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 Amphi pour les cours de Médecine

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MessageSujet: Amphi pour les cours de Médecine   Lun 31 Mar - 19:17

Rappel du premier message :

Esio peinait quelque peu avec sa chaise. Bien sûr, il y était accoutumée depuis maintenant dix neuf ans...
On venait de changer les pneus vieillissants, ils n'étaient pas encore rodés, encore trop dur pour sa paume des mains.
On avait installé une rampe, exprès pour lui, afin qu'il puisse accéder sans empreinter les escaliers à l'estrade. Achyuta était déjà présent. Il semblait méditer, comme en témoignait la posture de ses mains, et les yeux mis clos.

La carrure du médecin guerrier était vraiment impressionnante. Esio se surprit à penser qu'il aurait vraiment été désagréable d'avoir à affronter un tel adversaire. "Heureusement", cette situation des plus cocasses ne se produirait jamais. Encore aujourd'hui il ne savait pas la situation était si "heureuse".

Achyuta, à l'approche de son confrère, ouvrit les yeux, affichant à un regard d'une fermeté incroyable.

[Achyuta]"- Bonjour, Esio. Comment te portes-tu ?"

[Esio]"- Bien...mais disons que chaque jour suffit à sa peine."

Le guerrier sourit, la culture de son interlocuteur immense, et il se demandait même, si dans une joute théorique sur la philosophie zen, il réussirait à s'imposer.

Nimuro, était le dernier à parvenir à la salle. Il boitait comme toujours, mais Esio le soupçonnait de ne pas vouloir se soigner alors qu'il en avait la possibilité. Une sorte d'expiation de ses péchés et démons personnels. C'était proche, d'une certaine manière, du masochiste, mais terriblement compréhensible.
L'homme aux cheveux bleu salua ses collègues et s'assit parmi eux.

Les élèves arrivèrent petit à petit. Aujourd'hui, ils avaient décidé que ce serait Esio qui ferait la présentation des professeurs. Une fois qu'il jugea que la salle était pleine ou plutôt qu'elle ne se remplirait pas plus, il prit la parole. Il était peu imposant, et un bruit de fond, des murmures persistaient. Il n'en tient pas compte.

[Esio]"- Bien, les professeurs Nimuro, Achyuta et moi-même vous enseignerons sur qu'il est nécessaire de savoir les arts de la médecine."

Il marqua une pause, et jaugea son public du regard.

[Esio]"- Gardez à l'esprit qu'être actif et attentif en cours est le meilleur moyen pour acquérir le plus rapidement les bases. Evitez de suivre votre instinct grégaire...sinon vous vous metterez vous même des bâtons dans les roues."

Il sourit et jeta à un regard aux deux autres gradés, cherchant leur assentissement...
Achyuta renchérit...

[Achyuta]"- Souvenez vous qu'être homme est facile, mais être un Homme est difficile..."

Esio conclut.

[Esio]"- Et maintenant commençons..."

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Dim 18 Jan - 21:01

Cela fait déjà un petit moment, que je n’avais pas foulé le pied dans ce bâtiment. L’académie, endroit de savoir et formation pour apprenti shinobi et quelques aguerris. Pas le temps, ou alors la dernière expérience là-bas était assez mauvaise. Pourtant je devais y retourner, pour apprendre toujours plus. J’avais entendu que ce jour même, Achyuta Durga, le «médecin colossal», allait faire un cours sur les faiblesses du corps humains, et comment en profiter, nous les eisei-nin. Je me dirigeais nonchalant, vers l’amphithéâtre où allait se dérouler ce cours, qui méritait d’être passionant.

La salle était déjà plein, quand j’arrivai, cherchant à prendre une place. La seule de libre se trouvait au premier rang, près du bureau du professeur. Je m’installai donc là, en me disant qu’au moins, je ne pourrais pas perdre une miette de ce que dirait, le «géant». D’ailleurs, il ne fut pas attendre longtemps avant qu’il rentre dans la salle. D’un seul regard il balaya les élèves qui se mirent a cesser le brouhaha. Le cours pouvait commencer.

Achyuta – Pour commencer, je me présente à ceux qui me connaisse pas. Je suis Achyuta Durga, professeur dans la voie Eisei mais plus spécialisé dans la version offensive. Aujourd’hui nous verrons les failles que peut présenter un corps humain. Car il est loin d’être parfait. Un seul coup bien placé pourrait soit le tuer, le faire évanouir, le faire souffrir infiniment. Et nous sommes ici, pour les apprendre et les utiliser sur nos adversaires.

