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 [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne

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MessageSujet: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Sam 24 Mai - 23:20

~ Le quartier Uchiha s’étendait sur une immense surface que le village avait concédé au tout début de son histoire au clan, pour qu’il puisse se développer tranquillement. Ou simplement pour l’écarter. Mais nous n’y reviendrons pas. De nombreux domaines apparaissent, où logent les membres du clan. Le Domaine du Cygne est un lieu spécifique pour son petit embarcadère et le lac qui le juxtapose. Si bien qu’une fraîcheur éternelle s’y appose, et l’été le lieu est d’un divin agréable. ~

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Il était midi. Le soleil atteignait son paroxysme et resplendissait dans le ciel de tous ses milles feux. Sabi passait la palier qui le reliait au Domaine. Il pénétrait dans un grand couloir. Sur la droite, sa chambre, avec un accès particulier sur l’extérieur et notamment sur les jardins du domaine. Mais il ne s’arrêta pas et continua son chemin en s’enfonçant un peu plus loin dans le corridor. Il poussa la porte de feutre et trouva Takeshi en tailleur les yeux fermés, qui méditait côté d’une petite table basse. De l’autre côté, la cuisine supportait un plat qui répandait une odeur alléchante dans toute la pièce. Takeshi reconnut la colère de son neveu et se releva. Mais son visage passa de la joie à une colère sans précédent. Sabi était taché de sang, sa joue portait un gros bleu, et pourtant, il souriait. Cela l’horripilait. Pourquoi ce sourire cinglant ? Pourquoi ? Alors qu’il était blessé. Mais plus que l’attitude de son neveu, c’était l’origine de cette blessure.

[Takeshi]« Qu’est-ce que tu as fait ? »
[Sabi]« Un imbécile, à l’Amphi. Une droite. »
« Et… Et tu n’as rien fait ? »
« Non. »
« Non mais j’hallucine ! Je dois faire un cauchemar ! Si s’en est il est de très mauvais goût ! Tu t’es laissé faire ? »
« Huuummmoui. »
« Raaaa ! Tout ce que je t’apprends depuis le début de l’année qui part en fumée. Comment tu peux me faire ça ? Et comment tu peux être aussi joyeux ? C’est incroyable ! »

Sabi posa ses affaires, défit quelque peu son Kimono, et s’assit à côté de la place à laquelle son parrain siégeait quelques secondes auparavant. Mais son sourire s’accentua. Takeshi redoublait de colère.

« De vous à moi, vous êtes sûrement le plus aveugle, Takeshi-senpaï. Du moins sur ce coup-ci. »
« Explique-toi. »
« Vous m’avez toujours dit qu’un Uchiha devait mépriser pour se faire mépriser. Vous m’avez enseigné qu’il devait savoir provoquer, persuader, humilier ou être humilié. Et… Vous êtes là, devant moi. Vous voudriez me tuer. Et moi je sourie, comme un con. N’est-ce pas une première victoire, Takeshi-senpaï… »

L’homme âgé d’une quarantaine d’année avait écouté attentivement l’argumentation de son jeune élève. Sa colère se dissipa rapidement et il s’assit en face de lui.

« Il reste encore beaucoup à faire, pour toi, Sabi-kun. »
« Je sais bien, Takeshi-sama. Mais sans vouloir vous offenser, tout Uchiha que nous sommes, ne faut-il pas savoir parfois reconnaître le mérite d’un et oublier la rancune que nous appliquons à développer tout au long de notre vie ? Vous êtes la seule personne avec qui je parle autant, et pourtant je vous déteste. Et je sais que même si vous avouiez que j’ai raison maintenant, l’entraînement de cet après-midi n’en sera que plus difficile. »

Takeshi regarda le jeune Uchiha, et sourit. Il se leva et alla chercher le plateau qui chauffait depuis quelques minutes déjà. Des larges boulettes de riz et de saumon apparurent sur la table, accompagnées d’un thé encore brûlant. Après un bref signe de respect, baissant quelques secondes la tête, les deux hommes usèrent de leur main pour entamer comme il se devait le repas.

« Qu’avez-vous fait ce matin, Sabi-kun ? »
« Le Kaï, Sama. »
« Intéressant. Nous allons nous occuper de cela. J’imagine que Reiko-chan vous l’a décrit comme une technique indispensable n’est-ce pas ? »
« Oui, Sama. N’a-t-elle pas raison ? Les recherches que j’ai pu faire sur ce jutsu sont concluantes à ce sujet. »
« Non, elle n’a pas raison. Il est plus qu’indispensable. »

Sabi sourit devant la façon dont son parrain avait de remettre les choses à leur place et dans une manière tout à fait exceptionnelle.

« Je vais te montrer la puissance du Genjutsu. L’art de l’illusion est une puissance qu’il ne faut jamais sous-estimer .D’autant plus qu’elle est très peu connu… Qu’y a-t-il ? »
« N’avions-nous pas dit que nous ne parlerions pas du travail à table, Takeshi-sama ? »
« Si, tu as raison. »

Au delà même de la prestance physique de son garçon, Takeshi le voyait progresser en tant qu’homme. Il était plus serein, et plus froid lorsqu’il sortait. La demeure de l’Uchiha était le seul lieu où il pouvait sourire d’un plissement des lèvres amical, et non provocateur ou sournois. Sabi était un très bon compagnon, il était enfin devenu un très bon Uchiha. Bien sûr, il restait des progrès à faire. Et puis il ne savait pas comment il réagirait en combat réel. L’examen genin serait une première de ses frasques, mais il était confiant, au vu de son talent. Exclu, renié du clan par des parents qui avaient trop honte de leur nom, i avait grandi dans la rue, il était un de ses enfants, et aujourd’hui la lourde tâche de Takeshi était de le réhabiliter à la vie sociétale, à respecter l’ordre supérieur qu’il avait nargué durant ses douze premières années à polir le pavé de Konoha, à s’intégrer au clan, ce qui n’était pas une chose courue d’avance. Puis il devait se faire Uchiha. La révélation du Sharingan fut un des évènements décideurs qui plongea Sabi dans une tourmente dont Takeshi ne démordait pas : le gamin était sur la bonne voie…

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Il l’entraîna dans une zone de la rive où les arbres bordaient abondamment l’eau, ce qui donnait un aspect mystique au site. Sabi suivait Takeshi et il savait que l’homme qu’il avait pu corriger quelques heures avant ne serait plus le-même. D’autant plus que, à l’encontre du Ninjutsu ou du Taijutsu, le Genjustu restait une grande inconnue. Un grand X comme en maths, quelque chose que l’on chercher à déterminer en fonction des pré-requis, des valeurs de base, de l’environnement qui entoure cette variable. Takeshi était là pour lui poser les règles, qu’il puisse trouver par lui-même les réponses aux question que le gamin se pose. Parce qu’à treize ans on se pose toujours plein de question. Si Sabi paraît mâture, comme tout Uchiha à son âge, il sait parfaitement bien qu’il va parfois encore trop loin, qu’il ferait mieux de s’arrêter. Et qu’à force de se prendre des patates pour rien, il en perdra des dents… Takeshi s’arrêta et observa le lac, calme. Plusieurs cygnes batifolaient tranquillement. Sabi s’imprégnait de ces quelques secondes de bonheur. Alors qu’il lui tendait un kunai, Sabi s’en emparait, sans comprendre pour autant la sens de la manipulation. « Tu vas devoir te battre » aurait peut-être dit son parrain. Il se tourna à son tour vers les cygnes. Puis, il ressentit une présence étrange, une impression d’être collé contre les arbres, comme si une entité prenait une place de plus en plus proéminente juste à côté de lui. Sans comprendre ce qu’il se passait, il se tourna vers son parrain, en espérant qu’il l’aide à comprendre.

*Horreur !…*

Il resta sans voix. A côté de lui ce n’était plus un homme, c’était un géant. Il faisait plusieurs mètres de hauts, mais n’avait pas de consistance exacte. Les courants telluriques étaient variants, sa vision s’altérait sans qu’il puisse comprendre pourquoi ou comment. Bizarrement, il restait sans voix. Sa lame paraissait si petite qu’il commença à douter de sa force à résister à un tel événement. Il avait l’impression que le truc qui avait bouffé Takeshi et qui altérait le monde connu lui parlait, mais il n’entendait rien.

*C’est pas possible ! C’est inimaginable ! Je rêve ! Ce n’est qu’un cauchemar !*

C’était la première fois qu’il perdait le contrôle de lui-même. Il ne savait pas quoi faire. Puis il ferma les yeux. Au moins ne le voyait-il plus. Il ne savait pas qui il était. Peut-être même était-ce son oncle, mais il ne voulait pas le revoir. Les sons restaient encore confus, lui confirmant un peu plus qu’il était plongé dans une torpeur incompréhensible. Il essaya d’analyser la situation. Un rêve… Si c’était la réalité il aurait accepté que Nishigo le pince ! Ou n’importe qui d’autre. Se pincer lui-même n’aurait aucun effet.

*La seule manière de vous ramener à la réalité et de stopper un genjutsu est... de vous faire mal. C'est la seule sensation que le Maître genjutsu ne puisse contrôler. Cette blessure vous redonnera vos esprits.*

C’étaient les paroles de la chuunin. Elles lui revenait peu à peu. Mais n’était-ce pas pour cela qu’il ne prenait aucune note et qu’il préférait tout conserver dans sa propre caboche ? Sa tête était un bouquin ouvert à n’importe quel endroit, à n’importe quel moment. Se faire mal. Oui, finalement c’était comme s’il était dans un rêve. Il ne voulait toujours pas rouvrir les yeux, mais… il n’avait finalement pas le choix. Il manipula son chakra avec précaution. Il essayait d’immiscer dans le contrôle de son flux, pour éviter qu’il ne réponde à l’appel des deux centres nerveux qu’étaient le cerveau et la moelle osseuse. Ses paupières se rouvrirent violemment, et devant lui la même forme inhumaine continuait de se mouvoir comme une grosse limace que des forces feraient danser. Il lui lança un regard d’affront, et n’oublia pas de serrer fortement le kunai qu’il avait dans la main. Puis, d’un coup sec, il bloqua chakra, et s’enfonça la lame dans le bras. Il se concentrait… et

« Kaï ! »

La douleur fut tellement intense qu’une rapide chute à la réalité lui brassa l’estomac. En face de lui, Takeshi avait à peine bouger. Il était toujours droit, mais un sourire arborait son rictus provocateur. Ce n’était pas possible. Comment avait-il pu lui faire ça ? Sans le prévenir, sans-même exercer un moindre conseil. Il l’avait lâché à sa propre conscience. Un immense élan de haine parcourut l’Uchiha. Ses yeux s’enfoncèrent un peu plus et tirèrent au noir. Il retira violemment le kunai de son bras sanguinolent. Il ne ressentait pas la douleur. Pour l’instant, il n’avait qu’une envie : enfoncer cette arme dans son cœur, et le tuer pour de bon, lui et son sourire niais. Il se mit en course, rapide, fluide. Il fallait le tuer, il fallait qu’il soit supprimé. Il avait osé l’humilier.

*Pourquoi ?*

La question semblait plutôt opportune. Il était prévenu. Il savait qu’il en arriverait là. Mais sa haine était grandissante. Pourquoi ! A mesure qu’il se posait la question mais que sa colère n’en patissait pas, ses membres devinrent flasques, ses pas mal assurés. Son attitude semblait pragmatique, son corps se tenait mal. Sa course était courbée, succincte et irrégulière. Pris dans une folie guerrière qu’il ne maîtrisait plus, ses membres semblaient se convulsionner. Etait-ce le fait de ne pas comprendre cette haine ? Mais c’était arrivé souvent, de ne pas comprendre pourquoi la violence était si indispensable à son corps et à son esprit. Le combat entre la volonté de tuer Takeshi et celle de résister. Mais résister à quoi ? Résister à qui ? L’idée se fit lumineuse, alors qu’il n’était déjà qu’à quelques mètres de sa future victime. Un Genjutsu, un autre. Ces trucs-là étaient totalement fous ! Ils arrivaient sans que l’on ne s’en rende compte, ils s’établissaient et le temps que l’on se rende compte des dégâts c’est souvent trop tard. Une nouvelle fois, il devrait s’entailler. C’était ça où la mort de son Senpaï. Le choix était vite fait. Il n’était pas une cicatrice prêt… Il bloqua son chakra, diffusant une aura étrange, puis dans sa course il ce cisailla la peau, déchirant la chaire. Son cri était déjà plus poussif. La douleur refaisait surface.

« Kaï ! »

Il sentait son chakra et la réalité revenir peu à peu. Il trouvait cela insoutenable et dangereusement jouissif. De ne plus avoir sa propre vie entre ses propres mains. C’était déstabilisant. Il respira un grand coup. Et pourtant, ses pieds continuaient de courir, sa main était ferme, il ne tremblait plus. C’était impossible ! Son Kaï n’avait pas marché. C’était obligatoirement cela. Au lieu de l’arrêter, il l’avait catalyser. Non, cela relevait vraiment de la folie. Mais dans ce monde-là, on ne sait rien de ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas. Alors que se passait-il ? Il avait foiré, il fallait qu’il se reprenne. La haine qu’il éprouvait pour le personnage ne faisait que grandir et le tuer n’était qu’une unique solution. Mais il ne voulait pas ! Hahahaha ! C’était un coup à devenir schizophrène ! Mais Sabi ne trouvait franchement pas cela marrant…
Il se saisit à nouveau du Kunaï et d’un violent coup vertical l’enfonça dans la chair. Il le lâcha, alors que ses forces l’abandonnaient progressivement, il resta coincé. Sa course s’arrêta, et tous ses sentiments s’envolèrent. Sa tête se baissa. Il voyait les pieds de Takeshi. Il souria, alors que quelques gouttes tombaient sur le sol, mêlé au sang du jeune Uchiha.


« Pourquoi ? »
« Ce n’était qu’un genjutsu… »

Son sourire s’accentua. Et même s’il ne pouvait le voir, Takeshi le devinait aisément.

« Je sais. Mais pourquoi… cela… n’a-t-il… pas… marché ? »
« Tout a très bien marché. »

Il releva rapidement la tête et d’un signe bref des yeux demanda une explication. Ils l’invita à faire des bandages et retirer la lame de son bras, ce qu’il fit sans mal. Puis ils s’assirent sur le rivage alors que de fines vaguellettes venaient s’essuyer sur leur pieds nus.

« Tu as subi trois genjutsu, et non deux. Le premier, tu l’as deviné, était une déformation de ma personne. Le second, a influencé ton esprit pour qu’il développe une rage sans précédent. Enfin le troisième te provoquait des spasmes et des tremblements. »
« Alors ce n’était pas moi ? »
« Non, tout a été lancé par moi. Mais tu auras appris quelque chose de très important : un Kaï ne suffit pas toujours. Un maître Genjutsu est capable de superposer plusieurs techniques. Il te faudra redoubler de vigilance. Je n’ai pas utilisé de jutsu environnementale. Un jour, tu les utiliseras toi aussi. Mais sachez qu’en combat, il ne faut rien négliger. Surtout ai confiance en toi pour trouver la faille. Le Kaï est presque l’unique solution à tes problèmes. »
« Presque ? »
« Certains sont naturellement plus résistants. C’est le cas des Uchiha, en général bien sûr. Mais cet art est toujours dangereux. Fais y très attention. Maintenant va te reposer, et n’utilise plus ton bras aujourd’hui. »

Sabi se leva s’apprétant à laisser son parrain seul.

« Sabi ! »

Il se retourna doucement, le bras toujours bandé.

« Bien joué. »

Il lui lança un sourire amical et honnête. Il avait voulu tuer cet homme là… Il ne l’oublierait jamais qu’à cause d’un style de combat pareil il aurait pu faire la plus grosse erreur de sa vie…


Dernière édition par Sabi le Mar 13 Jan - 23:20, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Dim 25 Mai - 12:51

Sabi: +13 XP RP

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Mer 4 Juin - 18:23

[Tout loge pas dans le même post... T.T]


Les cours s’enchaînaient et Sabi n’en voyait plus le jour. Il avait envie de découvrir autre chose. Bien sûr, il pensait son niveau largement suffisant pour pouvoir sortir du village. Mais ils le pensaient tous. Et lorsque la douce faux de la mort pouvait s’emparer d’eux, tout de suite, pression, déconcentration, amas de défauts tous plus répugnants les uns que les autres arrivaient et chamboulaient l’esprit du shinobi qui quelques secondes avant toisait son adversaire avec un délicat goût malsain de supériorité. Aucun d’eux ne connaissait la vie en dehors des murs de Konoha. Le sauvetage de chat et le nettoyage des chiottes ne représentait aucunement la vie d’un shinobi de tous les jours. Pourtant, l’Académie laissait peser une lourde ambiance d’ennui, une chape épaisse qui berçait à mesure que le temps passait chacun de ses enfants, et qui devenaient bornés dans leurs envie de faire des missions un peu plus importantes. La responsabilité ? Contrainte de con. L’apprentissage ? Nécessaire, à tout âge, à tout niveau. On pose les mêmes question à un gamin de treize qui croit que son sharingan pourra le sauver des shurikens d’un Nule-nin ? La responsabilité c’est la liberté. L’apprentissage, c’est bien. Au début. A la fin, c’est chiant, pour les naabs. Ah on se croit fort, on a l’impression que rien ne les arrête. Et pourtant le lit de l’hôpital, lui, le sait, qu’il les soutiendra quand ils auront de la merde jusqu’au cou et que la pression sera telle qu’elle les empêcherons de respirer.

L’expérience forge l’esprit…

Alors laissons-le faire, laissons-le se rebeller, ces petits imbéciles. Un jour ils se réveilleront et ils diront : « J’ai compris. » Parfois, ils ne se réveilleront pas. La vie est bien cruelle… Hum. Sourire. Ironie. Obscène, mais ironie tout de même. L’Uchiha dans sa démarcha n’en dépatissait pas.


[Takeshi] « Tu rêvasses ou j’me gourre ? »

Aux arcanes parfois sanglantes, Takeshi continuait d’emprunter la violence acerbe, le discours acide de son clan. Haha ! Sal rat tu y croyais ! Et non… Tout cela n’était que préjugé. S’ils éduquaient un peu mieux leurs gosses, cela ferait bien longtemps que les Uchiha auraient de beaux petits genins, tous gentils, tous sérieux et respectueux. Mais l’orgueil d’un nom, la fierté d’un œil. A croire qu’un jour ils rattraperaient les Hyûgas. Si ce n’est pas déjà fait d’ailleurs. Trempant ses pieds dans l’eau tiède du lac aux cygnes, Sabi ne répondit pas. Il avait pour obligation de respecter et d’obéir à l’autorité supérieure directe du clan : Takeshi. Et c’était bien la seule personne qu’il avait respecter dès qu’il l’avait vu. Mais le quadragénaire lui apprenait à sourire en provoquant, même à ses plus proches, à marcher d’un flegme à tout épreuve. Ne jamais avoir peur de l’autre. Toujours le surpasser.

« D’après-toi, à quoi peut bien servir la transformation projectile. »

Sabi leva les yeux au ciel et réfléchit alors que l’onde douce et mélodieuse continuait de lui chatouiller la plante de ses pieds.

[Sabi]« Je dirais… à se transformer en projectile ? Nan. Merde. »

Takeshi le fusilla du regard. Cet idiot se jouait de lui. Comme d’habitude. Pourquoi était-il toujours étonné de cette réaction naturelle et presque provoquée et enseignée ? Chaque jour, le petit Uchiha trouvait un nouveau ton, une nouvelle intonation et repoussait les limites de l’insolence.

« Sinon ? Tu t’arrêtes-là ? Tu ne veux pas sentir plus loin ? Tu pourrais imaginer les possibilités d’un jutsu comme celui-ci. Je ne sais pas, pour se laver, pour se doucher, ou même pour manger. Tu n’as pas idée de ce qu’un shuriken peut faire de sa vie. C’est d’un intéressant… »

Sabi sourit violemment. Takeshi ne lui avait pas encore mis une rouste immuable qui l’aurait envoyé au milieu du lac. Il détestait nager habillé. Encore plus rentré mouillé. Il devait étendre son linge, torse nu, et soutenir le regard perçant d’un senpaï en manque de sadisme. Il savait qu’au fond, il était bon, et que même si ses coups de gueule étaient aussi torride que les formes de Reiko, il n’avait qu’une envie, c’était de voir son neveu réussir. C’est à dire lui. Il rentrait dans le jeu, la rixe s’annonçait d’emblée juteuse à souhait.

« Je pense qu’un shuriken ne prend pas de douche. Il ne se lave pas. Il n’est qu’utile à la main de l’homme. Si celui-ci ne s’en occupe pas, il s’oxyde, ou rouille. L’homme est toujours maître de son destin. Mais je n’avais pas pensé qu’une telle arme aurait pu changer ma vie. Se rendre compte que le métal était vivant vient de changer ma conception du monde. Je suis pressé de le voir se soulever et avec ses petits jambes partir vers l’avant. Voit-il ? Pense-t-il ? Ressent-il ? C’est perturbant. Imaginons qu’il perçoive l’amitié, la haine et l’amour. Qui me dit qu’il se plantera avec la même ardeur chez une personne que chez une autre ? Cela semble stupide et pourtant… Si je me suis, parce que je me suis toujours, le shuriken n’est rien qu’un bout du monde. Un concept, une conception, faite par l’homme pour l’homme, si nous sommes des hommes. Je sais que si je devrais le lancer vers un ami, il ferait moins mal que si je le lançais sur mon père, cet individu qui m’a abandonné. Avec le même tir, le même angle, la même force. Il reste pourtant un aspect que l’on oublie. Même lame, même arme, même impact. Même mort. Même force, même lancé. La conviction change. Quelque chose en nous-même. »
« Je n’y crois pas. »
« Croyez ce que vous voulez. Je n’ai jamais vu de savon pour shuriken à poil dru. Je sais pourtant que dans ma chambre, j’en ai un pour lui. Et la suite ? Il change que si je n’en veux pas il ne bougera jamais de ma poche et que si je veux tuer je lui ferais couper la gorge. C’est glauque comme vie. Alors pourquoi j’irais jusqu’à réciter une vie que je connais déjà ? La transformation est bonne pour les mômes qui veulent s’amuser à faire joujou tranquillement, combiner tranquillement des enchaînement qui sont solubles : ils sont le sel, je suis l’eau. Tant qu’ils n’auront pas atteint le seuil, je serais toujours là pour les diluer. Quand Na+ et Cl- rencontrent H2O, rien ne va plus. »
« Tu en sais quoi ? Tu n’as jamais essayé. »

Sabi se leva, et regarda avec un espèce de sourire de résignation son parrain. Sa blague était très bonne. Il savait déjà comment prendre le contre pieds de sa théorie. Son discours avait été alambiqué, étrangement bancale, et pourtant il savait qu’il avait compris. Mais la mise à l’épreuve était presque obligatoire. Et puis Reiko le leur avait imposé, il n’avait pas le choix, finalement. Il fallait qu’il s’y entraîne un peu. Son bunshin était également laissé pour compte, derrière de nombreuses aventures techniques qu’il maîtrisait avec une certaine aisance.

