on fasse cette leçon ensemble ?!

??? – Ok. …m’appelle Ryo.

Décidément, il n’était vraiment pas motivé. Le jeune homme fit signe que le Kawaki pouvait commencer en essayant sa technique sur lui. Ce dernier effectua de nouveau le protocole pour cette technique, et frappa par petits coups. A chaque fois, un halo vert s’échapper de l’endroit où était frappé Ryo. C’était donc là tout l’intérêt de cette technique. Vider l’énergie de son adversaire tout en le frappant. Cela ressemblait à Jinsei Noshi, mais de façon encore plus offensive.

Puis les rôles s’échangèrent. Sokka n’aimait pas l’idée de se laisser faire frapper. Ryo quant à lui esquissait un sourire, avant de frapper violemment. Il enchaîna par plusieurs coups de poings, alors que le Kawaki était à terre. Nimuro intervint.

Nimuro – Cessez de suite. J’avais dit d’à peine toucher quelques fois pour voir les effets de la technique. Pas d’acharnement. (Il prit Ryo et le sépara. Les autres élèves étaient regroupés autour d’eux.) Allez suivez-moi. On va discuter en dehors de cette salle. Pour les autres, le cours est terminé. Vous pourrez vous exercer chez vous.

Plus tard, le Juunin et les deux protagonistes se retrouvaient dans le couloir. Sokka était gêné, lui qui voulait juste apprendre.

Nimuro – Expliquez-moi comment vous êtes arrivés à vous battre.

Ryo – Il a commencé. Alors je lui rendu la pareille. C’est tout.

Sokka – Il était mon binôme pour l’entraînement que vous tenter de nous apprendre, Sensei.

Nimuro reprit la parole et fit la morale aux deux shinobis qui promirent de ne plus recommencer. Plus tard à la sortie, de l’académie, les deux agitateurs se retrouvèrent. Sokka voulu savoir pourquoi l’autre avait agit ainsi. Ce dernier sortit des excuses vaseuses, et comment à insulter le Kawaki. C’en était trop, il fallait que quelqu’un le corrige et proposa un combat pour qu’il se calme. Il accepta.

Ryo – Je t’ai déjà botté le cul une fois. Si ça ne te suffit pas.

Sokka – Si tu es si confiant, commençons de suite.

L’étudiant se rua sur le Genin qui lui n’eut pas trop de difficulté à l’esquiver. Puis, il pensa que cette bataille puérile pouvait l’aider à approfondir la technique qu’il avait tout juste découverte. Il prépara donc sa technique et attendit le retour de son adversaire qui ne lui avait aucune tactique. Il le cogna le torse pour le stopper et finit par un direct en pleine face. Des flux verts apparaissaient à chaque choc. Il la connaissait donc correctement cette technique. Sokka était heureux, il venait de se prouver qu'il avait appris correctement cette technique, cela prouvait qu'il était plutôt doué et doté d'une bonne mémoire. C’était la première fois qu’il acquit une technique aussi rapidement et espérait que cela allait durer. Puis il jeta un coup d’œil hâtif sur son opposant, son nez pissait le sang.

Ryo – Sal…

La suite était incompréhensible car c’était dissimulé par une expiration assez forte. Sûrement pour chasser le sang qui s’accumulait dans ses narines. Le Kawaki espérait que Ryo avait compris de ne plus foncer tête baissée. En vain. Ce dernier sortit un Wakizashi d’environ trente centimètres, et courut de nouveau vers le Genin. Pour faire comme si ils se battaient comme rivaux égaux, le garçon au teint mat sortit son Katana «Heiwasensou» pour parer le coup. Ce qu’il fit et continua jusqu’à temps qu’il réussisse à écarter les lames d’entre leurs corps pour envoyer un nouveau choc du poing gauche. Par surprise, le receveur de ce coup, lâcha son arme. Déséquilibré, il tomba en reculant.

C’était fini. Sokka n’était pas fier de ce qu’il venait de faire mais il le fallait. Il se rapprocha du jeune homme le pointant au visage avec son Katana et ramassa le fourreau de l’arme de son adversaire.