Il marqua une pause pour laisser les étudiant digérer ses paroles. Un sourire en quoi s’affichait discrètement. Il n’attendait que la suite, que nous passions à l’action. Il fallait pourtant avant expliquer, exposer la partie théorique de ce cours.

Achyuta – Aujourd’hui nous allons voir pour les bras. Certes, on vous a dit que le bras n’était pas très important car il ne contient aucun organe vital. Mais ces gens-là ne disent que partiellement la vérité. Car, en combat, être handicapé d’un ou de ses deux membres supérieurs, ceci est synonyme de défaite sauf pour les plus doués. Ainsi vous pourriez être très avantagés en faisant cela à votre opposant. Bien nous allons bientôt commencer la pratique. Tout d’abord sachez qu’il y a cinq points qui pourraient nuire votre ennemi. Nous avons la main, le pouce, les phalanges, le coude et enfin l’épaule. Passons à la démonstration. Qui se porte volontaire ?

Je me retournai pour voir qui serait le courageux qui oserait lever la main. Personne n’osait… sûrement par peur. Pourtant il fallait que quelqu’un y aille. La tension imposée par les yeux du professeur, augmentait. Il fallait que cela cesse. J’allais me porter volontaire, quant à une jeune fille assise à ma gauche leva la main. Elle semblait plus jeune que moi, mais son bandeau accroché à la taille montrait qu’elle avait plus ou moins la même expérience que celle que j’avais acquise jusqu'à maintenant. La genin se leva détermina, puis s’approcha du Jounin.

Achyuta – Bien. Ne t’inquiètes pas, je ne ferais pas réellement les techniques, je montre juste les endroits et comment faire.

Tout d’abord, il commença à prendre la main de la jeune fille avant de toucher un point précis. Il prévint que s’il avait mis plus de force à cette endroit, la main aurait du se contracter et se décontracter violemment. Il continua à lui prenant le pouce d’une façon particulière appliquant une certaine tension, encore une fois il précisait les effets que ça aurait du faire. Il enchaîna ainsi avec les 4 autres endroits du bras.

Achyuta – Maintenant on va voir si vous avez bien compris. Vous allez vous mettre en binôme et tester par vous-même, les techniques que j’ai précédemment listées. Allez-y, Bonne chance.

Par hasard ou que sais-je encore je me suis retrouvé avec la jeune fille qui avait aidé Achyuta.

Rin –Salut, je m’appelle Rin. Tu es ?

Sokka – Sokka. Enchanté de te connaître. Tu commences ?

La jeune fille aux cheveux dorés acquiesça. Moi, j’espérais juste que ça allait bien se dérouler, que j’allais pas me retrouver une nouvelle fois face à un dingue. Et non, elle répétais juste ce qu’avait fait le colosse, sans forcer, sans mettre trop de pression. Elle commença d’abord par les phalanges et remonta jusqu’à l’épaule. Ainsi, j’avais mieux saisi comment réaliser ces techniques, qui me semblaient dans un premier abord, complexe. Une fois assimilé, il fallait gagner en vitesse, réussir son coup le plus rapidement possible. Mais il ne fallait pas confondre vitesse et précipitation. La plupart dans la salle n’y arrivaient pas. Cependant, ma collègue éphémère et moi avancions vers la maîtrise nécessaire pour pouvoir l’appliquer correctement. Quelques temps plus tard, le professeur reprit la parole.

Achuyta –Bien, tâchez de retenir ce que je vous ai enseigné, aujourd’hui. N’oubliez pas non plus de vous exercer encore sur ces techniques, c’est primordial. Sur ce je vous souhaite une bonne journée.

Les élèves se dépêchèrent de sortir alors que moi, je prenais mon temps. Je me dirigeais lentement vers la sortie. Je ne savais pas ce que j’avais d’un coup, mais je me sentais mou. Une douleur au ventre s’était installée, et faisait gargouiller mon ventre comme si une bête s’était invitée dans mon estomac. Puis ma tête, j’avais l’impression qu’elle allait exploser. J’étais tout simplement malade. C’est vrai que l’eisei-nin aura beau toujours pousser sa science, mais elle avait certaines limites. Ici, c’en était présenté une. Jamais, on pourrait se soigner d’un virus, d’une bastérie ou autres bestioles malveillantes microscopiques, à l’aide de son chakra.