Takeshi ne bougeait pas et constatait avec une certaine fierté le progrès de son petit gamin, qu’il avait sous son aile depuis son arrivée à l’académie de Konoha. Sa réaction était intéressante et pour une fois, il avait mené une rhétorique tout à fait cohérente. L’improvisation, il s’en voulait d’avoir négligé ce procédé. Il en aurait toujours besoin.


Dernière édition par Sabi le Mar 13 Jan - 23:25, édité 3 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Mer 4 Juin - 18:23

Sabi se dirigea vers la lisière de la petite forêt qui bordait le domaine du Cygne. Il modela son chakra, ferma les yeux et se retrouva dans un monde de noir. Aucune trace de lumière, pas de teinte approximatives, ni de couleurs autre que le noir pur. Pourtant… Le noir n’était-il pas une couleur ? Peut-être bien que non, finalement. Mais si aucune lumière n’était présente, comment expliqué le fait que ce noir uniforme et pur est plusieurs colorations. Il devait faire attention aux termes qu’il employait, sous peine de devenir tout à fait fou. Ce noir si sombre –la classe- se dégradait selon le modèle et faisait ressortir de se trompe diverses mutations. Touchant même jusqu’au gris. Cela ne restait pas assez rare pour que l’Uchiha se demande vraiment comment cela était possible. Il voyait alors deux murs, deux immenses murs, qui se faisaient front et qui ne voulaient pas bouger. Comment les voyait-il ? Aucune idée. Sûrement une vue de l’esprit, quelque chose que l’âme est capable de créer mais que le monde réel n’est pas apte à recevoir. Cet esprit était glauque et fermé sur lui-même, tellement l’obscurité ambiante devenait folie. A gauche, un mur. A droite, un autre. Devant, rien. Derrière, le néant. Différence entre néant et vide était incommensurable. Il regardait la petitesse des deux portes par rapport à l’immense pierre qui s’enfonçait dans un ciel absent. Ou recouvert d’éternels nuages noirs et insolubles, eux. Les deux murailles étaient droites et continues. Aucune faille ne semblait les creuses. Par un effet d’optique très prononcé ou par une physique encore inconnue, les deux portes paraissaient infiniment petites. Il semblait pouvoir à peine pouvoir y passez la main. Alors il se rapprocha de l’une des deux, et marcha marcha marcha. Il se rendit vite compte qu’aucune de ses hypothèses ne tenaient la route. C’était simplement que les murs étaient tellement grands qu’il avait cru qu’ils étaient tout proche. Et c’était vrai ! Mais par rapport à leur taille réelle, et non par rapport à celle du pieds de l’Uchiha. Or, tout au contraire, ils étaient éloignés de trois bons kilomètres. Il continua sa longue marche sur un terrain plan, et sans déchet. Rien ne venait assombrir –le mot est choisi…- le décor poli de la surface de son esprit. Il arriva enfin à une immense porte de bois qui trônait à quelques mètres de haut. Le bois semblait se soustraire aux contraires physiques et affichait un belle couleur brune et uniforme. Atrophiée par le manque crucial de lumière, cela façonnait un rendu encore un peu plus glauque. Sabi posa ses mains sur le support frais, et voulut pousser. Il y mit toutes ses forces, mais rien venait, tout restait bloquer. C’est comme s’il voulait pousser une montagne. C’était tout bonnement impossible. Il aperçut alors une poignée de métal. Il y apposa ses deux, refermant délicatement ses doigts sur le fer froid. Il flancha ses talons dans le sol, et se laissa tomber vers l’arrière, appuyant son effort avec le poids de son corps. Derrière, ça semblait grouiller d’une masse informe, et peu à peu un crépitement violent vint frictionner le décor ambiant. Les deux lourdes planches de bois crissaient et des créatures de toute forme et de tout destination sortaient d’une furie imprenable. La diversité se mêlait à elle même et formait une nouvelle unicité. Pris de coups, les coudes dans le sable noir qui formait le sol graisseux de son propre esprit, décontenancé, Sabi regardait voguer ces âmes sans consistances mêmes logiques. Elles se dispersaient comme si on les avait retenu pendant des milliers d’années. Il ne chercha pas à voir leur provenance. L’intérieur était comme un ciel qu’on savait exister mais qu’on se refusait à découvrir, car on le savait trop loin trop long. Inaccessible. Il retourna sur ses pas. Ils avaient disparu. Comme un immense poème, les flux se jugulaient tels les rimes, parfois embrassées et disperses, parfois ordonnées, d’une beauté sans précédent. Ordre et désordre jouaient d’eux même dans le concerto pour esprit. Sans ciel ni terre, sans mère ni père, la note continuait d’avancer et Sabi, les yeux rivés vers une consonance nouvelle. Il rejoint le second mur. Même consistance même impression. Même porte, imposante. Muraille d’une pensée. Palissade d’une vie. Barricade d’une rancœur.

*Ma rancœur à sa raison que mon cœur ne connaît pas. Arrête de chercher. Ici personne n’est égal, rien ne se vaux, tous luttent. C’est l’état de nature, une certaine guerre de tous contre tous. Pas de potes pas de melting pot. Aucun ami sérieux d’un jour, connard d’une nuit. Les mêmes souffrances, d’une famille à une autre. Mon chakra m’a emporté. Aujourd’hui il ruisselle dans les coulisses de mes veines. Il contrôle ma vie, torture mes envie. Je suis bousculé, emprisonné. Ces portes que j’ouvre c’est comme une bouteille qu’on m’ouvre. Dois-je partir, dois-je sentir ? Non, je revient et ressent. Je maintiens et me ment. Alors ? Où est l’astuce ? Takeshi comprend tout ? Takeshi est un Dieu ? Qu’il me sorte de cet enfer de vérité, qu’il nous échappe d’une nuit de blessures immérités. Putain de destin…*

Les portes coulissent et tombes comme les fleurs sur une tombe. Balayées par un coup de vent, emmené par la puissance des gens, des ondes informes s’insinuent entre ses membres. Un espèce d’éther, de formol visqueux bien différent de ce qu’il avait céder quelques minutes plus tôt. Le temps n’avait plus aucune emprise. Minute ou heure ? Comment savoir ? Comment s’avouer qu’il était perdu, totalement déboussolé dans un monde où l’aiguille d’une boussole même ne pourrait retrouver un nord inexistant, sans consistance magnétique ? Il revient alors à son centre, son départ. Celui auquel il avait posé ses pieds pour la première. Il retrouvait alors le mélange entre deux composites. Deux mondes qui étaient restés enfermés et séparés. Alors qu’unis, ils formaient une masse coloré qui multipliait l’odeur du noir, sombre et obscure, un noir devenu parfait. Ses yeux ne lui servaient alors plus à rien. Mais son ressenti s’accentuait et peu à peu il détectait la mesure de ce qu’il venait de libérer. Pas un sourire, ni joie ni bonheur, pas de malheur ni de colère. Une haine sombre et perverse. Une rancœur, aussi blanche que noir. Une puissance qui ne pardonnait pas. Puis des pattes se dessinèrent, un museau des moustaches. Un pelage doux des crocs acérés. Deux yeux, deux prunelles à la couleur profonde. A la teinte sombre. La panthère sonnait blanche dans cet univers noir. Mais elle l’était vraiment, couleur de la nuit, pelage d’une morte, regarde la vie.
Ressentir cette puissance lui ouvrait des portes. Pendant les secondes qui lui avait paru des heures, Sabi avait essayé d’analyser la situation : il n’y avait que dans son propre esprit qu’il pouvait percevoir les idées d’une fondation si peu organisée, mais émanatrice de force. Comprendre le symbole de cette mise en scène. Regarder à travers le tableau physique, sauter les murailles de l’arithmétique et voir au loin ce que le monde signifie. Deux portes ouvertes, un zoo complexe et diversifié pour s’unir en une seule et même entité. Le contact froid du sol le ramena enfin à la réalité. Takeshi s’était rapproché, mais il ne l’avait pas entendu. Etait-ce encore un genjutsu complexe de sa forte personne ? Il en doutait.


« Que peuvent représenter deux entités, deux portes identiques mais qui délivrent un contenu tout à fait différent ? Seules elles sont moches et fébriles, mais réunis, il en émane une force exemplaire. »

Takeshi le regarda interrogateur. Ou voulait-il en venir ? Il n’avait perdu le contact que quelques secondes finalement, même si le jeune Uchiha avait cru y passer des heures. Il savait qu’un moment ou un autre tous ses élèves passaient dans des moments d’égarement vaseux, des rêveries qui ne les faisait que reculer. Finalement Sabi était comme les autres.

« Je me demande… »
« Tu ferais mieux de bosser au lieu de rêver. »

Sabi lui lança un regard provocateur dénotant une colère énorme. Il lui en voulait de ne pas le comprendre. Takeshi prit conscience que Sabi restait Sabi et qu’en aucun cas deux enfants se ressemblaient quels qu’ils soient. Il se récita ses paroles et réfléchit.

« Le chakra. »
« Ah ? … »
« Ton énergie spirituelle, et ton énergie corporelle. Seules, elles ne valent pas grand chose. Ensemble, elles forment ce que l’on appelle le chakra. Et… »

Il n’en dit pas plus, la suite semblait en toute cohérence d’une logique insolente. Chakra, puissance.

« Pourquoi Sabi-kun ? »
« J’ai été plongé dans un monde… étrange. Deux murailles infinies s’étendaient en ligne droite, coupant une immense prairie en trois : a gauche, à droite, et au centre, où j’étais, enfermé. Il n’y avait qu’une porte. Je les ai toutes deux ouvertes. Un amas de… choses en sont sorti. Elles se sont réunis au centre, et… alors j’ai ressenti quelque chose d’immense. »
« Tu parles encore trop… Mais tu ne me dis pas tout. Le blabla et le mensonge ne font pas parti de nos valeurs. »
« Le mensonge si. »
« Ah ? »
« Je déciderais toujours de mes propres valeurs. Le mensonge tisse l’arrogance. L’arrogance va de pair avec l’orgueil, l’insolence, la fierté. Finalement, on les retrouve, les valeurs du clan. Je choisis juste le chemin par lequel je vais y arriver. »
« C’est sensé. Mais tu me mets à l’écart… »
« Vous allez m’aider à devenir fort, senpaï. Pour le reste… »

Takeshi sourit au gamin.

« Pour le reste, je laisserais mon shuriken s’occupait de sa petite vie tranquillement. »

Il sentit toute son énergie se mêler dans son estomac, tourner tourner tourner et tourner encore. Malaxant avec grâce la substance qui devenait consistante, presque liquide, il l’impulsa dans tous les canaux de son corps, usant avec joie ses multiples tenketsus. Il était en retard dans sa formation, sur certains points. Et l’évaluation prochaine suffirait à le discréditer auprès de Reiko et surtout de Nishigo. La classe, il s’en fichait bien. Mais il y avait une complicité entre le professeur et l’élève, bien qu’implicite, qui ne dénantissait pas. Ni lui ni elle ne savait à quoi s’en tenir, mais finalement ils se faisaient confiance. Il expulsa son chakra, le modela, le sculpta et dans un nuage de fumée créa un bunshin, un clone conforme à lui-même. La rapidité d’exécution manquait. Mais il ne s’arrêta pas là. Sur toute sa peau, passant dans chaque cellule de l’épiderme, les canaux distribuaient allègrement le chakra de l’Uchiha. Une fine couche s’y déposait. Ses mains se lièrent et formèrent quelques taos. Un nouveau nuage opaque se forma et recouvrit la lisière. Takeshi ne bougeait pas, et contemplait avec amusement la combinaison que voulait mettre en place son élève et neveu. Neveu qu’il n’était pas d’ailleurs. C’était un simple terme pour qu’on ne les embête pas, ni l’un ni l’autre. Takeshi n’était qu’un Uchiha formateur, un membre du clan connu et respecté, notamment pour l’éducation qu’il prodiguait auprès des jeunes souches. Mais Sabi n’avait ni mère ni père. Qu’ils soient morts ou encore en vie l’importait peu, il ne voulait les revoir que pour les tuer. Même si cela restait un but caché. La vengeance était un plat qui se mangeait froid mais paradoxalement, Sabi se chauffait pour mieux tuer. En ébullition, que la colère monte jusqu’à ce qu’elle explose, et il n’aurait plus aucun regret à percer le cœur de ces « impurs ». Alors la nomination de neveu arrangeait tout le monde, et restait dans un floue tel qu’on ne leur posait pas de question. De toute manière, on ne questionnait jamais un Uchiha…
Sabi s’empara d’un grand shuriken et le lança de toutes ses forces sur Takeshi qui l’esquiva facilement. Peut-être savait-il déjà ce qui arriverait mais il continuait de jouer le jeu de celui qui ne se rendait compte de rien. Le shuriken explosa dans un nuage de fumée et Sabi se retrouva dans les airs. Son corps se détendit déjà, ses jambes libérés, ses bras s’écartèrent et il lança un kunai dans le dos de son senseï. Il se retourna et d’un appui maîtrisé laissa la lame se planté dans l’arbre qui siégeait à côté de lui.


« Ba voilà, quand tu veux… »

Le bunshin explosa et Sabi atterrit.

« Aller un peu plus loin que la simple définition d’une technique. Il me semble pourtant pas que Reiko-chan vous ordonne de réciter la théorie de tout ce qu’elle vous apprend, non ? »
« Oui, Takeshi-senpaï. »
« Bien, je te conseille de ne jamais abandonner ces entraînements-là. Même si tu en maîtrise la substance, il ne faut pas perdre la main. Un jour, tu rencontreras peut-être quelqu’un qui pourra palier ton taijutsu et ton utilisation du sharingan et des techniques du clan Uchiha. Alors tu t’en remettras à quelque chose de plus construit, de plus fin. Ces enchaînements sont fait pour ça. Ils peuvent être améliorés, déformés et s’adaptent à tout style de combat. Qu’importe les qualités et les défauts de ta personne ou de ton adversaire : pour un raisonnement juste tu ne te tromperas jamais. »

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Jeu 26 Juin - 14:24

Sabi : +26 XP RP

J'étais sûr d'être déjà passé depuis longtemps. Très bonne session ! Ce serait bien que tu penses à aérer davantage ton texte, parce que là c'était vraiment très dense Very Happy

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Ven 11 Juil - 12:29

[Okay, j'vais essayer chef. Merci des remarques =)]

Deux gants de boxe, un coussin, suspendu dans les airs par un filon de lin relativement solide, pour qu’il puisse retenir, et l’imposante masse de plume qui tournait au dessus du sol, et la force, que les deux gants rouges donnaient dans leur punching-ball. Il y avait là dedans, comme un art de l’amour de la frappe, une envie meurtrière d’en découdre, et puis… un bon conseil, celui de taper dans la plume plutôt que dans la chaire.
Dans ces instants de folie guerrière, Sabi était prêt à tout. Il aurait pu créer massacre et génocide, si cela continuait, cela ne lui aurait pas suffi. C’est également pour cela que Takeshi, restait aisément la personne la plus qualifiée pour son entraînement physique, tout comme son développement psychologique. Non pas que celui-ci soit meilleur shinobi que ses confrères du clan, bien qu’il représente et possède une puissance conséquente et non négligeable, mais seulement parce qu’il possède cette touche humaine qui lui permet de comprendre des caractères complexes, et principalement ceux d’un clan qui depuis des siècles déjà, se pare d’orgueil et de fierté.

Sabi ne cessait de frapper le cousin lui aussi rouge, qui valdinguait dans tous les sens. Son combat était désordonné, ses manières harassantes Finalement, ce gamin n’avait-il jamais appris à se battre ? Le vieux Takeshi continuait de l’observer, de loin, pour que celui-ci ne puisse pas se rendre compte de sa présence, autrement que par la vue, et souriait de l’amusement que son jeune élève pouvait lui proposer. IL n’y avait, finalement, aucune envie, pour un gosse qui désire plus que tout la mort de son adversaire. Il n’y avait aucune conviction, pas même une lueur de talent. Au plus profond de son âme, les portes qu’il avait ouvert la veille lui avait foutu la frousse. Il s’était alors convaincu que plus jamais il ne les ouvrirait. Pourtant… Ces portes-là étaient les bases de son pouvoir, la sentence même d’une puissance qu’un Uchiha ne peut cacher au monde. Celui même que ses yeux pleurent de larmes de sang, sans pouvoir s’exprimer devant l’ennemi, qui n’est autre qu’aujourd’hui, un vulgaire coussin de plume.

Il se broyait peu à peu les poignets contre le portique pourtant inoffensif. Ses gants ne le protégeait plus, il commençait à s’effriter peu à peu, manipulant avec grossièreté un chakra qu’il avait d’exceptionnel. Il ne voulait pas voir qu’il avait peur. Il ne voulait pas non plus admettre que sa puissance était cachée dans son esprit, derrière ces deux portes gigantesques qu’il a ouvert un jour plus tôt, déclenchant l’arrivée d’un chakra amère et violent, puissant. Il frappait, et frappait encore, il n’avait que cela en tête. Il concentrait son chakra, sans même son apercevoir, qui dévorait à mesure que le temps passait, la paume de ses mains, et celle lisse de cuir de ses gants. Takeshi ne bougeait pas et observait avec une certaine animosité. Peu à peu la colère remontait. L’Uchiha ne comprenait pas pourquoi il n’y arrivait pas. Il se mit à bouger. Enfin, il saisissait une partie du problème. Son jeu de jambe était d’abord lourd. Puis, économisant quelque peu ses forces, observant avec sérieux ses propres déplacements, il devenait de plus en plus leste. Il refusait de s’admettre faible, mais il ne voulait pas voir la puissance là où on lui avait demandé de chercher. Soit. Son talent débordait, inexorablement. Ses chevilles se débloquèrent, ses genoux également, et bientôt, dans des sauts restreints mais rapide, il décrivait cercle parfait autour de sa cible, cependant immobile. Reprendre les bases, jouer comme un gamin qui vient de rentrer à l’académie, c’était dons sa seule raison de vivre ? Pourquoi avait-il tant régresser ces derniers jours ? Il le savait, bien évidemment, mais il ne voulait toujours pas voir. Etre aveugle n’est pas la pire des choses, c’est être sourd qu’il faudrait éviter à tout prix.


Ses coudes se pliaient et se dépliaient dans une harmonie grandissante. Le lion qui était en lui, comme dans tout Uchiha, se réveillait doucement, et un jour, il passerait les portes que Sabi avait ouvert quelques jours plus tôt. Involontairement, sûrement. Contre sa volonté ? Egalement. Mais qu’importe. Quand le pouvoir est là, publique, en force, on ne peut jamais le refuser. D’ailleurs qui le voudrait ? Personne. Takeshi, comme Sabi, venaient de penser à la même chose. Un sourire narquois et sournois, d’un vicieux affreux venait de s’établir sur leur rictus déjà mâché par leur hérédité. L’Uchiha accélérait la cadence. Ses poings frappaient avec une vigueur sans cesse grandissante. La colère et la puissance le submergeaient peu à peu. Il ne voyait plus rien. Etait-ce la vitesse ? Ou simplement l’écoute de son âme ? Il n’en savait rien, il ne pouvait s’arrêter. Alors inexorablement, il lançait ses bras au centre du cercle et touchait sans chance ni hasard, le buste d’un adversaire bien pauvre, aujourd’hui.
L’attitude de l’Uchiha devenait de plus en plus pragmatique. Il ne pouvait rejeter le pouvoir qui émanait de lui, qui était en lui, mais il ne voulait pas le provoquer, il ne voulait pas consciemment l’utiliser. Pourtant, à chaque coups, à chaque déchaînement de colère, chaque fois qu’il passait ses nerfs un peu plus fort sur le coussin de plume aux allures de boulet, il s’en imprégnait, il ne pouvait plus le contenir, et au fond de lui, il faisait appel. Alors les pupilles de colère, les pupilles vengeresses, les prunelles aux virgules de mort, le monde parallèle dans lequel il est plongé se meut et progresse un peu plus. Sa colère dépassait l’entendement. Peu à peu son chakra transperçait toute couche, épidermique, cellulaire, elle transperçait le tissu, et ne cessait de ronger ses gants. Bientôt, c’étaient ses mains seules qui frappaient le punching-ball. Mais de la même manière, le chakra attaqua l’adversaire, impuissant de toute réaction, d’autant plus dans une situation que personne ne pouvait connaître. Takeshi souriait d’envie. Un sourire malsain, un sourire cynique, qui s’accentuait à mesure que la puissance de son élève augmentait. Son rayonnement ne cessait, lui, de progresser. Sa vitesse devenait incroyablement élevée, et peu à peu à chaque coup il explosait une partie de son ennemi de plume.


Un saut, flagrant. Mais l’enfant restait concentré, ou pris dans sa propre tourmente. Il ne ressentait rien, mise à part une bribe de colère, une envie de tabasser jusqu’à la mort, ou jusqu’à sa propre mort. Quoi qu’il lui en coûtait. L’ombre se déplaçait, et d’un trait, unique précis et fin, dans une sérénité presque excitante, trancha le filon de lin qui retenait le plumard au mur, qui lui évitait tout autant de tomber dans les pommes du sol, et de continuer à se prendre les coups avides de l’Uchiha. La masse s’écrasa sur les carreaux dans un nuage de fumée et de plume. Tout volait, dans tous les sens. Une odeur de cramée atteint son odorat. Elle devenait oppressante, agressive. Quelque chose brûlait…


« Kââââââton ! »

La température augmentait désespérément, mais Sabi était perdu. Il avait perdu son défouloir, il avait perdu des repères qu’il avait mis plusieurs heures à mettre en place, et là, il devait imaginer, laisser voguer son propre esprit et son originalité. Ne devait-il pas être ou devenir lui-même, simplement ? Tout cela ne signifiait qu’une chose, il devait se laisser porter par ce chakra si étrange. La boule de feu était énorme et brûlait tout sur son passage. Il ne semble rien pouvoir lui résister. Les plumes, délivrées de leur prison de tissu et de coups de toute sortie, volant à toute allure sous la pression qu’elles avaient emmagasinée depuis leur création, se consumaient sans autre forme de procès. La salle était toute blanche, et mise à part la température grimpante, Sabi ne pouvait que ressentir le chakra du ninjutsu qui se jetait sur lui. Les milliers de plumes cachaient le feu qui rongeait rapidement tout ce qui se trouvait sur son chemin. Mais pire que tout, Sabi restait fixe, complètement agard devant une situation dangereuse. Il ne savait plus où il était lui-même, à croire qu'il ne se rendait compte que de la fin d'un exercice dans lequel il s'était trop invest, pris dans une colère qu'il n'avait su maîtriser.