Sokka – Merci pour ce cadeau. On va dire qu’il y avait un pari dans ce combat. Le perdant devait donner son arme au vainqueur. Puis tu ne la mérites pas, cette petite merveille…

Sur ces mots, Ryo s’enfuit vociférant des insultes racistes, et jurant de se venger. C’était donc ça la cause du combat. Il était raciste sur le fait que Sokka avait le teint mat. C’était affligeant. Puis, il attacha son présent à la ceinture. Il était vraiment magnifique. Le fourreau était d’un noir mat orné d’un symbole en or. Le symbole représentait un chrysanthème. C’était une offrande si ravissante. Sokka allait réellement le garder mais juste pour la décoration. Puis enfin, il se dirigea vers sa demeure, pour se préparer un nouveau lendemain.

[Demande de validation de Shi no Mai. Merci d’avance =p. Et comme c’est indiqué dans le Rp, Sokka n’utilisera pas sa nouvelle arme dans les combats, donc pas besoin de la payer. ^^ ]



MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Jeu 25 Déc - 1:02

Encore une fois, Sokka se retrouvait dans les bâtiments de l’académie, suite à la demande d’une certaine personne, qu’était sa mère. En effet, celle-ci fut étonnée qu’il ne connaissait pas de technique primordial comme Gakuryoku Kaibougaku ou encore Shi No Shiru. Il était donc parti de bonne heure pour apprendre la dernière citée. En assistant à ce cours, il saurait quelles parties du corps frapper pour réellement faire mal. Pour un médecin spécialisé dans le style offensif, ce n’était donc plus que nécessaire pour pouvoir être utile au beau milieu d’un combat.

Le voilà donc entrant de nouveau dans l’amphithéâtre réservé aux cours de médecine. Le Kawaki était vraiment à l’avance, car la salle était quasiment vide. Au moins, il pouvait choisir sa place habituelle, c'est-à-dire environ à la moitié de la colonne de tables la plus proche des fenêtres. En s’asseyant, il décrocha son Wakizashi fraîchement acquis, commença à l’examina plus sérieusement. Il était d’une rare qualité, la lame n’ayant pratiquement servi, ou alors utilisé avec grand soin. Puis enfin, sur le fourreau, une fleur était dessinée, cela ressemblait à un chrysanthème. Mais c’était aussi un symbole.

*Quelle signification déjà ? Hum je l’ai déjà vu… Mais où ?

Le Genin resta immobile complètement absorbé par ses réflexions, qu’il ne vit pas la salle se remplir doucement. Désormais, ce n’était plus du tout, calme, elle était tout simplement rempli de chahut témoignant sur la surexcitation des autres. Puis la cloche sonna, le cours allait donc commencer. Sokka sortit de ses pensées, les autres bavards se clamèrent peu à peu.

* C’est vrai, j’ai encore oublié de regarder qui allait assurer ce cours. Ma mère m’a dit que ça serait principalement que de la théorie, donc je vois bien…*

C’était lui, arrivant sur son fauteuil roulant, Esio. Pour Sokka, c’était tout simplement une encyclopédie la plus complète qui pouvait exister dans les domaines dans lesquelles il était appliquées. Le jeune homme au teint mat l’admirait tout simplement. Pour lui, il était parfait pour ce cours, il suffisait juste de bien s’accrocher pour tout comprendre. Etant arrivé à l’estrade, et que le silence était présent, il prit la parole.

Esio – Bien, aujourd’hui nous allons apprendre une technique assez spéciale, vu que ce n’est pas réellement une technique mais plutôt un savoir. Un savoir qui vous permettra tout simplement de connaître tous les points anatomiques, qui vous seront utiles pour que vous fassiez plus mal quand vous frappez, et aussi le mettre plus rapidement au tapis ou le faire mourir. Shi no Shiru est donc un savoir de la mort comme son nom l’indique.

Face à cette introduction, tout le monde avait l’air ahuri, dépassé. Ils allaient apprendre une technique pouvant donner la mort plus facilement à l’ennemi? C’était don plus qu’intéressant d’assister à ce cours. La surexcitation était revenue suivie par les bavardages.

Esio – Mais croyez-vous que ce sera simple ? Bien sur que non. Vous n’avez qu’une connaissance très sommaire sur notre anatomie! Par exemple toi, là-bas au dernier rang saurais-tu me dire où se trouve la tarse ?

L’élève interrogé était gêné d’une part tout le monde le scrutait en attendant qu’il fasse le moindre geste, d’autre part car il ne savait sûrement pas la réponse. Esio ne l’avait pas fait par l’humilation, mais pour qu’ils prennent conscience que d’avoir une culture correcte ne se faisait pas d’un claquement de doigt. Et c’était vrai que suite a cette intervention, le silence régnait en maître dérangé seulement par la voix du professeur.