J’avais froid, je gelais même, pourtant pour une fois le temps était doux. La sensation de vertige m’envahissait. Je peinais à tracer mon chemin. Où était-je déjà ? J’observais attentivement autour de moi, mais il m’a fallu atteindre de longues minutes, avant de pouvoir répondre. L’académie… Elle tournais autour de moi, je ne savais plus où donner de la tête. Ma gorge me brûlait, mon estomac se mit à ronfler de plus en plus fort. Je m’appuyais sur ce qu’il semblait être un mur. Je ne pouvais plus avancer. Qu’elle était donc cette maladie qui se ravageait en moi ? Elle semblait si terrible, si invincible. Elle avait gagné. Je me mis a genou avant de m’effondrer. Je m’étais évanoui.

***


Je me réveillai en sueur. Que s’était-il passé ? Je regardais furtivement la pièce ou j’étais et la fenête. J’étais chez moi. Et la nuit avait déjà commencé.

Saori – Hé, ben… tu as bien dormi longtemps. Heureusement que quelqu’un t’a ramené. Une véritable chance…

Sokka –Ah bon ? Et c’était qui?

Saori – Si je me souviens bien, il a dit qu’il s’appelait Kino.

Je souriais pour rassurer ma mère. Décidemment, je le connaissais à peine, et il jouait déjà les anges gardiens. Mon ange gardien. Cela semblait louche, mais bon il m’avait déposé chez moi, comme aurait un parfait compatriote ninja. C’était sur cette pensée que je rendormais à nouveau.

[Tentative d’apprentissage du domaine du corps : Ude – Bras]



MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Lun 19 Jan - 0:08

Sokka : +10 XP

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Mer 18 Fév - 22:15

[RP pour la Chirurgie/Geka. J'espère que ça passera =) ]

La journée avait bien commencé. J'avais d'abord fait un tour au parc. Le soleil brillant sur Kiri était en effet un événement formidable, quelque chose à ne pas manquer. Lui qui si souvent nous prouvait sa timidité, restant caché derrière un rideau de nuages, avait décidé cette fois çi d'être le premier sur la scène. Je n'étais probablement pas le seul à en profiter. Les rues n'avaient jamais été aussi pleines. Je laissais passer les gens à côté de moi, me glissant dans ce flux aussi aisément qu'un poisson dans l'eau. Ici, j'étais bien: peu de monde me connaissait. Lorsque je naviguais dans les rues, j'étais donc assuré de pouvoir garantir mon anonymat. Une réelle sensation de plaisir. Personne qui ne vous démasquait. La liberté, c'était un peu ça.

Le flux de monde m'entraînait invariablement vers l'académie. Je m'étais bien reposé, j'avais profité un peu à la suite de la guerre civile pour me reconstruire, même si je n'en avais pas trop souffert. Tout était resté plutôt calme. Enfin, tout de ce que mes yeux jeunes et encore abusés me permettaient alors de voir. Je souhaitais les ouvrir, mais l'ignorance apportait parfois des bénéfices, dont je voulais encore pleinement tirer parti. En attendant les prochaines tensions, il fallait m'entraîner d'arrache-pieds. Et j'avais pris assez de retard comme ça. Cette après midi, j'allais à l'académie, et je verrai bien ce qu'elle aurait à m'offrir...

Mon regard, alors que je circulais, perdu, dans l'académie ninja, avait été attiré par une petite affichette blanche, couverte d'une écriture serrée et délicate, une affichette épinglée sur un tableau de bois aux dimensions humbles. Le tableau réservé aux annonces ayant un lien quelconque avec l'enseignement de l'Eisei. Jetant un coup d'oeil rapide, j'en lus les quelques lignes. Le papier était rédigé dans un style très spécial. On aurait dit que le rédacteur avait été pressé de terminer sa rédaction. Comme si son stylo lui brûlait les doigts, en fait.