Il n'avait plus le choix, il devait laisser monter toute cette haine qu'il ouvert en passant les portes de son esprit, et s'occuper enfin de ce pouvoir qui grimpait peu à peu la pente de son âme, sans qu'il ne puisse rien faire pour l'arrêter. Le devait-il vraiment ? Finalement c'était ce dont il avait toujours rêver. Il savait que quelque chose de puissant pouvait le propulser une nouvelle fois dans des combats toujours plus impressionnants. Il luttait pour revenir à la réalité, sans pour autant y parvenir.

Un trou se creusa dans le linge blanc tout autour de lui. Juste devant son visage, les plumes s'écartaient. Non, elle disparaissaient. Son visage prit un formidable coup de chaud, et l'odeur horrible du cramé lui remontait un peu plus le nez. Cela devenait presque insoutenable. Il sentait la peau de son propre visage chauffer, et devenir rouge comme le brasier. Il revint alors. Devant ses yeux, une boule d'un mètre de diamètre filait vers lui, alors qu'elle le fouetter en plein buste. Il plongea sur le côté. Il n'avait rien à perdre, et puis le duvet de plume amortirait facilement sa chute. Il roula sur le côté, la boule s'écrasant contre un véritable mur de pierre. Peu à peu la pluie blanche se calma, et celles qui ne s'étaient pas consumés sous le Katon, venaient se déposer sur le sol carrelé. Bien sûr, chaque mouvement, chaque attention les faisait à nouveau valdinguer, mais cela ne serait jamais pire que les minutes, les secondes qui précédait l'Uchiha.

Alors toutes les questions qu'il aurait du se poser dès le départ lui vinrent à l'esprit. Qui ? Pourquoi ? Comment ? D'où venait ce formidable jutsu ? Un rire sournois éclata dans l'enceinte du centre d'entraînement du Domaine du Cygne. Un rire qu'il connaissait.

Takeshi-sama...

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Mar 15 Juil - 18:26

Le son banda. L’Uchiha arqua avec courtoisie l’arme vers le ciel. Les basses se sentaient folles. Les accords déchainés. Plus rien ne pouvait stopper cette danse mégalomane, emportant sur son passage tout être fort. Seuls les faibles persistaient, comprenant avec harmonie la signification des accords violents, berçant les tympans des uns, crissant ceux des autres. La musique ne séparait pas les peuples, elle les rassemblait. Elle faisait simplement le tri entre les imbéciles et les bienheureux. Changement total de registre. Concentration, flegme et insubordination. Uchiha dans toute sa splendeur, splendide dans tout son orgueil. Frein. Stop. Coups secs. Cuivre diabolique. Caisse claire. Cymbales légèrement rouillées. Trompette au penchant acerbe. Puis tout s’arrête une nouvelle fois. Les secondaires ont fait leur show. Les artistes montent en scène. Les doigts se crispent, la tension monte. Le cœur bat, comme il n’avait encore jamais battu auparavant. Le chanteur s’empare de son micro, ses cordes vocales se tendent et se détendent. Il forme des sons. Chaque son correspond à une lettre. Plusieurs lettres composent une syllabe. Puis, deux à deux, par trois, ou à quatre, les syllabes forment des mots. Les mots des phrases. Les phrases des couplets. Les couplets réveillent l’amour. L’amour réveille la foule. La foule sonne le changement. Le changement demande du courage. Le courage calme la colère. La colère s’apaise. Mais la tension est toujours là. Son cœur bat, et son pouls essoufflé s’apprête pourtant à changer le monde… Il l’a joué des milliers de fois. Pourtant chaque fois qu’il met les pieds sur scène, il a l’impression de tout oublié, comme s’il découvrait à jamais le pouvoir de l’adrénaline. Les quelques premiers mots sonnent juste. Le tempo est bon. Le batteur est rassuré, la guitariste semble satisfait. Le bassiste se cache derrière les manifestations de la gloire. Mais c’est lui qui tremble le plus. Il finit sa phrase, et il sera seul. Il ne devra pas dévier une seule fois. Il a sur lui la seule responsabilité de tout un monde. Il peut entraîner la guerre, ou rétablir la paix. Il peut ouvrir nos cœurs, il peut les briser. Il peut couvrir les mœurs, ou les faire exploser. Son pouvoir est immense. Ses timbres sont dantesques. Deux temps. Trois noires. Son doigt se pose, frotte la corde au semblant aigu. Le métal froid le réconforte. Il retrouve ses sensations. La confiance monte. C’est chaque fois une nouvelle expérience mais peu à peu il prend pleinement conscience de ses possibilités. Toujours la même chose. Son autre doigt se pose sur la barre de fer, pinçant la corde. Une simple note. La chanteur se tait. Le son vibre. Les poils se dressent. Chacun cherche d’où prévient ce mi, ce la, ou ce do, qu’importe ! Il n’en aura suffit que d’une seule. Il lève les yeux au ciel. Le batteur serre fort ses baguettes. Bientôt se sera à lui. La guitariste asticote ses cordes. Le cuivre essuie calmement sa hanche. Aucun d’eux ne le regarde mais toutes leurs oreilles sont braquées sur lui, alors que la foule impatiente cherche toujours ce divin prometteur de la parole nouvelle. Ses doigts claquent, les amplis vont exploser. Non, ils tiennent décidément bon. La mesure va être fini. A la reprise, tout sera sur ses épaules. La batterie partira, puis les semples annonceront la venue nouvelle de la guitare. Son doigt ricoche, la mesure est terminée. Deux notes et… Sa main glisse. La corde se froisse. La note empire le mouvement. Les yeux sont affolés, les artistes ne comprennent pas. Ils ne savent plus quoi faire. Le silence même se tait. Le bassiste baisse la tête. Les autres attendent comme espérant qu’ils sont bien dans un rêve et qu’ils vont s’en sortir. Tout est perdu. L’espoir d’une vie parti en fumée pour une main trop imprécise, une note faussée. Tout un concert, une parole, un espoir, une pensée, un art, un plaisir qui part et qui s’envole dans une autre dimension. Il s’est plan…

Un regard furtif. Le cou baissé comme à l’agonie, ses pupilles touchent celles du batteur avec qui il a une complicité certaine. Les autres s’adaptent. Eux, ils sont la base. Certaine, sûre, mais responsable de tout. Alors que le publique crie, de malheur, de dépit, de regret, de soutient, ou de colère, un sourire infiniment grand se dessine sur leurs deux visages. Personne ne les voit. Ils sont derrière. Les stars, ce ne sont pas eux. On cite leur nom en dernier, mais bizarrement personne n’oublie la ligne déjanté que la basse a réussi à calé, ni le break infernal sur lequel tous se sont tu. Dans le brouhaha infernal, quatre coups sourds arrêtent les cris de folie, reconcentrent les artistes qui ne savent plus où ils en sont et qui ne peuvent rien faire. Tout est improvisé, tout est senti en tant que tel. La vibe’s sonne chez les deux gars, qui se comprennent d’un unique regard. Le groove, porteur et danseur s’insinue dans chacune de leurs mélopées. Au troisième coup la foule découvre le batteur les deux bras en l’air, les baguettes ricochant l’une sur l’autre. Au quatrième ils comprennent. Le doute s’insinue dans leur esprit : est-ce fait exprès ? Est-ce voulu ? Eux savent bien que non. Mais ils savent encore plus que sans cela, la musique ne serait rien. La joie de voir les notes défilés ne serait pas la même. Celle d’un publique qu’il faut conquérir à chaque scène non plus. La bassiste se courbe. Il défait lentement son ruban aux teintes joviales, ses cheveux couvrent son visage. Ses jambes se fléchissent. Il s’avance, au même rang que tous les autres, il se tourne légèrement vers son ami, son frère, pour ne jamais oublier qu’il est là, lui aussi, et qu’il ne peut pas se montrer. Il se penche vers le ciel. Au quatrième coup la basse fuse. Elle danse et contourne chaque esprit. Ramenant tous les songes, tous les maux à une seule et unique diversité, elle s’infiltre dans les esprit pour ne plus jamais en ressortir. La chanteur rigole. Le guitariste reprend vite la situation. Deux noires, et se sera à lui. Le batteur n’en a pas fini, il l’accompagne calmement. Les cuivres reprennent souffle, soulagés. Dernière note. Break. Le batteur possède chacune de ses caisses. Ses bars passent tellement vite que la baguette qu’il tient à son bout devient quasi invisible. Et… Tous enragent. Le concert commence. La basse, reposante, vibre et déchire les enceinte. Le guitariste à contre-temps se calent sur ses deux compères qui viennent de leur sauver la mise, et d’un bref coup sur ses cordes, ses doigts voguant à ses souhaits sur les barres de fer, comme il l’entend, enchaîne les accords, d’un rythme mélodique. Le chanteur continue de rire. Les cuivres, comme à chaque fois, font sonner leur timbre par à-coups et annoncent le chanteur. Prenant son micro, bougeant la tête sur ses épaules tranquillement, sa voix douce et posée finit d’enfoncer le publique dans une torpeur déjà immense.


C’était cette image qui revenait à son esprit, comme pour le hanter. Un rêve jusque là inexpliqué. Mais il venait de comprendre. Cette chanson, aucun micro ne l’a enregistrée, aucune caméra ne l’a filmé. Et pourtant ce fut la meilleure de toute. Le fruit d’un hasard pur. Seule la foule qui trouvait son billet bien chère, reviendra conter les rixes amoureuses d’une basse et d’une batterie, qui pour l’unique raison de sauver une chanson se mirent à imaginer plus que ce qu’ils ne l’avaient jamais fait. Se laisser sentir, se laisser manipuler par le monde qui les entoure et ressurgir, toujours de la même manière. S’impressionner soi-même, se laisser voguer comme le guitariste et ses accords qui sonnent juste mais qui n’ont finalement aucune programmation que l’oreille d’une artiste qui aime ce qu’il fait. Lui, il l’aimait plus que tout. Pour rien au monde il ne s’enfuirait de cette sensation, de ses lèvres, de ses yeux. De son corps tout entier. Il s’était étonné lui-même. Il l’avait étonné également. Peut-être avait-il enfin compris le vrai sens d’une vie qui semblait misérable. Il n’y avait rien de plus beau que de ne pas chercher à tout comprendre et de continuer d’être émerveillé parce que l’homme en addiction avec la nature peut faire. Cette musique qu’il ne connaissait pas berçait son cœur comme elle aurait bercé des foules, des gouvernements, des pays, un monde. Plus que le pouvoir des mots, plus encore que le pouvoir de l’amour, le pouvoir de l’homme. Celui de changer le monde dans lequel il vit. Celui de toujours voir mieux que quiconque ce que le monde lui-même ne peut voir…

La chaleur toujours intense de la pièce le réveillait peu à peu. Ces pensées d'une extrême sensibilité le touchait. Il ne savait pas où il allait chercher tout ça, mais finalement il le trouvait quand même. Son chakra affluait, le combat commençait, le tigre se réveillait...


Dernière édition par Sabi le Mar 13 Jan - 23:26, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Ven 25 Juil - 20:04

[Après ce petit interlude musical simple conséquence de mon imagination débordante, j'vais reprendre l'entraînement ! Takeshi n'a qu'à bien se tenir...]

Finalement, c'était avec une rigueur insurmontable que le sharingan du garçon se mettait une nouvelle fois en route. C'était sûrement cela, cette main mise de puissance, ce pouvoir qu'il n'avait jamais vraiment révélé. Pour la première fois, le dôjutsu se révélait tout seul, sans que l'Uchiha n'ai a influencé quoi que se soit de son domaine de prédilection. La peur, peut-être, la colère sûrement. Le contexte commençait à interagir avec l'œil maudit qui sentait, pour la première fois encore, que son porteur avait besoin de lui. Ce regain de colère avait été comme un appel, et finalement Sabi s'en contentait bien. Il rouvrait son esprit, et découvrait avec animosité la salle plus ou moins grande dans laquelle il avait laissé son corps seul, son esprit voguant dans des aventures un peu plus folles encore. La gigantesque boule de feu qui l'avait visé s'était étalé sur le mur opposé, et avait crée un trou remarquable que le gamin n'aurait pas voulu aimé voir dans son ventre.

Finalement, Takeshi était un bel enfoiré, mais il continuait de gérer avec insolence le talent et les capacités de son élève et neveu factice. Malgré ses régulières réprimandes, le jounin ne cessait jamais d'avoir confiance en Sabi, en aucune manière l'hésitation et le doute n'appauvrissait son entraînement. Il avait regardé avec une discrétion sans pareille la montait progressive de l'Uchiha, et il avait senti le moment opportun pour intervenir. Et de quelle manière !


***


Sabi sortait par la grande porte de l'amphi de la zone ninjutsu. Laissant Tsubaki à ses occupations plutôt enfantines pour son âge, il ne voulait déranger une prof qu'il connaissait à peine. Ce qui n'était pas réciproque. La jeune femme semblait apercevoir en lui beaucoup plus de choses que lui n'aurait pu le faire en elle. Il devinait facilement un quelconque lien avec Ginko, sa nouvelle senseï, et évidemment avec Riku. Finalement, tout cela tombait à pic et évitait à Sabi de se faire tout neuf avec une jeune femme qu'il ne connaissait pas et dont il demandait les services. Il passait alors avec bon train le pas de la porte, lorsque la voix fluette de Tsubaki le stoppa net.

"Sabi-kun ! Tu diras à Takeshi-san que j'attends toujours son dîner !"

Effectivement, les propos de la chuunin ne pouvait que l'interpeler, vu la réaction de son oncle et parrain à la simple prononciation du nom Tsubaki. Il n'avait pas creusé plus encore le pourquoi du comment, mais il se doutait bien que son professeur quadragénaire devait avoir eu quelques expériences avec la jeune femme pour qu'il émane de lui tant de réticences. Et Tsubaki avait vu juste : Sabi ne pouvait passer inaperçu. Malgré la taille conséquente du clan, bien qu'amenuisé depuis quelque temps, les Uchiha se côtoyaient tous, du moins en parti, et sans avoir à connaître la relation particulière qu'il entretenait avec le bonhomme, Tsubaki tirait une nouvelle fois dans une cible à portée de main. Sabi ne se retourna pas, mais son sourire en disait long sur les prochaines effusions de salive qu'il aurait avec son oncle.

"Vous le connaissez ?"

Il s'était retourné et feinté la surprise et l'étonnement. Imperturbable dans sa manipulation des sentiments et des expressions, devant un pigeon aussi gros qu'un vautour, le tour était facilement joué.

"Si je connais ce vieux gribout ? Huuum... Lui m'adore ! Il a toujours eu beaucoup de mal avec Ginko-chan, mais moi... Hihihihi !"

C'était affolant. Elle lui faisait le coup du petit rire bouffon qui faisait tant mal aux hommes, porteur de tant d'insinuations et de sous-entendus. Mais cette fois, cela ne le choquait pas. Bien au contraire.

"J'y manquerais pas, Tsubaki-senseï."

"Arrigatooo ! Sabi-kun !"

Son éternel sourire, bien que relativement épuisant pour lui, lui faisait un bien fou. La joie, et la générosité qui émanait de la jeune femme aux atouts physiques plus qu'irrésistibles revigorait la morosité de sa misérable vie. Et puis, apparemment, cela ne faisait pas cette effet-là uniquement à lui... Le gamin fila, souriant de joie.

***


Ces pensées qui lui revenaient soudainement lui faisaient remarquer à quel point Takeshi restait un homme... Comme tous les autres. Si faible, finalement. Il venait de s'apercevoir qu'il n'avait jamais découvert son sharingan devant lui. Il allait commencer à douter de son existence. Mais c'était peut-être un peu poussé comme raisonnement. Tout Uchiha possède l'œil maudit. Peut-être le sien est-il si faible qu'il en fait abstraction. Ou alors sa puissance serait sans limite, et son activation ne servirait à rien face au niveau de Sabi. Cela le mettait dans une colère folle. Encore plus grande que la précédente, continuant sans cesse de l'alimenter par des bouffées de chaleur intenses rapides mais régulières. Il le ferait craquer.

Il se souvenait encore des paroles de Yasu. Le chakra offensif. Qu'est-ce que c'est ? Cela remettait en cause toute son approche du combat au corps à corps, son appréciation du taijutsu, sa portée d'esprit sur l'utilisation de son propre corps. Son chakra explosait, mais dans une régulation progressive. Ce n'était pas l'élimination directe de ses capacités dans une décharge inutile. C'était simplement une retenue prolongée d'une tension qui ne cessait de s'alimenter elle-même. Le genin regardait régulièrement ses mains et ses pieds, et il s'amusait à redessiner leur contour, en utilisant une fine couche de chakra. Mais renforcé ses muscles ainsi était quelque chose de connu et du burlesque en l'occurrence. C'était autre chose.

"Cela demande beaucoup de travail. Ce n’est pas une technique, c’est un réflexe, une habitude. A un moment donné, tout se fera tout seul. Mais à ton niveau, tu dois le provoquer. Avec le temps tout changera, Sabi-kun."

Une habitude, un reflexe. Et... en même temps, une provocation ? C'était quoi le délire ? Le paradoxe venait ainsi. Finalement Yasu était resté très évasive sur le sujet. Peut-être aussi le voulait-elle. Il y avait quelque chose qu'il devait creuser et c'était maintenant ou jamais. La figure emblématique de Takeshi se distinguait alors de la fumée ambiante qui s'était dégagée, du mur, et des plumes, nombreuses et carbonisées. La pupille maudite le mettait dans des conditions nouvelles. Il le pousserait à bout. Gonflant ses muscles avec une endurance qui paraissait soudainement bien plus grande, Sabi ne lâchait pas sa cible du regard. Mais Takeshi ne prenait pas tout au sérieux. Du moins savait-il qu'il ne pourrait pas perdre, quoi qu'il arrive. Mais le recul si intéressant de son élève, sa progression notamment physique commençait finalement à l'inquiéter. Inquiéter ? C'est à ce stade-là que la puissance de l'Uchiha grandit le plus rapidement et le plus intensément. Alors avec le pouvoir vient l'ambition, la fierté et l'orgueil. Il n'avait qu'à se battre pour garder sa placer, et vivre.

Bien sûr tout semblait exagéré dans son esprit.. Mais... n'avait-il pas vécu la même histoire. Son sourire disparu, sa sérénité s'éteint avec lui. Il fronçait difficilement ses sourcils, et les jambes de son élève s'envolaient danser.

*Oui ! Danser ! Ne jamais s'arrêter !*

Entendre les voix extérieures, ressentir les vibrations. Ce rêve, cette sensation qu'il avait reconnu durant quelques secondes lui revenait enfin en tête. Tout cela avait bien sûr une signification. Laisser sentir son corps...

Il le sentait affluer, il le sentait bloquer. Ses tenketsus continuaient de se remplir et de délivrer selon ses ordres la dose qu'il pensait juste. Peu à peu le chakra inhiba chacun de ses cellules, mais il ne les désirait pas toutes. Il voulait simplement ces tissus fibreux, ceux de ses muscles. Il voulait ressentir les courants, voir les attractions. Ses yeux lui donnaient déjà la vitesse, la décomposition de l'être, il voulait celle de la nature. Ressentir les aléas de la nature. Pouvoir en profiter. Pouvoir... Oui ce mot lui convenait. Il n'en avait pourtant aucune appartenance. Juste une ambition mal maîtrisée. Son poing partit. Il n'avait pas remarqué qu'il n'avait pas pu le voir. Lui. Impossible. Pourtant, Takeshi, d'un dégagement de l'épaule sembla montrer maintenir la situation. Le bras droit de Sabi frappait le vide. Mais il ne voulait pas en rester là. Cette haine fourbe et malsaine l'animait. Cette haine ? Cette pulsion, régulière mais si rapide qu'elle en devient indécelable. Il donna une nouvelle direction à son bras parallèle au sol qui suivit alors le corps de Takeshi qui s'était décalé pour l'éviter. Une nouvelle fois il joua de son empreinte au sol pour se maintenir debout et toujours rester face aux mains de son élève, mais il se retrouvait dans une situation embarrassante. Pris dans son élan, une nouvelle fois mis en déroute par l'esquive du vieillard, la paume de sa main ouverte percuta avec force le sol. Il concentrait alors son chakra dans bras et faisait de lui un pilier sans faille de sa constitution et de sa base. Son corps glissa, poussant peu rapidement son centre de gravité vers le bas, prenant son bras non pas comme un membre normal, mais comme une jambe, sa main comme un pied, un mur porteur et ses deux autres pieds glissaient sur le sol balayant avec force l'autre Uchiha.

Son chakra était une véritable balance. S'accumulant là où le genin voulait voir force et puissance, diminuant de concentration là où son corps n'aurait pas besoin d'enfoncer son propres inconscient dans les artères des tissus musculaires. La vitesse du genin croissait avec une régularité surprenante par sa justesse mais aussi par la faiblesse de sa période : courtes, les niveaux passaient sans jamais que la machine ne s'arrête. Ses mouvements devenaient parfois vifs, parfois lents, mais chaque accélération était dangereuse, chaque ralentissement significatif...

Takeshi sentait la fatigue monter en son élève et neveu. Le changement était radical. Pour ne pas dire totalement fait. Son chakra s'adaptait parfaitement à sa volonté de se battre. Son style se creusait, ses pas devenaient feutrés mais ses mains étaient toujours autant dangereuses, si pas plus...

Ce soir ses yeux s'éteindront dans une fatigue naïve et candide. Quelque chose de beau. Un tournant, un virage ? La lune montait dans le ciel, et il n'y avait rien d'autre que la fraîcheur de la nuit pour couvrir le cœur des hommes fatigués...


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MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Mar 29 Juil - 10:40

Sabi : +29 XP

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Ven 8 Aoû - 3:03

Naaaaaaaaaaaa ! Réussir !

Naaaaaaaaaaaa ! Réussir !

Naaaaaaaaaaaaaaaaa ! Réussir !

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...