Esio – Bref, passons. Nous avons une assez longue leçon aujourd’hui.

Il continua donc son cours en dévoilant certaines parties du corps qui était assez intéressantes de casser briser, frapper, ou juste toucher pour handicaper fortement son adversaire. Par exemple il suffisait d’exercer une certaine pression sur la main pour que celle-ci se met a se contracter violemment. C’était particulièrement utile pour désarmer un adversaire. Le génie continua la longue liste et les enchaîna tellement vite, qu’il était difficile de tous les répertorier pour ceux qui avaient encore le courage, l’espoir de pouvoir tout noté. Pour Sokka, c’était simple, il se fiait à sa mémoire, assez conséquente.

Il avait en fait, simplement trouvé une technique qui lui permettait de facilement retenir les os, muscles, ou encore nerfs dont parlait Esio. Il associait mémoire auditif et visuelle. Simple et efficace. Quand le professeur citait un nom, le Genin essaya de suite de le repérer sur son propre corps et d’imaginer comment fallait-il s’y prendre pour accentuer la douleur. Par exemple un bon coup de pied ou de poing touchant de biais le genou pouvait faire déséquilibrer l’adversaire ou carrément si on applique plus de force, de déloger la rotule de son emplacement, et désarticuler la jambe.

La journée avançait, plusieurs élèves avaient déjà abandonné de suivre correctement le cours si intensif. Le Kawaki ne faisait pas parti de ce groupe. Sa méthode lui avait permis de mémoriser le principal. Le soleil était à son point le plus haut, il allait donc être bientôt midi, et la leçon allait être terminée. En effet la cloche sonna, les étudiants se dépêchèrent de sortir, comme si ils étaient enfin délivrés d’une certaine torture. Si c’en était réellement une, Sokka serait un véritable masochiste. Il fut donc un des derniers à sortir prenant soin de remercier Esio, pour l’admirable cours qu’il lui avait offert. Ce dernier répondit simplement par un sourire. Le jeune garçon au teint mat savait maintenant grâce à lui faire plus mal.

En sortant de l’académie, le mystère du début réapparut, le mystère sur le Wakizashi. En effet, il pensait de plus en plus qu’il n’était pas à Ryo, qu’il l’avait tout simplement volé. Il faudrait qu’il vérifie. C’était donc dans cette idée que le Kiréen se dirigea chez lui, pour déjeuner… un bon bol de ramen.

[Demande de validation de la technique Shi No Shiru. Merci d’avance =D]



MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Jeu 25 Déc - 1:10

Sokka: +30 XP (bonus genin inclus) - Techniques validées.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Sam 3 Jan - 20:57

J'ouvris la porte de l'amphithéàtre de médecine, et entrai dans la pièce spacieuse. A ma grande surprise, je m'apperçus que les gradins étaient presque vides, à peine quatre élèves de plus... Le tableau était encore noir, et aucun professeur n'était encore arrivé dans l'amphi... J'en profitai pour me ressasser les évènements de la nuit précédente, lors de mon dialogue avec Hyô. Il n'avait pas compris, enfin, peut-être. Il croyait sûrement que moi aussi, je l'avais suivi par envie de découvrir l'Homme de Glace... Le fait est que je n'avais pas grandi à Kiri. J'habitais ce village depuis peu, quelques mois tout au plus.

* Mais il m'a beaucoup appris... Le sens du devoir. Mais aussi le sens de la vie... *

Je n'eus pas le temps de pousser mes réflexions plus avant, car le panneau s'ouvrit une fois de plus, mais laissa cette fois un homme aux longs cheveux bleus entrer. Il boitait alors qu'il se dirigeait vers le bureau situé devant le tableau. Nous regardant tous avec ses yeux étonnament grands, il s'éclaircit la gorge, et prit la parole rapidement.

« Bonjour à tous. »

Sa voix était plutôt chaleureuse, et il parlait calmement.