« Cours de chirurgie à l'académie.
Pour les intéressés, des cours de chirurgie au niveau genin seront donnés dans la semaine, par le professeur Nimuro. S'adresser à l'acceuil pour plus d'informations. »


Des cours de chirurgie. Je me disais Eisei-nin, mais je ne savais même pas pratiquer d'opérations. Eisei-nin, quel piètre médecin je faisais! J'allais réparer cette erreur bien vite. Efficacement, sans laisser de traces, ni vu ni connu. Me dirigeant d'un pas alerte vers l'acceuil de l'accadémie, je vis derrière le comptoir un chuunin instructeur qui ne me disait rien. Et qui, de plus, avait l'air blasé par ce qu'il faisait. A savoir Rien. M'approchant d'un pas moins sûr, je le questionnai habilement sur les cours de chirurgie. Sa réponse fut pour le moins surprenante.

« Ah. Nimuro? Oui, eh bien... C'est cet après midi. Mais il n'y a pas beaucoup de monde,hein! »

J'étais déjà parti en direction de l'amphithéâtre de médecine, tout en bénissant intérieurement la présence d'esprit que j'avais eu ce matin en n'ayant pas le temps d'avaler autre chose qu'un thé déjà froid lorsque j'avais serré mes mains endolories autour de la tasse que j'espérais chaude. Elle s'était révelée glacée. Génial, la matinée avait bien commencé. J'espérais désormais avoir l'estomac bien accroché pour ce qui allait suivre...

***


La porte de l'amphithéâtre, grande ouverte, n'avait l'air d'attendre que moi. La salle était si silencieuse que l'on se serait crûs dans un tombeau. Et d'ailleurs, l'atmosphère s'en rapprochait largement. Quelque chose d'angoissant dans l'air. Quelque chose qui prenait à la gorge. Peut-être la peur de la pratique, la peur de plonger ses mains dans les entrailles d'un être humain? La peur de toucher à l'intégrité physique du cadavre d'un congénère? Cependant, une charogne ne devait pas faire peur. C'était mort, cela n'était plus, tout compte fait! La tête haute, le courage au ventre. Ou pas. L'expérience allait rester impressionante. Mais qui ne tente rien, n'a rien... Haut les coeurs camarade, marche tout droit et ne recule pas, n'hésite pas et fonce, sinon, tu seras lâché à l'arrière, comme un vulgaire poids mort. Suis la troupe, tout en déviant de la ligne droite. Apprendre à suivre, sans toutefois le faire. Au boulot.

A ma grande surprise, la salle avait été aménagée afin de permettre un meilleur enseignement. Au centre trônait un espèce de bloc, une table large et longue, si dense que vue de l'entrée, on aurait dit une table de marbre taillé à mains nues. Tout autour, une forêt de petits tabourets. Seuls deux étaient utilisés. Surprenant, pour un cours aussi complet. J'hasardai quelques pas hésitants dans la pièce. On avait accroché aux murs des schémas complexes du corps humain, schémas toutefois peu clairs, et couverts d'annotations, effectuées à première vue à a main. Les gradins de l'amphithéâtre étaient plongés dans l'ombre, et la table au centre dans la lumière.

« Entre, n'aie pas peur. »

Le ton de Nimuro me surprendrait toujours. Quelque chose d'insaissisable perçait dans sa voix, comme une seconde parole, un chant discret s'exprimant en plus de sa voix habituelle. Je m'avançai dans la lumière de la table. Tout avait l'air un peu mystique, plongé dans l'ombre ainsi. Pour exacerber nos sens? Je risquai un regard vers la table, afin de vérifier le fond de ma pensée. Puis, je fus soulagé, à la vue de la table. Elle n'était occupée que par un mannequin. Plus vrai que nature, certes. Mais un mannequin tout de même.

« Bienvenue à tous... Enfin, à vous trois, pour ce cours... Nous allons aborder aujourd'hui des techniques de chirurgie, relativement aisées, mais nécessitant toutefois une certaine délicatesse dans l'exécution. C'est pourquoi, au lieu de vous laisser massacrer l'un de vos petits camarades, vous allez vous exercer sur le mannequin performant que voilà. »


Ce faisant, il se leva de la chaise ou il était resté jusque là caché dans l'ombre. Il en jaillissait, une baguette de bois à la main. Puis, il reprit la parole, tout en illustrant ses propos de mouvements de la baguette au dessus du mannequin.