"AAAAAAHAAAAAAAAAAAaaaaa"

L'entrée en matière ne dérogeait pas à la règle. Elle était de toute beauté. D'une sanglante conséquence, certes, mais pour apprendre, quoi de mieux que de faire des erreurs ? Oui oui, des erreurs ! Nooon ! Vous m'avez bien entendu. Comment ? Si son bras en sang est une erreur ? Eh bien le bras en lui même... sûrement pas. Le fait qu'il soit en sang montre bien que quelque chose cloche dans la formulation et l'exercice pratique de son entraînement. Alors, dans sa globalité, le simple fait que son bras saignent, d'une piqure, d'une ouverture, ou d'une entaille large comme votre bras à l'âge de vingt ans représente, la vérité, une erreur absolue de la nature.

Vous ne... saisissez pas l'astuce de mon discours ? Bien simple. Nous sommes des hommes. Okay. Depuis la nuit des temps nous vivons. Jusque là tout le monde suit. Faites attention j'ai les noms ! J'ai bien dis : nous vivons... nous ne nous sommes pas éteint, nous ne sommes pas mort, remplacé par une quelconque autre race plus sauvage plus intelligente et donc plus stupide que la notre. Vous êtes horrifiés par mes propos discourtois à l'égard de notre bonne mère humaine ? Ne vous en faites pas, je ne fais que remuer votre petit esprit optimiste qui vous souffle chaque soir avant de vous endormir que vous êtes ce qui est arrivé de mieux au monde mère, et que vous en êtes les maîtres pour la simple et bonne raison que vous possédez un volume ancéphalique plus gros que la normale, et que vous vous en rendez-compte. Noooon ! L'homme est aussi stupide que les autres espèces, si pas plus. Bref, je ne continuerais pas sur ce sujet dangereux et casse-cou(ille). Non ! Je n'ai pas dit de gros-mots. Enfin... pas tout haut ! Bref, il est dans la nature véritable de l'homme et de toute espèce en général d'ailleurs de vouloir vivre. AINSI ! L'homme ne se mutile pas... Sauf cas psychologique bien indépendant de notre volonté... ALORS ! Si son bras est en sang, C'EST QUE quelque chose cloche. Raisonnement logique, philosophie de bas étage, réflexion amère et brève, mais pour vous, CELA suffira.

"Aaaahhaaaa."

Du cri de douleur, il vient de passer à la plainte, le gémissement sans fin, et très désagréable à l'oreille d'ailleurs. Devant lui, un mur. Un simple mur. Vous allez me dire : ce mur là, en face, il est un peu... amoché. Oui, certes, il l'est. Je vous l'ACCORDE ! Cessez de crier non mais oh ! En fait, vous voulez sûrement une raison ? Quelque chose de concret, une explication rationnelle, un pourquoi du comment. Oui ? Je m'en doutais. Simple : les architectes en ce monde sont un peu saugrenues... Comment vous ne me croyez pas ? Vous ne me croyez pas ? Vraiment ? Qui ne me crois pas ici ? Levez bien la main s'il vous plait. Les autres vous me croyez alors ? Parque ici c'est moi l'expert hein, ne l'oubliez pas ? Bon alors baissez la tête ceux qui sont d'accord avec moi. Oui oui, pour qu'on vous différencie bien. Biiieeeeeen ! Donc tous les gens qui ont la tête baissée me croit ? Eh ba ils ont tort.

"Taitou, Suiryoku !"


La sentence en disait long sur l'exercice de ces trois derniers jours. Oui, trois jours. L'impact visuel, la lame d'énergie que vous voyez sous vos yeux semble puissante, bien organisée, étonnement bien contrôlée. Ne croyez pas qu'en sortant du votre de mère vous puissiez configurez votre organisme aussi facilement qu'en un coup de poignet vous puissiez exécuter cette technique. Non, ce n'est pas un génie. Enfin par rapport à vous, si bien sûr. Mais ce n'est pas vraiment une qualité qu'il aurait ) hausser sur les toits.
Trois jours donc qu'il inculque avec peine une énergie fluctuante et très imperceptible. Celle de son propre corps en quelque sorte. Les manipulations d'artifices physiques de Tsubaki étaient tels que Sabi était ressorti... encore plus confus qu'il ne l'était avant. Au moins, il n'avait qu'à retenir le nom de cette technique qui semblait lui convenir largement. Mais explication + jeune femme = impossibilité pédagogique.


Okay. Okay ! On reprend les samples. On ranime les envies et on anime les ardeurs. Dans son esprit, Sabi ne broyait que du noir. Il était Uchiha et il n'arrivait toujours pas à maîtriser ce chakra qu'il devait pourtant savoir contrôler. Un don. Génétique. Il était d'une grande famille. Il ne faisait aucunement honneur à ce blason qu'il portait même involontairement. La nature en avait décidé ainsi.Il regardait l'espace qu'il avait devant lui. Ce mur intact qu'il aurait du briser depuis de nombreuses heures. Une simple fissure. Voilà le simple résultat de son entraînement. La technique lui échappait totalement. Il n'arrivait pas à réguler avec attention son chakra et l'énergie purement physique qui s'insinuait dans toutesl es règles de la vie, qu'il le veuille ou non. Tsubaki ne lui avait-il pas expliqué ? Si sûrement, mais de ce cours il avait tout oublié. Sauf la jeune chuunin qui déambulait encore seule dans sa salle de cours.

La tension montait inéluctablement. Il ouvrait ses tenketsus, son chakra affluait. Trop rapide. Puis trop lent. Il devait maîtriser la vitesse, la célérité même de son membre et celle de tout son organisme. Les frasques conflictuelles de son corps ne l'aidait pas. Celle de son chakra non plus. Les résonnances d'une voix en détresse ne cessaient de le perturber. Comme un écho persistant et inerte, il tappait dans sa boite crânienne et culminait un peu plus à chaque effort. Sa migraine prenait de plus en plus de présence. Il essayait de se concentrer mais en vain. Il devait lutter contre ce simple fait, cette sensation qui lui faisait apparaître son échec plus comme une situation extérieure difficile que comme une absence nette de talent et d'exercice. Alors il manipulait son chakra avec un maladresse un peu plus chaque minute. Il redevenait cet être imbécile dans ses gestes. Heureusement Takeshi n'était pas là, mais Takeshi surveillait toujours, il sentait ces choses-là.

« Taitou Suiryoku ! »

La lame d'énergie fonçait selon une courbe folle et aléatoire. Elle vint exploser à quelques centimètres de sa précédente marque, avec un impact tout aussi moindre que la dernière tentative.La grimace du jeune garçon marquait avec dégoùt cet échec froid et cuisant. Nouvelles certitudes, celles de ne plus en avoir aucune. Tout remettre en question.

Réuuussssssiiiiiiir ! ! !

Réussiiiiiiirrrr !

REUUUSSSSSIIIIIR !

Dans un éclair soudain, le chakra explosa. Son bras s'illumina d'une étonnante couleur blanchâtre et la pression augmenta. Le chakra ne cessait de se condneser sans aucun ordre de raison. Sa colère augmentait. Et s'il savait qu'il devait intenable dans un tel état, il savait également qu'il était capable de tout. Son sharingan était à la limite de la rupture. S'il continuait ainsi il s'activerait de lui-même sans qu'il n'est même à l'appeller. Cette situation se faisait de moins en moins rare et cela lui faisait peur. Son apparition n'était pas toujours un bon signe, il le savait. Il ne connaissait pas encore l'entière puissance du dôjutsu. Aussi préférait-il l'utiliser en dernier recours.
Le chakra devenait agressif, violent dans sa substance. Les portes de son esprit s'ouvrait et laissait se débattre les démons de son âme. Comme dans un mauvais film il se souvenait encore de ce rêve, deux portes et un entre-terre qui ne lui laissait que des souvenirs horribles. Et pourtant l'antre de sa puissance. La massa chakratique devenait si impressionnante qu'elle est en était incontrôlable. Se concentra sur son bras, sa main gauche serrant avec force son bras droit comme voulait retenir l'avancée culminante d'une sentence à laquelle il savait ne pas pouvoir contourner. Ces gestes futiles le confortait dans sa position mais n'avait finalement aucune issue possible, aucun impact. Son bras rougissant de l'emprise physique qu'il maintenait avec hargne. Il le sentait approcher. Il ne pouvait rien faire pour anihiler ce jugement final. Le chakra força tout verrou psychique et s'adonna à une nouvelle danse spirituelle. Stimulant avec hargne l'énergie physique que dégageait le corps de l'Uchiha et celle développée par le mouvement de son bras, le coup partit tout seul. D'un mouvement vertical rapide et suprenant de violence.

La déflagration partit alors que ses lèvres avaient prononcé les deux mots incantatoires de la technique, sans même qu'il ne les ai commandé. Sa voix avait été légère et étonnemment sûre d'elle.

« Taitou Suiryoku »

Comme un chuchotement l'éclair blanc fractura l'air et vint littéralement s'écraser sur le mur. Décrivant une parabolle sûre et tracée à la chaîre humaine, elle s'envolait tel l'aigle dans un ciel bleu, touchant le soleil de ses ailes d'ivoires. Dans la chute de brique, un trou béant avait effacé avec une cicatrice nette les deux derniers essais. L'importante émanation de chakra avait entaillé le bras de l'Uchiha de part en part, décrivant de légères et fines coupures tout du long. Le sang coulait au goutte à goutte et tombait parfois sur le sol. Un fin nuage de poussière se soulevant, laissant Sabi sur son reste. Il regardait avec intérêt les conséquences de sa technique. Technique qu'il n'avait absolument pas maîtrisée. Il laissa alors son esprit voguer une nouvelle fois. Il retrouvait cette même sensation de légèreté, comme s'il planer dans un monde parallèle. Mais il était bien là. Puis suivait une peur franche de la masse colossale qui se dressait devant lui.Celle qu'il avait rencontré précédemment. La même qui avait provoqué cette déflagration étonnemment puissante. Mais il devait s'appliquer à la maîtriser. Gardé le contact froid de son chakra, la puissance de son énergie, la finesse de son mouvement corporel et le contrôle d'une âme aux allures de chamboulle-tout complêtement aléatoire mais si dévastateur.

Le flux reprenait de la vigueur. Il circulait dans son corps comme une course de chevaux en folie. L'écume bavante de leur mâchoire n'assurait rien de bon au genin. Alors il tirait sur les rênes, il les manipulait avec tact, parce qu'un étalon énervé était pire que tout. Le chakra prenait donc toute sa vitesse. Il balançait ses tenketsus de manière à ce que la vague, l'onde se manifeste pleinement dans son bras droit. Il le levait droit dans les airs, ses doigts droits chatouillant le plafond nuageux de ses phalanges discrètes. L'onde d'énergie commençait à entourer son bras. Profondément ancrée dans son organismes, les canaux délivraient l'importante dose de chakra. Elle se manifestait, puis distribuait avec attention l'énergie intenr en une salve destructrice et violente. L'Uchiha ferma les yeux, se concentrant le plus possible pour ne pas être débordé par son propre esprit et dérouler avec précision la technique.

« Taitou, Suiryoku ! »

Sa voix était confiante. Ce n'était plus le suintement léger de ses cordes vocales, ce n'était plus l'accablante insécurité de sa situation. Le mouvement de son bras était propre et sec. Il n'était plus cette violence qui émanait de son esprit, de son âme. Il était tout aussi froid, il reprenait avec orgueil les qualités de sa puissance, et jouait avec contrôle sur les conséquences dévastatrices d'une telle utilisation.Le mur se fissura une nouvelle fois. Avec la même force. La bruit déchirait l'air autant que la pénétration de l'énergie dans l'atmosphère. Le trou était aussi important que le premier. Mais il était net, et propre. D'une précision étonnante. Son bras continuait de saigner faiblement. Mais la douleur l'obligea à mettre un terme à son entraînement pour la prochaine heure. Il regardait avec amertume son oeuvre. Finalement, il en était satisfait, même s'il savait qu'il pouvait aller bien plus loin. A genous sur le sol imbibé de nombreuses gouttes de plasma, il ferma ses yeux et laissa son esprit voguer. L'écho s'atténuait peu à peu alors que sa tension baissait. Il ne ressemblait maintenant qu'à une caravane de dromadaire dans un immense désert de sable qui s'enfuyait vers le levant. Pour ne plus jamais revenir.

L'espoir fait vivre.


Dernière édition par Sabi le Mar 13 Jan - 23:38, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Ven 8 Aoû - 5:57

Du renouveau, il en fallait toujours un peu plus chaque jour. Sinon l'esprit s'ennuyait et ne cessait de se lasser d'un monarque siégeant sur son trône. Celui qu'on appelle l'ennui. Celui qui entraîne la flemme. Dans sa douce chambre feutrée, dans un domaine relativement grand, la parallèle du cygne était une zone décomplexée de tout personnage suspicieux de vouloir s'en prendre à un clan un peu trop orgueilleux, un peu trop fier de sa position. Pourtant, alors que Sabi rentrait de sa salle d'entraînement, continuant de marcher avec la même posture haletante et décomposée par la fatigue, une présence étrangère vint perturber le dur rythme du repos, presque mérité. Son travail d'acharnement sur le Taitou Suiryoku l'avait épuisé, mais cela il s'y était préparé. Le jeune homme qui avançait vers lui n'avait l'aura d'aucun Uchiha connu en ces lieux. Il savait le clan étendu, mais doutait quelque peu de la possibilité d'un cousin éloigné qu'il n'aurait jamais vu auparavant. Et si dans une autre situation il aurait, avec mesure, mais avec conviction cependant, mis à sa disposition toutes les ressources possibles pour contrer et rebouter un individu de corps étranger ou non-affilié à la situation du clan.

Pourtant, c'était toujours la tête baissée et le cœur en balance qu'il marchait, qu'il rampait sur le sol comme une âme inerte et sans motivation.

"T'es qui toi ?"

La question était hautaine et quelque peu ambitieuse. Il ne réalisait pas vraiment le sens de la phrase qui lui remontait au cerveau quelques secondes après qu'il l'est entendu. On lui demandait ce qu'il faisait ici ? Cela semblait inimaginable. Il ne s'en rendait pas vraiment compte. L'état de latence dans lequel il se maintenait afin de ne pas tomber de sommeil avant de trouver son lit douiller ou un bon plat de ramen ne lui laissait guère le souhait de rétorquer haut et fort que ce couillon était un bel imbécile. C'était presque trop redondant et cela avait le mérite d'éviter de lui faire dire n'importe quoi.

"J'tai posé une question !"

Il leva doucement les yeux vers le bonhomme qui l'accostait de manière si agressive alors que pour une fois, il n'aurait pas fait de mal à une mouche. Finalement, il n'eut pas à lever les yeux bien haut, devant, un enfant de son âge, ou peut-être un peu plus jeune se tenait, droit, fier et hautain. Cependant, il jouait faux et cela lui donnait un faciès presque risible.

Ou ridicule. Selon l'envie.

"Je rentre chez moi, tu peux pas me laissez tranquille."

L'autre sembla outrer par cette réponse horripilante et qui ne lui convenait pas du tout. Comment avait-on osé lui répondre de cette manière. Mais cela faisait sourire encore un peu plus l'Uchiha, renforçant le côté fausse-fierté du personnage.

"J'suis chez moi ici."

"Et alors ? T'es sur mon chemin nan ?"

Sabi se retourna avec la même latence affreusement désagréable mais qui lui convenait parfaitement, et leva les yeux pour regarder le chemin sur lequel il marchait.

"Réflexion faites, tu as sûrement raison."

Puis il insista son regard pour découvrir autour de lui les prairies et la lisière de la forêt qui donnait directement sur le lac des cygnes. De grandes zones vertes étaient portés par les assaut du vent et décrivaient de grandes vagues flottant sur une mer d'herbe. Les feuilles des arbres couvraient une large zone environnante. Mais aucun tracé de terre ou de pavé ne donnait accès à un quelconque autre lieu dudit domaine.

"En même temps... Des chemins, y'en a pas des masses."

"Chipote pas ! T'es sur mon chemin, tu me laisses passer !"

Étudiant avec appréhension la largeur de la bordure, il constatait avec une efficacité indécente qu'on ne pouvait pas passer à deux, et que par le plus grand des malheurs, un des deux bonshommes devraient faire le sacrifice de marcher un tant soit peu, c'est à dire quelques secondes, sur l'herbe du bas côté. L'autre devinant avec une assiduité sans faille la constatation de l'Uchiha, se figea, encore un peu plus en colère. Une fausse colère de riche.

"Eh ! Compte pas sur moi pour marcher la dessus ! Elle est même pas tondue ton herbe !"

Sabi soupira de ton son souffle, et releva avec difficulté la tête dans un déhanchement du cou -si il parait que ça existe...- de manière à voir avec précision la tête de son agresseur de rhétorique. Mais les yeux flous de fatigue ne lui montrait jamais qu'un môme rondouillard et en bon point. Les bras ballant, Sabi soupira une nouvelle fois. Puis, au bout de quelques secondes durant lesquelles les deux partis se décrivaient successivement, le sens de l'honneur et de la propriété lui revint à l'esprit.

"Mais euh, sinon, justement toi, t'es qui ?"

Cette question, que l'Uchiha finalement avait retourné à son interlocuteur après une série de malentendus affreux le faisait bouillir. Mais cette colère semblait toujours enfantine, comme provoquée, pour faire genre.

"J'suis Zaka Kohika ! Dans mon quartier on m'appelle Zaka la terreur ! J'ai huit ans et j'viens de Konoha ! J'suis étudiant à l'académie ! J'ai appris plein de truc depuis que j'y suis rentré. Ma prof c'est Tsubaki ! Elle est super gentille ! Je l'adore ! Elle m'adore ! En fait tout le monde m'adore ! J'suis le meilleur ! J'suis le plus fort de ma classe ! J'suis sûr j'te bats ! D'ailleurs t'es toujours sur mon chemin !"

La débit de parole du gosse, parce que c'était un gosse, finalement, peut-être un peu grand pour son âge, mais à huit ans on porte encore des couches et on se la pète comme c'est pas permis, preuve en était. La question qui vint à l'esprit de Sabi était : *Mais pourquoi ça tombe sur moi ?* Puis dans un sursaut de retour au réel, reprenant de conscience de sa désespérante situation, confirmant une journée au vent malheureux, il se demanda enfin *Comment ce mioche est-il arrivé ici ?* Mais finalement, poser des question engendrerait inéluctablement des réponses. Et vu la ponctuation arabesque du personnage, moins il parlait, mieux ses oreilles se portaient.

"Zaka Baka ouais..."

Son état de décrépitude s'accélérait un peu plus chaque seconde. A ce moment là de sa course folle post-entraînement, il devait être chez lui. Un obstacle était venu se mêler à ces affaires.

"Eh ! T'as pas l'droit d'me dire ça ! C'est toi le baka, baka ! Baka ! Ba..."

D'un coup ses paupières se firent lourdes, il sentit son esprit tourné. Peu à peu ses sensation s'évaporèrent. La vue, puis l'odorat, l'ouïe. Enfin le toucher. Il ne sentait plus le vent faire frisoter sa peau à nue, ni ses pieds ancrés sur le sol. Il décollait littéralement. Il sentit juste l'épaule du mioche sur sa joue. Endormi sur Zaka, Sabi dormait profondément. Comme dans un repos éternel, rien ne semblait pouvoir le réveiller.

"Eh mais il ronfle en plus ! C'est pas possible !"

L'enfant continua de maugréer dans sa barbe, qu'il n'avait pas encore d'ailleurs. Puis, lorsqu'il se rendit compte que Sabi ne faisait pas semblant de dormir, et qu'il était seul, comme un couillon au milieu du domaine Uchiha, il se dit qu'il ferait mieux de décamper. Emportant l'Uchiha ronflant sur son épaule, il sortit du domaine en vitesse et traversa les rues, à l'ombre d'un soleil couchant.

[A suivre en ville // Fin de la série]


Dernière édition par Sabi le Mar 13 Jan - 23:39, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Dim 10 Aoû - 0:41

Sabi : +21 XP

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Dim 10 Aoû - 19:38

[Arrive des Cascades chaudes]

Il rentre. Il claque la porte. Une nuit.. de veille. Une nuit entière à regarder la lune, à la voir se lever, dans toute sa splendeur, puis se coucher, car elle se couche, et le soleil la cachait, ce gros con omnipotent. Il imposait sa force tandis qu'elle ne faisait que prendre une place infime : lorsqu'elle apparaît, les gens dorment.

Il marche. Son pas est violent. Le parquet craque sous son poids pourtant mince. Par la fenêtre il aperçoit encore la lisière de la forêt, celle durant toute une nuit il ne quitta pas la chaire. Il avait l'impression que cela n'avait duré que quelques minutes. Mais pourtant lorsqu'il atteint enfin sa sortie, le soleil était haut dans le ciel. Il ne se souvenait pas être resté en son sein pendant si longtemps. Mais c'était finalement la seule satisfaction de la journée.

Il pose la main sur la porte de sa chambre. Elle claque. A nouveau. On entend du remue-ménage dans tout le domaine. Certains se lèvent, étourdis par le bruit incessant mais irrégulier de l'apparition de Sabi, d'autres tournent en rond, déjà levé, se demandant d'où venait se vacarme. Puis les derniers avaient besoin de beaucoup plus de bruit pour être sorti de leur réveil.

Il s'assit. Le matelas lui était silencieux. Posé à même le sol, il était confortable et reposait avec amour le corps du petit Uchiha. Suivant la tradition japonaise, il était unique, dans une chambre entrecoupé de portes coulissantes. Une petite table de chevet siégeait à son côté, soupesant une petite lampe de nuit. Les genoux pliés, les pieds sur le parquet, les coudes sur les genoux, la tête entre les bras, Sabi lavait le parquet de ses nombreuses larmes. Devant sa porte, quelques ombres s'accumulaient. Puis une voix.

[Takeshi] "Qu'est-ce que vous foutez-là vous tous ! Vous allez dégager oui ! Laissez-le tranquille !"

Sa colère était sans limite, et Sabi aurait arrêté de pleurer pour leur éviter de la subir, mais il n'en pouvait plus. Il regardait avec violence la double porte feutré s'ouvrir et laissé passer sans surprise le corps usé de Takeshi. C'était bien la dernière personne qu'il voulait voir. Encore en kimono, il était sec et semblait propre. Il se rappela qu'il était tôt et que l'entraînement n'avait pas encore commencé.

[Takeshi] "Non mais ça va pas ! Tu veux réveiller tout le monde ou quoi !"

Sabi qui avait toujours la tête enfoncé entre les épaules, se releva doucement. Ses larmes s'étaient taries, et il n'avait plus la mine triste qu'il arborait depuis son arrivée. Non, il avait les lèvres bleus de la pression qu'il exerçait dessus, les yeux imbibé d'un rouge profond, et les mains crispés. Ses sourcils tendus indiquaient qu'il n'était pas de bonne humeur.