« Je m'apelle Nimuro. Comme vous pouvez le voir, je suis médecin... On m'a choisi car je suis sûrement le plus qualifié à vous faire découvrir la voie de la médecine. Techniquement parlant. Nous allons donc aborder aujourd'hui la technique de Régénération... Cette technique est le pilier de tout médecin qui se respecte, s'il désire survivre au combat. Elle consiste, comme son nom l'indique, à régénérer les cellules de votre corps à l'endroit où vous auriez été touchés lors d'un combat. Vous pourez donc aisément comprendre l'utilité de cette technique. Je vous laisse y réléchir, pendant que je passe parmi vous. »


Le professeur n'avait pas été très clair sur le fonctionnement de la technique, ni d'ailleurs sur ses conséquences directes, mais je préférai m'abstenir de le questionner. Avec un peu de chance, il approfondirait ces points plus tard.... Alors qu'il passait près de moi, il déposa un rouleau, portant l'inscription:

-Eisei: Régénération-

Je l'ouvris, intrigué. Il ne comportait pas grand chose, seulement un schéma des signes à effectuer, au nombre de cinq, ainsi qu'un petit récapitulatif des effectifs de la technique...

« Comme vous pouvez le lire dans ce rouleau, la technique de régénération ne dispose pas d'un unique effet. En plus de remplacer vos cellules, ce qui a pour effet de refermer la plaie, cette technique vous affaiblit. »


Sur ce dernier mot, il baissa le son de sa voix. Cette technique remplaçait les cellules endommagées... Elle devait donc certainement éliminer les cellules défectueuses afin de les remplacer par des cellules en état de marche , ce qui demandait certainement une décharge d'énergie supplémentaire, et donc une perte de chakra supplémentaire.

* En clair, on se soigne, mais on s'affaiblit... Super. *

Comme pour confirmer mes pensées, Nimuro retourna s'asseoir derrière son bureau, et prit de nouveau la parole:

« En effet, votre corps devient beaucoup plus actif qu'à l'accoutumée. Tout d'abord, vous augmentez le rythme de production des cellules. Créer des cellules demande de l'énergie, et du chakra, c'est donc une première source d'affaiblissement. De plus, votre corps doit nettoyer la plaie des cellules endommagées, et les éliminer pour pouvoir les remplacer. En soi, ce processus n'est pas énormément épuisant. Ces deux effets de la technique combinés produisent tout de même une fatigue corporelle... Vous devrez donc faire attention à son utilisation. Ah oui, j'allais oublier... Plus vous maintiendrez la technique longtemps, plus vous consommerez de chakra. Et sans chakra, vous n'êtes plus rien en combat, ne l'oubliez pas... »

Les mots de Nimuro eurent un impact assez important sur les élèves qui assistaient à ce cours. Il essayait probablement de nous faire comprendre ce qu'était la médecine, concrètement. De ce que j'avais compris des explications de Nimuro, la médecine était tout d'abord un art. Qui, comme tout autre art, s'apprend, s'améliore, s'approfondit... De plus , la médecine consistait principalement en l'identification d'effets divers, et la compréhension de son propre corps, pour ensuite pouvoir parvenir à exercer cet art avec plus de précision. Pour tenir en équilibre sur les mains, on doit comprendre qu'il faut se tenir droit, gainer, dégager les épaules, puis trouver l'équilibre à l'aide de ses mains. C'est pareil pour la médecine. On identifie le composant, son action sur le corps, et on sait y répondre, car on connaît son corps...Mais comme tout art, il ne peut jamais atteindre la perfection... C'est le sens de la médecine que j'avais tiré des propos étranges et peu clairs de Nimuro...

Mais ils chamboulaient mon esprit, touchaient mon être au plus profond de lui même. S'il était possible de remplacer les cellules, il devait être aussi possible de les synthétiser. En poussant mes recherches, il serait donc théoriquement possible de vaincre ce que tous redoutaient, qu'ils soient seigneurs puissants, riches à faire peur, ou pauvres paysans vivant dans la crainte d'une mauvaise récolte. En théorie seulement. Je savais très bien qu'un corps en vie n'était rien sans son âme. Et l'âme, aucune technique n'aurait le pouvoir de la synthétiser, de la préserver, ou de la récupérer. Lorsqu'elle s'enfuit, on ne peut rien y faire. Elle part courir sur les chemins de l'esprit, et abandonne le corps qui pourrit dans sa tombe. Elle survit à la mort.

* C'est ça, la seule réponse possible à la vie après la mort. L'âme. Rien ne peut faire revivre un mort, mais rien ne peut détruire l'âme d'un mort... *


Ce cours avait pris une tournure éthique, il avait amené de la réfléxion chez nombre d'élèves présents. Probablement était-ce le but de Nimuro. Faire réfléchir ses élèves au traves d'un exemple concret, la technique de régénération, afin de leur éviter des erreurs amères qu'ils auraient pu regretter... Nimuro rompit alors le silence qu'il avait amené.