« Sa composition est le matériau le plus proche, au niveau des sensations, qu'il existe du corps humain. La structure du corps humain a été reproduite le plus proche possible de ce que nos technologies nous permettent, ce qui nous aidera à simuler des interventions relativement proches de la réalité. Les cris de la victime en moins. »


Un léger silence suivit cette remarque finale. Assez comique, tout compte fait. Dans le tumulte du combat, rien ne serait semblable à ce que nous nous apprêtions à faire. Un tourbillon d'action, la vie du médecin étant autant en péril que celle de son patient. Enfin, c'est ce que j'imaginais du combat, du vrai. Il faudrait apprendre à se défendre si je voulais exploiter au maximum des compétences de soin.

« Vous êtes peu nombreux. Nous allons donc commencer par de la pratique, j'ai nommé les opérations de premiers soins. La base. Les premiers soins peuvent être décomposés en deux parties. Les techniques de réanimation, tout d'abord. Je pense que vous avez tous suivi des cours d'une telle nature, n'est-ce pas? »

Un petit silence gêné. Puis tous, un par un, nous acquiescâmes. J'avais souvenir de quelques informations à ce sujet que j'avais glanées dans un tome poussiéreux de la bibliothèque.

« Bien. Pour ce qui est de la seconde branche, elle représente des soins simples, afin d'arrêter temporairement une hémorragie, de fermer une plaie superficielle, ou encore d'immobiliser un membre cassé. Nous allons commencer par ce dernier point, et par l'apprentissage de la confection d'une attelle. Approchez vous de la table, et prenez-y le matériel nécessaire. »


A l'instar de mes deux compagnons d'infortune, je m'approchai d'un pas rapide vers la table. Y reposaient pour l'instant quelques bacs en plastique rigide, dans lesquelles étaient posés des rouleaux de bande à maintenir les membres, ainsi que des tiges de bois solides. Je me saisis du même matériel que les deux autres, et attendis les conseils...

[La suite arrive]


Dernière édition par Shuo le Mer 18 Fév - 22:19, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Mer 18 Fév - 22:18

[...]

« Comme vous n'êtes que trois, nous allons en profiter pour tout faire en même temps. Positionnez vous chacun à un membre, et suivez mes instructions. Ils sont intentionnellement tordus, comme s'ils étaient réellement cassés. Vous allez positionner les deux planchettes de part et d'autre du membre cassé, tout en anesthésiant la douleur de la victime à l'aide d'un flux continu de chakra. Cette étape n'est pas nécéssaire, mais peut aider à la mise en place d'une attelle. Remettre un os par le seul biais de votre chakra est presque impossible. Essayez maintenant. N'oubliez pas, un peu de chakra! »


Je me sentais un peu idiot, en face de ce mannequin, même pas vivant. C'était étrange. Je voyais que ma gêne était la même que celle de mes deux compagnons. Mais il fallait tenter. Avançant mes mains, je les apposai délicatement sur un des membres. Le contact était spécial. Le toucher était proche de celui d'une peau réelle. Mais cependant, elle n'était pas chaude, on ne sentait pas de vie dans ce corps factice. Un pantin, parodie cruelle d'une vitalité impossible à recréer artificiellement, créée dans le seul but de nous exercer. Oubliant ces facteurs déshumanisant, je fis passer un peu de chakra dans le mannequin. Pas besoin de gâcher du chakra pour un simple pantin. Puis ensuite...

* Et sur un véritable humain? Si tu ne fais pas d'efforts maintenant... Tu ne sauras jamais comment réellement appliquer ces soins...*


Un peu plus de chakra filtra au travers de mes doigts. Il fallait considérer cet exercice comme un exercice en conditions réelles. J'oubliai alors les personnes autour de moi, tout, jusqu'à la salle sombre. L'attelle fut installée en quelques minutes.

« C'est bon. Arrêtez-vous. C'est plutôt encourageant, bien qu'il faille augmenter votre rapidité par la suite. Désormais, attelons nous à la cicatrisation de blessures simples, et à l'arrêt d'hémorragies. Cette fois, vous allez officier un par un. Toi, d'abord. »


Le doigt pointé vers ma poitrine me surprit tout d'abord, puis je m'avançai plus près de la table.

« Oui? »

La réponse de Nimuro ne se fit pas attendre, toujours de sa voix étrange.