[Sabi] "Tu te souviens de ce que tu m'avais dis !?!"

Takeshi fut immédiatement refroidit. Il ne s'attendait pas à une telle réaction. Mais il lui en fallait plus pour être mis au pied du mur.

[Takeshi] " De quoi tu parles ?"

L'incompréhension presque logique du vieil Uchiha raviva un peu plus encore la colère de Sabi. Comment avait-il pu oublier ? Comment ne pouvait-il pas s'en souvenir ?

[Sabi] "Tu m'avais dis que devenir un Uchiha me permettrait de vivre ! Tu m'avais dis que leurs principes, leurs idéaux, tout ce qui faisait d'eux des êtres hors du commun m'aiderait à retrouver une vie paisible. Et puis, à retrouver mes parents, à réaliser ce que mes cauchemars m'ordonnaient de faire pour enfin être libérer de ce merdier ambulant ! Tu m'avais dis que tout ça marcherait ! Tu ne t'en souviens pas !?!"

[Takeshi] "Bien sûr que si je m'en souviens. Mais pourquoi tu cries ?"

Sabi s'avança un peu. Derrière, coincés derrière la porte que Takeshi avait fermé après lui, plusieurs ombres continuaient de regarder et d'écouter la scène.

[Sabi] "Tu m'as trompé ! Tout ce que m'as appris est inutile ! Je ne suis pas un Uchiha, je n'ai que ces yeux maudits ! Mais je n'ai rien de vous ! Ce sont des personnes comme vous qui m'ont laissé seul dans la rue, pour un honneur que vous décrivez sans limite. Je ne veux pas de ça, simplement parce que ce n'est pas une vie ! Je ne deviendrais pas le gentil petit pigeon du clan, Takeshi-sama. Je ne le serais plus !"

Cette réaction mis enfin Takeshi encore en colère.

[Takeshi] "Mais pourquoi tu dis ça ! Qu'est-ce que tu me fais-là ? Sa va pas oui ! T'es un Uchiha comme les autres ! Tu respectes juste la tradition !"

Sabi sourit. C'était justement ce sourire malsain qu'il voulait éradiquer. Cette envie continuelle de meurtre, ce sentiment de pouvoir se battre jusqu'à la mort. Toujours voir la couleur du sang, la nette impression de le boire et d'en jouir. Cette perversion, il en était sûr, était ravivé par toute la colère qu'il accumulait en lui. Non, il n'était pas un Uchiha, on l'avait abandonné pour ce nom, jamais plus il ne le reprendrait. Il se calma, et arbora une sourire confiant. Celui qu'il avait toujours aimé. Celui qu'il arborait lorsqu'il bravait avec ruse et avec sagesse la rue, ses enfants et ses pièges.

[Sabi] "Cette tradition m'a jeté dehors, alors que je n'étais qu'enfant. Cette nuit j'ai compris que le chemin que je suivais ici avec toi n'était qu'une grosse connerie."

Sur ce dernier mot qu'il accentuait sans appréhension ni crainte, la main de Takeshi partit. Elle vint marquer au fer rouge la joue droite de Sabi qui pourtant ne cessait de sourire. Il ne ressentait pas cette douleur. Le plaisir d'être libéré d'un tel courroux était mille fois supérieur à toute blessure physique.

[Sabi] "Je vais aller vivre ma vie ailleurs. La sentir comme bon me semblera."

[Takeshi] "Pauvre sot, tu ne peux vivre sans réaliser tes rêves."

[Sabi] "Je n'oublierais pas de remplir ma vengeance. Mais je le ferais à ma manière, je vivrais à ma manière, et le seul lien que nous aurons toi et moi ne sera que cet oeil maudit que tu verras grandir avec puissance et générosité."

Devant l'assurance de son élève, et accessoirement, de son neveu, Takeshi devenait presque agressif. Mais le pacifisme de celui-ci accentuait un peu plus sa colère. Il avait envie de l'étrangler ! Il n'avait pas le droit de dire ça ! Pas à lui ! Il avait tout fait pour lui permettre de progresser. Dans son esprit, il n'avait pas envie de le voir partir indemne. En fait, Takeshi ne comprenait pas vraiment le retournement de situation de Sabi. Mais après la soirée passée avec Zaka, il savait qu'il pouvait être un enfant comme les autres, sans avoir besoin de faire le fier et l'orgueilleux, ni à prouver qu'il était le plus fort et le plus talentueux. Il avait compris que sa vie ne se dirigeait pas la dedans. Les valeurs morales d'un Uchiha n'avaient pas conformité avec les siennes. Doucement mais sûrement, tout ce pan de sa vie, sa petite enfance, lui était revenu à la mémoire : ces courses folles dans les rues, fuyant le marchand auquel il venait de voler quelques fruits pour avoir de quoi manger ; ses relations avec des adultes même, ce tact qu'il avait, cette manière de toujours arriver à se sortir de toutes les situations ; cette rapidité de réflexion, de logique et de réaction. C'était ces si belles sensations qu'il voulait retrouver...

Alors il n'avait plus peur. Plus peur d'être lui-même, plus peur de se laisser voguer comme il le sentait. La honte qu'il aurait pu ressentir en se laissant planer dans des émotions qui étaient siennes s'était évaporée. Alors il n'avait plus de craintes. Il ouvrait son esprit. Il retrouvait ces deux portes qui lui avaient provoqués les pires frayeurs, les pires cauchemars. Mais étrangement, cette puissance effrayante qui ressortait de lui, des créatures démoniaques, des courants emplis de puanteurs, prenaient une clarté agréable, des odeurs délectables, un ressorti physique magnifique. Les lourdes portes noires ne l'étaient plus et devenaient des passerelles de jardins, les steppes sèches et arides d'immenses forêts accueillantes, des montagne aux vallées sucrées, des saveurs ancrées dans un décor paradisiaque. Cette puissance autrefois sourde devenait d'une pureté sans égal. Plus important, il la comprenait.
Alors son chakra se mit à bouillir. Il le sentait montait, mais il n'essayait plus de le maîtriser. Il le laissait faire, c'était le sien. Maintenant il s'en rendait compte : les seules fois où il développait une véritable puissance, il laissait son chakra se mouvoir dans sa plus grande splendeur, dans toute sa liberté. Il était lui, l'homme et son chakra.

La lame d'énergie obligea Takeshi à se baisser. Il aurait pu réagir, mais il ne pouvait imaginer son élève lever la main sur lui. Il ne l'avait pas fait, il avait simplement expliciter sa détermination. Un grand trou était alors apparut, découpant sa porte puis le mur. Il passa dedans, emportant avec lui quelques affaires regroupées dans un sac à dos, et s'engouffra dans le couloir. Il disparut, apercevant derrière lui Keïko et Sayuri, attirés par le bruit et la teneur que prenait la conversation.

[Takeshi] "Pourquoi... Pourquoi il me fait ça..."

Sayuri pénétra dans la pièce, indiquant à Keïko, plus jeune, de rester derrière elle.

[Sayuri] "Ce n'est pas contre toi, Takeshi-dôno. C'est contre le clan qu'il en veut. Et puis un peu contre lui-même. Il est quand même venu de son plein grès. Mais s'il devait s'en prendre à quelqu'un, c'est contre les instances du clan, non contre toi."

[Takeshi] "Alors pourquoi ?"

Le vieil homme, à genoux, semblait dépiter. Keïko savait qu'il s'en remettrait très vite. Il avait mis à jour l'un des plus prometteurs genin de Konoha. Et puis dans le clan et dans le village, il y avait toujours de nouvelles aventures pour un personnage qui connaissait tant de monde.

[Sayuri] "Il est encore jeune pour comprendre. Bien trop jeune..."

Elle lui sourit gentiment, et s'enfuit sur les traces de son jeune cousin. Dehors il pleuvait. Par la fenêtre, il voyait Sabi courir dans le jardin, passer la sortie, puis se diriger vers le centre-ville. La jeune femme, d'un coup de jambe le rattrapa. A force de courir, leurs cheveux s'allongèrent sous la pluie, les nuages emplissant le ciel.

[Sayuri] "Sabi ! Attends..."

La jeune femme passa sa main sur son épaule, ce qui eut comme impact de l'arrêter net. Il se retourna et dévisagea la jeune Uchiha. A première vue, il n'y avait jamais fait attention, elle était très jolie. Ses longues mèches brunes pendaient le long de son corps et l'eau modelait encore un peu plus ses formes, comme les siennes.

[Sabi] "Sayuri-chan... Qu'est-ce que vous faites ici ?"

La question semblait stupide.

[Sayuri] "Faut pas que tu en veuilles à Takeshi-san, c'est pas vraiment de sa faute... Je vais pas te retenir, même si tu seras toujours le bienvenue, mais tu vas faire quoi maintenant ?"

Il ne lui connaissait pas tant de tendresse envers lui. Mais c'était dans ces situations quelque peu dramatiques qu'on reconnaissait le caractère des gens, qu'on trouvait les véritables amis et les lâcheurs...

[Sabi] "Je sais pas. Je vais aller chez un ami, déjà. Ensuite... Je me débrouillerais."

Elle lui sourit tendrement. Puis, passant sa main dans les cheveux du petit Uchiha, elle le laissa libre. Il reprit sa marche, et fit quelques mètres. Son sourire était tranquille, il l'aimait bien Sayuri-chan.

[Sabi] "Passe le bonjour à Keïko-san ! Merci, et au revoir..."

Il avait prononcé les derniers mots tout bas. Il se retourna pour se mettre dans le sens de la marche. Il avait comme dernière image la jounin lui faisait un au revoir de la main. Son sourire disparut et au contact de la pluie, ses larmes se mêlèrent. Des larmes de peine, pour elle, comme pour Keïko. Mais des larmes de bonheur, pour cette vie qu'il allait enfin pouvoir avoir...

[A suivre à l'Appartement de Riku]

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Jeu 4 Sep - 17:15

Sabi : +17 XP

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Ven 2 Jan - 1:35

Les jambes lourdes, les bouts des doigts brûlés, les cheveux sales Kenji avançait lentement dans les ruelles de Konoha. Le soleil de l’après-midi lui avait donné de lourd coup de soleil aux épaules, ses yeux étaient sec et ses pas trainants. L’entrainement avec Oni dans la forêt avait vraiment été difficile. L’organisme et le mental avait souffert. L’étudiant se sentait vide de tout. Plus une once de chakra circulait en lui, plus une once d’énergie vivait dans son corps. La prouesse de tenir sur ses jambes était dû à un miracle. Mais peu à peu la difficulté prenait le pas sur sa volonté, subir les assauts répétés de la nouvelle technique du génin, puis essayer de dépasser ses limites en utilisant sont énergie vital pour faire des jutsu à la place de son chakra relevait d’un entrainement suicidaire. L’exercice fini les deux compères s’étaient quitté sans un regard au vue justement de cet état létal dans lequel ils s’étaient retrouvés.
Kenji s’arrêta quelques minutes pour reprendre son souffle et remarqua que les rues étaient étrangement désertes. Ses pas ne l’avait pas conduit dans le centre-ville du village de la feuille mais dans un nouveau quartier. Il n’y reconnaissait rien de familier. La terre était sèche, la plus part des commerce étaient ornés d’un éventail étrange. Ce dernier était en mouvement. Kenji le voyait de plus en plus flou. Il mit sa main en visière mais cela n’eu aucun effet. Ses jambes se mirent à trembler et cédèrent. L’apprenti ninja était seul, étendu au milieu d’une rue dénué de vie. Le flou de sa vision laissa place à l’obscurité et son souffle devint lent.
Il se sentait emporté, comme soulevé dans les airs. Il volait dans l’étendu noir, le rêve de tout homme… Voler… Son esprit lui aussi volait et il était sortit de cette enveloppe corporelle. Ces frontières tombées laissaient libre toute sa créativité. Tel un vagabond sans but il voguait sur l’océan du néant. Il commençait à avoir un peu froid et comme par enchantement un doux manteau de fourrure apparu. Kenji s’en saisit et se glissa à l’intérieur. Une douce chaleur s’empara alors de ses membres et ses muscles se détendirent. Il continua à planer ainsi sans aucune notion du temps. Des secondes… Des minutes… Des heures… Une journée ? … Rien ne lui faisait remarquer que le temps s’écoulait, rien ne traversait cet esprit qui s’envolait vers une étrange abîme. Sur sa droite, ou bien sa gauche, une lueur rougeâtre apparue. Intrigué il vola à sa rencontre. La chaleur se fit alors de plus en plus important tel qu’il enleva son manteau. Ce dernier resta dans les néants en suspend avant de disparaitre peu à peu. Mais l’esprit vagabond n’y fit pas attention il était intrigué par la source de cette chaleur. Un feu… Non. C’était une petite flamme vive. Comme absorbé par cette nouveauté, Kenji se posa et ne cessa de fixer cette chaleur. Elle lui faisait du bien. Elle le réconfortait.
Soudain la crainte vint se joindre au sentiment de confort. Il avait peur qu’on la lui retire, peur qu’on lui fasse du mal. Cette petite flamme était tout et rien à la fois. L’étudiant observa alors ses mains comme pour la première fois. Il apprenait à les manier. Puis une envie, un souhait soudainement inexplicable le prit. Il approcha ses nouveaux outils de la flammèche et commença à se bruler doucement. Il vit une couleur rouge se dessiner sur ses mains. Cela lui provoquait une sensation qu’il ne connaissait pas. Il savait juste qu’elle était très inconfortable. Il retira alors ses mains mais la gêne continuait à se faire sentir. Il ne savait que faire. Un liquide se mit à couler le long de ses joues et une goutte vint s’écraser au creux de ses mains. Il l’étala avec délicatesse dans sa paume… Cela le fit sourire.
La flamme commença à se mettre en mouvement, peu à peu elle avançait vers le visage de l’Uchiha. Il fut alors prit de panique et fui. Mais un esprit vagabondant dans le néant ne pouvaitt fuir. Il accepta alors le lourds tribu de son destin et sentit la chaleur s’approcher de son visage. Les flammes lui léchèrent le nez puis lui picotèrent les yeux. Kenji cligna plusieurs fois des yeux et les ouvrit soudainement.


[Kenji] « Ahhh ! »

Le souffle fort et de la sueur plein le visage il venait de se redresser d’une couchette. Il n’était plus dans l’obscurité total qui l’habitait, il n’était plus dans la ruelle inconnue du village de la feuille. Mais où était-il ? … Kenji balaya la pièce des yeux. Elle était carrée, les murs étaient blanc jusqu’à la moitié puis des planches de bois vertical prenaient le relai. Un parquet propre avait été posé au sol. Le mobilier était réglementaire, sur sa droite une commode en bois de chêne clair et lisse. Juste à côté sur un petit tabouret était posé un petit bouquet de fleures. Kenji était incapable de dire de quelles fleures il s’agissait. Il tourna la tête à gauche et vit un bureau aussi sommaire que la commode. Son œil fut attiré par la chaise, dessus y avait été déposé ses vêtements. Il reconnaissait son haut noir et son bermuda troué au genou par l’une des nombreuses attaques d’Oni durant leur entrainement.
L’apprenti ninja se passa une main dans les cheveux en expirant un grand coup. Il sentit que sa chevelure était propre et soyeuse. Il regarda alors ses mains et vit qu’elles étaient bandées jusqu’aux avants bras. Son corps était vêtu d’un kimono bleu clair. On l’avait nettoyé et changé. Kenji se redressa un peu plus sur sa couchette et s’aperçu qu’il y avait une serviette éponge à ses côtés. Qui l’avait ramassé dans la rue ? Où était-il ? Toutes ses questions explosèrent dans son esprit. Mais il était très fatigué et cela lui donna le tournis.
Un bruit de pas se fit entendre, quelqu’un venait dans sa direction. La silhouette se dessina dans l’encadrement de la porte. C’était une femme de taille moyenne, assez maigre, portant une longue robe bleu nuit. Son visage était fin entouré de long cheveux brun. Elle affichait un sourire reposant, le sourire d’une mère, lorsqu’elle posa son regard sur Kenji. Elle s’approcha doucement et s’agenouilla à côté de lui. L’étudiant se perdit dans la profondeur de ses yeux noisette et ne savait plus quoi faire. Il avait l’impression qu’elle lisait en lui.


[ ???] « Tu es réveillé. »

Kenji essaya de se redresser un peu plus.

« Doucement. Restes ainsi tu ne dois pas encore avoir totalement récupéré. »

[Kenji] « Qui êtes-vous ? »

La femme qui avait l’âge d’être mère continuait de sourire comme ravi d’entendre cette question.

[ ???] « Je m’appelle Shiori. »
[Kenji] « Que c’est il passé ? Pourquoi suis-je ici ? »
[Shiori] « Je rentrais ici mais quelque chose m’a retardé sur le chemin. Toi. Tu étais étendu sur le sol, je me demandais même si tu étais encore vivant. Je t’ais fait porter par des voisins jusqu’ici pour te soigner. Tu étais vraiment mal en point et tu n’as d’ailleurs pas encore totalement récupéré. C’est plutôt à moi de te demander ce que tu faisais ici à cette heure. Mais ne réponds pas, il est tard repose toi tu as dormit tout l’après-midi. Nous parlerons demain matin. »

Kenji n’eu pas la force de répondre il était vrai qu’il avait envie de dormir. Il ne savait pas ce qu’il faisait ici mais son esprit était las de toutes ces questions. Son corps lui faisait encore mal et ses muscles étaient noués. Il s’allongea dans la couchette et ferma les yeux. Il sentit Shiori le border. C’était bon de ne plus être seul, c’était bon qu’enfin quelqu’un s’occupe de lui. Il couru se jeter dans les bras de Morphée qui ne se priva pas de le consoler. La nuit se passa sans rêve, sans aventure et ses maux disparurent peu à peu.
L’étudiant ouvrit les yeux et vu que la pièce donnait sur une baie vitré derrière lui. L’aube se dessinait dans le ciel et quelques étoiles faisaient encore de la résistance. Kenji réfléchit, il se souvint être tombé à terre dans un quartier encore inconnu pour lui. C’était ce qui l’inquiété le plus il ne savait pas où il était. Shiori n’avait pas l’aire méchante, bien au contraire, elle avait soigné et pansé ses blessures. L’apprenti ninja se leva et vacilla un peu. Il resta quelques minutes debout l’air songeur comme s’il essayait de se rappeler comment marcher. Il avança finalement d’un pas lent et tremblant qui se voulait un peu plus conquérant à chaque foulé. Il poussa le rideau qui encadrait sa porte et se trouva dans un vaste couloir dans le même style que la pièce où il avait passé la nuit. Il décida de partir à droite, ses pas le menèrent dans une grande cuisine. Inspirant un grand coup il y entra et y vit Shiori préparant du thé. Elle s’aperçue de sa présence et se retourna.


[Shiori] « Bonjour. »

Elle affichait toujours le même sourire que la veille.

[Shiori] « Comment te sens-tu ? Viens t’assoir j’ai préparé du thé. »

Kenji l’écouta et s’assit sur un des coussins entourant la table basse.

[Kenji] « Cava mieux merci. »

Shiori vint s’assoir avec une tasse de thé en face de l’étudiant. Elle la lui tendit et il l’accepta poliment.

[Kenji] « Merci. Et merci de m’avoir soigné. »
[Shiori] « C’est normal. Maintenant dis moi : Comment t’appelles-tu ? Où habitent tes parents ? »
[Kenji] « Je m’appelle Kenji et mes parents sont mort. »

Shiori acquiesça d’un signe de tête et ne s’étendit pas sur le sujet.

[Shiori] « Bien Kenji, alors dis moi que faisais-tu dans ce quartier ? Et qui plus est à moitié mort. »
[Kenji] « J’ai… Je revenais d’un entrainement de plusieurs jours dans la forêt et la fatigue a fait que je me suis perdu. »

L’étudiant bu son thé et se releva.

[Kenji] « Je ne vais pas vous dérangez plus longtemps… »

Shiori se leva à son tour et alla ranger le plateau sur un meuble de la cuisine. Kenji se passa une main dans les cheveux mais s’arrêta à mi-parcours. Dans le dos de la femme, sur son kimono violet avait été brodé un éventail. L’éventail des Uchiha, chef des escouades de police du village caché de la feuille par le passé. Clan désigné comme maudit par certain et comme l’un des plus fort de Konoha par d’autre. L’étudiant n’en croyait pas ses yeux. Ici dans une simple cuisine au style plutôt sommaire il venait de rencontrer une Uchiha.
L’un de ses derniers objectifs qu’il s’était fixé venait de se réaliser. Il voulait rencontrer des membres de son clan, ainsi il pourrait développer son don et gagner en puissance. Devenir plus fort.


[Shiori] « Tu ne nous déranges pas… »
[Kenji] « Shiori Uchiha… »

Kenji avait coupé la parole à Shiori mais la nouvelle était telle qu’il n’avait pu empêcher de s’échapper son admiration. La femme se retourna et le dévisagea d’un regard interrogateur. Elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Elle fit quelques vers Kenji et posa avec délicatesse sa main sur son front.

[Shiori] « Tu devrais te reposer encore un peu. »
[Kenji] « Non. Je… Je voulais vous rencontrer ! »
[Shiori] « Me rencontrer ? … »
[Kenji] « Enfin pas forcément vous, mais un membre du clan. Un Uchiha. »
[Shiori] « Tu es… »
[Kenji] « … Un Uchiha. »

Un autre grand sourire se dessina sur les lèvres de Shiori. Kenji lui était encore un peu groggy de tout ce qui venait de se passer ces derniers temps. Mais toute fois il se surprit à sourire. Elle fit rassoir l’étudiant à table et reprit la parole.

[Shiori] « Où vis-tu ? As-tu des personnes qui s’occupent de toi ? »
[Kenji] « Je vis seul dans un appartement en centre-ville. »
[Shiori] « Tu peux emménager ici si tu le souhaites. Mon mari et moi-même vivons seuls et nos enfants sont souvent en mission pour Konoha. Tu pourrais t’élever au sharingan ici. »

La décision était assez rapide mais Kenji n’avait rien à perdre dans son ancien domicile et son rêve de vivre près des siens se réalisait.