« Bref, la technique de régénération, bien que très utile, devra faire preuve d'une utilisation parcimonieuse. Nous allons passer maintenant à la technique. Après ce cours, je vous enjoindrais fortement à dormir un peu et, dans les cas les plus désespérés, à faire un tour à l'hopitâl. »


Puis, défiant son pied boitant, il passa devant le bureau, et sortit un kunai d'une poche de sa veste. S'entaillant légèrement le dos de la main, d'une coupure très légère, il reprit la parole.

« Démonstration. Que vous pourrez reproduire après. Bien entendu, je me rendrai vers chacun d'entre vous. Cette technique n'est pas très difficile, mais je préfère pallier aux risques. Ah, j'allais oublier... N'éxagérez pas lorsque vous vous blesserez, juste une légère coupure. Vous ne maîtrisez pas encore la technique... »


Se taisant, il effectua la série de signes. Sa main fut entourée quelues secondes durant d'un halo bleuâtre, et sa blessure se referma à vue d'oeil. Quelques minutes plus tard, elle était effacée, comme si elle n'avait jamais existé.
Je me répétai une minute les points importants de la technique: tout d'abord, une série de singes, relativement simples. Je me les répétais dans ma tête, jusqu'à ce qu'ils y entrent parfaitement. Un , deux, trois, quatre, cinq. Cinq symboles plutôt simples brillaient désormais dans mon esprit.

[Suite au prochain post]

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Sam 3 Jan - 21:01

Nimuro s'attaquait désormais à enseigner la technique au premier de nous cinq. Je décidai d'observer. Tous firent silence. Nimuro saisit son kunai, et le tendit à l'étudiant qui le saisit d'une main tremblante. L'automutilation n'avait jamais été un talent ninja, et encore moins un talent humain. Cela resterait à jamais un talent animal, contre-nature pour un humain. Pour un renard, peut-être. Il préfèrera se mutiler pour se libérer d'un piège que l'on aura tendu à son intention. Il se libèrera, même s'il doit souffrir pour cela. Mais un humain, n'oserait jamais, et se laisserait capturer.
Le jeune étudiant s'entailla proprement et très superficiellement le dos de la main. Si Nimuro avait choisi cet endroit, c'est qu'il devait avoir une raison.

* Tout d'abord, ça ne va sûrement pas saigner beaucoup. De plus, ça peut entraver l'accomplissement de la technique. Un petit obstacle supplémentaire qui vise sûrement à nous faire acquérir une maîtrse plus grande, et plus efficace, de cette technique... *


Le jeune étudiant répéta les signes rapidement. Le dos de sa main s'entoura alors d'un halo bleuté, alors que sa blessure se refermait peu à peu. Cependant, la dose de chakra n'avait pas dû être suffisante. La cicatrisation fut incomplète. Un point de plus a retenir. Si la dose de chakra n'était pas proportionnelle à la taille et l'importance de la blessure, la cicatrisation pouvait se révélér incomplète, dans le cas d'un déficit de chakra, ou bien les cellules pouvaient se fatiguer plus que nécéssaire, et la fatigue serait alors en conséquence de cette dépense d'énergie: démultipliée.

« On recommence une fois de plus. Ah, oui. Essaie de doser ton chakra par rapport à la blessure. Ici, tu en as utilisé trop peu. Ajoutes la quantité nécéssaire. Mais pas plus. »


Et il réitéra sa tentative. Pendant ce temps, je saisis une feuille, et y notais brièvement les points importants de la technique. La théorie, la pratique. J'avais beau positiver, je ne voyais que les points négatifs de la technique: la fatigue des muscles, la destruction de cellules endommagées, mais pas mortes... Tout cela était plutôt négatif. Détruire pour reconstruire, certes. Mais si l'on détruisait trop, et que l'on détruisait trop peu, ou si l'on se contentait, involontairement, de détruire, uniquement? Les conséquences de cette technique pouvaient se révélér néfastes, si l'utilisation en était trop fréquente. En bas de page, je griffonais alors une annotation en gras:

« A utiliser avec parcimonie »

Je relevai la tête. Un des quatre étudiants avait déjà quité la salle, un deuxième s'entraînait. Les trois autres attendaient leur tour, relisant leurs notes. Je jetai un oeil par la fenêtre. On voyait décidément beaucoup de choses par une fenètre. Un simple bout de verre transparent, doté d'un pouvoir magique. Celui de montrer le monde à son utilisateur émerveillé. Ici, un vulgaire cabot, qui traîne dans les rues, et là, des gouttes de pluies qui s'écrasent violemment contre les toits.