« Tout d'abord, tu tenteras de refermer une légère plaie infligée au mannequin. Il s'agit en fait d'accélerer le processus de fermeture de la blessure. Les cellules du corps humain ont en effet pour étonnante propriété de se refermer seules. Le but de cette chirurgie est de donner un petit coup de pouce aux blessures. Tu vas essayer sur ce mannequin, puis tu tenteras sur moi. La sensation n'est pas la même. »


Joignant le geste à la parole, il trancha d'un geste vif une veine factice le long de l'avant bras du mannequin. Un liquide rôsatre, pâle imitation de sang, s'écoula lentement de la blessure. J'y posai la main rapidement, surmontant ma répulion, puis je projetai mon chakra vers cette fausse plaie. J'avais l'impression d'avoir pénetré dans un bloc de pierre, rien n'était mobile. L'exécution était d'autant plus dure que je devais forcer les cellules à bouger. Un peu ici, un peu là. Le chakra s'insinuait dans les cellules du mannequin, tiraillant la matière synthétique.

*Allez! *

J'ouvris les yeux, et enlevai ma main du mannequin. La blessure ne s'était pas refermée totalement. Seul le premier quart était refermé. Le chakra n'avait pas pu faire céder tout.

« Bien, et maintenant... Essaie sur le dos de mon poignet. »

Ce disant, il s'entailla le poignet. Sans toutefois ressentir une quelconque douleur, en apparence du moins. Cet homme était impressionnant. Aucune douleur. Il dégageait une aura de sérénité. Il était parfaitement confiant en face de la douleur, de la blessure. Posant ma main sur son poignet je laissai filtrer mon chakra.

*Geka. *

Le chakra poussait les cellules, mais celles-ci avaient déjà commencé de bouger seules. L'être humain était donc si formidable? Enfin... Le chakra travaillait seul.

« C'est bien, arrête toi là. »

La voix de Nimuro m'avait tiré de ma rêverie. Regardant sa main, je constatai avec une pointe de satisfaction que la blessure s'était presque totalement refermée. Puis, un halo bleu brilla autour de la main du professeur, et la blessure disparut totalement. Estomaqués, moi et mes compagnons le regardèrent.

« Bien. Tu as fini pour aujourd'hui. Reviens demain, à une heure. Je vais séparer ce cours en trois. Nous aborderons les sutures, pour le soin des plaies, il ne restera qu'à approfondir. La réanimation, je considère ça comme acquis, mais nous réaliserons un entraînement tous ensemble. Enfin, nous aborderons le soin des traumatismes.
Quand à toi, rentre chez toi, et repose toi. Tu as usé un peu de chakra. Mange bien. Au suivant! »


Quittant la salle d'un pas lent, je sentis la fatigue monter. Le chakra que j'avais utilisé allait être récupéré cette nuit... Je reviendrai le lendemain, pour achever ma formation sur la chirurgie. Je pourrai enfin sauver des vies...

***



« Eh bien, je vois que tu est revenu en forme! »

C'était reparti. J'avais bien profité de ma soirée pour récupérer de mes efforts de la veille. Les soins des plaies n'allaient pas être simples, et ceux des traumatismes... On verrait bien.

« On va faire un point rapide sur les sutures. Un fil, une aiguille. Tu l'aides à percer à l'aide de ton chakra, et , en même temps, tu diminues la douleur de ton sujet. Essaie de recoudre une partie du mannequin. Vas-y sereinement, il n'y a rien en jeu. Mais n'oublie pas, ce que tu vas faire aujourd'hui, tu seras amené à le réutiliser par le futur. Applique toi. »


C'est à ces mots que je m'approchai du mannequin. J'étais prêt, une fois de plus. Saisissant une aiguille et du fil, je les nouai ensemble, puis jetai un oeil à la « blessure ». Une entaille avait coupé la cuisse gauche, l'avait balafrée de haut en bas. Retenant un hoquet de stupeur, je m'attelai à l'ouvrage. Minutieusement. Un peu de chakra. Une douleur du patient. Un peu plus de chakra, puis un nouveau passage délicat de l'aiguille. Tout en finesse. Comme de la couture, mais beaucoup plus délicate. C'est ainsi que j'avais compris que la médecine était vraiment un art. Tout dans la délicatesse, pour sauver une vie. Un bel idéal, en somme. D'ou mon penchant pour ce côté curatif de l'Eisei-nin. Mais qu'est-ce qu'était qu'un idéal, dans ce monde de violence et de sang? Aucune importance, mon travail était fini.

« Et voilà. »

Nimuro se pencha sur le mannequin, pour examiner le travail. Je le vis apposer ses mains sur la plaie, probablement pour améliorer le travail.