[Kenji] « Si je ne vous dérange pas cela serait merveilleux. Je n’ai rien de spécial dans mon ancien appartement. »
[Shiori] « Je dois m’absenter. Je reviens en milieu de matinée et je te présenterais quelqu’un d’important pour notre clan. D’ici là prends tes aises. »

Kenji acquiesça d’un signe de la tête et regarda Shiori s’en aller. Tout était allé très vite mais dans le bon sens. Il était heureux de ce qui venait de se passer et il allait en profiter un maximum. C’était ici qu’il allait franchir un pallier, devenir fort.
Il se redressa et repartit dans la direction de la pièce où il avait passé la nuit qui serait maintenant, d’après lui, sa chambre. Il rangea la couchette près de la porte fenêtre et se dirigea vers la chaise où ses vêtements étaient posés. Ils étaient en piteuse état et l’étudiant se refusa de les mettre. Il alla alors vers la commode et ouvrit les tiroirs, des vêtements y étaient pliés soigneusement. Il hésita un instant puis se dit qu’il expliquerait la situation à Shiori et s’excuserait. Il enfila un bermuda blanc et t-shirt à longue manche blanc. Dans le dos de ce dernier avait été brodé, comme sur tous les vêtements, l’éventail des Uchiha, l’emblème du clan.
Une fois habillé l’étudiant sortit de la demeure par la porte fenêtre de sa chambre. La fraicheur matinale vint lui caresser doucement le visage. Il fit quelques pas sur le balcon de bois et s’accouda sur la rambarde. Sa chambre donnait sur un lac sur lequel des cygnes dansaient. Le bleu profond se marié avec le vert clair de la verdure tout autour. Un ponton de bois avançait de quelques mètres dans le lac, Kenji se demandait à quoi cela pouvait servir sachant qu’il n’y avait pas de barque. A droite du lac un espace ou l’herbe ne poussait plus ressemblait à une aire d’entrainement. La terre y avait été labourée et l’herbe piétiné. Plus loin on pouvait apercevoir la lisière d’une forêt. De puis la maison l’étendu d’arbre avait l’air obscure presque indomptable.
L’étudiant fut frappé par la richesse du décor et resta ainsi à contempler cet endroit un long moment. Le balai des cygnes sur le lac était magnifique tel des danseurs sauvages ils voguaient sans problème. Leur blanc était éclatant et scintillait sous les rayons du soleil matinal. Le son de la voie de Shiori le fit sortir de ses rêveries.


[Shiori] « Kenji ! »
[Kenji] « Je suis sur le balcon ! »

La jeune femme arriva par la gauche de l’étudiant. Kenji n’avait pas encore visité ce côté de la maison. Elle était si grande.

[Shiori] « C’est beau… »
[Kenji] « En effet. »
[Shiori] « Suis-moi. »


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 18:31, édité 12 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Ven 2 Jan - 1:36

Sans un mot Kenji suivit la femme qui le mena à nouveau dans la cuisine. Cette fois-ci trois hommes étaient présents. Deux étaient debout devant la table basse où était assis le troisième. Ils étaient assez jeune et portait le bandeau de Konoha. Ils adressèrent un sourire à Kenji et vinrent lui serait la main. Le premier avait une corpulence athlétique et portait fièrement son bandeau de ninja sur son biceps. Son teint était légèrement bruni tout comme ses cheveux. Il portait l’uniforme des chunnins du village. Il sourit à l’étudiant.

[???] « Salut, je suis Shiba. »

Kenji lui serra la main. Shiba fut presque poussé par l’autre ninja qui était un peu plus jeune. De longs cheveux bruns étaient retenus par son bandeau de shinobi. Ses yeux étaient d’un bleu très clair et ses vêtements d’un bleu légèrement plus foncé. Sa silhouette se rapprochait de celle du Geneki.

[???] « Moi c’est Taki ! C’est avec moi que … »
[???] « Taki ! »

Une voix roque s’était élevé de l’emplacement où se trouvait le troisième homme. Il était beaucoup plus vieux avec des cheveux grisonnent.

[Taki] « Désolé Takeshi-Sama… »

*Sama !*

Sama était un titre très important. Cela voulait tout simplement dire que l’homme, Takeshi, était une personne très puissante et respecté.

[Takeshi] « Partez maintenant nous avons fini. Revenez cet après-midi. Kenji vient t’assoir. »

Les deux jeunes hommes sourirent une dernière fois à l’étudiant et s’en allèrent. Shiori les suivit et ne revint pas. Kenji hésitant alla s’assoir en face du vieil homme. Les traits de son visage était tiré, mais il gardait une certaine jeunesse dans l’expression. On sentait qu’il était un homme dur et fier. L’étudiant se passa alors une main dans les cheveux, inspira profondément et se tint droit. Il était près.

[Takeshi] « D’où viens-tu ? »
[Kenji] « Je viens d’un village proche D’Iwa. J’ai découvert que j’étais un Uchiha il y a peu en me battant contre un des nôtres. Sabi Uchiha. »

Takeshi resta pensif quelques secondes à l’évocation du nom de Sabi.

[Takeshi] « Hum… il n’y a pas d’Uchiha à Iwa. »
[Kenji] « Je sais… Je ne saurais vous expliquer ma situation. Désolé Takeshi-sama… »

Le vieil homme se redressa à l’évocation du suffixe sama ajouté par l’étudiant. C’était un homme orgueilleux et sûr de lui. Il adorait les louanges.

[Takeshi] « Je vois. Pourquoi veux-tu être shinobi ? »
[Kenji] « Mon but n’est pas d’être shinobi. La seule chose que je veux est la puissance. Je n’aime pas perdre, je veux être fort et ce à n’importe quel prix. »

Ces paroles firent naître un sourire sur le visage du vieil homme.

[Takeshi] « Tout les deux on va bien s’entendre. Shiori donne à manger à Kenji il en aura besoin pour cet après-midi. »
[Kenji] « Cet après-midi ? »
[Takeshi] « Tu verras. »

[La suite bientôt =p]


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 18:31, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Sam 3 Jan - 1:08

Takeshi se leva de table et partit sans un mot ni même un regard pour l’étudiant. Shiori le remplaça. Elle s’approcha du grand meuble de cuisine et y prit un plateau. Elle y déposa soigneusement un grand bol et deux baguettes. Kenji voyait de la vapeur s’échapper du bol que la femme lui posa sur la table. Elle repartit alors vers l’évier et lava les tasses de thé qui avaient été utilisé une heure plutôt. L’étudiant cassa se baguette et commença son repas. C’était un bon bol de ramen. Cela faisait longtemps, très longtemps qu’il n’avait pas mangé un si bon repas. Chez lui il ne se faisait que de la nourriture vite fait sans vraiment prendre le temps d’apprécier. Se nourrir était alors devenu plus une corvée qu’un réel besoin. Ici la chaleur et le goût alléchant du bouillon lui donnait envie de continuer à manger. Il sentait se mariage parfait entre le sel et les petits bouts de viande. Les nouilles s’imprégnant d’un jus un peu huileux. Kenji se régala en silence il ne voulait pas rompre ce moment magique, mais lorsque sa baguette en bois toucha le fond du bol il dû se résigner à finir son repas. Il s’essuya la bouche et se leva. Il apporta le plateau à Shiori qui le rangea. Elle se tourna face à lui et plongea son regard profond dans le sien.

[Shiori] « Tu sais Kenji, le fait que Takeshi t’ait permit de rester ici est un grand honneur. C’est vraiment quelqu’un de bien, mais aussi une personne très importante et très influente dans le clan. »

Kenji se passa une main dans les cheveux.

[Kenji] « Je m’en doutais après que Taki l’ait appelé sama. »

Shiori sourit.

[Shiori] « Il a du avoir une conversation avec toi ? Je n’en doute pas et s’il t’a donné rendez-vous cet après-midi c’est qu’il croit en toi. »

Kenji acquiesça d’un signe de tête. Il sortit de la cuisine et se dirigea vers sa chambre. Il ne savait pas quoi faire en attendant l’après-midi. D’ailleurs il ne savait pas ce qui l’attendait durant ce fameux moment. Les hypothèses les plus folles lui traversèrent alors l’esprit. Une cérémonie religieuse, une secte, un combat à mort à chaque fois l’étudiant partait seul dans des pensées plus étranges les unes que les autres.
L’apprenti ninja ouvrit finalement la porte fenêtre de sa chambre et vint s’accouder sur la rambarde du balcon. Il reprit son observation des cygnes qu’il avait commencés peu avant midi. Blanc et majestueux comme à leur habitude ces oiseaux de pureté dansaient. Une main sur la joue Kenji s’ennuyait.
Une présence se fit sentir sur sa gauche. C’était Taki. Ses yeux bleu clair étaient accompagnés d’un sourire amical. Il s’accouda sur la rambarde à côté de Kenji. Un silence poli s’installa alors entre eux durant de longue seconde. Aucun des deux protagonistes n’avait envie de parler pour le moment, ils continuaient à observer le lac et ses danseurs.
Taki se leva alors et tourna le dos au lac. D’un mouvement de tête il désigna la chambre de Kenji.


[Taki] « Tu as pris la chambre d’ami. Faudra l’améliorer elle fait un peu rustique. »

Le garçon sourit à l’étudiant qui ne savait quoi répondre.

[Taki] « Shiori m’a raconté ton histoire. Faut avouer que ce n’est pas banal. Mais t’es le bienvenu ici. »
[Kenji] « Merci. Ce que je souhaite le plus en restant ici est de développer mon don. Devenir plus fort. »
[Taki] « On le veut tous, certain on plus de prédisposition que d’autre c’est tout. Regarde, j’ai 16 ans et je suis génin. D’autre serait déjà des chunins à cet âge tandis que certains seraient encore à l’académie. »

Kenji se redressa alors et bomba le torse.

[Kenji] « Je n’ai que faire des autres. Je suis et serais fort ! »
[Taki] « Un vrai discours d’Uchiha. »

Il sourit à l’étudiant et repartit à l’intérieur de la maison en ajoutant.

[Taki] « Prépares toi bien pour cet après-midi ? »

*Cet après-midi…*

Qu’allait-il se passer cet après-midi. Kenji commençait à ressentir une sensation assez étrange. Son ventre se nouait et son cœur s’emballait. Il stressait. Lui qui était d’habitude si sur de lui se demandait ce qui allait se passer durant cette fameuse journée. Mais surtout il ne voulait pas décevoir Takeshi, il avait été si bon avec lui il voulait lui faire honneur.
L’étudiant reconnu au loin sur l’air d’entrainement Takeshi accompagné de Shiba. Il reconnu la forme sportive de ce dernier. Taki réapparut derrière Kenji et lui dit de le suivre. Ils descendirent ensemble les marchent de bois du balcon et se dirigèrent vers l’autre binôme. Une fois arrivée Shiba sourit à l’étudiant.


[Takeshi] « Kenji je vais maintenant évaluer ton niveau. Tu vas combattre en utilisant toutes les ruses et attaques que tu connais. Taki sera ton adversaire. »

Taki qui était déjà au courut hocha la tête et alla se placer au centre de l’air d’entrainement. Shiba approcha de Kenji et lui tendit son Fuuma Shuriken et ses deux petits shuriken. L’étudiant les attrapa et s’aperçut que ses armes avaient été lavées et limées. Il attacha ses shurikens à sa ceinture et déplia son Fuuma.

[Shiba] « Ce sont de belle arme que tu possèdes là. »
[Takeshi] « Maintenant commencez ! »

L’apprenti ninja alla se placer en face de son adversaire. Ce dernier avait déjà activé son sharingan. Kenji fut étonné de voir trois larmes accrochées à ce rubis rouge. Le combat n’allait pas être facile.
Taki s’envola dans les airs et envoya un Kunai en direction de l’étudiant. Kenji fit un bon en arrière et évita ainsi l’attaque, mais celle-ci n’était qu’un leurre. Alors qu’il n’était plus sur ses appuis Taki avait commencé une série de signe. Une énorme boule de feu surgit de sa bouche et se dirigea vers le jeune shinobi. N’écoutant que son courage et sa détermination Kenji planta son Fuuma dans la terre pour faire un demi-tour. Son équilibre retrouvé il enchaina une série de signe. La boule de feu lancé par Taki ne brûla finalement qu’un rondin de bois. Kenji surprit le génin et attaqua sur le côté en dégainant ses deux shurikens. Les éclairs gris fendirent les airs mais grâce au sharingan Taki les évita. Avec la souplesse d’un chat il sauta à la hauteur parfaite pour ne pas se faire transpercer. Le génin, alors encore dans les airs, mit un kunai dans sa bouche. Il prit un bref appui sur le sol et se jeta à toute vitesse sur l’étudiant. Kenji sentit ses côtes craquer puis sa tête voler. Il volait littéralement dans les airs. Une gêne se firent sentir dans son dos, il tourna la tête et vit Taki volait à ses côtés. Ce dernier lui assainit un violent coup de poing dans les hanches et se trouva au dessus de l’étudiant, le pied en avant prêt à lui fendre le crâne.


[Kenji] « Non ! »

Il sentit en lui la bête se réveiller. Enfin. Enfin elle allait combattre. Il l’a sentait prendre le contrôle, regarder à travers lui. Ses yeux rougirent puis passèrent du rouge sang au rouge rubis tachetés de deux petites perles noires.
Juste avant de toucher le sol Kenji effectua une nouvelle permutation et les deux adversaires se retrouvèrent dans la même position de combat qu’au départ. Cette fois-ci l’étudiant prit l’initiative. Avec ses nouvelles pupilles il s’élevait au dessus des autres, il approchait les dieux. Les mouvements de Taki lui parurent plus lents et désordonnés.
Il arma son bras et le détendit pour laisser filer son Fuuma shuriken. Le génin possédant la troisième larme du sharingan esquiva l’attaque sans gros soucis. Mais c’était une ruse utilisé par Kenji. Ce dernier avait sauté dans les airs et faisait maintenant un salto tout en enchainant une série de signe. Il concentra son chakra dans sa bouche et sentit ses poumons prendre feu. Ses entrailles le brûlaient mais cela le fit sourire car c’était le but de la technique. Un Katon arriva sur Taki alors qu’il était encore dans les airs entrain d’esquiver le Fuuma de l’apprenti shinobi.
Le souffle fini l’étudiant continua son enchainement en retombant lourdement sur le sol. La terre se mit à rugir du plus profond de ses entrailles. Les roches et la terre fusionnèrent pour allaient s’abattre sur le génin. Un fracas monstrueux se fit entendre.
Kenji avait un genou à terre et le souffle court et vit soudain devant lui, là où se trouvait Taki quelques secondes auparavant, un rondin de bois. Il ressentit alors une étrange froideur dans le bas de sa nuque. Le génin se tenait fièrement derrière l’étudiant le souffle aussi court et un kunai pointait dans le cuir chevelu de Kenji.


[Taki] « Ne bouge plus ! »
[Takeshi] « C’est bon Taki j’ai vu ce que je voulais voir. »

Le génin retira son Kunai de sa cible et le rangea. Il partit ramasser ses armes et celle de l’étudiant sur le terrain tandis que Kenji venait à la rencontre de Takeshi.

[Kenji] « J’ai perdu Takeshi-Sama… »
[Takeshi] « Oui. »
[Kenji] « Que va-t-il se passer maintenant ? »
[Takeshi] « Je vais t’apprendre à battre Taki. Je vais te faire connaitre la force d’un Uchiha. »

Le veille homme repartit vers sa demeure et laissa seul Kenji avec Taki et Shiba. Le génin lui rendit ses armes.

[Shiba] « En tout cas tu as vite repris du poil de la bête vu l’état dans lequel on t’avait récupéré. »

Shiba sourit et serra la main de Kenji. Il repartit vers la villa rejoindre Takeshi.

[Taki] « Beau combat ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas été essoufflé durant un affrontement. Et ta feinte avec ton Fuuma Shuriken était excellente. »
[Kenji] « Je sais. Je l’ai longuement travaillé, je te l’apprendrais si tu veux. Mais tu es bien plus fort que moi. »
[Taki] « Beaucoup moins que ce que tu penses. Si je n’avais pas eu la troisième larme notre niveau aurait été identique. »

Kenji était content de cette remarque car cela signifiait qu’il avait un niveau très proche de celui du génin qui avait pourtant deux ans de plus que lui. Mais le fait de ne pas savoir le véritable niveau de Taki par rapport aux autres membres du clan le laissait quelque peu dans le flou.
Ils marchèrent tout deux jusqu’au lac de la demeure et s’assirent sur le ponton en bois. Les cygnes s’approchèrent des deux garçons et leur offrirent un spectacle privé de leur ballet aquatique.


[Taki] « Tu sais comment s’appelle cette demeure ? »
[Kenji] « Non. »

Taki sourit.

[Taki] « Le Domaine du Cygne… »

Taki rigola et se leva.

[Taki] « Je dois rentrer. On se verra surement demain, Takeshi-Sama a du prévoir un entrainement pour toi. »

Kenji se leva et serra la main de son nouvel ami et compagnon d’arme dans les difficultés. Il le vit partirent son éventail scintillant dans le dos. L’étudiant lui se rassit sur le ponton et pensa. Il se dit qu’il avait encore une grande marge de progression à accomplir mais qu’il était déjà très fort.
Sa nouvelle vie le satisfaisait. Cela faisait des années qu’il ne s’était pas sentit aussi bien et aussi tranquille. Mais bientôt la fatigue vint s’emparer de lui. Le combat avait été rude et il n’avait pas encore prit l’habitude d’utiliser son sharingan.
Il se leva d’un pas lent et mou. Une fois la pression du combat retombé il sentit ses muscles le brûler et se mit à avoir quelques vertiges. Mais il avait surtout mal au ventre, le coup de poing du génin avait été très puissant. Il avait fait voler l’étudiant. Kenji ne connaissait pas cette technique mais elle était impressionnante. Tant de rapidité et de forces exécutées avec précision cela forçait l’admiration.
Kenji partit vers la maison retrouver sa chambre et surtout son lit pour un repos bien mérité.


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 18:32, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Lun 12 Jan - 0:57

Le ciel était encore sombre. Les étoiles scintillantes de la nuit disparaissaient peu à peu pour allaient briller sur un autre univers. Une des leurs fila à toute vitesse et coupa l’espace de quelques secondes le ciel en deux. Puis la grisaille naquit derrières les étoiles comme si le rideau se levait pour laisser place au véritable spectacle. Le soleil se dessinait à l’horizon arrivant comme un conquérant et pourchassant la lune de son territoire. Le combat acharnait n’aurait pas lieu car c’est deux entités sœurs, frères et ennemies ne pouvaient se voir, se rencontrer. Ici mère nature montrait toute sa force et sa puissance car c’était un véritable coup de maitre qu’elle avait réussi en séparant l’inséparable tout comme en les réunissant dans une même tache quotidienne en ayant un rôle si opposé. Le combat démesuré qui régissait l’équilibre de la nature…
Kenji s’éveilla aux premières lueurs de l’aube. Confortablement installé dans sa couchette il se remettait de la longue journée qu’il avait vécue la veille. Il avait apprit que son sensei partait en mission et ne pourrait plus s’occuper de son entrainement personnel. C’était une nouvelle fortement désobligeante. Elle le destinait à s’entrainer seul un long moment car Youso et Nara, ses compagnons de l’équipe 4, étaient si différents de lui. De vraies bêtes de force et d’agilité comparée à Kenji qui était plus dans l’esprit et la combativité à travers diverses techniques.
L’Uchiha bougea de sa couche et se releva face à la grande baie vitrée de sa chambre. Sur le lac les cygnes gardaient leur tête sous leur aile encore endormit d’une soirée fatigante à faire une mise en scène somptueuse pour dire au revoir à la journée. Le jeune génin se passa une main dans les cheveux et s’étira longuement. Son dos et sa nuque craquèrent. Cela lui fit un bien fou. Il se leva lentement et s’approcha de la fenêtre.
Un détachement d’oiseau s’éleva de la petite forêt qui délimitait le domaine du cygne. Ils se dirigeaient à l’ouest vers des contrées lointaines et encore inconnues.
La rosée du matin se dessinait sur les fins brins d’herbe ainsi que sur le bas du verre de la vitre. La fraicheur matinal était toujours vivifiante et annonçait une belle journée. Kenji se passa une main dans les cheveux et alla ranger sa couchette. Il ouvrit le tiroir de sa commode et passa son haut à manche longue blanc sur lequel fleurissait le merveilleux éventail du clan. Il avança vers le rideau de la porte et l’ouvrit doucement.
Il entendait déjà s’entrechoquer les instruments de cuisine. Il entra dans cette dernière et vit Shiori préparant le petit déjeuné. Elle se tourna et lui sourit.


[Shiori] « Bonjour Kenji. »

La femme d’un certain âge déposa un plateau sur la table basse. Kenji alla si agenouiller et commença la dégustation. De longues minutes passèrent dans le silence. Le génin rangea son bol et ses autres affaires qui trainaient sur la table puis alla le replacer. Il se passa une main dans les cheveux et se leva de table.

[Kenji] « C’était très bon. »

Soudain une présence qui inspirait le respect se fit sentir. Son aura était puissance et sa posture exprimait la magnificence de ses paroles. Il parlait pourtant peu, Takeshi. Il se trouvait dans l’encadrement de la porte. Il en occupait quasiment tout l’espace. Un seul mot sortit de sa bouche mais il voulait en dire beaucoup.

[Takeshi] « Kenji. »

Il commença à partir le long du corridor et le Geneki comprit qu’il devait le suivre. Il marcha ainsi dans l’ombre du vieil homme de longues secondes. Ces pas le guidaient car son corps masquait la vue de Kenji. Il se passa une main dans les cheveux tout en ne comprenant pas où l’amenait Takeshi.
Ils suivirent le long couloir jusqu’à se trouvait sur le balcon de bois devant le fameux lac des cygnes. Ils descendirent les marches de bois et avancèrent jusqu’au lac.
Les grands oiseaux blanc étaient réveillés mais ne nageaient plus dans le lac. Ils étaient tous assis sur la berge à côté. Phénomène très étrange, ils étendaient quelques choses. Savaient-ils ce qui allait se passer ? Après tout ce n’était que de simple oiseau qui passaient leur journée à batifoler dans de l’eau comme des enfants.
Takeshi avança sur le ponto et enchaina une série de signe. Elle était assez lente et le génin n’en perdit pas une miette. Le vieil homme porta alors deux doigts à sa bouche et bomba le torse d’une façon très étrange qui aurait pu effrayer les âmes les plus sensibles. Ses joues se gonflèrent et il expira avec puissance. Une énorme et gigantesque boule de feu surgit sur le lac. Elle brilla durant de longues secondes et le spectacle n’en était que plus magnifique. La magie s’estompa alors peu à peu jusqu’à laisser place à l’étendu bleuté du lac. Sa surface lisse retiendrait à jamais cet instant de peur dans lequel elle avait vécu, sous la chaleur suffocante de cette énergie pure qui ressortait de Takeshi. Il se tourna alors vers Kenji et le fixa de regard sévère.