« On rêve? »

Je me retourne. J'ai dû errer un peu trop longtemps. Tous les autres sont déjà partis, et je m'apperçois avec surprise qu'une heure à déjà passé.

« C'est à toi maintenant. »

Alors je me replace dans le contexte. L'apprentissage d'une technique. La régénération.

« Ah, oui. Désolé. »

Je saisis alors le kunai que Nimuro me tendait. Un petit moment d'apréhension, puis plus rien. Une pensée envers le renard, qui, désormais, gambade, claudicant, dans la forêt.

* Soyons inhumains, pour une fois... *

Deux dixièmes de secondes plus tard, et c'était fait. La lame avait mordu très superficiellement dans ma chair. Une petite goutte de sang sortit de la coupure, lentement, comme si elle était mieux à l'intérieur, comme si elle n'avait jamais voulu sortir. Elle alla s'écraser au sol, très discrètement, sans un bruit. Je contemplai un instant ma main, barrée d'un trait déployant un halo rougissant. Puis je sentis arriver la douleur, comme des légers picotements. Je dus me forcer à ne pas y résister, et la laissai imprimer sa marque rouge sur ma main. Ce n'était pas très douloureux, comme une goutte de cire brûlante tombant sur la peau.

« Allez. »

J'acquiesçai. Il était temps de tenter cette fameuse technique. Puisant dans ma réserve de chakra, je l'envoyai en direction de la blessure, aidé et guidé par les signes de l'incantation que j'avais exécuté relativement vite. Le chakra coulait dans mes veines, innondant mon bras, comme un raz-de-marrée dans un estuaire. Contenu, et calmé par les signes, comme une vague serait calmée par une digue, comme les gouttes de pluie seraient interceptées par les gouttières.

A ma grande surprise, je sentis alors ma blessure se refermer. Complètement. Trop de chakra. Un léger picotement dans ma main, puis plus rien. Tout allait bien. Ma tête me tournait.

« Exemple parfait du deuxième cas de figure: tu as utilisé trop de chakra, tu n'as pas pris le temps d'analyser ta blessure. L'analyse est un facteur important pour tout médecin. La taille de ta blessure, le lieu de celle-ci, et sa profondeur. Ces trois facteurs, tu dois les prendre en compte lors de l'exécution de ta technique. Si tu ne le fais pas, ta technique sera toujours inutile. Elle est déjà assez épuisante pour ton corps, pas la peine d'en rajouter. Réessaye, et cette-fois, évalue ta blessure. »

J'inclinai la tête. Cette fois, me mutiler fut plus facile, comme si je m'habituais à la douleur. Je puisai à nouveau dans ma réserve de chakra, utilisant du mieux que je le pouvais les signes. Cette-fois cependant, je sondai ma blessure. Celle ci était relativement superficielle. Dose après dose, quantité après quantité, je rassemblai tout le chakra nécéssaire à l'exécution de la technique.

« Saisei! »

La blessure se referma à vue d'oeil. Cette fois, il n'y eut pas de perte. Cependant, je sentis une légère fatigue s'installer en moi, comme un poison insidueux à l'oeuvre... La technique avait oeuvré à la perfection, ou presque. Il ne restait plus aucune trace de la blessure.

« C'était mieux. Il ne te restera qu'à la tenter en situation de combat. Ici, tout est calme. Tu devras t'entraîner pour la maîtriser à la perfection, mais ces bases te serviront déjà bien. En combat, tout est plus rapide. Mais tes sens le seront aussi. Allez, tu peux partir. »


Je ne me fis pas prier.Ramassant mes notes, je sortis au pas de course rejoindre la pluie glacée du village qui coulait dans mon cou, me rafraîchissant après cette épreuve. Le village était silencieux, et, derrière les nuages qui commençaient à se former, on pouvait appercevoir la lune pointer le bout de son nez éthéré... Un passage par la case « dodo » était fortement recommandé... Levant la main haut derrière moi, je souhaitais bonne nuit aux étoiles.

[Un peu de philosphie de trottoir, afin d'apprendre la technique de Saisei^^]

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Sam 3 Jan - 21:05

Shuo: + 20 XP (bonus genin inclus) - Technique validée.
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