« Bien. Cette suture pourra sauver une vie. Il te suffira d'être plus délicat, mais aussi plus rapide. N'oublie pas: essaie toujours de sécuriser ta position avant d'opérer. Bref. Penchons nous maintenant sur une plus grande application du soin des plaies. Il te faut désormais sentir la plaie, être la blessure, la comprendre, l'analyser pour mieux la refermer. Il faut prendre en compte tous les paramètres de la zone blessée. Ce que tu as fait hier est un bon début, mais il te faut encore mieux comprendre. Tu vas réitérer l'opération d'hier. Mais cette fois, ma blessure sera plus profonde. Et elle aura endommagé un peu plus la veine. »


Je détournai le regard, l'espace d'un instant, puis je vis un peu de sang s'envoler dans les airs. Je posai à nouveau les mains sur le poignet du professeur qui, cette fois çi, avait pris un cachet avant l'opération. Peut-être était-il fatigué. Enfin... Le chakra pénétrait la blessure. Mais cette-fois, c'était différent. La blessure était plus profonde, et la structure délicate était atteinte. Au boulot. J'incitai mon chakra. Un petit raccroc ici, un pont là, on contient le sang quelques dixièmes de secondes là bas... Tout un ouvrage qui s'étalait sous ma main. Le halo bleuté qui s'était formé me rassurait. La machine de soins était en marche.

« Bien. Arrête toi là, ça suffira pour cette plaie. Tu as progressé. Encore quelques tentatives sur le terrain, et ce sera parfait, comme pour tes deux autres camarades. On va directement passer aux traumatismes: pour les garrots, je te prêterai un manuel qui résume la méthode. Rien de compliqué. »


Remerciant Nimuro d'un léger signe de tête, je me dirigeai vers un tabouret, afin d'écouter le professeur m'expliquer le soin des traumatismes.

« Les traumatismes regroupent tous les types de blessures que l'on peut subir. Les soins des plaies que tu as déjà étudié sont donc une partie des soins des traumatismes. Il te reste à te pencher sur les traumatismes des brûlures, et ceux causés par la fracture d'un os. Toujours, le fonctionnement est le même, ou presque. Ton chakra agit comme analgésique, ainsi que comme outil de chirurgie. Projète ton chakra dans la zone traumatisée, apaise le trauma, et soigne-le. C'est simple, à première vue, mais plutôt délicat dans la pratique. Enfin, il faut se rendre compte de la plaie pour pouvoir agir. C'est cela que je vais t'apprendre. L'un des membres du mannequin a été brisé. C'est à toi de trouver lequel, à l'aide de ton chakra. Puis, tu le répareras. Allez. »


Le premier bras. Mon chakra sonda le faux membre: tout avait l'air normal, lisse et parfait. Le chakra glissait sur l'os, longeant, sans rien découvrir d'étrange. Je décidai de passer au deuxième bras. Ici, le chakra pénétrait aussi. Toutefois... Une aspérité, puis une fracture. Le membre fracturé était celui-çi. Poussant le chakra dans le bras, je tentai de remettre en place l'os, ou tout du moins d'apaiser les problèmes de ce bras. Le chakra agissait, puis travaillait. L'os ne bougea pas, ou presque.

« C'est normal. Ce n'est pas un vrai corps. Enfin... La prochaine fois que tu auras à opérer, ce sera sur un vrai corps. Je pense que ça suffira. Les brûlures se soignent de la même manière. Pour ce qui est des traumatismes désorientant, tu ne peux pas t'entraîner comme ça... Il faut que ton chakra, seul, remette en mouvement la machine humaine. Un petit coup de pouce au corps de ton patient. Enfin... Note tout ça. Pour finir, il te manquera l'expérience du terrain. Mais...
Elle viendra bien assez vite. File maintenant. »


Mon cours particulier était cette fois bel et bien terminé. Enfin, j'allais pouvoir soigner. Je n'en avais pas envie, en fait. Soigner impliquait une blessure. Soigner impliquait une douleur, la souffrance d'autrui. Quelle souffrance inutile! Comme toutes les autres d'ailleurs... J'allais me promener un peu près des sources, puis j'irai faire un petit somme sous mon arbre fétiche. Un vieux saule pleureur, au tronc biscornu.

Bonne journée, Shuo.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   Dim 1 Mar - 22:37

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MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Médecine   

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