[Takeshi] « Si tu ne connais pas ce jutsu à la fin de la journée tu rentres chez toi. »

Kenji ouvrit grand les yeux, il s’attendait à tout sauf à ça. Takeshi passa devant lui sans un regard et regagna la villa. Le génin s’avança alors lentement sur le ponto de bois qui craquait légèrement sous ses pieds et resta quelques minutes à songer devant l’étendu d’eau qui lui barrait le passage.
A quoi jouait le vieil homme ? Le Geneki avait montré sa puissance et ses ambitions lors du combat contre Taki. Mais cela n’avait pas eu l’effet de rassurer Takeshi. Bien au contraire il lui donnait un défi des plus difficiles. Kenji se passa une main dans les cheveux et se fit une promesse.


*Je suis venu ici pour devenir plus fort… Je réussirais !*

Il ferma les yeux et claqua ses mains l’une contre l’autre. Le silence se fit dans son esprit il essaya de se souvenir de chaque geste, chaque mouvement de son mentor. Il le revoyait exécuter chaque action à la lettre. A cet instant Kenji reconnu la technique utilisé. C’était le Gokakyû ou en d’autre terme la boule de feu suprême. Un puissant jutsu réservé au clan des Uchiha. Il était dit que toute personne le maitrisant était alors considérée comme un homme et était traité comme tel. L’enthousiasme du shinobi se dessina au fond de ses pensées. Ce n’était qu’un test parmi tant d’autre qu’il avait passé dans sa vie. Il réussirait.
Il courba légèrement le dos et entama une série de signe, la même que Takeshi précédemment. Il sentit ses poumons prendre feu et le chakra dans sa bouche commençait à devenir bouillant. Il bomba le torse en prenant une grand inspiration et recracha son chakra. Le souffle enflammé forma une boule mais d’une taille misérable à côté de celle de son prédécesseur. Kenji finissait son expiration et se rassit sur le ponto. Il avait respecté à la lettre les mouvements du vieil homme et ne comprenait pas son échec.
La bouche encore fumante il s’aspergea le visage d’eau et leva la tête vers les cieux. Quelques nuages blancs flirtaient avec le soleil. Le ninja se passa une main dans les cheveux et se demanda s’il ne devait pas faire comme pour la zone de dégât, c'est-à-dire persévérer.
Il se releva sobrement et retenta sa chance durant toute la matinée. Les heures passaient au rythme des boules de feu. Mais le résultat restait toujours le même et aucun signe n’était là pour montrer une quelconque amélioration.
Midi était là. Il s’allongea de tout son long sur le ponton de bois. La fatigue commençait à alourdir le poids de ses muscles et son esprit s’embrouillait devant le problème qui se dressait face à lui.
Il lui fallait plus de puissance s’élever à l’état d’Uchiha. Mais comment faire ?
Son ventre sonnait creux mais il ne voulait et ne pouvait se présenter face à Shiori, Taki ou Takeshi sans avoir réussit ce jutsu. C’était décidé à la fin de la journée il serait un homme.


*S’élever à la puissance des Uchiha…*

Un enchainement logique se fit alors dans son esprit. Lorsqu’il créait la technique il n’en faisait qu’une réplique miniature. Il lui manquait la foi divine, l’aide des cieux éternels.
Il se leva d’un mouvement souple et vif à la fois. Il parla intérieurement à la bête qui vivait en lui. Tel un démon elle lui sourit. Heureuse. La fierté du clan explosa, ses yeux s’embrasèrent. Deux rubis se dessinèrent supplanté par deux petites larmes. Le dojutsu du clan naissait. C’était toujours un moment particulier, presque exceptionnel à vivre. Les dieux s’approchaient du génin et lui tendait une main. Il la saisit et se sentit fort.
Le sharingan brillant fut suivit par des gestes plein de conviction. Ses mains s’entrechoquèrent jusqu’à ne former plus qu’un. Il les posa doucement sur ses lèvres et inspira un grand coup.
Il sentait une puissante boule de chakra lui racler la gorge. La délivrance commença.
La boule de feu en fusion se créa sur le lac, majestueuse. Mais elle faiblissait vite, bien trop vite. Trois seconds touts au plus. Mais Kenji était content il avait comprit la technique, il ne lui restait qu’à s’exercer.
Il passa alors le reste de l’après midi à faire flamber le lac. La nuit tomba et il s’y essaya une ultime fois. Elle était dantesque. Elle était parfaite. Kenji était fier de lui. Il se passa une main dans les cheveux et leva la tête aux cieux. Les dieux étaient présents, ils l’observaient dans chacune des étoiles qui apparaissaient. Aujourd’hui le public avait été nombreux.
Sa disette le ramena à la dure réalité et le força à retourner vers la villa. Mais il était prêt à épater Takeshi. Mais ce dernier se tenait debout, à l’autre bout du ponton. Avec fierté, les bras croisés et le regard perçant il dévisagea le Geneki.


[Kenji] « Takeshi-Sama. »

Il baissa légèrement la tête.

[Takeshi] « Shiori t’attend pour le repas. »

Il avait réussit. Takeshi n’exprimait jamais ses sentiments et cette dernière phrase voulait en dire beaucoup. Ce dernier avait vu la technique du jeune Uchiha lors de son ultime tentative. Il avait appréciait et savait que Kenji était un digne représentant du clan. Le vieil homme partit alors dans les ruelles du quartier sans un mot ni un regard. Mais le génin n’en avait que faire, il en avait prit l’habitude. Il se passa une main dans les cheveux et marcha d’un pas conquérant jusqu’à la villa. Il y entra tranquillement et se dirigea vers la cuisine. Shiori l’attendait assise à la table basse. Des larmes coulèrent le long de son visage. Elle savait que revoir l’enfant ce soir là était un signe de réussite.


[Shiori] « Je si suis si fier de toi. »

Kenji s’étira et s’assit en face de Shiori avec un petit sourire sur le visage.


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 18:33, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Sam 24 Jan - 0:53

Kenji : +36 XP - Technique Validée.

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Mar 3 Fév - 23:57

øØ •L’art de Tuer• Øø
† [| Chidori |] †
[1]

The weapon death...


Une pluie fine et sombre tombait sur le Domain du Cygne. Les oiseaux dansaient sous ce décor terne et triste. Une ambiance étrange naissait en cette fin de matinée. Les cygnes n’étaient plus d’un blanc aussi éclatant, l’eau du lac ne semblait plus aussi calme et paisible. Comme si mère nature avait décidé de rompre le bien être du lieu. Tels des sentiments égoïstes et légèrement machiavéliques souhaitant rendre triste ses habitants. La terre se gorgée peu à peu d’eau sans jamais se saturer. Elle atteignait la limite entre l’adhérence rugueuse et la boue glissante.

Kenji était dans sa chambre. Il maudissait les jours de pluie, même si elles étaient très rares à Konoha, car elle ralentissait son entrainement. Il n’aimait que très peu l’eau et par-dessus lorsqu’il devait s’entrainer à une technique de type feu. La tâche devenait quasiment impossible. Il ne possédait pas un niveau technique assez élevé pour créer un Katon d’une ampleur assez conséquente pour faire s’évaporer l’eau. La pluie aurait tout d’abord brûlé sous les flammes de l’Uchiha mais il aurait vite épuisé ses réserves à résister contre le temps ingrat qu’à s’exercer réellement sur l’efficacité du jutsu.

Sa main souleva alors ses cheveux sombres doucement pour les ramener en arrière. Il quitta la baie vitrée de sa chambre qui commencée à s’embuer sérieusement. Il soupira longuement et alla s’assoir devant son bureau. Le regard vague il repensait à ce qu’il venait de vivre avec Nara. Il venait de gagner un combat qui honorait son clan. Mais la victoire s’était faite dans la douleur et avait montré que Kenji était un piètre stratège. Il avait mal géré ses ressources naturelles de shinobi et avait démontré que pour un spécialiste en ninjutsu le fait de ne plus avoir de chakra était un point faible des plus importants. Il fallait qu’il fasse plus attention à ce point pour l’avenir. Il s’était aussi rendu compte que le sharingan, sur le long terme, demandait beaucoup d’énergie. Le don divin avait un coût que Kenji comprenait. En effet vouloir s’élever prés des dieux n’étaient pas sans conséquence et il aurait du sans douter. Mais comme la plus part des gens, certes faibles, avaient l’habitude de le dire. C’est de ses défaites que l’on apprend le plus pour gagner dans un avenir plus joyeux. Bien sur, le Genin ne retenait pas le joyeux. Il n’en avait que faire, pour lui seul la victoire comptait. Il avait approché la défaite de si prés qu’il connaissait maintenant ses limites et ne serait plus jamais le même durant un combat.
Cependant on pouvait quand même noter des points positifs de cet affrontement. Il avait pu mettre en pratique trois de ses nouvelles techniques. Tout d’abord le toucher explosif qui c’était révélé comme une arme très importante pour le corps à corps. Les dégâts infligé à la jeune fille avait été très puissant et Kenji fut très satisfait de cette nouvelle arme. En second lieu il avait utilisé un arcane du clan, la fameuse boule de feu suprême. Sa déception fut à la hauteur de l’entrainement qu’il avait du faire pour appréhender la technique. Il avait passé une longue journée à en comprendre les plus infimes secrets pour au final se rendre compte que le coût de ce jutsu était beaucoup trop élevé par rapport à sa puissance. Il faisait partit de ces technique qui épuisait rapidement un shinobi. Le jeune garçon en avait conclu que la technique ne restait qu’un palier à franchir pour progresser dans le clan et nom une véritable attaque à mener en combat. La troisième technique avait été plus passive mais lui avait permit de survivre durant le combat. Elle avait largement contribué à sa victoire. Le fait de pouvoir dépasser ses limites et de réussir à utiliser son énergie vital en place et lieu du chakra lui avait autorisé de lancer un nombre de jutsu incalculable sur la Hyûuga. Le problème des réserves de chakra avait été en partit résolu grâce à cette technique mais elle était toute fois très dangereuse et aurait pu lui coûter la vie.

L’Uchiha se passa une main dans les cheveux et aperçut les petites brûlures que lui avait laissé Nara en souvenir du combat. Elles guérissaient doucement mais ne lui faisaient plus mal. A cet instant il se souvint que durant ce combat il avait pour la première de sa vie copié une technique. La lame d’énergie était maintenant sienne. Il avait vécu cette étrange sensation d’assimiler ce qui se passait autour de lui tout en observant passivement. Le temps c’était arrêté et ses pupilles étaient devenues ses sensei. Il avait apprit en un temps record et ce félicitait de cette nouvelle expérience qu’il espérait revivre dans un futur proche.
Midi approchait sérieusement. Kenji se leva alors doucement et s’étira. Il était déçu de sa matinée et ne savait que faire de son après-midi. Il avança d’un air las en direction de la cuisine. Traversant le corridor il entendit des voix et reconnu celle de Shiba et de Shiori. Le jeune garçon pénétra dans la cuisine et salua de la tête les deux protagonistes.


[Shiori] Kenji. Justement Shiba voulait te parler.

Kenji posa alors un regard profond sur son voisin et sauveur. Car c’était Shiba qui avait porté l’étudiant à l’époque alors qu’il agonisait dans le quartier Uchiha. Il ne l’avait jamais vraiment remercié mais ce n’était pas dans son caractère. Alors comment aller contre nature ?
Le jeune chunnin portait ses vêtements gradés de shinobi. Il arborait un sourire confiant.


[Shiba] Kenji, j’ai peu de temps à te donner mais Takeshi voulait que je te parle.
[Kenji] Parles, je t’écoute.
[Shiba] Tu va avoir une sorte d’entrainement « personnel » avec Takeshi.
[Kenji] Tu as vu le temps dehors ? …
[Shiba] Et oui. L’avantage se trouve ici. Je ne peux t’en dire plus car on m’attend à la mairie. Mais ne prévois rien pour cet après midi.
[Kenji] Bien. Taki sera présent ?

Shiba baissa légèrement la tête comme si une certaine gêne était apparue.

[Shiba] Non. Je tairais les raisons car elle ne te regarde pas. Je dois y aller, soit digne de ton entrainement. Au revoir Shiori-San.

Il fit alors un signe de tête aux deux protagonistes et s’en alla par la porte de la cuisine.
Le repas qui suivit se passa en silence. Shiori rangea des affaires dans la cuisine tandis que Kenji se délectait de merveilleux bol de ramen.

Finalement l’après-midi arriva avec son lot de question habituel. Il était vrai que Takeshi ne s’étendait que très rarement sur l’explication des techniques qu’il enseignait. L’Uchiha se souvint de la pression qu’il avait ressentit le jour où il avait du maîtriser la boule de feu suprême. Le caractère du patriarche était ainsi et cela lui donnait un certain charme. Il se faisait respecter ainsi dans le clan. La puissance ne se gagnait pas sans effort.
Le Genin passa par sa chambre pour enfiler un sweet avec une capuche. Les armes du clan clairement affiché dans son dos il recouvrit ses cheveux et sortit sous la fine pluie. Les gouttelettes vinrent tacher ses vêtements et lui lécher les orteils. La sensation n’était pas très agréable pour un Uchiha, ou même pour un Konoharien, qui avait une attirance naturelle vers le feu et ses dérivées. Il s’approcha alors doucement de l’air d’entrainement du Domaine du Cygne mais il ne vit personne.

Un peu plus loin, vers la lisière de la forêt, Takeshi se tenait majestueusement sous la pluie attendant que son élève vienne à sa rencontre. Debout devant lui, Kenji, paraissait bien petit. Le vieil homme était dans la force de l’âge. Les eaux divines qui tombaient des cieux ne semblaient pas le mouiller ni même l’effleurer. Comme un être supérieur rien ni personne ne pouvait le toucher. Sa longue robe bleu nuit et blanche contrastait avec le cadre du paysage.


[Kenji] Takeshi-Sama vous m’avez demandé ?

Une voix ferme apparut alors. Elle aurait fait fuir les tigres les plus courageux.

[Takeshi] Il y a peu je t’ai dit que tu progressais mais pas assez vite à mon goût. Aujourd’hui on va passer à un tout autre niveau.
[Kenji] Vous me trouvez faible ? J’ai pourtant battu la Hyûuga !
[Takeshi] Oses-tu contredire mes paroles ? Sois fier de ce que tu es mais pas avec moi.

Kenji approuva alors d’un geste de la tête et inspira profondément.

[Kenji] Pardonn…
[Takeshi] Un jour… Un jour tu auras à tuer. Tu en as la capacité mais il te manque la force. Cet après-midi tu commenceras ta marche à la mort.

L’Uchiha ouvrit grand les yeux ne comprenant pas vraiment ce que voulait dire son sempai.

[Takeshi] As-tu déjà entendu parler du Chidori ? …


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 20:39, édité 3 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Dim 8 Fév - 23:13

øØ •L’art de Tuer• Øø
† [| Chidori |] †
[2]

Sources of Death...


*Les milles oiseaux !*

Kenji connaissait parfaitement cette technique. Enfin parfaitement était un bien grand mot. Il en connaissait surtout les démonstrations théoriques qu’on lui avait données à l’académie. Ainsi il possédait les bases d’un savoir sur les ninjutsu puissants. La plus part des élèves c’étaient tournés vers le rasengan, l’orbe tourbillonnante. La raison était simple, il ne fallait pas avoir de grosse capacité technique et physique pour réaliser ce jutsu. Il n’y avait même aucuns taos à réaliser pour l’activer. La technique était puissante et son utilisation assez simpliste.

Le Chidori était différent. La concentration de chakra dans sa main était plus stricte et plus poignante. La série de signe à réaliser juste avant le jutsu devait être rapide, tout comme l’exécution de la technique en elle-même. Avec une pointe de vitesse des plus considérables les milles oiseaux pouvaient transpercer n’importe qu’elle défense sans le moindre souci. De plus les volatiles se révélaient comme une technique de mort. En effet elle permettait, contrairement au rasengan, de tuer un individu. La main du ninja, emplit d’un chakra électrique, pouvait transpercer de part en part un individu. Alors le sang giclait, et si un point vital était touché c’était la fin d’un valeureux shinobi.

Cette pensée fit sourire Kenji qui éprouva un certain bonheur à commencer l’apprentissage d’une telle arme. Il se passa une main dans les cheveux et regarda fixement Takeshi.


[Kenji] En effet, je connais ce jutsu. Enfin je « connais » et un bien grand mot car ce sont tout simplement les enseignements de l’académie qui me font dire ça.

L’Uchiha avait raison. De plus il savait que Takeshi n’aimait pas trop que ses « fils » disposent d’un entrainement extérieur à celui de la famille. Le clan était soudé et possédé ses propres valeurs qu’ils inculquaient de génération en génération. L’académie ou l’école des ninjas passait outre ces faits.

Le patriarche apprécia alors le sens aigue de l’analyse de son jeune élève. En même temps il n’avait pas choisit de le former personnellement pour rien. Dès son arrivée dans le Domaine il avait décelé chez le petit un certain potentiel qui ne demandait qu’à être exploité. Kenji était doué et motivé. Le fait d’avoir terrassé la Hyûuga ne lui donnait que plus d’assurance. Le combat avait permit aussi de faire naitre dans le jeune garçon une nouvelle forme de mépris. Une arrogance fortement lié à la fierté. Takeshi en était fier car pour lui c’était ça être un Uchiha. Mépriser les autres pour leur faiblesse et leur montrer qui était le plus apte, le plus fort. Chez les Uchiha tout était notion de puissance. Le fait de ranger, par exemple, sa couchette le matin en se levant montrait un certain respect des règles de savoir vivre. Ainsi il pouvait mépriser chez les autres des choses qu’on ne pouvait leur reprocher. Leur assiduité à l’entrainement leur autorisait à se raillait des ninjas peu talentueux, car eux du talent ils en avaient à revendre. Mais il ne le vendrait jamais car il leur appartenait et ne le partagerait qu’avec le clan. Les secrets des Uchiha…


[Takeshi] Dis-moi ce que tu sais.

Kenji ferma les yeux et d’un air ennuyait récita une leçon datant de plusieurs mois.

[Kenji] L'élément foudre porté à un niveau mortel, le Chidori est clairement une technique faite pour tuer. Vous concentrez votre Chakra le long de votre main, celui-ci s'exfiltre en faisant un bruit identique au cri de mille oiseaux. Technique idéale pour les assassinats, elle est toutefois dangereuse pour l’utilisateur qui s’expose au contre adverse.

[Takeshi]

On pouvait lire sur le visage du vieil homme un certain dégoût pour ce résumé. Il manquait des choses essentielles aux jutsu et montrait la frivolité de l’école pour ninja envers ses élèves. Cela exaspérait le patriarche qui doutait de plus en plus des capacités de Konoha à former de bon shinobi au vue des cours qui leur étaient dispensé. Kenji, par sa capacité d’analyse assez poussée, comprenait en partie la technique mais il allait falloir approfondir la théorie sinon il ne s’en sortirait pas et le jutsu ne serait pas assimilé. Avec des informations de bases erronées on ne pouvait monter une belle structure.

[Takeshi] Ta définition est juste mais incomplète. Mais avant une longue explication approche-toi.

Kenji avança un peu plus prés de Takeshi. Le vieil homme fit un tao avec une seule main et la posa sur l’épaule de l’Uchiha. Un hurlement se fit entendre. Le Genin s’effondra sur le sol de la fumée émanant de son épaule droite.

[Takeshi] Relèves toi.

Sa voix était ferme. Kenji ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Takeshi venait de l’attaquer sans crier garde et lui avait brûlé l’épaule. Enfin pas tout à fait. Il avait plutôt sentit un flux partant de son épaule et se répandant dans chaque membre de son corps. Ses muscles le picotaient et ses têtes tournaient. Il plissa les yeux et se passa une main dans les cheveux pour se calmer. Son souffle qui était devenu un râle reprit un rythme normal. Ses membres se détendirent et la tranquillité se refit en lui. Son cerveau qui s’était un instant embrumé d’une colère était maintenant emplit d’incompréhension à l’égard de son maître.

Kenji le fixa d’un regard qui se voulait intense et interrogateur.


[Kenji] Pourquoi ?

Takeshi soutint le regard de son élève.

[Takeshi] Le chidori est utilisé avec l’élément foudre comme tu l’as si bien dit. Mais que je sache à part le feu et la terre tu ne t’étais encore jamais éveillé au raiton. J’ai chargé ma main en chakra électrique et je l’ai fait parcourir ton corps par les méridiens. Maintenant tu es prêt pour t’initier au chidori.

Le jeune garçon était assez stupéfait des méthodes d’enseignement de son maître. Il agissait avant de poser les questions. C’était étrange et excitant à la fois. Cette petite part de mystère qui attisait la curiosité du Genin n’était pas sans lui déplaire.

Les milles oiseaux allaient lui appartenir. Et, peut être dans un futur proche, il pourrait s’en servir contre la Hyûuga. Il n’avait encore jamais tué personne mais si sa première fois était avec cette fille, Takeshi en serait surement honoré et aurait une certaine fierté à tirer de cet évènement. Mais la route était encore longue, sinueuse et semée d’embuche pour arriver à ce résultat.

Il se passa une main dans les cheveux et continua l’écoute de son professeur du jour.


[Takeshi] Bien. Écoutes-moi attentivement. Il faut que tu assimiles la série de signe suivant : Buffle, Lièvre et Singe. Se sont les bases du jutsu.
Il exécuta rapidement la série de taos sans concentrer son chakra pour créer une image à laquelle puisse se raccrocher Kenji.




[Takeshi] Grâce au Sharingan le problème du contre adverse a été résolu. Comme tu as pu le ressentir lorsque tu l’actives, tout te parait plus lent. Après avoir la série de signe il va falloir que tu concentres un maximum de chakra. Cette énergie doit être à l’état pur. Tu la formeras uniquement lorsque tu la sentiras grouillait le long de tes doigts. Si tu le fais trop tôt la technique perdra en puissance et si tu le fais trop tard… Ton adversaire aura le temps de s’échapper.
[Kenji] Dois-je activer mon sharingan pour apprendre ce jutsu ?
[Takeshi] Tu n’écoutes pas ? Je t’ai dis que le sharingan résout seulement le problème du contre. Il n’est aucunement source d’aide pour apprendre le chidori.
[Kenji] Désolé Takeshi-Sama.
[Takeshi] Maintenant suis-moi.

Kenji acquiesça d’un signe de tête et marcha dans l’ombre du vieil homme. Ils partirent tout deux dans le cœur de la petite forêt du Domaine du Cygne. Les arbres étaient différents de ceux se situant dans la forêt interdite du village de Konoha. Ici ils semblaient plus scintillants et vivant. Leur tronc marron était éclatant. Le vert de leur feuillage montrait une fraicheur étonnante. Toutes ces couleurs s’entrelaçaient pour former un mariage exceptionnel.

Les deux protagonistes débouchèrent finalement dans une petite clairière. Les branches des arbres cachaient les rayons du soleil qui arrivaient malgré cela à illuminer l’endroit.

Kenji aperçu sur sa droite des arbres déracinés ou calciné. L’état de décomposition dans lequel ils se trouvaient, montrait que cela faisait longtemps qu’ils se mourraient ici.

Takeshi fit signe au jeune Uchiha de s’arrêter.


[Takeshi] C’est ici que les arcanes les plus secrètes du clan se pratiquent. Es-tu prêt à voir la puissance du Chidori ?


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 20:40, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Lun 9 Fév - 22:47

øØ •L’art de Tuer• Øø
† [| Chidori |] †
[3]


The Death of Heart...



L’endroit ressemblait plus à un lieu solennel qu’à une aire d’entrainement. Takeshi montra à Kenji, d’un signe de tête, des arbres un peu plus loin encore vierge de toutes attaques. Les troncs paraissaient solides et résistant.


[Takeshi] Recules toi.

Kenji s’exécuta et alla à la limite de la lisière de la petite clairière. Il observa attentivement le patriarche. Ce dernier se retroussa les manches et enchaina la série de signe que Kenji avait apprise précédemment.
Un cri. Non. Une complainte. Le chakra bleu affluait dans la main de Takeshi. Des éclaires se formaient tout autour de son membre qui était devenu une véritable arme pour tuer.

Kenji avait un peu de mal à ne pas se boucher les oreilles à cause de la force des oiseaux criant leur dévouement à leur maître. Tous n’étaient que beauté. Le jeune garçon ouvrit alors les yeux. Il comprit.

Takeshi n’était pas si vieux qu’il le laissait paraitre. Sa force était entrain d’égaler sa sagesse. Son corps n’était pas si frêle mais plutôt bien entretenu pour son âge. Il savait dissimuler sa puissance et maintenant, aujourd’hui, Kenji en avait un morceau. Tel un livre sur lequel l’on commençait à écrire quelques phrases, le génin assimilait un maximum d’information lui percutant l’esprit.

Le sensei partit alors au pas de course. Le pas léger il volait vers son objectif. Une dizaine de mètres le séparait du tronc qui ne serait plus. Il plia son coude et intensifia sa course.
Impact.

Le silence revint et le chakra disparu. Seul restait Takeshi le bras enfoncé dans un arbre innocent. Il soutint la pose quelques secondes avant qu’un craquement se fissent entendre. Il retira alors vivement son bras et fit un bond en arrière. L’arbre tomba alors lentement sur le côté. Le Chidori avait frappé et l’arbre n’était plus.

Kenji un peu plus loin était ébahi par tant de puissance. Il se rapprocha lentement de Takeshi avec ce petit aire surprit sur le visage. Le vieil homme le regarda sérieusement le torse bombé, fier de ce qu’il venait d’accomplit.

C’était un peu un défit qu’il avait lancé à son corps. Il lui prouvait ainsi que le temps n’avait pas encore assez d’effet sur lui. Son Chidori avait été parfait et il pouvait en lancer encore de nombreux comme cela. Sa voix fut grave et son regard perçant.


[Takeshi] Tu t’attendais à quoi ? Cette attaque sera la plus puissante que tu possèdes. Mais aussi la plus dangereuse. Pour toi… Et pour ton adversaire.

Kenji hocha la tête.

[Kenji] Je comprends Takeshi-sama.
[Takeshi] Maintenant montres moi ce que tu as comprit.

L’Uchiha se retroussa les manches et se passa une main dans les cheveux. Il inspira profondément et se mit en face de sa cible. Le nouvel arbre se trouvait juste à côté de celui déraciné précédemment.

Les yeux fermaient, la concentration était intense. D’un geste vif il les ouvrit et enchaina la série de signe.


*Buffle, Lièvre, Singe !*

Il tendit son bras en avant et le sentit fourmiller d’une énergie nouvelle. Le cri des oiseaux se fit entendre. Les éclaires bleues étincelaient tout autour de sa main. Mais il avait mal. Ses os craquaient à l’intérieur et ses muscles le brûlaient.

Il ne fit pas cas de la douleur se disant qu’elle n’était que légitime connaissant le niveau élevé de la technique. Il soutint son poigné droit avec sa main gauche et partit à une vitesse hallucinante vers l’arbre. Le sprint était digne d’un professionnel en taijutsu.

Takeshi était tout prêt. Il appréciait la scène avec un air faussement intéressé. Il savait pertinemment que Kenji ne réussirait pas le jutsu du premier essai. C’était tout bonnement impossible. Une technique de catégorie A ne s’apprenait pas sans difficulté.
Ses pensées vinrent se confirmer. Juste avant l’impact il vit l’éclaire bleue se dissiper…


[Kenji] Ahhhhhh

Le jeune garçon venait de se briser la main contre le tronc d’arbre. L’Uchiha était allongé sur le sol, sa main recroquevillée contre lui-même. Elle possédait une forme bien étrange.
Takeshi s’avança lentement.


[Takeshi] Relèves toi. Vas voir Shiori.

Kenji se releva péniblement essayant de cacher un maximum sa douleur à son maître.

[Takeshi] Taches de réussir la prochaine fois.
[Kenji] Ou..i Takeshi-sama.

Kenji repartit alors seul à travers la forêt. Sa main lui faisait atrocement mal et la crainte s’emparait de lui. Il avait peur d’une longue blessure qui freinerait sa progression. Peur de ne plus pouvoir se resservir de son poigné. Toutes les craintes que pouvaient posséder un shinobi lors d’une blessure s’accumulaient dans son esprit.

La villa se dessinait petit à petit devant lui. Il monta les marches du balcon de bois.

Shiori se tenait dessus. Un regard inquiet tourné vers le jeune garçon. Elle savait pertinemment ce qu’avait fait Takeshi. Comment il avait laissé Kenji se briser contre un arbre pour lui montrer sa puissance. Comment il avait du mépriser son élève pour son échec. Mais c’était grâce à un entrainement comme celui-ci que la plupart des Uchiha devenait puissant.


[Shiori] Je l’avais prévenu. Ne lui en veux pas Kenji. Viens avec moi.

Kenji ne comprenait pas encore ce que voulait dire Shiori. La douleur lui fit s’évanouir ces questions de son esprit pour la suivre comme un fantôme sans vie. Le regard vide, la tête baissé. En plus d’une blessure au poigné le shinobi avait reçu un cou au cœur important.


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 20:40, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Ven 13 Fév - 0:54

øØ •L’art de Tuer• Øø
† [| Chidori |] †
[4]


First Blood…


Kenji était assit à la table basse de la cuisine le bras tendu par-dessus une serviette blanche légèrement humide. Son poigné était d’une couleur rouge inquiétante. Avec son autre main il souleva une mèche de cheveux lui cachant la vue et leva un regard interrogateur vers Shiori. Cette dernière lui appliquait une pommade à base d’herbe. L’odeur qui en émanait aurait fait vomir le pire des porcs. Mais les fenêtres de la cuisine étaient grandes ouvertes pour laissaient s’échapper au maximum cette odeur. La pommade réchauffait la douleur et la ravivait. Le jeune garçon serra les dents et ne laissa rien paraitre.

Il repensa à ce qu’il venait de vivre. Pourquoi n’avait-il pas réussi à tenir le jutsu activé jusqu’au bout. Il avait reproduit exactement les gestes de Takeshi. Il avait écouté, bu ses paroles. La puissance de l’éclair bleu était au creux de sa main. Mais au final tout n’avait été que déchéance et douleur.


[Shiori] Kenji…
[Kenji] Non ! Expliques moi.

Il retira alors avec vivacité son bras des mains de la vieille dame. Celle-ci baissa la tête.

[Shiori] Takeshi avait tout prévu. Il savait que tu ne réussirais pas la technique du premier coup. D’ailleurs personne ne peut la réussir du premier coup. Son père le lui a appris de cette façon.
[Kenji] Il m’a laissé me briser la main contre un arbre pour un entrainement ?!
[Shiori] Kenji il ne faut pas voir les choses de cette manière. C’est comme cela que l’on devient fort… En souffrant…
[Kenji] Mais il se rend compte que je vais peut être devoir arrêter l’entrainement durant des mois !
[Shiori] Non, j’ai examiné ton poigné. Tu t’es fait une belle entorse et tu ne pourras pas bouger la main de la semaine c’est tout.

Kenji fulminait contre ces pratiques d’un autre genre. Il se massa doucement les yeux avant d’inspirer profondément.

Il se leva et tourna le dos à Shiori l’esprit emplit de colère envers elle et Takeshi. Il marcha d’un pas solennel en direction de sa chambre.
La semaine allait être très longue…

Durant ces sept longs jours il rumina sa colère. Il ne sortait que très rarement de sa chambre. Le patriarche l’évitait un maximum et à chaque fois qu’il voyait Shiori la flamme de sa colère se réanimait. Il n’arrivait à rien de sa main gauche et cela l’exaspérait au plus au point.

Un jour, en plein après-midi, une crise de démence le prit. Alors qu’il essayait d’écrire sur un parchemin des notes pour le chidori. Il renversa son encre sur le papier. Cela faisait la quatrième fois en une journée. Son sang ne fit qu’un tour dans son organisme avant que le pot d’encre aille s’éclater contre un mur. Puis le feu des Uchiha qui brulaient en lui avait fait partir en fumée son bandage autour du poigné.
Sa fierté avait prit un très grand coup de massue lorsqu’il avait du le refaire faire par Shiori.

Taki avait essayait de le rencontrer pour lui parler un peu. Mais Kenji avait catégoriquement refusé et était resté barricadé dans sa chambre. Assi en tailleur au centre de la pièce il ruminait sa rage, qui s’axait de plus en plus contre Takeshi.

Le septième jour arriva comme une délivrance…
Le matin de cette journée était très ensoleillé et les feuilles des arbres ne bougeaient pas. Le jeune Uchiha était assit à son bureau le regard fixé sur ses doigts. Cela faisait cinq longues minutes qu’il les pliait et dépliait. Puis vint le moment où il retira le bandage blanc que lui avait fait la vieille femme. Il hésita un instant puis se mit à faire des ronds avec sa main. Son poigné craqua légèrement avant de parfaitement tourner. Les rouages d’une belle mécanique étaient de nouveau en place.

Comme si tout avait été calculé Kenji aperçu son maître dans l’entrebâillement de la porte. Il en imposait énormément et faisait paraître la pièce bien petite.


[Takeshi] Kenji suis-moi.

Kenji toujours aussi furieux se leva d’un bon et fusilla du regard le vieil homme.

[Kenji] Pourquoi ?! Vous voulez me déboiter un autre membre pour mon « entrainement » ?!
[Takeshi] Suis-moi.

Takeshi sans attendre de réponse partit au dehors de la villa laissant le Genin énervé seul.

*Il va voir qu’on se fou pas de moi !*

Kenji partit en courant vers le terrain d’entrainement. Il était chaud et allait dire ses quatre vérités au vieil homme malgré son importance et sa puissance.

Mais une fois arrivait à découvert sur le terrain, il vit Shiba tenant un porc dans les mains et Takeshi à ses côtés. La colère s’échappa quelques secondes du corps de l’Uchiha pour laissait place à l’incompréhension.
Il approcha doucement. Le cochon criait et se débâtait à en casser les oreilles. Mais la voix ferme de Takeshi prit le dessus.


[Takeshi] Shiba.

Le chunnin lâcha le porc qui s’éloigna un peu mais resta à une distance acceptable.

[Takeshi] Kenji. Tue-le.

Kenji ouvrit grand ses yeux. Il ne croyait pas ce qu’il venait d’entendre. Il n’avait encore jamais tué personne et encore moins un animal sans défense qui ne lui avait rien fait de spécial. Il était là, rose, seul, n’ayant jamais pensé à la mort.
Le souffle de l’Uchiha se faisait entendre.


[Kenji] Non ! Je ne suis pas un joué ! Vous vous êtes bien amusé à me torturer la dernière fois. Vous croyez que je vais tuer un animal sans défense ?!
[Takeshi] Kenji tue le !
[Kenji] Vous m’écoutez ?!
[Takeshi] Tu la sens en toi…
[Kenji] Quoi ?!
[Takeshi] Cette rage. Kenji tue-le !

La voix de son maître surprit Kenji. Shiba recula de plusieurs mètres et laissa place à l’étudiant. Les mains tremblantes il enchaina la série de signe qu’il connaissait maintenant par cœur. Son poigné trembla de plus en plus alors que le chakra s’accumulait au creux de la paume de sa main. Puis d’un seul tous les tremblements prirent fin. Les éclairs bleus criaient aussi fort que le porc.

Kenji se laissa aller il déversa sa rage, sa haine dans l’attaque. La bête refit surface, le souffle lent. Le sharingan naquit dans ses yeux. Il tua du regard Takeshi et s’élança.

Shiba souffla alors au vieil homme.


[Shiba] Votre plan a fonctionné à merveille.
[Takeshi] Tu en doutais ?

Kenji fonça comme la foudre vers le porc. Ce dernier était affolé en voyant l’Uchiha arriver à grande vitesse. Il savait qu’il n’avait aucune échappatoire. Un dernier cri se fit entendre puis plus rien. Juste le silence…



Le jeune garçon était légèrement courbé sur la forme rose. Le souffle court et de la sueur perlant sur son doux visage. D’un geste lent il retira sa main du porc. Il sentit les entrailles de l’animal lui toucher la peau. Sans vie, froid. Sa main à l’air libre était couverte de sang.

Takeshi et Shiba s’approchèrent doucement.


[Shiba] Exceptionnel Kenji. Rare sont ceux qui ont réussit ne serait ce qu’au second coup.

Kenji se retourna vers le patriarche. La colère avait fuit son expression et la fatigue se lisait à travers ses paroles.

[Kenji] Takeshi-sama… Vous aviez fait exprès… Tout était prémédité…

*Vous êtes vraiment fort…*

[Takeshi] Shiba aides le à rentrer.

Takeshi partit en direction du quartier Uchiha sans un mot pour Kenji. Ce dernier se leva difficilement et prit appui sur l’épaule de Shiba. Tout deux se dirigeaient vers la villa.

[Shiba] Tu as comprit c’est bien. Tout avait été fait pour que tu réussisses rapidement.
[Kenji] Il a quand même joué avec mes sentiments.
[Shiba] Oui mais le jeu n’en valait-il pas la chandelle.
[Kenji] Si... C’était magnifique…

Kenji adressa un dernier regard à la dépouille derrière lui. Elle n’avait jamais mérité cela mais il fallait bien des sacrifiés pour la puissance des Uchiha. Ainsi aujourd’hui il avait fait un grand pas dans sa vie de shinobi. Le chidori serait son attaque la plus redoutable et la plus redouté de tous. Il pourrait tuer.

Son âme d’enfant était désormais morte avec le porc. Tout ses songes et souvenir serait enfermé à jamais dans le cadavre sans vie et pourriraient à l’ombre d’un nouvel homme. L’orgueil, la fierté serait eux toujours présent. Car après avoir vaincu une Hyûuga, Kenji était devenu un vrai Uchiha.

Kenji Uchiha.

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Lun 23 Fév - 14:18

Kenji : +26 XP - Technique Validée.

Tu tues des animaux ? ... Monstre. J'ai l'impression qu'il y avait moins de fautes, c'est bien.

MessageSujet: Re: [Quartier Uchiha] Domaine du Cygne   Ven 6 Mar - 1:16

Un soleil de plomb sans nuage pour jouer le rôle de parasol de fortune agressait le paysage. La terre rugueuse s’effritait au contact du cuire des semelles. Un entrainement féroce se déroulait. Jutsu dévastateur et enchainement de taijutsu ponctuait un spectacle explosif. L’odeur de la sueur venait chatouiller les narines de Kenji et Taki. Tous deux se battaient comme des diables fous pour progresser toujours plus vite. Malgré un temps propice au bronzage ils ne faiblissaient pas donnant toujours le meilleur d’eux même pour atteindre leur objectif. Le terrain d’entrainement du Domaine du Cygne devenait peu à peu l’antre d’un volcan en éruption. Les braises d’une volonté de feu emplissaient les attaques des deux protagonistes d’une force herculéenne.

Une feinte à gauche, Taki déversa toute sa rage dans un Shishi rendan parfait. La fureur du Lion fit s’élever Kenji dans les cieux sans aucune porte de sortie. Le retour sur la terre ferme fut douloureux et laissa de lourde trace. Le jeune garçon se redressa sur ses membres tremblant légèrement. Il secoua la tête pour se remettre les idées en place et repartir pour un énième assaut.


[Taki] Wow ! Tu encaisses bien quand même !

[Kenji] Avec toi vaut mieux !

Leur sharingan scintillait de mille feux dans leurs yeux couleur rubis. Un rouge profond, un rouge puissant. L’arme divine des Uchiha’s que Kenji s’empressa de combinait avec une technique dévastatrice. Ses mains se confondirent durant un centième de secondes comme une masse informe. Doucement ses entrailles se mirent à le picoter, tout d’abord comme une petite gêne puis comme un véritable brasier. Il inspira profondément et porta le signe du tigre à sa bouche. L’animal naissant dans le feu, pour le feu et par le feu. Force suprême de la nature il n’avait pas d’égale à Konoha.

[Kenji] Gokakyû !

Art sublimé de beauté pénétrant la chair, la mastiquant, la brûlant jusqu’à n’en laisser plus qu’une trace poreuse et dégoutante. La boule de feu de l’Uchiha fut des plus réussit. Il était dans un grand, tout comme Taki, et cela se voyait. L’on pouvait ressentir une étrange aura émanait de lui, du plus profond de son être et se confondre avec celle de son adversaire. L’entrainement était des plus intenses et ne ressemblait en rien à un combat amical.

Taki, quant à lui, accomplissait une permutation tout aussi parfaite. Il ne restait sur le sol que les anciennes traces d’un rondin de bois réduit en cendre. Les deux protagonistes s’élancèrent l’un contre l’autre encore une fois. La sueur aveuglait la vision de Kenji, tandis que le spécialiste en taijutsu se battait à chaque instant pour ne pas ressentir la douleur de ses muscles en feu. Mais le course fût interrompue.

Un éclair gris passa devant leurs yeux et vint se planter entre eux. Ils levèrent un regard étonné en direction de la source du lancé. Shiba se tenait à quelques mètres du combat et affichait un grand sourire.


[Shiba] Très beau combat mais vous ne pouvez le terminer.

[Taki] Pourquoi ?

[Shiba] Takeshi-Sama veut parler à Kenji et toi tu as un cours avec le professeur Hazeguru.

[Kenji] Nous finirons une prochaine fois Taki.

Kenji prit alors la direction de la villa. Seul, il avançait doucement en direction du balcon de bois. La lutte n’avait pas été de tout repos mais c’était une journée comme il les aimait. Un bon entrainement qui porterait ses fruits plus tard lorsqu’il devrait se battre contre un adversaire emplit d’une réelle envie de l’écraser. Sachant que cette envie était bien souvent du à son nom de famille qui provoquer haine et mépris chez beaucoup d’habitant. Mais Kenji ne leurs en voulait pas. La jalousie pouvait prendre bien des formes.

Il monta doucement les marches de bois et vit le puissant patriarche regardant le ballet des cygnes dans le lac. Malgré le fait qu’il ait entendu le jeune garçon arriver il ne bougea pas. Kenji resta un long moment à ses côtés sans un mot attendant que Takeshi prenne la parole. C’était lui qu’il avait convié et s’il avait décidé de ne pas lui parler tout de suite le jeune Uchiha se devait de patienter. Finalement au bout de longues minutes qui parurent étrangement longues au genin Takeshi souffla enfin quelques mots.


[Takeshi] La patience est maîtresse de vertue…

Kenji acquiesça d’un signe de tête, aucun mot n’arrivait à sortir de sa bouche. Il était subjugué par tant d’aura et de charisme qui émanait du vieil homme.

[Takeshi] Nous devons parler de ton combat contre le Jigoku.

[Kenji] J’ai perdu Takeshi-Sama.

[Takeshi] Effectivement et pourquoi ?

[Kenji] J’ai mal jaugé ma stratégie. Mon sensei m’avait quelque peu aidé en me fournissant des armes. Mais il était plus fort que moi peut être…

[Takeshi] Ce gamin n’était pas plus fort que toi.

[Kenji]

Takeshi se tourna face à Kenji. Impressionnant il ne le lâcha pas une seule seconde du regard.

[Takeshi] Kenji tu es fort mais tu as un problème avec la notion de tactique. Disons que tu comptes trop sur tes réflexes pour assurer la victoire. Il faut que tu essayes d’anticiper au mieux les attaques de ton adversaire.

[Kenji] Oui Takeshi-Sama.

[Takeshi] Contre Taki tout à l’heure c’était exactement le même scénario. Tu n’avais pas prévu qu’il permute ton attaque. Tu as la puissance, la force et la détermination pour toi. Tu deviendra fort.

[Kenji] Merci Takeshi-Sama.

[Takeshi] Tu dois mépriser les autres et leur montrer que les Uchiha’s sont l’unique clan de Konoha. Mais ne laisse pas cette arrogance t’embrumer l’esprit. Réfléchis et agis en conséquence.

[Kenji] Je ferais tout pour m’améliorer.

[Takeshi] Tu peux disposer.

Kenji commença à partir puis retint son mouvement pour pose une ultime question qui lui tourmentait l’esprit depuis de longues journées.

[Kenji] Vous ais-je déçu ?

[Takeshi]

Sans un mot Kenji poussa la porte fenêtre de sa chambre. Il était confus, perdu entre la déception et le courage. Heureux car Takeshi lui avait fait quelques louanges ce qui était très rare dans le Domaine du Cygne mais bien triste qu’il n’ait répondu à sa dernière demande qui lui tenait à cœur.

Sa place restait floue dans le clan et il ferait tout pour l’affirmer. Tout comme il avait battu la Hyûuga, il se battrait pour l’honneur de la famille Uchiha et pour enfin être reconnu comme un membre des plus forts. Son apprentissage ne faisait que commençait, il allait être long et dangereux. Les risques de se perdre dans les méandres d’un chemin vaseux étaient grands mais il n’était pas seul. De nombreuse personne croyaient en lui, et Takeshi en faisait parti.

D’un pas légèrement feutré Kenji se dirigea vers la cuisine qui se trouvait vide. C’était l’un des rares moments de la journée où Shiori n’y siégeait pas. Il se passa une main dans les cheveux encore mouillé et alla prendre un grand verre d’eau. La journée ne faisait que commencer mais elle était pourtant déjà très chargée en émotion.

Il posa son verre et partit en courant vers le terrain d’entrainement pour se surpasser encore et toujours…
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